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La Cyberdépendance

Finies les heures passées au téléphone en rentrant de cours : désormais, les échanges et les commentaires sur
la journée écoulée se font via Internet, quitte à passer plusieurs heures par jour rivé à son ordinateur. SMS, tchat,
déferlante des blogs : ces nouveaux modes de communication font l'unanimité chez les ados, à qui ils
permettent d'échanger à deux ou en bande, de se réunir virtuellement après les cours ou le week-end.

Dans tous les cas, les adolescents s'approprient des codes et un langage ludique : une écriture condensée,
phonétique, sorte de dérivé de la sténographie, que leurs parents ont souvent du mal à déchiffrer. Ces nouveaux
moyens de communication, amenés à se développer, induisent un nouveau mode de vie.
Comme les SMS, le tchat permet un échange instantané. Les jeunes y expriment plus librement leurs pulsions et
leurs désirs.

Les blogs, eux, connaissent un engouement exponentiel chez les jeunes, comme en témoigne le million et demi
d'adeptes en France. Accessible à tous, ce moyen d'expression permet de se mettre en scène, souvent à renfort
de photos et de textes. Cette démarche relève d'un exhibitionnisme sain : le blog permet de publier ses idées,
son actualité en temps réel sur Internet et de recevoir instantanément les commentaires de ses lecteurs. Comme
le passage à la télévision, c'est une façon d'exister à travers le regard des autres.

Mais que cache cette communication virtuelle ? Des difficultés à se parler en face ? Une réponse à
l'individualisme qui se développe ? Ne risque-t-elle pas d'isoler, de couper du réel ? Quant à la préoccupation
économique initiale des SMS - faire le plus court possible -, ne risque-t-elle pas de se répercuter sur
l'orthographe, d'appauvrir la langue française ?

Bien plus grave, les conséquences en termes de cybercriminalité. Alors que le virtuel a pris une place croissante
dans la vie quotidienne, à l'école comme à la maison, son utilisation n'est pas sans dangers potentiels. Tenir un
blog, c'est respecter certaines règles et prendre certaines précautions, comme ne pas y mentionner son adresse
ni son numéro de téléphone.
Quant au tchat, se pose la question de savoir avec qui on échange. Ouvert aux inconnus, il constitue une sorte
de bal masqué, d'où la nécessité d'être vigilant vis-à-vis des cybers prédateurs...

Cas d’école – Avril 2005