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Dermatologie

au chien
É. Guaguère 1 Th. Hubert
A. Mu ller 1 P. Prélaud

l'rHacc dl." D.-N. Carlolli

m MASSON
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(art. L. 122-4, L. 122-5 et L. 335-2 du Code de la propriété intellectuelle).

© MASSON-AFVAC, Paris, 2004


ISBN: 2-294-01464-2

Masson S.A.S. - 21, rue Camille-Desmoulins, 92789 Issy-les-Moulineaux Cedex 9


Préface

« 1/ n'existe pas une catégorie de sciences auxquelles on puisse donner le nom


de sciences appliquées. 1/ y a la science et les applications de la science, liées
entre elles comme le fruit à l'arbre qui l'a porté ».
Louis Pasteur

La dermatologie vétérinaire passionne, intéresse ou rebute.


Certains confrères, en effet, sont de véritables dépendants (addicts) et
voient dans la discipline une raison majeure d'exercer l'art vétérinaire.
D'autres, par goût comme par nécessité, s'y intéressent: èn travaillant un
peu, en suivant des congrès, des cours et en lisant suffisamment, la prati-
que devient agréable et gratifiante. Enfin, il y a les réfractaires, ceux que
l'idée de la maladie externe rebute et qui fuient la salle d'attente quand le
rendez-vous s'annonce « maladie de peau» ou qui, pire, ne veulent con-
naître que le traitement simple et « symptomatique» (bien souvent un
produit injectable retard de couleur blanche à propriétés anti-inflammatoi-
res marquées ... ). ,
Ce merveilleux ouvrage d'auto-évaluation va intéresser à la fois ' les derma-
tomanes, les dermatophiles et les dermatophobes.
Chaque cas clinique est présenté de manière judicieuse : anamnèse et des-
cription clinique bien faites, les bonnes questions qu'il convient de se
poser, les réponses à celles-ci et un encadré de synthèse : l'essentiel de ce
qu'il faut savoir sur la dermatose identifiée.
Ce système va combler les dermatomanes : ils vont se mettre à l'épreuve
avec délectation.
Les dermatophiles y trouveront du plaisir et évalueront leur savoir, en le
complétant là où il faut.
Les dermatophobes constateront qu'avec un minimum d'effort, on peut
comprendre et assimiler beaucoup de cette dermatologie qui demeure un
domaine majeur du quotidien médical. ..
Cet ouvrage est original (c'est le premier de ce type en langue française) et
réellement utile. Il s'adresse effectivement à tous, quels que soient les
niveaux de connaissance. C'est un document éminemment pratique, mais
de cette pratique f ondée sur la connaissance scientifique et non sur
l'approximation empirique. ('est aussi un ouvrage facile à lire, tant il est
bien écrit et présenté.
VI Dermatologie du chien

En le parcourant, on est admiratif devant l'esprit de synthèse de ses auteurs:


la pédagogie est un art difficile mais elle peut atteindre une puissance éton-
nante lorsqu'elle est aussi bien utilisée.
Ces auteurs sont deux leaders européens et mondiaux de la dermatologie
vétérinaire, dont le talent est partout respecté ·et deux jeunes passionnés
par la discipline qui ont l'enthousiasme prometteur. ..
Le résultat est très beau. Il mérite votre plus grande attention.

Didier-Noël Carlotti
Docteur vétérinaire
Diplômé et ancien président du Collège européen
de dermatologie vétérinaire
Table des matières

Préface .............................................. ... ...................................... .............. .... .... . V


Avant-propos .................. .. ... .. ............................................................... .... .... ... . IX
Avertissement.... .. ................................................................ .. ............ .. ..... ........ 1

1 Lésions croûteuses de la face........................................................................ 2


2 Dermatite atopique et corticothérapie................................................... ....... 4
3 Lésions nodulaires du pourtour anal............................................................. 6
4 Dépigmentation de la truffe ......................................................................... 8
Y Dépigmentation des jonctions cutanéomuqueuses ....................................... 10
6 Lésions ulcérées du pourtour anal................................................................. 12
7 Dermatite atopique et désensibilisation spécifique ........................................ 14
8 Alopécie du tronc......................................................................................... 16
9 Lésions nodulaires de la face ......................................................................... 19
10 Alopécie du tronc.............................................................................. ........... 20
11 Pododermatite invalidante.................. .......................................................... 22
12 État kératoséborrhéique généralisé ............................................................... 24
13 Échec de traitement d'une séborrhée primaire idiopathique ......................... 26
14 Dermatite atopique et désensibilisation ........................................................ 28
15 Lésions croûteuses~de la face .................. .. .... ................................................ 30
16 Lésions papuleuses et nodulaires du thorax .................................................. 32
17 Lésions érosives della truffe........................................................................... 34
18 Gynéco~astie,.p~3se du fourreau et macules hypermélaniques sur le ventre 36
19 Dermatite prungrn~use malodorante ...................................................... ..... 38
20 Alopécie du tronc......................................................................................... 40
21 Lésions nodulaires multiples ......................................................................... 42
.~
:Qi 22 Chéilite indurée et lésions érythémato-squameuses polycycliques ................. 44
"0
c
::J
23 Dermatite atopique et désensibilisation ........................................................ 46
Cil
Q)
24 Lésions érythémateuses et érosives de la truffe.............................................. 48
Q)
'<l)
25 Lésion nodulaire de la lèvre ......................................................................... 50
(J)
·C
0 26 Lésions squameuses de la face et du dos....................................................... 52
-sCIl 27 Dermatite atopique et erreurs de traitement................................................. 54
c
0
c 28 Lésions « en cocarde» érythémateuses sur le ventre ..................................... 56
Q)
(:1. 29 Lésions prurigineuses sur le ventre ................................................................ 58
0
ü
0 30 Lésions nodulaires de la face ......................................................................... 60
0
.!:
Q
31 Lésions prurigineuses généralisées .. .... ........................................................ .. 62
CIl
-.l 32 Lésions douloureuses des ongles................................................................ ... 64
cj
« 33 Lésions prurigineuses sur le ventre ........................................................ ~....... 66
Ct
«
34 Alopécie du tronc........................................ ...... ......... .. ... .. ... ..... ... ..... ........... 68
1 35 Lésions nodulaires du tronc ....... .... ................................ .......... .......... .. .... ..... 70
z
0
Cf)
36 Pododermatite invalidante .......................................................................... 73
Cf)
« 37 Alopécie du tronc ............................................ ..... ...... ............ ..... ........ .... ..... 74
~
@ 38 Raclages cutanés et démodécie .......................................... .. ............ .......... .. 77
VIII D erm ato logie du chi en

39 , .
LeSlons 'th'ema t euses genera
ery ' , 1·' Isees ............................................................ . 78
40 Lésions nodulaires de la face ......................................................................... 80
41 Lésions pustuleuses du menton ..................................................................... 82
42 DerrJ'latite atopique et erreurs de traitement ................................................. 84
43 Lésions nodulaires généralisées ..................................................................... 86
44 Lésions croûteuses de la face et des coussinets..................... ... .. ......... ... ... ..... 88
45 Lésions comédoneuses de la face interne des cuisses. ......... ... ........................ 91
46 Lésions ulcérées des pieds ............................................................................ . 92
47 Dépigmentation des coussinets .................................................................... . 95
48 , .
LeSlons no dia· " 1·Isee
u Ires genera , s ................................. ................................... . 96
49 Pododermatite et otite prurigineuses ..... .... ........... ...................... ............ ... .. . 98
50 Échec de désensibilisation spécifique ............................................................ . 100
51 Lésion nodulaire de la cuisse ........................................................................ . 103
52 Lésions douloureuses des ongles ........................................... ....................... . 104
53 Lésions ulcérées du ventre ....... ............. ...... ...... ....................... ...... ........... ... . 106
54 Dépilations de la face et du bout de la queue .. ....... .... ... .............................. . 108
55 Prurit podal ................................................................................................... 111
56 Lésion« cartonnée» du flanc. ...................................................................... . 112
57 Alopécie du tronc ........................................................................................ . 115
58 Lésions croûteuses de la face ................ ..................... .. ................................. . 116
59 Échec de traitement de dermatite à Malassezia ....... .. ... ........... ..... ....... .... .... . . 118
60 Dépigmentation unilatérale d'une narine ..................................................... . 120
61 Alopécie tronculaire ... .... ......... ....... ........................ .. .... .. ... ..... ..... .. ... ... ...... ... . 122
62 / .
LeSlons "
crouteuses , '" 1·Isees
genera ' ............. .............................. ......................... . 125
63 Lésion ulcérée d'un pli facial ........................................................................ . 126
64 Lésion nodulaire de la région temporale ...................................................... . 128
65 Lésions prurigineuses de la queue ... ................. ............................. ...... .. ....... . 130
66 Échec d'une désensibilisation ................ .......... ...... ........... .......... .......... ..... ... . 132
67 Lésions papuleuses généralisées ... ..... ....................... ........................... .. .. ... .. . 135
68 État kératoséborrhéique généralisé .... .................................................. .... ..... . 136
69 Lésions nodulaires multiples .. ... ... ..................... ..................... .. ....... .. ............ . 138
70 Allongement progressif d'un ongle .............................................................. . 140
71 ,·
LeSlons squamo-crou~ t' euses genera , 1·Isees
' ...................................................... . 142
72 ~ésions squamo-croûteuses de la face .......................................................... . 144
73 ' t ose' b orrh'"
Et at kera elque genera" , 1·Ise' ............ .. ........... ....... ..... ..... ..................... . 146
74 Prurit anal ..................................................................................................... 148
75 Lésions croûteuses de la face ... ........... .. .............. ... ..... .... ............ .............. .. .. . 150
76 Lésions croûteuses douloureuses du tronc. ................................................... . 152
77 , .
LeSlons ' , 1·'
crou~ t euses genera Isees ........ .. .............................. .......... ... ...... ... ...... . 155
Annexe ............ ... ... ........ ....... .... ... ..... ........ ... .......... .. ..... .. ................................. .. 159
Index .................................................................................................................. 164
Avant-propos

A Fox et Clémence,

La dermatologie est sans doute la discipline médicale pour laquelle la


démarche diagnostique est d'une telle rigueur. Didier-Noël Carlotti résume
celle-ci en trois verbes: écouter, voir, agir.
Écouter, c'est d'abord recueillir les données fournies par les commémora-
tifs et l'anamnèse. Elles fournissent des éléments souvent déterminants et
orientent à elles seules parfois vers une hypothèse diagnostique. C'est aussi
l'occasion d'adapter sa consultation aux propriétaires de l'animal pour
trouver les moyens de créer ensuite une alliance thérapel!tique efficace.
C'est donc une étape essentielle du diagnostic.
Voir, c'est identifier les lésions élémentaires, regarder également leur mode
de groupement et leur distribution corporelle. La Dermatologie est l'une
des spécialités médicales dans laquelle l'art de la sémiologie s'exprime le
mieux. Elle suggère souvent à elle seule des hypothèses diagnostiques.
Enfin, il faut accorder une place importante à l'examen clinique général,
car de plus en plus de dermatoses sont désormais décrites en relation avec
des maladies internes ou générales.
Ag ir, c'est effectuer les examens complémentaires permettant de faire le
diagnostic. Le choix dépend des hypothèses diagnostiques qui doivent être
hiérarchisées. Cette phrase si simple doit toujours rester à l'esprit du prati-
cien . Les effets de mode ou de lancement de nouveaux examens ont sou-
vent mené à une « surutilisation » de nombreux tests et autres dosages. La
multiplication des examens faite dans le seul but de trouver un diagnostic
ressemble à une pêche miraculeuse dans laquelle on trouve toujours quelque
chose qui n'est pas forcément la maladie dont est atteint le chien. En derma-
tologie, les exemples sont légion : dosage de T4 lors d'infection chronique
ou de prurit, examens allergologiques effectués à des fins de diagnostic de
dermatite atopique, biopsies cutanées effectuées pour trouver l'origine d'un
prurit, sérologie de la gale ... « Donnez-nous un tube, je vous dirai pourquoi
ce chien se gratte! ». La proposition est alléchante, mais parfaitement mal-
honnête sur le plan médical. Les résultats des examens complémentaires
aussi performa nts soient-ils ne sont pas interprétables en dehors du contexte
clinique. On ne fait donc pas un examen complémentaire pour « savoir ce
qu'a le chien », mais on le fait pour confirmer ou infirmer une hypothèse. La
X Dermatologie du chien

qualité du prélèvement est également essentielle. Le clinicien doit savoir ce


qu'il recherche: par exemple, effectuer les raclages cutanés dans les lieux
de prédilection du parasite, choisir la lésion élémentaire primaire caractéris-
tique, etc. Un autre problème concerne l'interprétation des examens com-
plémentaires. Le clinicien oublie trop souvent que c'est lui seul qui doit
confronter les résultats de l'examen complémentaire à ses hypothèses dia-
gnostiques. Dans tous les cas, c'est le clinicien qui porte le diagnostic de la
dermatose, et non, le laboratoire d'analyse qui fait l'examen complémen-
taire. La pratique de la médecine demeure un métier merveilleux qui est
loin d'être réduit à la simple prescription d'examens complémentaires.
L'un de nos grands plaisirs demeure toujours la nécessité d'adapter notre
attitude diagnostique et thérapeutique à chaque cas et à son environne-
ment.
Le traitement des dermatoses constitue encore pour de nombreux cliniciens
un défi thérapeutique. L'analyse critique des traitements préconisés met sou-
vent en exergue une prescription abusive et injustifiée des corticoïdes, une
explication incomplète des méthodes de traitements antiparasitaires ou anti-
infectieux et enfin l'absence de suivi thérapeutique à long terme.
Destiné aux étudiants, aux vétérinaires généralistes et à ceux qui souhai-
tent se spécialiser, cet ouvrage a pour but de faire acquérir les démarches
diagnostique et thérapeutique, mais aussi d'évaluer ses connaissances
autour de 1 77 questions qui concernent 77 cas.
Enfin, nous voudrions remercier Didier-Noël Carlotti, membre fondateur
du Groupe d'étude en dermatologie des animaux de compagnie (GEDAC)
et ancien président du Collège européen de dermatologie vétérinaire, qui
nous a fait l'honneur de préfacer ce livre. Grand pionnier de notre disci-
pline, il a su, grâce à sa générosité et à sa compétence clinique, susciter de
nombreuses vocations dans notre discipline. Grâce à sa pugnacité, il a per-
mis d'élever la dermatologie vétérinaire française et européenne à une
reconnaissance internationale. .
Avertissement

• Les us cliniques sont classés eI1 trois catégories ; facile, moyen, difficile.
II~ sont ~tivernent '""tbi.1li~ pit, un, deux OU trois poils.

SCI'l&na des trois types de logo ; [ZJ ~ lÉr


• Toutes les posologies sont indiquées en mglk9!i et fll nombre de prise(s).
Ainsi, pit, exemple, 50 mg/kgJj en 2 prises signifie 25 mg/kg le matin et
25 mg/kg le ~ir.
• les rlOIllS des molécules disponibles uniquement dans la Pharmacopée
humaine 1001 !.UNis du sigle [Hl.
• les mfdicamenu employél ne $(lOI en rien e-h<lustih des poWbilit~ de
tr,itemeot; ils correspondent au c!loi" des auteurs de t'OI.M<Ige et ne pré-
jugent en lien de I·.~e d'effiu<:ité d'autres traitemenb.
• les auteurs déclinent toute responsabilité en cas d'effets indésirables sur-

-.,..
venin suite ~ Urlt preKriplion de médicaments men tionnés daM cet

• Un tableau thérapetJtique est disponible M fin d 'OlMage. al'« les noms


déposés et les principales po~ies des mkliumenb dtés,

Remertiemenh :
- au docteur Frédérique Dego,cl'-Rubjales, v@\él'i na"e hino-patholo-
gisle d u labofatoire d'analomo-pathologio!' ~bmaire d u Sud·Ouest.
- au docteur Emmanuel 8ensignor, diplômé du Collège européen de
dermatologie v@térinaire,
pour leur coolnbution i<:onographoque.

,.
2

lZl 1 USIONS CROûTEUSES DE LA FACE

Cel épagneul breton male de 5 ans est p.tienl~ pouf dM lésions facia-
les prurigmftJ5l'S. C!'Iles-c:i 5001 ~pparues depuis 6 moil et onl débute
sur le chanfrein. Oiveo traitements (acétate do! méthylpredn~ en
injedion intr~mu:;culaif(', prednisolorle en cures régulièm, demlocorti-
rOIdes, antibiotiqUol!5 ...) n'onl apporté qu'ul'H! amélioration passagère.
l'eu lTH!f1 dl!rmatologique ITIOfltre des lê!.ions prurigineuses el croû·
teuses du ch.anflt'in el de la truffe (photo 1J. Des punules 5001 égaie-
ment ~.or 1.1 f",e int\"ffie des pavillons i uriClllalfes (photo 2).

QUESTIONS
1 - QuelIe1 soor ~I
principolrs hypol./liU3 diognosliqIm ?
l - Queh soof !es dalx exOmtrll ~Ioires li rtoli~ 7

-,
Rt.PONSES
1 -Ul topographie (atteinte du chanfre;Il. de la truffe el des pavillons auri·
tulai"!!) el l'aspect clinique des lésions (croûtes et pustules) oritfltent ven
une dermatite autO-immune buHeu:;e, en priorité un pemphigUI foliacé.
Toutefois, il convient aUI~ d'erwi~ un ~ nkroIytique migrilnt
(lésions cutar.ées as.sociées ~ ur.e affection hépatique d1roolque de type d r-
ma"" 00 plui ra rement un 9Iuca9~), mbno!: s; aucurM' atteinte des
coussinets plantaires ni des points de pr~ n'est~.
l ~ ll'S deux e,..mens complémentaires ~ ~aliser sont des calques et des
tMop~j cut;mb.
Des ulqUl'S cuta~ sont rl!alilb l partir des pustules de ~ face interne des
pavillons auriculaires. leur uamM microlCopique mon~ Il ~~ do:-
nombreux kêratinocytl'S acantholytiq\lel isolé! 00. en r<ldeau., de neutro-
ptliles fIOf1 ~~ et de qul!lqUl'S rarl'S éosinophill'S. Certains neutrophi.
1 i ...ions c~ de la fare 3

Ie:;o(lt accolés aux kérati/lOC)'tes acantholytiques et 100000000t ain» 00 ima·


ges en« l'OUI' crantée ~, typiques d'un pemphigus (photo 3).
Des biopsies cutarlét's:;o(lt effectuées sous anesthésie générale à la périphé.
~ des ~ions crooJteuses, au 5eln des lé ions croûteuse et des pustule!. Ces
biopsies multiples :;ont ~aHsées avec prkaution alin de ni' pas abimer le
matêriel ~ examiner. Lon de biopsie de pustules, l'utilisation d'un bistouri
(technique eo « cOte de melon .), et non d'un trépan à biopsie, évite la
rupture de la pustule.
t'examen histopathologique r'I1OI1tre soit des pustules souHomées larges
pontant parfois plusieurs lol/i<:ules piieux et (OIlte....'"t de r.omb<eux kéfati-
nocytes acantholytiques et des neutrophiles non ~ (photo 4), soit
des kéfatinocytes acanlholytiques r.ombralx et des neutropfliles au 5eln de
débris de kératine.

Le dilgnosti<: est <elui de ~mphl9u l folla<~ .

À RETENIR

,
1
1
SrmplÔl"Jl<'S cutanés: .!leime f.d~1e dont l.l truffe, les pavillons a.. ,Oeu·
lai .... el les cOlMinets plantai .... lparfois atteinte exclusive) ; pos1ules. éro-
sOons, c.wtes.
Di;rgooMK:: e><iOmen cytologique du contenu des pustules : !>iopsies mul ·
!! tiples. de ~é<~'OCe des puswtes; e!"fect\lef ces ex.>troeI"I5 avant IOUte cor·
ticodlérapie.

1
,
!
!•
,

I?t 2 DERMATITE ATOPIQUE
ET CORTI COTHtRAPlE

Ce bouledogue Ir~nçais de.5 ans es\ tfa;l~ dq>uis 2 ans poor une der·
matite alopique.loo des premières crises, l'animal présentait un prurit
viok.nl aU()(iI! il des lésions érythémateuses et excorién de la foce, du
cou et de l'abdoml'fl. UIl!' pyodermite WperfKjelle el une dermatite.i
Molullt'lOO SOOI régulièrement obseN+es et SOOI (ootr~ piI' I"admi·
nistration d'antibiotiques 1'1 d'antifongiques, ma~ ~ ré(:idives sont
immédiates dès l'arrêt du traitement. [)eu( r~jmes d'tviction ~ WIll
avérés ineffkiKes. Des intradermoréactions n'ont pas permis de mettre
en ~e une sen)ibili:;.1\1on ~ de!; ~oallefgèrles. Seule une cortko.
thérapie locale li l'aide d'un spray Il bas@ de triameinoiooe penne!
d'OOtefllf un contrôle du prurit. Lon. de la conwltation, l'examen der·
matologique montre Urie alopkie élythémaleuse de la face, de!; exco-
rialiom et des pilpules :;ur le Irooc (photo 5). Le prurit est important.
AlKune complication infe.:tÎeuSf! n'Mt obl.ervée.

QUESTIONS
1 - QtwIIe ai/mIO/ive ptut-on propo!~ c) lu corticotflbopW ?
l - QwI/el; compIicatioru d'unr L... tic:othiiupie ou Ioog rooo doit.()l1 ,ed~j JIff l
l - (ommtnt p'M niT la rtchult des compliroliofll infecOOs~ ?

..... ,
REpoNSES
1- Daru le trilitemeflt de la demlatite atopique, la ciclosporine est raltema-
tive la plus intéressante li la corticothérapie au long cours. Elle est iIUSSi effi..
ca<;e et provoque beilocoup moiru d'effets secondaires. La ~ est
pres<:rite ~ une posologie de 5 f1l9Ik9Ij HI 1 pri... HI dehors des ~ pen-
dant 1 à 2 mois, puiS la dose est prog~t dimillUée HI fonction de la
réponse de l'animal. La recherche de iii dose minimale efficace est essentielle.
1- tes complications d'une conicolhérapie au long cours IOIlt l1è
r.ombreuses : prise de poidI, alopécie, polyurie, polydipsie. cha~t de
comportement, amyotrophie et inf«tiom , Loo de ce suivi, il conviet1t de
redle«:her les complicatioru infectieuses (P'i0de""lte, ()'5Ute ... ) et paray..
\aires (dénodécie) en rblisant s)'5t~tiquement des raclages, des calques
cutanés et un u amen cytobKtéfioIogique des lIrines (ECBU). Les infectioru
lIrinaires IOIlt d'&illeurs plU! fr~uentes chez les chien! atopiques que chel
les chien! non atopiques.
3- ta pr@ve!1tion des épimes Infeclieu~
repose sur un lfaitement anti·
infectieu~ systémique et HxaL Après une antibiolhérapie quotidienne clas.-
sique, ~ pr~rl!ion des pyodermites 5Uperfocielles !k;divantes pa~ par
lOIl utilisation intermttente {par uemple, (éble~ioe ~ une posologie de
30 mgf1cglj en 2 prises pendAnt 3 jooors con~lIIih par semail.ll..5Urul.ll.
périodoe de 4 mois). Ul prMntion des dermatites A Malcmuio reposoe 5Ur
l'utilisation d 'un antifongique !)'5témique (kétOCOf'laZoie : 5. 10 mglkglj en
1 pri~pendAnt 3 jours (on~utih par semail.ll.). Des shampooings antisep-
tiques a tmI! de chlOl'hexidine bihebdomad&ires limitent la colonisation
bac:tffienoe et fongique.

À RETEN IR
l a cidosporiroi' p<w'tlc u"'" AM,M dans le In itemml <tu Ioog COOrs de la
dermJlile ~top1oque d>cz Je ch ..... ,
La ciclosporine 1!51 aussi effICace q<oe les (OrIicuido!s dans c~e indication,
",",il elle provoquo: t>o:"U<:t>Uf> moi... d'''''"" S«<>nd.lins
la posologie do: la ciclosporine da", le Initemmt de la dermatite ~topi.
""" Cilni"" est de S m~ en 1 p'i~ pendall! 1 li 2 moi., puis I~ ~ est
réduite.
l'fOIIreHi,, ,,",, ~
les complications les plus ffoéq"""tes d' une rorIicorho!<apie au loI1g (JYfS
sont d'abord infectieuses et parasitaires. d'où la nécessité d'effectue\" un
suivi lhérapeuli""".

'l' ate
6

lZl 3 LÉSIONS NODULAIRES


DU POURTOUR ANAL

Ct briard mal!! de 8 ans en présenté WIll! li la décOlM'rte par son pro-


pril!ta'fe de sang oons son pilnier. L'uamen d'nique met en é';idenc;e
plusieurs nodules ukérés de 1 li 2 cm de diamèlte, saignant au moin-
dre contact (photo 6). L'e~amen général ne montre alKune anomalie
partic.ulièrl!.

QUESTIONS
1 - QUl'IIt tir 10 principale /rypoIhtu diagnol/iqUf! l
2 - Que/troitement prol-on ptOpOlU J
l - Dans It cas d'un t ,wmen rnslopathologique affirmant'" wrocIm malin rH
10 Ibion, qvtl txOITlffl comp/imftltoire doit hrt rtoli"; l

Rf.PONSES
1 _ L'age du ,h." (8 ans), la topographie et l'aspKt clinique des lésions
(petits nodules ukéfis du pourtour anal) orientent en priorit~ wn des
tumeurs des glarldes drcufT\,lI'llles (ou glandes hépat0ïde5) 'PlJel~el (;rw-
manalomes. Üf1 distingue des adénomes ou drcumanalomei bmins ~
plus fréquents) et des card~ ou circumanalomes malins. Une tumeur
de grande taille, très adhf5ente ou infiltrante et tm rlé:rotique doit faire
évoque< la po»ibjlit~ d'un tirUlmana~ malin.
Dam ce cas, l'aspect clinique esten faveur de d rcumanalomes ~nins mul-
tiples.
2 - le traitement de tkoix du circumanalome bénin ,mode une exhbe de
iii tumeur et une castration prop/l~tique pour éviter l'apparition de roou·
veau~ tir<:umanalomes. En effet le!; and~ t",oculaire sont respon.
wble< d'une stimulation 00 glilnde5 cir<:umanale'i et de ~r lumoriwtlon.
LOf! de drcl)ffi,)n,)lornes bénins trop voIumneux ou trop nombreux pour
être en~ chi~t, un traitement médical (w ou prkhirurgi-
cal) à ba'll! de duate de tamol<ifMe [H[ (effet es1f09éniqoe enltainant une
atroph~ testic:ulairoo) est ind~. ~ tamo.~ est prescrit A une poooIog~
de 1 mg' kg/j en 1 pri'll! pend&nt 3 ~ r.es, puis 1 A 2 fois paf ~ne
(contrôle hénutologique régulier nkeua ire).

...
la radiottléfapie (associée parfois à Iii dlirurg~) peut ! troo ~alement envW-

l - Si l'e~amen histopathologique condu! 11 un circufN/1.illome malin, il est


i m~til de i"@aliS4!f un b4lan d'extension. Les métlstl~, presentes dotns 10
la 30 'lb des us, 'II! situent alo<l au niveau des nœuds Iymphatiqoes iliaques
médiaux (vo(lte sous-Iombaire) el sont donc nkeswirement rKherch6 par
touchef rectal, puis au mieux par échog",ph~ sinon par radiograph ;e
(hypeflroph;e pouvant déplacer wnualementle cOloo).

À RETENIR
Chiens ad~ltes âgés 11 0 ans).
Topographie: paurtow aMI.~, """,,,,".. OU c..IW$.
Sympliomes : nodules uniqOJe> ou multiples. pt«~nI ul(~ et sai .
gnant faciiemet1t, de 1 à 5 cm de dianK>tœ,
f'rottQstkJIrilitement: ci.w "",,,,,\omes bénins : bon pronostic après exé-
rèse et caw "hoo (effet protecteu, COfItre les réc Klives) ; traitement médial
p"',ible ltamo. if~e IHI ; ci.c .. ma nalomes ma lins : plu~ ..-se,..,t! Ca.
métaSla'W!S au. nœuds Iymp!.atiques iliaques mMi.... (10 l lO % des
cu ); pil5 d'effet protccteu, de la caSl.atioo,
8

iN' 4 D~PIGMENTATION DE LA TRUFFE


c~ colley f~~ ~ 11 an. ~t prfs.Mtl! pour une dipigmentation de
la Uuffe. Celle<i ~1 app.ilrue progressivement depui. 3 moi •. u truffe
est tuméfiée, lêgèrement dooloureur.e, bythématl'Ufoe el ~ment~
de façon diffuse (photo 7). Par ailleurs, celle chienne présente UJ'le
d-.éilite indurée el nau~abolldo! de la ~ infélieure.

QUEST/ONS
1 _ ~k t'l I ~fl' pnnopok hypot~ diognOJfiqIN l
2 - ~• .sonf W'l prindpauA examnn compIbnmlaim à,mM ?

Rt.PONSES
1 - la lopograph;" (truff~, ~6) et l';..pec\ cliniqUl!' 00 ~. (dipig-
menlaûon el QO!1flMlent de la truffe, c~lite indur&) roou. orientent l'f1
priorilf ven un Iymphonle cuta~uqueul( T EplIMUotrope ou mycosi.
fongoKle . le gonllemerit de la truffe fait su~t~ au~ une hi.tiocytose
cutanée (encore appelé dan. celle localisation. nez de clown _J, el de
façon plu. rare, un épithélioma 5pinoceUulaifl! (fom'M' acantholytique) ou un
mastocytome .
2 _ Ln principaux examens comj>lérlwntaill'S Il rhli_ soot urM' cytoponc.
lion Il l'aiguille fine et des biop~ cutanées.
La cytoponction à l'aiguille tlne effectuée au ~n de l'infiltration I.lbiille
,MIe une infiltration moooll'lOrj)he de cellules indépendantt!$, rondl!:s el de
petite wilte. Leur cytoplalml! est clair, leur noyau nU(!éoIé, vésic"leux el
encoché. Il existe "I>t forte $"spicion de lymphome cutanéomuqueux.
l e:; biop!.iel Ié!.ionnelle:; )OI1S ane:;th6ifo ~IO': sont ind;q~. Comple
1<"Il" des deu. localisations, la biopsie de la Ié!.ion labiiolO': a ootre préfêrl!f\Ce.
le:; Ié!.ions hislopattlologiqlleS ~ Ql"actérisenl par Wl épiderme uk:~ ou
hyperpIasique et creusé de géodes au sein desql.lelles s'acrumulent des cell".
~ londes i~ntes, de petite taille et Iym-
phomateuses (microabcès de pautrier) (photo 8).
Ces cellule$ 'IOn! dotée<! d'un cytoplasme clair ~
limites indistinc:te et d'un noyau vés.K:uleu)(,. dis-
c~emtnt plicaturé encoché, cooYOIu~, f1U(1éoIé.
Elles pt"henlent aussi un épithéliotropisme marqué
pour l'épiderme. Le derme est le siège d'une in/il.
tration cellulaire IymphomalNSe lichénOide
(photo 8). Ces lé5iom histopatllologques 'IOn1 dia-
gnostiques d'un lymphome cutili160rnuqueux T
~iotrope. Afin de confirmer la nature T des
lymphocytes lumorau)(,. un irnmuoomarquq
COl est œa~sé el: s'avère positif.
Le diagnostic est celui de lymphome cuUonéo-
muqueux T ~pitMllotrope .
Un bilan d'extension est 5)'Stématiquement r~alM, (radiographies thoraci-
que, ~r.phie .bdomin;Jle, numération-formule 5IIngUine, ex.Jmen des
nœuds lymphatiques).

À RETENIR
l'en5er il un lymphome cU!anromuquetlx T olpithéliotrope kn de gonfle..
ment associé li une dépigme<lUtion de la truffe, et aussi kn d'indur;)\ion
de5lèvres.
Di~oosli<:: cytologie il l'aigu ille fine, biop!;ies cUlano!es ; bilan d'exter>-
. ion.

,. .
10

lZl 5 DÉPIGMENTATION DES JONCTIONS


CUTANÉOM UQUEUSES

Ce rott~1ef mAle de 2 ans est présenté pour une dépigmentation


pt09'l'S)ive de jooo;~ Ulta~uqUl'Use5. Ces \bions ~ppilrue5
pr09.e»jvement depuis 6 mois OO! débuté sur la f...::e (truffe 1'1 paupiè-
ml. L'l'umm dermatologique montre des m.KU~ hypopigmentffi
non inllamrT\lltoOres de la tJ\Jffe, des paupières, des lèvres (photos 9 el
10), de!; cou!.!lneb pI~ntaires el de l'anus. Une leucotrkhie
(dépigmentation pilaire) est observée sur la face et le tronc. L'l'lUmen
des muqlJ('tJse5 montre auui une dépigmentation non innammaloire.
Ces Ibions ne r.onl ni prurigIneuses, ni douloureuses.

QUESTIONS
1- QuftI<t ~ r ... prinâ pow 1IypoI~ diogflOlr~ l
2 - Quel nt l'ex:omm compIbnmtoirt à rkIiKr l

Rt:PONSfS
1 - La race (rot~Ief). le jeune Ige du chien (2 am ), l'appantion ptogres-
sNe de macules hypopigmentffi non Inllammatoires ~r les fonctions CUla_
néorru.tql.ll'\l§('S et sur les muqueuses, et la depigmentation des poils 0rien-
tent vt!fS un vitiligo.
1 Dl!pigmm'a,joo des jonctions cu'a~ 11

l -l'examen complémentaire de choiJt est la


bopsie cutanée.
les bi~ies sont 'tali~1 §OUI allesthtsie géné·
,~Ie à la ÎOOCtioo des zonel pigmentées et dép;g-
mef1tée!.lt! léioflS histopathologique! it caraco
téri5ef1t par une di$paritiOll des rnélanocytes, une
incontinffiŒ pigmentaire et la pré5ef1ce de mêla·
nophages (photo 11).
le diagnolUc el! celui de vitiligo.

À RETENIR
DKlnj,ion : amélal'lOl<' circonscrile génélique abovtiss,o nl ~ l'~poptose
(mor1 p<Ogramméel des mélanocytes.
R.n:l'S prédi,~ : Tervueren, G.oenend.JI , Terre·Neuve, rortweiler,
b:c<g.... dU""",nd, colley.
Âgè d" 'pp,JnlOoo : enlre 1 el l ~n5.
p.rhos<'n'~ ' origine aukrlmmu ne.
S)mprôInes : macules hypopigmenrées des joncrions cul~néomuqueuses,
des mu~ el des poil.; évolulioo lenœ.
Di"'8f'O'lK: ; b>op.les cilla""", tI"è$ compatIbles.
T'ditemenl: aucun; repigmenl~l"'" partiel~ spontaroée possible.
Conséqt>eoCes puft:fl1enl esth~Hqucs.

'Y' ale
lZl 6 LÉS IONS ULctRtES DU POURTOUR
ANAL

Ce berger al14!fl1and male de 6 anl ~st pm.ent~ pour des lésions uk é-


rm du pourtoor i llill (photo 12).

QUESTIONS
1 ~ QueI~ t'St >Otrt hypolhiw dia9no11;qu.. l
2 - Quel! ~~amenl ~nloirt'S doil-oo rto/i_ l
J - ~1If1 Ionl ~ .:priom thkr1pft!riqtN1 ?

RÉPONSES
1 - La rKe (~allemand), la topographie lésiomlelle (pourtour anal) et
l'aspect clinique des It!sions (fistulei, ukèfes) nous ~tent veo des fIstu-
les péri-anales.
1- t e diagnostic de fistules péri~nales est d'abord clinique,
tes biopsies cuUlr.ées n'ont pas grand intérêt pouf porter ce d~nostic. Par
contre. il est judicielJ~ de faire de5 ~ du côlon pour idMtifoer une
éventuelle col ite Iymphopl.nmocytairt IriqllerT1nwnt a~. Une évalu.
tion du foncOOn!lelnffi1 du sphlnctff arlal (fibrosf:, Incontinence Ika"' ... )
est essentielle pour choisir le lIaitement.
3 - tes fistules péri-anales constituent tOUÎOOD un 'léritable dMi tMra~ti­
q~.

L'emploi de la ddmporine a rProIutionM, ce traitement. Une posologie de


5 ~ 20 mg/kg/j en 1 prise en dehoo. des repas donne de bons ~Itab; (75
~90 '1& de gl.'éri'lOO 00 d 'amélioration tr~ nette). l 'arMIioratlon cliniqUl! est
généralement ~ au bout de 2 ~ines, !TIlIÎl Il est nklWllil'e de
pDUmJMe ce IraitmM'flt pendant 6 Il 8 !il'ffiiIines pour obtenir une guM.
§On. Ce traitement doit être maintenu pendant" J,l'ITIiIlnes au minimum
~pr~ guériSOfl pour limiter le riMlue de récidÎVl!S. Le protocole doit ~
adapté en fonction de la i~HO clirlique. Ulle absence de r#IonHO est
observ& dam 15 % des cas environ. La ciclosporille fit ~lernent intém-
loInte en aswdation a~ un traitement chin,"gic.al. En effet, elle permet
d'obtenir Ulle ~méliofatiorl des lésions facilitant d~m un second temps
l'interventiorl chil\Jrgiule. Enfirl, la ciclosporine demeure la seule soIutiorl
thérape-utique Ion de contre-indications du traiteme.... t chirurgicill (sténose
anale grave etJou irocontinençe fécale). Récemment. un gel au tacrollmus Il
0,1 % !H] appliqué une Il deux fok par jour S'fit mont.-@effIcacepour les
fistules débutantfi ou Ion de récidiYe mineure.
Une antibiothérapie ~ 5p«tre large (couvrant é9alernent les bactffies arnté-
~), par exempie la tlind.Jmydne fit presuite perldant ~ .1 6 semaines
pour lutter contre les complotions bact~nnes.
Enfin, la miHO en place d'Url r@gimehypoallergénique (hydro/ys;lts) fit iodi-
quée compte tenu de I~ fréquente ~ssoc~tion av« une colite Iymphoplas-
mocytai re.

À RETENIR
R~ p~j~ : be-rll""' .lIemand , colley, ma;s au-ss; petites races
lcaniche).
trioparhosMje : inconnue; méc~ni""" immunologique probablf, (f'ffiu.
c ité des immunoonodulateul1. association fréquente ave.:: des W5ions de
cellulite idiopathique dans laquelle des perturbations immun%giques
on1 o!tl\ iœnt ifio!es).
Symptômes: hyperpigmen!3tion anale, fistules el ulcères du pourtour
.nal, cloi""" mlf~ hyperpigmento!es; ténesme, douleur, épreintes.
sténose .nale, incon1inenœ /kale.
DiJ8f1OS(k : clinique.
Pronostk : ~ ; récidi ...... fréquentes.
Trditemem : cic lospo<ir.e (5 l20 mglkglj (fi 1 pri§et durée de naitemenl l
adapter il chaque ca. ; f"rulel1omie complémentaire ; )!I'I dU tacrolimu-s à
1 % IHI.

yr ale
~ 7 DERMATITE ATOPIQUE ET
O&;ENSIBIUSATION SptCIFIQUE

Ce oo,ue argeotJn molle de 2 anl ptésente une dermatIte atopique


carKtéril.ée (Iiniquemenl pilf un prurit et un éryt~ de la I.><:e, des
ai!.elle5, des zones ir.gu'f\illes el des pieds (photo 13). Une désemibili-
sation l.pkifoque il été mise en place ilpm échec du régime d'Mo:.tion.
Celle-ci est faite avec un e~trajt de Dtrmcrop/logoidej fOrin(}e (1 00 %)
adj~ Il l'hydro~yde d'alumine. À partir de la 4 ~ inje<:lion, le chien
prél.ente, le lendern;Iin de la piqûre, un prurit intense a~ ~ un
é<ythème gênhalisé.

QUESTIONS
1 - Doit-oo imerrompre la diwmibili14lion 1 ~~
1_ QUl'Iln Wufion, rhbapftJt~ Pft't-on propo_ l

RePONSES
1 _ Ce ptUrit intense associé lo un ~ ~alisé !.U~nt IIprh Urie
injection de désemibilisation est sans doute une riaction syndromiqtoe
d'a.ggrilvation. Il n'est pal nkeuair1! d'intetTompre la dkMsibilisation,
mais il faut simplemMt modifier le prolocol!! en diminuant la dos<! et la
friqueoc:e d'administration. Il convient ~lement de l'Khen:Mr d'autœs
uuses de prurit en rmaluant le traitement imtipuc:l!!i, en que5tionnant le
propriétaire wr la p<mibilité de contacts rKenb itve<: de nouveau~ c~
OOe!l et en Yérifi<lnl l'absenc:e de complications bactérirnnes ou long~.
l - Si le propriétaire ~m arm:~ la désensibilisation, UI'lO! ~
non sp@cif-.quell base de ciclosporil'lO! pmuite li une posologie de S mg/kg/j
~ 1 prise ~ dehorl de ~ pend.lnt 2 mois minimum peulM propc1&.
Dons ct' an, foméliorotion cJiniqvt dt obKrvh lI(l bout ~" ~ f m"ot!.
Lo guirisoo cJinique eSf. obIenut erl 8 stlllo;"n. Enwire, (Hl/roitemenr d'erluroen
(/0.4 ln l a J iootlJ eSf. SOIMJ)/ nknsoitt.
Si la dbe/uibiliwlion ~Klue est pounuivie, on peut soit reprendre les
iniel;tiOIU à ~ tknt qui ne provoqUilit pa~ de r~;Ktioo et effectl.lef un.e lllQ-
menliltioo progreuive par lrar.c:oo de 25 'MI (et llOIl de 100 %), soit effec·
tuer une dkerulbillsation ultrarapide S<lf une journée (rush /1Inopy). le prin·
dpe de cette dernière est d'h<npililli~ l'animal et d'effectuer le protocole
d'at~ue.wec. doublement de la (!osoo, en 6 heures (ooe iniel;tioo !OU~ les
JO minutes). Le chien est en permanero::e surveillé et une injectioo d'itdré-
nal ine en .\OUHulilnh est laite lors de ré;K1ion gMéfale. Une telle lJ>PfO""
che est rarement ut~iséo! en ~ine amine; pourtant, elle donne de bons
mullilts.

À RHfNIR
Le-; t!lfet5~onilli1f!S d'une ~sib;'isation ~ ifique .sont f ares el
j~mai'l\fa_ cl.... le cl>im . 0.-. ... ~'" d'injection (par voie intfodcm!i-
que, par e-empieJ pi"ovoquenr des nodules. Les ~ctioos syndromiques
.ra88"v"'''''' "'''''''''n.,,'' cl",. œnains dn;maux da",!es 3 ~ 24 ilcutes
"';V~nI (·in;">ction.
L' "PP"n'/ioo d·un<'." r<!action syndromique .r.swavatioo est un é~ qui
confione le diagnostic établ i.
Lors de ~ioo .yndn:>mique d'aggravation, I~ p"'r~ pw! err~ ".it~ pa'
UMl co"icothér.pi~ de COüne durée ou l'administration d' antil>iSlam i_
niques.
U~ ,~.,><
.," ... ibilisalion ultrMJPide est <'flvis.ogeabie pour <.'fîe<;tuer un ""ite-
"""" d·anaq .... (a>1!C des extraits "'Iut'UXOU retard).
"
['j' 8 ALOptclE DU TRONC

Ce br~que de W'!IInar femelle de .5 ans l'II pré$enté pour un ~Iair.


cilsement progressif des poils du tronc. Ces lésioos apparues pro-
grenÎYement depuis l'ige de 2 ans ont con(~rné d 'embl~ le trone.
L'eumen dermatologique montre une raréfaction des poil! Situés
Iur le tronc (photo 14). Un étal ~é<ato\ébo<rMique. quelques corné-
dom el quelques pustules lollkulaires 'J sont associés. L'e~a men rap-
proché des poils (li la loupe) indiqlle des poils paffois crocnetés COfl-
férant au loucher Urn! sensation piquante (photo 15). t e ventre ('$\
le ~ de quelques macules hypo~laniquel (photo 16). L. tête et
les membres ne §Ont pas corn:ernés. Ces lésiom sont diKrètemen l
pruriginW$eS.

QUESTIONS
1 - Qur/~ ~I b princip<J1t hypoI~ diogtw»t~ ?
2 - Qum Klnlln deu~ elComms UImpltmmloires à rftJ/iSft' l
l - Qwlies SOilI les oplions Ihiro~tique5 7

"" ".
1 AlopkirJ du Irone 11

RtPONSES
1 - Uo l<tee (braqut de Weimar), l'ige Il l'apparition de ~ (2 ans), la
lopogl~it et ruptct c~niqut de Iéioos ("~Ktion des poils lU' le
tronc:) nou. ~tMt WB ......, ~s;e follCuUire.
} - l 5 œu~~. c~lflTlMtai'511 rh!i_ loOflt un tridIogr.1TV1lOe et
des biopsies cutarhs.
h trichogrMTlmt mootrt des poil. tordus, crochttb, dont La cuticule 51
irTfguIift"t (renllt!ili!flts). OH amas dt mtLanine fns et <ll1ongl:J sont a\lUi
obstrYé (photo 11).
hl biop ·ie cutanHs sont œ'ti· !5 sous _théit Ioule ~ stin des ron5
déplIes . l 5 ""' .1;10$ his.thoIogiquts se ~t pM de follicults
pileux. i!fI pIwose ~, une kfr"ost follicuLaire tn.li~, dt nombm.i~
poils et follie'" piItuJ; ~ de amas dt m&nint i!fI position
intmo/lic:tMire et des mtUnocytts fpidelliriquts googés dt mélanint. h
dtliiit 5t le ~ d'......, incontinence pigtni!fltaire d~e.Y« ~e
dt mélanophagts (photo 18). C5 'k 'cru sont ~"bIts:li celles 00--
~ dans les alopkits des rotin dilute. CtptndMlt, La ~rtition 5t
difftri!flte ; dans la ~ folliculaire, les ~iOO"i' dysplIisiques (follicules
pileux. tI. poil.) sont impolUnt5 et les Iéioos du iySt~ méIa~ sonl
plu. disc~5.
h diag!lQStic t$t celui dt dysplasie foUkulalre .

1,
1

!, (HE," 1001

) - Aucun tr.ite",mt sptcifiqut n'ts!; etMegtabie. Cette ~tose êtant

1, d'or'.gioit ~ ~ comies,! d'~ dt La reproduction IH animiux


att..... ts. h trlit."'''flt flit appi!I il dts ~s kh"atoo,.,cl(loûteurs et
é1i1olli:m1l (<tCldt "sr;'"' .... DIfrt) ulOC·b Il de KM ~ ~tieb..la
l m:éLatonint (H] t'SI pt'nplllH Il uni! pmo,ogit dt 6:li 12 mg IN'" ...... en
1 prise IN'" voit onIe, mais son lToOdt d'Ktion dans cetlt ndication t'SI
inconnu. le5 réuItm 50flI trè encouragt.,ts WI!C utIt repou"'" pMtiI!IIe ou

!• tot.al~ des poil! dam SO ,. des as ..".;'011 au bout dt dtu.o. mors. h contrôle
dt La pyodtnnit .. ~fIc· !.t pit unt MltibIoth&~ et ÎliipOilMll
18 fJefmJtl'logi~ du chien

Dom ce CO.\,. 1&11 de!lllampooillgi klmlOlllodulalrotS et bnoIôtnu tt de! oô-


de! gros t$sent~ SOlI! pt'twif$. Une (IFl1ibiot~ (par t~tmpk, ~
OU omo.<ic#lône adM davuklniqlw pendant 1 mols) 0 pttmil ~ ronrrtlk ck
l'inftction boctiMnne aslOCw. Lo dermallll# t1l rHYaIvh tO\J$/n J mois.

À RETENIR
~ d'app.lririon : enI<e 2 et San!;.
Sympr6me : alopécie ~i~ du If'QIIC, 1I'00A,les do, la kér.!linisa!ion et
Iolhculi!e !ieCondaires. macules hypopigrroerllées.
Di"llncmk: tJichogranome (!"'lil. dt1pl.~~); ~ cut.o~ uè
compatibles.
Tr.lit..menl: shampooings kér~l<:>mO<1ul;Jleu<s et émollients, acides gr...
<!HCfIheis. mélaronioe.
"
I?f 9 LÉS IONS NODULAIRES DE LA FAC E

Ce cocker américain m'ile de 1" ltfU est p<ésenlê pour de nwltiples


nodu~ flOO doolouret/>;. Les lésions cutar.ées sont apparues progresi-
l'mleIltdepuis 1 an et J.iègeot sur I~ face (Iront, lèvres el I<><:e uteme
des pavillons auriculaim). Ces nodu~ sont de taille variable (de 0,5 à
3 cm de diamètre), dépilés, Jll()US et dt. itructure liquidienne (photo 19).
L'eMmet1 cytologique du contenu révèle quelques ffiiKrophage.

QUESTION
Qudk n t l'I!wothiw diagnolt;qllf! 1

RlWoNSE
La présence de multiples kystes cutanés évoque des kystes sudoripares apo-
,
1 cri~. Ces kystes !.Ont uniques OU multkentrique'l ; on pllrIe alon de Cf'ta-

• db1omato~ apo<:rlrl<! .
Le diagnostic repCl5@ lur l'examen histopathologique d'Url kyste .Mlan!
!
!
de<; loges uni- ou muttiloculaires accolées, dermiques, et :. lumm optiqlJt'-
ment vide. leur paroi est tapissée par un ~thélium de type sudoripare apo-
crirl@(photo 20).

1
,
!
!•
20

lZl 10 ALoPÉCIE DU TRONC

Ce berger ~lIem;md mâle de 3 ~ns est pr~té pour ~ dépllalioos


tronculaires. ll"S Ié$lons cutanées .sont apparues à l'age de .. mois en
lOO@ donoIombaire. Aucun traitement n'a été instauré. l'e..... men
deimatologique coolirme u!W alopkie symétrique et bilatéf~1e du
tronc. PM ailleurs, une persistance des poils 5e(:oodiIires est tomtat~.
L'e~amen rapproché révèle une hyperpigmentation el un §C1lliIrTlOSÎS
(photo 21 J. Aucun pturit n'est signalé.

QUESTIONS
1 - Quelle l'II 10 principale 1IypoI~ diagnostique l
2 - QtNIs JOOI ~symptômes gtnirou~ à ~ ,
J - Quel traitement peut-on ~ 1

... "
RlPONSES
1 - La race (be<gef allemand), l'age ~ rapparition des ~ cutanées
(4 mois), la topographie et leu'" aspect c~niqoe (dépilations tronculaires. persis-
tance des poils ~oodairi'l) orientent 'ml un nanl5me hypophysaire. Celui-
ci est dû ) U!ane anom.1Ilie;;:;~~~

.eC·-d'une hypothyroidie . Cett~.~~~=~


est d'origine génétique. Le mode de triWlT1iWon est autosomique rk~.

2 - Le nanisme hypoph~ire J.e manifeste cliniq\H'fTler1! par un ~tarcl de


u";"ance ob ___ a~ ~ l'~ de 3 mois, un tritinisme, une perslstaJlU
des dwts lactéales, un hypogooadiWl(' et, parfois, une petlistance du canal
artériel et uro mégaœsophage.
I Aklpécie du!1VlIC 21

J ~ L'~anc~ de vie varÎ@ de 3 ~ 8 ans en moyen~. l~ d«b su rvient


généralement après la survenue d'infectionl secondair~ ou de maladies
dégénératives.
Il n'uist~ pas de traitement efficace du nanisme hypophy5olire. La wpplé·
mentation en CH porcine ou bovi~ entraine œ eff~ts secondaires
Ikheux : di;l~e wc~, déformations osseu~ et ~actions d'hypersensibi·
lité. La stimulation de la lynthèse de GH par œ ~tatils ~t envisagea·
bIe mais les eff~ts secondaires sont aUIs; important'<. l e traitement repose
~sentiellement !.Ur la lutte contre Ie$ !.Uri nfectioo$ bactériennes et,. éven·
luellement,. la supplémentation en hormones thyroid iennes. le pronostic
~t réservé.

À RETENIR
R~ce pmli<pC,i!e : ber)teI allemand.
t!ioIoRje: persj5l~nœ de I~ poche de R.Jth~e il l'origi ne d'u "" insuffiloilnce
gloo.re .n~ypoph)'W i re.
Mode de !ransmissioo : alltO§OO1ique récessif.
SympI6mes cutanés : alopécie tronculaire. persiSlance des poil~ §eCond;ii.
l'eS (~spec! duveIeu. ), hyperpigmem.. tion, ''l''amosi, et , .. ,MIns.
Symptômes f;énéraux : reta rd de croissaroce. crétinisme, persi5lance des
dent! 'acré~Ie5, hypogonadisme, persi,tanc~ du can.al artb iel, 0TM'gaœs0-
"'go.
Did8no5lic: clinique, test de Slimulation il I~ xyla~i"" pour le dos.1ge de
GH ; oo..ge <fIGF 1 (effondu\l.
TraitemM! : aocu n ; da"8"'" de l'utililoiltion de GH bovine ou porcine (.is-
que d'effet diabélosène) ou de l""8est.uit'. (i nfection utéri"", diabète).

yr aie
22

lZl 11 PODODERMATITE INVALIDANTE

Ce Dobe" "lInn mile de l ans est po bcnté pour de! ~ podtles i..........
dantes. Celles-<i sont apparues depOO. 18~, Diven traitemmll (ant>-
biotiques, c<)rticoide! et ~ <mtiseptiques) n'ont mtrainé
qu'llfle amélic.,-ation pa~. la thyroxinémie est conforme i\IJ~ va~
~. l 'U1ITIeIl dermatologique montre de!; Iéiom vctlu~.(mml
podales (.;I.Ilton~ li '" p.11mu<e pIiIntlire. Ces Ié!;" )ilS douIou~ sont
identiques pour les quatre pie(h et 1Ofl\ , .., ',.o::télLéa par un bythême et
de!; ~tules !>i~ le long dei cOllSSinets pIiIntilires (photo 22).

QUESTIONS
1 ~ Ql;elle!sont le! principoln hypothtsn diagnoslÎCjWS l
l - Quels rom ln «OmtrlS compIhnmtairn d rkli_ ?
] - QcJd Iroitffll6lt Pft't-on proposer?

PIIoIo 21

R ~PONSES
1 -la ,ace (Doberrnllr'lnl, ~ Iocali~tion el "aspect clinique des lésions
(furoncles de la palmure plallt;lire) nous orientent ven une ~
et une pyodermite pro/onde idiopathique. Une thyroxinhnio! confonne aux
valeurs usuelles karte "hypothMe d'une pyodermite profonde 5eCondalre ~
une hypothyroïdie.
l - les examens complémentaires à ~Iiser sont des riK~ cuta~ (défno.
décie), des calques cuta""'- ~i~ profonde), un iK'emer,t bacWien et
Url antibiogramme (pytxk:ti "ite profonde) et des biopsies ~ (~
cie, pyodermite profonde) dans le ca! de radage! wlilnb néga.tifs.
Compte lenu de la dooleur des lésions, " J'le anestMsie de courte durée est
nécessaire pour ~Iiser les d~ t xame.u compIhnMtairPi.
Les racLages cutanés ne montrent alJCun démodex (sans doute en felation
ave<: la diffkulté de prélever un matériel abondant).
Les calques cutanés réaIhés 11 pMtir du
contenu des pustules ~ la pré-
Sft"ICe de neutrophiles, de 1lOITIbreu~
macropNge:s et de quelques cocci au
win des neulropl".ilu ~b.
~ bi~es cutaoWs rhlisffi li la
périphérie des pustules et des zones
~Iteuses ~t des granu-
lomes macrophagiques centrés $Ur
des cIbnodex (photo ll).
Un iwlement b.K~ el un anti·
biogramme sont effectué$1ors de pyodermite profondt> ancienne.
le d iagroOltk est celui de pododémod éd e a»OtÎ& Il une pyodermite
profonde.
L'isoI!!mM1 riv& /Q prhmce de Slaptlylococ:cU! intermedius, ~rIli,* (lUX
cmlibiotiqun hobirutls. Ce cos swlig~ l'in/lm des biopJ~ ru/OlIM poor le
diagnostic de pododimod«ie /ors de rodages ru/arlés nIgolifl.
l - Le traitement cons.iste li tuer les démode. et ~ contrôler l'infe(Don bat·
térienne s«oodaire anciel1JJe. Le traitement aotidémodkique systémique
est préféra~ car le traitement topique li bas.! d'amitrill: esl ~t irritant
lors de pododmKxIé<:ie.l..J milbémycine oxime (~Ie mo/Kule systémique
dont l'AMM en validée c~z le chien) est prescrite ~ une posologie de
1 mg!kgIj en , pOSI! au milie1J du repas pour en augmenter ,. biodisponibi-
lit~. Ce traitement est effectué ju~u'li l'obtention de deux ~ de raclages
cutanés ~atifs;\ 1 mois d'intftValle . Le dlOix de h ntibiotique esl fondé
r,ur le fort pouvoir de p&létration cellulaire. Les fluoroquinolones sont pIIrti-
(ulièremef1t indiq~ et oo;.'1!n t Hr~ pourwivies pendant 3 :oemaines après
la gubison clinique de la pyodehl,ite. Ce traitemerot anti-inleo::tie1J x ~t
complété par dei JOins locaux antiseptiques quotidiens (chlorhexidiJle .Jo
0,5 %). UJle ~aluation mensuelle ~t néc~saire.
,
1 Dans ce cas, le troile/llef1/ à la rniIbirrJydM '"~ a lit p<tSOil pendont
5 mais. La guérisOll clin~ (paralitairt!) a lit abl~ apds J mail. Le lraile-
1
ment antjbiot~ (marlJofloxcxine à une posologie de 1 mgfl.gli en ! prise)

!! al>ocii cl dn >Oins locaux a iI~ poursuivi ~I 10 r.emoirlel.

À RETENIR

1, RXf'S prMisposéu: Oobe...."'M. w'-pei.


Di.lgnoslic: r.oel.lges tvta~. biOl"ies cvta~ ; née.:»i!"; de ~~Ii..". ces
pr-élè.>eonell!s f'Odio~' doulou~. ~ anesthk;" ~ale.

1, Tr~iœment: pr-éfl 'e! une lM<aJlÔe systémique {milbémycine oximeJ pl~!~


que ropiqve (.",itra~). SO<M'IlI irritante au ... in des pied. : poursuivre le
traitemenl iusqu'~ I·obtenlion de deux séries de raclages c...... nés négalifs

!• ~ un moi! d'intervalle .
24

lZl 12 ÉTAT KÉRATOS~BORRH~IQUE


G~N~RALIS~

Cet alma inu "",le de 5 ans est présenté POO' un étal kémoséborrhéi-
que gfnhali~ . Ces Iêl.io<u '\Qnt i ppilf\JeS progre!.S~met1t depuis l'ige
de 2 ans el 0111 débuté wr le 1'00( avant de st généraliser. fJles étaient
initi.Jlemeflt peu prurigineuses. Oiven ttaiteme<1u {antibiotiques,
mampooings antiseptiques et kératomodu!.Jteun} n'oo\ permis qu'une
a",*,ioo'ation uaniiloi.l'. l'examen dennatologique ~ 1. présen<:e
de marochom pilaires l'fi très grand oombo'e 'oUr tout le corps (tronc,
pilvillons .uri<:ulaires et membres) (photo-; 2'" et 25). et une odeur
repooS!.iInte Enfin, une otite bilatérale êrythématocérumlneuse est
au~ conslalé@. Ces lésions sont déSOfma;Sltes pruriglneu~.

QUESTIONS
,- ~1e3 lOIIlln princjpoln 1rypc4~ di09nos1iqun ?
2 - Qoms sont ln Iron t~omrnl compIbnffltojfl!1 ci rioN_ ?

RtPONSES
1 _ l/J ,;I(;e (akita inu) et l'asped. clinique des ~I cuta~ (manchons
pilaires en trb grand nom~,odeur repouu"nte) orientent ~ une ~
n ite w:bac~ granulomateuse et Urie démoclé<ie.
2 - lei trois examens com~taires,lo !ialiser loOnt de!;.adages cutané
(démodêcie), un trichogramme (démodkie et ~ite ~&) el de5
biopsies cutaJlHos (adMite r.ébac&).
l es f<tClages cutanés ~atifl kartent l'hypothèse d'une ~ie.
l~ trichogramme confirme la présence de manchons pil.Jires au sein des-
quels aucun parasite n'en mi'! en évidence (photo 26).
I t,~, Ur~'~ ~al;sé 25

Des biopsies cutanées sont effectuées J.OUS ar.!'sthkie locale au sein des
zones cuta~ A manchons pilaires.
Les ~ions histopathologiques se caroKtérisent par Uni!' hyperk&atose ortho-
kératosique folliculaire très importante et la dis.parition complète des glan-
des ~~ (photo 27). Ces lésions sont diagnostiques d' ildénlte sétHKft
gr,nu lomate!.t~ au sLlde !.tltime.

IHM.. -lOI =:;:=;;---...... -::


IH(.. -lO)

Ce diagnostic n'est pas /oKile poo' l'histopathologilte q!.ti doOt examiner


KfUptJleu§ement !.tn minim!.tm de trois biopsies poor confirmt'f l'absence dl'
glandes s&ac~s et envisager!.tn diagnostic différentieillistopathologique
complet (avec les dysendocrinies par exemple).

À RETENI R
R"':e5 prldis,xS éd : un >che roya" ~kita ;nu. Vi.I.... ~, springct
Ipo1n iel. TefVIIeferl. bichon. Lilas.. a~. bobI. il. Terre-Neuve.
"",..es adultes 00 .doltfS.
triokJtjie : inconn~, mé<:.nisme immunitai re 'espon.. ble de ,. destruc-
tion r:Ie 1. gl.nde séI»cée; trouble .ssocié de la kér.tini .. tion foUicul~ire
1, qui f"'Ut être 1. ""<J5e primiti .... d'ur.!' rélention ~"" el: d'u ne inAdm_
1 mation sranu kJmaleuse second.Jire.
Symptômes : J'elage terne, squamosis. m.ochons pilai'es (~ k i'a inu,
!; ,,~, Te<re-N ... ",,1. l''u,il p.Jrioi. int"""'. odeur rance, folliculite
b.>clérienne socond.Jire.
Diagt>051ic : biopsies impéfJliHmeril examinées p.J' un hiSlopillhologiSle
vétérinaire spéci.llioé en demI.ltoh;~thoIogif!.

,1
1,
!•
26

1?3 13 ÉCHEC DE TRAITEMENT


D'UNE S~BORRH~E PRIMAIRE
IDIOPATHIQUE

Ce coder ~niel m~le de j am fit préseflté pour un ff~ de traite_


rneflt de ~ p!imaire idiopathique diagJ'lOstiquée 6 mof; plus
IÔI (photo 28). le traitement prescrit fait appel .li des shampooOl"H)S
anti$éborrhéiqUl!$ bihWdornada ires.

QUESTION
1 - Quelles critiql.leS pt:JUYe1-VOUS fotmuler à f'igard rk celte prauiptioo l

~.;.:...
~~'
, ',,- ,
-', .-
,. .

RtPONSE
1 - Le traitement de la ~ prim.Jire idiopathique est un défi ~a­
peutiqlll' ur il est impOIsibie de gubir le chien définitivement. Il faut trou-
vtt un (Ompromis entre un minimum de Wsioru et un minimum de traite-
rl1Mt. La communication avec le proprih1ill' esl essentielle: Il faut lui
expliq\lef l'a~t chronique de la dem\atOSf! et la rlécl'5si~ d'un llaitemell
pwnanent. le cas doit être réévalué régulièrement.
Le contrôle des infections bactériennt!$ (proIif~ation bactMenne et follicu-
lite) et fongiques (prolifération de Molcruuia) est capital. Il œpCH' sur Ul'M'
antibiothérapie (par uemple, la céfaJuine.li une posologie de 30 mg/kg/j
en 2 prises pendant 4116 lffiIalnes) a§SOC~ li un antifongique systémique
(kétoconazole ;i une posologie de 10 mg{kgJj en 1 prise pmdanl ~ .II
6 semaines). Souvent,. il esl nokasaire d'effectuer une tonte et dei bain&-
tions chaudes pour enlever les manchon~ pilaires partkulièfement prurigi-
neu~. Le traitement anti..jnfectieu~ topique r.e fait 11 l'alœ de Y1ampooings
~ bar.e de {hlorhe~idi~ ~ 2-3 'lb, 3 fois par semaine. le contrôle de l'otite
uteme a~iée nt n«nsaire.
1 (cllec de rr~iremem d'une Jéborr/Iée phma;", jdjQP.Hh~ 21

l es lésions sont œévaluée! au bout d'un mois. Si l'amélioration est l.Uff1-


sante, le traitement anti-infectieux est omintenu 1 mois supplémentaire
Sf'Ion la p«'Kription initiale. Puis il est adapt~ en fonction de la répoose
tMraPfi'bq"" (par eXl!mpl<", antibiotMrapie intennittente l jours consécu-
tifs par semaine, kétoconarole 2 jours oon\kutils p;If semaine). Les !h.Jm-
pooings anti·infectieux ~t être remplacés progressivement par des
$hampooings k~ntomodulateurs et MloIlienlS (par eXl!mple, acide salicyli-
que et r.oufre). l'utilisation conjointe d'Kides gras enentieb est souvent
int~nte. Si l'amélioration est insuffisante ou nUlle, les traitements anti-
infectieux initiaux s)'$témique el topique sont maintenus en anodanl des
r!tinoides de synthèse. On utilise alOt'S l'oott@tinoine[Hl ou l'K;tt@tine[Hl
h une posologie de 1 ~ 2 mg/kg/j en 1 prise pendant 3 à S mois, puis tous
~ H 3 jours.
Une surveillance thérapeutique est effectuée tous les 2 à 3 mois. Un lest de
S<::hirmer régulier pennet de surveiller l'apparition d'une kkatoconjonctivite
:\khe induite par l'utilisation des r!tinoides de synthèse. LI mesure des K ti-
vités enzymatiques hépatiques est également rblisée tous les 2 Il 3 mois.
t 'utilisation de la ci<lo1porine à une posologie de S mgllglj en 1 prise en
denors des repas pendant plusieurs mois semble intéressante, maÎS
~nde ~ ~e confirmée.

À RH ENIR
ComtlW"k~tioo a...., le propri<'faiœ: ......ntielle: néces.iré de réévaluer
le cas régulièrement af,n de rrouver la dose minimale efficace.
T.ajtement s~ique: contrôle ~ infe<;tions t-1Men~ el fongiques
associées_
T.aitemeor topique: ~mpooings anti-infectieux (chlorhe><id ine), tonte
régulière 1""" m inimi~ les récidives.
fn CoH d'khec: p<eSCriphon de œtiooOdes de synrhèse lisotrélinoïne [H I
OOJ .>eitréline IH U; surveill.nce thérapeutique (tes! de Schirrnet, mes<Jre
de l' activit~ des '-"'~ hépat>qo.>esl ; ciclOlf""ine.

yr ale
28

c0' 14 DERMATITE ATOPIQUE


ET OtsENSIBILlSATION

Ce boxer mlle de.'i am est ~tl! pour une dl'fTNltite fiKiale &ythé-
mateuse prurigineuse associée à . me o~te bythêmatodrumineuse
hypefplasiqUl' frcidwante (photo~ 29 et 30). Des intradermoréaction!
soot Pfltoquées. Elles mettent en évidence une sen~bdiSiltioo à l'au-
rien de la pous~re DtrmolophQgoidel fanrKH! el aux acariens de stoc-
kage GlyClpOOgUI dntnJdor, Acanu siro et TyrophoglJl putr~.

QUESTIONS
, - Que!!e ntl'indicotioo ~ en oo~ o/~iqIJn l
2 - Comment compo_ l'orroil d'olltrgtnn pourWlt'dherlsibiliwtioo l
J - Quellt chanu dt- mm;,e du troil~1 dt ~libiliwtioo cl un on prut-
on promettre 00 propriétaire dt- c..r animal J

RtPONSES
1 - la race (boKer), la topographie el l'aspect clinique des ~5 (derma-
tite faciale ~ateuse, otite hythémat<).(M;mil"l@Use et prurit) $011\
diagnoltiq~ d'une dermatite atoplque .
LM examens allergologiques (intT~lICtion5 et immunoglobulines
spécifiques) ne soo! ~s utilisês pour la i~ un diagnostk de dei il ",titI' atopi-
que (ils sool noégatifs chez 20 à 2S % des chiens atopiques et positifs dam
ln mêmes proportions chez le<; chiens noo atopiques), mais pour choisir le<;
alier9è~ d'un traitement de désemibilisation spécifique .

l - Deu~ J.OIutions sont possibles pour composer l'e~trait d'II~ : 50it


utiliSl'!" ctlaque e~trait d'acarien en considérant qu'ils ont tous la mfme
importance, $Oit n'utiliSl'!" que le Sl'Ule~trajt de DermalophagoldeJ. larinoe en
1 Ckmwtite aropique« dts...JSibiIi",,'ion 29

argyant des réacboru c~ importantel des acarieru de stockage avec


Dtrma!ophogoitkl farinoe. Il n'exJsu aucune ~ permettant de traochH
en~ ce<; deux loOIutioru. Pour des raisons priltiques ~ konomiques, oous
illIOOS wuvent recours Il un seul acarien de III poos~, les extraits de tous
le'! ac;trien, de ,todagl> n'étant P"I toujou" di'P""ibje, el ~ coût d'un
mélllnge aln'; complexe ét;J nt parfois ,.:;el élevé.
3 - II elt indi~bIe d'upliquer cl.Jifement ~ but rKhen:hé au pr0prié-
taire. ta guérison complète et dé/initiYe de l',,nimal elt im~';bIe. le but
de la dker!,;bitisation est de prOCUref lJIle am8loration très significative de
son état. Celle<i e<;t objectivée par un espacement des poussées, une moin-
dre (O!\SOITlmaÜOfl de médi<~ts 00 une d iminution de l'élend~ 00 de
la gravité des lésion,. lJ ne amélioration clinique 1100 an est ~ dom
70 ~ 80 % des ca., lors de désenOOilisation au~ acariens de la pau.sièfe de
maison. ta rémission com~e est beaocoop plus rare, de l'ordre de 10 ,
20%à unan.

À RETEN IR
l e pr,ncipôll dé<ool~ chez le chien esl l' <lGiIfien de la pous.ière de
"",ison Ckmw~ la'i.....,.
LI ~lt5ibilis.lljon spédfi'l<Je esl se\llement efficace av« les e~lr~jls
d'acariens el de pollens (de l',,,drede 70 il 60 "4).
L'effICaCité de la d !s ei"osibilis.1Tion s"oppoécie apres un an de lIailemenc.
Une déswsibili!.lrion effic.ce n'~ J>iH 100:,",-1 ceHe qui pe!"m<'1 uM
guérison définlli~. l 'e/fOColdtê peul êUe une diminution de la ra>"iri des
( ,;.es, leu, es.p.KemeOl OU unc moi"'*" consornm<ltion de méd,caments.
Il al né<;es,.,ire d'eopliquer œtte notion au~ p'~i<e de l'animal el
d'eIkctuef un ",ivi I~ nigulier POU' mainteni, leur 1TI(l(n.a1ion.

'l' ate
"
lZl 15 LÉSIONS CRoûTEUSES DE LA FACE

Cet goIdef1 relrielm m31e de 2 mois esl présenté pour des Iéions foKi.J·
les croûteuses (photo 31 ). Ce chiot appartient /1 une portée de cinq
dont ~l< mamfl'5tenl dei I~s ~milairt'S. Ces IéWns apparues en
une loeI11iline onl d8xM par un œdBne du mU!ieau, pU;1 rapIdemMl
par des IéMonS mxjteuses et exsudalivl'5. Aucun traitement n'a eté
administré. l'examen général révèle un ~rome fébrile (hype<ther-
m~ 11 39,S 'C, apathie, anorexie) et une adénomégalie rétropnaryn-
gieone. l'e><amen dennalolog;que montre des Ièvrl'5 œdt'mateuses,
croûteu:.es el el<~tivl'5. l/J face interne des pavillons auriculaires
également œdématiée et érythémaleu!ie présente des pustule. Une
o tite bilatérale wppurée esl oO!.efVée. Celéoo..s sont prurigineuses el
douloureuses.

QUESTIONS
1 - (JwI1es sonl ~ principales hypothan diognostiqOHl l
2 - Quffl WIll les dNIt t Xamet11 complimentoirn d ri'Oijw l
1 - Quel rroirement PftII-on proposu l

1'ho40 31

Rfl'ON SFS
1 - L'age Il l'apparition des lésions (2 mois), l'atteinte de plusieurs chiots de
la mêmt portée, les symptômes généraux (syndrome fébrile), la topogr~
pil le e t l'a~1 CliniqUfl des lésions cuta~ (lfi.<':S et pavillons aunculairfl
œdémateux et croOte!Jx, otite bilat&ale) onmlftll en prioril~ wn une cri-
lulite pyogranulomaleuse jwénile ou une~.
2 ~ Les deu~ eumens complémentaires ~ ,~~Iiser
sont des'~ ~
modécie) et des calques cutaoo (cellulite pyogranulomateuse).
Les raclages cutanés négiltib kartent la pyodémodé<:ie.
Les calq~ cutanés montrent des
images cytologiques êvoquant une
inl\.ammation pyogranulomaleuse
(netttrophiles, macrophages, cellules
épithéliOïde$ géantes) (photo 32).
Tm SOI.IYIeI'1t, la pré~e de cocci en
position extra-ce!lulaire triduil ur.e
colonisation bKt~ne U!Condai~.
Des biopsies cutar.ées ne sont pas
utiles pour faire ce diagnostic qui t'SI
".
qua§i clinique.
le d~nostic est celui de cellulite pyog rllnulomllteuse Juvénile.
) - te traiterTH!f1! doit être précoce car les cicatrices sont fréqueotes. Il
repose wr une (ortkot~apie orale (prednisolooe 2 mg/kgJj en 1 p!ile)
pendant 2 ~ 3 ~aines wmplétée par Urie antibiothérapie (par uemple,
céfalexioe 30 mg/kgli en 2 prises ou amoxicillinf!-"tide clolvulanique
sa mg!lcg/j en 2 prises). Des soi,," antiseptiques SOr'It associés. Y ciclospo-
rine ~ une posologie de S mg/kglj en 1 prise en dehon des repas cOfIStitue
une autre altemil~ thérapeutique. Ce traitemeflt doit être pourwivi pen-
dant 3 r.emaines environ. l'otite wppurél! est traitée de façon habituelle.
Dons Ct cos, k lroitemtrll SY'lbniqut (COItirolll6opk .. onlibitX~) (1 tri
poursuivi pendant 1 wnolnt$ wppIbnenUlires Q Urlt' ptmIogit infbinlrt pour
10 pœdnisoloM (1 mglig/i en 1 prise).

À RETENIR
R~ pœdi<;fW's{cs' golden rerriew<. leckel . ~er gotdon. ép;lgneul bre-
~.
Chiots. t,ès f3 1e<,oeo,t adultes.
1 IrioiotJie ' incoonue, pn!<Ii!pOlilkln ''''';.,~, prédi~ion lilmiliale, c.o~

1
inlect>euses (vira'es 1).
S)"7f'IÔmt'S: ~ions ;........'m.... teuses el croiiteu5es des lèv~. du poortou.

1
!
",lpébr~l. de. p;ovillon. ~",icut.if"'; otite bil~té... le SU""","" ; J"'rfoi.
abo:l$ $Ur le Iron<: (",nnkulite), ~"einte a",,"" ; .y,,,j, ......e lébrile el ..déno-
patllie.
OugnoMK:: clinique. cytologie. bi~ cuta no!es peu utiles.

1, Tr~;remenl; prednisolone. antibiolhéfapie, ciclosporine.

1

!•
32

W' 16 L~IONS PAPULEUSES


ET NODULAIRES DU THORAX

Ce berger belge femelle de 8 ails esl présenté pour des ~ues rll/I!o-
dorantes. Le pt~t;llre signale qu'uO@ ablation d'un nodule "",m·
m;tire de faible t;>ille (moill'i de 1 cm de d iamètre) a été eff~
6 mois plus tôt ~ns a... ~ hislopathologique associée. Ces léI.ions
mulIKmtriques soot apparues depuis 1 mois. Les 1é5iom sont localiJ.ées
sur la face latérale droite du lhofa~ en regard du cOU<:le. Elles SO!1\
urKtérisée pl r des cr(lÛtes su int;llltes el malodorantes. La ton~ et le
nettoyage lé!.ionnels rMlent des papules et des nodules très r.om-
breux dont certains confluent pour former des plaql.ll!S (photo 33). Ces
~s soot 'l'i,
"d, émdffi el douloureuieS.

QUESTIONS
1 _ QtJtflt, est vol't principalt! hypotMt diagnmliqut J
! - Outlest ~ prindpoI tx(lmen ~IQ;'t <1 rk/j~ l
l - Qudln 5Ot1t ln options Ihb'opftIliqun l

Rt.PONSES
~ topographie des lésions {f;KO!S latérales du tho<axl. leur ~t dinique
(apparition multicmttique de papules, nodules el plaques) et l'a~tion
récente d'uO@ tUlTM!tJf mammaill' (mlme très petite) orientent Yer1 des
métasla$eS cutanées d'une tumeur mammaill' de haute malignité.
1 - les biopsies d'un nodule WU! ~thbie Ioule p"' .. ",Uent d'~tablir le
dj~gnostic. t6 Ibions Ilistopathologiq\lel IOnt caract~5hs au ~n du
d~"", par d6 pI;og6 c,", lulaire œnS6 con,tit~ do:' c,",lulel ~tMlialoes
atypiques ~n~pla!.ique,. Elles forment dei cordo", ou des 1101.1 c,",lulail"l1'.l.
Ces c,",lul6 c(HltiMnent un noyau rond et ~uleu., fOf\ement n~ et
un cytopIa§llle abondat1t, véiculewc et VilCuoiaire
(de type • bague ~ cMton .). l'~ est
majeure. Des images multiples d'embolisation vas--
culaire lymphatique de cellules tumorales sont
oIHeMe (photo 34).
l e diagnostic est celui de métast,ues cutanées
de t umeur m.. mm .. lre hautement indilf~,
encore appelé !/Irdnose (ou carclnomatose)
cutanée.
Des riKIiographies pulmonaires $Ont ~.. Iisées
pour déceler d'évmtueiles métastases.
Dans ce CilS, aucune mét.nta!oe riKIiologiq~t
yjsible n'esl obserWe.
2 - Ces métastases sont très peu lhimioS<l!flsibies.
l'ex~ chirurgicale est $Owent impossible el
doit f tre complétée par une riKIiothéfapie. Dans tous les U S, ce traiteme.... t
ne pe-ut ~ que palliatif, le prooostic ~tant très sombre.
Une thhapeutiqU!' ilnalg6;que peut ! tre proposée, mais le dé«-s de l'ani-
mai (euthanasie souvent demandée par le propriêtaire) est observê dans les
2 ~ 3 mois apm le diagnostic.
Dons ct cos, l'nt' chimio(hh"opie poNiorive (Î OOst de doxorubkine (H) 0 ni
r~lh ~nl 1 mois sons QlJWn rtsultal.

À RETENIR
Ail"fflion ~i"llOOSliqu6- : com",émoratifs fr6:tuemment rapportés de
(·e.érese d'une tvrnevr mamrn.lire (souvent de faible taille) quelques mois
plus IÔI el .... ns a""l~ niSiopathologiqoe awxiée.
Sympt6mes : i>"p"les, nod~les, plaques dites . en coolée de lave . de
1, topographie thoraçique el """""le. Aneinœ muhicenlfique.
DidgOOSlic : i>iop.ies clffilrre.
1 Traitemetll: aucun.

!!
,1
1,
!•
yr ale
,.
r1' 17 LÉSIONS ÉROSIVES DE LA TRUFFE

Cf' be<ger allemaoo fflrlelle d@7 ans <!'II p<kent~ pour ~ IMions@r()-
~ de la truffe . Ce chien fail des ~rs ré9u1iers en Espagne. Les
Ié~ de la truffe sont appal'U@'; pour la p"em~e fois .s aru aupa ....
~anl en période estMIle. A cette êpoql,l(', les IéWns étaient caractéri·
'>ées par UM: dépiglT\ef1talioo d u dessus de la truffe . Une Il'pigmenta·
lion spontanH a été obwvéoe la premièn~ anr~. Vanné<! wivantf',
celte dépigmentation es! aw)C~ 11 un ~e, des 5quamtS.J:R)Ûtes
puis des Bosions. O'an~ l!f1 an.w, les Ibiom n'ont (es~ de s'aggra·
ver. Une infll.leOCe saisonnière (période estivale) est nettement COOSta-
tk. o;ven lIaitemenu (cortkOlde5 Ofau~, de.. "o.. orticoides prescriu
en (oort" durft) ont apportê Uni! amélioration non durable. Les
Iêslons ne concernent que la truffe et se c;aractêment par des érO~1
et des ukèftos doulour('\J~ du chanfrein et du planum naIll~ et ur.!'
perte des dermog!yphes (p.avés de la truffe) (photo 15).

QUESTIONS
1- QwI~ son/In ~ principales hypofllms diognoll~ 7
l _ Ouffll<)nl ln deu~ exomt'rlJ rornpIhnMloires il rkJliw 7

R f PONSES
1 - L'atteinte de la truffe, l'inftlJeO(f' !iaisonnm (l'été, lu moiru initi.lk>-

vm un lupus êfythém;lleu~ cutarW, (lupus nasal). Les


EspagrM! lont ~visagt'f auui UrM! IeishlTlêlniose.
.rs
ment) et l'aspect clinique des Ibions (~mentation,~, squames-
croûtes, koWnI, ulcères, perte des dermog!yphes) orimt~1 ~ prioril.!
I~umts ~

2 - Oeu~ uamens complmlentai~ sont ) n!alise!" : des biopsies cu!arWs


(lupus nasal) et UrM! sérologie (leishlTlêlniose).
Les biopsies cutanées sous anesthé-
5ie gblb"~le sont effectuées ~ la pbi-
phérie des zones érodé~s ou uké-
~ ou eflCOfe dans des zone<; en
voie de dépigmentation. Dans la
mesure du ~bIe, plu5ieurs biop-
.te<; sont com~I~. Les Ibiom his-
topattlologiques sont Ufactérism
par Uni! dermatite hydropique et
IkMnOide d'interface. l'infiltration
Iic:hb>ofde est constitu& essentielle-
ment de lymphocytes et de plamlOC)1.es (photo 36). Ces ~s sont très
compatibles iM'C un lupus étythMuteux cutan.!.11 conYil'f1t d'imistl'f sur ~
fait qu'uni! dermatite licllénoOde d'interface n'est pas diagnostique de lupus
bythémateux cutané.
li sérologie Iei~manic»e est négatM.
Le diagnonk est <tlui de lupus i rythbnateux cutani Oupus nasal), aUIn!-
fois appel~ 'upus discoïde.

À RrnNIR
Dermatite duto-immu",,' la plus fréqol.lente du chÎ!'f1.
Adultes.
Rdces pœdiiposéo : chi..... long c hanm.;11 (colley, ~ altem..oo ... I.
toc~lisatiorn : truffe. ~ ... res Ioulil-iltioos dilCutœs (p.a.ill orn auriculaires.
po-épuœ. r4ion péfi....Ilol)e).
Symptômes: atrophie cuta'*e ""sale (pene des dennoglyphesJ. dépiS'
meotatioo, bythème. squameH roUtes, éro5iom, ulcères.
0i1800.#c : biopsies cutlnées comp.ltibl<'5.
"
lZl 18 GVNtCOMASTIE, PTOSE
DU FOURREAU ET MACULES
HYPERMtlANIQUES SUR lE VENTRE

Ct bo~1!f male de 8 ans esl ~Ié pour une disten!.ion ~bdominale


ippiln.le progr1!!.!Neme<1t depuis 3 moi:I. L'examen tlinique .-MIe un
bon état général et une masse intra-abdominale de 25 un de diamètre
environ. l1! ch,l'I1 esl cryplorch~. L'uamen dermatologique mont .....
une gynécom'n!Je importante, une ptrn.e du lourrnu et des mac;ule!:
nypermélilJliq~ su. le ventre (photo 37).

QUESTIONS
1 - Quel~ est l'hypoIM~ diognOlI~ ?
1 - Quel! SOn! ln prindpaux examms compIémmrairn d rloaIi_ l
3 _ Qw/ lroi!m",nl fN'Il"'" propo_ ?

RÉPONSES
1 - la race (boXI'f), l'&ge à l'apparition des sympl~ (8 ans), la cryptor-
chidie, la masse intta-abdominale, la topographie et l'asp<<t clinique des
~s wtar>ées (alopkie, gynécomastie, ptose du lourreau et macule$
hypermêla,.,iques) OI'Îentent en priorit~ vers un syndrome de ~;ni!.1tion
consécutif ~ une tumeur testiculaire lnua-abdominale.
1 - les principau~ eumens com~taire5 ~ réali_ sont un dosage
d'estradiol, une numératÎOll·fOffilule sanguine et un bilan d'e~ter\5.ion,
La rKherche d'une hyperestradlolbnie esl effec;tub! s)"tbnatiquement
mais elle n'est présente que dans 30 % des cas environ.
La numéfation·fOfTTlule !oiInguine est nkessai~ pour ""'aluer le risque
d'aplasie médull,i~. Dans certains cn, une anémie (non ~ati~), une
NopMie et une thrombocytopMie loOrlt~ et loOrlt d'un très mau-
vais pronostic.
Enfin. une Khograpllie: abdominale pmnet de rec:hoHcher liI1 Mt1t~ testi.
cule wmoral en position intra-abdomiNle et de /"ire le bilan d'ulm§ion (m
rhlisant ~\emeot des radiographies pulmonaires).
Dons ~ CIl$, l'~ tsI Itit ooglUt.llk. ID no.mo!rotm-.IoonuIf- tongui'Io'
t'II ronhJrme aux l'CISeun Uj~!"l. IL bilan d'o:remm TIr manU'/' aurune ~.
Le diagr.o!lK: est celui de syndrome dt' fémlnlwtlon .
l - le pronostic doit toujours être ~ compte !l'IlU du ri~ue d'ap/al.il'
médullaire, du risque hypovoI&nique lors de l'e~b'èse du voIuminetJ~ te!tj.
cule cryptordlide et du nique de di~nation mkastatique (rare et tardive).
La \2stration bilatérale est effectuée en l'absence d'apla~ médull.1ire.
Le traitement de l'apIM médullaire est d;tfICiIe.1I tait appel 11 une stimulation
de la rTIO<!Ile O>'iI!USI" par le lithium [HL ~ u""' ~Ie de 400 m<JIm 2Ji en
1 priSl" pendant 5 5eITlaines. La lithémie doit être wntrôlée ~1~,e"lef1t
pour prtYel"lir tout risque toxique. Cf:tte toiOtité SI" manifeo.te par des rla\J~,
des tremblements et des troubles de I·&!uili~. L'a~ioration de la numéfa-
Iion-formule 5011l9uine est prog~ l'Il ~ mm. En l'absmc:e de mét»tase,
la repoo.HSe des poils débute au bout de l ~ 6 semaines. En cas de penistance
d'une hyperestradiolémit, une diuémination métastatique est probable.

À RETENIR
()y$endocrinie §e~lIelle la ~us fréquente chez le chien mâle.
RdCI't PfI'd;'IJO'hs: bo. er, J>O!'I< inoi •. c.nic .....
Chiensâ~.
l,iologie' tumeo.rs testiculaires skrétantes (sertolinome leydigome)
OU
parfois microscopiques, enl'3înanl une skrélion anonnale d'es(rogènes
ou de progesrérone.
p~thot;énie : hypenstrogéoisme ,~bll! JI<OWllSSiH"oeo ,1 tt'UOl! apla-
sie médull.ire g'''~ ~ i,réversible.
Sympl6mes générauIC : gynécoma!.li~. ptose du fourreau, le!.licule lumoral

,
1
1
en "",ition ",,,,,. Ie ou non, Comportemenl "",,,,,1 modif~, gal,""""rhée :
parfois anémie el pêlêo:hies.
Sympi6tnes Cvlanés : alopécie parfois inll.mmalO<rI! el progressive de la
f,""e posIéfieYle des cuis.es el du pét'i'* n"rIIOrlIant ensu ite MI, le!; Il.rocs,
!! l'abdomen el le thora. ; Hal kéuI"'!boo~iqoe ; ,"""ul.,. hypennél.n; .
qUl'S sur le ventre; œ..matoo;e li~aire prépociale.
DjaStlOSlÎC : hype<emadi<Mmie inconmnle (30 % <les cas) el, parfois.
hyl*'f"oge!.llroil/'m;" ; .......-.&atiorHormule .. ngui"" ~ire pou' r-..-

1, luer le 'isque d'aplasie médullaire (pano:ytopénie possible); êo:hog,aphie


abdomirlolle pour rechen:hef .... &'e ,otueI testicule lumoral en position intra·
abdom irlolle el faire .... bilan d'extension ; radiographies pulf'l'lONires.
l'ronoslk : ~, Compte!eflll du risque d'apla";,, médullaire, du risque
1, hypovolémique lors de l'~ du leSIicule ectopique el du ,isque pos.
sible de disséminalion rnélastalique ('are el I.rdive).

!• rraire.,",'lt : usl'it1ion bilalbale ; I,.. il." .. ~ de l'api.";" rnrIdull.ire (lithium


IHI) souveol difficile .

yr ale
38

l'â' 19 DERMATITE PRURIGINEUSE


MALODORANTE

Ce !hon.pei mâle de 6 moi~esl présenté poor une dermatitl' prurigi_


neuse et malodorante. Ces ~$ loOIll apparues la !'3ge de 3 mois. Il
n'e>;iste pas de contagion apparente. L'exa~n dermatologiq~ mon·
tre des dipilatiolll en mouchetures SUr le tronc, une lichMifiution el
urlf! hy~pig!Tl('fltation de la lac" ventrale du cou ft du venue
(photo 38). Umo otite é!ythimalo-dfumineuse bil.ltérale el une podo-
dem'labte irytMmateu5e sont également otmM!1. Les raclages eut.)·
nés sont négatih. L'uamen cytologique du cérumen montre de nom·
bn!uSl'$ cocci et MaIounooe. le xOlch·/tl! elfe<:l~ au sein des zones
étytMmall'Use:'l ,MIe 00 cocci libre1 el des Molaunio/!' en grand
nombre.

Q UESTION
Quelle ~t la principale couse de dmootite prurigi~ d malodorante cMZIe
iheJ ••pn ?

RlPONSE
Contrairement à une idH reçue ~Jldue dans le monde de I·~age. la
principale dermatose d u shar-pei n'est pas La démodécie mais la d t i " .. titI'
<lloplqut'. Dans ctlle raçe, elle petit prendre une lOI'I1'Ie daulque aW!C otite
érythémat<xérumineuse el podo<Iennatite ~teuse. lt plus $OU-
veflt,. des fOl'1l1@Sgraves el tr~ étffldues aYK des complications inl«~
majeures sonl ~ : syndrome de proIiléfation b.Ktéôenne, pyodrf-
mite supmicielle tronculain! (dépilations m mouchf,lurei RU" le tronc,
papul<!:5 lur le vetltn!), furonculose interdigit~, intertrigos et dermatite 11
Malanuia.

,
À RETENIR
Chez le ~h.or ..p"i, I~ ~ière cause de p<ltf;t eM la dermat ite al0piq0e
compliquée d'une infection !:>.>ctéfienne el/ou fongique (Mol/_z;a). les
premiers symptômes de la demI.1lite atopique p<"II\'effi a.ppar~Î!,e avan,
l'l~ de 6 moi, 1'1 ~ d'eilt:lée 8' .ves. le traitement des compliatioos
b.>ctériennes 1'1 Iongiques eM uJ'le priorité 100 de œ.m.lite pru'igi.-.
l'abondonc" de ~is n'es! p.1s un défalll chez Un ch",,- elle n'es( en revan·
che p"s admi ... au niveau des membre5 1'1 du lronc chez l'adulte. Elle
peoJl élre ~ l'origine d'in\eltrigos et de gênes, OOl.1mment au niveau de la
bouche 1'1 de l'ouverture des conduits aud itifs externes.

yr ate
40

lZl 20 ALOP~CI E DU TRONC

Ce ~~rded colley femtlle de 7 ans ~t prkMté pour une alopkif!


trol\Culil ..l'. P",",i les aJ\té<:~lI p"tI\oIogiques, une obbit~ an6enne
el un anœstrus dIopuis 2 am sont signalb par le propriéUlirr. ~
~s cutanées sont apparues ptogr~1 depuis 1 an, Elles ont
débuté Wf les Halles avant d'atteindre le dos ft les Iomoo. Dil't'fS trai-
lemtnll (~mpooôogs kéfatomodulalf'Ur5 el Emollients, iKides glas
essentiels el tortkotdE1 retard) oot été Pfescriu sam aocun résultat
l'bamen ~al conlirmf!' j'obkité (48 kg) ~ montre une ap.illh~.
t'uamen de<matologiqut révèlo! une a\opkie tronculaIre, sym@tnqu.e
et bolalEralt! (photo 39); la peau en di$Cr@\emo!nt 5q<Jameu'>t. Le prurit
ntab~l

QUESTIONS
1_ Qwlin 50tllin prir>eipok< hypol~ diognruritpn. l
2 - Quel! e~ammf complémn1taim doil-on rioIi_ ?
1- ~/lro;leflW'nl el qud wivi thbopftlriqw pnIt-otl propo_ l

REpoNSES
1 - L'age d'apparition des lésioru (7 ans), les symptômes ~u~ (obkitt!
et anœstNs), la topographie des Iélioos (trolle) et leur Ilopect c~niqUl! (alo-
pécie bilatérale et syrTH!trique, squalTll»is) orimlm l 1'1'1 priorité Vt'fS !,lOI!'
hypothyroidie, Un hypen:O<tidslTIe est pao probable compte tenu de
"atMnce de syndrome poIyuro-poIydiMue. Toutefois, il com~l"It de flin!
une explor~tion cortkowrrblalienne car on ne peut poiS klrtef un syn-
drome de Cushing ia~ call5l! poIr " utilisation des corticotœs retard.
2 - Le d i.gnostic biologique de l'hypothyroldie est difficile. Seules la con-
frontation des ~lémenll de l'I,..mr!èse, de l'eXlmen dinique, une hyper-
[ho!est':'oIémie et une hypothyro~inbnie sont BI ra~r d 'une hypothyrot-
die et ju!litient une ~ tlth"apeutique.
I.A./opéciedurronc 41

La thyroxinémie (T-4 tota~ ou li!Jœ) donne l/fle euellente information sur le


fonctionnement de la thyrOOe. Seules les concentration! trfi baises de T4
doivent être conOOéréc pour porter u tf"'9r.ostk , l<l ~ de la concffi-
tr.Ition de TSH ~t diffid le Il inlerprl!ll!!'. De nombreux états pathologiques
(hypercortiœme) el ~iru rnédiumenll <corticoides, phénobarbital,
~buwone ... ) abai~11es concentr3tions d'ho!mones thyroidlennes
et entraÎ!1I!!1t des hypothyroxinémiel. Ces hypothyroïdies dite!! . 5eWfl-
doIires . ne doiv."t pa,; ~t", traité....
Dotu ce cos,. If dcwge de T4 rOla~ n t lm dfondrt. Par oilleun, la <ooiwltmit
,"':ml n l1pIb ItimllJatioo à l'ACTH l'St coofCII't'/W OOK WlIrurs usuelle1.
le diagrlO5tic elt '~ui d' hypothyroïdie.
) - Le traitement de l'hypoltlyrOOie en preuil /1 vie. Il rep<ne:;ur l'utiliw-
lion de la Iévothyroxine sodique (Hl Jo uroe ~ie de 20 ~ 40 )lglkglj en
2 prises. Pour les th len! de grande f<Kt , il est préférable de Cornmer'I(er Il
une posologie de 20 IIg{lgJj en l priS@$. Une visite de contrôle esl effed uée
6 ~inl'S après le début du traitement pour boaluer son efficacité. Une
thyroxlnémie basale effecluœ 4 ~ 6 heures après 1.1 pme de la lévothyroxine
pem-.et d 'adapter éventoellement la posologie. Si celle<i reste dallS les
valeurs uwelles. la posologie esl ma intenue; si elle> demeure bas~, ~ faut
augmenter la do~ et/ou la fréquence d'3dmin<ltution ; enfin. si la thyroxi.
némie est éluN, ~ Iat.lt diminuer la ~ et/ou 1. Iréqoen<e d'.dministr.l-
lion. La plup;ut des "nimaux loOnt contrô~ au long ( OUI"! aile( une pri~
joIJrnaliêre unique de Mthyroxine r.odique. ~ vWte de contrôle tous les
6 mois SOflI indiquées. L'arno!olÎOfatioo des symptômes 9~u", sulVie<1 t en
2 ~ 4 semaines, celle des symptômes cutanoés en 8 ~ 12 Jemoaines.

À. RETEN IR
Oywndoçrinie rar.. et surdiolgnootiquee.
1 R~ce ~Jf'05ée : setter irlandais, tec~el ~ poil ras. Dobermann. dogue

1•
al ~nd, l <'Of'lberg, caniche ...
biologie: Ihyroidite Iymphoplasrnocylaire (~u~immunc).
S)"mpIômes sénér.ltJJl : al'd lttie. obéo;ilé, fril",il~, a......,ru'.
1; T"POBroplrie lésionnelle . tronc, cou.
5ympfômes cut.rnéi: : alwécie bilateralc d symélriqcoe, poil t("ltle, sqw.
mnsis, pyodermile_ooda i",.

1
Diagnostic: hypercholeslérolémie, h)'1"Jlhyro.inémie (l4 100al~ ou jjbr~) ;
dosage de TSH d i lf,.; il~ l in~.
, Traircment: lévOIhyroxine IOdique IHI (20 à 40 J.IW\<&'j Cn 2 prises), suivi
thérapNtique !ou5 les 2 à {. mois pour adopter la posologie ; shampooings

1, ké... lOmodula""'n et hnoIlient>: anlibiorhé<"f'I~ pour cont""l ... la py0-


dermite annd ée.

!•
'l' ate
"
& 21 USIONS NODULAIRES MULTIPLES

Ce berger ~Ilemand mile de 8 ans est pré.ent~ pour l'~blalion d'un


nodule Cl>umé ~tt>é SU r le carpe_ l'~nllé<! pré<:~te, deux nodu~
cutanés (l'un SU. la tête et hutre sur Un membte) ont déjA 'ait l'objet
d'une uêrêse el d'une ~naly5e hj~topilthologiql.le "y,ml confirmé un
naevus colliJ9ênîque. Le nodule est a~ru depuis plus de 6 mOO.
l'!'omen général ,Mit> un animal ~t maigre. l'exalTlf!f1 der-
matologoque montre des nodules de 1 ~ 2 cm de diamètre, non pruri-
gineux, fl'fTl\e, non dépilé1 el de topographit> dermique sur les mem-
bres (photo -'1 0). D'au~ nodules de 1 cm de diamètre de même type
mais non uic:érés soot obsefvk sur le frein de la I.tnglle (photo 41).
l'ablalJon du nodule ,uta~ se fal\ diru de bon!l@$ conditions et son
examl'll histopathologique confirme de rIO\.f\Ieau un OlieY\lS collagé-
nique.

Q UESTIONS
1 - Que/le III la principall hypolhN diognoSfiqlW ?
1 _ Quel est ~ prindpol t~Q~ ~nlaire à riol~ ?

R~PONSES
1_ Y p~nce de multiples nif!VUS coll<tgéniq~ chez un ~ allMland
00;\ faire suspecter une dennatofibrose nodul.tire . Celte de!mat~ est auo.
ciée au développement asymptomatique de tumeurs rW~ SOUYelI bilat~
raies (cystadéoomes ou cys~rcinomes).
2 - Le princ:ipal I.'xamef1 compléfnerlllill' ~ ~II~ ~t une khograph~
rmale. Celle-ci montre de multiples structur~ ankhogffles ~tique5
(photo 42). CertaiJleS d'Mtre elle., de l.Iil lo:o importante (10 cm de d~ml­
tre), contiennent un matériel plus khogène. Cet eXlmef1 ~t M faveur de
cystadénornes ou de cysllclénourcioomes ré<\aux (photo 43).
t e diagnostic: est celui de dermalofibrose nodulaire.
Souvent, \e! eXiimens hémalologiql.le! et biochimiql.le! ne montrent lIUCUr>e
af10mlllie partkulière. Par contre, l'analyse urinaire révèle fréquemment une
microhémlltu~.

À RETEN IR
R...:es prédispo!ies, beoge. allemand. golden retriever. oo.er.
Dérermilli""" sm.!tique chez le ~ .11"""'00 : au!Osomique domi·
nant
Iriolofj;" : Inconnue; aw)Ciatioo de roodules cut,nés et de cysr..déo .... nes
..... de cysudénoc~rcinomes rénaux.
Syll>pr6mes CUl.lnés : roodule$ molriples §ur les mernb<es, la têre, le tronc
et éventuellement la bouche ; femle"S, de position dermique ..... sous< u!a ·
née, p.lrlois uké<és ..... hypet'f)<gmentés.
SympI6mes Rft>éraux rardifs (plusieurs .mno!e pdrfoisJ : alNigriss :me"t
.path~, ~ydra!arion, i"",ffisaoce rén.11e ; disséminarioo rnM;o"-"tiqlH!
possible.
Didgnoslk: biopsies des nodules (penser l une doermatolib<ose nodulai~

1, lors de na.'VUS c hez le be'ger allemand) ; échogral'h~ réna le.


PrrJr>ostic : lNuvais, compte tenu des lés",," rénales.
1 TT.i/emetll; aucun ; t'aiternent palliatif de l'i,,,,,ffisar>œ rén.1le chronique.

1
i

1
,
1
!•
I?!t 22 CHÉILlTE INDURÉE ET LÉSIONS
ÉRYTHÉMATO-SQUAMEUSES
POLYCYCLIQUES

( .. Lobrador rt'tf~ fe.oole de 12 am eSI ptbenté pour UI'\e chéilile


indurée (photO 44) el 00 Iésioo~ bythbnalo.$CIuame\J$e$ polyqoc.li-
qoes (photo 45), ~ppilru' 3 mois ~up;uavant. CI!'; Ibions $lm! rnodéfl-
ment prurigineuses. l'~men général ne montre alKl,lne anomalk>.
0e5 biopsites ~~Ia cQn<;:IUI!f1t l un I)'mphome cutanKlmuqueux
T épithéli<Jtrope. le bi tan d'extension ne révèle au<:une anomalie.

QUESTION
~l 5Ot1f Ws diffirml5 troifemMll m~'" 1

Rt.PONSE
Compa.ativemo!olt au lymphome ganglionnaire, l'b'QIution du Iympnorne
ClIti1r.éomvqveux T épithéliottope est plus lente. !Tl@Jnt si la SI.II'Vie ~
aprb diag~tic excède rJremef1t l,II"Il' année. De ce fait et compte teoo de la
toxicité des "!Il"'~ thérapeutiques utili$é5, t~ins auleurl estirmient
jusqu'alor$ qUI! le traitement ne devait ~ in~ qu'après apparition de nodu-
~. plaques tt adhlopathie. Nous coruidkons acluellt>mell ~ le traitement
doit au contraire être débuté dès le diagnostic al ~ augmente sensiblement
la durée et le confort de vie. compte tenu de la OOponibilité ..c:tuelle de moté
cu\e5 bien tokkéfos el de l'efflCaoCit~ de certlÎIIS proIoooIe5..
Lors de Iision isolh, l'exéf~ chirurgicale complétée par une ritdiothérapie
constitue le traitement de choix, mais il est raf@quele diagnostic ~t failli
ce stade.
lofs d'atteinte gé~alisie, divers protocoles, M partie calqués sur le traite-
ment du lymphome ganglionnaire, ont été propo~ :
- L-np.. r;tginase [Hl <400 UI/ kg pIIr ~ intramllsw~ire /1 TO, pui3 predn;so-
!one par YOi<! orale (1 11 2 mglkg/j en 1 prise);
- protocole de Cotter modil~ : l-a~parag;nase.OO UI/ kg pIIr ~ intramll~­
culaire ~ TO assoc:i& ~ la prednisolont> par ~ orak> (1 mg{kg/i en 1 prise
pendantlS jours /11 mois, puis 0,5 mg/kg/j en 1 prise) et 11 la vincristine en
intraveirtalse (0,75 mg/ml tOOtes les 3 semaines);
-Iomustine [H] par voie orale (80 mg/m 2 tootes les 3 Il "semaines) asso-
ciée 01.1 non ~ la prednisolont> par voie orale (1 mg/ kg/j en 1 prise pendant
2 Il <4 semaines, puis 0,5 mg{kg/j en 1 prise);
- rétinoides de synthèse: isotritinoine [Hl 01.1 iKitrétine [Hl par voie Ofale (1
Il 3 mgi\g/j en 1 prise)_
Des études plus étMdues sont nécessaires pour juger de l'efficacité respec-
lM! de chaque protocole_
Dom a COI, ~ traitement 0 cons;sli ni ~ shampooings Mbdomodoirn à 10
chlothoidine, une injedion de L-<l1pofagioo~ ..r une 'ortic:OI~ oro~ pen-
donl 9 mail, puiJ /'o;oot de !omus/;ne qui 0 Pf"";J u" con/r6k deJ lisions pen-
dont 5 mois supplémtntaim. La chienne a dû ilrt eulhana~ aprts 14 mois
de /raitemenf (mifOJtoseJ gonglionnoirtl, u~ OOcCOOK ~ ~
otrtmlt mojeurt dt l'itol gbItroJ).

À RETENIR
Tra;1f!m<>n( mo'dic~1 d'elfjc~dœ vari~b/e : l -05f",agin.o!e IHI el ,onico<"_
de., protocole de Coller modifié, Iomu'iline IHI, n!t;ooide. de 'ynthèse
~ ~i""'ne IHI ou acill";ne IHI); <Oins locaux (lalions ou ~mpooings
am ipruri8i!le\J~).
Duriie de "'IVie moyenne ..pres le di"8no5fK: : 7 il 10 moi •.

,. .
.
[ZJ 23 DERMATITE ATOPIQUE
ET OIlsENSIBILISATION

Ce dalmatien femellf' de 1 an ~I présenté pour une dermatite prurig'.


neu:;e f;t<;i.J1e el tronculaire. l'animal vil.seul en appartement et reçoit
..me ~limf!ntatJon industrielle dl' bonnE' qu.alil~. le tra itement antipvcl'$
en realisf' cOITectement. L'uamen dermatologoque montre un
~ discret df!s~, de I.l fa(/!' interne ~ pavillons auri<:ulaire
(photo ~ 6). du ventre et de l'anus. ~ papules et des excorialtOns
10111 observffi wr les ars et l'abdomen (photo -4 7). t'hypothès4! d ia-
gnostique d'uJ1.e defmill,te atapique est lormul«. Des inl1adermorbc·
tiom sont effectuée!. et montrent des fl!actions p<»itives vis-à-vis de
plusietJrs iKariem.

QUESTIONS
1 - Q<HIIn >Ont ln ""lrlL'> hypot~ diogrlO5tiqun ,
1 - Pe/lt.()ft propow ...ne diwlsibiliwlÎOIl Jptdfique l

REpoNSES
1 - La race (dalmatien), l'~ d'apparition des sympt~ (l lin), I.l t0po.-
graphie des Ié$ions et leur aspect dinique (é!ythème, papules, excoriations
oolèvfes, de la face externe des pavillons "'liculai,<!S, des ars et des aissel·
les) orientent en priorité l''en une dermatite lItopique. Toutefois, l'hypo.
thèse d'une gaJe sall:optique et. dans une moindre mesIJ.Il', c~1e d'une
~ie, IlE' peuvent pas être exclues. Dans tous les cas, il exlne trh
probablement une folliculite bactérienne a~ (Iésioni papu~§eS abdo-
min~Ie!;).

2 - Une dêiensib<li~tion spKifKl~ peut ètre proposée, mais il taut explI-


quer auparavant au propriétaill': ~ l'Ilieu~ du tra itl'lTll'llt et tous ~ moyeni
1

de contrôle de la dermatite atopique. fn effet, si la düenne ne prbente que


2 ou 3 pou§Séel de defmatite atopiqoe 1>teC une folliculite bactérienne par
an, la mi~ en place d'une dkensibilisation n'I"II pas nK~saire. D'autœ
part. une intolérance alirnenLlife peut être ég.atem.e<1t il l'origine de celte
demwtite atopique. Il ~t dooc ~êrable d'effectuer une prévet1tion effi-
CiKe cont,.. les pue'" et un ~i....., d'Mlion .limef1t.J i... avant d'l!r1vbitgef
loote désensibi lisation.

À RETENIR
Avant de ,,,,,",,, en pl...:" une ~sibi'iSillion, il faut ~iqUl.'r au f"'>"
priétaire l'~ologie de la do:-<matiIC atopique cl la plac" de la d6er0sibilj.
l.1tioo dons "arsenal rt.érapeutique.
Avant de mettre .... pt..ce une dbcnsibilisatiOIl. une ~tjoo contre les
puœ'i el la A!alis..tion d'un ~imf' d'~iclion .limeolaifC 1001 obliga\{)j·
~.

Ne pa' promettre une gullfison!or. de 1. mise <'fi place d'une désensibili·


sation, ni une amélioration avant le sixikne moi! .

'l' ate
..
lZl 24 LÉSIONS ÉRYTHÉMATEUSES
ET ÉROSIVES DE LA TRUFFE

Ce berger allemand femelle de 6 ans ~I


présenti' POO' 00 !éVoru
pholoseruibles, dépigmefltffi. eryth<I'mateu~ 1'1 émo;ive de la tnlffe
(photo 48). Des biopsies de la truffe révèlef1\ une dermatite hydrl>-
piq~ et Iic.hénoide d'interlace (photo 49),

QUESTIONS
, - Quel tl t votre diagnolOC !
l - Quelles sont ln oplions thkaPft'tiqlWl }

RlPQNSES
1 _ ta race (berger allemaod), l'atteinte de la truffe, la photosemibilittl,
l'aspect clinique des lésions (d~men~tion. ~. hosions) et les
résul~u des biopsies cutanées (dermatite hydropique et lichénoïde d'Inter_
face) permettent de diagllO:itiquer un lupus ~tet.lll cutané (lupus
n'1<1I).
2 - l e lupus éfythémateu~ cutJIné néc.nsite un traitement i vie. Il faut inl_
tialeml'!1t p~érer les traitetTlMts les moins toxiques pouibles.
les acides gras essentiels permettent environ 30 % d''''T~liofation et 5001
indiqués en prtsel'lU' de lésions débutantes ou rnodéfées. Il faut attendre un
mois avant d'obsefver une efficacité.
l'aS$O(iation doxycydine/nicotinamide [Hl oonstitue un traitement efficace
dam 50 à 75 % des cas. LI powIogie est de 750 mg de chaque principe
actif en 3 prises pour les chien5 de moins de 20 kg. et de 1 500 mg en
3 pri$eS pour les chiens de plus de 20 kg , SOn efficKit~ est i~ au bout de
1 mois. En us de wccès, il est pou~uivi ,1 vie.
lei dermocorticoodes de fone activité (clas~ 1) comme le dobétasol [H] doi·
Wilt êtœ util~ lors de lésions éroVves et ulcérative! avant de reo::ourir ~ une
COflkothéra~ orale. la pré!elltation en gel ~t une forme galérlique inté·
ressante car son application plus faci~ et rapide p<!m>eI de dimintJoef
l'abwrption w!témique tons«utive ~u Ikh;sgoe. Si ce traitement et efficace,
il faut en!I.Jite diminuer progress~ment la fréquence de! applications et
charoger de cla~ de derrnocOfticoOde.
la corticothérapie orale (prednisolone 1 à 3 mglkglj en 1 pme) eit utilisé-e
lors d'khec de! thérapeutiques pré<:édentei ou lors de lésions ulcérées pro-
londes. la duréto de ua itement doit être la plu! courte pos";bIe.
Enlin, le lupus cutané étant une dermatose pIlotoaggravée, il eit souha ita,
b~ de prévEnir ~ propriétaire dei ri$(juei de ré<:idive ou d'aggravation pen.-
dant les périodes ensoleillées (sorties A éviter entre 10 et 16 Ileures).

À RETENIR
Trailemenll,ie.
Préférer en premOèfe ,nlenl>Ol1 les Ir~,_u peu 10.iques : acides gras
",sentiel•. a""",atron doxycydifll'ln,eOlinamide [HI .
Grande ellieamé des dermoconieoides de d •• se 1 (clobéI~sol IHl! en
débu1 de traitemenl ou mcOOe en phase de récidive.
ConiCOlhérap,e (Yale Iprednisolone: 1 il ) mgII<gIj en 1 prise) à ~
au. ca. ne rPpoooanl pa! au. aUlll'5 traitements ou loI'! de récidive;
pooC1uelles.

yI aie
~ 25 LtslON NODUlAIRE DE LA LÈVRE

Cet épagrlflll frar.ça's male de 6 ans l'St prMenlé pour une tumé{;K-
tIOn de la babone. CeUe<i est apparut! depuis 4 mois f'lwiron. L'elQ·
men dermatologique (onfirml! un nodule de 5 cm de diamètre, mou,
de cootoor flou et éfOdé en surface (photo 50). Ur.e biopsie de ce
nodu~ tondu! à un maltocytome de grade Il (pIloto 51). Un immuno-
m:.uqtJagl' r4ialisé pour dét0:'ll1l1ner l'index de prolilér,tiool Ki 67 montre
un Index inférieur li 10 % (photo 52).

QUESTION
QINI tl/le traitement préconisé ~ le Ki 67 nt infhiftJrd 10"?

RtPONSE
Lorsque le Ki 67 e st inférieur;\ 10 %, le maslocytome l'SI auimi~ Il un
griKle 1.
Apr~ un bilan d'extemion CQrTetl{nooymmenl ponction du nœud lympha-
tique de drainage), le traitement con:;;ste en une chirurgie large (~Ie des
3 (Ill autwr de la tumeur, mkne en profondeur), ce qui nkfiSite id l'exé-
rèse d'une paM du musde sous-jacent. UnllOUVei examen histopilthologi.
que de la tumeur est alors indispensable pour djôt~miner si les marges chi·
rurgiales SOIIt saines. Si les marges SOIIt encore inmtries, une ~Ie
chirurgie encOfe plus large est prkOllisée ou une ritdiothb"apie pennettant
de • stéfillser. la zone cOllCerMe. Dans tous les cas, Un bilan d'extension
rigulier (cytoponction des nœuds Iymphatiq~ satellites, ritdiographies
pulmonaires et khographie abdominale) est cOIlseillé.lon de localisations
u;cluant une chirurgie Cirdnologique (babine, paupière... ), une ritdiothé-
rapie seule peut apporter une guériSOll dans un nombre de CiS r.on négli.
geable, ou au moins une cytoréductioo wffisante pour permettre une chi.
rurgie dans Un deux~ temps.
Dom u COI, Uni' radioI:hérapW est propoS« dom Un premier temps pour entraÎ'
fIff Uni' cyrotiduclion IN la rumorur. Puis, KIfl t~trbe est rrolls« el compléth
IN fIOIM!'OII par Uni' radioI:hérapW.
lorsque le I::i 67 est wpérieur Il 10 'lb, le mastocytome a sLltistiquement Un
comportement de tumeur maligne. Outre l'attitude exposée ci-desws en
/OIlCtioo du caractère sain ou in/iltrl! des marges chirurgicales, une chimio-
thérapie itdjuvante doit être nkessairement IS50Ciée ;; la chirurgie el/ou Il
la ritdiothérapie.
Loo d'un ellVahi»ement tumoral du.-..œud lymphatique satellite, la chimio-
thérapie doit compléter l'ex~~ monobloc de la tumeur et du gangliorl
ou, Il défaut, l'exérèse $éparée de la tumeur et du gangliorl accompagnée
d'une radiothérapie de la ZOI"Ie comprenant les deux sites chirurgiaux.

il. RETENIR
FOtmt! cliniqve cI~~lque , no(Me /enne ou mou. éfO<ié ou uk:é<é.
Dlag1!OSlk : ponction li higui lle fine ct biopsies (grading hislOlogiquo:
penncttant d'ét.1blir un pronosIk l ; méI.chromasie.u bleu 0. toluidine ;
1, index de pmli!.... tioo Ki 67 importilnl pour .ifi ..... le pronosIic (compone-
menl bénin si Ki 67 < 10 % ct comportement malin si Ki 67 > 10 %),
J
particulièrernel1l IX"J' k'S m,J>1oxytomes 0. g'..o. Il ; gr..o. Il aV!!': Ki 67

!! < to %: 68 % doc ... rvi~ ~ 2 an.: 8'..de Il av,", Ki (,7 > to ... : 14 % de
",rvie la 2 .ns.
Tr~;!ellOe,,! v~,i.:Ible selon le grao. histologiquo: ct le Slao. diniquo: (chi,u"
gie, ,.diott.éf.pie ou chimiolhér.piel.

1
,
1,
!•
Y' ale
52

lZl 26 LÉSIONS SQUAMEUSES DE LA FACE


ET DU DOS

Ce dogue allemand m~1e de 4 moU est préenté pour des Iésiorls ~Uit·
rm'UloeS faeiall"l el dorwIombaill'S. Ce chiot a (Olé iKhI'té dam Uni!' ani-
malerie 6 semai.- plU! tôt. les 1ésiot1! appanM'S progressivement ont
débuté~, un ~uarTlO$i! facial. LI': prurit en alon modéré. Aucun trai.
tement n'a été prnc:riL Le propriêtaire présente lui-même des papules
Irès prurigineu~ wr le ~en\te. L110p0graphîe ~ionnelle (onu~ le
front el la ligne doo.oIombaire. tes ItWns defm3tologiql,l@:S montrent
un JqWHOOWs pityria:>iforme (photo 53), da P"PUIes et œ e~coria­
lions. Le prurit eu désormais important.

QUESTIONS
1 - Quel~ n/Ia principale IIypor~ diognos~ J
2 - Q<Jd ~II<! prlnclpol e~Qmm ~fairt 6 rmIi_ l
1- Quel troitmlf'n! peul-oo l'fOPOl6 l

",,''''
RlPONSES
1 - L'Ige du dlien (4 mois), l'lIChai ri<:lffil dan! une animalerie, la contamina-
tion du propri@taire, la topographie de lé; )f"I! (face, ligne dorsoIombiire).
leur aij)Kt c~l1ique (5qwm<nis) et un prurit importiln! nous onmtenl Yen
Ulle c.heylétiellose. Une <lU~ ectopilnl5itose telle La 9'l1e sarmptiqw ne doit
pal être karth.
1 - Le lCotciHesl- applkatioo d'un ""ban adllé$if tr~rent)Ur les 5qw-
mes et les poils - cOIlstilLM' l'veam,," complémMlaif1! de choix. Son e>ta-
mef1 microscoplqUl! montn! la pr@sence do! nombr<"US1!5 ctl1!)'ll!ti1!IlM (~.
In~ )'OIgUn) el 00 œufs libr1!s. C1!S ctl1!)'ll!llellM meSU(1!fl1 environ
500 !lm do! di.1~lre (phoIO 5-4). Un brossage ou un peigl\llgt' ~t ~Ie­
rl11!f1t envisageables. le diag~tic ~I celui de c~k»e .
1 U sions squ<l11If:I&S de ~ (<ICI' cl du 00s 53

3 - Diver1 acaricides KIflI indiqué.


LI' lipfOnil esl uliliw, en ~ay ou en
lpol'on trois lois Il 15 jours d'in ter-
valle. La selamKtine' donne aussi
d'el<cellenlS résulLlu, trois ~pplka·
tions 5pOI-cn M la peau ÎI 15 ioors
d'intervalle étant r«ommandées.
L'iverrne<:tine" Il une posologie de
0,4 mg/ kg en inj«tion 'IOUHuLlnée
• •
deu x lois 11 la ioors d'intervalle est l'hoIoS-i IHM. x 400)
aussi efficace . Des mampooings
antipruriginetu ou kéfatomodulatl'tlrs sont indiqués en complêment. Loo
de l'utililoation du spol,on, ils doivent être réali~ 24 heures auparavanL
En coilectivitt,le traitement de l'environnement est obligatoire car les chey-
létielles survivent de nombreuses semaines dans le mil ieu e xtérieur. Des
~ure5 de nettoyage drastiques anodées 11 des pI.llvérisations cie pennêth-
rines sont indiq~l.

À RETENIR
ttioJogie : Cherletiell~ Yd'8"ri.
Chiou, acllat récent dallS un élevage ou une animalerie.
Contamill.lrions humaines fréqoen!es.
Syrt1p/l5mes : squamosis facial cl doooIombai .... prurit
Di.Jgno5lic : scotch,test ; peignage OU brossage.
Tr~iœmen' : fipronil, setarnectine. iVerrne<:line (anenlion au r~ idio-
syncrniq...e).

,
1
1

!!
1,
!
!• ' . P.o! cl' MtM d.>ns cOIte j ndic~lioo che. le , hiM.
" . P.. d·MtM chez le chiM ~ ane poooIogie .. "-'ns œl!e indic.,ioo .

,
"
~ 27 DERMATITEATOP IQUEETERREURS
DE TRAITEMENT

CI' ~briKlor Il'trieIm rNle de 5 ans l'si présenté pour Uni!' dermatote
atopique traitée depuis 2 ans par une cortkotMfapil! ~ jours altefné$
(prednisolooe : 0,5 mglkg/j fn 1 prise). Aup.nilvam, une antibiotMra·
pie de 1 ~ 2 semaines petmt'ttall le contrôle des Iesions lors de folliculill!
rkOdivante. Le contrôle imtipuces est etfectl.l'é correctement. l'arllmal
œçoit une alimentalioo à base de protéines ~tionnks. ~ in~·
mon!actions JI'ont pas permi$ de mettre tn ëvidence uni!' allergie l des
itérOilllergènes. Une exploralkln de la th)'fOlde a mis e<1 évidence une
hypolhyroxinémie et l'allimal reçool de la Irooothymx;"" 'iQdiq~ [HJ
qootidiermement depuis 1 an, L'examen général IT1Of1tre une obésité
importante ($0 kg). Uni!' bouhmle, url syndrome poIyuro.polydlpsique
et un abdomen pendu~x. L'exal'flef1 de<m<ltologique ~ des dépi-
I.Jlio<1s érythém3teuses de la !;>ee (photo 55). ur>e pododermaj,je
bythémateu§e et une lichénifl<:ation 1'1 une hyperpigmentallOn du
ventre. UlM' alopkie symoêlrique e l bl.uérale des llaro est obseIvée
(photO S6).loI ~u y est discrètement atrophique el ~uameu\e.

QUESTIONS
1 - Quels t~omen1 compIimenlOirts doil-oo prol;quero ce sl"'* ?
1- Peut-oo propos~ rk f!OlJVf!lln eJ(p/oro/;ofll olle'goIugiqun l
l - Quelles ont ~j app:Irt'rllt7lO'rll ln pfincipoWs l'fMXS dam h ~ ni chOf~
ck ce {(J! }

Rl:PONSES
, - Ce chien ~Ie ...-.e dennatile atopique et der; ~ ~ un
s)'ld1'OlTle de Cushing io1trogène (prise importwllt' de corticoïdes, alrq:i lie o.M-
née. poiyuro.poIydip et abdorrll!l1 perdJlewc). Mest inutile d'éf«tuer der;
exarroern endocrinoIogiques Il ce Rade car les paramètres "<XlI 10laiement l'l1Od;-
fié par les pme de corticoïdes et d'analogues !hyloOrJJei'ls. De plus, ~ est pr0ba-
ble que ~ obseIvée !.Oit ~ Il la (Ofticothé!apie exc~
M. Dam ce cas, radminiuration d'analogo oP< thyroîdiens n'a <1U(UI'l intérêt.
l es intraden"rloœiKtlom s.ant impraticables ~ (e nade compte tenu de la
prise importante de cortk(lides. Il est p<mibIe de rhliser un dOSllge
d'immunoglobulines ~iques, mais ~ résultat.s pe!Mffit être également
modifiés par la corticothérapie. les <tgent.s respon~bIes d'une rurinfedion
bactérienne 00 fongique et d'une infestation parasititÎ~ loOI1t Il rechen:her.
l es eumens complémentaires prioritaires; "IfIt dooç l.W1 e..,men cytologi_
que des espaces interdigités, des ars et du cérumen; des riKlag6 cutanés
pour ,echen:her uoe éventuelle gale ~fl:optique ; un pe;gnage pour la
re<:herche de puces 00 de leurs déjections.
1 - les intriKIermoréactions doîYent être dill&ées de 2 mois aprês "arœ: de
la corticothérapie. Un régime d'M.tion alimentaire à base d'hydro~t.s
(une ration méflagke est peu en'iisageable (he~ un animal de ce poio:h) est
mis en pliKe rur une durte de 6) 8 sema ines.
) - Dans ce cas, les ~eon "<Xlt les ruivantes : le diIgnostic de la demlatite
atopique s'est limité iI\.IX eumens ~lergoIogiques (Cl'Ux<i éla!1t négatifs,
l';mimal a été ~ seM (orticofcIes), le recours Il des elqllorations no. ". . . lales
che>: un chien présentant une dermatite prurigineuse sans symptômes géné-
raux et l'a~ de diagnostic des comprocations infectieuse otSsociéa Il
cette dermatite atop;que. les erreurs Itlérapeutiques dkoolent de celles laites
dam le diagnostic: la pouIlUite de riKlministration d'analogues thyI"Oïdiens
alors qu'ils n'apportef1t aucune améliornion, l'abs.ence de suivi médical de la
COI"tirotI-.!rapie, l'al>>ence de prise ef1 charge da; complications infl!Ctiew.es et
des antibiothéfapies trop coortes, et rabseoce d'explication de la mat.Jdie et
des diff~tes ~bilités thérapeutiques au po,+"wire.

,
1
1
À RETENIR
Chez un ch ien atopiquoe, IOutes les cames de fNuJit - nQtammen1 les

1 ..... ch."",
complications inlec' ........ et foIlgiqt>c< rM.lIbse~;~) _
, "'Je recher-

l es raclages et la ulques; CU!ank $Ont des examens ~ effectue< syslémati.


! ~ dolns le SU;~; d'un chien atop;que.

1
,
l es exploulions <!II<Ioc,ini<.>noos .ont inutiles Ion de dennati,,, p,,,,igi.
"""'" et pNven! è1re 1II'",igi~ de diagnostics etronés.
l'a~e de 'éponse l un régime à base de protéines ~eclionoées est
inSüffiSilntl! po<o' "",clu,e t'~wotJoèse d'une intol&~nœ aliment.ai~.

!, Des .,..amens alle.gologiqucs rM'golti/s n'é<artent pas Ilne demwtile ~1<r


pique'" doiVfl"lt être renouvelés plusieurs mois l"us t.lfd.

!•
'l' ate
56

l1r 28 LÉSIONS « EN COCARDE»


ÉRYTHÉMATEUSES SUR LE VENTRE

Ce Yorluhire terrier m31e de 2 am l'51 présentê pour des IéWns élythé·


mateu~ 5O\lda;1'Ie1 sur le vef1tfl'. Aucune pOlie récl'flte de médica-
men~ n'est Sigflil~ pilf le propriétaire. Cn lésions pruriginws.es:lOll1
apparves trèi rapidemef1t dans les htures précédant !.l con§IJltation.
l·ex.~ génhal ,MIe une hyperthermie (40 "C) et une apathie.
l'e><amen dermatologique montre la prhefKe de lésions ~rythfflJa\eu·
J.E'S • en cocarde. dao! cenaint'5 sont coa1eSCe!111'5 (ptlolo 57). CH
IéWns soot pilrtKulièrement viSibles dans les rones glabres. Aucune
atteinte cutanéomuqueuse n'est obselVée.

QUESTIONS
r_ ~It <,< 1 la pri""ipo~ "n>OI~ diogno<riqw ~
1- Quels .1001 le:! dru~ OIamem complémentaires à réoaliw ?
J - QueI~ lOtI! ln oprion~ thb!>peutiqun l

_ _. ._~_ _ ..._ . .. . l"hoIo 57

REpoNSES
1 - La prMenc.t' de symptômes gfflHauK (5yIldrome fébrik», "aspect clini-
que des lésions cutanées (I6ions &ythémateuses • ffi cocarde. et polycy-
cliques) et l'ab§eOC1' d'atteinte cutanéomuqueuse orientent l'fl priorité vt!fS
un érythème poIyrnorphfo millellr.
1 - Bien que le diagnostic: d'~ po/ynloIl:lI1e a ce stade soit qua~ dini-
que, des biopsies cutanées peI.IV'eflt être effeduée pour ~ir un diagnostic:
de très grande wmpatibilité. lei ~ histopathologiques se CMadérisent
piI' ~ prmr.ce de kératinocytelO 00Iés apoptotiquel., des irmges de satellitose
(lymphoçyle$ iK{~ ~ 00 k&atinocyte$ ilpoptotiques) (photo 58). Une der·
matite hydropique et lic.hoé<1oide d'interface est aussi~.
1 Lésion • • ..,., cocarde . éfyIMmlIe<J..:S sur le """,re 57

Le diagnostic. l'1t celui d'érythème


polymorphe mineur.
Une lois le diagnostic dinique posé,
trois exlmem compU:rT\efltaire:s pN.
Wflt W1! rhlisés afin d'en prkisef la
cause.
l.io nulT"hation·lomlule :kInguine 1'11
int&l'1:kInte ur el le pNt rMler une
lymphopénie marquée en fitVeUr
d'une uuse Yirale.
l'implication virale (lle~s Yirus,
parvovirus, adénovirus ... ) pNl désormais être confirmée en routine par
amplifICation d'ADN (PCR ~ partir d'une biopsie cutanée non formolée ou
de sang prélevé sur EDlA).
Une ~ar(he d'imputabilité IT"hlkamenteuse l'1t égal~nt entreprise
(étude probabiliste de mise en cause d'un médkament).
Dom ct (01, unt /ymphI:Iph1it marquie ~It vers Unt (ool<' ";rale. ID rld!n·
cIw por PCR confirme l'imp/imtioo d'un herpès ";rul . La démarche d'imputobi-
litt! midicarntn/eul<' k arte UM COOl<' iatrogène.
3 - Le prOl"lOStic l'1t toujours réservé car une aggravation dl'1lésions est po ....
sible en quelques jours. l.io corticothérapie doit ê~ évitée cian5 cette forme
compte tenu des causes virales possibles. Une antibiolhérap;e de couverture
est nkes:klire pour limiter les risques d'infe<:tions ba<;tériennes. En raison de
son implication possible, il convient impérativement de choisir l'antibioti-
que apt"ès t@ali:kltiond'une démarche d'imputabilil~ médicamentetM. Des
antipyrétiques peuvent également être utilisés .
Dans ce cal, UM antjbiot~ (céfa/eKiM : JO mg/kg/j en 2 prises) pendant
J sema;ntl tt un Qnlip~Iiqut' (aôde /o/flnomiqu e; 4 mg/kg/j M , prile) pen·
dant 5 jeull SMt prescril5. Ltl lhions cutanées ont progrm ivtmtrJl rtgftslt! en
2 sema;ntl. JoucUM redwle n'n I abserv«.
1,
1 À RETENIR

1! lliolot;ie ; ~i "", mo!dicamem {)Il incon nue.


Symptômes; syrodrome fébrile, lésions éryThéma leuses • ..,., cocarde "
arci/",,,,es OU ,.oIycy.:liques.

t, Di~nos/ic : d'abord clinique, biopsies cuta~ êvent~les ;


Biologique nécessaire (PCR, démarclle d'imputabilité médicamenteusel.
Pronoslic: r<!serW.
recherclle

fr~ilemenl : antibiotlléfapie de couverture ; cOfTico!Ilér.lpie cootro>e.s.ée.

i,
!•
"
lZl 2 9 LÉSIONS PRURI GINEUSES
SUR LE VENTRE

Ce scottiMl teoief mâle de 7 mois est préseolé pour des !éWns dermato-
logiques prurigineuses appa~ sur le \l'f!Iltrf! depuis 2 mois (photo 59).

QUESTIONS
1 - ~k nI 10 Ibion 6émentojr~ ob~ ? QwlIeJ JOIII ln hypot~
diognœl;qun ?
2 - QwlS/'XO',X'fIj rompIémenloim doir-on rta/iser 1

RJ!:PONSfS
1 _ La Ié~ élémentaire observée est une pullule loIlk ulalre, c'est-.k:lill'
une collection de pos centrée sur un follicule pileu~. D'une man~ ~
raie, km de pustule folli<:ulaill', il convient de recherc.her d'abord une folli.
culite bactérienne et une démodécie, plm rarl'nK'flt UOI' dermatophytil! 00
un pemphigus foliacé.
Dons ce roi, 10 roce (Kottiw lerrirr) n l'~ d'apparition de!. /hions (5 moil)
nous oMn/ml tn prioritl Vtrl une folliculite bod~ 011 U~ dé",cdécie.
2 - Loo de pustule folliculaire, ~ examens compl ~mer;taires ~ effeduer
systématiquement sont des calques cutanés du contenu de La pustuie et des
.adages cutanés. Da ns cefÛins taS, si l'anamnèso! et la topographie ~
nelle (chanfr~n, oreilles ... ) les y inviteflt, une culture fongique et des bi0p-
sies de ces pustules sont ir.diquées pour orieflter le diagnostic.
Loo de folliculite ~. les talques cutanés loi! c.aractérisMt par La ~
\ef'lC:e de neutrophile! ~oéiés iM!<: des ~ de ~ de <OCd
(photo 6O).lon de pemphigus joli !d, ft montrmt des neutrophiles non ~
néfts, rabsence de bactéries et des kéfatioocytes IICNltho/ytiqlJe rsmto 61).
•Il'

... ~

Les raclages cutanés profonds sont ~érentiellemef1t réali~ Ibn! des


zones forythémateuses OU papuleuses pour la re::herche de demode~. En
effet, qual'ld ils sont effl!'Ctués au sein des pustule'! follic:ulaires, il est frkjuml
de l'If! pas ~ de ~x. cftlx-ci NnllOlJYelll ffl voie de lyse ou
lysés par les neutrophiles.
Dom Ct CIn, ~ roc~ {y/anis montrent 10 prmnce ck nombmI~ ~I<.
Le diogrllmic el/ celui dt ~.

À RETENIR
Pu>tuk (oI1ic\JIJire; col~hon de ~ 'l'Iluf'e sur un folhcule Jlileux.
R<'f:herchl" systt'mdliquemenl une folliculile bactéfienne, une
démodé<:ie ; plus rarement une derm.>topnyt,,, 00 un !,""'plusus fol ..,,,.
D"'/J~ic: calques du conll>nu de la pustule, raclages culank, culture
fongique, biof>'''' de r. pustule.
60

lZl 30 LtsIONS NODULAIRES DE LA FACE

Ce labfadof f@trievef '~Ik> de 1 an ~t p!'esentt pour des tLHnefac·


lions de la face. Ce ch~ f!$t en conta<:t avec; un chaton récemment
Idopt~. c~ IMions wnl appa~ depuis 3 ~a;ne1. L'eu~ der·
matologique montre des tumifactions de 1 li l cm de dia ~tre. (Upi_
Iées, violacées, doulou reuses, plus O\l moins ci.conscrites et strictement
Iouh~ au ~ lèvres (photo 62), De cn tumé/<tCtions s'écoule un
hQl,lide purukonl el sanguioolenl.

QUESTIONS
1_ ~ lOl1/1n principoln hypoIlIbn diogoosliqun l
l - Que/! WIll ln pri"'ipolJX txomel'1l comp/irrlMtoim à œoIi_ J
1 - QOO/ts sont ln OfUionll~tiqun 1

.....
RlPONSES
1 _ Le ContKt ~ent av« Url Chatoo et l'a§pK1 clinique des IHions (IU~
foKtiooS violKées el (i.,OtUCritn) orientent en priorit\! ~ un k~ mufti-
,.". trique (teig r.e suppurée). Les autres hypoth6es d0gnostiques §Ont une
pyodêmodécie et une pyodermite profonde de type cellulitt.
1 - Les principaUK l'xamffiS complbnef1tairt':S li n!al,- §Ont 00 radago!$
(utanês (pyodêrno<:!é6e). des calques (Uta~ (kérion, cellulile) et le exa-
mens mycologiques claniques (kérion).
Les r(t(~s ,uta~ négatifs éc.utent l'hypo~ d'une démodkie.
Les ulquts CULlnn par pre»ion de pw; montrent de nombreux neutro-
philes ~b, des images; de pMgocyto~ de *",,6 et des m.Kropha-
!Je (photo 63).
L'el<aJl1eO en lampe de Wood est soovent Mgatif (ll'lOtt'f qUO!' seules 50 'KI
des teigoes ~ MÎCtOlpO/llm coni1 sont positives), L'eumen direct de poils et
de squamf'1 est décevant lOfS de kHion. La culture fongiqUO!' {milieu de
Sabouraud) mon tre des colonie$ de
MiaolpOlUm ccmil identifiées par I~
tecl'mique microscopique du dr~.
peau de Roth. ,
Le diagnostic ~I celu; de kérion

.....
multkenttique.
) -le traitement d'un kério<1 multi.
ClI'I1trique repose SUr l'utilisation d'un '
antifongique systémique, comme le
kétoconazole, ~ une posologie de
10 mg/kgJj en 1 prise pendant 6 ~
8 !eI11ainel, distribuê au milieu du repas pour limitl'l" le risque de vomiue..
menu. L'utilisation d'un topique antifongique n'est pas r.écessaire. L'~d mi·
nistration d'une antibiothérapie est discutée, Loo de kérion unique, une
exérm chirurgicale est toujour1 possi ble.
Dons Ct CVI, Unt omlliorotion dn /iIion1 nt 005ttvh db la l«OIldt wmaint
rh troitnnmt. Ln lé:sions on/ compIftnnm/ rig(tl~ ffl 4 wmam. Lt /foi/t·
mt'Ilt au kifot:ooozolt nt poursuivi trl(0I"t ptndanl 1 semoint:l. Unt wlrure
fongique dt con/row finnture négotiw.

À RETENI R
tliologk : dermatophytes (Microspot\'m nn;I).
Srmptô"'.... : tuméfactions viol",ées uni'l"'" 00 mulricl'I"ltriques doulou ·
reuses el prurigineuses. SOUVI'I"l1.;1e Iouli5,)rion faciale ou pod.Jle.
Di~lIŒlic, culrure fongique, examt'll cytologique du pus my<:osique,
~ies JIfOIondes.
TTd;lt:mnI/ : kéIocoo;,zoIe 10 ~ en 1 pr;.e ou Wiso\ofulvi"" 50 mgiI<Wj
l'I"l 1 prise ; itracOOilzole [H I 5 la 10 mgiI<Wj en 2 ~ pendanr (, semai_
minimum.

1
62

lZl 3 1 LÉSIONS PRURIGINEUSES


G~N~RALI S~ES

Ce 5har-pei mâle de S am pesant environ 22 kg est présetlté poor une


dermatite prurigirM!'Ust, tes IésioM ~t apparues il y a 2 am el 001
débuté !OUf le tronc. Etle5 ~nl bien il une cOl1icothêrapie orale
alSOC~ 11 u!l@ antibiothérapiede 10 jours, maille prurit peni~te elles
Iêsions récidiW'nl. Ce chien vil en appartement avec detJ K chat! (non
traités contre les puces). l'ilflimal esl traité tous les mois par des appli-
caltOO\ (10 pressions) de fi pronil en spray. l 'eJ\iImefI dermatologique
révèle une alopécie, des papules el des pullules en région doriOlom-
baire. Des colle~tes épide.miqUelO loQnt également ob:ief\'ées Suf le
ve<1tte (photo 6-i ).

Q UESTIONS
1 - Que/Je wnt St! prindpoJc hypoI/Iè!fl d;ogf!Ol~s l
2 - Que/In wn\ ln limites de$ tmittmenlS tntrepril auparavant ?
) - Que/troitement prol-OO propose !

Rt PONSF.5
1 - Les lésions abdominale .. (colleret~
épidermiques) 5O!1t celles d'une
pyodermite superfic~le dont il convient de déterminer l'étiologie (dêmodé-
d e, defmatite atopique ou dermatite par allerg ie aux piqûres de poce).
les lésions dorwIomb.Jires évoquent une dermatite par alle rgie aux piqû-
res de puce.
2 - le traitement antipuces est ~ ~ fois 5OUS-dosé (fipronil spray : 10 preulon$
au lieu de 30 A 60) et incomplet (absence de tra<tement des chall et auc;un
traitement de l'enviroonemel1t). L1 oorticothhapi<': est <!>ntre-indiquée lors
de pyodermite, même pendant quelques jours. Enfin, la duœe de l'antibio~
.api!> (10 jours) est beaucoup trop (OtJrte pour traiter une pyodermite super_
IidelIe.La durée I11O')'mrle minimale est de" sem/lines; cette antibiothérapie
doit itte poun.ui'Vie pendant 2 K11ii1ir.es aprb Ia~.
l -La corticothérapie est interrompue sans sevrage. Une antibiothérapie
(par uemple, céfale~ine 30 mg/lg/j en 2 prises ou a+T\(l~killine.acide cla.
vulanique SO mg/kg/j en 2 prises) est prescrite perlOOr'II" semaines. À cette
Issue, la py<Kle+1"ite est r~aluée. Le t"itemer;t antipuces est preKrit en
collaboration avec le propriétaire. l e d1ien est trai~ avec un adulticide
~nent. en respe!:tant la posologie (par uemple, fipronil 30 Il
"0 pulvérisations IOUtes les 2 ~ 3 s.ernaines); les chall reo;oiwnt un adulti·
dde ~nent en JpOl-on tous les mois; enfin, des rnewres de r.ettoyage
des rones de couchage (1 fois pat s.ernair.e), complétées par l'application
memuelle dans l'envirot'lrtemerlt d'adulticides associés Il des régulateurs de
la croissance des insectes, sont prises, La communiation avec le ~
taire est essefItielle car celui-ci doit bien comprendte les bull et les rnodafi.
t~ du traitement.

À RETENIR
L'anam~ doit loujOUf$ compon" une de.criprioo complke œ. traite-
ments antipuœs, du mode d'application des produ its ~u respect des ~
Iogies.
L'lIyp:>!hèse d'une detm;uite p.ot allergie aux piqûres de puce doit être
.)"Iéma!i<juement Pnvisa~ chez \OUt chien vivant avec des chats.
La bortne réponK à une corticod>ér~pie n'e><clut pas l'hypot~ d'une
infec1ion cutanée Ipyodennile superficielle notamrnenO .
Toute an1ibiod>érapie doil kre pOIlf$uiv ie 2 """"ines aprè§ la guéri"", de
la pyodermite superlicielle.
Une conic01l>érapie, ,., ..... ,'" de courte dmée, est conlte--indiqoée lors de
pyodermite (.uperf..:ieHe OU proSoode).

yr ale
"
l"â' 32 LtsIONS DOULOUREUSES
DES ONGLES

Ce br"'lue hongrois male de 3 ans esl présenté pour lin!! doule\lr des
ongles des quatft> ~mbres Il j'origine d!' b<.>iteries. Ces lésions
unguéa~ §()flt apparue5 depuis 4 1'r'IOO. Un ttaitement antibiotique
(céfalexir.e, enrof\(lx;KÎne pendant 2 mois) n'a permis aucune amélio-
ration tlinique. La topographie ~nelle concPme ex<lusivement les
gntfes. leur palpation r~ une douleur vive. l'examen rapproché
montre des pustules sous ou inua-unguéalei. la manipul.1tion des grif.
les est à l'origine de leur chute (ony<::l>omitdèse) (photo 65). L'l'umm
interne de J'étui unguéal met en éviden<:e une coll«tion iaun.itre rIO!1
odOfanle. Cenair.es d'enlte elles présef1tent une friabilité de l'ongle
(onychorrtle,,,e) el une croinance ex,,!!éfée de l'ongle (ooy<:hogry·
phose). L'examen des plis unguéaux montre une infI.Jmmation ~un·
guéale (pétion}"';s) érythémateuse. li! culture fongique des débris
unguéau x demeure stérile en 1 mois. les calques cutarlés rêali§és à
partir du pus des étuiS (ornê! ,Mlent des neutrophIles non~,
l'abloeoce de cocd et la p~{e de quelque<; kéfalinocytes ilUntholy.
tiqU@1. la cultlll'@ bac.tériologique de cette collection est stMIe. Un
e.... men histopatOologique d'une troiMème phalange IêIionnelle est
réali~ (pnolo 66).

QUESTIONS
1 - ~ tJl k diagnoslic ?
2 - Qwllrajlnnml peul-on proposn ?
RtroNSES
1 - Les lésions hi$topathologiqoes mOllirent des pmtules nl'atif~ dans
l'~i=ul' ~ iii griffe. Ces p!Jstules sont extrknement riches en kéfatinocy-
tes aantholytiques, la plu part du t~ ;t6dophiles. Ces kéfatirlOC)'tes sont
Isolés ou groupés. Des neutrophiles non ~ el: qtlelques éosinophiles
soot ~leme<1t~. Des (oloralion$ spéciales (PAS, Gomon-Grocott)
ne rMIet1t pas d'éléments fongiques. Ces lésion! SOOI diagnoltiqlie! de
pemphlgu$ fol1a<é ~ local1y,tlon Slrk Umenl unguéale .
2 - le traitement est déli<:at ur peu ~ us ~ pemphigus foli..::ê unguéaJ
0111 ~té d krits.
()(ons ct an, ~ ossodt /0 ~ D une posologie do> 1 mg/kg/j m 1 prM el:
le ckJbétmo/ {H]m topique wr /o boJedeJ ongles, 1 foi! "",;our. ln griffesptt/es
D rontrfrorn fail l'objtt d'uneukPs,e sous ~ghJéalt. Apd\un mois do>
1rlIi!ement, le! Iétiom ~ le sont bim 0fI'IéIi0rm (~1ÎOfl do> kI
douleur, orrh do> /0 (hurt ~ oogitJ el: dibut do> leur repou3se). I.e troifement iniIioI
est mainltnU pmdonr 1 mois. (orrçte tenu de kI gutmoo dinique. kI ~
nt ~ à une doM> diminuh de moi6i un joui" sur trois ; le tro~ement top..
que tst pourwM. EnfIn, deJ o6des gros ts1eI'It.ie/s !(In( prtSOit$. it dWfl tst oIors
~ ~ .In 1 mois. k bout dt 6 mois, l6JIs le troiIl!1YrlI rq,q .. el: la ~
lion d'aOdes gros rnentieh sont I1lO1illenus.lpiwdique",tflt /0 léuj;por ifion d'une
~ lJIlgUifJIe né«Wre la reprise do> la ptedniIotlne Dla posOOgie initi<* pm-
dan/ J ~. Les lésions S(>'!/ bien CCW"!t~ tkpuù 4 ons.

À RETENIR
l ocali",tion ungoo.k! de ~igus foli..:é : rare.
Penser .1 un pemjlhigus Ioli..cé Ur>guéal lors de dou~ur vive unguéale,
d'ooyc~. d'ooychorrhclcie OU de pu!tules im,a-unguéales.
D",Snostic : cytologie el J:,;op.ies lésiooJlel1es (troi!.ième p/lalanJ;O! 0<1 sim-
plement élu; un gué~ I)_
rrdi~n': cooicoIho'raJ>it' ",ale (pre<!niw!ooej, ck:>bét.lsol IHI. ~cio:les
S'as essentiels: touiOUrs r«hen:hcr la ~ m;ni"",1e elfkaœ.

'l' ate
"
lZl 33 LÉSIONS PRURIGINEUSES
SUR LE VENTRE

Cet épagoeul breton femelle de 5 ans est po'Êsenlé pour des lésions der-
matologiques prurigineuses et apparues §ur le vt'fltre depub; 24 heures
(photo 6 7).

QUF.sTlONS
1 - QvtI~ est 10 Ihion 8hntnloirt obUfVk ? QudIe lOI1t ~ ~ dia-
gnoltiques !
2 - QlwIs ~<lmml compIêtnffllairn doit.on rtQliw ?

RtPONSES
1 - La lésion élémentaire ~ est une pustule non follkulalre , ('esl·~­
dire une <011«000 de pus non œntrée sur un folilculr: pil@ux mais pouvant
en ponter plU~B. D'une man~ générale, lors de pustule non follicu-
laire, il tOfl~t de redle«:her d'ibord un impétigo. un pemphigus foliacé
et, plus rarEffiellt, une leishmaniose ou une pustulo5e bninophilique stbile.
Dam ce cal, un impitigo ou un pmlphigus foIiod .lOtIt wsptClh.
2 -l.OfS de pustule non folliculaire, les examens complémentaires /1 effet-
tuer systm.atiqUEfl'\ell\ SOI1\ des calques cutanés du contenu de la pustule
tomplétés pli' des biopsies de ces puslules. Daru cerulns cas, sl l'a""mnbe,
les symptômes 9~éraux et les lobions de<miltologiques associ~cs les y InvI-
lent, des examens spécifiques (sérologie Iei5hmaniose, ".,t!logramlTM! ... )
SOI1t indiqué! pour porter le diagnostic:.
Lon d'impWgo, les calques cutanés se carKtérisent pli' la préencede neu-
trophiles dégénérés av« des images de pna.gocyt~, de cocci el do. rare
kératinoc:ytes a<:antholytiques le plus SO\.IVeflt isolés. Loo de pemphigUI
fofiacé, il! montrent de! neutrophiles Jl(Hl dégb>éré!;, parfois des éo5ino-
philts, lIr>e ~b~t dl!' et de:5 kHatioocytes acantholytiques sou-
bacl~
VI!IlI oom~~ el ~ ou disp!lK1 • en rade<lU •. C!"IUins neutrophilts
sont ;KCoIés ~ ces kHatinocytes acantholytiques, !alr donnant alors lIne
image dl!' • roue cranlH •.
Dam Ct cm, '" calques clItanis 1001 très nocattul"l dt pnnphigul foIiod. On
bioplitl dt pIu~ PUSfll," onf CClilfirmi celte w!pidan.

À RETENIR
l'uMule non fo//jcu~ire :
coHectioo de pus non centrée su' un follicule
pileux, poINant en ponter plusieurs.
Rechercher syslêm.Jtiquement lin impétigo, un pemphigus foliacé, une
lei"'manK>.e el, buucoop plus wement, une pu.tuiose ~ioophilique
~ile.
Diagnostic : calques du contenu de I~ pustule, biopsies de la pustule el
examens plus s.pkif"lues (sé<CJIo8ie lei"'mani~, ~ram"..... 00It--
ment bactérien ... ).

yr ate
"
lZl 34 ALOP~CIE DU TRONC

Ce bo~ef frmelle de 6 am estpr~nt~ pour des dépilalioos bilatérales


et symêtnques du t,Of>(. C~'eHi sont IIppi1lUeS
la première lois 3 /lm
plus tOt et 00\ rég,es~ ~tiJr.émef,t . Depuis, deux autres épisodes
IIlopkiques sont wrveous, Apparemment, ils wrvierment en novem·
bre et la repousse des poils se produit au printemps. Depuis 6 mois, les
~Iallonl persistent. Di~ traitements (acides gras f'ssmtJels, 5ham-
pooingl kéfalomodulatwrs et corticoode$ retard) ont ~té po'eKtib $ans
aucun f~ulUll l es cycles sexuels ne montrent aucune anomalie. La
topographie lésionnelle concerne excknivl'fl'W'flt le tronc qui présente
des dépilations !1O<l inflammatoires, bilatérales el symétriques aux
contours annulaires ou polycydiques, des~nant IIlnsi une • urte de
géogrilphie ~ (photo 68). la peau y en hyperpogmenté<! el di'>C,ète·
ment §!luameuse.

QUESTIONS
1 - QIN/le t'Ilia priOOpale trypoI/lm diagl7Olf~ l
1 - Quel e3ll'oa~ complb'~nl(}iœ principal d rklilef' l

Rt1PONSES
1 _ li! ';Jee (boxer), la w~nue d'épisodes alopé<:iques rKidivant enlœ
flO\Il!fTlbre et avril, l'a!peCt clinique des dépilations. en urte de géogra·
phie • orientent en priorité ~ une alopkie récidivante df'S flana . TOUle·
lois, il CO<1vient d'envis.lt9l" ~alement une hypothyroïdie . Par ailletJrs,
t'administratiO<1 réce<1te de cortkoldes retard doit nous faire coruldéfer la
pombilité d'un syndrome de Cuming iatrogène.
l - l'~xamen complémenlaire de choi. l'SI la biopsie culan&.
les biopsies réali~ !iOUS a~thésie 0011' montrent une atrophie IoIlicu-
l.1ire marq~, une kératose folliculaire importante des follicules primaires el
1 ÂkJpkie du Irone 69

secondail"fl et des canaux sébal;és (aspel:t ~


• pieds de SOIl:~ ou de géant _) (photo 69) el
Urie m&oose des gtardes et des canaux ~.
cés. La présence de nombreuses images • en
pieds de sorcière. est évocatrice - mais pas di,)·
gllOstique - d'Urie alopécie r&idivante des
flancs. En effet, c.me i~ peut être ob~
dans d'au~ dennatoses, comme dr. eo:.u dys-
trophies foIliculail"fl.
L'exploration de la thyroïde (thyroxi~ie) et
des gtardes J.Urrénales (corti~ie avant et
après stimulation li l'ACTll) est conlorrrte aux
valeurs usuelles.
le diagllOstic est celui d'.I~ie rkidivllnte
des fllIncs .

À RETENIR
srOOllymie ; alopé<:ie s.>iWMi~ des fu.ro:s, alopécie cyclique des n~ nu_
R...:es pn!disposéEs : airedale te,,;e., Ix»<er, bouledogue angla is, bouledo-
gue français, l abrador retJi~, golden relriever, dobeonoann, affenpins-
cher, bull mall ifl, mastifl, br<>qUC Jllerroand, draWwar, Konhals, bovv'er
des Flandres, briard ...
(ti%sie : déficit pfOgrammé..., mélamnine /
Survient ..., gênél'al en1re lIO'o'embre ec mars.
Sympr6mes: premier ~isode aK>pkique ...,tre 2 el 6 ans, dépHalions
bien délimitées, aMulaires OU polycycliques (en !orme de . carte de géo-
graph", .t lur ~ naocs ; hyperpigmcntatioo secondaire.
DiagnoMic : biopsies cU1anées très évocatrices.
(voIUliot! : '''f'O'M'' 'P""tar>ée entre ) el 6 mois, mai,de pl~ en plU$ dif·
ficile au fur et il mesure de l'app.l,itioo des o'pisodes alopé<:iques.

,.
10

& 35 USIONS NODULAIRES DU TRONC

Ce d>ow dlOW f~melle de 3 anS ell ~nt" pour 00 lum~Kliom


wtar>ées douloureuses. Le proptiêta,re signa~ de$ épisodes fébriles
réguliers a»ociés ~ 00 arthralgies. Ceslil.ions sonl Ipparut'S Pf09Ie'isi·
~t depuis 6 mois et ont débuté sur le Irone. Ces luméfKtioru
finissent par s'ulclNer. Un tra,lement ami biotique «(éfale~,ne peod;Int
1 mois) n'a permis aucune .. mêIioration notable. L'e""men génb-al
,Mie une hypenhermie il 39,6 'c 1'1 des arthralgies carpiennes et tar-
sien!l@$. L'examen dermatolog;que monlte des wméfac!JOns fermes,
de plu~" (~timèltes de diamètre. douloureuses, plus OU moins tir.
coruc:ntes et Iocali~ u dusivement au trooc. DI! CI'$ tumé/itCtions
rouvent ulcérées (photo 70) s'écoule un liquKle ambn1, ttans)ll(ide et
huileux voire purulent.

QUESTIONS
1 - ~~ 1'$1 10 principale hypcM./IN diagnosl~ l
2 - Quds SOI'lI Its deux principoux exOme'tlS complbnMloim il' rioN_ l
l - Que/In 5Ot1{ ln op/ions Il!IJaptlJlÎCjW3 ?

Rl.PONSES
1 - l'a~t d inique des ~s (utar>ées (tuméfiKoom douloureuses dont
s'écoule un liqu~ ambré 1'1 gras) et les JYIT1pt6mes ~aux (syndrome
fébrile) orientent VffS une pannic:ulile.
2 - t es deux principaux e.... mens complémel1taires sont les calqua et les
biopsies wtar>ées.
Les calques CllUl~ par C)'tOpOIXtion de tu.mfactions non OlIVffies mon-
trent la. présence de roombreuses cellules InllamtNtoires rnononuc~ (hls-
OOcytes, cdlules ~pithélioïdes, cellules géantes et lymphocytes) (photo 71)
et d'adipocytes.
1 t,lsions oodul.Ji/T!S du tronc 71

la biopsie d'une tumêfa.::tion non ouverte (pn!1e;;ÉC au binouri li ca~ de


la profondeur des lésion,) indique une inflammlltion et Iobulai~ du
septa~
pannicule adipeu~ . CellNi est tomlituée d'hisliocytes, de lymphocytes, de
pfasmocytes fI, par endroits, df rleIItrophiles (photo 72). Divenes colora-
tions spécifiques ~ montrent aucun iI!}ef1t figuré (bactéries dont m)'(oba<:-
téries, ou th.ampignons) .

...
P'hoIo 7t IR/.l." 1 0001 PIIoIo n IH[, w2$01

la retherche des anlicorp$ antinucléaires est ~aliw et karte l'hypolhke


d'uow pannkulite associé@lIun lupus érythêmatetJK systemiquf.
Des cultures bactérienows et fongiques (milieu de Sabouraud) eruemencêes
par une trituration de biopsies fraîches $Ont demetJrées ,thiles et kartent
uow origi~ infectieuse.
Le diagnostic est celui de IN'nnitul ite nodul.ire stérile ld iolN'thique .
3 - Diverses options thérapeutique sont ~bIe!.. Une cortic:othérapie or.
(predni$olone li la dos<> de 1 li 2 mg!kgIj en 1 pme) permet généfalement
une ~ression des tUméfiKtionS en lliS semaines. Sowenl, la cortic:othka-
pie doit être prescrite tous le1 2 à l joUfS en fooction de la réapparition
d'éYenluefies nouveIle1luméfactions. Dans certains taS, cette corticothérapie
peut être li rorigine d'efteu secondaires (syndrome de Cushing ia~).
1
•• Une au~ option consiste en la prescription de ciclosporine" une posologie
de 5 mg/kgn en 1 pme en dehors des repas. la régression des lésions est
ob!.ervé@en 3 li -4 semaines. la ciclosporine est ensuite prescrite en traite-
!! ment d'ent~ien (tous les 2 " 3 jours) en fonction de la réapp.1rition de
nouvelles tuméfa.::liom. Dans certains cas, radministration de ciclosporine
petit ètre interrompue.

1
,
Une antibiothérapie {par ewemple, céfalewine 30 mgl\g/j en 2 prises ()IJ
amowkilline-a.::ide davulanique 50 mg/kg/j en 2 prises) est prescrite pen-
dant 1 mois au début du traitement. Par ailleurs, des soins locauK (tonte
lésionnelle, shampooings antiseptiques) sont nkessaires dans un premier
!, temps.

i•
À. RETENIR
{ rjo/Qgie: ;mmunologi~
Pdl/)(gb,;., : néc:AJ05e de la graisse du pannicule adipeu~.
Srmprônoes : tuméfactions doulou~ qoui .'uk~ !oe(OO odai~ ;
liqouide ambré, tranllucide <!{ huileu~ ; syndl'OO'Oe fébrile f~
Vi"Sf'OSlic diffbenrje/: ~utres causes de panniculiœ (bad~,"ennes, f0ngI-
ques, nutritionnelle, tumorale .. ).
OjJgnostic: b;opsies profondes ~ tloméf.ctions.
Tf.j~r: ~isolone; ciclosporine.
"
iN 36 PODODERMATITE INVALIDANTE
Ce dogue de Bordeau x mAie de " moi~ e t préwnté pour des diffICulté
klcomotrices quadnpodales. Il appartiMt â ulle portk de huit chiol$
dont quatre d'entJl> eux présentent des lésions 1imi!ai,es. l'examen
orthopédiq.œ ne rhi!!@ auculle anomalie . L'",,,,, men dermatologique
montre un épai»iS\eITIef\t imporunt des (Qussineu plantaires, Ij~ré5
et doulou~ x (photo 73). Pa, ailleur\, des squames compac:les ~I
égaleme<1t observées sur la truffe.

QUESTIONS
t _ QwI~ cl 10 prir.cipo~ hypothm
diognojl~ !
l - Quft lroi/mlml {IftJ\.an
propo~ ?

Rt PONSES
1 - la ra.;e (dogue de ~ux), l'&ge 11 t'apparition des 1ésio<15 cutanées
(4 mois), la topographie des Iaioos (coussineb, truffe) et leur a~t dini·
qUO! (squames compactes) orientent ~ une kiratode.mle na$Opl.nt.i.!'.
Il s';tgit dans cette ,ace d'une génodermatose.
,
1 1 - Le traitement ne peut être q...e symptomatique. Les traitements émoI-

• lienU. mbne W\.IS ~n~ts ou:lusifs, sont très dé<:evants. la meilleure


prise en charge wnsist1! en f'ablatio<1 régulière des cornes cutanée. Cette

1
i
œrmato ... trh invalidante a lend;",cl' Il ,'amél~ avec l'igoe.

À RETENIR

1, ~iICes pfflJisposées ,
~ .I1'.apparirion des
dos"" de Bo«leaux. \.".,.ier 00 Tibo.1.
lyrnpIOOIes : 4 à (, mois.
Origine g61f!fique : mode de rr~nsmiS$ion f\OI1 p«<isé.
1, 5ympr.Jmes cut.Jné : épai.. issemenr consi<lkable 00 des.... de la truffe el
d!.-; coolli""" plantai .... r.ssu~ ; rendanc.. li. l'améliol"alion ave<; Ug<'.

!•
Diag1lOllic : cl inique, évmr""U""""'t biopl .... cutanée!; compalilMes.
Trajlemœl : symptomatique labla!ion régulière d!.-; cor"", cllla"""" .
"
lZl 37 Al.OptCIE DU TRONC

c~ tedl!! femel~ de 13 ail! est ~nlée poli' un syndrome poIyuro-


poIydij»iqlie auocié Aune ~Iopécie bi!~téf~~ et symetnque du tronc et
une ptose abdominale (photo 74). t 'examen dennatologique montre
une atrophie cutanée importa"!e et la pr6ence de comédons bnm'\.
tres Ml' le ventre. Une §uspicion de syndrome de Cuming est laite.

QUESTIONS
1 - Quels 5Otl1 le3 txomens (~Ioitn (i TroNJer 7 CommMl idmtm
l'lXigiflf' œ la ma/od~ ?
1 - Quellroilemen! prul-on propo_l

REpoNSES
1 - les examens complémffitaires il rhli_ 5Ofl1 un examen biochimique
clanique el une exploration corticosurrénalief1ne.
l'e~amen bioc:himiqUf' dall.ique montn> dam la qualoi-totalitf des as une
'I.l9meotalio<1 trè importante de l'Ktivit~ des ~t.a!e ak.Jlioes (en
relation av« leur synthbe hépatique wrtico-induite). Cette IUgmentation,
parfois comidkablfo, constitue, sur un chien wspe<:t de syndrome de
Cuming, un bo<11igne d'appel. La glyc&nie doit &re .uUi Evalll&: Yr un
dlien atteint de syndrome de ClIShing peut prMlter un dia~e JUCn! asso-
cié.
L'e~pIofation corticosurréNlienne passe d'abord par la rhlisation d'une sti-
mulation il l'ACTH. Cet examen pei""'! de distinguer le syndrome de
Cushing iatrogène (dans lequel UfM' abstnce de stimulation est ~)
du syndrome do! Cushing ~tan.!' (dans ~lJ@! unt! hyperuimulation est
tonsLlt~). Il faut o:epernbnt noter qu'environ 15 % des chiens Il syndrome
de Cushing hypophysaire et 40 'It. des chiens ~ lumetJf ~Iienne nt!
présentent pas do! ~ue. en hypef ". Certains aut~rs prMtrenl utili_1!!
1 AJopft:ic du tronc 7S

ratio cMisal uri01aire}créalinine urinaire qui permet d'écarter un syndrome


de Cushing dan~ 98 'lib de~ CM environ. Parconlre, ,uc:uoe condu~ion n'est
ponible lorsqlll' ~ ratio est augmentt', ce qui est frt'qul'f1tlon de poIyuro-
poIydlplie.
le d~ étiologique du syndrome de Cushing ~tané fait a~ ...
freinage lM l I;, de~am.!t./w.one. l.of~ d'une origine hypophysaire, une fret-
nation est ~ dans 85 'lib de'! cas; celle<! pourrait pr~ir d'llI"le
atteinte de'! ceilules de la pors inltmlfdio (peu semibtes li la de.Qm.!tha-
sone) plutOt que d'une atteinte de iii pa" m.ta/is daWqll!'ffil'f1t i..rnm;.w.
Lors de tumeur $urrénalierme, llI"le absence de Irelnation est constatée.
l 'Image';'" m<'dlc;ale est parti<;ul~t Int~nte pour faire ce <;11"9"'*
lic. t 'éctlographie des surrénales permet de mettre en évidence une tumeur
wrrénalienne et d'en effectuer le bilan d'extension {envahiss.emeo1t Iocon'-
gional, mMastases tl<'p;ltiques).la tomodemit~ permet de conlirmef
une tumeur lUrrénalie<me maèl auui de vOOali$er la tumeur hypopllyuire
(mkro- au mauo;tdénorne).
Dam CHin, kI stimulation !l/'ACTH mm/re une rq,on~. en hyper • tI. pt",~
le d;agool/ic <k Iyndrome <k Culiling JPOf1ranol. ID tomtxwmilornitM confirme
,'«il/mu d 'un microodénome /rypophywire.
~ dia9nOltic est celui de syndrome de Cu\hlng hypophyl<tlre.
1 - Diw'rses options thérapeutiques sont possibles, mais l'op'_ODO (H]
oor1ll1lue encore 1;, molécule de choi~ rn.ru le traitement du syndrome de
Cw.lng hypophysaire. la posologie ut~isée est de 25 à 50 mgJ~g/j en
2 pmes ~ant l 'ierTlaine, adminÎ$tré dar\S un ~s enrichi en grai$ses
afin d'en améliorer la biod~ibilit<'. le proprit'tai'e doit sulV'eiller j't'tat
général. la polydipsie et une anorexie Nentuelle qui est un signe de surdo-
sage à l'op'-DOD. Un contrôle par stimulation ~ l'ACTH est effectué une
semaine plus L1rd pour adapter lt traitement. Si les valeurs sont toujoun
éle'.lies, <e traitement est rm intenu pendant 1 semaine supplbnenL1i,e et
un l"IO!M'au contrôle honnooal est i'@allW:. Si les valeur! ~t daM t'intervalle
,1
1 de réf~e, une administration bihebdomadaire est prescrite et un rlO<>-
wau contrôle par stimulaÛOl1 li l'ACTH est effectué I,lt\ mois plus L1rd. [nfin,
.si les valeurs sont trop basses, t'administration est arrêtée pendant quelques
!! Jou" avanl dt. ......1;_ Uni:' nouvelle lIlmuiallon 6 ,. AC01.
le trilostane [H], di$ponible en Grande-Bretagne, est un inhibiteur de la 3·
~ta-hydroX)'l'téraide-déhydrogéna:;e empéchiInt la cOflvfflion de la pré-

t, gnénolone en progestérone et donc; la syn~ d'aldostérone, de corticas-


t<'<one et de cortOOl pa' les glandes wrréNles. u posoIog'e n'est pas
MC:Ofe t.;e" Mablie. Une posologie moyenne dt. S llO mgJ\9fJ en 1 prise
est préconisée. Une dimiootion de la rqx,rue à la stimWtion à f ACTH est
i, o/:Hefvée Uni:' >erna inl:' a~ lt début du traitement. les effet.< 'Kandai,es
sont m>nimes (It'tharg'e et apathie).

!•
'l' ate
76 De'rn.lroIogie du chien

A RETINIR
Oi"8oo5/;C: e,plo,~h on COrIi(osu,n!nalien"" ISlimu!;otion l l'ACT H ;
ration cortiso l ur i naire/o4!atinine urinaire ; Ir~in~tion forte) la
de>:arm\l"'~J ; khogr~pf1ie,!omOdeosiIomé!r,
Trailf>mm! : syndrome de Cushing hypopll)"ilire: la roolkule de choix
demeure l'op'-DOD IHI (25 ~ SO mglkglj "'" 1 prise!; WI'o'eillano:::e~­
lière 1"" un t6I de >limul;>!;oo ll'AOH ; int<!<i!l ~r du trilo6Gonf:
IHI ; hypophysoeo;!Qm" PrKQre expNiment.ale.

- T""""" su"""",t"""", . .,.~ do la sum!n.llo """"".10: aptft un bil~n d'eo......."., .


'" C4 ' d'""","ibilité. pn!Kri,.. .Iofs do t·op· _000.

'l' ate
17

~ 38 RACLAGES CUTANÉS ET DÉMODÉCIE

Ce West Highland white terrier m~1e d~ 2 am est pmen!~ pour Url('


cellulite démodêcique g~alisét'. L'examl!fl microscopique du pr0.-
duit de rM:la.ges cutanés mOfllle de nombreu~ dérnodt9. ~ diven Ita·
des évolutif! (œuh, larves et adultes). Il ~l aussi en ~e des
points noirs groupk en amas (photo 75).

QUESTION
Out sont en poinrs noirs microscopiques ?

IHM, x 1001

REpoNSE
Ces structures pundifomle5 ou lMlides, noires ou brunes el groupées l'n
amas 5011\ des déjedlonJ de dêmodu .

,
1
1 À RETENIR

!! Ce dt'jecl""" peu....m éga lement èIf<, ~ lors de g.>1e sar.:opIique


OU de gale otodectique.lors de Mflicion de gale s.lJO:opIique. leur identi-
fication est 1..,"icu li~l lm~nle car ~ saf<;~ ne l<l<'1 p:>s !Ou-
jour; f..cilcs Il mettre en <!videoce ; l'idemjficalioo conforte al...; la ""f'l-

1, cm

!,
!•
78

lZl 39 L~IONS ~RYTH~MATEUSES


G~N~RALIS~ES

Ce baIse! hound femelle de 3 ~ns e1l JXffi'ntê pouf un échec d'UIll!


dê5.ensibilisation spécirlClue prl'Krile pour le traitement d'ulM' derma-
lile atopiqlll:'. lei !bio/n, apparue<; progJfl'>ivemfont db l'~ dt>
8 mOO, 011\ débuté sur la face vwtrale du cou el wr ~ ahselles. Une
e~pIoration allergologique (dowge de5 IgE ~jfKlues) il mon~ une
5eflsibilisatiofl aux ao:ariem dt> la poussière de maison (Df'rmOlopl!agoi.
~ forinoe). Divers trait~nl$ (shampooings ;mti~rt.éiques, aci·
des g'al esseotiell, produits antipuces, predni~one. désen~bilisatio<1
spéc.ir>que) n'onl pal pt'fmil une améHoration durable. Les Ibioos
cutanées sont génêraJi~ (lèvres. filee VffItrale du cou, ars, aiss@!les,
Vf!f11fl!, lac:... inter""" des membres, pieds, rPgIOO ~.,anale). Elles se
uracthhent rJiniquemwt pa. un étythèrne fran( ~arlatinifonT\t
(phot~ 76 et 77) et une odeur très forte. le ptUrit est marqlJé. Par
ailleurs, une otite élythémalocérumlnetJM' bilatbale esl~.

QUES TIONS
1 - Quelle n I vnlf<!' principale hypoth& diogOOlI~ J
1- Qw/ o omm rompIhnentoiTf' doil-on rm'iI~ t'fi priori'~ l

RtPONSES
1 - la ril(e (basset hound), la Iocali$iltion des Ié$ions (cou, ventre, mem-
bres, pieds, . .. ) et l'aspect des lésions (éfythème franc, papules, odeur, pru-
rit) orientl'l1tl'l1 priorité ven une defmalite Il Malcmuia. L1 dbnodkie et
un syndrome de prom&ation bactérienne con,tituent les autres hypothbes
d~nosliqUl'S à envisager.
2 - l'eumen complémenL1ire de
choix t!$! le 5COlch·/esl.
Le KOlm-lfs! mootre la présence de
nombrw'>eS IevurM en forllle de


• YlCiIhuète. et de cocd libres ou
attachées à des coméocytes. Le n0m-
bre de malMsezia p<l1 champ micros-
topique (gro»i~t • 1 000) esl
- ..... . .
~
"
,
en IT"IO'(mne de 4 (photo 78). ' ' ' '_ _ _"' _"'''';,:;;;;
Les calques auriculairt'S p.ilf KOU- l'hOto 78 (RAI, ~ 1 0001
villonnage montll!l1t aussi la pr~
se<>œ de malassezia et de cocci.
les biopsies cutanffi ne constituent pas le meilleur e.... men complémen.
L1ire pour mettre en évidence le malissezia. En effet. ces Iev\lfl!$ ne sont
akH's identifiées que dans 70 'It. des cas environ. les mala~zia sont ~tuées
daM la couche comé.! et peuvent ainsi s'en retrouvef !U!tIKhée Ion du pré-
lèvement ou de son tran~.
Sinon, les Ibions histopatholog;ques sont caractêri~s par la présence de
mala~zia dans la (ouche cornée et les infundibulums pilaires, lIll(' hyptrl:é-
ratOSl! parakéfatmique, une dmnatite hy~pluique riche en mastocytes,
généralemeflt alignés le long de l'~. l 'infiltraI dmnique est éga-
!@ment constitué de lymphocytes, pl.nmocytes et bJsinophile!l qui I~t
parfois des microabc:ès.
les raclages <utanés négatifs écartent une démodécil'.
l e diagnostic est celui de dermatite il MokmezÎO assoc~ à un syndrome de
proI~ération bilClérieo~ .
Ct cos monfre bkn tnCOI'e que ciel concenlro/ionl iIe.hl en IgE sp«iflqlJl'j
d 'a~ (id; Demwtopt.agoide$ farinae) comme ciel inrrodtrmoréoctionl
positives ne perme/ttrlf pol un diagnoltic M Mrmotite a/apique, qui demeure
un diagnostic din;que. Elles ne monlrenr qu'une sensibililQlion spécifique 0- ct!
1 Qllergenes.
5
1

1
!
A REUNIR
/ùces prI!d;~: baSll't hoond, .. ine-hubef1. sl\ar.pet. dogue de Bor-
deaux. West Highland wh ite lefTier ...

1, (tioparlKJRMie : Milla$.Stzi.l p;Kh~lis: 'echercher une <;.1~ ~


j...:enle (dermatite atopique, noL1m meflt chez 1.. West Highland white
tt'frie<); chez le baSll't hoond, aucune <;.1~ sous·jacente identif~; pot.
1.18" pl", importilnt de malaS5ezia SoUr la peau.
i
,
LocaU.. riom ",{{",,,,,ri"''''': lèvres. rac.. ...."'.-ale du cou. a<J .• illoel~,
ventre. f...:e interne des """,0bn'5, pie<h, '~ion péri·....le.
Sy'''ptômo: érythème franc. papules, <><kir fon~. prurit.

!• DiagrtOSliC: $CO/ch·IeM:; tHopsies cutanées 1


80

I?% 40 USIONS NODULAIRES DE LA FACE

Ce befger alletNrd rmle de 2 ans est présefltê pour ~ nodules de la


flK~. (1'1 lésions sont appilrun en 6 heures, ~ la suite d'une ptome-
nad!! il la umpagne. III topographit> lésionnelle COOC::I"fTIe' le chanfrein,
le pourtour palpébral et 11'1 Ibtres. L'examm detmatologique montre
des papules œdémateuses coofluant pour forme<" des plaques el des
nodule ~pilé5, ~ma!pux, rapidement hodk ou ukem
(photo 79). Ces lésions sont prurigineu..es et douloureuses.

QUESTIONS
1 _ Quel~ 1'1110 principolf 1lJ1>OI~ diagnostique 1
1- Queh 50111 ~ deu~ t~al7lft'1l ~nrajres I:i ftoliser 1
1 - Quel rroitl'ml'nt peul-oo propoll'r ?

RF.PONSES
1 - u r/Ke (berger allemand), la soudaineté d'apparitioo des symptômes
(6 heures aprb une promen«le), la topogra phie et ";upect dinique des
lésions (pI~ues~) orientWI en prioril~ Yen une fu,onc:ulose éo$ino-
philique. La seconde hypothèse est une furonculose naSIl le 0001 beaucoup
de UI décrits correspondent en fait la une furonculose ~~nophilique.
2 - Deux l'u mm! ,om~LJire!i :;ont ~ ~aliser : des Ullquel et des biop-
~cutanés.
l e calque CU~ par inIpœWon montA! une pnp~at.ion , d ulain!' constituH:
quasi exdWvement d'~ (photo 8O). 1W<~ 5igne d""lIlfection 5eCOO-
wire n'est observé. Cet examen oriente VI!fS une furonculose ~~ique.
[)es biopsies (utaflé.es effe<:tué6 ~s anes~ ~rale montrent la pré-
seoce d'tosinophiJes en pl»ition intralolliculaire el pbifolliculaire. l e derme
est le liège d'une infiltration tellu~i'e tonstitu~ d'~nophiles 9'oup6
parfois en amas (photo 81). Une ~ence voire une rlkrose locale
des fibres de (oIlagène est obser'vée.
• L60ion< IlOdulaiœs de I~ f;x;e 81

•-J •

· '
.....
. '

'

{HE., >< 1001

Le diilgnostic est celui de furonculose ~sinoph iliq~ .


3 - Llo cortKotMra~ orale constit...e le traitement de choix, Llo predniso-
!one (1 mg!kg/j en 1 prise) est prescrite pendant l semaines. La ~se
théf~petJtiq...e esl souvent rapide. Le prurit et la douleur ~ressent en
24 heure'!. le'! lé$ions disparaissent en 2 semaines environ. Dans certains
u s, il est né<:essaire de doubler la posologie pour obtenir la gumson. Des
dépilations peuvent penister per1dant quelques semaines apr~ l'arrêt du
traitement.

À RETENIR
R;x;esprédi~: be<ger aHemand, braque. Llobrador r"'riever.
l'''....es Mlultes_
lriologk : inconnue; piqû'es pa' des inseo:les (hy~ères, di~ères) OU
pardes v~au , urlicariants /
Sy~ : apparition .oudai"", de nodu~ el de plaques KJUve<11 êf"O.
dés Sur la face; autffS Ioca li.. tions p<l'i5itks : "",,,trœs, tronc.
DiJgnostic : cytologie. biopsies.
Trailemt!tll : Jl«'dni.olone.

" ,
82

o 41 LÉSIONS PUSTULEUSES DU MENTON

Ce Labrador retriever mâle de 2 ans est présenté pour des pustules du


menton. Ces lésions sont apparues progressivement depuis 6 mois et
ont débuté sur les lèvres et le menton. Aucun examen complémentaire
n'a été effectué. Une corticothérapie orale régulière pendant 3 à
10 jours n'a permis qu'une amélioration passagère. Les lésions exclusi-
vement localisées aux lèvres et au menton se caractérisent par des pus-
tules sanguinolentes, des comédons et des croûtes (photo 82). Aucune
autre localisation corporelle n'est observée. Ces lésions sont prurigi-
neuses et douloureuses.

QUESTIONS
1 - Quelle est votre principale hypothèse diagnostique ?
2 - Quels sont les deux examens complémentaires à réaliser ?
3 - Quel traitement peut-on proposer?

Photo 82

RÉPONSES
1 - La topographie (menton, lèvres) et l'aspect des lésions (pustules sangui-
nolentes, croûtes, comédons) orientent en priorité vers une acné dont il
convient de caractériser la cause (bactérienne ou parasitaire). L'acné est un
trouble folliculaire de la kératinisation des régions riches en glandes séba-
cées dans lequel l'infection des follicules pileux est secondaire. Très souvent,
ces lésions se compliquent de furoncles.
2 - Les deux examens complémentaires à réaliser sont des raclages cutanés
(démodécie) et des calques cutanés (acné).
Les raclages cutanés sont effectués au sein des lésions comédoneuses pour
mettre en évidence une éventuelle démodécie.
Les calques cutanés sont réalisés par étalement de pus d'une pustule fermée
(ouverte à l'aide d'une aiguille ou de ciseaux fins). Ils se caractérisent par la
1 Lésions pustuleuses du menton 83

présence de macrophages de neutrophiles dégénérés avec de rares images


de phagocytose et de cocci.
Les biopsies cutanées et l'isolement bactérien n'ont pas grand intérêt.
3 - Le traitement de l'acné est souvent difficile et repose sur l'utilisation con-
jointe d'un antibiotique et d'un traitement antibactérien local.
Parmi les antibiotiques disponibles, il faut citer la céfalexine à une posologie
de 30 mg/kg/j en 2 prises ou l'association amoxicilline-acide clavulanique à
une posologie de 50 mg/kg/j en 2 prises pendant 4 à 6 semaines. La doxy-
cycline, à cause de ses propriétés antibactériennes et anti-inflammatoires est
t rès intéressante. Elle est utilisée à une posologie de 10 mg/kg/j en 2 prises
pendant 4 à 8 semaines. Dans tous les cas, le traitement est poursuivi
3 semaines après la guérison clinique.
Le traitement local est essentiel et fait appel à différents principes actifs : le
peroxyde de benzoyle, souvent irritant, la trétinoïne [H] ou la mupirocine [H].
La mupirocine, antibioti.que original d'action strictement locale, est très
intéressante seule, dans les form~s très localisées ou associées au traitement
systémique. Elle se présente sous la forme de gel qu'il convient de déposer
quotidiennement dans le pertuis des pustules préalablement ouvertes et
nettoyées avec un antiseptique doux (chlorhexidine par exemple).
Dans ce cas, le traitement associe la doxycycline et la mupirocine. Celui-ci est
poursuivi pendant 2 mois. Une récidive est observée 3 mois après l'arrêt du trai-
tement et a nécessité sa reprise pendant 1 mois.

À RETENIR
Définition: trouble de la kératinisation folliculaire avec infection secon-
daire.
Topographie: menton et lèvres.
Symptômes: pustules, comédons, croûtes; prurit.
Diagnostic: raclages cutanés (pour éliminer une démodécie), calques
cutanés.
Traitement: céfalexine, amoxicilline-acide clavulanique, doxycycline ;
trétinoïne [Hl ou mupirocine [Hl (localement).
"
l'2f 42 DERMATITE ATOPIQUE ET ERREURS
DE TRAITEMENT

Ce We5\ Highland white terrif:or Iemelle de " ans 1'$\ Iralté depuis l'ig@
d'un an pour une dermatite alopique a~ uno!' wnsiblisation au~ a(a-
riem de la pou~ de ma~, Une désen~bilisation spédf.que e t
effectuée depuis 3 ans li l'aide d'un e~ trail de Dmnatophogoides lori-
IlOt. Les accès de prufit sont contrôlés p<lr des appliutions de dermo-
curtK(loIde lur l'abdomen el le dos. Un traitement in~licide e.t rh·
li'>l! uniquement pend.nt l'été. De$ lohampooings anlJprurig,nttlK
hebdOO\iJd;Jire. sont ef1ectués. L'examen dermatologique rfIOIltre un
êfythMle franc el un squamosis de la f<Ke inl~ne des pavillons auricu-
laires, des ~ (photo 83), des pieds (photo 84), du dos, des ars el
de la ligion périnéale. Une alopkie auto-lnduite et également ob!.ef-
VN sur le dos. Enfin, des puSlu~ et des collerettes épidermiques sont
présente sur le ventre.

QUESTIONS
1 - Que/In pewtnt éire lt5 COO.ln ck$ dffftrenles Itsionl l
2 _ Que/In $Ont ln prindpoln emJf'l commiz dom ~ tra;fl'mfflt de (~fe
rlel11!()tite otopiq<>t J
l - Qud IroilemMl prol-on ~r ?

. ... u

RfPONSES
1 - L'érythfflIe, les pustules et les collefettes épc:Ietil,;q~ pNVI'fll ~
observés 00 de dermatite allHgique (dermatilf: ItopiqUol' ou dermatil<! par
allergie;lUx ~ de puces) ou de lIbnodkio:' wmpIiq~d'~ infection
bac:térienne (folliculite bac:térienne). une coIonls.ltion w tan&: secondaire par
des ma1awozia est probable. les autres (a1JSl!S de prum. sont peu probables.
,

2 - Le contrôle antipvces in$uffil.ant constitue la princ::ipale Mal. (uaite-


ment elfe<t~ seulement j'été), Tout chio?n atopique $I!flsibili~ ou non. la
§al~ ~ poce doit avoir une prévention antipuce rigoureuse com~~ par
un contrôle antipuces rur les animau~ c~es et dam l'environnement.
Des piqû~ de puces peuvent aggra~ O\J provoquer une ~ de der-
matite atopique.
li =0I'1de f!fn\Jf est le recours ~ des dermocortico+clel ~t p<eKrit5
ftTlpiriquement par le proprioétai~. Ils diminuent l'infI.Jmrmtion cut.J~
mais pos~t une action pro-infe<tieu!iei l'origine de l'apparition de py0-
dermites et de dermatite ~ Makmuio. Enfin, le wivi thérapeutique est !.Jr-
gemer;t inwffil.ant dans te us, si bien que les trait~l!; wnt l;Ji!.Sé:l Il
l'initiatiw du propriétaire.
) - La dbensibilisation spécifique I!$\ pourwivie. le contrôle antiptKes doit
êtr@ reflforc~ aussi bieo sur le chiffi (itdulticide rémanMt, tOUles les 3 Il
-4 senvilles) que dans l'environnement (mesufe$ de nettoyage ~ul~, pul-
~sations d'adultiddes et de ~ulateurs de la croi!.SalKt des inSKtes selon
un rythme meosuel). L'utilisation de spol-OO contef1ant un adult.icide et un
~ulateur de I.J croi!.\.ilnc::e des insectes constitue une altem.ltM! thb"aptu-
tique (par Ue<Tl1M : fipronil .. S-mêthopmle). Une antibiothérapie (~r
exemple, la (~alexiJlE') t$t preKrite .wr urot période dt 30 jours. À cette
issue, le chie<1 t$t revu pour évaluer la oéct$sité dt poursuite du traite-mtnt
antibiotique. S'il exilte urot dmnalite Il Malal1~ljo, un antifongique I)'!t~­
mique (kétoconalole) ell p«'!Crit.wr la même période.

A RETENIR
Urot inl~!ion ~r des puces peu! aggraver une detma!i!e atopique. Il ~
dooo; nél:es$aire de trai!".. les chiem .!opiques conUe les puees. qu' il,
soieoI ou non """,ibiliok aux piqû"" de puce.

,
1 L'a~e de uail ....... "! aMipue ... el: la prkence de pyode<miœs r<!cidi·
vantes et de dtrmat i!e ~ MalJsseûa constituent la principale ca use
• d·échec d'une désensibilisation .
La ~alualion r<!gulièfe des chiens en (ours dt ~n,ibili$ation es!
1
!
cssentieHe.

1,
1
,

!•
yr ale
"
& 43 USIONS NODULAIRES
G~N~RALlS~ES

Cet épagneul breton femelll' de 11 am Mt présenté pour une mane!'ll


région préKapulaire et une dégrad.1tion rapide de l'état gênéfal. Cetle
masse rsl apparue depuis 15 jours environ. l'examen gênéfa l révèle un
ama~riss('menl rapide, une hypot~rmie (37,5 Tl, une apathie, une
i!l()(eJÔe, des muquetJ!.es pales 1'1 une LKtlycardie. L'6amef1 de la
région prêscapulaire drOlle morItr@ une m.Jrno: sous-<uta,w de .5 cm
de diilrnètre, mobiJiwble et l\Of'I douloureuse. L'examen de la peau du
ventre et de la face interne des cUines révèle dl'S pétédJoes et de tr6
nombreuses papules ble1J noir (plu! de .50). mesurant entre 2 1'1.5 mm
de diarnèUl' (photos 85 et 86).

QUESTIONS
1 - Qlmk' ~,t la principo~ ~ diogl1Wl/q<N 1
2 - Quels 5OI'1/1ts deux principoux txomens compItmenloires () rto~ ,

R f. PONSES
1 - l 'aspect diniqUl! de ces papules cutanées bleu noir et la ~radation
rapide de l'état gffiéfal évoquent en priorité des tumeurl cutanHs multi-
cmtriq~ (hémangiosarcome ou m&nome) primaire ou _ondaire. LI
pileur des mtJqlR'Uses et les pi!tkhies font ~tf'l" une coagulation intra-
vasculaire disséminé@.
1 _ Les deux prindpaux /!Xi'Imens complémentaire ~ rbl~ __1 !Hl exa-
men ~atologiqUf' (anbnifo et P!!lkhles) et des biopsies (papules).
la numération_/onnulfo sanguine ~ une an«n~ nonnochrome, roormo--
cytaire et r~énérative et des «hinocytes (photo 87). l t bilan de coagula-
tion montre dt t,~ nombreuse ~nomalies en f~, d'un ~t de to.gu-
1 Lésions nadu/aires généralisées 87

lation intravasculaire disséminée:


thrombocytopénie marquée, aug-
mentation des temps de Quick et de
céphaline-kaolin (doublés), dosage
du facteur V effondré, dosage de
l'antithrombine III diminué.
Les biopsies des papules sont effec-
tuées sous anesthésie locale. Les
lésions histopathologiques se carac-
térisent par des travées de cellules Photo 87 (MCC, x 1 000)
épithélioïdes qui ménagent entre
elles des fentes et des cavités sanguines bordées par des cellules endothélia-
les aux atypies nucléaires multiples (photos 88 et 89). Ces lésions cutanées
sont diagnostiques d'un hémangiosarcome.

Photo 88 (H E, x 100) Photo 89 (HE, x 1 000)

L'échographie abdominale révèle des zones hypoéchogènes multiples dans


le parenchyme hépatique évoquant un hémangiosarcome hépatique asso-
cié à un épanchement abdominal. Les échographies splénique et cardiaque
ne montrent aucune anomalie.
Le diagnostic est celui de métastases cutanées d'hémangiosarcome viscé-
ral (hépatique).
En raison du pronostic, le chien est euthanasié à la demande de son proprié-
taire.

À RETENIR
Tumeur viscérale asymptomatique (hépatiq ue, splénique ... ) révélée par
des métastases cutanées.
Symptômes: papules bleu noir, pétéchies, pâleur des muqueuses.
Diagnostic: biopsies cutanées; évaluation du risque de coagulation intra-
vasculaire disséminée et échographie abdominale et cardiaque.
Traitement: aucun.
88

1?!1 44 LÉSIONS CROÛTEUSES DE LA FACE


ET DES COUSSINETS

Cet ~neul papillon frança~ mâle de 12 ans est présenté pour ~


Ié$ions quadripodales invalidantes. Ce chien faIt des ~ régulier! en
bpagne. Ces Ié»ons évoluent depuis 4 mots. Dans un premitf temps,
uJle conkothHapie Ofa!f, a permis une bonne améHo.ation des téioo~
L'examen général montre une apathie, une anore~ie et de!; ~§Odeo; de
vomi~u et de diarrhée. La topograptlie ~nellf! concerne le
chantren, le pounour palp&ral, les lb !"eS (photo 90) et le loCrotum, qui
loQnt ~ et (roûte\J~ ; les coussinets planblires présentent un épaissis-
SM1W1 à l'origine de fiswres doulouralses (photo 91).

QUESTIONS
1 - QueI~5 SOtl/ ~5 prinripaln hypol.~ diagnol~ ?
l _ Quels WIll ~ txQ~n5 compIhnenroirn d rioliser l
) - Quel traitement pttJ!.{)() propow 7

Rt PONSf.S
1 - l'ige à l''pp;!ntion des Jbions (12 ans), "'topographie et l'a~1 din;'
que des lésions (hoOOils et croûtes des jonctions cutanéomuqU4!l.lses, sql.lf-
mes-<roûtes des coussinets) orientent ven un pM1phigUi foliac~ ou un
erythè~ nkrolytiq~ migrant. Toutefois, l'épai~t des cousslneu
plantaires et les symp!~ g~aux loOIlt plus en faveur de 1.1 5eConde
hypothèse . l'hypo(hf,se d'une dermatose amé!ior~ par le Doc est ~ pr0-
bable compte tenu de l'age du chieR Enfin, les ~rs ~ulien en Espagne
foot ég.aJe~t ~uspe<ter une ~~m~niose.
1 - les e~a~5 complémentaires li réali_ sont des ulques cutanb (pern-
phigU! foliacé), de! biop!ie! cutarfts (pemphigus folia(~, ~ nkro-
1 Lésions croûteuses de la fa ce et des coussinets 89

lytique migrant), des examens hématologiques, biochimiques, et une écho-


graphie hépatique et pancréatique (érythème nécrolytique migrant) .
Des calques cutanés par pression réalisés au sein des lésions érodées mon -
trent une colonisation bactérienne secondaire et quelques images de pha-
gocytose. Aucun kératinocyte acantholytique n'est observé.
Des biopsies cutanées sont effectuées à la périphérie des lésions érodées et
croûteuses. Les lésions histopathologiques sont caractérisées par une hyper-
plasie des couches profondes de l'épiderme, une pâleur des couches malpi-
ghiennes superficielles en relation avec un œdème intrakératinocytaire et inte-
rkératinocytaire et une hyperkératose parakératosique massive (photo 92).
Ces lésions épidermiques sont rassemblées sous l'expression « syndrome bleu,
blanc, rouge» et sont diagnostiques d'un érythème nécrolytique migrant.
Une numération-formule sanguine et des examens biochimiques sont effec-
tués. Ils montrent une neutrophilie modérée et une augmentation impor-
ta nte de l'activité des enzymes hépatiques (ALAT, PAL et GGT). L'échogra-
phie abdominale révèle une hétérogénéité du parenchyme hépatique
(photo 93). Aucune anomalie pancréatique n'est décelée lors de cet exa-
men. Des biopsies échoguidées sont réalisées sous anesthésie générale et
permettent de diagnostiquer une cirrhose hépatique.

Photo 92 (HE, x 250) Photo 93

3 - L'origine des lésions cutanées est mal connue. Une hypoaminoacidémie


engendrerait une diminution de la concentration des acides aminés conte-
nus dans les kératinocytes, aboutissant ainsi à leur nécrose. Par ailleurs, des
carences en zinc et en acides gras essentiels sont suspectées. Un apport en
acides aminés - jaune d'œuf (1 jaune d'œuf/5 kg/j en 1 prise) ou perfusion
d'acides aminés -, et la supplémentation en zinc (gluconate de zinc [H]
10 mg/kg/j en 1 prise) et en acides gras essentiels, permettent une amélio-
ration momentanée des lésions. Enfin, il convient de lutter contre les infec-
tions bactériennes et fongiques secondaires (candidose par exemple):
Le pronostic est mauvais en raison de la maladie sous-jacente (cirrhose
hépatique voire glucagonome) .
Dans notre cas, la correction des diverses carences et de l'infection bactérienne
superficielle a permis un début de régression des lésions cutanées en 7 mo/s,
mais la dégradation de l'état général a conduit à euthanasier ce chien.
90 Derm.tologie du chien

À RETENIR
5)'OO'lymie : syndrome r.ép.ltocutané, de!matite oécml)1i~ ~lCielle.
Chiens .ig~.
{rio!ogie: .lIecti"" hq>atique chronique (ci,rhose hq>atique, hép.1tire
médicamenteuse indu ite lphénobarbôl~l ) 00 plus ,aoel1"1e1'( glucagoooo,oe).
P.~k djscuto!e: c.,ence en ",ides ~minés. en zinc et en "'ides grilS
esse"tiels.
Sympr6rnt>s cutanés: precèOen( génér~lement les sy"'pt..... ,oes génér~u. de
!'lusieurs roois ldermatite érosive el ulcé<ative des jonctions cu!ano6omu-
"""""" et des points de """....... épai.si5o;ement i" ...... ton! des lXIIMi-
ne!S plan(aires: excellen( signe d·appel).
Synopt(>mes ~alJ': frustes: ~pathie, vomi ..",oents. dia,rkh. iclm
(ci~ hq>aliquel el poiyuro-polyd~ (glocago::onome).
Pronostic: très ~é.
Oia8~rjc: biopsies (utantles. khog,apnie toq:..tique el panc~atique.
exploraüon hépatique el pancréatique.
Traitemenr : corre<:!ion des c.ren<;es. contrôle des infections b;lctériennes
el fongiq"", secondaires.

yr aie
91

[ZJ 45 LÉSIONS COMÉDONEUSES


DE LA FACE INTERNE DES CUISSES

Ce carlin mâle de 8 mois est présenté pour des comédons sur la face
interne des cuisses apparus à l'âge de 4 mois (photo 94).

QUESTION
Quelle est votre hypothèse diagnostique ?

Photo 94

RÉPONSE
La race (carlin), l'âge à l'apparition des lésions (4 mois) et l'aspect clinique
des lésions (multiples comédons ardoisés) nous orientent en priorité vers
une démodécie. Les raclages cutanés mettent en évidence de nombreux
démodex.
Cette forme comédoneuse est principalement observée chez le carlin, le
Yorkshire terrier, le Labrit, le Dobermann pinscher et, parfois, chez le West
Highland white terrier. Elle se manifeste par la présence de centaines de
comédons bleu ardoise particulièrement visibles, dans les zones faiblement
poilues (aisselles, thorax, ventre et face interne des cuisses). En raison de
l'obstruction des follicules pileux par les comédons, les complications infec-
tieuses (folliculite et/ou furonculose) sont fréquentes et sont à l'origine de
démangeaisons.
"
[1f 46 LÉSIONS ULCÉRÉES DES PIEDS

Ce Llbrador retriever mâte de 4 ans Mt présenté pour des lésions


podall'S doulooreuses. Ce ch~ a une Kwité de d WSJ.e régul~e d.lm
le5 marais de la Somme el l'f1 Aldkhe. CI'1 Jkions !<lnl apparue5
df!puis plus d'un an . UIlf!: w fticotMrapie orate et parentérale régulière,
a~iée la dfven traitements antibiotiques, ont pemlis une améliora·
Iioo passagère des lésions. La topographie IMiofllll'lte en exclusM-:"
ment qu;tdripodale. Les lésions dermatologiques. peu prur"JÎrteu$I!S
mais doulooreuses, ~ u,actfrir.ent par un érythèmf', uJlf' lichblifica-
\1011, un enduit blaru:hoitte et des uk~ linéaires ou circulai~ bien
délimilb des pillmurl'1 plantaires (photo 95).

QUESTIONS
1 - Ouellts sonl Ws principclel hypothNs diagnostiques ?
l - Quels som ~s prinâpolJ~ examens '~nloirrs {} rroh_ l
l - Que/traitement ~I.oo propo~r ?

Rt.PONSES
1 - La topographie et l'a!ope(t dinique des lésiom (pododemutite ~et
ukér~) ~tent ven diveoe hypo~ diagnostiques: une pOOod&no-
décie, une pyodennite profonde, une calldidose et une lejmmaniosl!
(~fl f~uents M Ardkhe).

2 - les principaux examens complémentaires la réaliser sont des raclages


( utanés (démodécie), des calques <utanés (pyodermite, çardidose), une cul-
tme bactérienne (pyodem1ite), une (ultur~ fongique (andidose), de!; bi0p-
sies cutanées (pyodem1ite, candidose) et une sérologie (ltish~Iliose).
Les raclages CUta~ négatifs écartent l'hypothèse d'une ~~.
Les caique CUtaré pilr écOUllillonnage de!; lésions ukéœes et ~
teu~, "Wb; ~ulsi ~ KotdHtlt, mettent en évidence de nombreu~ levures
I LhioosukflMœspieds 93

~iques 0'J0ÏdeS dont cmaines


forment des pseoc:Io.hyphes, des
bactêries de type cO(i et bKille5 en "
p<»itkl<l extra":e!lulaire et 00 neu-
trophiles dégénérés a-m: des images
de phagocytose et des mac;rophages.
Des cultures bactériennes et fongi_
ques sont effectuées .lo partir de
fril!jrr.enu biopsiques cutanés. L'i~
lement bactérien H:lentif.e un ~
motI(Js. LI culture fongique permet
l'isolement de (andidtJ olbicalls.
Les biopsies cutanées sont ~alisées sous anes~­
sie générale au sein des IéOOns &ythémateuses.
Les lésions histopathologiques sont caractéfiski
par la pr~e d'abondantes hyphes mydliennes
ramifiées, 5oo1ns arthrospore, ni élément Iewriforme
visible dans la cooche comée (photo 96). Des
pyogranulomes contenant des élémenu bacté-
rieru sont ~ a.u sein du derme (photo 97).
y sérologie leishmaniose est néga~.
Le diagnostic est celui de ciIIldidose aS50Cift •
une pyodeii i1lte profonde .
Compte tenu du di"9nostk de undidose, une
rechefi:he de cause sous·jacente est réali$ée. Une
exploration de la fonction thyroïdienne (thyroxi· (HE, x 1(0)
némie) et des glar1des surrrnaies (par stimulation
.lo l'ACTH) est conloll ..1' aux valeu~ usuelles.
J - Le traitement fait appel à des soins locaux (tonte et antisepsie.lo la chio-
rf1exidine i 0,5 %) et à un traitement ~témique. Celui-ci aS50Cie un anti-
1, fongique, le kétocooazole, li une posologie de 5 mgJkg/j en 1 prise pendant
1 2 mois au milieu du repas pour éviter les effeU secondaires digestifs (vomis-
sements) et un antibiotique li pouvoir de pénétration ~. Les fluoroqui-
1
!
noIones (par exemple, la marbolloxadne, li une p<nOIogie de 5 mg/kglj en
1 prise compte tenu de l'isolement de Pseudomoool !.p.) sont particul>êre-
ment indiquées au minimum pendant 2 mois.
Dons ce COI, après ~ premier mois de troitt~t, Its /ilions (utanks ont nettt·

,1 ment rtgrtl~ (début de dcatmotion des u/ctrts, diminution de l'irythème et de


10 /ichénificorion). Lt troirtmtnt initial a nt maintenu ~ndant , moil . .4 l'issue
du rroirernent, Its Ihionl 00/ campijlemenr di!pOfU. Lt lroi/emen/ a nt encore
i, pocmuM ~ndant /5 joors /Nil arrttt. Aucunt r«rnJ/e n'a été ob~rvff en
/ an.

!•
94 Dermatologie du chien

À RETENIR
Pens<er j Ulle candido!e lors de léions é.. rl!es ~ uIcé<!es des ~ Imures
fIl~nIai~_
Oj~gnmtic : cyrolollie, biopsio:>, cuhun: ~",&i<jue.
f _",.."eer des fragmentS biopsiques lors de JUSpidon de pyode<m ite.
Dans ce cas, il fau! les placer dans du soluté pb~iologique .v~m 1'- .
men<:emenI qui se rail après lri1Uf~lioo.
Rechercher systémiotiquemenl une cause sous-jaœnœ (mocér.tio.... ma~
"'" gffléf~1e (toypol!>yro«lie. syndrome de CusI1ing. di~, tumeur) "'"
de carm;oo.e.
Le kéWconazole (5 Jo 10 mgtIcglj en , !>riS(!) dom>e de bons res..ltats.
Lor-s d,~t de ~ Sfl .. la posologie de 1. m,,,boflox.lci,,,,
est de:; mgt\<gtj en 1 p<ise let non de 2 mW1<&'i en 1 p<ise).
95

o 47 DtPIGMENTATION DES COUSSINETS

Ce cocker spaniel femelle ~ 12 ans ~l prkenl~ pour UIlE' d~P'9men·


talion de quelques counineu, Cette dépigmentation apparue progres-
sivement depuis 3 mois (()flceme le coussinets métacarpiens el
métatarsiens (photo 98). Elle évolue apparemmffi\ en dehors de tout
conte~te inflammatoire. Une induration érythêmateo~ et érosive du
pourlOlJr anal est obsefVêe (photo 99).

QUESTION
Quelle es/la prindpalt /7n>OIM~ diagnosl~ ?

IŒ.PONSE
la race (cocker spaniel), 1''!Je l rapparition des ~i:li15 (12 MIS). la topogr<tphie
et l'~t clinique des léWm (dépigmentation des cO!ruir.eù, irldul'iltiorl éro-
,J
1 :lM! anale) orientent en ~ vers un lymphome wtanéomuqueux T épi-
théliotrope. La présence d'une dépigmentation des (OII<<ineb d>ez un chien
~ constitue un exœllent $igne d'appel d'un lymphome cutané T épit/léli().

1
!
trope. Il convient de ~ d"au!re5 tlilons cutanies ou muqueuses (n0du-
les, érythrodermie exloIiative et Ié:!;[).-o! polycycliques ou cirwlaires SQUilI'!le\)-
ses). L'hypothè5e d'un yftjligo est kartée ur ceIuki apparaît che<: des sujet.I

1
,
jeI.mes, en général de 1 à 3 ans. Le diagnostic de lymphome est porté grice j la
réalisation de biopie cutanée.

! À RETENIR
Pense< .'1 1·év<.>I~lion d'un Iyrnp/>ome cutanéomuq ...... . T olpithéliotrope
!• lors de dév'gmenl~tion des [OlJS§;neI!o chez un chien âgé .
96

~ 48 LtsIONS NODULAIRES
G~N~RALIS~ES

Ce labrador retriever femelle de S ans est prêseoté pour des nodules


multiples. Ce\JH:i soot apparus en 1 mois, initialement ru, la face et
les pavillons auriculaire, puis rur l'abdomen. Ces nodule! rnodér~t
prurigineux.soot de topographie dermiq~, dépilés ou noo, érodés ou
0011, et fennes (photo 100). L'examt'n général ne montre aucune ano-
malie panicul>ke.

QUESTIONS
1 - Ovelln sonlln diffirmtn h}1Xlthèsn diogno5t~
?
2 - Qcwb son/In cWux lxQrtIfflI ~t(J;rn d mviwgc J
) - Que/In lOtIt ln options rhhaprot~ l

RP.PONSES
1 - La race (Labrador re~), la topographie et l'aspect clinlqLH' des
lésions (nodules multiples, fermes, dépilés ou non, ~ ou non) orieI1tent
en priori!" Vl'rs deux hypo~ diagr.oltiques priocipales : un manocy-
lome multicentriqLH' el une histilxytost cutanée. D'autres hypothèses dia.
gnostiques moins probable'; peuvent ~tre ~~ (des granu","- kIsl-
oophiliqlH'S ou une furonculo~ Minophilique).
1 - l es deux eXimffil (omplb'nentaires à ~aliser sont une ponction •
l'aiguille fine et une biopsie (ou une exérèse) d'un nodule. L'ua~ histo-
patOOlogique est illdispemable pour juger de l'mvahi~t local OU pour
prévoir soo évolution f.9roding).
DtIns ce CQI, la ponction à l'IIiguil~ fi,y monfrt ~ ,~Ifl d'alptCl mos/oey-
flljrt pt!) djffértnews ft dt nombrtux hninophjlfl, Ln biopsjn w/aMn
canduent li un p<OCt»us niopkssiqut (lIfypin cytooudtoirtS ft mitosts nom-
breuln) ~ COOIl d'k!alian régl/mm/llire fOOllicffll~, dt typt mosfocytome
Moili ol)piq~, roJIogtnoIytiqut, ponctul dt kfym dt furonculose ir)s;I'IOph;'
Iique. L'immunomorqooge montre un indtx dt pro/lfmUon Ki 67 ~r Ù
10 96, s;gnifiont un mcruvois pronostic.
Le di~gnoltk elt celui de m.ltocytome multkentrique .
1 - L'atteinte multicentrique rend impoJsibie le traitement chirurgical. Une
chimiothérapie pall~tive permet un bon contrôle voire une rbniUion des
nodules pendant plusieurs mois. D'une façon ~ale, la poIychimiothéra·
pie donne des rffiJltats supérieurs ~ la monod",imiot~apie (torticotdes le
plus !OI.f\'etlt). Nous ne citerons ici que les trois protocoles "yanl mont~ 1;1
plus grande efficacité et fKileslt réaliser en cI~tèle ;
- L-asparaginase (H] 400 UI!kg par voie intramusculaire ~ TO associée ~ la
predniwlone par voie orale (1 mg/1cglj en 1 prise pendant 15 jours Il 1 mois
puis 0,5 mg!kg/j en 1 prise) et lomustine [H) par voie orale (80 mg/m 2 tou·
tes les 3à 4 semaines); il s'agit du protocole thérapeutique employé géné-
ralement par les auteur! de (e manuel (~aluation de l'effiCldt~ en (ours) ;
- prednisolone par voie orale (1 mglkg/j en 1 prise pendant 2 semaines,
puiS 0,5 mg!kg/i en 1 prise) et vincristine (H) par voie intraveineuse (2 mg,
m 2 une fois par semaine pendant 4 semaines puis toutes les 2 semaines
pendant 12 semaines); 47 % de r~ partielle ou totale;
- même protocole que le P!écédent en y ajoutant le <:ydophosphamide [H]
par voie orale (250 mg/ml loutes les 3 semaines); 78 % de r~se par-
tielle ou totale.
Dons Ct ClIS, "Iltaiw/Ïon conjointe de 10 t-(ljporoginose, dt 10 ptedniJdont et de
la Jomustine 0 ptrmis Ilnt rbninion loto~ des noduJn ~ndont r on.

À RETENIR
R.Ke5 pffldispc . ées ; beagle. bo, ..., lIosIoo terrier, bIllidog anglais. braque
œ W~ ....r, bIllI,~, Iox ,...,.i,"" golden relr ........., labrador !"l'tri.",.."..
,
1 Tumeu' canine la plus ft«]uente.
Atteinte multicent,ique observée dJns 10.l 15 % des cas.
cyrolog~'" biops~ d'un nodule (le 8r~djn8 hi.toIogique per-
1 DiatJOOSIic,

!!
menant d'établi, un pronostic).
rr~jremenl : 10<:. 1 (chirurgie. 'od'o(hb.p;e) f'fement envi .. geab Je lOf>
d'atteinte multicenlrique; chimio!hkapie possible Ip<ednisolone, vioc, ;,\-
ti .... IHI. lomu.ti .... IH1, l-asparag; ... se !HI. cyclophospham;de [HU.

1
,
l,
!•
98

lZl 49 PODODERMATITE
ET OTITE PRURIGINEUSES

CI' llIbfadol retrir.ter mile de S ans est pfl~~té pour une pododef!N-
tile quadripodate prurigineuse auoc:iêI:> à UrK' otile élythêmalo<érumi-
neuse «<;divante. Ces lésions som apparues 3 ans auparavant. o;ven
tralteme!1~ (shampooings antiprurigineux, torticodes Ofau~ ~t anti-
biotiques) n'onl apporté qu'une am~ioration pa~l'. le conllôl@
antipocl'S (fipn'.Nlll) est eflt(l~ tous ~ rfIOOS en respectant la doSt' et Je
rythme d'administration, aiml que (hez les deux cha\$ congénèfes. Un
régime d'b-iction ~ base d'hydrotysa,u de ~ li été ~alis.! pendant
10 semair.es et n'a apportê alKune amélioration. l'eu men œrmatolo-
gique ~ une cMilite érosive inférieure, une podode!matite~·
mateuse (photo 101) el une otite bythémalo-cérumineuse hyperpla-
siqUf! bilalerale (photo 102).

QUESTIONS
1 - ~ tlt l'()/no "rJ:>ot""~ diogr>m f~ 1
l - Quel! exomeru proliquer li ce s/1Xk tI cions quel but ,
1- Lo ~nce de molonuio dom ln tspCKes interdig'tn iIJlti~l-dW Ir
fKII<IfI d lIfI fralli'l1lmt on!ifong~ par .... groirok ?

RtPONSFS
1 - la race (labrador retJievior), l'igI' " l'apparition de$ lésions (2 ans), le
prurit, la topograpnie des IéW<ls el leur aspect dinique (eMitite, pododer-
malile et otite) nous ~ntent wn un<" de<matite atopique. Toute/ois, ""
k!!.ions poda Jf:s font Egalf,ment suspecter une dflTlOdokie et Un<" de", oatite
~ Molossezio.
2 - Trois ex~rnens complérnenLlires sont 11 ré~liSl'f : des roKlages CULl~
(démodkie), des calques CuLl~ (pyodem!ite, dermatite 11 Maloll'ezia) et
des intradermor~oKtiom (de!matite atopique).
Les roKlages cuLl~ au ~n des espa<:es inttrdigités et des lèvres sont néga·
tifs et ~rte<1t une dbnodé<:ie.
L'uamen cytologique du chumen et le seo/cll·lnl effectués au ~n des
espaces interoigités montr<!f)t de nombreuses (ocd li~ et des malassezia.
Le diagnostic est celui d'un syndrome de prollf~r.tJon bKtérienne asso-
cié .li une dem"tite.ll Malosstzlo.
les intrildennoréoKtions à l'aide d'edraib d'aéroaUergènes sont effectuées,
non pa! pour faire le diagnostic de dem\atite atopique qui demeure clini-
que, mais pour mettre éventuellement e<1 ploKe une désensibilisation spéci_
fique.
Dom ce cos, tilts moorrenr une unsibi/isarioo "';5-<1-";5 des ocariens ck 10 pous·
sitre ck moiwn (Dermatophagoides larinae et Dermatophagoides pteron~
sinus).
J - La présence de malassezi.J dans les espaces interoigitb justifie le recours
~ un traitement antifongique systémique (~tocon.uole ~ une pœoIog ie de
10 mglkg/j par voie Ofa le e<1 1 prise pendant 3 semaines) associé à un trai·
tement antifongique local (balnéation ~ la chlort1exid ine)

À RETENIR
la <lermalite atopique corntitue la ~ière ca"", d·oI ite el de pododer_
matite ,kidivante.
Le dj~8~ic de defln.ui!e atopique est clinique; il oe rwlces!ite dooc pas
le rKou.s 11 de. CJ<.1mens all~iq ..... (intradermon!aaiom, immu oo-
globulioes spécif>ques). ri suf/ii" d'élimioer )·hypod..èse d'uoe ectoparasi-
\OSe el d·observer 3 de. S c,itères majeurs ded iagnostic: début de. S)-mp-

,
1 tômes entre (, moi",,, l an5. prurit ( ,,"ic<>sensible. dléilite. pododermatile
antérieure. oI ire ex!efoe bilalér.le.
Da.,. le rr~i_1 de la dermatite atopique, le contrôle des surinfections
1 i:lactérienoes OU fongiques (Malassezia sp.) el celui des inlestatioos p.ilr les

1
!
f'UC'" eot ......,'jelle.

1
,
1
,

!•
,. .
100

0' 50 ÉCHEC DE DÉSENSIBILISATION


SPÉCIFIQUE

Ce Lhassa apso mâle de 2 ans est présenté pour un échec de désensibilisa-


tion spécifique (Dermatophagoides farinae) prescrit pour une dermatite
atopique diagnostiquée 8 mois plus tôt. Ce chien a été acquis dans un
chenil à l'âge de 2 mois. Les lésions sont apparues depuis l'âge de 4 mois
et ont débuté par des démangeaisons podales et faciales. Elles étaient très
corticosensibles au départ mais le sont de moins en moins. La race, la
topographie lésionnelle, le prurit et la corticosensibilité ont conduit à la
suspicion d'une dermatite atopique pour laquelle des intradermoréactions
ont montré une positivité vis-à-vis des acariens de la poussière de maison
(Dermatophagoides farinae et Dermatophagoides pteronissynus). La persis-
tance des démangeaisons a conduit à la prescription d'une désensibilisa-
tion spécifique vis-à-vis de ces acariens. La topographie lésionnelle con-
cerne la face (photo 103), les pavillons auriculaires (photo 104), les
membres, le ventre et la queue. La ligne du dos est respectée. Les lésions
cutanées sont caractérisées par des dépilations érythémateuses étendues,
des papules, des pustules, des excoriations et des croûtes. Le bord libre
des pavillons est le siège de squames-croûtes épaisses. Le prurit est intense.

QUESTIONS
1 - Quelle est la principale hypothèse diagnostique ?
2 - Quel est le principal examen complémentaire à réaliser ?
3 - Quelles sont les options thérapeutiques ?

Photo 103 Photo 104

RÉPONSES
1 - L'âge à l'apparition des lésions (4 mois), le prurit intense, la topographie
(face, pavillons auriculaires et coudes) et l'aspect des lésions (érythème,
papules et e~coriations) orientent
vers une gale sarcoplique, le réflexe
otopodal po~tif est un signe int&es-
sant pour COI1fortef tette suspicion.
La positivit~ 00 intradermon!actions
vis-i·vis des ac:ariens de la potJs~re

de maison s'explique par 00 réac-
tions croisies entre ces acariens et les
sarcoptes.
IHM, ~ >lOI
1 - l'exa~n comp~ntaire de
choix est le raclage cuta~ pour
~ttre en évidence la prfien<:e de
sarcoptes.
Les raclages cutanés sont r~alisés au niveau du
bord libre 00 pavillons auriculaires, 00 coudes
(alKonés) ou 00 papules. Le miltériel ~ e~aminel"
doit être abondant; il est éclairci dans du chloral·
iactopMnol. Ces raclages montrent la présel'lCe
de tr6 nombreux sarcoptes ~ diffétents sLldes
~utifs (adultes, larves, œufs) (photos 105 et
1(6).
La réalisation de calq...es cutanés eII«tués ~ par_
tir du contenu 00 puslules Indique la pré$ence
de neutrophiles et d'tosinophiles.
La shoIogie n'a aucun intétèt car, quel que soit le
~ultat de cel~i, il faudra dam tous les cas
eff«tuer un diagnostic thérapeutique.
Le d>agnostic est celui de gale sarcoptlque.

1 J - le chien doit être tondu et doit re<:evoir 00 shampooings apaisants (~



1
b<J~ de collOOes d'avoine par exemple). Dive<ses options thérapeutiq...es
sont possibles: acaricides topiques comme l'amitraz, utilis.! en frictions

!! (avec 00 gants et A l'ext&;eur) Il un rythme de une fois tous les • jours


pendant 3 à. wnaines, ou acaricides systétniques dont seule 1. selame<-
tine posWde une AMM dans cette indiclltion. La selame<tine est préconisée
en spalAX!, deux foo Il un mois d'intervalle. Nous l'utilisons li unefr~uence

1
,
plus ~ (. foil li 15 jours d'intervalle) en raison des nombreux sn.am-
pooings eff«lués. Le re<:ours aux ayermectines (iYwnectine ou moxidec..
tine) se fait hors AMM et sous la responsabilité du ~t&inaire pmcripteur.

!, Le pronostic d'une gale wrcoptique est génétalement bon.


Une antibiothérapie est SOUY('nt nécessaire pendant 3 semaines pour lutter
contre les complicatioru bactériennes.

!• Une corticothérapie orale (prednisolone) est pos~bIe pendant 5 jours pour


diminuer l'inll3mmation cutanée et le prurit.
102 Dermalo1og>e du ch>en

À RETENIR
{Ii%gie: s".rwpM sabft.j.
{pidOOli%Rie: aauellemenl SOIK-diagnostiquée; sqool1 en animalerie
ou en chen~ •.
De,m"OlOOn~ (s"rcoples scdbj"j ~I une ;mpa_ paraS;la;,e che~
l'homme).
Attenlion au' ~"':Iions croisées enlIe les aca riens de la poussière de mai-
IoOn el les s.l,copl~ (inl,ade<moréaclions positives, augment."llion des
concentutiOll'l en IgE spkif""",,).
Oidg~ic: 'adages CUla~ en (hoi~sant bien les endroil5 de ~ilec­
lion des sarcoptes (bord libre des pavilloos a",iculai ~, coudes, papu les).
T,aitement: topique (amitraz) ou systémique tselamectine); anention l
('Ul ilis.orion hors AMM de l'ivefmectine el de la "",","""'tine.

;.;:Ji' a
103

[2J 51 LÉSION NODULAIRE DE LA CUISSE

Ce boxer mâle de 3 ans est présenté pour une tuméfaction cutanée de


8 cm de diamètre sur la face postérieure de la cuisse. Une ponction à
l'aiguille fine est effectuée en consultation (photo 107).

QUESTION
Quel est votre diagnostic ?

Photo 107 (MCC, x 1 000)

RÉPONSE
La population majoritaire est constituée de cellules rondes, d'environ la /lm
de diamètre (un peu plus grosses que des hématies), au noyau central et
arrondi, possédant de nombreuses granulations cytoplasmiques basophiles
caractéristiques de mastocytes.
Le diagnostic est celui de mastocytome apparemment bien différencié.
Lors de mastocytome cutané, la cytologie permet un diagnostic de certitude
dans 90 à 100 % des cas. Toutefois, elle ne permet pas d'établir le grading de la
tumeur et donc, de fournir des données pronostiques. Seul l'examen histopa-
thologique peut le faire.
Dans ce cas, cet examen montre de très nombreux mastocytes bien différenciés et
quelques éosinophiles : ce mastocytome est de grade 1.
La survie à 2 ans des mastocytomes de grade 1 est de 93 0/0. Le pronostic est
donc relativement bon. Le traitement consiste en une exérèse large (3 cm de
marges autour de la tumeur), généralement sans traitement adjuvant. Si
l'exérèse ne peut pas être complète (localisation comme la lèvre, la paupière
ou la truffe, ou tumeur très volumineuse), une radiothérapie complérylentaire
doit être envisagée.
'04

~ 52 LMIONS DOULOUREUSES
DES ONGLES

Ce Labrador rell'ievt!f male de 5 ans ~ pr~lIê pour des anomalies


unguéales mujtiple5. Ce chien chasse souvent ftl Ardkhe. Les ~!
sont a~ depuis 1 an et ont débuté par la chute régulière de quel-
ques ongles. Leur repousse en aSlociH à une fragihté e~{eulve (ooy-
choohexie) et à des fiuures (ooychoKhizit J. oWen traitements (biotine,
\/l''',,,,ne 66. cystine et aotibiotiqUl:'$) n'ool pas permis d·a~ioration.
Les Ibions sont strictement unguéales et (O<1(emeI1t la plup<art des
doigts. L'enmerl de!; ongles confirme leur lri.JbHité. Ils sont couru,
mous. seo et dkolorés (photo 108). Cenalns d'enlie eux sont en train
de se détacher de la rTIiItrice unguo!a~ (onydlorn.ldèse J. Ces Ibions Kltlt
douloureme ~ la pillpilOOn et lOIlt il l'origine de boiteries interrn ittl.'fltes.

QUESTIONS
1 - Que/In wn/In rkwI pri~ /!nXII~ diognol/iqun ?
l - Quel! son! ~ deu~ l'KOmmS compIimmroires à rNli_ 1
l - Que/In son! ln options IhiropftJriqlN:! ?

REpoNSES

une onychodystrophie lupo+oe. Les .rs


1 - La localisation StrKtemMt ungu@ale el l'a$peCI. des ~s unguéales
(onyc~xie. onythoschirie, onychom~) orientt'nt en priofité vetl
~ul~ en Ardkhe font itUn;
enviuger ur.e IeWlm;lJlio:.e, ~ 5i aucun ~ne gérhal n'est obsern!.
l - Des biop:lies UI'IgI.lhIes sont rhl'1Sées sous anesthésie géobaIe. D.J1lS La
mesur1! du possible, ~ est nkessaiœ d'lImpUtef la trois'è.- ptlalarlge (un ongII'
mœr awc: la matrice unguéale). En cas d~~ il cOO\l'i@n\ d'effectuerla
bioj:sie ~ l'aide d'un Wpao Il biopie pIad ~ilt\'ll.lI rongle.
Les lésions histopathologiques se caractérisent par
une dennatite hydropique et Iichénoïde d'interface
(photo 109) et sont fortement c~tibles avec
une ~trophie k.poide.
l..l1éokY# Ieishm.miose est négatiYe.
Le dkg-""iOSOC est celui d'onychodyWophIe ~.
) - ~ options thérapeutiq...es SOf1t possi.
bIes. Le pronostic est ~a~t bon.
Dan! Url premier temps, l'utilisation seule d'acides
gr<l5 essentiels dorme de bons résul~ts. tes
~s ~resseflt habituellemeflt en 3 l -4 mois.
Urle autre option consiste l utiliser de la doxycy·
c!iroe et de la rlicotir.amide [HL par...::He 0I"<l1e. La
posolog ie est de 750 mg de chaque prillCÎpe actif
en 3 prises pour les chiens de moirlS de 20 kg, et
de 1 500 mgfi en 3 prises pour les Chiens de plus de 20 kg. Son effiucit~ est
jug& au bout d'Url mois. Erl cas de succès, il est poursu ivi il vie .
Enfirl, Url traitement dermocorticoïde (clobéWol [HD peut étre proposé en
couches millCes 2 fois par jour l la base des ongles. Le recours <lux corti.
coïdes oraux est fafenlent nécessaire.

À RETENIR
Races prédi5p05ées , be<ger ~Ilemand. ronwe<ler, schn~uler.
Adu ltes "'lire J ~ 8 a ~.
lti%gie: inconnue; suspicion d'une moda lité réactionnelle ~u. causes
va,~ (a lo..gle alimentaire, inlNtions, ... ).
Symptômes, lésions st,ictemenl unguéales: onychomadèse. onycho<-
rl>e>:ie, onychoschi z'e, décolor~lion. dou ~,.
DidSnoûi<: : biopoies unguéal ....
Tr.itcmer>l: acides gras essentiels, doxycyclinelniCOIirlilmide IHI. dermo-
corticoides (d " bétaso!IHI). rredniso1one (rarement nécessaire).
106

[ZJ 53 LÉSIONS ULCÉRÉES DU VENTRE

Ce setter gordon mâle de 11 ans est présenté pour des lésions ulcérées
du ventre. Celles-ci sont apparues progressivement depuis 6 mois, ont
débuté sur le ventre et siègent maintenant sur la face (babines, lèvres),
le ventre et l'anus. Le ventre présente des lésions arciformes, serpigi-
neuses, érosives et une dépigmentation de la peau lui conférant un
aspect marbré (photo 110). Un nodule d'l cm de diamètre, ferme,
dépilé et érodé est observé sur une babine (photo 111). Enfin, un
épaississement de la jonction cutanéomuqueuse anale est constaté
(photo 112). Les lésions corporelles sont prurigineuses.

QUESTIONS
1 - Quelle est votre principale hypothèse diagnostique ?
2 - Quelles en sont les différentes formes cliniques ?

Photo 110 Photo 111

Photo 112
1 Usiom uk6&s dtJ ver>lre 107

REpoNSES
1 - l ''ge du chien (11 ans), le prurit el l'aspect clinique des Ikions (lésions
arCifOlIl OE$, serpigineuses, dépigmentées avec un aspect marbré), la pré-
sence de nodules et d'une infiltration de l'anus orientm t m prioril~ \IffS un
lymphome cutanéomuqueux T êplth~lot,opt! ou m)'cosis fongoide .
2 - l e lymphome cutanéomuqueux T épilMliotrope se caractérise par son
très grand poIymofphisme clinique : dermatite bythhnalO$quameuse
générali~, dépigmentation et gooflement de 100 truffe, chéilile et/ou gingi-
vite et/ou anile inliltranle, dermatite arcilorme ou serpigineuse érosive,
Iéions circulaires ou poI)qc:liques bythhnatO$quameuses, Ibioru circulai-
res dépigmentées et plus rarement, dermatite nodulaire mullkmtrique.
Généralement, un prurit 6 1 prÊsenl

 RETEN IR
Polymo'J>hi.me clinique du lymJ>ho me cul.nkmuqueu. T éJ>ilhé-
tiouope. derm.ltite érythém.1t~ua""""" génér~li.&, dépigmentation el
gooflement de la truffe, chéilite et/ou gingivite et/ou anite infi ltrante, der-
matite arcifonne ou ""J'igineuse ~i ...., I~ circutai .... ou polycycli_
ques érythém. tosquameuses, IésÎOrls cifCUI. ' .... dépigmenr~ el, plus
ra' er ' ....,~ dermatite nodulai ... mulricentrique.
Pruril5OU~r po ! s~t.
.o.
iN S4 D~PILATIONS DE LA FACE
ET DU BOUT DE LA QUEUE

Ce bl!auce<on m31e de 7 moil est prbenté pour des dépilations fada.


les. Ce chien iJppilrtient Il une port~ dan~ h..quel~ deux chiots ont des
~! cULlnéfl Identiques. le propriétaire ~nale des vominements
alimentaires trb fr~ueots. Cu lésions sont apparuo"S dês l'Ige de
4 moh et ont ~I~ Sur le pourtour palpébral et le bout de la queue.
Elles .wnbleot êvoIut!r 'IeIon un rl1CIdt> subaigu. l'l'umen gfnhal mon·
~ un retard de croissance notable. La topographit> 1bion~1e con·
cerne la fKt' (ctlilnf"';n, pourtour palpébral, lèvres el bord libre des
or~lles) (photo! 11] et 114), les coudes et le bout de la queue. l'exa-
men dermatologique ,MIe 00 ~pilations circonscrites, une dépig.
menLltiOll de la truffe, des éro§ioll5 el des ulcères. Le bout de la queue
esl le Wge de dépilatIOn! et de croûtes. Ces lésion.. J.Of1\ peu prurigi-
neuse, mili! doulou<l!usa. Une ond>y<:hoschilie multiple esl OO)efVée
(photo 115). L'l'umen œ la (iWil~ bveule montre 00 éf~ el des
uk~fI'S li~aires du palais dur (photo 116).

QUf.5T10NS
1 - Q.wlw esr la principale trypolhiw diagnost~ l
1. Qum som ln 5)'mpf6mn ginlJWJI à rrclitfdlei l QtR palr Irre la COlM
de! ..om;nemmf.i aJimmtaitn !
J . ~I lOtIt ln prindpaux ~a~1 ~tQirt1 cl rlali~ ,
REPONSF..5
1 - L1 race (beallCeroo), le très jeune âge du d»en Il t'apparition des lé5ions
(3 mois), l'atteinte d'autre! chiot! de la rnMle port~, les Ikiom initiales de la
lace et du bout de la queue et les symptOmes digestifs (vomi~u alimen-
taire ~uent:!) orientent en priorité vers une dermatomyosite. L1 !eConde
hypothbe est une ~ bullai§!! jonI;tionneile ou dystrophiqUl.',
rnMle si la description de ces gh1odem1atoses est actUl.'llement discut~ dans
cette race. Enfin, la poIsibilité d'une démodécio! a!S(XiéI' ne peut être écart~.
2 - Les symptOme! générau~ WIlt
lié! lo l'atteinte musculaire. III lur·
viennent aprb les symptômes cuta·
né! et WIlt d'une intensit~ varnoble.
Ils se uractéri\l'f1t par une atroptlio!
musculaire des muscles temporau~
et masséters - resporuables de trou·
bIes de la préhension des alimenu ;
une atrophie des muscles des mem-

,
1 bre ~ l'origine d'une raideur de la PhoIo 117
dbnarche ; parfors, un még<tœ!-O-
phage entrai""nt des vomi!-Sl'lTlenu alimentaires fréquent:! (photo 117) ;
1
50UVeflt une bronchopneumonie l«oodai re par fau1Se déglutition. ta pré-
1
i
sence d'un mégaœsophage est un facteur de mauvais pronostic.
J - Les examens complémentaires lo r~ali§l'f WIlt des raclages cutanés
(dbnodé<io!) et 00 b;opsies cutarfts (dermatomyosite).

1, Les r..::lages cutané! négatifs écartent l'hypothèse d'une démodécie.


Les b;opsies cutarfts multiples sont effectuées au sein des lésions alopé<:i-
qU1.'5 et à la périphérie 00 lésions érodées et ulcérffi. L'uamen histop.iltho--
Iogiq...e montre une atrophie follkulaire, ur-.e fibrole dermiqUl.', une V;OCUG-
l lisation des cellules basales épide-rmiqU1.'5 et des cellules folliculaires de la
!J'ine êpithéliale externe à l'origine de divitges ~iqU1.'5

!• (photo 118). Des nécroses isolées de kéfatinocytes 1Of11 fréquemment


~s.l'arfois, des lésions de vascularite sont constat~s .
11 0 ~m.:llo1ogie du ch,en

Ces IHions cutanM:s sont compatJ..


lJkos iM'( UrM' deil .... tomyodte.
Les biopsies musculai~ ont peu de
v~Ieu, diagnostique.
l...iI mesure de l'activil~ de la ~ati.
nioe-pOosphoIUoase (CPK) peut
montrer UrM' aév~tion, qui n'est
c~t obsefvée que dans les
phiI~ aiguè!..

À RETENIR
R.>e"S ptédj~: col~, betger Sh"daoo, beauceron; beige, austn-
lien, chow chow. l~btador re(''ever. welsh cOtgi.
IWnes .>dul!es.
Mode de l,ansmiJsioo, aul0s0m~1 réce5sil (colley ; SUspe<:I~ (\.lit! le!
'u!res 'ac"!').
P,II/>ogtitI;e; Otigine immunologique (hypersensibilité de type 1Il).W'C un
délennini$ml> génétique.
Top<>g'''phie Ihj(}()llf!lIe: lac ...... !r~mi !é de. pavillon. au'ieul.i'....
queue. JX>inlS de pression.
Symptômes cu/aMs: jlIécède"llt génb.lernen! les symptômes musculai-
res; dépilaüons. érosions, ulcères. croûtes.
Symptômes musculaires: inl .. n.il~ v~ ,i.bl~ ; '!rophie d... mu",l ...
I><: .... u • • ,aideu, de la déma'd.... ~ge.
pronostiques rlé("VOfables, ~ge 11'orl~ de bran-
FaclfltnS
chopneumonie p.o' fa", ... déglutition, atrophie muscul~i... .
Trairemen!: p<ednlwlone ~ pen!oxifylline IHI ; ra;herc .... de 1. dose
minim~l .. efficace.
,u

lZl 55 PRURIT POOAL

Ce (ocker ~ male <If, 2 am est ~~ potJf un prunt podaI


Impartlnl. (tlui-<, est 'PP"'ru depuis 2 ~mail1l5. le chotro Ylt i)t;tu.
coup OIns le "rdi" et a dqà m.Jnifest~ tH n~O(s ~ rannée prt.
c~te dl! juillet ~ loeptembO'e. h plopr;.!;t.J're se pl.Jlnt de. bootoru •
lrè pruriglnaJJt \.Ur le venlte et les iambes. L'flUllnm (jerrmatolog.que
mon~ un ~~ des espaces interdigitk et de petMs croûtes
situées et1 M.Jut de chaque espace (photo 119). l'examt'fl rapprochll
~ dt petits points orar.ge qui sont uam,né au microscope
(photo ' 20).

QUESTION
Quft nt l'Otœ ........-.ostie 1

IHM. " 401

1, RtPO.\ 'Sf

• L'eumen mItrosc:opique de te poir'IU onoogt montre ~ prlkl"Kt de !MYe


M ' ''>odts : ~ de T,."..'M 'M outu,",""', ~ "PIJelles aoûtIt., <OU-
1! 9d. Itpte d';tutomne ou ~ Ces Iifves jIounktes mesonnt eM-
ron 225 1IfTI. Quand elle est ~, la IaM peut atlrindre une uHlle trois
toi5 supérieure.

1
,
l e d~n<»tic nI celui de trombkuloH.

î
,.,1
~ 56 LtsION « CARTONN~E » DU FLANC

Ce fo~ terrier ma~ de 7 am est présenté poor ur>e lésion cutanée d'un
II.JIK appilfUe deplli~ une \ema ir>e. Le ( hien reçoit l' a~s<xidtion , ntibiQ.
tiq~ sutfamide-trimélhoprime depuis 4 5efTlaines poor une ~tite.
L' rxamen généra/ montre un syndrome fébrile (apil thie, aroorexie et
nyperthermie à 39,4 'q, l'exa men dermatologiq lH' révèle une lésion
dépil& de 12 cm de long, vioI.Kée, cartonnée et froide. Un sillon d is-
joncteur enlte la peau maladt> et la peau sairll' est apparu depuis
2 jours (pIloto 121). liIl6ion est très douloureuse.

QUESTIONS
1- Qwlle ~I la principale hypothèu diagnostique 7
1 - Quel est l'UOmerl complémetllojft (\ rtoliw ?
l _ Q.NI~ en ""'/ ln diffirmln mu,n 7

RlPONSES
1 - l',spe<:\ diniqlll" de la lésion (lbion d ,comaite, cartonnée et vioIa<:êe
avec iillO<1 di$jonctwr) oriente en priOOt~ ven UrI@ vaseula,lt e doot il COIl-
vie<1! de re<:hen:her la cause.
1 - Le diagnOltk de vascularite esl dinique.
t'examen complémentaire de choix est une biopsie cutanée. doit
C~Ie-(j
être réali~ profondément avec un bistouri et non un trépan ~ biopsies au
sein d'une lésion récente au stade de purpura vasculaire, Lor1.q~ I~ léOOn
est évoluée (lone cartonnée ~vec $ilion disjooc.teur), il est rare de dêmontr"
l'e~isterl(e d'ulle vaKularite. En effet, l'examen hist~thoIog;que montre
Ulle !lk"'..... CUtil~ majeure au ~n de laquelle les ~truc:lurM (ula~ wnl
difflCilemenl rec:onnaiuables.
Les lésions tlistopathologiql!eS de vas·
(ulante se tlIfac:tmsent par une
nécrose des vai!leau~ du dei .. oe, une
hémo«agle e><tra.vasculaire, de 1'IOfll.
breux neutrophiles et des débris
nucléaire {la!cocytoclasie) autour de
ces vaisseaux (photo 122). On parle
de vascularite Io!ucocytodasique.
1 -les uu~ de vascularite sont
nombrwse:s. Dam SO % 00 cas,
aucune yuse n'est identili&. Les
causes majeures SOt'It médiumeotwses ou infe<tieuJ.eS (palV'OVirose ou
piropiamlOSe; dam ce dernier cas, les lésions ConU'flll'flt les extrbnit~
podales).
lors de suspicion d'une origine médicamenteuse, une démarche d'imputa-
bilit~ médicamenteuse doit ~~ réalisé!!. Cette dbnarche 'liS(' ~ établir la
relation ~!.ible entre le médicament et les symptômes obsefvés en se
buen! sur des données extrin~ues et intrimèques. l 'imputabilité extri"*
que s'appuie !.Ur les données de la littérature (effet notoire du rnédicamenL
effet rapporté mais non notoire, effet non dkrit, effet jamais publil! et
paraiss.nt tout Il fait nouveau). l'imputabil ité intrinsèque repose s,ur des cri-
tères chronologiques el sémiologiques, Les crit~es chronologiques étudient
le délai entre l'apparition des premim symptômes et la prise mé:licamen-
leuse (dét<li très wggestif, compatible ou incompatible), l'évoIution.Jo l'ar~
du médkament (suggestive, no<1 concluante ou non wgogestive) et, évm-
tuellement, l'évolution wite il la repfi~ du médicament (~;tdminislTation
positive ou flé9ative). Les critères ~ioIogiques s'intéressef1t ~ l'aspect des
lésions, aux facteurs lavofisants éventuels et il l'explication non médkamen·
teuse de celles-ci. La cOf"félation des donrfts edrinsèques et intrinsèques
pt!ffl"W:t de définir une imputabilit~ très vraisemblable, vraisemblable, plau·
1
,• sible, douteuse ou ~raissant e"due. l'utitisation d·autres examens com~
mentaires n'est ~s fiable ~ l'heure actuelle chez le chien.
Dom Ct C05, 10 IICIKUloritt est WnJ doutt d'origint rridicomentt1J~. Lo c/brJo,-
j cilt d·imputobilirt mtdicomenrtl)~ esl rm vroistmbloblt POU' l'implicoloo de
l'ontibiolique (wlfamidt-triméthoprime).
1 Lors de ws.pidon d'une origine inlectieu§e, " identifICation de t'agent infec·
tieux est ~rloil dilflCit.!.
J,
~,
!•
" ,
À RETENIR
lliologie : médicamenhlUoe. vi,ole (pa""",i"",), """nitai,., (piropl..........o)
ou immuoologique (llIpU'S érythéma!eu~ sysremique); OUCU!'le cause kleo-
tiflh dons SO "" "'" cu,
PallrcgMie : h~pe1 SEnsibilrté de type III (dépôts de complexes i/MIUns au
sein de I~ paroi vMCul~i,., ),
Sympl6mes' ecchymoses, zones C<lrto!lllée!; avec ~W"'ition d'un sillon
disjonc!euf, douleu, el syndrome fébrile.
Oi.fgnœtic: biop!;ies cutanées ptécoces el profondes (btstouri), di.gnostic
é!iologique Idfm.l!1:1>e d'imputabilité médicamenteuse .. ,),
r,airemefll : svppres§ion du ~iC<lment responsiIble, ""'''Ige Iéio<lroel
....... anesthésie ~.Ie. cor1icothénpie diicutœ el nb: .....i' .. ' .. "!R-
(<.>Ce, per!loxifylli ..... IHI (601180 rngi1<gIj en) p'~) .

;.;:Jir a
'"
IZJ 57 ALoHCIE DU TRONC

Ce cani,~ femelle de 11 ans est prkento': pour ur.e alopkie lrOlKU-


lail"f' {photo 12 3) .

QUESTION
Que/In WIll ln /b,;OI1l ll6 l l<nto;~ ob~rvkJ ? ~It est votrt hypolhne
diagnol/tqut l

RtPONSE
LeI lésion! élêmt!1tai ~ observffs sont une atrophie cutanée extrbne la
l'origine de veo'getures. Par l1ansparence cutanée, on peut voir le ré~au
vaKulaire souH:uta~.
l'hypo~5@ diagnostique est c<!lle d'un syndrome de Cushing .
116

œr 58 LÉSIONS CRoûTEUSES DE LA FACE

Ce labfador re~ f~~ de B mois est présenté pour des lésions


crOÎlteuses fiKj~les. Ce chien ~oit une alimt'flllltion indunfielle de
bonne qualit~. ~ ~pisodes fébrile!; sont ligulièrement loignalé. Ces
lésions Otl! débuté ven l'age de 4 mois par des lésions érythêm;Ileuses,
Mjuameuses el croûtl'lJSE'i des babines. Uni! corti<:othérapie oriIle a
permis une amélioration /TlOITIefltanéto. l'examen général confirme un
syndrome lêboile (hyperthem>ie ~ 39,5 'C, apathie, anorexie et arthral-
gies). li! topographie Iê!.io!me!1e concerne la face {chanfrein, pourtour
palpébral, lèvres et face interne des pavillons auriculaires), !es poinll de
pression (cO<Jde, jarrell) et la \l\Jtve.l'exall'll'fl dermatologiqu@ mon~
des ~io<U prurigineuses, érythémateuses et !.quamocroiiteu'i1"5 de la
l;Ke et des points de ~ (phot~ 124 et 125). Les pieds :;ont le
siège d'une defmabte éfythémateuse. Enfin, UI'le pyodermite superfi-
cielle (collerettes épiderrniques) en ~ lur le ventre (photo 126).

QUESTIONS
, - (Judie n t la principale hypolhN diognolr~ 7
! - ~$ IOnl le qlJOtrt exomt'fls rompIhnentoim à rroh_ ?
REpoNSES
1 - les Iél")'ll; de dti""tite ~ éryth&Ntal~ et croûteuse ..oo-
C;Hs Il un syndromt fébrile sur un jNne chien orientent en priorite Y@I"I
rhypottlèe d'une deil''''tose amtlÔOl~ par le linc: , le lM>r.oor ~
n'Etant (~nt Pli une roKt prNi~.
PMmi les lUIre hypothbes diagnostiqun, ~ CO<Men\ d'~ U~
~Ie, une deml.t~ atypiqUl!' ou un trouble gblétiqUl!' de la
k&atJnlloation (compte tenu du jeun!! log!! du chiffi). l'~ d'Uni!
G~ dog food diWCl~ est éurtêe d'emblh en rli~ de l, distribution
d'une ahmm~lion d'ucel\.ente qualitt.
l _ te qlUltrt eumenl (Omplfmentaife ~ rNIi~ sont des raclqs cutane
(déo,+Odkie), des caIq~ cutané (p)'Odennile). des e.u~ mycobjques
(demlatophytie) et des biopsies (~(dti" .. tose améliof& 1* le zinc).
Le roK~ cutane ~Ilfl fartent l'hypothbe d'une dbnodkie.
le scotdHtU ~ iIU !oeIn des cd. cUe ~"';q..)f5 ft des ~
piilnt.es tf>tlc la pilWJ'KC M cocci en poWon extra-«I 4 [lINge de
W
(

colonlslùon b.K1~) ou in~ fom.gt' d'~ ~).


les oamml mycologoqo.oes c\H$iquH (6amm en "',tpe
de Wood, V<MI1M
dirKl miaoKopiq<Jt de poils et de 'IqUifIlf5. cuItlft forogiqutl Wlt ~tifs.
De txupS'el c~ ni.... · ' es sous ~ gé ob , '1 ~t uni' ll)'Pfttcé-
r;l!OW parakhatosique rrwquêe et
~ (photo 127). UIlII' ~.gimE
Importante des couches profondes de
l'q,KIe+, ile, une uocyt<»e de IlI'Utro.
philes CI uni! dermatite périv.)(;u!aiJl!
Il pr«Iom,n.mce ma~. Cel
Iéioos t'islop.ltholQgiqle sont Nute-
ITlIffil cCIf1'lI»tibIe iJYe't uni' dem\it.-
lose r!f~~ pi!' If zinc.
le d~ el celui de dl!rm<ltowo
1, ,melior« par le zinc .

,
1 A RfTlNIR
RKe pttdiSj)<l sh l : .ibeti.n lIusky, .I••bn "",l imU!e. Tervuel'I!fI,
Cooe""...d... l. Ubt~ ,<'II"' .....
doguI! .11emloi>d. ~wti ......

!, Ievnes Mlul~.
ltiolotlie : ;i"iC(IIlIILie: trouble de "aI:Mrp!ko1 intestiil.lle 00 zine démon~
che, lê m.>lamvle.
Sympf6mef. : dc<mali!e bytr.e.n.!eu ... squ:amocroûteuse péfio()lifid eUe
1 ptu,iglllWl'! ; folliculite hactbienne fréquente.
Oi..gnosllc : biopsie CUU~.
Aucun int<!tfl de ......,ge du .ine dons te. poik ou le "118.
!•
'"
lZl 59 ÉCHEC DE TRAITEMENT
DE DERMATITE A MALASSEZIA

Ce dogue de IIofdeau~
mal!' de 4 am est p-é:IcI1lé pour un o!ct>a de
traitement de dermatite il MaIo~zia diagnostiquée 6 mois pM tôt
(photo 128). Le traitement prescrit f~jt appel Il un antifongiq~ $yStémi·
que, I.J~, 11 une posologie de 50 mg/kg/j l'f1 1 prise ~t
1 mois, et de!; shampooings à base de chlorhexidint IO\.Iles le:; 2 ~J1eS.

QUESTION
QtJe!/n criliqun pouvez-\IOUS fomMJ~ iJ l'igord ck utt.. pr~ion 1

REpoNSE
Le traitement d'une dermatite à Mokml'ûo chez un dogue de ~aux
constitue un défi thhapeutique ur ill!St impos.s.ible de guérir le chien ~
nitivemenl. Il faut rechercher li! posologie minimale effIcace. La communi-
cation avec: le propriétaire est es~lielle : il faut lui expliquer l'a~1 duo-
nique de la dermatOSf: et la nk~ité d'un traite~t pehiHlnent. Le cas
doit être reévalur ligulièrffilent.
La prescription d'un antifongiqlJ@systémiqueest obligatoire. La gri§éoful-
\'lOt' est ir.efficace dans le traitement de la dermatite à Molannia. En revan-
che, le kéloconazole ~ une posolog~ de 10 mg/l<gfj en 1 prise pendant 4 ~
6 semaines est efficace. Le kétocooazole est distribué au milieu du repas
pour limiter le risque de vomisSf!l'llE'l'lt5. O'autres dérivé; imida~ comme
j'itraconarole [H] à une powIogie semblable ~t être aussi utilisés mai<;
n'apponmt rien de plus dans cette indication , Une fois les lésions stabili-
sées, il est néceS5ilire, la plupart du temps, de pre5(ri~ le kétoconazole de
façon intemlittente, par exemple 2 jours consé<:utib par ~ine, En cas
d'utiliS<ltion prolongée pend~nt plu~rs mois, le cOll~ de l'activit~ des
1 Échec de traitement de dermatite à Malassezia 119

enzymes hépatiques est justifié compte tenu des risques de toxicité hépati-
que observée chez l'homme, mais moins bien documentée chez le chien.
Lors du traitement d'attaque, la prescription d'une antibiothérapie pendant
4 à 6 semaines est souvent nécessaire pour contrôler le syndrome de proli-
fération bactérienne associé.
Le traitement topique est également recommandé. Il fait appel à des sham-
pooings antifongiques et émollients à base de chlorhexidine, prescrits initia-
lement 2 à 3 fois par semaine, puis 1 à 2 fois par semaine lorsque les lésions
sont bien stabilisées. Parfois, une tonte préalable est nécessaire. L'énilcona-
zole n'est pas à conseiller malgré sa grande efficacité car sa présentation en
lotion rend la peau poisseuse. En revanche, il existe aux États-Unis des
shampooings à usage vétérinaire à base de kétoconazole ou de miconazole
particulièrement efficaces dans cette indication mais ceux-ci ne sont pas dis-
ponibles en France. Il est déconseillé de recourir à la formulation topique de
kétoconazole conçue pour l'Homme car elle est très irritante chez le Chien.

À RETENIR
Informer le propriétaire des difficultés thérapeutiques; réévaluer le cas
régulièrement afin de trouver la dose minimale efficace.
Traitement systémique obligatoire: kétoconazole (10 mg/kglj en 1 prise)
pendant 4 à 6 semaines; traitement 'd 'entretien 2 jours cons~cutifs par
semaine; contrôle du syndrome de prolifération bactérienn.e associée.
Traitement topique obligatoire: shampooings à la chlorhexidine, 2 à
3 fois par semaine, puis 1 à 2 fois par semaine; soins locaux (plis) quoti-
diens à la chlorhexidine, intérêt des shampooings au kétoconazole ou au
miconazole (non disponibles en France).
120

[ZJ 60 DÉPIGMENTATION UNILATÉRALE


D'UNE NARINE

Ce colley mâle de 3 ans est présenté pour une dépigmentation et des


érosions de la narine gauche (photo 129). Ces lésions apparues pro-
gressivement depuis 4 mois n'ont pas rétrocédé à divers traitements
(céfalexine, prednisolone et clobétasol).

QUESTIONS
1 - Quelle est la principale hypothèse diagnostique ?
2 - Quels sont les principaux examens complémentaires à réaliser ?

Photo 129

RÉPONSES
1 - La race (colley: race dolichocéphale) et la dépigmentation d'une narine
associée à des érosions orientent en priorité vers une aspergillose rhinosinw-
sale. Cette dépigmentation est due à la sécrétion d'une toxine hémolytique
et nécrotique par Aspergillus fumigatus . L'examen clinique général montre
un jetage mucopurulent verdâtre et une douleur vive à la palpation du sinus
maxillaire concerné.
2 - Les examens complémentaires à réaliser sont une tomodensitométrie, si
possible, ou des radiographies rhinosinusales associées à une rhinoscopie.
La sérologie par électrosynérèse est un examen complémentaire qui peut
être utilisé; cet examen est très spécifique mais moyennement sensible.
L'examen tomodensitométrique des sinus montre une lyse importante des
cornets nasaux. En cas d'impossibilité çie réalisation du scanner, l'examen
radiographique des sinus (incidence ventrocaudale intra-orale) peut être
effectué. Il révèle une radiotransparence en relation avec la lyse des cornets
nasaux (photo 1 30).
La rhinoscopie est aussi très intéressante car elle montre la présence d'un
matériel jaune marron friable (feutrage mycélien). L'examen cytologique
d'un fr~gment ~ Cf feulragt' rMIe dfs hyphfs a~illail"fS (photo 131).
la Cl/lture fongique d'un de CM ffagments confirme des colonies verdlilm
dont l'ualTM'n mkroscopique montre des filaments et des têtes aspergil·
~ires <WK dfs pflialide5 et 00 §pores Ulractmstiques du gtnre Asptrgillus.

le diagnostic est celui dl' rhinite aspe.glflal.e .

À REHNIR
~ à Ullf rIlinosinllSite ~§!X"8illaire lors de dépigrTll'f"ll<ltion unil.Jtérlle
de I~ nar;lIf.
lI.Kes pfédi5fXJÉes, r;>ces doIichocép/l.lles (~Iey.lévriefs, be<gers ...I.
5yrrrplÔtrld : douleur vi"" ~ la ""I""tion du .inllS, jelage.
DiaSnoslic: tomoOen.itorr>é{r 'e ; rhinoscop'e, radiographie, cytologie,
culture Iongique el biopsies lésionnelles. okoIogie.

" ,
m

llli' 61 ALOPÉCIE TRONCULAIRE


Ce caniche rmle de 5 an~ ~ prêsenté pour une <llopécie tron<;u~;rt_
Ces lbool ~pparues progres~vemeot db !'~ de 2 ~ns ont débuté
lur le COll, puis le tron( et la face pOlt&ieure des (uis~. Diver<; traite-
ments (horm0ne5 thyroidieones et testostérone) ont ét~ admini5tré
d.lnsle paué s.arll alKune a~ioration. L'l'lUmen g~al indU<lllt les
testicules ne rbt& p;l1 d'anomalie p;lrti<:uliè~. l'examen demlatologi-
que confirmt' la topograptlil' de l'alopkie et montre UrM' pen;slance
de!. poils se<:ondairtl (poils lail\elJ~), une t!ypHpigrnentation mflani-
que el un discret squamo~1 (photo 132). Par ailleurs, les poils ont ten·
dance h repom_ ~ l'endroit 00 biopsies. Ces lésions ne KlfI! p;l1 pro-
ngineu'>l'S.

QUESTIONS
, - Quft~ 10111 ~ princ;po~ /7ypof.~ diognosliqufll
2 - Quels XII'l/ ln examens complhnentoirn cl rloow 1
l _ Oui!Ilroj/ffllffll ~t.on pro(IOUOf ?

RtPONSF.S
1 - l..l (Mf' (caniche), l'ige d'apparition de!. symptoo- (2 ans), la topogra.
phie 1'1 l'aspect dinique des ~5 (alopécie du cou, du tronc et de la face
ponérieure des cuisSf'S, poils laineux) orientent en priorit" WfS UrI@dysen-
docrinle ~ expression cuta~. Les principales hypothèses diiIQnostîques
sont une hypothyroidie (bien que les lésions cutanées aient comrneod db
l'!ge df: 2 am), LIn syndrOll'l@df:CLlshingiatrogène(l'animal ayantpurece-
voir divenes injections dl' cortico+des retard) et L1nl' alopkie x. L'h~
d'un syndr~ de CLlshing !.pOOta~ 01.1 d'LIn syndrome df: léminiJatio<1est
peL! probable, tOmptl' tenLl de l'absence de sympt6mes ~ILI~ ~.
leurs el de l'âge Ion de l'apparition des lésions CLlUl~.
1 Alopécie ll'OtI(;l1Mire 121

2 - Les examens complémentaire:; la réaliser loOrll un examen biochimique


d'orientatioo, un dosage de T41ibre ou totale (hypothyrOÏdie), de corti~
(Iyndrome de Cushing i<ltrogène) el évenl~lement, celui de 17-hydroxy-
progest~ apm stimuLation ~ l'ACTH (qu; peul ~Ire augmenté lofs
d'alopkie X) et des biopsies cu\a~ (alopkie X).
L'explofation de la thyroïde par do~ge ba~1 de T4 totale est conforme aux
valeurs us~les. l'explofation des glandes surrénales par stimulation la
l'ACTH mootre des valeurs dans les intervalles de référence .
Des biopsies cuta~ loOrlt réalisées sous lne:;- --~-"'C;
thésie locale. Les Ikioos histopathofogiquel se '
caractérisent par une hypeR;Balose orthokBalo-
~ue épidermique et folliculaire, des follicules
pileux en phal-f' léiogène, une kBatini~tion tri-
chilemmale de nombreux follicules pileux
(encorr appelés follicules pi leux en • flamme.)
(piloto 133), une ~anose épidermique e t une
atrophie des glaOOes ~ées. La présence
d'une kB atinilolltion trkhilemmale importante de
nombreux follicules pileux est un ~ément inté- '
feUIIn! qui est en f.~r d'une alopkie X.
Cependant, ces follicules pileux en« Hamme. ne
sont pas diagnostiques et sont ~ootrés chez
des chiens ~ i nl, par exemple de races nordi- lW-
ques, OU chez le shar-pei.
Une forte suspicion d'a lopfl:le X el! faite. le diotgnostic: de certitude est
actuellement impossible dans l'état des coonais~nces actuelles.
) - Compte tenu de la dffficulté de porter un diagnostic de certitude et de
la mécoonail~nce de lOf1 étiologie, il est impossible de proposer un traite-
ment ~;fique.

,
1
1
La méfatooine [H] (6 il 12 mgfanimal/j en 1 prise) donne de bons résultall
dans 50 'lb des cas,
Le trilostane [Hl (5 à 10 mg/kg/j en 1 prise), di~ible uniquement en
GraOOe-Bretagne, semble efficace dans un certain nombre de cas.
1! La repousse du poil est lente et p<Ogres~. la ,u~lIaroc:e thb".peutique
J'lécessite une stimulatioo la l'ACTH, 10 jours après le daJut du traitement,
puis aprk 4 semaines, 12 semaines, 6 moil, et 2 fois par an. Les valeurs pré-

t, e! pD'lt-stimulation doivent ~tre au plus égales à la moi~ des valeurs initi.!les.


Chez les mâles entiers (quasi-totalité des cal). la castration est proposée en
prévenant le propriétaire de l'absence éventuefle de repousse des poils dans
15 'lb des cal environ. La repousse survient dans les 4 à 6 semaines suivant la
1, ca~tration. Dans la majorité des cas, elle est to\al~ et souvent définitive. Par-
foil, une récld~ peut survenir ~ au bout de quelques années.

!• DIlns u COl, 10 cottmlion propolh tsl accepti-e paf le ~/oife ; elle a


tri/mini 10 fepou!~ des poib tri , 0 wooint' .
124 DermJlOlogie Ou ch .....

À RETENIR
Race pd<!ispn'u: c~n id~ .... in el moyen, rM~ nord;q.- (loulou do!
Poméranie, ~iberian husky, alaskan malamute, spitz, SolIl'lO)'Me, k~
hoond, chow chow).
Jeunes adultl'S (3 il 5 ans).
Attei~e principale<roent des ma"", ",·ils soient ~ ou oon.
t,w/osie: inconnue; suspicion d·hypersécrélion d'f.... " ....~ wf"l'b\al;.,r..
nl'S (progesto!rone, 17·~ydfO)lyprogest~"" ... 1 ~Uilnt un dekit en
21 ... ~ydlOla"'.
Sympltimes : alopécie débutant h.1bituellement d.lm les zoroe'i do! frictions
(cou, face ~t~rieYle des cuisses), pe.sistaroce des poils secondlIires,
~yperpigmentation mélanique. repousse des poils aux sites des biopsies
ou œ!QUI aWe traumat''''''' cuta"".
Oi.>gnosric: difficile; biopsil'S cutanées (~oc~tricl'S), 00...11" honno-
n.>ux. ~ tt.é<apoM;q.ue.
T,a;IIo." .. nl: mélatoni"" [H I, trilo.ta"" [H I, castntion .

yr aie
125

œr 62 L~IONS CROÛTEUSES
G~NÉRALlS~ES

Cet épagneul breton feme lle de 6 an.. t'II préSl!flté pour cies lêsions
uoOteuses gênéralhées. apparues brutalement (photo 134).

QUESTION
Qutlits sont '""1 hypo(hNs diognoslOqun ?

l"hoIo 134

Rl PQNSE
la Ionie I.ine .~"ître des Ibions ~t!e.I et uk~ dont le mode de
groupement est annulaire, set'pigilltU x et polycyclique. Ce type de lésions
~ de groupen-.t MIque un ~ ~, un lymphome
cutanéomuqueu~ T épthéliotrope et un lupus vésiculeux. La soudall'\eté
d' apparition des lésion .. (48 tleures) oriente en priorité ven un bythème
1, polymorphe, dont il convient de red-.ercher la caU!oe (virale ou médiUmeo-
laIloe). Dans certains (;1 .. , allCune cause n'est identifi~.
1
le lymphome cutanéomuqueux T épithéliotrope !.liMent dlez des animaux

!i plus ~ et, ~t. Il exi.te d 'autre> l6ions cuta~ • ...oc:iM •. Enfin.


dans le lupus vésiculeux. les lésions soot localisées principalement sur le
~trl'; elles 50rlt plm ukér~s et Wfl<:ement wrtout la .<tee colley.

t, Dans Ct eus, 10 diroof(~ d'impttlobililt mhJ;wmmt~~ esl m ~r dt


'~rmpIirotion dt 10 c80le~ qui QIIOil h.é prnoiIt J stmome pIv$ 16t pour U~
~titt,
le diagoouic l'Il cf'lui d'i!rythfmf: poIymorphfo d'origll1<l! m«Ikamen-

!, twse.

!•
'"
Il'â' 63 L~ION ULCÉRÉE D'UN PLI FACIAL
Ce cocker a~ain mâle de 6 am l'51 présenté pour un intertrigo d'un
pli facial. Depui~ de nombrl"UR'S an~, ce ch"'" marlllest\' un Inter·
trigo f;\Cial Uflilatéral ayant fait l'objet de soins antiseptiques Iouu~ et
une anlibioth&a~ régulièfl' 11 base de clindilmycine. L'eumen der-
matologique (apre<; lonte Ibionnelle) monl~ un ukère lérébtanl ~
botd~ bieo délimitb, qui wigne au moind'e conlitCt (photo 135). Cel
ulcère est ~l e~ophytîque en soo centre. la ~Ipalion de cene
zone douloureuse confirme une indu'.. tion.

QUESTIONS
, - Out/ft est 10 principolt hypothl1e diognoJtiqut ?
2 - QueIJ exomtrn compIimenlQirt5 doit-on rtolo'w ?

_m
ROONSES
1 - l'i$pecl clinique de la lésion (ukère térébrant el exophytique) fait sus-
pecler en priorité une IUme\Jf : un !pithélioma spinoc~lulalre, un fpitM-
lioma des gla~ de Meibomius ou un Iympllome cutanéomuquaJx T épi.
thélio~.

1 - Les calqUficutanti pilrcytopooctioo ~ l'aiguille fine montrent œs .. ma.


cellulaires dont l'organisation est pavimenteuse. Ces cellules présentent un
noyau arrondi, pIIrlois plurinuc~ et, pour certaines, des vacuoles lipidI-
ques témoignant d'une difféœn<:iation ~~. QueIq~ images de mito-
ses sonl ob5efVées. Cel e~amen cytologique ~ "lui seul un admocar-
cinome sébacê.
Une biopsie (Ut;I~ est effe<:tl.l& au cen~ de l'uk~. Les Ibions tlistopa·
tltologiques rM lent des lobules I\éoformés constitué de petites cellules
sombres de type cellules de r!sefve. Ces Cellules sont dotées d'un ooyau
arrond i, ovoïde, euctlromatique, en gérh~1 faiblement plurinucléoU; el
1 L6ion ul~d'un pli (oK;;,1 127

~rlois mitotique. Une diff~enci~­


lion sébacée très occasionnelle sous
forme de quelques cel!ules vo!umi-
r.euses, arr~mdie, ";lnthe!mi~,
i~ ou regroupées en petiu rms-
sils est obse~ (photo 136).
Le diagnostic est œu; d'épithé-
Iloma des glandes de Melbomlus .

À RETENIR
""" ,.... l un épithtlliomd 'l'inocelluL1ire OU de!; gl~OOes de Meibomius lots
d'intemigo indurt! du pli (.oci.!.
Di~_ic: cytoponc1ior1 ,\ l'.iguille f,ne. biopsies rt!."Ilisées au centre de
l'ulcère; "'1.0 d'e. tension,
l'roooslic: rM-vé.
Trairemenl : ~kès-e I~rge (marge de 2 cm), complAée éventuelle"'Ie<" p.>r
une rildiotllérapie etIoo une chimiotllér.pie.

yr ale
128

[21 64 LÉSION NODULAIRE


DE LA RÉGION TEMPORALE

Ce bouledogue français mâle de 8 mois est présenté pour un nodule de la


région temporale gauche. Celui-ci est apparu brutalement depuis
2 semaines. L'examen dermatologique montre un nodule unique, ferme,
bien délimité, de topographie dermique et érodé (photo 137). Le prurit
est absent.

QUESTION
Quelle est la principale hypothèse diagnostique ?

Photo 137 E. Bensignor

RÉPONSE
La race (bouledogue français), l'âge à l'apparition de la lésion (8 mois), la
survenue brutale (15 jours), la localisation (face) et l'aspect clinique (nodure
solitaire, dépilé, ferme et érodé) orientent en priorité vers un histiocytome
cutané bénin ou langerhansome.
Les autres hypothèses diagnostiques sont un kérion (lésion dermatophyti-
que surinfectée), un granulome éosinophilique (rare), un granulome inflam-
matoire secondaire à une effraction cutanée (piqûre d'insecte, plante, bles-
sure, ... ) ou un mastocytome (même si l'âge d'apparition est peu en faveur
de cette dernière hypothèse).
À RETENIR
Races prMiSjx s:ES: ameo-iCiln S!aff(lfdshi~ terrier. Iloston ~, ho~e<,
rod.... 'l'"n~l, dobet"",oo, dogue allemand, t;obraob ,.,criever, Kh ... u·
zef ... in, SColli$h ten"ier, ~r..pei, W~ Highland white ten"i .... ...
Ieu_ chiMo (moins de 2 ans).
lfiolosie' inconnue ; inlerwnlion des œllules de ta~ns.
Toposr.!phie : fM~, ~.
SympIfuIes: apparitoo souda ine d'un nodule généralemenl "" iuire, de
peti'" uitle. 1enne el ~ ulcénl.
0Wg00Slic : c linique ; C)"IOIogie '" biop$i~ du nodule.
Tr.ittmenr: "'..-t,1I;"'" c.a. ~ion Sf>O"uni!e de ~Ie (.,... moins de
l mois); chirurgie p.1rfois nécess.aire (u!œ.ation, prufit OU loca lis.ation
gënJnce),

'Ir ate
IZJ 65 LÉSIONS PRURIGINEUSES
DE LA QUEUE

Ce colley m~k> df, 6 am t!$\ présentt pour U!l4! dermallte dorsoIom·


baire t~ prurigineuie. Il vit en milieu urbain iIV« detJ x chats. Ils §Of11
traités COOlre If's puces entre juin et septembre av« des applications
mef1suelles de fipr<)f1il5OUS IOfm!' de lopfay. CI'$Iévon~ (ortic:~libles
rkidiV1!f1\ li l'a~ du ttlIitemeot a ba~ de predni~. L'e .... men
dermatoiogique rMIe une alopk~. des excorialJonl el des croûtes en
r~ion dorsoIombaire (photo 138).

Q UESTIONS
1 - QueI~ sonrlts deux /lnXIIhtsn diognoll;qllej l
,•. ,
2 - /)fi eXO~J aJktgoIogiqlln sont-ils nlcnwim pwr pOfter u diagnos-

) - Quellroitement Pft't-on profIOlef l

l'ii0i0 U8

REpoNSES
1 - y topographie et l'upect clinique des ~I (alopkie, excoriations et
croûtes en r~ion dorsoIombaire) orientent en prioritt ~ une dermatite
p.r ..l1ergle aux piqûres de puce compliq~ d'une pyodc ....lte superll-
clelle.
2 - Les e xamens aliergologiqlM'S onl unt' valeur diagr"OItique médHxrl!
dans Je diagnostic de dermatite par allergie aux pIq()res de puce, queHe que
soit la Iec:hnique utili~ (inlTadermortiKtioll!, IgE spé(ifIqtJe$ avec des
1

extraits recombinants ou de corps totaux). Par conséqUffiI, (es examens


$OIlt inutill'$. Leur ~Itat ri!.!jlJe de gèner plU! que d'aider le ~&inai~
(ia.ns sa communication auprès du propriétaire de l'a~mal OOOCetmrlt le
traitement et la préYention contre les puces.
l - U traitement ~se sur le contrôle de r infe'ltation par les puces et lUI
le traitement de la pyodemt1te superficielle. Le contrôle antÎpl.l«S 00 \ étre
effKtué lUI le chien, les chats c~ et l'environoement (mewre de
netlO)lotge des zones de repos du chien et des chats, put.Msations d'~ti­
~ et ~~ltNrS de 1. aoissaocedfol insectes). Ce traill!m<'nt doit~.
t@r la ~ et le rythme d'itdminimation.lol1 de dermatite pal allergie aux
piqûres de puce, celui-<i doit ~re permanent. Une antibiothérapie pi!< voie
orale (poor exemple, c~llexine 11 la dose de 30 mgl\g!i en 2 pri~, amoxi.
dllirl@-acide diMlIanique ~ la dose dl- 50 mg/kgIj en 2 pffies) en prescrite
penWnt <4 ~ines au minimum pour contrôler la pyodermite. Des .lOÎns
anfuep(iql!eS (shampooil'lQS li la chlottlexidine) œmplète<11ce traitement.

À RETfNIR
l'e~i~ence d'un pnuil <1 de 1"00ns li la ba5e de la ~ sans autre Ioo:a.
(i!.Olion es! évocatrice lyoi>e diagno:>stiQlleI de dermari~ ~r allergie aux
piqûres de puce.
lors de de!miltilc p!Uligioeuse chez UI\ ch~ vi.ant av« des chats, 10\1·
joul'S envis.lget l '~ d"une dt-rrn.lli\e par ~lIergie ~ .." MUres de
""..
le; l,ai_II anlipoco:s son! ré.Ji~ IOUI au long de l'année_
Les Ir~itements anhpoces doi.troI Conct:fner l'~n;mal a"eint ses c0ngé-
nères ell'environnernent_
Une arrtib~llér.pie esl soovent nh:ess.li~ 100 de derm.:atite pa' allergie
au. piqU~ de poce (a' le; compli<;al~ ba<:tério:nnet!iOt1l ~~_
Loo de denrulil" pa' allefg'" au . piqii~ de puce. la cOO1icothb~ doit
êI~ coorre (3 il ) joors); elle esl (OIIl<e-;ndi~ lori d'in\e(lion ba<:Jé.
rien".,.

'l' ate
m

Œt 66 ÉCHEC D'UNE DÉSENSIBILISATION

Ce Fo~ lmie. femelle de 3 ans en présmté pour un écho!< d'um>


désemibililo1tion spé6fiq...e p<~rite 'pou' le traitemef1t d'une derma-
tite atopique. Ce chil'n vit à la umpagne 0Ôl il chasse au terrier régul;e·
remenl. Ces lésions prurigir.eu'>es loOn! appaf\Je$ progressivement
depuis "âge de 2 ~rl! et ont débuté lU. le chanfl"@in. ~is 1 an, eUes
concernent aus\.i la loKt latérale 00 mem~ antmeurs. AlKune COll-
L1gion humaine n'I'SI obse<vée. Une exploution allergologique (intra-
dermon!actions) il montré une sensibilil.ation aux acariens de la pous-
sière de maIson (Dermataphogoides forino<!). Une ~sibihsation
~ifique il él~ mil.e en pliKe depuiS 9 mois wns a\Kun nkultaL t'exa-
men denTliltolog,que montre des Ibiom loquamoc:.oûle\l)f:S du ch;!n.
fl'fln el du pourtour palpebral (photo 139), el érythémateuses de la
lM! latêfa!e des membres antérMours. AucUn!! aUlf@loc:alisallOO corpe>-
~Ie n'est obS4'fVée. b prurit est d'une intensité moyenlll!.

QUESTIONS
1 - Qve/In WIll VOl principoln hypot.lIbn diagnostiquel l
2 - Qum exomem ~nlaim doir.oo rkliw l
1 - Quel traitement ~I-<J<) proposer?

RtPONSf.S
1 - la face (fox terrier), le contact avec des rongeu~ et lagomorphes Ion dto
la chasr.e au lenief, la localisation dtos Ibions (face), l'aspe<t dinique des
lésions (érythème, squames-croûtes) nous orimtent en priorité ven une
dermatophytie (à Microsporum pmicolor ou à Trichophyton mtfItogro-
phytesl·
la démodé<:ie constitue hutre tlypo~r.e diagnostique ~ enYbager. Celle
d'une dtormatite atopique est Il karter car la topographie I@sionne!len'est
1 ((IIOC d'une d&",sibilis..r;oo 133

pas reprfientative (ab~~ de lésions podales, auriculaires ... ) et ~ prurit


est ~. Des intradermoréactions pmitives vis-j·1IÎ! de Dtnllorophogoi-
~ forinoe ~ suffill'nt pas pour porter un diagnostic. de dermatit~ atoplque,
/ThliS elles indiquent seulement u~ semibili~tion vis-j·vis de cet allefgèoe.
1 - tes examens complémeritaires à rbliser sont les examens myc:oIogiques
classiques. l'~xamen A la lum~ de Wood est ~tif (toujours dans le CilS
de Microspcxum persicokN et de Trichcphyton menragrophyttj).
t'~~amen microKopique direct de squames et de poils est aussi ~atil.
Un enll'fnl'OCement de squames ~ au Ka lpel et de poils est effectl.lé
sur un milietJ de Sabouraud·Ac.tidione. loi"! de suspidon de dermatop/1ytie
Il Microspcxum persicolot, il est impératif d'ensemencer des squames car ce
dermatophyte n'envahit pas les poils. C'est pour cette raison que l'eumen
direct est toujours ~tif. En 2 semaines, des colonies poudretMS de cou·
leur pèche au recto et jaune au verso pouSlI'nt (photo 1-'10). l 'examen
microKopique deces colonies par la technique du drapeau de Roth montre
des macroconidies nombreuses, en forme de • cigare., possédant une
paroi mince et khinu!ée, de plus de cinq logettes. Des vrilles 10 base large
sont auui OOSl'rVffs. Ces éléments sont caractéristiques de Microspcxum
pmieolor.
Des biopsies cutanées sont ~t nkeuaires car l'isolement et l'identi fic.a-
lion du dermatophyte sont souve<>t délicats. les lésions histopathologiques
sont caractéri$ées par une dermatite
hydropique et lichénoôOe d'interface
(photo 1~ 1) et des lésions de follicu-
lite. Dam la couche corné!- ~
que et certains 05tiurru follic.ulaires,
des filaments my<:~iens sam ~
sont observés (photo 1~2). Ces
lésions illuslrellt bien qu'une <Ier!N-

,1
1 lite hydropique et lichén<MOe d'inter-
face n'est pas diagnostique d'un lupus
<utané.

1
!

1
, , ,
1, ,

!• IPAS, ~ 1 0001
134 [)('rm~tologie du c hien

t es r(t(;~es cut"nb né9;ltih kartent l'hypothbe d'une dbnodkie.


t e diagroostic est cejui de derm~tophytle Il Mlcrosporum pmkolor. Cette
derm.1tophytie est partkulièrernent fréquente et sous-d~roostiq~ chel
les chiens de cha~, notamment chez ceu~ qui Cha1Sef1t au terrier.
1 - te tr~itement repose sur la prescription d'un antifongique systm.ique
(gri~ulvifll': 50 mglkglj en 1 prise ou kétoconazole: 10 mglkglj en
1 prise) pendant 6 ~ 8 semaines au minimum.
Dons ce cas, Je choix s 'esl porti sur Je khoœt!Olr«, a crtlr posologie ou milieu
du rtpal pour M I" Je risqlN' dr II:IIIlinemenll, ptndont Il semclmn. UI'It
cul/ure fongiqur de cot1tr6le s'nt 0Ytrée nlgal~ opm 40 joun de ImÎlemtnt
Cette defmatophylie originale gubit bien mais le problème m'jet.. réside
dans le risque de recontamin.atlon ~ul~.

À RETENIR
lriolagi<! : Microsporum,-.;rolot, coo\act '~e<: des pdi!! rongeur! Silu-
~agcs lu mJJ.lgools, m!iSilr~ i groesJ ; aUCuJle cootagioo humaine.
R.>œ! préd~ sf(5 : chiens de c~se (~~).
Loc~!i5dtions ~t~les: face (cha nfrein, pourtour palpébral), foomes
généralisées rares.
Sympr6mes : érythèmto., squames, C.OÛ1es.
Diallnosfic : culture fonsi<J"", bi"P"~ cutanées compatibles.
Traitement : gr~lIl"i fll' (50 mgIkgIj en 1 p<ise) ou~.wIe (10 mfI
kglj en 1 prise) pendant 61 8 sema iroes.

yr ate
135

lZl 67 US IONS PAPULEUSES GÉNÉRALISÉES

Ce cl'oien crOO.é mâle de 3 ans est presenu! pour une éruptioo de


• boutons. prurigineux sur le Ironc (photo 143). Ces lésions sont $tIr-
venues w bitemeol depuis 3 jours. Aul; une circomtar'ICl' d'appantion
n'esl identifiée.

QUESTIONS
1 - Qtle/~ ts/Io principale hypoIhm diogfJOlt~ ?
2 - QudIn Klnl ~ /lUr~ ihiofll dt",lUt~ anocihs ii (tilt dmnalov ?

REpoNSES
1- ~ type de r...:e (d1ioen â poil ras), l.l topographie des lêOOns (trooc) et
l'aspect diniqUl! des ~ (papules) orientent en priorité vers I.lfl(' IoIlkullte
bac:tbil'fllM' . Les autres hypot/lbeI. diagnostiques sont une gale .s.trcoptique
1 et une urticaire; cette dernière est c~nt rare, surdiagnostiquée et SOlI-
•1 ~t confondue.V'eC ur>e folliculite bKtérieone, L'aspect papuleux des foUi.
wlites bactériennes l5t fréquemment obsefV'I! dlez les chiens ~ poil ras.

!! 1 - Les folliculites I»:t~nes se ""ni/estent non soeuleme<ot pli' des pus-


tules follK:ulai~, mais auui par des papules érythémateu~, un ~e,
des croates el des dépilations en mouchetures,

1
, ~ RETEN IR

i, Pense< à une loIliculile b.>ctéri.enne d>eI un chien po lsentanl une o!<up-


lion papul""", fl'Urigi......""
Lisions élémentaires uractériS/int les foll iculites bactéfiennes : pvslules
!• foll icula ires, p.apules. é1ytIlème. croûtes, dépilations en moochelures .
'"
!?if 68 ÉTAT KtRATOStBORRHtlQUE
GtNtRALISt

Ce Terre·Neuve femelle de 3 ans est présenté IX"Jf un ~~t kératosé-


borrhéiqllE' généralisé. Ces lésions initi.llelTM'l11 peu prurigineuses sont
apparues progres~t depuis l'age de 1 an et ont débuté lUr le
troo( avant de se géOOali-.er. Dive~ traitemenll (antibiotiques, $ham.
poo<ngs antiseptiques et kératomod,,'ateu~) n'oo! peo-mi! qu'une
amélioration transito<re des !ympt~. L'exameo dermatologique
,Mie de<; manchons pilaires en très grand nombn>!.Ur toot le tronc et
la qo.>eVe (photo 144). Une odeur repous~nte (forte el ",,",ce) est cons-
taté-e. De!~! de folliculite bactérienne sont observées sur le ventre.
Ces Jé~s !.O<lt très p<1.Irigineu~. L'alopl'Ct clinique des lésions (ut."
nées (manchons pilaires en très grand nombre, odt-ur repou§Sllnte)
nOO$ oriente en pnOlité vet'S une pyodé~. Uni! acI<!on ite séb;J(ét'
granuklmateuse. une ~a5.ie folliculaire des poils noirs 00 une l1ypo-
IhyrOtdie. les raclages cutanés ~atifs « anen! l'hypothèse d'une
démod&ie. Le Uicllogramme (onflm~ la prben<:e de manchons pilai-
,es el l' a~nce de démodex ; aU(une modifICation structurale des
poOls n'esl~. 1II Ùlyroxinémie esl confon-ne aux valeurs usuellts
el é<:ane ul'\f' hypothyrotdM>. LI'1 ~il'1 cutanées mor\\r@t11 la P'"~
sence de très roombreux gra nulomes Iymphohist>ocytaires centrés wr
les glandes séba(~ dont on ne re<:onnait plus la structure dam cer-
tains cal. (1'1 Iésionl hiltopathologiques ~I t~ compatibles avec
UI'\f' ad,;nile sMl",,;e grao ulomateuse .

QUESTION
Quelles SOfIIIes ~iolll Ihhapeuliqun ?
I lt~1 kératoséborrl>éique g&>balisé 137

REpoNSE
Le pronostic esl louioors ré!.ervé. Une hiéfarchiloation des traitements doit
être envisagée. Dim un premier temps, des wmpooings kératomodula-
teurs et trh émollients (;t6de salicytique, ~re) prescriU 2 à l foi! par
semaine, associés 11 des acides gras essentiels, suffiSl'Ot Il contrôlef les trou-
bles de la k~.... tini$o)tion. Une ~ntibiothb-~pie est nkess;oi~ pour lutt~ con-
tre la folliculite bactffiMne =ondai~. Au bout d'un mois, ce traitement
est maintenu si une nelte a~ioration est obsefvft. Dan! le ClS contraire,
celui-ci est tom~té par un traitement systémique. Il fait ~ppeI en priorité 11
la ciclmporine ~ une powIogie de S mgfl<g/j en 1 pri~ en dehors dM ~s
pendant 2 mois, puis 11 la demande en fonction de la réapparition des
lésions. Les rétin6ides de synthbe (acitrétine [H] ou isottêtinOine ]HD SOflI
prescrits en demie-< recours. Des controles réguliers (tous les 2 mois) SOflt
né<ess;oire:s.
Dor» ct cos, l'u/i/iso/ion de shompooings iérotomodulottufS et lmoI~u
~, de sprays bnoNitnfS et d'~ gros esWltieis ~ un
contrôle cl BO 96 rks Iision! et de l'odeur. iD pteKription d'ontibiotiques est
o«essoire lors de rkidivr de pyodermite.

À RETENIR
T(~i/t'melll: sh~mpooings kéfaromod~l~reurs ('1 émollients, acides gr~s
essentiels; .,., Us d'échec : ciclosporine voi~ rétirrides de synthèse (;Ki·
trétine IHI, iSOlrétirrine IHI ; dans tOItS les u s, contrôle essen/iei de la
~",ire secondaire.
Nécessiré de .-.!évaluer ~ulièh'''""u les Ikions dermatologiques.

yr aie
138

[?if 69 LÉSIONS NODULAIRES MULTIPLES

Ce Terre·Neuve femelle d4' 7 an5 1'1\ présenté pour Uf'II' ~ératJte bilaté-
rale et de multiples nodule$. Les Ihioos ~t apparues rubill'lllf'l'lL
3 semainl'1 auparavant. le chien ~rf1@ régulièfemlo.nt dans le Vaf.
t'examet1 général montre un syndrome fébrile (hyperthermie ~
39,4 'c, apathie et anoruie) el tonfirme une kératite bilatéra le et une
Înfiltration de la conjonctive el cie la membrane nictitante (photo 145l.
t'examen dermatologique révèle de très nombreu x nodu~ (plus de
50) non douloo.eux, dépilé 00 Jl()(I et érythémateux su. le cou el
l'abdomen. lb mesu •.,,! de 0,5 .lo 1 cm de dia~tre. C~ nodules sont
bien délimités mak $0111 p;trloo coal('S(ent5 pour forlTM!f 100 un
empAlement JUrtkuliè<emenl visible au s.;n de la vu!w (photo 146).

QUESTIONS
1 _ Q<Ho'~ ""'lin qllQl'" principoln h)'polhnn- diagnwliqun ?
l - QuelJ sonlln tx01llCl1 ~rQjrtl (J rlolistr ?
l - Quel eXllmm complémentoirt doit-on dfectUft' pour diff€rmcielts divm

'"'" '
~ - Qufol rroi!<mI<!nr ~r-on ptOpOlU ?

REpoNSES
1 _ La foKe(Terre-Neuve), la .IOUdainetê d'apparition des ~ (3 stm.lines),
les symptOme!; géoérilUx (!)T'drome fébrile, ké'atite) et ra~t dinique des
~ {nodules nombreux hytl1érna1ew< bien &torucrits ou poo.MJ<1t fO<mer
des empatemerlt5} orientel'1t en prioIitê \'ftl une hiWocytose cutanée. les
autre hypo~ diagnostiquft sont ...... ~"'man;"'" (d'alliant plu. q ..... ~
chien ~ léjoumé dans le V~r), un rnastocytome multiœr1trique et LII'1 1ym-
phome CulanMmuqoeux T ~~.
l- l'e~men compiémentaire de ChoiK est la biopsie d'un ou de plu!ieufl
nodu le~,
Les biopl.ies montrl'nt un inflltrat diffus dermique el §OUHu~ (()n~titué par
de voIumineus.es cellules d'a!flE'Ct histiocytaire (photo Hl). CelIes<i sont
munies d'un llO)'iIlI Yésiculeu • • chromatine œife, finement di$perséE autour
d'llfl ou de pIusieuo nudéoks el d'llfl ~ abondant, piIt, b»inophile
el parlois vacuolaire. Ces cellules histiocytaires prUmtent aussi de roomIlmJses
atypies cytonudéaires et une actMti mitotique importante. Quelques cellules
géantes (photo 148), des plaSl"l"lOqtes et quelques neutrophiles sont~.
Ces 16ion~ I"Iinopathologiques sont en faveur d'une hi~tiocytose cutanée.
U sirologie de la leisllmaniose est ~~.

1 - l'examen nécenaire pour diffl!1encier les d iYefles proml!1ations histiocy·


taires est la ~liS/ltion d'immunomarquage (COl , Thy). Dans le CilS d'histio-
cytose cutanée, les immunomarquages sont COl + et Thy +.
4_ ta ~reWon spontanée d'ooe hiWocy\ole cutanée est possible. Génl!1ale-
ment, une corticothéfapie (prednOOIone à une posologie de 1 à 2 rng/\gIj en
1 pme pendant pkHieurl ..... ,..ines) est nk= " r pour obtmir une dgreWon
des nodules et une ~tion de l'~t gEné"al.
1, Dom Cf' ms, 10 ~ Q ifé pmaiI~ aUfW' posologie tk 1 mg!kgIj en 1 ~
~-.do.1l.1 ~ Une ntttt rIgress.OO dei t;'I,yx6r,ieS 0 ifl cIxervh. ID pœd.
1 nisok:;oM Q ifl emuit~ ~ aunt P""*'git tk , mg!kgIj en , pme pendot,!

1
!
1 "" ........
men!ri<poru en
pu;, un px <Ur d/ow ~"d:.."
~ 5tfi .... iti
~
<El, ...."'.. ~ Ié:sion!
Aucunr,iddiwn'Q iti~.
orn a>t>.w!t-

1
À RETENIR

, les proIiférdliorn lumorales hiSliocytoires~, l'hiSliocytome cutané


bénin, l'hiSlMxytose cutanée. l'hiSliocylose sy!lémiqoe et l'h islioc)'lose
maligne.
1, Souvien bernois m.\1es lor1emen, prédisposés) l'hiSl~ Iyslémique
etl 'hiSliocytose malir.:.

!• "'onO<lic 1~ variab" .elon le groupe cor.c~"'" Ilésions bénignes ~ ,fè


agressives) .
'"
& 70 ALLONGEMENT PROGRESSIF
D'UN ONGLE

Ct berger ~Ilemand male de 5 ans esl préser1té pour l'alloogeme!1t


e~cessif d'un ongle (photo 149), Cette onychog'Ypho~ est ~pparue
progres~metll. ef\ ~ mois environ , Aoc .. n tr~ltement n'a été preK"1.
l'e~amm géoeralne révèle ~\Kune anom;,lie p;>rti<:ulière. L'eXilmet1 du
doigt mootre une tuméfaction douloureuse ii la pillpation.

QUESTIONS
, - Quelle est la prindpale 1l)'poI~ diognoll~ 1
2 - Qum sonlln {rail u,,~s ~toi~ cl rIaIi_ l
J - Ove! lroiremen! ptul-{)(l propo_ ?

REpONSES
La rilee allemand) el l'aspect cliniq~ (Iu~action doulooll'tl5l! et
(be~
31~1 excl'uif d'un ongle) OI'Îef1tMt en priorité Wfl un carcinome
épld1!,mofde de la matrice ungul,ale.
1 - Trois e..amens complêmenUoi.n sont ~ rhli_ : une riKIiographie, une
~xérèse digitée et un bilan d'extension .
L'examen riKIiographique du doigt montre une !ntéolyse importante de ta
troi~ phiilange. La ~ d'un urcinome ~e<moide n«esite Un
bilan d'utemion (cytoponction des nœuds Iymphatiq~ Iocorégiooaux et
radiographie thor..cique [fKI' et profils]).
Une tMopsie uéme du doigt (au minimum deux phalangt'$) nt nk~iI'e.
Les lésions histopathologiques SOOlt c.aractérisb!s par une proIifêr.ltion tumo-
1 Alkwtgemenr progres5if d'un ongk 141

rail' dt-.eloppée ~ partir de la gaine


lIIl9~, [III' est constituée de cor·
dom anastomosés et ramifiés qui
enva~t rnb'rIe la ~ pha.
lange. le!; cellu~ tumorale!! loOI'lt
IOO)cn."1eITIeI",t diff~ et for-
ment des« globes Cornél •. L'actiYit~
mitotique et ranisocaryose loOI'lt fili·
bIes (photo 150).
2 - li ~rche thérapeutique ~t
la suivaote.
L'amputation du doigt aueint ~t effectuée car u!1@infiltrationprécocedes
phalanges, des tendolls et 00 autres structu~ digitées ~t systématique.
Une r~~ adjuvaote ~t indiquée pour limite.- le!! rnques de rKidM
locale. L'ex~ du roœud lymphatique satellite est effectuée en cas d 'envi·
hi»t: .. """t tumoral . ElII' ~t wmplétée par unoe radiothérapie en~ la :rooe de
ce roœud lymphatique et celle du doigt atteiot. L'amputation du membre
o'~t généralement p;u ~ en raiSOfl du rnque potentitl d'unoe atteinte
multil:entrique sur d'autres doigu. Une chimiothérapie (dsplatirte, caJbopla
tinoe) peut ~ propo!~ Iorl de m~Lnt.ues Iympllatiques ou pul~i~.lI
surveillance thérapeutique est ~§entitlle avec la réalisation d'uo bilan
d'e~tension ~ ~ulier et l'examen 5)'Stématique 00 <lUire! doigts,
Le pronostic est toujours réservé compte tenu de l'agressivité (ri~ue de
méLlsLlses ~) et de l'klosion multi<entrique de cette tumeur. Ce pr0-
nostic est toutefois meilleur lors d'atteinte uoguéale que Iorl d'atteiote digi·
t~ non uoguéale.
Dans Cl CO!, l'exlrN du doigt et dn tJœUds trmPhaliqufl50teIJilti tll df«·
lU«, (lswc« li une ~hiropie Ioca~. Aucune rkidr.-e n'tir oo-m ni
2 am .

•,
1 À RETEN IR

1
!
Tu"""', cut. nk oou<-di.gro<l<liqu&.
R~c~ proIdj."..u~ : berger allemand, briard , beauceron , bouvie< des
Flandres, dogue allem.>nd. scl' ..... uler ..... in. """fe<' et géaru
Adu ltes.

1
,
triol"1lk : inconnue.
SympMmes: alk>ngeme<>1 excessif d'un ongle. tuméfaction douloureu~.
ony<:hom.adoè.e, parfois atteirne multidigitée (princ ipalement chez le !Ch.
.....Uzef). ri1que élevo! de métaSlases.
1
,
Diagnoslic : biopsies digitées. e><Jmen radiographique. bil~n d' ... lension.
Prr:>t>œfic: ~.
Tr~jle"'eo)/ : e.érèse du doigt : radiothérapie locale ~ des nœum lympha-

!• Tiques S<ltellites.
'"
~ 7 1 USIONS SQUAMO-CROOTEUSES
GeNeRALISeES

Ct Dobermarm mlK! de 10 mois est ~té pour des lésions ~l!a.


mocroüteuses géoér.Ii~. tes Ibions cutanées 01'11 débuté sur la lace,
6 mois plus tÔt avant de loe généfaliser. Divers traItements (predn~
Iooe, zioc:-méthiorline, vitamines di~) n'oo\ apporté alKune amé-
lioration. l'examen dl!ffi'\o1tologiqlH! lTI(H1t1e des lésions cutanées bila-
tb-a~ et symétriques ~ant sur la Ixe, les pavillons auriculaires, le
Irone, les mt'Il1bres, le scrotum et l'anus. Elles §I! caractétisent par des
papules dépilées, aux contours bien délimités et 1l'<O\Nen.el de squa-
mes parfois compactes. Ces pilpules confluent pilr efldroits pour (01'11-
tiluer des plaques épaISses, 5quameu..es, jaun~tre$ el d'un a!.peCt par.
fois v=uqIJeUX (photos 151 et 152). Le p<\Irit esl ament. Al)(une
Ibion muqueuloe n'est ob~.

QUEST/ONS
1 - Que/It esl 10 ptindpalt hypoIhtst diognollique l
2 - Q./t'Is lOtIt ~ t~(J~1 ~t(1jrn il rrolilU l
] - Quel troitemen! ~I-on (XOpOloer ?

RPPONSES
1 - la r.Kt (Dobermann) et t'a~ dinique des!éo;ion<; (papules, plaques
aux squames CO!TIpaC1es) orientent l'Il priorité vers une """, ... lit'" I~
noïde i(liopilthique.
2 - L'u amen complémentaire de choix est la biopsie cutan&.
Les biopsies 5001 effectuH1 au sein 00 IMions papuletJloM r«tntel;, mais
auui des plaqUl'S plus all(ieI'Int$. ln lésions histOpilthologiques sont carac-
t~~ pa, u~ hypet1<ératOl<!' pa,akérat05lqUl' épidermiqUl' marq~, une
hypefacanthme modérée, des kérati·
nocytes apoptotiqlM'S ro pmition
tpk:Iermiql.ll! wperflclelle et au ~n
do! hn;s@ basalf', ul14' dégéné-
reso:mc::e hydropiql.ll! de quelqlM'S
kératinocytes et un infiltrat Ikhé·
noidt> comtitué de ceUules monoOl.l·
c~ (lymphocytes et plasmocytes)
(photo 153).
Les rbullilts de l'e~amen h~topalho­
Iogiql.ll! aS50dés ~ l'aspect diniql.ll!
sont compatibles avec UI14' derma.
tlte IkMnOide Id~lhlque.
3 - Les lésions ont tendance à régresser spontanément ro quelqlM'S mois.
Aucun traitement spkifiql.ll! n'existe. Dans certains cas, UI14' antibiothha ~
prolongét> permet ta guérison.

À RETENIR
R.lœ p<édisposée : dobennann.
(liop.1thogénie : inconnue (Slimul~tion immunologiqlle du kér~1ino<:yle 1);
modalité nlactionoollc hi>topathologique vis·) ·vio de Slimula!ions ~n!igé­
niques variées.
Topographie lésionnelle : I~ce, pav illons .uricul~Î~, tronc, rnembœ$,
scroturnel anus.
SymplOmes cutanés : papules dépilées et érythém.ot\'US@S, aux contours
bien dêlimitk , recouvO'rtes de ~rnes parfois cOIl'If'iICte5 ; pl~ par·
lois vermqueuses; prurit ~bsen1 .

- ,
Di<l&OO5IÎc : biopsies cutanées.
Trai!emenr : régression spontanée en quelqL>eS mois ; antibiothérapie

" ,
144

[ZJ 72 LÉSIONS SQUAMO-CROÛTEUSES


DE LA FACE

Ce siberian husky est présenté pour des lésions squamo-croûteuses


épaisses de la face (photo 154). Le diagnostic de dermatose améliorée
par le zinc a été effectué sur la base de la prédisposition raciale, de
l'aspect clinique et de lésions histopathologiques très compatibles.

QUESTION
Quel traitement peut-on proposer ?

Photo 154

RÉPONSE
Le traitement consiste à supplémenter le chien en zinc (sels ou chélates de
zinc) pendant de nombreux mois, à faciliter l'absorption du zinc par urie
corticothérapie orale à très faible dose et à contrôler l'infection bactérienne
secondaire par une antibiothérapie adaptée pendant 4 à 6 semaines.
Dans ce cas, une zincothérapie à base de gluconate de zinc [H] à une posologie
de 5 mg/kg/j en 1 prise a été prescrite pendant 1 mois et distribuée au milieu du
repas pour éviter les vomissements possibles. Une corticothérapie à faible dose
(prednisolone à une posologie de 0,25 mg/kg/j en 1 prise) a été administrée
pendant 3 semaines pour favoriser l'absorption du zinc. Une antibiothérapie
(céfalexine 30 mg/kg/j en 2 prises) a été prescrite pendant 1 mois pour contrô-
ler l'infection bactérienne secondaire. Des shampooings kératomodulateurs et
émollients (acide salicylique, soufre) bihebdomadaires ont complété cette pres-
cription.
Au bout de 1 mois, les lésions cutanées ont bien régressé. La zincothérapie est
maintenue selon la prescription initiale. La corticothérapie est poursuivie à la
même dose mais deux fois par semaine. Les shampooings sont prescrits au
même rythme. L'antibiothérapie est arrêtée.
Au bout de 3 moi.\, une guIri10n cliniqlN <"lt obtO'rlUl'. U gluconatl' de zinc <"lr
maintenu ckux foi! par JI'moÎne.
U~ rl'Chutl' esl obSI'fVh 6 mois plU! lord et 0 nkl'SlÎté 10 repriS/' du gluconall'
de zinc à la powlog~ inirioll'.
la gestion ~ long ~ nécessite UI"M! réévaluation régulière du cas.

À RETENIR
T,airemenr , linoolhkapie (... Is ou ché-l'\ei de lin<: da", le 'epa' pou'
limitef le ,isque de vomissements: glucon~!e de lin<: [H [ S mgl\gIj en
1 pli ... ou zinc-méttoionine 4 mg/kglj en 1 pri ... ~, voie or~1e pendant
1 mois); .mibiolllhapie ~i", pou' le contrôle de l'infoction bacté-
rienne ...."">dai"'; conicodlkapie l faible 00... (prednMlone 0.25 mg!
lWi en 1 pri... ~, voie orale) pendanT 3 "",,",i~ flOU' f• ...,.i.... I·.bIorj>-
tion int",ti""le du zinc ; shampooin~ kératomodolal .... " el émollients
(acide salicylique. soufre) l un I)1hme bihebdomadaire.
Suivi thér"P"Urique ; conlr6le à 1 moi.; en c•• d·amélioration. pou ....;vre
le traitement pendant J mois lia posologie initiale; en l'absence d'.1né-
lioralion. augJ"JlMler 1. posologie du zinc de 50 .".. maintenir la cortiro-
tllbapie si nk~i",. lin jou' su, deux ou sur trois. pou .... i"", Il"! sham-
pooings kéra!OmOdula(.... " el émollients: contrôle l 3 mois en ~yant
de UOU\'ef une 00... minimole efficace de zinc ; ~i. le P"JPfiéta;", de
fréquente. ,éc idives en J><',iode de $(,esl (cycle œ m a l. maladies
intercu,ren(",); ~rloi, augmen(ef la fIOIOIogie de zinc pou' <>bIeni, les
mêmes effets IlkIéfiques.

yr aie
146

IT 73 ÉTAT KÉRATOSÉBORRHÉIQUE
GÉNÉRALISÉ

Ce cocker spaniel mâle de 4 ans, de couleur noire, est présenté pour


un état kératoséborrhéique généralisé. Ces lésions apparues progressi-
vement depuis l'âge de 1 an ont débuté sur le tronc. Divers traite-
ments (prednisolone en cures régulières, antibiotiques, shampooings
antiséborrhéiques) n'ont apporté qu'une amélioration passagère. La
topographie lésionnelle concerne le tronc, la queue et les membres;
elle respecte la tête. Les lésions cutanées se caractérisent par la pré-
sence de manchons pilaires qui entourent la quasi-totalité des poils
(photo 155). Des zones dépilées sont observées sur le tronc. Une odeur
forte et rance est constatée. Des pustules folliculaires sont observées
sur le ventre. Ces lésions sont prurigineuses.

QUESTIONS
1 - À quoi correspondent les manchons pilaires ? Quelles sont les principales
dermatoses dans lesquelles on peut les rencontrer ?
2 - Quels sont les deux examens complémentaires à réaliser ?

Photo 155

RÉPONSES
1 - Un manchon pilaire est constitué d'un dépôt de kératine provenant du
follicule pileux (kératose folliculaire) et de sébum de la glande sébacée, le
tout disposé autour du poil.
Ces manchons pilaires sont observés dans un certain nombre de dermato-
ses: démodécie, adénite sébacée granulomateuse, dystrophies folliculaires
(dysplasie folliculaire des poils noirs, alopécie des robes diluées), séborrhée
primaire idiopathique et dermatose améliorée par la vitamine A.
2 - Le trichogramme est important pour caractériser ces manchons pilaires.
Il permet de visualiser les démodex dans ces manchons, alignés le long des
1 État kératoséborrhéique généralisé 147

poils; il permet également d'identi-


fier diverses anomalies structurales
des poils observées dans les dystro-
ph ies folliculaires.
Souvent, la réalisation de biopsies
cutanées est essentielle pour caracté-
riser la dermatose (adénite sébacée
granulomateuse, dystrophies follicu-
lai res, dermatose améliorée par la
vitamine A, ... ). (HM, polarisation, x 100)
Dans ce cas, le trichogramme a mon-
tré de nombreuses déformations pilai-
res et la présence d'amas de mélanine volumineux et de forme irrégulière qui
sont en faveur d'une dysplasie folliculaire des poils noirs (photo 156). L'exa-
men histopathologique des biopsies cutanées a confirmé cette hypothèse.

À RETENIR
Lors de l'observation de nombreux manchons pilaires, penser à recher-
cher: démodécie, adénite sébacée granulomateuse, dystrophies folliculai-
res (dysplasie foll icu lai re des poi Is noi rs, alopécie des robes di luées),
séborrhée primaire idiopathique et dermatose améliorée par la vita-
mineA.
'"
[7,j 74 PRURIT ANAL

Ce caniche nain m!i~ de ~ ans est prMenl~ pour lécluge anal. le (hien
VII r.eul avec: !oa propriétaire. De rlOIllbreuXantécédents pathologiques
sont rapportés (vomiuements et d'armée rêgulien, tou,," fréquente ... ).
la propriétaire con:;ulte soo vétérillilire 2 fois par mois environ. Ce
léchage anal est apparu p'ogresli~emt'nl depoi\ "âg@ de 2 am. Uni!
ablation des !.ln anaux n'a ffitrainé aUCuM amélioration. Divfl1 traite·
menu locaux (. crèmes apaisantes.) et gér.éraux (corticOodes oraux,
antibiotoques) n'ont apporté qu'une amélioutioo piI~gère. l'exameo
dermatologique conhrme ce I&h<tge évoluant par cn~. la peau esl
ê<ythbnaleu~ ellkhénjf~ (pkoto 157). Aucune autre Jbioo corpo-
relle n'est o~.

QUESTIONS
1 - Qurlie tif la principale hypoI~ dÎa9nœt~ ,
2 - Que!1'J(omen clinique doil-oo nali_ ,
l - Qu~ lraitt l7l6lt Pft't.on propmtr ?

REpONSES
1 - la fi.ce (uokhe), I.J Ioulisatioo (anus) et le prurit anal orief1tent eo pOo-
ritévers un ~hage rilualllé associé à un trouble comportefl1@f\lAI (pturit
allill sj~ motnia). l 'absence d'autres ~ (par exemple Ikt.;,ge podal,
otite bilat&ale, ... ) ne doit pas nous faire kartPl" pour autant une dermatite
allergiqUE' notamment une intolérance alimentaire.
Dons Ct ClI5, lN1 rtgime d'Ne/ion olimmtoire (hydrolywrs IN so;o) D hi prnail
pendant 2 mOO som omiliorotion l'IOlo".
1 - l'identifICation du trooble compon.err~~.""'ital est essentielle. Paf le passé,
l'origine comportement.J1e de lésions cuta~ était un diagnostic d'exclu-
00n. Désarmai!, il est possible de porter un diagnostic positif de celui-ci.
1 Prurir ~"'" 149

Dam CI' cal, It chitn pthen/e I.IIIWndromt cl1rypero//ochemom/ ,,"-ii-vis ~ sa


prt"fNiétaiœ qui 6/ une per1Of1ne 6gh vivan/ ~Ifo. l rmtmogotM minutieux
rMle cIts cIig(I/s cons/onu depuis SQI'I ;tune Oge, une malpropreté etclts voco·
u~ Ion ~ ,'obsmce ~ sa propriétaire. Depuil J mois, It chien esl «lm/am·
merl! oort! ln bra5 poor emplCher It IMage. Enfin, la propriétaire lignait éga-
Iement cIts imomnie:s chu SQI'I animol.
3 - le traitement fait appel à la clomiprami rle, anti~r dont ~ but
~st de stimuler ~5 comportement!! ~xploratoires, de r~9ani_ le sommeil
et de dim inuer l'anxiété. La posologie préc.onisée est de 1 ~ " mg(1o;g!j en
1 priSf! J)<Ir voi~ oral~ au cOt.J<ker_ Un~ aggravation tl'3m';loire de s)'lTlp--
lÔl'nes petJI ~Irl' obseMe peod<Int les 3 premières semaines. La durée de
traitement peul ~tre longue (pImieurl mois). Un~;oge thérapeutique est
vivernef1t corueilié.
La mtSf! en pla<:e d ' urle thérapie comportementale doit accompagner le trai·
tement chim~ue . Il convient de rompre les rituels (J)<Ir exemple, rituels de
d~n et de retour) et de les remplacer J)<Ir d'autres plus constructifs. Il esl
I.'W!ntiei de diminuer ~ communication av-ec le chien, de banaliser le
Ikhage anal, d'biter l'application cie topiques et cIe:;upprimer tout moyen
coercitif (çarçan). La phéfomonothérapie constitue également un voIel
capital dans ~ prise en charge de ce traitement. L'apaisirle présentée lO\Jl
différen~ f(lff'neS 9alén~ues (diffulatrS ou coIlien) est J)<Iniculi+rement
inl~nte.
Dam ce cm, la mise efI pklct d'un tt/trairement (domipromine, apaisine el
rhtrapit campor1emenlale) a permis UfIf' rigrtssion du Ié<c~ progressif en
J """'5_ L'implicolion ~ la propriélOirt tsr capirak. 1.0 ~ el la
rhéropitCMlpOffementalt 001 r/é main/mues.

À RETENIR
i; Penser li un trouble comportemental dev.nt un It.:hage . ,..1 chron~ue,
WrIOUt cho!z les petits chiens de compagnie: canicho!. VoOOhi.., t(o,ifI ,
1 bichon ...

11 Tou;ou.-. io.,..,iflcr 1"" ~ .. ~ ... "" ces Jl:s;.,n. cul<>_


née> el 1... étaIS p.athologiq_ a~<ociés (an.io!I<', déptession, ~tI>ymies)
el leu< origil>l' I hypeo-attacheo"e.,~ ~ hiérarchiques. __ }.
Tr~i,_,: "" itable st<atégi<: thét-apeutique qui i~tèg.., t~ plu!", " du

1
,
temps un traitemenl psyd>O!rope, une thét-~ comportemenlale el une
pI>éromonoIhb ""ie.

~,
~•
150

~ 75 USIONS CRoOTEUSES DE LA FACE

Coe çamche lT>O)'1!f1 mJle dt' -4 am en présenté pour des It'sions ,mû-
leu~ faciales. Celles<i sont appaJ1.les 3 mois au~ra~ant. AlJ(un Ira.·
ternenl n'a éte~. u l0p0gr~phle ~nelle concerne exclusive·
ment les ~e<; el le pourtour palpébral. La tonte lésionnelle montre
de5 lUmélKtlonS érodffi el ukéffles (photo 158). Aucune autre local.·
loation n'est~. Ces lésions sont très douloo,wses.

QUESTIONS
1 - Qve/In WIll vos hypot~ diagllOl~ ?
2 - Quels wnlln trois examens compJêmenroj,es li rioliw 1

.... ,~

RÉPONSES
1 - La topographie (lèvres, pourtour palpébral) et l'aspect dinique des
Ibions (tUméfKtions, érosions, uk~es) orientent wo. une ~~,
une pyodermite cutanéomuqueu:;e, un lupus cut/l~ OU un ptmphigU!
foliac:e.
l - les examens complémef1taire ~ réali~ 50Ilt des foKlages ~
de), des cak:jves {pyode.... ite (uu.néomuqueu$(', pemphigus foliacé) el des
~ cut.J<Jée (pyodermite tutolnéomuqueu:;e, pemphigus foIia<é, lupus
cutané).
les , ..d<tges cutanês négatill éurtent une pyodémodkie.
les caJques cutanés par impression ou ~ la cellophane ad~ (ICordHtUj
montref1t des rIeUtrOphiles ~f'! et piles, IVK des cocci <!ri position
intracellulaire (image de colooisation bac:téri«me).
Des biopl.ie cutan&:s KIf"It l'I!al~ iOUS ill>eSthéie ~""...
~-.Ie. l.e5 ~ hIs-
topathologiQues §OIlt caroKlm~n par une dmnatile lichmoide d'interlac:~
dont l'infiltraI e:;t corutitué ~tieUement cie plasmocytes (photo 159).
1 Lésions croûteuses de la face 151

Le diagnostic est celui de pyoder-


mite cutanéomuqueuse (encore
appelée mucocutanée).

Photo 159 (HE, x 250)

À RETENIR
Dermatose peu fréquente et controversée.
Race prédisposée: berger allemand.
Topographie: lèvres, pourtour palpébral, narines, vulve, prépuce et anus.
Symptômes: érythème, tuméfactions, érosions, ulcères et croûtes.
Diagnostic: cytologie, biopsies cutanées compatibles.
Traitement: antisepsie (chlorhexidine) ou antibiothérapie locale (mupiro-
cine [Hl ou acide fusidique) ; antibiothérapie systémique.
[1'1 76 LIlSIONS CRoûTEUSES
DOULOUREUSES DU TRONC

Ce berger allemand ma~ de 7 ans est présenté pour des Jésions croû·
teu$e'; et doulourrur.es du tronc. Mun antécédent pathologique n'est
signalé par son propriétaire. Ces IéOOons cutaoées sont apparues 2 ans
auparavant el onl débuté sur la fil(e externe des cuisses. Une COl1KO-
thér.~ pilrentéra~ a~iof<, tram,IOIfen>ent tes ~. l'exa~
~al montre une oldénopath~ wpeffic~lIe. la topographie lésion-
r.elle con<:erne le Uon<: et la /ao:;e t d ernoe de CUlue~. L'examen ~a·
talogique r~ 00 croûtes malodorantes "99lutinant le!; potls. la
toote dkOUVl't' de nombrl'UX uk~rn et des fir.tu~ dentelffi et bof·
dées par Url{' zone hyperpigmE'nt~ (photo 160).

QUESTIONS
1 - Q1N//e <'$/ la prindpo/e hypol.~ diognol~ 1
l - Oueh 50lIt le1. ptincipolJX t.>Omtnl ~t"jrn (\ ,toli_ l
l - Quel troitemtllt pt'IIt-on ~f ?

... ,~

RtPONSES
1 - la race (berger allemand), la topographit> des Ibioru (tronc, lacf'
externe des cuisses) et l'aspKt clinique des lésions (ulùfe!;, fistule) orien-
tent ~ priorité ~ une cellulite bact~rM' dont il ConvHent de ~
l'étiologie (démodéde, dermatite par allefgie aux piqûres de puces, ~
docrinie...). Dans un cetUin nombt'e de us, allCUrM' cause n'est identifiée :
on parle alors de . u!lIulit@idiopathiqoe du ~ all@mand . ,
l - les examens complémentaires 11
réilliser sont des Utique w tanés, un
isolement bactérien et un antibio-
gramme.
Les calques cutanés par impreuion
ou par êcouviUonnage profond des
Ibioos ITIO<1trent des neutrophiles
dégénérés et la présence fréquente
de cocci et de ba<:il~ en position
e~tra...::ellulaire (image de coloni-
sation bactérienne) ou intra...::ellu-
laire (image d'invasion bactérienne) (photo 161).
Un isolenlent bactérien et un antibiogramme sont effectués. Ils réWlent la
présence de Srophykxcus inrmntdiul et de P$eudomonos otIlI9iOOID, exclu-
siYement sensibles aux Huoroquinolones.
Les raclages cutanés profonds sont négatifs et êcartent l'hypothèse d'une
démodê<:~.
La thyroxinémie 1TIO<1ln! une valeur plus baS!ie que les valeurs u~les mais
pas a= baS!ie pour établir un diagnostic d'hypothyroïdie.
Daru Ct cos./mlte/ion chroniqutoboi= ln. concrntrotions d~ thyroi·
ditnntl sam ttrt rtSpOflsabit d'unt hypolhyrofdw. /1 s'agir d'unt hypolhyrofdit
SKOOdaire qu 'il n'",/ pal nk"'IDÎrt cW /(oi/I'(.
Des $éroIogies (ehr1ithio!ie, lebhmaniose... ) peuvent èln! réalisées si les
données épidémiologiques le suggèref1t.
te diagnostic: est celui de cellulite idiO!Hthiq~ du berger allemand .
J - le trai tement de la cellulite idiopathique est un défi ttWapeutique.
Le traitement local est obligatoire. Il repose sur une tonte COIpOfetie gêné-
rali~ et la r~ali§iltion de balnéations antiseptiques. Dans un premier
temps, on peut faire appel ~ des shampooings au peroxyde de benroyIe 11
2,5 % qui permettent d'avoir une iKtion en profondeur cbn! les uk~ et
1, les fistules . Puis, un relais par des shampooiflgs 11 la chlort!exidine à 2·3 %
1 est IX'Ssibie. Un rythme de réalisation de ces I-hampooings d'une fois ta",
les 2 ~ 3 tours est conseillé.
!! le traiteo ..eo,t antibiotique doit se fonder >iii" le> rtiultats de l'antibiogramme.
La duré(- du traitement est longue (en moyffine 2 11 4 mois); uoe réévalua-
tion mensuelle est nécessaire. te traitement est poursuivi 6 semaines après la

,1
gubnon clinique.
Parallèlement, une réé\-aluation du contrôle antipuces doit être enlreprir.e.
Dans ce cos, les rlsultol! dt l'onlibiogrornmt' montrrnr unt Jensibilitl aux fluo-
TOqui/"llJlonn pcvr les deu~ f)ope:I ~ boah"ies isaIIs. Noire choix se pofT~ id sur
~, l'rnroIIo.<ocine Qune pt»OIogw dt j mg/k9fj rn , ~. Lo guiriwn (1iniq1Je n I
ob(mlJe en 4 mail. UM riOd~ nt notir 8 mail aprn "orrll du troittmmt

!• onlibiol.iqlJe et nk"'lirt ID rtpriSt Jt/on 10 prescription initiait .

,
1>4 Denn.Jtologie d~ ch;en

A RETENIR
/ùœs ptM.'!(X 5 beige\' ~lIem.ond, t-ger belge. colley.
""" :

(Iic/osie: ioconnue; recherche d'une maladie sous-jacenœ (dfmodécle,


hypothymïdie. 1.s~"",niose ... I.
PJ/hogénie: ilMl\lnodé/"H:ience il ~i~!ion cellul.ire.
Loc~l~tion : ptincipalemen! tronc el CU;I"-"I.
Sympt6mes: ulc~, fil!ules botdées pa' une .wne éryt~l~ ou
hyperp;gmenlée. dooleu •.
D;;,gOOiS/ic: cytologie, isolwoeo,t b.act6'ien et antibiogramme, myro.i.-!-
mie. sérologie Iejr.hrn;onio5e.
Tra;lf'met>/: b.alr.h!iom anti"'f'liques lpM>.. ~de de benroyle, chlorhnl_
dinel, antibiotiques choisis d'3pi'ès l'antibiogramme (inl~ des Auoroqui-
*'
no1onesl, pouf$<lite du uaitemenl ltfYIolines ~ la gu&ison clinique,
,.!évaluation du traitemenl antipuces.

;.;:Jir a
155

lZ1 77 LÉSIONS CROÛTEUSES


GÉNÉRALISÉES

Ce West Highland white terrier de 5 ans est présenté pour des lésions
croûteuses généralisées. Celles-ci sont apparues depuis l'âge de 1 an et
ont débuté par un léchage quadripodal. Progressivement, des lésions
croûteuses de plus en plus prurigineuses ont été constatées sur le
tronc. Un diagnostic de dermatite atopique a alors été porté suite à des
intradermoréactions positives vis-à-vis de l'acarien Dermatophagoides
farinae. Divers traitements ont été instaurés (corticoïdes retard -
1 7 injections en 4 ans sont recensées -, désensibilisation spécifique,
antibiothérapie et shampooings variés). L'examen général révèle un
état sub-comateux, une hyperthermie (40 OC) et une déshydratation.
L'examen dermatologique montre la présence de croûtes qui recou-
vrent des ulcères à l'emporte-pièce douloureux (photo 162). Les doigts
présentent des ulcères très douloureux à l'origine de difficultés loco-
motrices majeures (photo 163). Une odeur nauséabonde est constatée.

QUESTIONS
1 - Quelle est la principale hypothèse diagnostique ?
2 - Quels sont les trois examens complémentaires à réaliser ?
3 - Quels sont les principes de traitement ?

Q)
ï5.
8
2
Photo 162 Photo 163
o
.c
Q
(1)
-.J
(j

~.q: RÉPONSES
1
2:
o 1- La race (West Highland white terrier) et l'aspect des lésions cutanées
~ (ulcères à l'emporte-pièce évoquant une cellulite) évoquent en priorité une
~ pyodémodécie.
(Q)
l - Trois examens compIémentain!s
• sont ~ réaliser; des ~~ cutané,
des calque cutanés et un isclc1iltl,t
biIctérien avec aotil:iity ..mme associo' ,
les r~ cutilnês montrent la pt!-
sence de très nombfeu~ ~ ~
diver! slM:les tvoIulifs (photo 164).
Les (.Jlques cutilnês par kowillon-
rYge des ulcè!'es mtlem la prbenc:e
de cocci et de bacilles nombreu~ en
position e~tra-c:ellulaiœ et des neu-
trophiles ~é! avec des bactérMos en position intracellulaiœ.
Compte tenu du caractrre profond de la p)'<Ideiii,ite et des rfsultal! des
ulques cutanés (présence de plu~rs espèces bactériennes aooc~), un
isolement bactérien et un antibiogramme sont réalisés , Ils rf-ilent la pt!-
:;eo<:e de Slophyloccoccus inltnnfdius et de htIIdomonos 11t'rUg;IIOSQ.
Ces <JeuK npkes nt sanl ici semib/n qu'oux lIooroquinolonn.
Le diagnostic est celui de pyodflnodkle.
Dons Ct cos, les nombrtuses injtajons de~ mtxd nkeslitmllJlW txpIo.
rtllion des glandes surrfnoles par slimu.\;ltion Il /'AOH. In ((I(fiJolhnies obt~
11VIln/ el optes slNnulorion.sonr lm Imses el ronfimlenl un l~ dt Cushing
iolrogêne. I.a maumise geslion lhiropturique dt b detmolitt o~ par unt
cOlticolhéropie irr!1iI(l(lOOb/e e! injuslifih ell mpomabk dt 10 ~ des
dmrodtx ft de I"opporition dt b ~. Lo rllllMolion-loni1uW ~
monlre unt neulmphilit ~ ft un t.éfiiOlooife ougmenrt en rtforion O\'f(
un Ilot dt dnhydrorolion. Les v<omens tMxhimiques millf:nr un d&ut d'illsuffl.
sonct ptirtnole (fr)ptturlmit ; crMinillétTW cOI,forli ..... OIJ;( ~ usurits).

1 - Le p«I"QStk d'u~ pyod~~ est toujours ~. Il con~t


d'abord de gm.r l'urgence vitale Ionqu'elle u i!te (~ydr.tation, irnuffi..
s.anc::e prérinale, rilque septk~ique). L1 démodéc.ie est ensuite trait&' par
la mil~iN' o~irT'il! li UN' posologie de 1 mg/kg/j en 1 priw: par \IOÎI!
Ofalt jUlqu'à l'obtention de detJ~ 5Mes de rac~ Mgitifs li un mols
d'intervalle. les frictions à l'amitru sont contre-indiqum li cause du risque
maje\Jr d1nto~kation dû Il l'étendue des ulcè!'es.
Dom U cos, le chien esl hospilolisi, ptrfusl (Ringer·loctole, 9/!1cose 5 ") ft
loodu poor commencer des bains onlisepliques (chlorl!e!lidiM Il 0,5 96). UM
onlibiolhéropie por .... inlroveineuse esl onocih (morbollOll.ocw Il forte
dOle en fOisan d'un htIIdomonol ronrenlraliaH:lipendonr; S mg/kg/j en
1 prise). Au baul dt lroil jours. 1'1101 ghIb"ol s'omlli«e. Le Illlittnll'ril de la
~~ est olor! ffllrepril. L'infection boctiriennt est ronlr6lh par la
morbolloxocint à UM posa#ogie dt 5 mglkgli ffl 1 prise par .... orole ~rKklnt
2 mois. Le lroiltnll'ril esl pourwM lrool semoines oprn b gubi.son dirUqut. Des
balnéolions onl;septiques (J/JOmpooings Il 10 ch/orhexidine 1001 les 2 ;ours) sant
moimenues. Lo milbhnycint I».Îmt esl prescrile pendant 5 mois.
1 Lésions croûteuses généralisées 157

À RETENIR
Toujours rechercher une cause sous-jacente lors de démodécie de l'adulte
(corticothérapie excessive, syndrome de Cushing, diabète sucré, tumeur ... ).
Pronostic: très réservé, nécessitant une évaluation de l'état général.
Traitement: traiter d'abord les priorités (déshydratation, risque septicé-
mique ... ) ; préférer les traitements antidémodéciques systémiques (milbé-
mycine oxime) aux antidémodéciques locaux (amitraz).
Annexe

TABLEAU DES POSOLOGIES DES M~D I CAMENTS


UTILlStS DANS CET OUVRAGE

t es~Î(amenll ImlploytS Ile !oOfl1 en rien t xhaultih des poss.billw de


trail~l; III COlf~t au dIoix des auteurs ~ l'owrage et ne pré-
jugent en rien dl' r.bsftKe d'effiudté d'autres tr,.t~u.
160 DermatologIe du chien

I-
l'
© MASSON - AFVAC . La photocopie non autorisée est un délit.

Nombre
Médicament Médicament AMM validée
Posologie de PQou Remarques
DCI Nom(s) Déposé(s) ([Hl = Pharmacopée humaine) chez le chien
fréquence
Lévothyroxine LÉVOTHYROX [H] Non 20-40 I-Ig/kg/j 2
Lithium NEUROLITHIUM [H] Non 400 mg/m 2/j
Lomustine BELUSTINE [H] Non 80 mg/m 2 /21-28 J
Marbofloxacine MARBOCYL Oui 2 ou 5* mg/kg/j 1 *5 mg/ kg / j : infection à Pseudomonas
Mélatonine (Nombreux noms déposés, disponible aux USA chez l'Homme) Non 6-12 mg/animal 1à2
Mélatonine MELOVINE Non Implant
Milbémycine Oxime INTERCEPTOR Oui 1 mg/kg/j 1
Mupirocine MUPIDERM [H] Non (topique)
Op'DDD MITOTANE [H] Non 25-50 mg/ kg/j 2
Pentoxifylline HATIAL, PENTOFLUX, PENTOXIFYLLINE GÉ, TORENTAL [H] Non 60-180 mg/kg/ j 3
Prednisolone MEGASOLONE, MICROSOLONE, DERMIPRED, PREDNITEX Oui 0,5-1 mg/kg/j 1 Posologie anti-inflammatoire
Prednisolone MEGASOLONE, MICROSOLONE, DERMIPRED, PREDNITEX Oui 0,25 mg/kg/j 1 Posologie absorption intestinale Zn
(hors AMM)
Pred n isolone MEGASOLONE, MICROSOLONE, DERMIPRED, PREDNITEX Oui 2-4 mg/kg/j 2 Posologie immunodépressive (associé
à d'autres molécules)
Prednisolone (acétate) HYDRADERMA, PREDNIDERM Oui (topique)
Sélamectine STRONGHOLD Oui 1 spot-on/15 j 2 à 3 fois
Tacrolimus PROTOPIC [H] Non (topique)
Tamoxifène TAMOFENE GÉ, KESSAR GÉ, ONCOTAM GÉ, NOLVADEX [H] Non 1 mg/kg/j 1
Trilostane (MODRENAL [H], VETORYL disponible en Grande-Bretagne) Non 5-10 mg/kg/j 1
2 mg/m 2/7 j

-
Vincristine VINCRISTINE, ONCOVIN [H] Non 4 fois Posologie initiale pour le
mastocytome
Vincristine VINCRISTINE, ONCOVIN [H] Non 0,75 mg/ m 2/2 1 j Posologie pour le mycosis fongoïde
) ..
Zinc ZINCADERM Oui 4 mg/kg/j 1 Zinc-méthionine ::J
::J
Zinc RUBOZINC [H]
-- - -- -- -
Non
------
5-10 mg/kg/j 1 Gluconate de zinc ~
rD
Les indications et les 'posologies de tous les médicaments cités dans ce tableau ont été recommandées dans la littérature vétérinaire et concordent avec la pra tique de la communauté vétérinaire.
elles peuvent dans certains cas particuliers, différer des normes définies par les procédures d'AMM. De plus les protocoles thérapeu tiq ues pouvant évoluer dans le temps, il est recommandé au
lecteur de se référer en cas de besion aux notices des médicaments, aux publications les concernant et à l'agence du médicament. les auteurs et l'éditeur ne sauraient être tenus pour responsables ....110
des prescriptions de chaque vétérinaire.
PQ : prise quotidienne. '"
....110
Index

_ ~ll0
A
Aonieo,s ~ lIodige, 28
Aroru. Jiro, 28
"""" "
IIabtalllS
8os1on terrier. 129
Acide(s) Boul:ilogue
- a~89 - .ngIib, 69
_ luWIiqo .., 1$1
- gril eistrltlels. li, 21, 49, 6~. 89, .......
_ ~4 , 69

'"-
toIféN~, 57
_~119

- des fllondre.. 69, 141


lIcitritlne, 27, .~. 11T 80.0;rt, za, 16, 43, 68, 101, 129
""."1ftI«"
~ grlKlOlo<M_. 24,
& ..~
. IlllemInd, 69

'"
AirNalfo t«fief, 69
AIùt;o inu, Z4
- œWeim;I', 16
. hongools, 6"
lIriArd. 6, 69, '41

--
,. hlh'l mlllmulr, 11 7, 124 lkAI mHtiff, 69
• rkidivante des flancs, 68
- )(,122
c
Amerian SPfftll'd!tHre buI ~, 129
~2). I OI C....cht, n , 11, 41. 1 n , 122, ISO
Amo~iciUine-«ide dlvullniqut, 11, _""in. 14'
,,
1 11. 6J. 71. 83. 111
Antibio~.pif! interm~tr, S
ApMoiM, 149
- royal. 25
ûrbopIitine, 141

!, ~9i11aw rtIIoo-sinu!.*, 120

B
unguhIe. 140
Cirdnose. Jl
~rIin, 91
CIM~. S, 18, 26, 31 , 57, 61. 11,83,

1
,
I!otisoei hound, 78
~ltIœd colle)'. 40
!Jl, l44
, ......Iitf:

-
~i>OCefOfI. lOB, 117, Hl - dm>odkIque. 77

1 - i llemlnd. Il , 12. 13. 20, 21 , J.4,


O , ao,U1, IS2
- idiopMhiqut' ~ berge< .lIernand.

'"
- pyogr~jlné "': , 10

i• - australien. 110
- bdge. l2. 1~
o".-)lttielu)'llS9"i, 53
Cheyl&ielIose,52
1/<tÔeJI 16]

Chlorhe..idiroe, 5, 23,17, 119, Il l, 1SI , Dobermaoo, 12, .1, 69, 129, 142

'"
Chowd1ow, 70,
CkloMporine,~,
110,12~
S, 12, 1., 17, 31, 71,
""""
·allernarod,.I, 117, 129, Hl
• argentin, H
m • <10. 8ordf!auK, 13
Circuma~,6 DoxO!'\lt*:Ine,33
Cllplatlne, 1.1 Do:ryo:ydine, .8, 83, lOS
Clir.dimytine, 11 Drahthaar,69
~~,~9,65, lOS ~~ folliwl.>ire, 17
CIom;pfiltm~, H9 • de!; poihnoirs, 1.7
Coc"" Dynrophôe. klIIicu~"", 1~6
· iIIITl~n, 19
,~, 26, 9S, 111, 129, H6
Coll")', 8, 11, Il, 35, 110, 120, \ 30, 15.
CortkoIhéflpie, 5, 31, ~9, 54, 71, 1)9
E
C~rnido!, 97 fn;konazole,119
Cys~omes rénaux, 0 Enrolloxacine, 153

""'"'"
Cystadénomlt...e J"acrine, 19
Cyst;>dénomes rénaux, '0 • b<eton, 2, 31, 66, 86, 125
· fr.o~, SO
• papiUon fra~, 88
D tpithélloma
~Imatien, .6 • de!; glandes <10. Meibomiw, 126
~,5,S8,91 · ~elluIaire, 116
Dknodex,21 •• (forme ;J(,1nthol)1ique), 8
_do!je<:tIorn <10., 77 .""...
"""'"'"
_~ MaIalsezia, .(, 38, 78, 99, 11 8
• atopique,., 1., 18, ).8, .6, S., 8<1
· néuoIytique mignmt, 1, 89
• poIyr'no<'pOe, 56, 125
_ lichénoide idiopiItl1ique, Hl
1, _ par allergie aux piqûres de pu<:e,
F
• 62, \ 30
Dermatoljbrose nodul&ire, 42 Fiprooil, 53, 63, 85

1i Dennatomyosite, 110
~Iop/Iagoides
• forirIat, H, 28, 78, 99, 100, Ill,
Filtule'l ~·a"..les, 11
f~, 23,93
Fdic:ulite bKtér;"'me , 58, 135
fox terrier, 132

1, '"
• ptffllnilJrn~, 99, 100
Dermalophytie, 58, 132
furonculo'le t<ninopllilique, 50

• AMiaosporom~, 1n
1, Dermatose a~ par ",zinc, 11 7,

Oke,uibilisootion, H, 28, .6, 78, 8-4,
G
Cal. ... "'optique, lOI

i• l OO,lSS
• uluarapide, n
CH (d8kit en), 20
Gtydphagul dr$IIlKIO(, 28

••
164 Derm~rologioe du ch,eo

C".oIdef'~, lO, 41, 69 ~, .l


CrùblI'uM~, 61, 11a, Hl lf)~;,",",,17
C'otr rtr'ldol, 1 l, 117 lhma~, n, l00
lithiool, 11
lomu,ti~, 45, 97
H looklu de Pombanle, 124
lupusbythbnateUlC cutlrlli, 14, n, 4&
~rrgicx.lll:~ viKiul, 87 Luptn -..l, 14, n , 48
Ilcrpb Yin.rs, S7 l)mphorire cutMr60muquNx T
HUtiocyI.ome cu~ W.'lin, 128 ~, 8, 9, 44, 95, 107
Hi:llio(yto-... ~,a, 119
HydroIywb, Il, ~5, 91
Hyporhy<o;die, 4(1 M
Manchon piJ.i~, 24, 146
Marboflo~, ll, 9), 94, IS6
1 Mastiff • 69
Immunom;rrquq, 9, SO ~~, I,SO, 101
1~,66 · rnuItKentriquoI, 91
Impuübilitt!~, S7, II I ~, I~ le, III
Inde~ de porMéation (Ki 67), 50, 91 ~M'~ anan6es
Inlt<tr1go, I26 · ~ YiKio"" 17
~, 27,45, 117 · de tOO"weUf IT\ImmorI~, II
ttr..:onuoIc, 61 , lia ~,119
~mecrine, 51, lOI MÏCIœpOtIIm conti, 60, "
Mictofporum ptrlkofor, 132
Mj~!Wme, 21, 1S6
Mo~, I Ol
K Mytjrocinf, Il, 151
~,I H Mycosis foogooIde d. l~""", ... ,...
ktutodetmie nti">fhn~~, 1) ~T~!' ~
1(b;on,60
K&oconuolc,~, 26, 61 , as, 91, 99, 111,
N
'"
Korti'lals, 69 ~, 41
Nanisme hypophysIrl~, 20
Nicotirramido!, 4a
L
L.b'.oor~, 4-4, S4,60, 69, al,
92, 96, 91, 104, 11 0, 116, 129 o
~, 128
l~IIgi~, .5, 97
Leonbtrg, .1
lfl.l(otrichie,1 0
• Index 165

Onyd>oschirie, 104 Sa.n'loyède, 25, 124


Op'_000,75 Xhnauzer nain, 129, '" \
Sootilih terrief, 58, 129
Stl>Otii ~ prim.>l~ klklpiothlqoe, 26
p
~~tine,Sl, 101
P~nkulite, 11 Sertoli~, 37
Panniculite nodulairt: néoile, 71 S,,,"
KR, 57 -go«Ion, JI, 106
f'éI<inoIl, 17 _ il'landM, 41
PemplügIJs Ioliacé, 3, 58, 65, 67 Shampooi"9' ké,atomodul.11euo et
Pentox~linl', 11 0, Il'' o!moIllmll, 18, 27, 1)1, 1<1<1
PériooyxU, 6<1 sna.-pei, n, 18, 79, 129
Pennéthrines, H Sibe!ian h;.Jsky, Ill, 12<1, 1+1
PBOXyde de bemoyIe, 8J S-métllopmle,8S
PI>é<omonotM .. p;e,1<I9 Spitz. 11"
P~~,22 5pinger .pa<1ie1. 25
P,ed!lisolooe, 31, "5, "9, 65, 71, 81, 97, Sullamide-trimMlloprime, 112
105, \39, 1"" Syndmme
ProIKéfation bactérienne, l'J, 99 - cI'hyperalL1Cht'ment, 1.. 9
Protoc~ de Cotte< moo;iifié, <15 _ cie Cu-.hing. 7<1, 75, 115
Pustule __ iatrogène. 40, S-4
. foIliculai~, 58 _de féminiY!ion, 16
_ non loIlkulai~, 66
Pyodo!n>odk~, 155, 1 ~

Pyodermite. "
_wtanéolOOqlielile,151
T
- profonde. 23, 93 TlIUOIimul, 1)
- luperlicielle, 38, 61, 130 Tamox~~, 7
Tec~, 11, 41, 74
Tt!ne-Neuve, 11, 25, 136. 138
R
,
1
Radiothérapie, SI
T..mer du Tlbel.13
le<vueren,11,ll,117
1 Ith<.tion .yr.ciromique, H, 15 Thé.. pie compootementa1e, 149

1i Régi....
_ d'évktion alimentai~, "7
- hypoal~nique, 1)
T~ooi"", al
Trik»tane, 75, 123
Ttomb«:u/o auflllMQ/jj {\;lM! del, 111
R~ulataon de 1.1 crol ..ance des Trombicu~, 111

1, <mectes, 63
Rétiooides de Iyntlù, U, 45, 117
Rouweiie" 10, 11
T)'YtIPhaguI puf'eKl'OCioe, 28

!
,
Rus/ttllerapr,15
v
s ValCUlalilf. 112

!• S;ilnl-Hubert, 79
Vmcri.tine, 45, 97
Vtliligo, 11
166 DennalolO!lie du chien

VIlIa, 25 y

w
Webh (OI'g;' 1 HI
W.,.! Highland ..... it. œrrier. 77. 79. &4.
z
129.155 Zinc-g luconale.89
Zlnc-méthionine. l4S

~Y_SlON tell .....


21 . .... COO,.OtM, 'b
91n11 "'ylti
l' : f 'p -c_'
C*pOt lt9'i ' ....... lOG<

.. , '-+_F____ '.M.i.
l J "U "'_
Copyrighted material
Dermatologie
du chien
t Guaguère 1 Th . Hubert 1 A. Muller 1 P. Prélaud
L. œrmatolog •• HI won, doute t. dl'IUphne mtod,< .. ~ flI~r,.nt un .w.
premll'fS mot," de OONUIt"t>Ol1 en mtde<'M vetHln' ... Elle Mœwle """
dtnw.c"'- d~~~ .. gou ... uw d,Httile • .,,1tep<tndrt!_
Ce 9\>,de dl.."". te r.~t ÔI'f~tologlque lU "'Yen
de us d,"~
qu, <_enl tous '" do!na,.- <H 1.0 de<mato!ogoe CH us prMn!H sous
lorme de q...."t_r~; .. ,... mettent """>d.•
"1 OU le "''''0<_
en Olt ....."o..
r~1e Ils peuwnl "ns; lester leurs ronna_H dlns les MI"«t> d;~l­
tIQue oomme ~.peultqUH
Corn~n. ,nd,'p'n..l>I .. de do;.J. au"" Ab<t9f1 "tt'fI"''''' ....... ~
I~.t,que. Di.l9fIOJtIC de ..... rologoql.le f I ~.pe,,,,qvr dforrrwtoSogoque
du~. «1 OtM~,,!hé cooçu par UI'Ie ~de. WIlIQI1. d de.;union.
de If, det_toloo;loe
Guide ~,que. d,d<lctlque Olt richement Illustre, Il 11\ l'outil de
rtlerefl<t! ...1oS> bIen pout l'tfud,.nt ~tb,,,.,,. que POU'
le pruoc:_
g~"lliI. 00 'Pk .. '!'!I •

do.:teur vet""n." •. diplÔm' d" Colltge "ufo~n d.


• iI
de<malolog ..... ttr,"lI". e' <M,f,' en de<mltolog ..... ,_Ie
l' u,... •• ni
d_t~ rtlHH de d«rrwotologi4! lM r~"," '~1oM
HI docteur Wtéo ......, •• u...g.e 0. ,e<~ IrMt. '" ... GlU
de Lille. Pf~re une tIW\e unlVl!nlUon .... LI thtr~ tRlluLlore du d·obéu_
• __ ct dalll une d,nique de rtfer.s 81 ~ tiIIoost
.,1 docI_ ""'I~ ..... "e ct pt~.e klwl""""l le CefUOOt
de dtr"",tolog~ _ni"",1e Il exer« 81 d'ente.ie rtf~'H de dtrm .. tolo9re el
de ....oeo.... 'ni ...... en 'eg''''' IdkHse
. n docteur v~t'''nl,re, d,pj6m~ du ColI~ge europflen de

d,enttl, ..1...-.. de derm .. tologie. N.. nt .. PIf'Iet.


de,m_l0Iog,e dt~"N"e et <ert; I,~ en de<ml1olog,e 100n"le Il u ..« en