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4 STYLISTIQUE COMPARÉE STYLISTIQUE COMPARÉE 5

x.: dans un pays où le figuier est considéré comme une plante nui-
sible, on adaptera la parabole du figuier en utilisant une autre plante.

AFFECTI.F
Se dit des mots qui reflètent ou intéressent la sensibilité. S'oppose
à intellectuel. Ex.: "universel" est affectif dans "une renommée
universelle" et intellectuel dans "l'Histoire universelle".

AMBIVALENT
GLOSSAIRE DES TERMES TECHNIQUES Se dit de mots qui peuvent exprimer deux directions contraires,
soit au sens propre (mouvement), soit au sens figuré (échange, rap-
EMPLOYÉS DANS L'OUVRAGE port). Exemples : "hôte", "louer", "to climb". Les mots ambi-
valents s'opposent aux mots vectoriels, qui limitent le mouvement
ou l'échange à une seule direction.

AMPLIFICATION
N.B. - Chaque terme est suÏ1JÎd'une courte définition, parfois Cas où la LA emploie plus de mots que la LD pour exprimer
d'un exemple. On trouvera sous la rubrique OPPOSITIONS D.ES la même idée. Ex. : "L'accusation portée contre lui: the charge against
TERJ\1ES la liste des notions techniques comportant un contraire. hirn". S'oppose à l'économie.
Chaque fois qa'une définition fait appel à un terme technique qui
fiKure dans ce glossaire, ce dernier est présenté en itatiqnes. ANIMISME
Démarche de la langue qui tend à donner aux choses le compor-
ACTUEL
tement des personnes.
Se dit d'un concept qui cesse d'être une catégorie de choses ou
de procès pour devenir une entité individuelle qui. s:insère ~ans la ARTICULATION
réalité. Le concept "maison", article du dictionnaire, est Virtuel ;
Utilisation, dans le déroulement de l'énoncé, de charnières qui
il le reste dans le syntagme "gens de maison". L'expression "une
ponctuent le raisonnement. Le procédé inverse est la juxtaposition.
maison", malgré son indétermination, est actuelle.
S'oppose à virtuel. ASPECT
La définition traditionnelle de ce terme est celle qu'en donne
ACTUALISATEUR
J. Marouzeau (Lexique de terminologie linguistique). « Manière dont
Signe, généralement de nature grammaticale, qui permet d'actua- est envisagée dans son développement l'action exprimée par le verbe,
liser un virtuel, La situation peut jouer à elle seule le rôle d'actua- suivant par exemple qu'elle est instantanée, comporte une durée, etc.
lisateur: ex. "Maison à vendre", c'est-à-dire: "la maison que voici La notion d'aspect ne comporte pas toujours d'expression déterminée .
est à vendre". ...Les langues slaves ont tout un jeu de ces procédés.»
On voit que la notion d'aspect s'applique particulièrement aux
ACTUALISATION verbes, où Ile marque les différentes modalités de l'action qui peut
Mécanisme qui consiste à transtormer un virtuel cn actuel. dur r (asp t duratif), s répét r (itératif), omm ncer (inchoatif),
finir (p rf .tlf), t. n 1 Ir nt uvr A, n II t ndon tt
ADAPTATI N Il tion \1 Il /1 v,' \1 t \1 IJ t , " q 1 lit t Il f t
tll tIc, 1'11/ Il ( 1 t 1 1 1 1 1) 11 ( t
6 STYLISTIQUE COMPARÉB
STYLISTIQUE COMPARÉB 7

ponctuel). Nous distinguons également des aspects intellectuels et NCENTRATION

des aspects affectifs. Terme qui exprime la concentration de plusieurs signifiés sur
un plus petit nombre de signifiants, ou même sur un seul. Ex. : "au
ASSOCIATIONS MÉMORIELLES
(ur et à mesure que: as". Procédé contraire: la dilution. La concen-
t tion aboutit à l'économie.
Associations des mots dans la mémoire et en dehors de leur
emploi dans un énoncé. Ex.: "arbre" et "ombre".
1~ OU PAGE
Procédé qui consiste à délimiter les unités de traduction
ASSOCIATIONS SYNTAGMATIQUES
Rapprochement des mots dans l'énoncé et dans le cadre des 1 ~ICTIQUB
syntagmes. Ex.: "Je ne lui en ai pas parlé". Se dit d'un mot ou d'une expression qui semble montrer les
bj ts du doigt. L'anglais est plus déictique que le français dans son
ATTITUDB
mploi de "this" et de "that", C'est encore un exemple de sa préfé-
Façon dont la langue reflète l'attitude du sujet parlant vis-à- nce pour le plan du réel.
vis du sujet dont il parle. L'attitude peut être objective, émotive,
ironique, précieuse, dubitative. (IMARCHE
Préférence que marque une langue entre des structures également
CALQUE
sibles. Ex. : la préférence de l'anglais pour le passif relève de la
Emprunt d'un syntagme étranger avec traduction littérale de 1 marche de cette langue. Les tournures idiomatiques sont des cas
ses éléments. Ex. : "fin de semaine" (pour: "week-end"}. 1 rets de démarche.

CARACTÉRISATION ~MONTAGB
L'ensemble des moyens servant à exprimer la qualité d'une chose Réduction de LD à la langue neutre. Le procédé peut également
ou d'un procès. 1 ppliquer à LA pour fins de vérification (App. 2).

CHARNIÈRB éPOUILLBMBNT
Mot ou groupe de mots qui marque l'articulation de l'énoncé. Procédé inverse de l'étotfement, qui dégage l'essentiel du signi.
Ex. : "en effet", "car", "comme", "étant donné que". Il Y a charnière Il,11I1 et l'exprime d'une façon condensée.
zéro lorsque l'articulation est implicite. Ex.: le cas où "en effet" En allant du français à l'anglais, on aboutira à des prépositions
n'est pas traduit en anglais. 1 ples en partant de formes étoffées: "Les hommes qui l'entou-
1 nt: The men around him". Le dépouillement est un cas particu-
CHASSÉ-CROISÉ 1 1 de Yéconomie.
Procédé de traduction par lequel deux signifiés permutent entre
eux et changent de catégorie grammaticale. , UlTION
Ex. : "He limped across the street: Il a traversé la rue en boitant". R~ rtition d'un signifié sur plusieurs signifiants, La dilution
Le chassé-croisé est un cas particulier de la transposition. un ph n m ne prosodique, (v. prosodie; voir aussi concentration).

COMPBNSATION
Procédé stylistique qui vise à garder la tonalité d
rétablissant ur un autr Int d l' noncé la nuan
u uni' f ln 1.
Do UMBNT •.••
TJON 1 tl n ntl r m nt diffé·
Recherches en vue d'une parfaite cornpréhensi n du sujet que h pitr s précédents",
traite le texte à traduire, et comprenant (a) sur le plan linguistique:
la nomenclature des termes techniques ou fonctionnant comme tels. 'l'IIMlIN'1'
(b) sur le plan métalinguistique: l'intelligence de la situation que V riété d'amplification appliquée aux prépositions française~ ~ui
ces mots décrivent. 1 11 oin d'être étoffées par l'adjonction d'un adjectif, d'un particrpe

ÉCLAIR.c\GE
l "1
ou même d'un nom, alors que les prépositi~ns anglaises se
Ilf 1 nt à elles-mêmes. Procédé contraire; le dépouillement.
Façon dont un mot donné éclaire la réalité. Suivant le principe
posé par Darmesteter dans la Vie des mots, le mot n'a pas pour 1 1.1 ITATION
fonction de définir la chose, mais d'en évoquer l'image. En passant
Procédé qui consiste à introduire dans LA des précisions qui res-
d'une langue à l'autre on constate que les mots de même sens n'éclai-
t nt· implicites dans LD, mais qui se dégagent du contexte ou de la
rent pas la même facette de la chose ou de l'idée qu'ils désignent.
La modulation fait un large emploi des différences d'éclairage.
tu tion.

JlAtlS ES ABSTR.c\CTIONS
ÉCONOMIE

Notion de stylistique comparée. Une langue procède avec écono- Mots abstraits et au pluriel auxquels I'anglais a recours pour
mie quand elle réussit à exprimer la même chose qu'une autre langue vit r le terme concret particulier à la situation. Ex. : "facilities",
avec des moyens plus réduits. Ex. ; "Je crois savoir pourquoi: 1 think plu vague que "installations".
1 know why". L'économie peut également caractériser une tournure
par rapport à une autre à l'intérieur d'une même langue; "He grad- FAUSSES PRÉCISIONS
uated from high school" réalise une économie par rapport à "He Mots qui, malgré les apparences, ne représentent p.as un gain
was graduated from high school", l'Information. Ex.: «le présent ouvrage ». Dans certains cas, les
fi usses précisions sont dues à des raisons de structure. Voir, par exern-
EMPRUNT
Ile, l'étoffement des pronoms démonstratifs.
Mot qu'une langue emprunte à une autre sans le traduire. Ex. :
"suspense", "bulldozer" en français; "fuselage", "chef" en anglais. FAUX AMIS
Mots qui, d'une langue à l'autre, semblent avoir le ~ême sens
ENTENDEMENT, PLAN DE L'
parce qu'ils sont de même origine, mais qui ont en fal~ des sens
Mode de représentation linguistique qui tend vers le général et t1ifférents par suite d'une évolution séparée. Les faux amis ~e~vent
l'abstrait, par opposition au plan du réel qui reste plus proche des relever de la sémantique. Ex.: "actual: réel", ou de la Sty~ISt1que,
images sensibles, et par conséquent serre de plus près les aspects x. : (de l'anglais au français) "populace: foule" ; (en sens inverse]
concrets et particuliers. Ex. : "Un oiseau est entré dans la pièce" se •.populace: rabble",
situe sur le plan de l'entendement; "a bird flew into the roorn" reste
sur le plan du réel. Le plan de l'entendement utilise les mots signes GAIN
et le plan du réel les mots images. Les images sensibles dominent
Unité d'explicitation. Terme opposé: perte (entropie).
sur le plan du réel, elles tendent à faire place aux rapports et aux
idées sur le plan de l'entendement. GÉNÉR.c\LISATION
Procédé qui consiste à traduire un terme partia:lier, (~u ~oncret)
~QUIVALENCE par un terme plus général (ou abstrait) '. Le f:an~aIs généralise plus
Procédé de traduction qui rend compte de la même situation que Que l'anglais. Procédé contraire: la part1culamat10n.
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GRAMMATICALISATION fi
Procédé qui remplace les signes lexicaux par des signes gram- t l' ly
n:ati~au~. Ex. :,,"Il se pe,~t que" suivi du subjonctif est la gramma-
, rq» p ur d lgn r les mots qui id ntifient 1 s espèces. Ex. : l'article
A

ticalisation de peut-être". Les prépositions "à" et "de" sont essen- t 1 marque du nom.
tiellement grammaticales; "sur", ..par", et "dans" ont une valeur
lexicale. Il AGB
Ensemble des significations de l'énoncé.
GROUPE SYNTAXIQUE
S'oppose au composé en ce qu'il est formé d'éléments actuels. M( Il BN RELIEF
Ex.: "un fils de fonctionnaire" (composé) ; "le fils d'un fonction- L'ensemble des procédés qui permettent de faire ressortir un
naire" (grou pe syntaxique). gment de l'énoncé.

IMPLICITATION MODULATION

Procédé qui consiste à laisser au contexte ou à la situation le Variation obtenue en changeant de point de vue, d'éclairage et
soin de préciser certains détails explicites dans LD. Procédé inverse: tr s souvent de catégorie de pensée. On trouvera aux paragraphes 76
explicitation. t 218-228 la liste des principaux cas de modulation.
Modulation figée: celle qu'enregistrent les dictionnaires bilingues.
JUXTAPOSITION Ex. : "tooled leather: cuir repoussé".
Modulation libre: celle que les dictionnaires n'enregistrent pas
Procédé qui consiste à omettre les charnières de l'énoncé. La
langue procède par juxtaposition ou par articulation. ncore, mais à laquelle les traducteurs ont recours lorsque la langue
d'arrivée rejette la traduction littérale.
LACUNE
MOT IMAGB
.Il y. a lacun~ chaque fois qu'un signifié de LD ne trouve pas
de signifiant habituel dans LA. Ex.: l'absence d'un seul mot pour Mot qui s'oppose au mot signe comme étant susceptible d'évoquer
rendre "shallow" (peu profond). une image ou tout autre sensation.

MOT SIGNB
LANGUE
Mot qui tend vers l'abstraction du signe mathématique et s'adresse
Au sens saussurien, l'ensemble des mots, tournures et construc-
tions à la disposition du groupe qui parle une même langue. Cf. parole. à l'esprit plutôt qu' à l'Imagination ou aux sens.
Langue d'arrivée: celle dans laquelle on traduit, abréviation: LA.
NIVEAU DE LANGUB
Langue de départ: celle que l'on traduit; abréviation: LD.·
Lan/[ue neutre: forme de l'énoncé obtenue par le démontage du
Caractère stylistique d'une langue d'après le degré de culture de
texte, dans laquelle les mots sont dépouillés de leurs actualisateurs et ceux qui la parlent. Voir aussi spécialisation fonctionnelle.
réduits à leur valeur sémantique (monèmes), leur agencement étant
NOMBNCLATIIRB
indiqué séparément; abréviation: LN.
Liste des mots techniques ou fonctionnant comme tels, qu'offre
un texte à propos du sujet étudié; voir aussi documentation.
MARGE
Voir Réversibilité partielle.
OBLIQUE

MARQUE
Se dit d'une traduction qui ne peut être littérale. La modulation,
Sur le plan linguistique, est marque tout segment de l'énoncé qui l'équivalence et l'adaptation aboutissent à des traductions obliques.
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OPPOSITIONSDES TERMES 1 N,
actuel/virtuel ; ambivalent/vectoriel ; amplification/économie ; ~ P r 1 qu 1 1 1 ngu introduit dans l'énoncé une idée,
articulation/juxtaposition; dépouillemenf/étoffernent ; 1 un Pr onn. ix, : "JI y a des gens qui.: ".
dilution/concentration; entendement (plan de 1')/réel (plan du) ;
expllcitarion/implicitation ; Iexicalisatiou/ grammaticalisation ;
modulation figée/modulation libre; mot signe/mot image; Déroulement d'une action dans le temps. Les mots de procès sont
option/servitude; particularisatiou/généralisation ; ntiellernent les verbes, mais aussi certains noms et adjectifs expri-
perte (entropie)/gain (compensation) ; traduction/retraduction ; nt une action.
traduction littérale/traduction oblique.
Il ODIE
OPTION
Phénomène étalé sur plusieurs segments de l'énoncé. Par exemple,
. Le contraire de servi~ude. Il y a option lorsqu'une langue a le
1 le plan phonologique, l'intonation de: "Ça va ?" ; sur le plan du
choix entre deux constructions de même sens. Par exemple, le français
1 lque: "Il n'a guère de temps à vivre" ; sur le plan grammatical:
dira indifféremment (1) "dès son réveil", ou (2) "dès qu'il se réveil-
"1. s belles pêches que vous nous avez apportées" ; sur le plan stylis-
lera". L'anglais est astreint à la deuxième tournure, ce qui est pour
1 lue, voir modulation et compensation.
lui une servitude. -
RAPPEL, CHARNIÈREDE
PAROLE
Segment de l'énoncé qui renvoie à des parties déjà connues du
Au' sens saussurien, manifestation individuelle et occasionnelle
III ssage.
de la langue.

PARTICULARISATION RAPPROCHEMENT
Procédé i?verse de la généralisation: traduction d'un terme géné- Mise en présence de deux langues pour traduire l'une par l'autre,
ral (ou abstrait) par un terme particulier (ou concret). Ott pour comparer leurs procédés stylistiques. Le présent manuel rap-
1 roche l'anglais et le français pour étudier leurs divergences. Les
PARTICULE langues rapprochées sont: la langue de départ (LD) et la langue
. Terme qui englobe les: prépositions et les postpositions de l'an- d'arrivée (LA).
glais,
REEL, PLAN DU - Voir entendement.
PASSAGE
RETRADUCTION
Procédé de traduction. Ex. : la transposition, la modulation sont
des passages. Procédé de vérification qui part de LA pour retrouver LD. Pour
que cette opération soit pleinement valable, il faut qu'elle donne lieu
PERTE (ou ENTROPIE) d'abord à une ré interprétation en LN du texte LA. On mesurera la
.Dans le passage de LD à LA, il Y a perte (ou entropie) lorsqu'une fidélité d'une traduction et la rigueur avec laquelle elle a été conduite
partie du messaf{e ne peut plus être explicitée, faute de moyens struc- si l'analyse de LA permet de retrouver les UT de LN. Voir l'article
tur~ux, stY,listique.s ou métalinguistiques. La lacune est un cas parti- suivant.
cuiter de 1entropie; par exemple la traduction de l'anglais "she" se
~eurte à une lacune en hongrois, langue qui ne connaît pas la distinc-
t~on des genres. Cette perte peut être alors compensée (cf. compensa-
tIOn) .
MAt

pour effectuer une retraduction, on peut ne pas retomber sur les


mêmes mots. Ces tournures étant a priori considérées comme équiva- 1 1 tln 1 v fi Ily (L Ltmgag et ta vie, 2' éd., p. 88)
r n
lentes, le choix qui s'offre au traducteur est considéré comme une "yU/Il" JnJ rnqui tuli 1 s m y ns d'expression en opposant
marge et non comme un facteur de divergence. t III nt aH ,tif aux éléments intellectuels à l'intérieur d'une
III lu RU, t la sty/istiqllC externe (ou comparée) qui o~serve les
SERVITUDE r t r d'un langu tels qu'ils apparaissent par comparaison avec
Cas Où le choix, la forme et l'ordre des mots sont imposés par 1 1 Itr langue. Le présent ouvrage se place indifféremment aux
la langue. Ex. : le subjonctif en français après "avant que". En prin- .1 l points de vue et, à l'occasion, établit en outre des rap~roche-
cipe, la servitude ne relève de notre étude que dans la mesure où 1 1 lit ntr les moyens d'expression des deux langues en presence.
elle confirme certains principes qui lui sont sous-jacents. Ex.: "Il a
le teint pâle"; l'emploi de l'article défini est une servitude qui 1 ·l.ISTIQUE COMPARÉE
confirme la préférence du français pour le plan de l'entendement. V ir stylistique externe, article précédent.

SIGNE
1IJ1JTlCTIVISME
Au sens saussurien, l'union du signifiant et du signifié. Tendance d'une langue à faire intervenir un sujet pensant dans
1 r présentation de la réalité. Ex. : "On sentait courir des fraîcheurs
SIGNIFIANI
humides" .
Représentation matérielle, par des sons ou par des lettres, du
signe. 1 URTRADUCTION
Vice de traduction qui consiste à voir deux unités de traduction
SIGNIFICATION
l~ où il n'yen a qu'une. Ex. : "simple soldat" ne doit pas être traduit
Relève de la parole et s'oppose au signifié, qui relève de la langue. 1ar "simple soldier", mais bien par "private" ; "aller chercher" n'est
La signification est identique au signifié en traduction littérale, elle pas "to go and look for", mais "to fetch" (V.S. go and get).
s'en écarte en traduction oblique.
YNTAGME
SIGNIFIÉ
Au sens saussurien, segment d'énoncé comprenant un ou plusie~rs'
Contenu conceptuel du signe. mots, et dont les éléments sont régis par un rapport de subordination
ou de coordination.
SITUATION

La réalité, concrète ou abstraite, que décrit l'énoncé. Dans certains TERMINAISON, CHARNIÈRE DE
cas, c'est la situation qui dicte la traduction, en réponse à la question : Cas particulier de la charnière de traitement annonçant la fin
« Que dit-on dans la langue d'arrivée en pareil cas ?» On obtient alors d'une partie du message. Ex. : "enfin".
une équivalence. Ex.: "The story so far: Résumé des chapitres pré.
cédents",
TONALITÉ

SPÉCIALISATION FONCTIONNHLB
L'ensemble des procédés stylistiques exprimant l'attitude, le ni-
veau de langue, la spécialisation fonctionnelle.
Caractère stylistique d'une langue dépendant, non du niveau de
lan/(ue, mais du domaine parti culrer dans lequel le sujet parlant utilise
TRAITEMENT, CHARNIÈRE DE
la langue. Ex. : langues juridique, administrative, commerciale, scien-
tifique. Segment de l'énoncé qui annonce une partie à venir du message.
16 STYLISTIQUE COMPARÉE STYLISTIQUE COMPARÉE 17

TRANSPOSITION

Procédé par lequel un sif?nifié change de catégorie grammaticale.


Ex. : "He soon realized: Il ne tarda pas à se rendre compte".

UNITÉ DE TRADUCTION
Le plus petit segment de l'énoncé dont la cohésion des signes est
telle qu'ils ne doivent pas être traduits séparément: ex. : "prendre son
élan", "de demain en huit", "battre à coups précipités". (Abrévia-
tion: UT).
Les UT permettent d'effectuer le découpage d'un texte (App. 2). PR~FACE

VALEUR

L'ensemble des significations que peut prendre un mot suivant


les contextes où il est susceptible de figurer. S'oppose à sif?nification.

VECTORIEL L'histoire commence sur l'autostrade de New-York à Montréal.


Après la cohue des rues encaissées de Manhattan" c'est soudain le
Se dit d'un mot qui exprime une direction, que ce soit au propre
alme, la sobre ordonnance d'un long ruban double, dans un cadre de
(mouvement) ou au figuré (échange, rapport), par opposition aux
v rdure qui vaut à cette artère son nom de Parkway. Là, p~int d'affi-
mots ambivalents 'lui peuvent impliquer deux directions contraires.
h s insolentes, point de panneaux-réclames fulgurants qut troubl~~t
Ex.: "hôte" est ambivalent, mais "host" est vectoriel. "Pass" corres-
1 vue et déposent insidieusement dans l'esprit des formules publici-
pond à "croiser" et à "dépasser", qui sont l'un et l'autre vectoriels,
t lires. L'auto roule toute seule à un rythme constant, la pensée peut
vlI~abonder librement dans la nature. .,
VIRTUEL
Pas tout à fait cependant. Il y a en effet, de loin en 10m, des
Se dit d'un mot qui n'est pas actualisé et qui fait partie d'un riteaux qui ponctuent la route. On les lit ~istraitem~nt ~'abo.rd,
s.yntaf?me. Ex. : "un fils d'officier", "se lever de table". Dans "aller , mir vérifier si nous sommes dans la bonne VOle, - morns distraite-
à l'église", "église" peut être virtuel (to go to church) ou actuel (to go III nt ensuite, car on ne saurait renier longtemps son métier: nous
to the church). mmes deux linguistes sur la route de Montréal et c'est de linguis-
tICJU", que nous parlons: Linguistics will outl Les écriteaux se multi-
, Ii nt et concurremment une impression se précise en nous,: .ce n'est
'1 la nature qui nous rappelle que nous sommes en Amérique, en
,uy. anglo-saxon : c'est la stylistique. Car tous ces écriteaux sont tr~s
1drs, certes, mais ce n'est pas ainsi qu'on les rédigerait en français.
A partir de cette constatation, qui n'est sans doute pas neuve, la
V rlfi ation de l'hypothèse s'imposait aussitôt. Pendant que le conduc-
t ur di t , son compagnon note au dos d'une envelopp~ ~es p~incip~ux
t t qu prodigu aux usagers de la route une administration bien-
v III nt
P , W MON AT WORK. STOP
n. AY lN lN u.n PI H.
N '1 Il 1. " .A