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En direct du Tchad Mensuel d’information et de liaison de l’armée de Terre N° 197
En direct du Tchad Mensuel d’information et de liaison de l’armée de Terre N° 197

En direct du Tchad

Mensuel d’information et de liaison de l’armée de Terre

N° 197 - Septembre 2008

En direct de…

Afghanistan

Vie des unités

Le 14 Juillet en images

Insolite

Gospel Colors à l’Olympia

Dossier

des unités Le 14 Juillet en images Insolite Gospel Colors à l’Olympia Dossier La modernisation de

La modernisation

de l’armée de Terre

ÉDITO 5 PANORAMA 6 FOCUS B iographie du nouveau CEMAT 12 Le PAM des commandeurs

ÉDITO

5

PANORAMA

6

FOCUS

Biographie du nouveau CEMAT

12

Le PAM des commandeurs

14

EN DIRECT D’AFGHANISTAN

16

Point de situation

EN DIRECT DU TCHAD

18

Le BATLOG de l’EUFOR

DOSSIER DÉTACHABLE

LA MODERNISATION DE L’ARMÉE DE TERRE

RETEX

Les brèves du CDEF Témoignage du LCL Martin, chef OMLT

VIE DES UNITÉS

L’EFA fête ses 5 ans Le 14 Juillet Le recrutement des forces spéciales

FORMATION

28

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38

Formation cynotechnique au 17 e GA

INSOLITE

La chorale Gospel Colors

PORTRAIT

L’ADC Rohat

SPORT

40

42

Franck Festor

44

Brèves

46

QUARTIER LIBRE

A l’honneur

48

Votre agenda

50

BD

51

Culture et loisirs

52

Mots fléchés

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Vu dans les médias

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Petites annonces

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Septembre2008

sommaire

12
12
42
42
30
30
18
18
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PROCHAINEMENT L’EUROPE DE LA DÉFENSE
PROCHAINEMENT
L’EUROPE DE LA DÉFENSE
R ÉDACTION SIRPA TERRE 1 4, rue Saint-Dominique, 00453 Armées PNIA 821 753 + N°

RÉDACTION SIRPA TERRE 14, rue Saint-Dominique, 00453 Armées PNIA 821 753 + N° de poste Tél. : 01 76 64 85 46 - Fax : 01 76 64 85 52

PRÉSIDENT DU COMITÉ DE RÉDACTION

COL Benoît Royal

DIRECTEUR DE LA RÉDACTION

COL Bruno Lafitte

RÉDACTEUR EN CHEF

LCL Michel Sabatier (poste 85 43)

RÉDACTEUR EN CHEF ADJOINT

CNE Julie Cros (poste 85 46)

SECRÉTAIRE DE RÉDACTION

LTN Sabine Fosseux (poste 85 46)

CHEF DES REPORTAGES

MAJ Yannick Le Leuch (poste 85 47)

RÉDACTION

(poste 85 50) CNE Audrey Laisné, CNE Nathalie Durand, LTN Anne-Béatrice Micard, LTN Aurélie Carrière, SGT (R) Stanislas d’Alançon, Bernard Edinger

« INFORMATIONS GÉNÉRALES, BRÈVES » « PETITES ANNONCES »

Stéphanie Dreyfuss (poste 85 49)

CELLULE PHOTOGRAPHIQUE

(poste 85 45) ADJ Jean-Raphaël Drahi, ADJ Gilles Gesquière, CCH Jean-Baptiste Tabone

CELLULE ICONOGRAPHIQUE

(poste 85 44) BCH Christophe Deyres, BCH Pascal Villemur

MARKETING

MAJ André Lebodic (poste 85 48)

www.defense.gouv.fr/terre

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Délégation à l’Information et à la Communication de la Défense 1, place Joffre, 75007, Paris

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION

COL Benoît Royal, Chef du SIRPA Terre

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RÉALISATION

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Commission paritaire n° 0211B05259 ISSN n° 0995-6999 Dépôt légal : à parution

0211B05259 ISSN n° 0995-6999 Dépôt légal : à parution Ce numéro comprend un encart Terre Information

Ce numéro comprend un encart Terre Information folioté de I à IV et un encart central La France Mutualiste. Tous droits de reproduction réservés. La reproduction des articles est soumise à l’autorisation préalable de la rédaction.

CRÉDITS PHOTOS

SIRPAT, CNPI1, CNAM, Air photographique

COUVERTURE

La modernisation de l’armée de Terre

éditorial

V oilà deux mois que le pré- sident de la République m’a nommé pour présider aux destinées de l’armée de Terre et je veux vous redire

toute la fierté que je ressens d’être à votre tête. Je suis bien conscient que nous vivons une époque unique où notre institution devra se restructurer profondément mais également chan- ger ses modes de fonctionnement qui ne sont plus adaptés aux enjeux

actuels. Le président de la République et le ministre de la Défense ont fixé le cap, le temps est désormais à l’action. Notre armée de Terre est solide. Elle

a vécu d’autres périodes de fortes res-

tructurations notamment après la guerre d’Algérie et plus près de nous,

tout au long des années 90 et toujours, elle a su faire face. Pour conduire ces réformes, nous allons devoir faire preuve de déter- mination, de discipline, de courage et de solidarité. Plus que jamais, les forces morales que nous cultivons presque naturellement en opérations, seront déterminantes pour mener à bien cette nécessaire modernisation :

il doit donc y avoir continuité et cohé-

rence entre le comportement du temps de guerre et celui du temps de paix. Depuis que je suis lieutenant, j’ai retenu quatre principes que j’ai érigés en vertus cardinales et qui me parais- sent conditionner ce moteur puissant qu’est le moral dans la conduite de l’action et le commandement des hommes. La rigueur tout d’abord, peut être définie comme une exigence intellec- tuelle à bien faire son métier. Vertu intrinsèque du soldat, elle limite la part du hasard chez celui qui détient le pouvoir exorbitant de mettre en œuvre les armes de la France. Rigueur rime aussi avec obéissance au chef, aux règlements militaires et aux lois, c’est l’éthique de vie nécessaire pour avoir un moral à toute épreuve. Vient ensuite l’enthousiasme, que je qualifie de courage du cœur et qui per- met de surmonter les obstacles les plus rudes. On suit plus facilement un chef qui a « la pêche » qu’un triste chef. Inscrire son action dans une dyna- mique de dépassement de soi, s’obli- ger tous les jours à l’enthousiasme, ne

de soi, s’obli- ger tous les jours à l’enthousiasme, ne peut que susciter l’adhésion qui porte

peut que susciter l’adhésion qui porte naturellement vers l’avant, toujours plus loin. Lorsque la pente se fait plus raide intervient la volonté, le courage de la tête, qui permet d’aller au-delà des limites que l’on s’est fixées, de faire encore un pas de plus, un effort de plus, pour finalement l’emporter. C’est souvent le choix de la douleur voire du sacrifice qui peut mener (comme le soulignait Saint-Exupéry) « à l’accepta-

tion pure et simple de la mort ».

Enfin, par-dessus tout, il reste ce ciment qui nous unit et fortifie la cohé- sion et l’esprit de corps. La camara- derie, indispensable dans ce monde individualiste, évite l’isolement du soldat au quartier comme au combat. Elle permet de partager les joies, les peines et tout ce qui fait la grandeur et les servitudes de notre métier. Dans ce monde imprévisible, l’avenir appartiendra à ceux qui sauront conserver un moral à toute épreuve dans l’adversité et surtout l’entretenir dans la durée. Ces quatre principes vous y aideront. J’attends de vous tous que vous les fassiez vôtres et qu’ils nous guident tout au long de l’exigeant chemin sur lequel nous allons avan- cer ensemble avec détermination.

lequel nous allons avan- cer ensemble avec détermination. Général d’armée Elrick Irastorza, chef d’état-major

Général d’armée Elrick Irastorza, chef d’état-major de l’armée de Terre

TIM n°197 - Septembre 2008

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Panorama

Le Tigre de sortie

Du 16 au 19 juin, une quinzaine d’héli- coptères de la 4 e Brigade aéromobile (4 e BAM), dont quatre Tigre, ont effec- tué un exercice d’évaluation tactique à Nancy. Ravitaillement opérationnel, évacuation des ressortissants, escorte de convois routiers et saisie de point ennemis étaient au programme. Une section du 2 e Régiment étranger de génie (2 e REG) et une section du 4 e Régiment de chasseurs (4 e RCH) ont participé à cette manœuvre. Par ailleurs, une équipe de France 2 a réalisé un reportage, diffusé en ouverture du défilé du 14 Juillet.

reportage, diffusé en ouverture du défilé du 14 Juillet. L’adieu aux armes du général Allard Le

L’adieu aux armes du général Allard

Le général de division Allard, Comman- dant de l’aviation légère de l’armée de Terre (COMALAT), a fait ses adieux aux armes le 10 juillet à l’Ecole d’application de l’ALAT. Présidée par le chef d’état-major de l’armée de terre, le général d’armée Iras- torza, et en présence de hautes autorités civiles et militaires, cette cérémonie marque de façon solennelle son départ. Le général de division Tanguy le remplacera en septembre. Le million d’heures de vol du Puma et les huit millions d’heures de vol de l’ALAT ont également été célébrés.

DEVISE

Devise du 1 er Régiment d’infanterie (1 er RI)

« ON NE RELÈVE PAS PICARDIE »

Le 1 er RI est issu des “Bandes de Picardie” créées par Louis XI en 1479, d’où son nom de régiment de Picardie. Au cours de la bataille de Parme en 1734, le colonel de Rohan fait cette réponse à l’officier de liaison du régiment de Provence, venu préparer la relève : “Vous ferez,

Monsieur, mes compliments à votre colonel et vous le remer- cierez bien de ma part, mais vous lui direz que l’on ne relève jamais Picardie”.

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TIM n°197 - Septembre 2008

ne relève jamais Picardie”. 6 TIM n°197 - Septembre 2008 Des élèves officiers britanniques au 3

Des élèves officiers britanniques au 3 e RIMa

Le 3 e Régiment d’infan- terie de marine (3 e RIMa)

a accueilli début juillet des élèves officiers de

réserve des Bristol et Exe- ter Universities officer’s

training corp. Pendant deux jours, les représen- tants de sa gracieuse majesté ont découvert l’univers des marsouins. Ils se sont familiarisés avec l’armement français, à l’occasion de séances de simu- lateur de tir et ont participé à un exercice bilatéral avec l’Ecole militaire interar- mes (EMIA) au camp de Meucon et à Coëtquidan. Dans le cadre d’un exercice commando, les représentants de sa gracieuse majesté ont arpenté les pistes d’audace du fort de Penthièvre.

ont arpenté les pistes d’audace du fort de Penthièvre. Tir SDPMAC à Mourmelon Un tir SDPMAC
ont arpenté les pistes d’audace du fort de Penthièvre. Tir SDPMAC à Mourmelon Un tir SDPMAC
ont arpenté les pistes d’audace du fort de Penthièvre. Tir SDPMAC à Mourmelon Un tir SDPMAC
ont arpenté les pistes d’audace du fort de Penthièvre. Tir SDPMAC à Mourmelon Un tir SDPMAC
ont arpenté les pistes d’audace du fort de Penthièvre. Tir SDPMAC à Mourmelon Un tir SDPMAC
ont arpenté les pistes d’audace du fort de Penthièvre. Tir SDPMAC à Mourmelon Un tir SDPMAC

Tir SDPMAC à Mourmelon

Un tir SDPMAC (Système de déminage pyrotechnique pour mines antichars) a été organisé par la Section technique de l’armée de Terre (STAT) à Mourmelon le 5 juin. Ce système israélien sert à élimi- ner les mines et Engins explosifs impro- visés (EEI). Il est destiné aux brigades blindées et mécanisées qui en compte- ront un par compagnie de combat. 12 chars EBG X30 sont ou en seront équipés.

François Fillon annonce la carte des restructura- tions militaires

Le Premier ministre, François Fillon,

a présenté le 24 juillet la carte des

restructurations de la Défense, déci- dées dans le cadre du Livre blanc sur la défense. Il a détaillé ces mesures lors d'une allocution à l’Ecole mili- taire, avec le ministre de la Défense, Hervé Morin. Devant les cadres des armées, le Premier ministre a souli- gné "le pacte sacré entre la France et ses armées". La réorganisation de l'armée découle, selon M. Fillon, de l'apparition de nouvelles menaces et notamment "le développement consi- dérable du terrorisme" alors que le risque "d'une invasion sur notre ter- ritoire" n'existe plus.

En pleine santé

Comme chaque année depuis 2003, le 1-11 e Régiment de cuirassiers a organisé en juin la Formation militaire initiale du réserviste (FMIR) du service de santé des armées. Ces jeunes volontaires, pour la plupart des étudiants en deuxième année

des instituts de formation en soins infirmiers de la région, ont souhaité faire connaissance avec le milieu militaire. En complète immer- sion dans une unité professionnelle, ils sont

venusacquérirdurantunesemaine,lesrudi-

ments du métier des armes.

Photo : BCH Bruno KENKLE, CNPI1.

Phot o : BCH Bruno KENKLE, CNPI1. Tornade à Haumont Suite aux dégâts occasionnés par la

Tornade à Haumont

Suite aux dégâts occasionnés par la tornade du 3 août 2008 dans le départe- ment du Nord, trois unités militaires de l’armée de Terre ont été déployées à Hautmont et ses environs, en complé- ment des moyens civils déjà sur place. A partir du 11 août 2008, une compagnie du 601 e Régiment de circulation routière d’Arras, et des hommes du 3 e Régiment du génie de Charleville-Mézières et du

5 e Régiment du génie de Versailles étaient sur place afin de venir en aide aux popula- tions. Plusieurs tractopelles et engins de terrassements ont été déployés pour les premières opérations de déblaiement. Les militaires ont pu préparer le terrain pour permettre un relogement d’urgence des personnes les plus sinistrées.

Exercice BELOUGA 08

L’exercice BELOUGA 08 d’évaluation des

capacités du logiciel JANUS, mettant en

jeu la 2 e Brigade logistique (2 e BL), s’est

déroulé du 2 au 6 juin à l’Ecole d’état- major (EEM) de Compiègne. Il répondait

à la recommandation de l’EMAT de mars

2006, d’effectuer des expérimentations sur les outils de simulation existants. Les représentants logisticiens de diffé- rentes unités de la 2 e BL, ainsi que des

animateurs « tacticiens » de la Force d’action terrestre (FAT) étaient rassem-

blés. Le RETEX a démontré l’utilité de cette simulation JANUS au profit de la logistique dans le cadre de la préparation opération- nelle. Des premiers enseignements indi- quent que ce logiciel pourrait être une aide

indi- quent que ce logiciel pourrait être une aide Partenariat Renault Dans le cadre d’un partenariat
indi- quent que ce logiciel pourrait être une aide Partenariat Renault Dans le cadre d’un partenariat

Partenariat Renault

Dans le cadre d’un partenariat entre Renault et le Service d’information et de relations publiques de l’armée de Terre

(SIRPAT), le 2 e Régiment d’infanterie de marine (2 e RIMa) a mis à disposition, du 5 au 9 juin, son camp en vue du lance- ment du nouveau véhicule tout terrain du constructeur automobile. En 3 jours, près de 900 agents en provenance de toute la région grand ouest ont testé le

4 x 4 sur les pistes sablonneuses du camp

d’Auvours et suivi les cours dispensés par les formateurs. Les commerciaux ont également découvert avec curiosité les

véhicules tout terrain des Marsouins, notamment les VAB et VBL et la rustique mais mythique P4.

à l’amélioration de la doctrine logistique.

Le CPF étoffe ses compétences

Une prise d’armes à Mailly le Camp a célébré le 2 juillet le rattachement de

cinq Centres d’instruction et d’entraî- nement spécialisés (CIES) à son Centre de préparation des forces (CPF). Le général Dumont Saint Priest, comman- dant le CPF, commandait les troupes. Il

a accueilli le général de division

Thonier, représentant du Commandant des forces terrestres (COMFT), alors en

déplacement au Liban. Des camps de

tir

et d’aguerrissement seront ajoutés

au

nouvel ensemble de Mailly le Camp

afin de former un site polyvalent qui permettra plus de cohérence dans les

entraînements.

Un émissaire dans la langue de Molière

Depuis le 15 juillet, les marsouins du Groupement tactique interarmées (GTIA) DAMAN VI donnent des cours de français au centre de lecture et d’activi- tés culturelles de Bent Jbail, la plus grosse agglomération de la zone de responsabilité française au Liban. A raison de deux cours par semaine, les

française au Liban. A raison de deux cours par semaine, les militaires participent à enrichir le
française au Liban. A raison de deux cours par semaine, les militaires participent à enrichir le

militaires participent à enrichir le voca- bulaire des Libanais, déjà très attachés

la langue française. Ces cours

à

permettent d’appuyer la francophonie

qui

a tendance à s’éteindre dans le sud

du

pays. C’est également un moyen très

simple de s’attirer la sympathie de la jeunesse libanaise. Ces activités favori- sent l’intégration de la force dans son environnement.

Le chiffre du mois

8 Huit ans. C’est la durée maxi- male du service militaire depuis la loi Jourdan. En 1824, les appelés étaient

conscrits pour 8 ans. En 1996, date de sa sus- pension par le président de la République d’alors, M. Jacques Chirac, il ne durait plus que 10 mois. Le service militaire, premier livre consacré à ce pas- sage obligé pour de nombreuses générations de conscrits, en retrace tous les temps forts: le conseil de révision, l’incorpora- tion, le paquetage, les classes, le bizutage des « bleus », les permissions, la « quille »! Ouvrage de 112 pages, 19 €, éditions Chronique.

Visite des aumôniers canadiens

A l’occasion du 50 e Pèlerinage militaire international, et sur l’initiative du Père Michel de Peyret, aumônier régional catholique des zones de Défense nord et

est, des aumôniers canadiens sont venus en visite en France, en juin. Le but :

se recueillir sur des sites historiques qui ont autrefois servis de base arrière à l’armée canadienne. La Force régulière canadienne compte 82 aumôniers catho- liques et protestants, un musulman et deux israélites. Leur présence en opéra- tion extérieure apporte un réconfort spirituel aux soldats confrontés au danger et à la mort.

La bataille de la Marne

La bataille de la Marne opposa les troupes alliées et allemandes durant la Première Guerre mondiale, du 6 au 13 septembre 1914. La VI e armée prend contact avec les Allemands, arrêtés devant Meaux et au sud de Senlis, à partir du 7 septembre. Galliéni réquisi- tionne 1 100 chauffeurs de taxis parisiens pour conduire un renfort de 5 000 hommes sur le terrain et attaque Klück le 9 septembre. Joffre décide les Anglais à assaillir les armées de Klück et Bülow. Désorga- nisées et épuisées, elles sont contraintes à l’arrêt, puis au repli, jusqu’au 13 septembre 1914.

TIM n°197 - Septembre 2008

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Panorama

In memoriam 18 août : 10 frères d’arme appartenant au 8 e RPIMa, au 2
In memoriam
18 août : 10 frères d’arme appartenant
au 8 e RPIMa, au 2 e REP et au RMT,
engagés en Afghanistan, sont morts
au combat au service de la France, et
21 autres ont été blessés. Les informa-
tions en notre possession indiquent
que ce jour-là, un sous-groupement
du bataillon français a été violemment
pris à partie alors qu’il effectuait une
mission de reconnaissance avec deux
sections de l’Armée nationale afghane,
à 50 km de Kaboul. Le président de la
République, Nicolas Sarkozy, s’est
envolé le soir même pour Kaboul pour
s’incliner « avec respect et émotion
devant le courage de ces hommes qui
ont accompli leur devoir jusqu’au
sacrifice suprême ». Seuls les délais
d’imprimerie nous empêchent de
publier un long article au sujet de ces
tragiques événements, sur lesquels
nous reviendrons plus en longueur
ultérieurement. En attendant, retrou-
vez des informations complémentaires
sur www.defense.gouv.fr/terre et sur
le portail Intraterre.
L’ensemble de la rédaction s’associe à
la douleur des familles et leur présente
ses plus sincères condoléances. Nos
penséesvontégalementversnoscama-
rades blessés et leurs proches.

Au secours d’un enfant disparu

Mettant en œuvre les procédures de crise inhérentes à la chaîne OTIAD (Organisation territoriale interarmées de Défense), la Délé- gation militaire départementale de la Drôme et environ 90 militaires du 1 er Régiment de spahis et du 4 e Régiment de chasseurs ont participé début août, auprès de quelque 200 gendarmes, pompiers et volontaires, aux recherches qui ont permis de retrouver Louis, un petit garçon de 2ans qui avait disparu dans la Drôme. L'enfant était en vacances avec sa famille dans la commune de Verclause. Il a échappé à la surveillance de ses parents, qui ont alerté la gendarmerie après l'avoir cher- ché en vain pendant une heure.

8

TIM n°197 - Septembre 2008

en vain pendant une heure. 8 TIM n°197 - Septembre 2008 Le rêve de Sophie Les

Le rêve

de Sophie

Les sapeurs-pompiers du Centre

de secours (CS) de Plaisance ont

accueilli le 10 juillet, Sophie, atteinte

d’une grave maladie. La jeune fille rêvait de rencontrer les sapeurs- pompiers de Paris. L’association Rêves, dont le but est de réaliser les rêves d’enfants atteints de graves maladies, est à l’origine de cette belle rencontre. Après lui avoir

présenté les engins, les pompiers lui ont permis de monter sur la grande échelle, déployée spéciale- ment pour l’occasion. Cette journée

fut riche en émotions, tant pour Sophie que pour les sapeurs, ravis et impressionnés par sa motivation.

pour les sapeurs, ravis et impressionnés par sa motivation. Visite du GCA Lecerf au Liban Du

Visite du GCA Lecerf au Liban

par sa motivation. Visite du GCA Lecerf au Liban Du 1 e r au 3 juillet,
par sa motivation. Visite du GCA Lecerf au Liban Du 1 e r au 3 juillet,

Du 1 er au 3 juillet, le général de corps d’armée Antoine Lecerf,

Commandant les forces terres- tres (CFT), a rencontré les militai- res français de la Force intéri- maire des Nations unies au Liban (FINUL). Il a d’abord été reçu par

le général de division Graziano,

commandant la FINUL, pour un point sur la situation générale au Sud-Liban et a ensuite rencontré les soldats français armant le Groupement tactique interarmées (GTIA) DAMAN VI. Il s’est rendu sur les différentes positions françai- ses et a notamment participé à une patrouille le long de la Blue

Line, la séparation israëlo-liba- naise.

Bicentenaire du Prytanée

A l’occasion des célé-

brations nationales du Bicentenaire de l’instal- lation du Prytanée à La Flèche, l’école a orga- nisé un cyclo-tour, du 16 au 20 juin, qui a

conduit les 11 représen- tants de La Flèche à Briançon en passant par Saint-Cyr-l’Ecole.

La Flèche à Briançon en passant par Saint-Cyr-l’Ecole. L’équipe a ainsi réalisé l’ascension des cols de

L’équipe a ainsi réalisé l’ascension des cols de Lautaret (2058 m), du Galibier (2345 m), et d’Izoard (2360 m). Initialement, le Pryta- née national militaire était installé à Saint- Cyr-l’Ecole, en région parisienne, puis s’est replié à Briançon, au cours de la Seconde Guerre mondiale, avant de prendre ses quartiers définitifs à La Flèche.

Docteur, c’est quoi l’armée ? 600 jeunes se sont rendus au camp de Bitche, du

Docteur, c’est quoi l’armée ?

600 jeunes se sont rendus au camp de Bitche, du 19 au 25 juillet, lors des préparations militaires supérieures et de spécialité santé, les plus importantes de France et uniques par leur format. La Préparation militaire de spécialité santé (PMSS) est annuelle et nationale. Elle s’adresse à des étudiants en 2 e année d’infirmier ou 3 e année de médecine, qui s’initient à la prise en charge des mala- des et blessés en situation d’urgence, ainsi qu’à la vie en bivouac, aux tirs, aux situations en air vicié, aux techniques de transmissions, au parcours du combattant et à la marche en ordre serré. Cette première expérience permet aux stagiaires, tous volontaires, et peut-être futurs médecins militaires, de mieux s’orienter et à la Défense de détecter des potentiels.

Le monde de l’entreprise à l’ESAG

Une délégation de décideurs économi- ques du Maine-et-Loire a poussé les portes de l’Ecole supérieure et d’applica- tion du génie d’Angers le 25 juin. Objectif de cette plongée en kaki : découvrir l’univers du génie. Thalès, Valéo, Système U… Ces entreprises participent grandement au développement écono- mique départemental. Cette visite avait pour but de démontrer l’étendue des formations proposées, ainsi que d’appré- hender au mieux les missions de l’école militaire qui accueille 3 000 stagiaires par an et emploie 600 personnels enca- drants, civils et militaires.

emploie 600 personnels enca- drants, civils et militaires. Fête de la musique à Pristina Le Kosovo

Fête de la musique à Pristina

Le Kosovo a connu sa première fête de la musique le 21 juin. Cet événement a pu voir le jour grâce à la détermination d’associa- tions et à la collaboration de l’ambassade française au Kosovo. La fanfare du 1 er Régi- ment de spahis, accompagnée de la fanfare de la compagnie anglaise, ont apporté leur contribution à cette journée inoubliable. Les musiciens français et anglais ont joué ensemble, au cœur de Pristina, devant des habitants surpris mais ravis de la presta- tion. Devant l’enthousiasme du public, un rappel a même eu lieu! Le général Bout de Marnhac, commandant de la KFOR, a salué la performance des Spahis et de la fanfare britannique.

la performance des Spahis et de la fanfare britannique. Visite du ministre de la Défense à

Visite du ministre de

la Défense à Pau et Dax

Le 24 juin, Hervé Morin, ministre de la Défense, s’est déplacé au sein de la future Base de défense (BDD) de Pau, puis a rejoint l’Ecole d’application de l’aviation légère de l’armée de Terre (EAALAT) de Dax. Après avoir découvert la BDD avec le colonel Connac, chef de corps de l’Ecole des troupes aéroportées (ETAP), le minis- tre a rencontré le personnel de la base. Il a ensuite décollé vers Dax où il a présenté le dossier d’externalisation de la mainte- nance. La presse locale et nationale a relayé cet événement.

Erratum

L’article “le prix du sang” du n°196, p. 27, indiquait que le maréchal des logis-chef Marchand avait reçu la croix de la valeur militaire. Il s’agit en réalité du médecin-chef Marchand.

La BFA prête à un engagement EUBG

La Brigade franco-allemande (BFA) a célébré le 27 juin la fin de la phase d’alerte EUBG (Groupe de combat tacti- que au service de l’Union européenne). La cérémonie, présidée par les CEMA français et allemand, s’est déroulée au cimetière militaire de Verdun, lieu symbolique de la coopération franco- allemande. Les soldats de la BFA se sont

entraînés durant un an, en multipliant les exercices PC, les tirs et les entraîne- ments tactiques. Depuis le 1 er juillet, la BFA est en phase d’alerte EUBG pour le second semestre 2008 et devra, sur décision de l’Union européenne, être en mesure de se rendre sur un théâtre d’opérations en quelques jours seule- ment.

JARGON

Arbre:

« Vu l’arbre en boule? »

Cette expression permet à un supérieur de s’assurer que ses subordonnés ont bien perçu le sens de son message. Par exten- sion, positionnée en début de phrase, elle peut signifier « étant donné les circonstances ». Elle tient son origine de l’enseigne- ment topographique: sur un terrain plat, un arbre à l’horizon peut servir de point de repère. Pour désigner un objectif sur le terrain, l’instructeur annonce:

« Vu l’arbre en boule? L’objectif est à trois doigts à droite » Vous m’avez compris?

EX…TELEX…TELEX

•Depuis le 1 er juillet, le Comman- dement de la force d’action terres- tre (CFAT) devient le Commande- ment des forces terrestres (CFT).

•Des difficultés pour trouver un logement ? Surfez sur www.immodefense.com ! Il s’agit d’un tout nouveau site de vente ou de location de logements pour les militaires, mais aussi pour les civils qui souhaitent louer à des militaires.

•Les augmentations de la carte de transport en Ile-de-France ORANGE-NAVIGO seront prises en compte sur la solde du mois de septembre ou d’octobre avec effet rétroactif.

Très d’humour

Très d’humour

Le chef d’un service secret confie à son adjoint :

Le chef d’un service secret confie à son adjoint :

« Il va falloir se séparer de Mimile, il boit trop.

« Il va falloir se séparer de Mimile, il boit trop.

-

Comment sais-tu cela ?

- Il voit partout des agents doubles ! »

- Il voit partout des agents doubles ! »

TIM n°197 - Septembre 2008

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Panorama

Sur le front des incendies

Du vent, du feu, de la chaleur

encore, les soldats du dispositif HEPHAISTOS s’engagent dans une véri- table lutte contre les éléments. Cette opération lie par un protocole les minis- tères de la Défense et de l’Intérieur. HEPHAISTOS prévoit l’engagement de moyens militaires conséquents pour lutter, en zone méditerranéenne, contre les feux de forêts. Du 28 juin à mi septem- bre, près de 300 militaires, 140 véhicules et 3 hélicoptères appuient les sapeurs- pompiers et la sécurité civile dans leur combat quotidien contre les flammes, mais aussi contre l’imprudence, l’in- conscience et la malveillance. Après deux jours d’instruction, artilleurs, trin- glots et cavaliers découvrent rapidement la difficulté insoupçonnée de dérouler convenablement un tuyau, ou l’énergie nécessaire pour « noyer un point chaud » sous l’eau de leurs sceaux pompes. Sauve- garde du patrimoine forestier et protection des populations : l’information joue un rôle essentiel pour atteindre ces objec- tifs. C’est donc une mission importante que remplissent des militaires déployés en contrôle de zone dans les 15 départe- ments à risques. Ils rappellent les interdits et dissuadent les malveillants. Mais surtout, ils surveillent les massifs forestiers et

Cet été

surtout, ils surveillent les massifs forestiers et Cet été 10 TIM n°197 - Septembre 2008 signalent

10

TIM n°197 - Septembre 2008

forestiers et Cet été 10 TIM n°197 - Septembre 2008 signalent rapidement les départs de feux.

signalent rapidement les départs de feux. Dans les airs, deux Puma et une Gazelle

participer à la sauvegarde du territoire national et à la sécurité des populations.

permettent d’accéder aux zones difficile- ment atteignables. Véritable opération,

Texte et photo :

HEPHAISTOS est au cœur d’une des missions essentielle de l’armée de Terre:

CNE Aline Simon, EMIAZD Marseille.

Jean-Marie Bockel sur le terrain

Le début du mois de juillet a vu plusieurs déplacements importants de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Défense et aux anciens combattants (SEDAC). Le 10 juillet, il a rendu visite au 601 e Régiment de circulation routière (RCR), dans le cadre de la préparation du défilé du 14 Juillet. Le SEDAC y a rencontré un peloton de circulation d’une vingtaine de réservis- tes. Certains d’entre eux participaient à la préparation du défilé pour la ving- tième année consécutive, aux côtés de plusieurs jeunes découvrant l’événe- ment pour la première fois. Quelques jours plus tard, le 15 juillet, Jean- Marie Bockel s’est rendu à l’Ecole des troupes aéroportées à Pau où il a effec- tué un saut en parachute en tandem.

Dans le même avion, des militaires du 35 e Régiment d’artillerie parachutiste et des élèves moniteurs ont également sauté avec armements et matériels. Le 19 juillet, à l’occasion du baptême de la promotion de Loisy, Monsieur Bockel a assisté à la cérémonie du Triomphe des écoles de Saint Cyr Coëtquidan, pour le baptême de la promotion de Loisy. Enfin, il a dévoilé le 20 juillet une plaque commémorative à la mémoire des victimes du Vel d’hiv, accompagné de Madame Simone Veil, de Monsieur Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de Frances (CRIF), et de Monsieur David de Rotschild, prési- dent de la fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Soirée culturelle

Armes,

art et

culture

Cette année, le Prix littéraire de l’armée de Terre a été remis dans les jardins du Gouverneur militaire de Paris, durant une soirée culturelle et artistique. Danseurs, musiciens, tagueur, peintre, magicien… un programme riche en art et en culture.

magicien… un programme riche en art et en culture. Montrer un autr e visage que celui,

Montrer un autre visage que celui, habi- tuel, des opérations, découvrir une autre facette des talents - ceux de l’es- prit et de la création artistique - tels étaient les objectifs de la soirée « Armes, art et culture » introduite le 26 juin dernier par le Chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), le général d’armée Bruno Cuche 1 note en ces termes : « Au-delà de l’image d’unifor- mité que lui confèrent la tenue, les atti- tudes et les rituels, si nécessaires à la cohésion et à l’efficacité, une troupe est en réalité une somme de personnalités, d’une diversité de talents insoupçonnés et généralement insoupçonnables ».

Si le soldat apprend à s’effacer pour le plus grand bénéfice de l’action collec- tive et de la mission, ce soir-là, c’est à un feu d’artifice de leurs talents artisti- ques que se livrèrent les militaires.

Démonstrations !

L’adjudant-chef Gilles Bourguet consacre tout son temps libre à une passion qui exige rigueur, discipline et endurance: la danse sportive. Avec 5 heures d’entraîne- ment par semaine, les compétitions natio- nales et internationales, l’adjudant-chef sait se remettre en question. « La danse sportive, c’est un peu comme si on faisait cinq sprints de 400 mètres! Mais on ne doit jamais laisser paraître qu’on produit un effort lorsqu’on danse. » Ce soir, l’adju-

dant-chef Bourguet et Sandrine, son épouse ont glissé avec grâce et harmonie, le temps d’un tango particulièrement maîtrisé, quant aux danseurs de la Cité administrative, ils ont exécuté des danses qui ont donné à bien des spectateurs des fourmis dans les jambes!

Musique aussi avec Marc Gondard, responsable de la communication à l’ESCAT, à la voix de baryton ténorisant et avec le sergent Alcayade qui a donné une interprétation jazzy des chansons de Barbara. Et tout au long de cette soirée, la Musique principale de l’armée de Terre, sous la direction de Jean-Michel Sorlin, a su enchanter un auditoire captivé.

Pendant ce temps-là, devant un public attentif, le brigadier Bouyssonie du 519 e RT entamait, à grand renfort de bombes de peintures, la réalisation d’un tag géant, tandis que Christoff Debu- schere, peintre officiel de l’Armée, faisait un portrait du caporal-chef Legieda, du 1 er RE d’Aubagne. De la peinture à la sculp- ture avec l’adjudant-chef Pierre Thomas qui aime reproduire et créer des figurines. Avec une prédilection pour le premier Empire, son hobby lui « permet d’assouvir sa passion pour l’histoire: il faut beaucoup lire, effectuer des recherches avant de faire des “scrachs” et de les peindre à l’huile ». A ce spectacle artistique, rien ne manquait, ni le théâtre ni même le tradi- tionnel illusionniste, le caporal-chef Gomez,

qui sut surprendre plus d’un spectateur par la magie de ses tours!

Christiane BOISGELOT

Photo : ADJ Jean-Raphaël DRAHI

tours! Christiane BOISGELOT Photo : ADJ Jean-Raphaël DRAHI 1. Le 2 juillet, le général d’armée Iras-

1. Le 2 juillet, le général d’armée Iras- torza a succédé au général Cuche dans les fonctions de CEMAT.

Prix Erwan Bergot

C’est dans ce cadre que le Prix litté- raire de l’armée de Terre, Erwan Bergot, fut remis pour sa 13 e édition, à l’écrivain Denis Tillinac, pour son savoureux Dictionnaire amoureux de la France éditions Plon. Un livre au verbe truculent, qui décrit son amour pour la France. Autant de petites vignettes à lire facilement, au style imagé, qui constituent d’intenses moments d’émotion lorsque l’auteur évoque le drapeau, la Marseillaise, la Légion. Et c’est tout naturellement qu’il conclut son discours de remer- ciements : « je souhaite dédier ce prix au héros de la 2 e DB et au colo- nel Roger Ceccaldi, son compagnon d’armes, son artilleur à Koufra, qui fut mon oncle dans le civil ».

TIM n°197 - Septembre 2008

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Focus

Le nouveau

CEMAT

Jusqu’ici numéro deux de l’armée de Terre, le général Elrick Irastorza a succédé au général d’armée Bruno Cuche, le 2 juillet dernier. Le même jour, il a été élevé au rang et appellation de général d’armée en Conseil des ministres. Biographie du nouveau patron de l’armée de Terre.

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TIM n° 197 - Septembre 2008

13 juillet : le général d’armée Irastorza, CEMAT, reçoit les troupes de l’ONU défilant au 14 Juillet.

L

armée de Terre est en bonne main pour mettre en œuvre la réforme exigeante mais nécessaire qui est devant

elle » : le général d’armée

Cuche, au moment de quitter ses fonc- tions, a prouvé la confiance qu’il accor- dait à son successeur. Car même si les événements se sont déroulés très vite, il était prévu de longue date que le géné- ral Elrick Irastorza prenne les rênes de l’armée de Terre cet été. Le Major géné- ral de l’armée de Terre (MGAT) est donc devenu Chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT) le 2 juillet dernier, obte- nant, le même jour, sa cinquième étoile. Âgé de 57 ans, marié et père de deux enfants, le général Irastorza avait pris ses fonctions de MGAT en août 2006. Sa carrière s’est partagée entre des responsabilités opérationnelles en métropole et en outre-mer, des respon- sabilités dans le domaine de la forma-

tion et des ressources humaines. Tout début e en 1961 lorsqu’il entre à l’école militaire

tion et des ressources humaines. Tout débute en 1961 lorsqu’il entre à l’école militaire d’Autun puis à Aix. Deux ans plus tard, il intègre l’École spéciale mili- taire (ESM) de Saint-Cyr. Il choisit, à l’is- sue, l’infanterie de marine et part à l’École d’application de l’infanterie (EAI) à Montpellier. Le lieutenant Irastorza est alors affecté au 3 e Régiment d’infan- terie de marine (3 e RIMa) à Vannes en tant que chef de section, puis au 2 e Régi- ment de parachutistes d’infanterie de marine (2 e RPIMa) à La Réunion. En 1978, il rejoint le 8 e Régiment de para- chutistes d’infanterie de marine (8 e RPIMa) à Castres et participe l’an- née suivante à l’opération TACAUD contre le Front de libération nationale du Tchad. En 1982, il retourne dans le domaine de la formation et devient le chef du centre d’instruction de prépa- ration militaire à Montpellier. Sept ans plus tard, il regagne l’opérationnel sous

A la tête de l’armée de Terre

En 2005, le général Irastorza commande la force LICORNE en Côte d’Ivoire.
En 2005, le général Irastorza commande la force LICORNE en Côte d’Ivoire.
Le général Irastorza, alors MGAT, lors du grand rapport de l’armée de Terre en 2007.
Le général Irastorza, alors MGAT, lors du grand
rapport de l’armée de Terre en 2007.

la casquette de chef du bureau « opé- rations » au Régiment d’infanterie de marine du Pacifique - Nouvelle-Calé- donie. Parallèlement, il poursuit sa for- mation: il obtient un DEA de défense et de relations internationales, suit l’école de guerre et décroche le brevet d’étu- des militaires supérieures. En 1991, il devient chef de corps du 8 e RPIMa et part l’année suivante comme comman- dant du 1 er Bataillon français de l’auto- rité provisoire des Nations unies au Cambodge (APRONUC). En 1996, il devient chef de bureau à la Direction du personnel militaire de l’armée de Terre (DPMAT) à Paris puis devient, quatre années plus tard, sous-directeur chargé du recrutement. En 2002, il prend le commandement de l’École d’application de l’infanterie à Montpellier. Mais en 2004, l’aspect opérationnel le rattrape :

il est nommé adjoint au général com- mandant la Force d’action terrestre à

Lille. L’année suivante, il prend le com- mandant des forces françaises enga- gées dans l’opération LICORNE en République de Côte d’Ivoire. Le 1 er août 2006, il est nommé major général de l’armée de Terre. Le général d’armée Elrick Irastorza est commandeur de la Légion d’honneur, commandeur dans l’Ordre national du Mérite et il est titu- laire de la croix de la valeur militaire avec quatre citations. A travers ce parcours, le général Iras- torza a appréhendé le cœur du métier militaire : l’opérationnel. Selon lui, la priorité doit être accordée à la forma-

tion : « Les écoles ne sont pas un sim- ple point de passage ; les soldats ne doivent pas oublier les fondamentaux qu’ils y ont acquis. » L’instruction sur le

tir de combat (IST-C) est également une étape prépondérante pour le général

Irastorza: « le tir est la finalité de notre métier, notre armée représente l’em- ploi de la force légale. » Cet aspect doit

donc être suivi de très près, d’autant plus que nos soldats sont de plus en plus souvent engagés dans des conflits où la population est imbriquée dans le dispositif militaire. La préparation des soldats est donc un axe indispensable pour le nouveau chef d’état-major de

l’armée de Terre: « Il faut savoir concen- trer nos efforts pour faire en sorte que le temps et les moyens qui sont pré- cieux soient consacrés à l’essentiel : la préparation opérationnelle de nos com- battants. Il ne faut pas se tromper d’ob- jectif. L’important, ce n’est pas l’origine de départ de nos soldats mais ce qu’on en fait à travers la formation et la pré- paration. »

LTN Aurélie CARRIERE

Photos : ADJ Jean-Raphaël DRAHI,

CCH Jean-Baptiste TABONE

TIM n° 197 - Septembre 2008

13

Focus

Changements

au sommet

Comme chaque année, l’été est la période des mutations et les généraux commandant les principaux organismes de l’armée de Terre n’échappent pas à la règle. Dès septembre, sept commandeurs prendront leurs nouvelles fonctions de grands subordonnés auprès du chef d’état-major de l’armée de Terre.

auprès du chef d’état-major de l’armée de Terre. Chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT)

Chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT)

Général d’armée Elrick Irastorza

Prise de fonctions : 2 juillet 2008 (succède au GA Bruno Cuche)

Arme/spécialité : Troupes de marine/infanterie

Biographie (extraits)

- Chef de corps du 8 e Régiment de parachutistes d’infanterie de marine de 1991 à 1993.

- Chef du bureau « état-major » à la Direction du personnel militaire de l’armée de Terre de 1996 à 1998.

- Commandant de l’École d’application de l’infanterie de 2002 à 2004.

- Adjoint au général commandant la force d’action terrestre à Lille de 2004 à 2005.

- Commandant de l’opération LICORNE en République de Côte d’Ivoire de 2005 à 2006.

- Major général de l’armée de Terre de 2006 à 2008.

Major général de l’armée de Terre (MGAT)

2006 à 2008. Major général de l’armée de Terre (MGAT) Général de corps d’armée François-Pierre Joly

Général de corps d’armée François-Pierre Joly

Prise de fonctions :

2 juillet 2008 (succède au GCA Elrick Irastorza)

Arme/spécialité : Génie

Biographie (extraits) :

- Chef de corps du 3 e Régiment de génie de 1994 à 1996.

- Chef du bureau « planification finances » à l’état-major de l’armée de Terre de 1999 à 2001.

- Général adjoint major au général commandant la région Terre nord-ouest de 2004 à 2006.

- Gouverneur militaire de Lyon, commandant de la région Terre sud-est, de 2006 à 2008.

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TIM n°197 - Septembre 2008

Inspecteur de l’armée de Terre (IAT)

- Septembre 2008 Inspecteur de l’armée de Terre (IAT) Général de corps d’armée Jean-Loup Moreau ■

Général de corps d’armée Jean-Loup Moreau

Prise de fonctions :

1 er août 2008 (succède au GCA Thierry Cambournac)

Arme/spécialité :

Troupes de marine/infanterie

Biographie (extraits) :

- Chef de corps du 4 e Régiment d’infanterie de marine de 1993 à 1995

- Chef de la cellule « terre » au cabinet du ministre de la Défense de 1998 à 2000

- Commandant de l’état-major de force n° 3 à Marseille de 2003 à 2005

- Commandant de la force logistique terrestre de 2005 à 2008

Directeur du personnel militaire de l’armée de Terre (DPMAT)

Général de division Philippe Renard Philippe Renard

Prise de fonctions :

1 er septembre 2008 (succède au GCA Alain Gilles)

Arme/spécialité : Troupes de

marine/arme blindée et cavalerie

Biographie (extraits) :

- Chef de corps du 1 er Régiment d’infanterie de marine de 1997 à 1999 (Bataillon français 7 en ex-Yougoslavie de 1998 à 1999)

- Chef du bureau « organisation effectifs » à l’EMAT de 2002 à 2005

- Sous-directeur « recrutement » à la Direction du personnel militaire de l’armée de Terre de 2005 à 2006

- Sous-chef d’état-major « ressources humaines » à l’état-major de l’armée de Terre de 2006 à 2008

Commandant de la région Terre nord-est

Général de corps d’armée Jean-Loup Chinouilh Jean-Loup Chinouilh

Prise de fonctions :

1 er septembre 2008 (succède au GCA Jean-Marie Faugère)

Arme/spécialité : Génie

Biographie (extraits) :

- Chef de corps du 6 e Régiment du génie de 1994 à 1997

- Chef d’état-major de l’inspection générale des armées de 1999 à 2001

- Gouverneur militaire de Strasbourg, commandant de la Brigade du génie de 2001 à 2003

- Général adjoint major au général gouverneur militaire de Paris de 2006 à 2008

Commandant de la force logistique terrestre

Commandant de la force logistique terrestre Général de division André Sellier ■ Prise de fonctions :

Général

de division

André Sellier

Prise de fonctions :

1 er août 2008 (succède au GCA Jean-Loup Moreau)

Arme/spécialité : Train

Biographie (extraits) :

- Chef de corps du 7 e Régiment de commandement et de soutien de 1995 à 1997

- Chef du bureau logistique à l’état-major de l’armée de Terre de 2001 à 2003

- Commandant de la Brigade logistique n° 2 de 2003 à 2005

- Chef d’état-major du général commandant la force logistique terrestre de 2005 à 2008

Commandant de la région Terre sud-ouest

de 2005 à 2008 Commandant de la région Terre sud-ouest Général de corps d’armée Bruno Clément-Bollée

Général de corps d’armée Bruno Clément-Bollée

Prise de fonctions :

1 er août 2008 (succède au GCA Gérard Frère)

Arme/spécialité : Troupes de

marine/arme blindée et cavalerie

Biographie (extraits) :

- Chef de corps du 5 e RIAOM à Djibouti de 1997 à 1999

- Adjoint au chef de l’état-major particulier du président de la République de 2002 à 2005

- Commandant supérieur des forces armées dans la zone Sud de l’océan indien de 2005 à 2007

- Chargé de mission à l’État-major des armées de 2007 à 2008

Sur les 14 commandeurs, six généraux restent dans leur fonction.

Commandant de la formation de l’armée de Terre

fonction. Commandant de la formation de l’armée de Terre Général de corps d’armée Pierre Garrigou Grandchamp

Général de corps d’armée Pierre Garrigou Grandchamp

Prise de fonctions :

A succédé au GA Michel Poulet

le 12 juillet 2006

Biographie (extraits) :

- Chef de corps du 5 e Régiment de chasseurs de 1992 à 1994

- Général commandant l’École d’application de l’arme blindée et cavalerie de Saumur de 2002 à 2005

- Adjoint au général commandant le CoFAT de 2005 à 2006

Commandant de la région terre Ile-de-France

de 2005 à 2006 Commandant de la région terre Ile-de-France Général de corps d’armée Bruno Dary

Général de corps d’armée Bruno Dary

Prise de fonctions :

A succédé au GCA Xavier de Zuchowicz

le 1 er août 2006

Biographie (extraits) :

- Chef de corps du 2 e Régiment étranger de parachutistes de 1994 à 1996

- Commandant de la 6 e Brigade légère

blindée de 2002 à 2004

- Commandant de la Légion étrangère de 2004 à 2006

- Inspecteur de la fonction « mêlée » de l’IAT de 2006 à 2007

Commandant de la force d’action terrestre

Général de corps d’armée Antoine Lecerf Antoine Lecerf

Prise de fonctions :

A succédé au GCA Jean-Louis Py

le 15 septembre 2007

Biographie (extraits) :

- Chef de corps du 2 e Régiment étranger d’infanterie de 1994 à 1996

- Commandant de l’état-major de force n° 4 de 2004 à 2006

- Commandant des forces françaises engagées dans l’opération LICORNE de 2006 à 2007

Commandant de la région terre Nord-Ouest

de 2006 à 2007 Commandant de la région terre Nord-Ouest Général de corps d’armée Louis Dubourdieu

Général de corps d’armée Louis Dubourdieu

Prise de fonctions :

A succédé au GCA Gérard Bezacier

le 1 er septembre 2007

Biographie (extraits) :

- Chef de corps du 19 e Régiment du génie de 1994 à 1996

- Sous-chef d’état-major

« organisation-ressources humaines » à l’état-major de l’armée de Terre de 2003 à 2006

- Inspecteur de la fonction

« personnel » à l’IAT de 2006 à 2007

Relève des commandeurs

Commandant de la région Terre sud-est

des commandeurs Commandant de la région Terre sud-est Général de corps d’armée Xavier Bout de Marnhac

Général de corps d’armée Xavier Bout de Marnhac

Prise de fonctions :

1 er septembre 2008 (succède au GCA François-Pierre Joly)

Arme/spécialité :

Arme blindée et cavalerie

Biographie (extraits) :

- Chef de corps du 6 e -12 e Régiment de cuirassiers de 1996 à 1998

- Directeur de cabinet à la DGSE de 1999 à 2000, puis directeur des opérations de 2000 à 2004

- Commandant l’état-major de force n° 2 de Nantes de 2005 à 2007

- Commandant de la KFOR de 2007 à 2008

Directeur central du commissariat de l’armée de Terre

Commissaire général de division Gérard Deltour Gérard Deltour

Prise de fonctions :

A succédé au CGD Albert Bonnenfant

le 1 er août 2006

Biographie (extraits) :

- Chef de corps de l’École du commissariat de l’armée de Terre de Montpellier de 1996 à 1998

- Directeur adjoint puis chef de corps de la direction régionale du Commissariat de l’armée de Terre en région Terre Ile-de-France de 2001 à 2002

- Inspecteur de la fonction « Administration budget infra- structure » à l’IAT de 2004 à 2006

Directeur central du matériel de l’armée de Terre

2006 Directeur central du matériel de l’armée de Terre Général de division Jean-Tristan Verna ■ Prise

Général de division Jean-Tristan Verna

Prise de fonctions :

A

succédé au GD Michel Berthélémy

le

1 er août 2007

Biographie (extraits)

- Chef de corps du 2 e Régimentétranger d’infanterie de 1996 à 1998

- Chef d’état-major du commandement de la légion étrangère de 1998 à 1999

- Sous-chefd’état-major«études- planification-finances » de l’état-major de l’armée de Terre de 2004 à 2007

LTN Aurélie CARRIERE. Photos : DR

TIM n°197 - Septembre 2008

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En direct de…

Point de situation en Afghanistan :

le dispositif militaire français se renforce

Le 3 avril 2008, lors du sommet des chefs d'Etat de l'OTAN à Bucarest, le président de la République, Nicolas Sarkozy, annonce l'augmentation de la participation militaire française en Afghanistan. Réactive, l'armée de Terre choisit de renfor- cer trois commandements régionaux par l'envoi de militaires supplémentaires. Son objectif ? Participer de manière accrue à la pacification du pays pour asseoir les forces de sécurité afghanes. Ce déploiement supplémentaire s'accompagne de la dotation de nouveaux équipements, notamment dans le domaine de la protection du combattant.

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TIM n° 197 - Septembre 2008

Une rentrée chargée

Une rentrée chargée TIM n° 197 - Septembre 2008 17

TIM n° 197 - Septembre 2008

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En direct de…

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TIM n° 197 - Septembre 2008

Opération EUFOR Tchad-RCA

Des kilomètres de routes défoncées, des élongations à n’en plus finir, des infrastructures disparates, une eau rare, un climat hostile… Autant dire que la tâche n’est pas facile pour les soldats de l’opération EUFOR Tchad-RCA. Partis de rien, tous ont dû mettre la main à la pâte. Les débuts difficiles laissent aujourd’hui place à une force installée et opérationnelle. N’Djamena, la capitale tchadienne, et Abéché sont les deux pôles principaux des flux. Retour sur les origines de ce challenge logistique.

CNE Audrey LAISNÉ

Photos : ADC Olivier DUBOIS

Bâtisseurs

du désert

TIM n° 197 - Septembre 2008

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En direct de…

Un antonov russe vient d’arriver sur le tarmac de N’Djamena et le déchargement des conteneurs a déjà commencé. Le chargement sera ensuite acheminé par la route vers Abéché.

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TIM n° 197 - Septembre 2008

Remise des cartes d’embarquement. Il faut compter 380 kg de moins de capacité d’emport par degré supplémentaire.

Preuve du mélange des nations : les militaires irlandais embarquent à bord d’un Hercule hollandais,
Preuve du mélange des nations :
les militaires irlandais embarquent
à bord d’un Hercule hollandais,
avec des Suédois et des Italiens.

S ur l’aéroport international de N’Djamena, les logisticiens français s’affairent pour débarquer les conteneurs et le matériel d’un Antonov 124,

arrivé directement de France. Imaginez

le déploiement de plus de 3700 soldats

de 19 nationalités sur un théâtre où il n’y

a rien, ou quasiment rien. Au mois de

mars 2008, ce n’est pas moins de deux Antonov 124 – russes ou ukrainiens – qui sont arrivés chaque jour sur l’aéroport international de N’Djamena. Il s’agissait alors d’installer sept camps sur tout le territoire tchadien. Le camp était déjà monté à Birao, au nord de la Centrafrique (transfert du soutien avec les Forces fran- çaises au Gabon). Aujourd’hui, le flux est de deux avions par semaine pour assurer

Le 1 er RTP est responsable de l’enregistrement des personnels et du fret de l’opération
Le 1 er RTP est responsable de
l’enregistrement des personnels et
du fret de l’opération EUFOR et EPERVIER.

le ravitaillement de l’ensemble de la force.

A son arrivée en février 2008, la force a

bénéficié des moyens logistiques des Éléments français au Tchad (EFT) de l’opération EPERVIER. Des tonnes de matériel et les véhicules ont transité soit par avion soit par bateau, par le port de Douala au Cameroun. Sur les routes défoncées et dans la chaleur du Came- roun et du Tchad, les matériels ont souf- fert sur les 1 700 km séparant Douala de N’Djamena, puis sur les 800 km de N’Djamena à Abéché… Aujourd’hui, le déploiement est entré dans sa phase ter- minale : le transit au camp Europa sur N’Djamena, le camp des Étoiles sur Abé- ché, les camps des bataillons de For- chana, Goz Beida et Iriba et le détachement à Birao. L’organisation et

Opération EUFOR Tchad-RCA

le déploiement de la force ont été anti- cipés au maximum car la problémati- que, c’est le temps. Les camps devaient être terminés avant la saison des pluies car ensuite, l’acheminement des vivres et des matériels allait s’avérer plus compliqué. Le soutien de l’homme est essentiel. Les infrastructures horizon- tales ont été montées en priorité : les terrains, l’eau, les groupes électrogè- nes. Peu d’entreprises locales sont capables de fournir du matériel et les ressources sont rares dans ce pays. Les nations participantes viennent avec leurs propres équipements. Le FHQ 1 coordonne les besoins nouveaux et l’OHQ 2 a signé une convention avec l’Economat des armées pour les domai- nes de gestion de camp, des déchets et

pour les domai- nes de gestion de camp, des déchets et Jusqu’à présent, ce bataillon logis-
pour les domai- nes de gestion de camp, des déchets et Jusqu’à présent, ce bataillon logis-

Jusqu’à présent, ce bataillon logis- tique a peu d’équivalents en Europe.

de la restauration. Le chef d’état-major de l’opération en place au mois de mai, le colonel Dumont Saint-Priest, se mon-

tre satisfait : « L’entrée en premier est toujours très exigeante. Le déploiement des forces a été un véritable challenge. La French Touch a largement contribué à la résolution de problèmes complexes et les autres nations font appel à notre expérience. Jusqu’à présent, ce batail- lon logistique a peu d’équivalents en Europe. »

Le 1 er RTP à l’œuvre

Les moteurs de l’Hercule néerlandais se font entendre sur le tarmac de N’Djamena. Le chef d’escale du 1 er RTP, le lieutenant Hingant, distribue aux soldats de l’EUFOR un carton d’embarquement. Destination : Abé- ché puis Goz Beida pour les Irlandais. Aujourd’hui, les passagers sont de toutes les nationalités : Irlandais, Français, Italiens, Suédois, Néerlan- dais… L’anglais est de rigueur pour se faire comprendre de tous. Au loin, une nouvelle zone aéroportuaire a été créée pour pouvoir accueillir les nom- breux avions européens en transit. Sur le monte-charge, le poids homme-bagages est calculé. Les hommes du 1 er RTP font vite car plus l’heure tourne, plus la chaleur aug- mente et la capacité d’emport de l’avion diminue. Il faut compter 380 kg de moins par degré supplémentaire. Trois Irlandais ont déjà été débar- qués. On ne plaisante pas avec la sécurité ! A 6 h 15, l’Hercule s’apprête à décoller, avec des soldats de l’EU- FOR dégoulinant de sueur. Pour assurer le transport des 12 ton- nes de fret (théorique) par jour, le 1 er RTP a été renforcé de cinq person-

nes. « Nous travaillons pour tout le monde, et nos règles sont appliquées par tous. Des avions arrivent de par- tout pour une semaine ou plus »,

détaille le lieutenant Hingant. Ils réa- lisent environ six déchargements et quatre chargements par jour. La devise du 1 er RTP prend alors tout son

sens : « Partout et pour tous ! »

TIM n° 197 - Septembre 2008

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En direct de…

En cette fin de matinée, le thermomètre atteint déjà les 45 °C et rend difficile
En cette fin de matinée, le thermomètre atteint déjà les 45 °C
et rend difficile le travail des sapeurs français, qui ont aménagé
durant des semaines le camp d’Abéché.

Camp des Étoiles d’Abéché

« Lors de notre arrivée au mois d’avril 2008, il n’y avait que du sable, du soleil et du vent ! Nous sommes partis de rien… Aujourd’hui, le camp des Étoi- les accueille plus de 1 000 hommes de

l’EUFOR », témoigne le colonel Fleuret, commandant le bataillon logistique 3 . Pendant des mois, le camp a été en pleine ébullition, évoluant chaque jour.

« Notre mission est d’assurer le sou- tien vie du camp des Étoiles, des unités déployées dans l’est tchadien et en RCA et de participer au soutien de la MINUR-

CAT 4 . » Le camp s’étend sur une tren- taine d’hectares; six à huit hectares sont en développement. Il est long de plus de 1,2 km et large de 250 m. « Cest une

aventure. Nous sommes à plus de 2 000 km de toute façade maritime. Il n’y a pas de ressource locale à Abéché. Nous avons dû faire livrer 6 000 tonnes de ciment du Portugal. »

Entre le bataillon logistique et les conte-

22

TIM n° 197 - Septembre 2008

neurs, une compagnie belge a réalisé le montage des tentes climatisées pour le FHQ… Ce n’est pas le cas des soldats du bataillon logistique qui sont en ten- tes modulaires, sans climatisation, depuis leur arrivée. La chaleur sur le site est usante pour les organismes.

La chaleur sur le site est usante pour les organismes. C’est une aventure. Nous sommes à
La chaleur sur le site est usante pour les organismes. C’est une aventure. Nous sommes à

C’est une aventure. Nous sommes à plus de 2 000 km de toute façade maritime.

« Le repos est obligatoire entre 12 heu- res et 16 heures, la température attei- gnant les +50 °C. Autant dire que sous les tentes, la sieste est impossible. Le seul moyen de se rafraîchir un peu est de s’allonger en short avec un chèche

humide sur soi… », explique un soldat. L’eau est l’une des principales problé-

matiques de ce théâtre. Les puits de forage ne donnent pas tous satisfaction, notamment sur le camp d’Iriba, le plus au Nord. Les nappes phréatiques se vident rapidement, comme à Abéché où d’autres points de forage sont recher- chés. L’eau est ainsi restreinte à 50 litres par jour et par homme pour l’usage quotidien en eaux sanitaires (toilettes, lessive). Ce matin, des conteneurs arrivent de N’Djamena. L’adjudant-chef Juvenal du 50 e RT, chef de la manutention, veille au

grain. « Nous sommes en charge de leur arrivée pour ensuite les réachemi- ner sur les camps de l’EUFOR. Nous avons 36 TRM 10 000 et aussi des camions civils. Les conteneurs ne res- tent que 24 heures sur place ».

A 500 mètres du camp, en plein soleil, les sapeurs du bataillon 5 s’activent eux aussi sur un autre chantier, en vu d’ins- taller une antenne satellite. « Nous

avons des sapeurs un peu partout sur

Opération EUFOR Tchad-RCA

Chaque jour, c’est un flux incessant de conteneurs qui transitent par Abéché pour ensuite être
Chaque jour, c’est un flux incessant de conteneurs qui transitent par
Abéché pour ensuite être acheminés sur les camps de l’EUFOR.
Le tireur est en mesure de riposter en cas d’attaque, notamment à basse altitude, là
Le tireur est en mesure de riposter en cas d’attaque,
notamment à basse altitude, là ou le Puma est le plus vulnérable.

le théâtre car la tâche est importante »,

explique l’adjudant Pereira, de la sec-

tion travaux. « Nous avons déjà posé plus de 3 500 m 2 de matériaux. Un groupe du 25 e RGA est actuellement à Forchana pour les pistes et le soutien. »

Une course contre la montre s’engage. Les engins sont nettoyés quotidienne- ment car la poussière s’infiltre partout.

Boucle avant vers les bataillons de la force

Dès l’aurore, le camp est déjà en pleine effervescence. Les engins du génie apportent des tonnes de cailloux suite

à la pluie de la veille et à la tempête de sable, car le sol s’enfonce et les engins s’embourbent très facilement. Un peu plus loin, une colonne de véhicules du bataillon logistique se forme à la sortie du camp des Étoiles d’Abéché. Le lieutenant David Vaudandaine, chef du peloton carburant 6 , donne ses dernières consignes aux hom- mes avant le départ pour le camp de For- chana. Les circu- lateurs 7 ,

commandés par l’adjudant Chaussende, reconnaissent l’itinéraire, assurent la sécurité du convoi et la sûreté de sta- tionnement à l’arrêt des véhicules. Un élément de reconnaissance se posi- tionne 800 mètres en amont de la colonne. Avant le départ, l’adjudant Chaussende montre l’itinéraire sur la carte à ses chefs de patrouille. « La dif-

ficulté est que les cartes ne sont pas forcement actualisées. A nous de faire remonter les informations », explique- t-il. « Nous devons étudier les éventuels contournements, renforcer le disposi- tif. La rame doit être compacte, ne pas comporter trop d’élongations. »

Et c’est parti pour plus de 4 heures de route! Les P4 sont suivies des camions

citernes Scania. « Le peloton carburant approvisionne l’ensemble des batail- lons pour qu’ils puissent être autono- mes avant la saison des pluies. Lors du montage des camps, toutes les citer- nes ont été montées et équipées et nous avons multiplié les allers retours entre Abéché et les bataillons », commente

le brigadier-chef Belcharki Zanoune, du

503 e RT. « Les vibrations fragilisent les

camions citernes Scania, même si ceux- ci sont neufs et performants. La cha- leur crée des fissures et certaines pièces souffrent. » Par chance, les rou-

tes sur cet axe ne sont pas trop endom- magées. Les militaires ont déjà réalisé plusieurs convois sur Goz Beida en

10 heures de route, pour les ravitailler

en rations, en eau et en carburant. A la sortie d’Abéché, le paysage évolue, les habitations se font plus rares… Les enfants arrivent de nulle part, s’avan- çant parfois dangereusement près des camions. Les ouadis, rivières de sable pouvant atteindre plusieurs centaines de mètres de largeur, rendent la pro- gression plus difficile. Depuis juin, la saison des pluies est arrivée.

TIM n° 197 - Septembre 2008

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En direct de…

L’eau a investi les lieux, rendant la tra- versée pour les véhicules quasiment impossible.

Le BATALAT en appui

A Abéché, deux Gazelle Viviane et un Puma s’apprêtent à décoller pour se ren- dre dans la région de Forchana, appuyer une opération de sécurisation du batail-

lon. « Tous les moyens sont arrivés par bateaux du Cameroun le 13 avril », expli-

que le commandant Richou, comman- dant le BATALAT sur place. « Notre zone

d’opérations s’étend sur un périmètre de 200 sur 300 km, de la frontière du Sou- dan jusqu’à la RCA. Nous avons une mis-

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TIM n° 197 - Septembre 2008

Les Puma du BATALAT de l’opération EUFOR multiplient les missions d’appui à la mobilité en embarquant des groupes QRF.

sion de réaction rapide. Nous sommes capables, en cas d’urgence, d’intervenir

rapidement. » C’est une manœuvre logis- tique importante pour les hélicos. Cet été, le BATALAT a été renforcé par 3 MI-8 polonais mais aussi deux Gazelle supplé- mentaires. La dispersion du déploiement de l’EUFOR sur des distances importan- tes et l’inadéquation du réseau routier, tout particulièrement durant la saison des pluies, rendent nécessaire l’utilisa- tion de moyens aériens très importants en ce qui concerne à la fois la mobilité tactique et la capacité de transport. L’hé- licoptère remplit sur le théâtre un cer- tain nombre de missions essentielles :

apport et développement d’un service de transport aérien complet et durable, éva- cuation sanitaire et capacité armée sont absolument cruciaux pour l’accomplis- sement de la mission. Arrivé en l’espace d’une heure sur Forchana, l’équipage des deux Gazelle Viviane réalise déjà des mis- sions de reconnaissance et d’appui feu au profit des pelotons sur le terrain. Le Puma réalise des missions d’appui à la mobilité en embarquant des groupes QRF qui sont positionnés en renfort le plus rapidement possible dans une région dif- ficile d’accès par la route. Les 40 heures de vol par machine sont déjà largement dépassées.

1. Force Headquarter. 2. Operational Headquarter. 3. C’est aussi le chef de corps du 503
1.
1.

Force Headquarter.

2. Operational Headquarter.

3. C’est aussi le chef de corps du 503 e RT. Les personnels du BATLOG, en mai 2008, sont issus pour la plupart du 503 e RT, du 121 e RT, du 601 e RCR, du 4 e GLCAT, des 2 e et 5 e RG.

4. Mission des Nations unies en Répu- blique centrafricaine et au Tchad.

5. Issus, en mai 2008, du 2 e et 5 e RG, du 6 e Régiment du génie et du 25 e Régi- ment du génie de l’air.

6. Du 503 e et 121 e RT.

7. Issus du 601 e Régiment de circulation routière.

Opération EUFOR Tchad-RCA

de circulation routière. Opération EUFOR Tchad-RCA Notre zone d’opérations s’étend sur un périmètre de
de circulation routière. Opération EUFOR Tchad-RCA Notre zone d’opérations s’étend sur un périmètre de

Notre zone d’opérations s’étend sur un périmètre de 200 sur 300 km, de la frontière du Soudan jusqu’à la RCA. Nous avons une mission de réaction rapide. Nous sommes capables, en cas d’urgence, d’intervenir rapidement.

1
1

D’après “Défi logistique pour l’EUFOR”, Cynthia Glock, Armées d’aujourd’hui 330, mai 2008.

Et aujourd’hui ?

Alors que la première tente a été mon-

tée le 22 avril 2008, le camp des Étoiles ressemble aujourd’hui à un gros bourg. Le FHQ a rejoint ce cantonnement début juin, imité par les forces spéciales et

autres troupes stationnées pendant un certain temps sur le camp provisoire de

l’Office national de développement rural (ONDR), situé en ville. Après avoir terminé son installation et

effectué un grand nombre de missions pendant les trois premiers mois, le bataillon logistique s’apprête à affronter

la saison des pluies dont les prémices ont déjà retardé quelques convois, les ouadis s’avérant, comme prévu, être de redoutables voire dangereux obstacles. Début septembre, le BATLOG a terminé le premier mandat et le 503 e RT, corps support, a été remplacé par le 516 e RT de Toul. Le FHQ, depuis fin juillet, est principalement armé par l’EMF3 de Marseille, alors que la 27 e BIM (7 e BCA, 93 e RAM et 4 e RCh) a remplacé les RICM et 2 e RIMa à Forchana ; où se trouve le Bataillon multinational/centre.

TIM n° 197 - Septembre 2008

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✁ Terre info Organe de liaison des ressources humaines fondé en 1973 par le Général d’armée

Terreinfo

Organe de liaison des ressources humaines fondé en 1973 par le Général d’armée de Boissieu

sommaire - Septembre 2008

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Compte rendu de la 37 e session du CFM e session du CFM

La Cellule d’intervention et de soutien psychologique de l’armée de Terre (CISPAT)
psychologique de l’armée de Terre (CISPAT)La Cellule d’intervention et de soutien

La CISPAT (suite)psychologique de l’armée de Terre (CISPAT) • • La future Inspection de l’armée de Terre •

La future Inspection de l’armée de Terrede l’armée de Terre (CISPAT) • La CISPAT (suite) • • La 37 e session du

(suite) • La future Inspection de l’armée de Terre • La 37 e session du CFMT

La 37 e session du CFMT

Les membres du Conseil de la fonction militaire de l’armée de Terre (CFMT) se sont réunis entre le 19 et le 23 mai à l’occasion de la 37 e session dans les Landes.

Le Conseil a été amené à donner un avis sur neuf projets (ou modificatifs) de texte :

Textes relatifs à la reconversion :

Loi modifiant le code de la Défense, le code des pensions civiles et militaires et relatif à la reconversion des militaires ; Décret pris pour l’application de la loi modifiant le code de la Défense, le code des pensions civiles et militaires et rela- tif à la reconversion des militaires ;

Textes relatifs aux statuts particuliers des militaires :militaires et rela- tif à la reconversion des militaires ; • Décret portant statut particulier du

Décret portant statut particulier du corps des ingénieurs militaires d’infra- structure de Défense ; Décret modifiant le décret n° 79-1 135 du 27 décembre 1979 portant statut par- ticulier des corps militaires des ingé- nieurs des études et techniques ;

Textes relatifs aux primes et indemnités :

Décret fixant les conditions d’attribution de la prime spécifique d’installation en métropole allouée aux personnels mili- taires précédemment domiciliés dans les départements d’outre-mer de Martinique, de Guadeloupe, de Guyane, de La Réunion, et des collectivités de Saint-Martin, Saint- Barthélemy et Mayotte ; Décret fixant les conditions d’attribution de l’indemnité spécifique d’installation outre-mer allouée aux personnels mili- taires ; Décret fixant les conditions et les moda- lités de règlement des frais occasionnés par les déplacements temporaires du per- sonnel militaire et l’arrêté fixant les ba- rèmes et les modalités d’indemnisation ;

Textes d’application d’une disposition statutaire de portée générale :

Instruction relative au cumul d’activi- tés des militaires ;

Le 6 mai, à Paris, les membres du Conseil, ainsi que les chefs de Bureau Condition de Personnel (BCP) des régions Terre (RT) s’étaient familiarisés avec cet ordre du jour avec le concours des officiers de l’EMAT. En outre, ils avaient recueilli entre le 12 et le 16 mai, à l’occasion des réunions ré- gionales, les remarques et les propositions d’une représentation du personnel des RT.

Le 19 mai, le major général de l’armée de Terre, le GCA IRASTORZA 1 , a ouvert la ses- sion en évoquant les grandes lignes de la réforme et la manœuvre globale de l’armée de Terre, que sa mise en œuvre exigera.

Le général d’armée Bruno CUCHE, chef

d’état-major de l’armée de Terre de l’époque,

a conclu cette session en présidant la séan-

ce plénière le 23 mai, en présence des gé- néraux inspecteur général des armées – Terre, inspecteur de l’armée de Terre, di- recteur du personnel militaire de l’armée de Terre, directeur central du commissariat de l’armée de Terre, des différents chefs de bureaux de l’EMAT, ainsi que de nombreux représentants des 5 régions Terre.

Le Conseil a émis globalement un avis fa-

vorable sur la plupart des textes proposés.

Il a souhaité cependant que les remarques

propres à chaque texte soient prises en compte, notamment au sujet de la recon- version. Par ailleurs, tout en considérant que le projet de revalorisation des frais de déplacement constituait une avancée signi-

ficative, il a estimé indispensable d’instituer un processus permettant une indexation sur le coût de la vie de toute indemnité ver- sée à un militaire. Enfin il a réitéré sa de- mande d’un traitement égalitaire entre per- sonnel partenaire d’un pacte de solidarité (PACS) et personnel marié.

Cette session revêtait un caractère particu- lier à plus d’un titre. En effet elle clôturait un cycle de concertation de près de 4 ans consacré essentiellement à l’étude de la loi portant statut général des militaires et de ses décrets d’application. Elle marquait aus- si l’entrée dans un nouveau cycle, sur fond de mesures de restructuration, et débute- ra par une session 2 consacrée à l’évolution du dispositif de concertation nationale.

Alors que l’armée de Terre est fortement impliquée sur tous les théâtres d’opération (80 % des effectifs engagés), les membres du CFMT ont appelé l’attention du CEMAT et du ministre sur l’importance à accorder à la condition militaire à la veille de la mise en œuvre d’importantes restructurations.

S’exprimant sur les dossiers en cours, ils ont évoqué leur opposition à l’étalement dans le temps des mesures liées à l’adoption de la nouvelle grille indiciaire et les difficultés que générait l’application de la procédure récen- te de changement de résidence.

CFMT

la procédure récen- te de changement de résidence. CFMT 1. Nommée chef d’état-major de l’armée de

1. Nommée chef d’état-major de l’armée de Terre et général d’armée depuis le 2 juillet dernier. 2. La 38 e session du CFMT consacrée notamment à la rénovation du dispositif de concertation nationale aura lieu du 6 au 10 octobre 2008.

II
II

TTerreerreinfoinfo infoinfo

La Cellule d’intervention et de soutien psychologique de l’armée de Terre (CISPAT)

Après quatre années d’existen- ce, la CISPAT a su prouver à tous, par le biais de ses interventions, la nécessité d’une prise en compte psychologique lorsqu’un drame survient dans les unités. Une enquête de satisfaction menée de juin 2006 à février 2008 le confirme. Bilan d’une cellule pas comme les autres.

Au mois de septembre 2004, le CEMAT dé- cidait de la création de la cellule d’interven- tion et de soutien psychologique de l’armée de Terre 1 . Cette création était la suite logique de la politique de l’EMAT 2 sur le soutien psy- chologique des forces. Son mandat n’inter- vient que sur décision du commandement et s’inscrit dans une étroite collaboration avec le service de santé des armées. Aujourd’hui les quatre psychologues 3 du BCP-EH 4 qui œuvrent au sein de la sec- tion psychologie, arment à chaque inter- vention la CISPAT. Les psychologues sont soumis au secret professionnel. Les en- tretiens restent confidentiels. Leur inter- vention ne peut déboucher en aucun cas sur des décisions de gestion individuel- le ou d’aptitude médicale. La mission de la CISPAT consiste à assu- rer un soutien psychologique d’urgence après un événement particulièrement cho- quant survenant en garnison au cours de missions quotidiennes ou d’entraînement, mais également en opération extérieure, au cours de missions opérationnelles. Si son action vise à détecter une éventuelle bles- sure psychique, elle agit surtout dans la ré- duction du stress et permet à chacun de prendre le recul nécessaire pour une meilleure récupération psychologique. De plus, la cellule assure un soutien psychoso- cial de l’entourage professionnel et familial.

Des débuts délicats…

Si de septembre 2004 à mai 2008, la CIS- PAT est intervenue à 51 reprises (Fig 1) après des événements graves tant en métropole que dans les DOM-TOM ou en opération, ce chiffre reste toutefois à re- lativiser au regard des 270 événements graves comptabilisés durant cette même période…

Au cours de ces interventions, les offi- ciers de la CISPAT ont rencontré 1 164 personnes.

Il est évident que le recours à la CISPAT s’est heurté à des réticences culturelles

(faire appel au psychologue, même mi- litaire demeure encore difficile…), mais

le manque de demande provient en bon- ne partie d’une insuffisance de connais- sance de son action.

C’est pourquoi depuis 2006, les officiers de la CISPAT sont intervenus et intervien- nent régulièrement dans les écoles d’ap- plication, dans les régions et à l’occasion du stage de préparation des futurs chefs de corps, pour expliquer et sensibiliser le plus grand nombre à la plus value ap- portée par le recours à la CISPAT après un événement grave.

Retour d’expérience :

l’enquête de satisfaction 5

Afin de connaître les répercussions des in- terventions de la CISPAT, une enquête 6 de satisfaction a été menée de juin 2006 à février 2008 auprès des bénéficiaires des interventions ainsi que la hiérarchie.

Même si initialement pour une partie des bénéficiaires (275 répondants sur 355 en- vois. Hommes 85 % ; femmes 15 %), le recours à la CISPAT ne leur paraissait pas utile, les résultats obtenus montrent en revanche une forte adhésion au dispo- sitif à l’issue de l’intervention.

6% 17% 5% S UICI DE T IR /MUNITIONS E NTRAÎNEM ENT 10% TR AVAIL
6%
17%
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S
UICI DE
T
IR /MUNITIONS
E
NTRAÎNEM ENT
10%
TR AVAIL
AÉRI EN
R OUTE
5%
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3%
5%
TYPES D'ÉVÈNEMENTS QUI ONT SUSCITÉ
LE RECOURS À LA CISPAT

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1% 4 7% OFFICIERS 1 8% SOUS OFFICIERS EVAT CIVILS DÉFENSE 4% RÉPARTITION DES BÉNÉFICIAIRES
1%
4 7%
OFFICIERS
1 8%
SOUS OFFICIERS
EVAT
CIVILS DÉFENSE
4%
RÉPARTITION DES BÉNÉFICIAIRES

Cette satisfaction s’appuie tant sur les effets positifs ressentis, au niveau du mo- ral et de la réduction des tensions que sur les effets observés chez les cama- rades qui ont bénéficié de l’action de la CISPAT (tableau 1).

1.
1.

Circulaire 600/DEF/EMAT/ORH/CRH du

01/09/2004.

2. Directive 617/DEF/EMAT/ORH/CRH/DR du 15/07/2002 et lettre 525/DEF/EMAT/ ORH/DR du 05/07/2004.

3. Officiers des armes, psychologues diplômés des uni- versités et spécialisés dans l’intervention d’urgence.

4. Le bureau condition du personnel et environnement humain.

5. Disponible sur le site intraterre BCP-EH/SECTION PSYCHOLOGIE.

6. Un questionnaire était envoyé deux mois après intervention.

EFFETS POSITIFS SUR LES CAMARADES

RÉDUCTION DE LA TENSION

MEILLEUR MORAL

SUR LES CAMARADES RÉDUCTION DE LA TENSION MEILLEUR MORAL 0 20 40 60 80 100 TABLEAU

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100

TABLEAU 1 : EFFETS RESSENTIS AVEC L'INTERVENTION DE LA CISPAT

II II
II
II

Quand on demande qu’elle est la parti- cularité de l’action de la CISPAT, ils évo- quent qu’elle apporte une écoute com- plémentaire à l’entourage habituel et permet de mieux comprendre ce qui a été vécu individuellement et collective- ment (tableau 2).

Pour ce qui est de l’enquête auprès de la hiérarchie, (75 répondants sur 107 en- vois), les données obtenues indiquent que l’intervention de la CISPAT permet une meilleure poursuite de la mission, faci- lite la reprise des activités, grâce notam- ment à son effet sur le moral et les rela- tions interpersonnelles (Tableau 3).

En somme, pour les différents acteurs hiérarchiques qui interviennent dans la gestion d’un événement grave,

En somme, pour les différents acteurs hiérarchiques qui interviennent dans la gestion d’un événement grave, l’action de la CISPAT est utile et adaptée aux uni- tés de l’armée de Terre, elle est une aide pour le commandement suite à un évé- nement grave et par son action, renfor- ce la capacité opérationnelle (tableau 4).

Loin de se substituer à l’action des cadres de contact ou de les dédouaner de leur rôle central traditionnel, la pré- sence de la CISPAT renforce leurs initia- tives dans le seul but de maintenir au plus haut la capacité opérationnelle des forces, notamment par la préservation des effectifs.

En tant que réponse institutionnelle face aux conséquences psychologiques liées à notre métier, le commandement en ayant recours à la CISPAT montre son im- plication dans la prise en compte du fait

« psychologique ». Loin d’être un aveu

de faiblesse , le recours à la CISPAT per- met aux bénéficiaires de ressentir la

de faiblesse, le recours à la CISPAT per- met aux bénéficiaires de ressentir la so- lidarité de notre institution.

EMAT/BCP-EH

PENSE QUE LE SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE

APRÈS ÉVÈNEMENT GRAVE EST NÉCÉSSAIRE

DONNE DES INFORMATIONS UTILES

EST UNE ÉCOUTE COMPLÉMENTAIRE DE L'ENCADREMENT

EST UNE ÉCOUTE COMPLÉMENTAIRE DES CAMARADES

PERMET DE COMPRENDRE LES RÉACTIONS DES AUTRES

PERMET DE COMPRENDRE SES PROPRES RÉACTIONS

DES AUTRES PERMET DE COMPRENDRE SES PROPRES RÉACTIONS 50 55 60 65 70 75 80 85
DES AUTRES PERMET DE COMPRENDRE SES PROPRES RÉACTIONS 50 55 60 65 70 75 80 85
DES AUTRES PERMET DE COMPRENDRE SES PROPRES RÉACTIONS 50 55 60 65 70 75 80 85
DES AUTRES PERMET DE COMPRENDRE SES PROPRES RÉACTIONS 50 55 60 65 70 75 80 85
DES AUTRES PERMET DE COMPRENDRE SES PROPRES RÉACTIONS 50 55 60 65 70 75 80 85
DES AUTRES PERMET DE COMPRENDRE SES PROPRES RÉACTIONS 50 55 60 65 70 75 80 85
DES AUTRES PERMET DE COMPRENDRE SES PROPRES RÉACTIONS 50 55 60 65 70 75 80 85
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DES AUTRES PERMET DE COMPRENDRE SES PROPRES RÉACTIONS 50 55 60 65 70 75 80 85
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DES AUTRES PERMET DE COMPRENDRE SES PROPRES RÉACTIONS 50 55 60 65 70 75 80 85
DES AUTRES PERMET DE COMPRENDRE SES PROPRES RÉACTIONS 50 55 60 65 70 75 80 85
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TABL EAU 2 : B ÉNÉ FIC ES RE SSE NTIS PAR L' INT ERV ENT ION DE LA CISPAT

DANS LA POURSUITE DE LA MISSION

SUR LES RELATIONS INTERPERSONNELLES

POUR LA R EPR ISE DE S ACTIVIT ÉS

SUR LE MORAL

L LES POUR LA R EPR ISE DE S ACTIVIT ÉS SUR LE MORAL 50 55
L LES POUR LA R EPR ISE DE S ACTIVIT ÉS SUR LE MORAL 50 55
L LES POUR LA R EPR ISE DE S ACTIVIT ÉS SUR LE MORAL 50 55
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TABLEAU 3 : EFFETS RESSENTIS PAR LA HIÉRARCHIE APRÈS INTERVENTION

RENFORCE LA CAPOPS

ACTION ADAPTÉE AU CONTEXTE MILITAIRE

LA CISPAT EST UNE AIDE DANS LA GESTION

D'UN EVEN GRAVE

LA CISPAT EST UNE AIDE DANS LA GESTION D'UN EVEN GRAVE 50 55 60 65 70
LA CISPAT EST UNE AIDE DANS LA GESTION D'UN EVEN GRAVE 50 55 60 65 70
LA CISPAT EST UNE AIDE DANS LA GESTION D'UN EVEN GRAVE 50 55 60 65 70
LA CISPAT EST UNE AIDE DANS LA GESTION D'UN EVEN GRAVE 50 55 60 65 70
LA CISPAT EST UNE AIDE DANS LA GESTION D'UN EVEN GRAVE 50 55 60 65 70
LA CISPAT EST UNE AIDE DANS LA GESTION D'UN EVEN GRAVE 50 55 60 65 70
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TABLEAU 4 : SENTIMENT DE LA HIÉRARCHIE SUR CISPAT

Témoignages

 

Officier : « […] il est agréable de noter le souci de l’armée de Terre pour les traumatismes que peut engendrer notre métier et de constater qu’il y a une oreille attentive qui est prête à nous consacrer le temps nécessaire.

Sous-officier : « Suite à un accident en service, votre intervention a été très utile, et surtout très appréciée, nous permettant de nous sentir encore moins isolés dans notre tracas du moment. Il est très réconfortant de voir un organisme extérieur à notre environnement habituel, prendre en compte une part de nos soucis.[ ]»

EVAT : « Je trouve que vous avez bien fait d’avoir envoyé des psychologues sur le camp. Car tout le monde fait plus attention l’un à l’autre, on est plus soudé. Certes ça fait toujours mal de perdre un soldat, un frère d’arme, mais grâce à votre soutien, votre présence, cela nous a aidé à continuer notre mission et à se rapprocher encore plus. ]

[

»

EVAT : « [

]

l’intervention de la CISPAT venant de métropole, donne aussi une vision aux soldats, de ne pas être

mis de côté ou oublié par notre ministère. Des personnels se déplaçant de France pour eux, leur remontent

déjà un peu le moral. Merci…et encore merci pour votre soutien,…. »

II II II
II
II II

Terreinfo info

IAT 2008 : la performance au cœur du changement

Outil essentiel à la qualité du commandement, l’inspection de l’armée de Terre (IAT) soutient, dès cette année, la transformation de l’institution : elle réduit son format 1 , adapte ses missions et ses pratiques aux besoins exprimés par le CEMAT.

C

ontrôle, écoute et conseil” sont

au cœur de la mission d’inspec- tion qui profite à l’ensemble de l’armée de Terre et ceci à tous les niveaux : administration cen-

trale, régions, grands comman- dements, grandes unités, corps et orga- nismes inspectés. L’inspection régulière de toutes les unités est le gage d’une vi- sion globale. L’exploitation de tous les moyens de connaissance et d’analyse est requise : ressources du pilotage, proces- sus qualité, recherche de performance, etc. Chaque inspection est donc construi- te sur un ‘travail documentaire’ en amont (ressources humaines, matérielles et fi- nancières, préparation opérationnelle, maintenance…), après un contact appro- fondi sur site avec chaque organisme ins- pecté ; elle est enfin exploitée à tous les niveaux.

Ce qui ne change pas :

chacune des expertises présente au sein de l’armée de terre est suivie par un colo- nel spécialiste du domaine ; l’ IAT reste ain- si en prise avec les réalités du terrain.

Ce qui change :

la réduction du nombre de généraux ins- pecteurs (moins 25%) fait que chacun sera appelé à inspecter indifféremment tout type de régiment et d’organisme (la notion « de général inspecteur de fonc- tion » disparait au profit du « général inspecteur »).

Infos pratiques :

pour mieux connaître l’inspection

Retrouvez l’IAT sur Intraterre : pré- sentation, charte de fonctionnement, renseignements utiles aux inspec- tions, grilles d’évaluation de la pré- paration opérationnelle et de l’en- vironnement humain, etc.

Numéro d’appel unique pour les prises de RDV des entretiens individuels :

01

44 64 23 21

(ou 821 754 2321).

Numéro d’appel unique pour la cellule mixité (homme-femme) :

01

44 64 27 72

(ou 821 754 2772).

Un organigramme rénové au service de l’efficience opérationnelle

Inspecteur de l’armée de Terre - Conseiller PC État-major Collège des généraux inspecteurs - Conseiller
Inspecteur de l’armée de Terre
- Conseiller PC
État-major
Collège des généraux inspecteurs
- Conseiller réserve
- Cellule mixité
Collège des experts
Pôle opérationnel
Pôle organisation/CORAT
Pôle finances/MAF
Pôle ressources humaines
Équipes d’inspection

Mesurer la performance et conseiller

L’ IAT prend en compte, dès cette année, les objectifs de modernisation de l’Etat en matière de performance : il s’agit de mieux qualifier et quantifier l’adéquation des missions, des activités et des res- sources aux politiques générales du mi- nistère. Effort continu depuis dix ans, la mise en place d’outils de gestion adap- tés doit permettre d’améliorer l’analy- se de l’existant, la pertinence des projets et une vision toujours plus cohérente de l’armée de Terre, dans un cadre interar- mées. A cet effet, l’ IAT a engagé sur le cycle 2007-2008 des travaux importants qui mettent à la disposition du comman- dement des moyens nouveaux de contrô- le et d’efficience fondés sur une appré- ciation « résultat/coût ». Tant “sur

pièces” que “sur le terrain”, l’IAT conti- nue à s’attacher aux domaines essentiels que sont la préparation opérationnelle (programmation, exécution), la ressour- ce humaine (organisation et gestion), les moyens matériels (équipement, PEGP, infrastructure d’instruction et d’entraî- nement), l’utilisation des finances dispo- nibles. Cette capacité d’inspection s’ap- puie en particulier sur la Mission d’audit financier (MAF) et le Conseil en organi- sation de l’armée de terre (CORAT). L’IAT poursuivra par ailleurs ses mis- sions d’audits thématiques, à son initia- tive ou à la demande du CEMAT. Elle res- te enfin un organisme librement consultable par les responsables de tout niveau hiérarchique.

IAT

Entretiens individuels, mode d’emploi.

Lesentretiensindividuelsmenésparl’IATsontdésormaisdissociésdestravauxd’avancement.

Trois cas de figure sont possibles :

1) Tout militaire peut saisir les officiers généraux inspecteurs d’une question relati- ve à sa situation personnelle, aux conditions d’exécution du service ou à la vie en communauté (article 12, décret 2005). Ce droit de saisine mentionne également que les motifs de la demande d’audience n’ont pas à être fournis d’avance. Sans en avoir le titre, l’IAT joue ainsi un rôle de médiateur.

2) L’IAT répond à sa mission d’écoute individuelle de tous, soit lors des inspec- tions, soit dans ses locaux (Caserne de Reuilly), sur rendez-vous ou convo- cation. Ces entretiens ne se substituent pas à ceux de la DPMAT, respon- sable de la gestion individuelle et collective, ni à ceux du commandement dans ses prérogatives en matière d’emploi, d’orientation ou de participation au processus d’affectation.

3) Le général inspecteur de l’armée de Terre reçoit enfin, es fonction, les co- lonels de 7 ans de grade ou plus, ainsi que les hauts potentiels proposables.

1) Réduction des effectifs de 35% à l’horizon 2009 avec un palier intermédiaire 2008 fixé à moins 22%.reçoit enfin, es fonction, les co- lonels de 7 ans de grade ou plus, ainsi que

II VV
II VV

RETEX

28

RETEX 2 8 Evolutions et entraînement Vos comptes-rendus et expérimentations ne sont pas inutiles. Réalisée en

Evolutions et entraînement

Vos comptes-rendus et expérimentations ne sont pas inutiles. Réalisée en partenariat avec le Centre de doctrine d’emploi des forces (CDEF), cette page en témoigne.

THEATRES

Les Sagaie, fer de lance de l’EUFOR Tchad-RCA

THEATRES Les Sagaie, fer de lance de l’EUFOR Tchad-RCA des Balkans et de RCI ont poussé

des Balkans et de RCI ont poussé le commissariat à adapter notre GPB notamment à l’autoprotection face à des foules hostiles. Il disposera dés- ormais de sangles d’extraction dorsale et latérale adaptées au port des gants de combat. En complément, prenant en compte les spécificités des actions de combat débarqué en Afghanistan, l’armée de Terre se dote d'un GPB de type CIRAS/EAGLE qui permet de conserver au combattant son agilité vitale et de lui fournir d’origine des emplacements pour holster, porte- chargeurs, trousse SAN, etc.

EXERCICES

Premier élément déployé de l’opéra- tion EUFOR Tchad-RCA, le RICM a armé la majeure partie du Bataillon multinational centre (BMN-C) de février à juin 2008. Sa mission consis- tait à contribuer à la protection des populations ainsi que du personnel de l’ONU et à faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire. Ne disposant que de sept pelotons de combat, le batail- lon a adopté d’emblée un dispositif très mobile pour montrer sa capacité à occuper le terrain. Par ailleurs, les ERC 90 "Sagaie" ont été engagés sys- tématiquement dans chaque mission, montrant ainsi la puissance de la Force. La quête du renseignement a été une préoccupation majeure du commandement. Elle a permis, au tra- vers des relations nouées avec les populations, d’acquérir une bonne connaissance de la zone d’action. Enfin, les conditions d’engagement ont été éprouvantes pour les marsouins. Seules leur bonne condition physique et la forte cohésion qui anime leurs unités ont permis de conduire la mis- sion à son terme dans un contexte sou- vent hostile.

ADAPTATION

Evolution du gilet pare-balles

En 2003 et 2004, les enseignements

TIM n°198 - Octobre 2008

Exercice AURIGE 11 e BP

Lors de l’exercice AURIGE 08 de la 11 e brigade parachutiste, la cellule “animation média” a fait prendre conscience aux joueurs que l’impor- tance de l’environnement médiatique pouvait favoriser ou compliquer une action militaire. En effet, le com- mandement doit savoir utiliser cette dimension pour accompagner, accentuer ou limiter les effets de la manœuvre militaire. Ainsi, si la Brigade a bien pris en compte l’importance de son OFF COM, il est apparu qu’il fallait œuvrer en termes d’effets à obtenir et savoir se donner le temps nécessaire à la mise en place d’une stratégie de communication.

ETRANGER

L'entraînement des soldats logisticiens américains

Avant leur déploiement en Irak ou en Afghanistan, les soldats logisticiens américains suivent un entrainement au combat très complet. Selon le prin- cipe que “tout soldat est un combat- tant”, un effort est systématiquement fait sur le service de l'arme individuelle et des armes de bord afin que ceux-ci acquièrent la confiance et la maîtrise

afin que ceux-ci acquièrent la confiance et la maîtrise nécessaires dans la perspective d'un éventuel

nécessaires dans la perspective d'un éventuel accrochage. L'accent est mis sur le réalisme des séances de tir avec des postures adaptées et des situa- tions tactiques multiples à l'instar de l'instruction sur le tir de combat (ISTC) français.

PUBLICATIONS

La Rébellion tchadienne de 2005 à aujourd’hui :

permanences et mutations

Depuis 2005, le Tchad est confronté à une importante rébellion armée engendrée à la fois par des facteurs politiques nationaux, des enjeux politi- ques régionaux et des intérêts pétro- liers. Les rebelles agissent d’autant plus aisément qu’ils bénéficient de la confu- sion générée par la crise du Darfour et du soutien de dirigeants étrangers.

Ce cahier de la recherche propose une analyse du contexte stratégique et tac- tique dans lequel se déroulent actuel- lement les opérations française ÉPERVIER, ou européenne EUFOR. Etude à paraître courant dernier trimestre 2008.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site Intraterre du CDEF :

www.cdef.terre.defense.gouv.fr

de Puybusque,

mai 2008 au général

Extraits d’un point de situation adressé le 20

commandant la 7 e Brigade blindée, par le LCL Ivan Martin, chef du Bureau

et chef de détachement

Régiment dinfanterie

opérations instruction du 35

e

sur le théâtre, dont

après un mois et demi de présence

OMLT 3 / Kandak 3,

l’essentiel passé dans la province de Kapisa.

guerre ») ne sera pas joué le jour J, où tout se fait dans linstant,le plus souvent sous forme réflexe (cela commence par le port du casque et de sa mentonnière). Il me semble que la jeune généra-

garantie de survie, cest pourquoi nous nhési- tons pas à en abuser.

a promiscuité, la vie en petites équi- pes, les tensions créées par un envi-

Cette mission est une tueuse des certitudes qui nous structurent tous depuis notre formation

à

soulignent

hostile

ronnement

les qua-

l’excès les traits de caractère,

de lancien)

fumeu- tion (sans tomber dans le travers

constructions intellectuelles

initiale. Les

Dès

lités et les faiblesses de chacun.

souffre des mêmes maux que les enfants sur les

ses, la littérature militaire au langage parfois

est direct et peut

lors, limpact sur le collectif

bancs de l’Education nationale. Au rabâchage

abscond, si elles font sourire sur les bancs du

dans certains cas, certes limités, s’avérer diffi-

éclectique

austère a fait place une connaissance

Nous

sommes

CID, semblent ici criminelles.

chacun est ici mis en

cile à gérer. Le potentiel de

qui donne un vernis

mais très superficielle

prisonniers du schéma de la

encore trop souvent

jeunes

lumière de façon crue.Je pense à certains

drill, tou-

séduisant mais très peu résistant. Le

l’arrière et

ligne de front, du ixième échelon, de

sous-officiers à très fort potentiel,à des sous-offi-

jours et encore le drill, on en parle beaucoup,

sur le besoin plus ou

des notions afférentes

dont les limi- Il sagit de

ciers plus anciens ou à des officiers

contrôle

mais on le pratique peu. La fonction de

(en particulier

moins important en protection

été très vite identifiées.

maintiennent

tes ont

des chefs, que les contraintes

le distinguo

dans le domaine de la logistique),sur

quelques cas isolés mais limpact sur la dynami-

devrait être remise à

rivés à leurs bureaux,

l’arrière. de difficultés il

fallacieux entre les combattants et La leçon est que dans une période

que densemble est lourd. Cette mission appor-

et des

l’honneur, la qualité des Powerpoint©

est

nombreux enseignements et il

termes de fonda-

tera à tous de

fiches dût-elle en souffrir. En

faut rogner sur tout, sauf sur les fondamentaux

de mon devoir de faire en sorte que chacun

mentaux, lintransigeance devrait être la règle. »

du combat : le tir, le combat et l’aguerrissement

certitu-

revienne avec plus de convictions que de

physique. Pour le chef, au niveau le plus bas pos-

est ici un exercice per-

1

action review

des.L’after

l’utilisation des

sible, le travail interarmes et

s’y

manent et très utile. Il est vrai que le Gaulois

appuis devraient être une réalité quotidienne.

enclin à prendre en

soumet en rechignant, peu

à l’entraînement (sous

Tout ce qui n’est pas joué

qu’il considère comme

compte des remarques

prétexte justement que ce nest pas la « vraie

il est une

des attaques ad hominem. Pourtant,

TÉMOIGNAGE
TÉMOIGNAGE
DR©o:Phot
DR©o:Phot
1. Analyse après action.
1. Analyse après action.

APPEL A TEMOIGNAGES !

expériences

textes partager

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opérationnelles

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sirpat-comecrite@emat.terre.defense.gouv.fr

TIM n°198 - Octobre 2008

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Vie des unités

Le Tigre en vol.

Au service de l’Europe de la Défense

2008 marque le cinquième anniversaire de la création de l’Ecole franco- allemande Tigre au Cannet-des-Maures (Var). L’occasion de faire un point de situation sur le fonctionnement de cette école unique et sur la formation des équipages de cet hélicoptère de combat.

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30

TIM n°197 - Septembre 2008

TIM n°197 - Septembre 2008

A moment où la France prend

présidence de l’Union euro-

u

la

péenne pour six mois, l’école de formation des équipages français et allemands Tigre

fête ses cinq ans. Cette phase a vu la for- mation des équipages se concrétiser. En effet, que de chemin parcouru depuis l’an-

nonce de la création de ce programme d’armement, la réception des premiers appareils à l’école et le début des stages de formation (cf. points de repère)! Pour réaliser sa mission de formation des équipages Tigre, l’école a d’abord dû for- mer des instructeurs aptes dans tous les domaines de vol et développer des outils pédagogiques modernes pour les deux nations. Une tâche ardue, d’autant plus que les formations ne sont pas commu- nes, les systèmes d’armes des Tigre HAP 1

et KHS 2 étant différents. « Chaque déci-

sion est discutée puis harmonisée afin de satisfaire aux exigences nationales »,

indique le lieutenant-colonel Christian Fanchini, commandant en second et chef de corps des éléments français. Finan- cée à parité par la France et l’Allemagne, l’école partage tous les moyens d’instruc- tion, notamment les simulateurs, afin de garantir la réalisation du calendrier des actions de formation programmées par chaque nation. À ce jour, le ratio équipage/appareil livré au 5 e RHC se situe à 1/1 3 . L’EFA, toujours en phase de montée en puis- sance, a pour mission de former annuellement 5 à 7 équipages opéra- tionnels, tout en poursuivant la forma- tion interne de nouveaux instructeurs afin de donner le plus rapidement pos-

L’École franco-allemande Tigre

sible sa pleine capacité de formation à l’école. C’est la tâche dévolue aux 14 instructeurs français et aux 10 ins- tructeurs allemands, qui peuvent compter sur une flotte Tigre compo- sée de 8 HAP et de 5 KHS 4 .

Une école bilatérale au quotidien

Outre la formation des équipages Tigre, l’EFA a également pour mission de consti- tuer un laboratoire d’intégration de l’Europe de la Défense. La binationalité se vit en effet au quotidien et les procé- dures de fonctionnement développées conjointement tiennent compte des particularismes des deux cultures. Le colonel Horstmar Bussiek, commandant

l’école, confirme: « Les langues de tra- vail sont le français et l’allemand et les ordres sont écrits dans les deux langues; l’anglais est utilisé seulement pour la partie aéronautique. » Ainsi, à l’état-major,

le personnel au sein des bureaux n’est pas simplement co-localisé mais unique dans ses fonctions, quelle que soit la nationalité. Enfin, la réussite de l’EFA dépend égale- ment de sa capacité à intégrer les familles allemandes dans le tissu local. Les 133 militaires et civils allemands de l’école vivent à l’année dans les commu- nes avoisinantes, avec leurs familles qui, pour la plupart, ne parlent pas français.

« Notre succès repose sur notre solida- rité qui s’exprime par la qualité de nos rapports humains et notre esprit de corps. Je crois que nous sommes sur la bonne

voie », explique le colonel Bussiek. Les activités de cohésion – activités de Noël, Saint-Martin, fête de la bière…, – dévelop- pent notre connaissance mutuelle et

nous permettent « d’appréhender et de comprendre les deux cultures dont les différences font notre force et optimisent le fonctionnement de notre école », com-

plète le lieutenant-colonel Fanchini.

De plus, afin de faciliter l’intégration des familles allemandes, un observatoire de l’EFA, coprésidé par le général comman- dant l’EAALAT et le sous-préfet de Draguignan, a été créé afin de mieux coor- donner l’action des administrations de l’État et des municipalités concernées par

de l’État et des municipalités concernées par Les différences font notre force et optimisent le
de l’État et des municipalités concernées par Les différences font notre force et optimisent le

Les différences font notre force et optimisent le fonctionnement de notre école.

LLiieeuutteennaanntt--ccoolloonneell FFaanncchhiinnii

ce dossier. Cet observatoire a par exem- ple permis la mise en place d’un profes- seur des écoles allemand dans une école primaire française. Sollicitée par l’Australie et l’Espagne, l’EFA Tigre est et restera une école binationale dans son fonctionnement. Néanmoins, l’étendue de son potentiel, notamment dans le domaine de la simulation, donne à l’EFA les capacités qui lui permettront de devenir le pôle d’excellence multina- tional pour la formation des équipages de la communauté Tigre.

CNE Marie-Noëlle COLLI, officier communication de l’EFA

Photos : Air Photographique/Rémy MICHELIN

Hélicoptère appui-protection.de l’EFA Photos : Air Photographique/Rémy MICHELIN 2. Hélicoptère anti-char. 3. L’EFA a formé 10 pilotes

2. Hélicoptère anti-char.

3. L’EFA a formé 10 pilotes place avant et

arrière, 5 pilotes uniquement en place avant;

5 autres pilotes doivent être qualifiés place

avant et arrière pour la fin de l’été 2008 pour

5 appareils livrés au 5 e RHC.

4. L’école comptera à terme une vingtaine d’hélicoptères, 8 HAP et 12 KHS.

5. Français: 32/111/5/26 soit 169 personnels;

Allemands:46/69/12juinsoit133personnels.

L’EFA Tigre

Créée le 1 er juillet 2003, l’Ecole franco- allemande (EFA) a pour mission de former les équipages allemands et français sur le système d’armes Tigre, de définir des concepts de formation communs, d’utiliser de manière partagée les moyens mis à sa disposition, d’harmoniser les conditions d’exécution des stages et les conditions de vie. Première unité utilisatrice du Tigre, l’EFA sert de banc de test aux Aviations légères de l’armée de Terre (ALAT) des deux nations pour la mise en œuvre et

l’emploi de ce système d’armes de nouvelle génération. Modèle d’école unique au service de l’Europe de la Défense avec ses 307 personnels 5 , l’EFA s’articule autour d’un état-major, d’une division formation et d’une division soutien dont les commandements alternent tous les trois ans, conformément à l’arrangement administratif cosigné par les ministres de la Défense des deux nations.

Points de repères 1984 : La France et l’Allemagne signent un accord sur le développement
Points de repères
1984
: La France et l’Allemagne signent un
accord sur le développement et la production
en commun de l’hélicoptère Tigre.
1997
: Annonce officielle de la construction
du centre de formation des équipages Tigre
“EFA” au Cannet-des-Maures.
1998
: Décision de créer une école commune
de formation du personnel technico-logistique
Tigre à Faßberg en Allemagne (sommet de
Postdam).
2001
: Le 17 décembre, pose de la première
pierre.
2003
: Le 1 er juillet, cérémonie d’ouverture
de l’EFA. Première prise de commandement
française par le colonel Alain Salendre.
2005
: Mars: arrivée du premier Tigre HAP.
Avril: arrivée du premier Tigre KHS.
Le 19 avril, visite du président de la
République française.
2006
: Le 5 janvier, le premier stage pilote
français débute. Le 3 mai, l’EFA accueille les
deux premiers Tigre HAP espagnols et leurs
pilotes qui seront formés par Eurocopter.
Le 22 juin 2006, première passation de
commandement et prise de commandement
allemande par le colonel Horstmar Bussiek
2007
: Les stages pilote et chef de
bord (français) montent en puissance. Les
premiers équipages des forces rejoignent
le 5 e RHC pour débuter l’expérimentation
tactique du Tigre.
De septembre à décembre, l’EFA accueille
deux pilotes stagiaires australiens pour
une formation place avant et place arrière
sur Tigre HAP.
2008
: Le 2 juin, l’EFA accueille quatre
pilotes Tigre espagnols pour un stage
complémentaire de formation tactique
sur Tigre HAP.

TIM n°197- Septembre 2008

31

Vie des unités

Un accent méditéranéen

Avec 4 000 soldats, 65 avions et une trentaine d’hélicoptères, le traditionnel défilé de la fête nationale s’est emparé des Champs-Elysées le 14 juillet dernier. Sous un soleil estival, le président de la République, entouré d’un parterre sans précédent de dirigeants étrangers venus lancer l’Union pour la Méditerranée, a assisté à une représentation hors norme, avec en invité d’honneur les Casques bleus de l’Organi- sation des Nations unies.

32

32

TIM n°197 - Septembre 2008

LTN Aurélie CARRIERE

Photos : ADJ Jean-Raphaël DRAHI, ADJ Gilles GESQUIERE

Reconnaissables à leur burnous, les Spahis de Valence ont fêté cette année le 90 e anniversaire de la bataille d’Uskub en Macédoine, où ils s’étaient illustrés en s’emparant de la ville par une charge à cheval. Depuis le mois de juin dernier, le 1 er Régiment de Spahis est à nouveau présent dans les Balkans, au Kosovo, où les soldats mettent leurs compétences et leur savoir-faire au service de l’opération TRIDENT.

En attendant

sur les le Champs-Elysées

à signal

du départ,

défiler

certains

immortalisent

nous

regarder

l’événement.

est

une opportunité

la télévision,

affirme le maréchal

unique. Pour

« On la

plupart

souvent

mais

des qui

aussi

des logis

aux anciens qui ont descendu l’avenue avant nous »,

militaires,

« je vais mappliquer

Amandine Martorell, du 511

pense

à ceux

et donner le

vont

e

Régiment du train,

meilleur de moi-même. »

: il est de encore les troupes Jour sont déjà mais l’heure des dernières sur
: il est de encore
les troupes
Jour
sont déjà
mais l’heure
des dernières
sur
la
J place
l’Etoile.
tôt C’est
les chars.
vérificationssur
A 10h30, comédien Kad Merad lit des extraits du préambule la Déclaration universelle des de
A
10h30,
comédien
Kad
Merad
lit
des
extraits
du
préambule
la
Déclaration
universelle
des
de droits
de
l’homme
et
citoyen.
Puis,
le
défilé
de débute le
avec
passage
de
la
patrouille
de du
France,
suivie
des
avions
l’armée
de le
l’Air.

14 juillet

Pour la première fois, le défilé des troupes à pied est ouvert par un détachement de soldats français de la FINUL et des Casques bleus présents en Méditerranée. Le sergent Vincent Pasquier, du 42 e Régiment de transmissions, est revenu de Naqoura au sud-Liban pour l’occasion : « On est complètement plongé dans l’international. C’est très glorifiant pour nous de défiler sous le béret bleu de l’ONU. Nous avons appris aux étrangers notre méthode de défiler. Ça créé des liens ; quand on rentrera au Liban, nous aurons une expérience commune. »

Comme le veut la tradition, le président de la République, Nicolas Sarkozy, passe les troupes en revue puis descend les Champs-Elysées à bord d’un command-car accompagné par le chef d’état-major des armées, Jean-Louis Georgelin, avant de rejoindre la tribune officielle.

TIM n°197 - Septembre 2008

33

Changement de rythme les pionniers du

avec

étranger

Régiment

1 er

pas

80

Avec

à ments, d’Aubagne.

120

contre

la créée minute dangers.

la

régi-

autres

les

pour

légionnaires

les

des

calme

le

affichent

et

troupes

vieilles

face

faire

de

l’habitude

pion-

Les

défilé

aux

le

ouvrent

niers

Elle

a

Légion.

de

Louis

par

été

1831.

en

Philippe

501 -503

Leclerc du

des

sur les pavés

10 chars

combat roulent

un corps

dans

chars de

de feu

Champs-Elysées. « Âme

la puissance de

Leclerc est

représente, utilisée sur de nombreux

le char

»,

de fer

au Liban, où