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ROYAUME DU MAROC ***** MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DE LA PECHE MARITIME

***** MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DE LA PECHE MARITIME Nom de l’école : Champ Ecole :
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Nom de l’école :

Champ Ecole : blé tendre Parcelle de la ferme de l’ENA Meknès

Documentations d’appui

de la ferme de l’ENA Meknès Documentations d’appui Gestion intégrée des maladies du blé Par :

Gestion intégrée des maladies du blé

Par : Pr. Boulif Ecole Nationale d’Agriculture de Meknès B.P. S/40 - Meknès

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I. Importance de la culture du blé dans le Monde et au Maroc

1. Le blé dans le Monde

Le blé est l’une des principales cultures qui nourrissent le monde. En 2009, la production mondiale du blé a été de 650,9 millions de tonnes. Avec l’accroissement de la demande mondiale dû à une démographie en constante croissance, le blé devient une denrée stratégique. Historiquement, durant les années 1980, l’offre planétaire en cette denrée était alimentée par les Etats Unis, le Canada, l’Union Européenne, l’Australie et l’Argentine. Actuellement, le continent asiatique s’est hissé au premier rang avec une production de 297,8MT œuvre de deux principaux contributeurs: la Chine (115MT) et l’Inde (80,7MT). L’Europe, avec son système de production intensif est désormais reléguée au second rang avec une production de 228,9 MT contribuée par les fournisseurs traditionnels : l’Union Européenne (139,4 MT), la Russie (61,7MT) et l’Ukraine (20,9MT). La production nord américaine du blé évaluée à 86,8MT, n’occupe que le 3 ème rang mondial, avec une large contribution des Etats unis (60,3MT), le reste étant apporté par le Canada (26,5MT). Malgré sa grande étendue, l’Afrique n’a produit que 26,3MT de blé en 2009, un peu plus que la production de l’Océanie (22,0MT) et celle de l’Amérique du Sud et centrale

(20,6MT).

2. Le blé au Maroc

La superficie moyenne emblavée annuellement en blé avoisine les 3 Millions d’hectares (2 millions d’ha de blé tendre et 1 million de blé dur) localisés essentiellement dans le Bour favorable (P> 300mm) ou dans le secteur irriguée.

Exportateur de céréales durant les années 1960, le Maroc est devenu un net importateur en cette denrée stratégique depuis les années 1970, en raison d'une démographie en pleine expansion. Afin d'alléger la facture des importations, l'Etat a engagé dès le début des années 1980 un important programme d'incitations à la production du blé tendre en raison de sa productivité supérieure. Ce programme a porté la superficie emblavée en blé tendre à presque 2 millions d'hectares dès la campagne 1995-96.

Avec une consommation moyenne en céréales estimée à 210kg/habitant/an, les besoins annuels d’une population de 35 millions d’habitants sont de 73,5 millions de (7,35 Millions de tonnes). A l'horizon 2020, pour couvrir les besoins d’une population estimée à 45 Millions d’habitants, la production de céréales devra atteindre les 120 Millions de quintaux (12Mt). Le record de 102 millions de quintaux atteint en 2009, grâce à une pluviométrie favorable témoigne du progrès technique accompli par l’ensemble des acteurs du secteur agricoles, fournisseurs d’intrants et de conseil d’une part et les efforts engagés par les agriculteurs d’autre part. Ce record, montre qu’une marge de progrès est encore possible et que l’objectif 2020 peut être atteint en utilisant des itinéraires

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techniques performants, notamment en réduisant les pertes dues aux contraintes biotiques exercées par les adventices, les maladies cryptogamiques et les ravageurs.

Dans ce qui suit, nous aborderons plus spécialement la question des maladies cryptogamiques en raison des effets néfastes qu’elles peuvent avoir sur la production du blé quand la pluviométrie est favorable.

II- Les principales maladies du blé au Maroc

Les principales maladies cryptogamiques attaquant le blé au Maroc, peuvent être classées en 3 groupes :

Le premier groupe comprend les maladies causées par des organismes liés au sol (maladies telluriques), notamment les champignons responsables des fontes de semis, du piétin échaudage et des pourritures racinaires. On peut rajouter les nématodes à ce groupe;

Le deuxième groupe comprend les maladies transmises par les semences, notamment les caries, les charbons et les maladies de l’épi dont les champignons responsables colonisent les grains en cours de formation, surtout quand la maturité des épis a lieu en conditions pluvieuses ;

Le troisième groupe est causé par un cortège de maladies dont les principales sont les septorioses (Septoria spp), la tache bronzée (Pyrenophora tritici- repentis), les rouilles (Puccinia spp) et l'oïdium (Erysiphe graminis).

Ce classement est important pour le raisonnement d’une gestion intégrée et durable de ces maladies de manière à minimiser leurs effets sur les rendements du blé, à court, moyen et long termes.

1. Les maladies telluriques

Les maladies telluriques sont celles causées par les champignons habitant le sol tels que ceux responsables de fontes de semis et ceux induisant les

pourritures racinaires et du collet du blé. Les nématodes, vers microscopiques vivant dans le sol aux dépens du système racinaire du blé peuvent empêcher l’établissement d’un bon peuplement de la culture. Le tableau 1 résume les conditions de développement de ces agents pathogènes et facilité le diagnostic au champ

.

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Tableau 1. Maladies telluriques attaquant les premiers stades d’installation du blé ou continuer à se développer sur les racines et les collets du blé au cours de la saison.

Maladie

Agent causaux

 

Conditions favorables

 

Fontes de semis

Pythium spp

 

Monoculture

+

sols

Autres

trempés

Nématodes

 

Nématodes à

kystes :

Monoculture

+

sols

 

Heterodera spp Nématodes produisant des lésions racinaires:

humides

Autres espèces

 

Pourriture

des

Fusarium

roseum

var.

Monoculture + Stress hydrique (sécheresse)

 

racines

et

des

Culmorum Cochliobolus sativus Gaeumannomyces graminis tritici

collets

 

1.1.Les nématodes

Au niveau de la parcelle, les attaques de nématodes se manifestent sous forme de plages où la végétation est moins dense et moins vigoureuse. Individuellement, les plantes sont plus petites, chlorotiques, rabougries et/ou déformées. A l’arrachage, les plantes montrent un système racinaire altéré, à différents degrés, rendu inapte à nourrir la plante. La plupart des nématodes phytoparasites passent une partie de leur vie dans le sol se nourrissant sur les racines et les parties souterraines des tiges. En présence d’un hôte convenable, les nématodes passent par différents stades séparés par des mues. Il est important de retenir que les nématodes sont de petits êtres qui respirent et se déplacent facilement par glissement dans le film d’eau entourant les particules du sol. Donc les sols poreux et humides sont très favorables au développement de nématodes. L’activité de ces derniers est influencée également par la température avec un optimum autour de 20°C. Bien que les nématodes soient plus nombreux dans les 10 à 15cm supérieurs du sol, leur distribution est très hétérogène, avec des populations plus grandes aux alentours des racines de plantes sensibles. L’augmentation de ces populations dans la rhizosphère est due à leur attraction par les exsudats racinaires et à leur reproduction rapide en présence de substances nutritives.

1.2.Les fontes de semis

Les fontes de semis sont des maladies causées par des champignons et se caractérisent par une destruction partielle ou totale des semis. On distingue :

- des fontes de semis en pré-émergence quand les semis sont détruit avant leur levée. Les semences attaquées pourrissent dans le sol sous l'action des champignons. Il en résulte un manque à la levée. La seule façon de se rendre compte de l'attaque des fontes de semis est de déterrer les graines et de les examiner au laboratoire.

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- des fontes de semis en post-émergence quand les semis sont attaqués après leur levée. Les plantules affectées présentent des lésions brunâtres au niveau de la partie basale de leurs tiges. L'extension des nécroses le long des tiges entraîne l’affaiblissement de ces dernières et par la suite l'affaissement des plantules sur le sol.

Les fontes de semis sont causées par divers champignons résidant dans le sol ou directement portés par la semence. Ces champignons se développent quand les conditions d’humidité du sol leurs sont favorables et quand les températures du sol défavorisent la croissance de la plante hôte. Le pH du favorise certaines espèces plutôt que d'autres. Les semis denses et profonds prédisposent les plantules à l'attaque des fontes de semis.

1.3.Les pourritures des racines et des collets

Les pourritures des racines et des collets sont causées par plusieurs espèce de champignons dont les plus importantes sont Fusarium roseum, Cochliobolus sativus et Gaeumannomyces graminis var tritici. Ces champignons, habitants naturels du sol, attaquent le blé séparément ou en association chaque fois que la culture se trouve soumise à un déficit hydrique. C'est pour cette raison que les pourritures des racines et des collets sont fréquentes dans les zones arides et semi-arides. Il est important de retenir que les populations de ces agents dans le sol augmentent avec la monoculture du blé.

2. Les maladies transmises par les semences

Plusieurs maladies sont transmises par les semences du blé. Le tableau 2 en présente les principales.

Tableau 2. Maladies transmises par les semences du blé.

Maladie

Agent responsable

Mode de contamination

Charbon nu

Ustilago

nuda-

Contamination florale

tritici

Carie commune

Tilletia caries

Semences contaminées

Tilletia foetida

+

Sol contaminé

Carie naine

Tilletia

Semences contaminées + Sol contaminé

controversa

Septoriose

de

Septoria nodorum

Contamination des épis

l’épi

Fusariose

de

Fusarium spp.

Contamination des épis

l’épi

2.1. Les caries

Les caries causées par les champignons Tilletia caries et Tilletia foetida sont présentes au Maroc, mais leur prévalence est de plus en plus faible en

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production commerciale du blé où les traitements de semences sont utilisés. Cependant, en agriculture vivrière, notamment en zones montagneuses et enclavées, ces caries continuent à ravager les récoltes de blé dont les petits agriculteurs ont grandement besoin.

Au champ, les plantes atteintes de caries sont facilement reconnaissables à la couleur vert foncé des épis avant maturité et à l’aspect ébouriffé de ces derniers à maturité. Chez le blé tendre les glumes paraissent écartées montrant des grains bombés de couleur foncée. A l’écrasement entre les doigts, les grains cariés libèrent une poudre noire qui dégage une odeur fétide (odeur de poisson pourri), d’où l’appellation anglaise Stinking smut qui veut dire littéralement charbon puant.

Lors du battage, les grains cariés se cassent, libèrent les spores contaminant ainsi le chargement de la moissonneuse-batteuse, voir toute la récolte et tout le silo, en cas de récolte en vrac. Les spores tombent aussi au sol où elles peuvent se conserver en attendant le retour de la culture du blé. Avec la germination du blé, les spores collées au grain, dans la brosse de ce dernier ou sur ses téguments, germent et infectent la plantule. Les températures du sol entre 5 à 10°C au moment de la germination du blé s ont favorables à l’infection. Les semis profonds, obligés à parcourir une distance plus grande pour émerger du sol, encourent des risques d’infection plus grands en terre contaminée. Une fois installé dans la coléoptile, le mycélium progresse de manière ascendante juste dernière le méristème apical, mais la plante ne montre aucun symptôme externe. A l’épiaison, le champignon gagne le rachis et colonise les grains en cours de remplissage dont il transforme les réserves au fur et à mesure qu’elles se forment, en masses sporifères noires qui restent contenues par l’enveloppe du grain.

2.2. Le charbon nu

Le charbon nu, causé par le champignon Ustilago nuda-tritici, se caractérise par l’apparition au champ d’épis noirs dès l’épiaison. Les épis charbonnés sont plus précoces que les épis sains. Cette précocité naturelle est à l’avantage écologique du champignon qui se dissémine des épis charbonnés vers les épis sains qu’il infecte au moment de la floraison. Les spores atterrissant sur le pistil germent et produisent un mycelium qui pénètre le gynécée et qui progresse jusqu’à l’ovaire qu’il colonise. L’embryon ainsi infecté évolue normalement tout en hébergeant le mycélium à l’état latent en son sein. A l’observation visuelle, le grain infecté ne diffère pas d’un grain sain. Seul un examen microscopique des embryons permet de savoir si un grain et infecté ou pas. Cette méthode est utilisée pour déterminer le taux de contamination de lots de semences par le charbon nu. Ce n’est que la campagne suivante, que le mycélium dormant se remet en activité dans l’embryon du grain en germination et colonise la coléoptile pour évoluer par la suite dans la plante juste derrière son méristème apical. Au moment du développement de l’épi, le champignon

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envahit le rachis et les jeunes grains, utilise les réserves accumulés par ces derniers pour produire du mycélium qui se transformera très vite en chlamydospores formant une masse sporifère noire facilement emportée par le

vent en raison de la destruction des enveloppes des

atteint des proportions épidémiques quand la floraison du blé a lieu en conditions atmosphériques humides avec des températures autour 15°C. C’est la raison pour laquelle le charbon nu sévit dans les régions du monde marquées par de fortes humidités au moment de la floraison du blé. C’est le cas par exemple de l’Asie du Sud-Est.

Le charbon nu

2.3. Les maladies de l’épi

Les champignons attaquant le feuillage comme Septoria nodorum, Septoria tritici, Fusarium spp, Pyrenophora tritici-repenti, Cochliobolus sativus et d’autres peuvent, en conditions favorables (temps doux, pluvieux et venteux), contaminer les épis depuis la floraison jusqu’à la maturité du blé. Ces champignons infectent les glumes et atteignent les grains dont ils colonisent le péricarpe. En plus de la réduction du rendement en quantité, ces champignons sécrètent des mycotoxines (dont le deoxynivalenol-DON appelé aussi Vomitine). A des taux excessifs, ces toxines sont dangereuses pour la santé humaine et animale. En outre, le grain produit est de qualité médiocre et est impropre à la panification. C’est la raison pour laquelle une lutte sérieuse doit être engagée pour limiter la propagation de ces champignons dès l’épiaison du blé. En cas d’infection grave d’une récolte, par la fusariose, il faudra prévoir un traitement de semences pour les grains qui seront semés la campagne suivante, afin d’éviter que les champignons se développent sur la nouvelle culture dès le départ.

3. Les maladies foliaires

Les maladies foliaires du blé sont évidemment les plus importantes parce qu’elles détruisent les tissus des feuilles dont elles réduisent le rendement photosynthétique. Cette 3 ème catégorie de maladies regroupe les septorioses, la tache bronzée, l’oïdium ou ‘blanc’ et les rouilles (jaune, brune et noire). Le tableau 2 présente les conditions climatiques favorisant le développement des agents responsable de ces maladies et montre clairement que les 3 premières, se développant à des températures fraiches peuvent attaquer dès le stade tallage, pendant que les 3 dernières, préférant des températures plus élevées apparaissent tard dans la saison. Il faut noter aussi que, à l’exception de l’oïdium qui n’a pas besoin d’une grande humidité pour se développer, les autres maladies requirent la présence d’eau libre à la surface des feuilles pendant un certain nombre d’heures pour permettre la germination des spores et l’infection du blé.

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Tableau 3. Conditions favorisant de développement des maladies foliaires du blé.

Agents pathogènes

Durée d’humectation du feuillage (en hr)

 

Température (°C)

 

Min

Optimum

Max

Erysiphe graminis

--

1

15-20

25

Septoria tritici

48-72

6

15-22

32

Puccinia striiformis

24-36

5

15-22

25

Pyrenophora tritici- repentis

24-48

-

18-28

32

Puccinia recondita

24-36

6

20-25

35

Puccinia graminis

24-36

6

22-26

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III- Stratégie de lutte contre les maladies du blé

Pour réduire les pertes de rendement dues aux maladies cryptogamiques à long terme, il est essentiel de penser à utiliser des variétés résistantes ou tolérantes quand elles sont disponibles. Evidemment, même avec l’utilisation de ces variétés, des épidémies sont possibles parce que les champignons peuvent muter et développer de nouvelles races virulentes. Ceci rend nécessaire, le recours d’autres moyens de lutte mettant en jeu des pratiques culturales appropriées ou l’utilisation de fongicides.

Concernant les maladies telluriques, les variétés de blé tendre Amal et Radia ont montré qu’elles étaient moins affectées par la pourriture racinaire lors de prospections réalisées dans la région de Had Kourt. Cependant, en raison de la diversité du complexe parasitaire tellurique, la rotation culturale reste le seul moyen efficace pour réduire les populations de champignons et de nématodes dans le sol, et par la suite les effets de ces derniers sur le rendement. Il est également vivement conseillé d'éviter la rotation blé-maïs quand le Fusarium graminearum est présent dans un sol. En effet, ce champignon prolifère sur débris du maïs restés au sol et produit l’inoculum qui menace la culture du blé qui suit.

Pour contrôler les maladies transmises par les semences, il est plus facile d'utiliser des fongicides en traitement des semences. Ces produits, utilisés aux doses recommandées qui sont réduites, ont un coût acceptable pour l’agriculteur et permettent de protéger le blé dès sa levée aussi bien contre les germes portés par le grain que ceux présents dans le sol. Ces traitements sont très utiles et à coût réduit, doivent être généralisés et étendus même aux zones enclavées en montagne pour augmenter les récoltes des petits agriculteurs dans ces zones. Le tableau 4 présente les produits homologués au Maroc et

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qui peuvent être utilisés en fonction des agents pathogènes auxquels on a à faire.

Tableau 4. Fongicides homologués pour le traitement des semences du blé au Maroc.

Famille

Matière active

Maladies

Mode d’action

Dose

 

visées

Oxanthiines

Carboxine

Carie

Systémique

200cc/q

 

Charbon nu

Guanidines

Guazatine

Carie

Contact,

200cc/q

 

Fusariose

préventif

Dithiocarbamates

Mancozèbe

Carie

Contact,

200g/q

 

Fusariose

préventif

Septoriose

 

Manèbe

Carie

Contact,

120g/q

 

Fusariose

préventif

160g/q

Septoriose

200g/q

 

Thirame

Carie

Contact,

200g/q

 

Fusariose

préventif

Septoriose

Charbon nu

 

Difénoconazole

Carie

Pénétrant,

100cc/q

 

Fusariose

préventif

30cc/q

Charbon nu

Triazoles

Prothioconazole

Carie

Systémique,

15

cc/q

 

Fusariose

préventif

Septoriose

 

Tébuconazole

Carie

Systémique,

50 cc/ql

 

Fusariose

préventif

15

cc/q

Septoriose

Charbon nu

 

Triticonazole

Carie

Systémique

150cc/ql

 

Charbon nu

Pour réduire l’impact des maladies foliaires, l’utilisation de variétés résistantes ou tolérantes reste, évidemment, le meilleur moyen. Cependant, il est difficile de trouver des variétés qui résistent simultanément à toutes les maladies présentes dans une région donnée. D’un autre côté, même quand ces variétés existent, leurs résistances ne sont pas durables en raison de la production de nouvelles races par les agents phytopathogènes. Le changement dans les populations de ces agents, impose un travail continu de sélection variétale afin de garder le pas avec ces ennemis versatiles. C’est la raison pour laquelle il faut favoriser l’usage de toutes les techniques qui handicapent le développement de ces parasites. La rotation culturale demeure une pratique de

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valeur non seulement pour les maladies telluriques (racines et collets) mais aussi pour les maladies foliaires dont l’inoculum se conserve sur les chaumes qui restent au champ après récolte. Certains agriculteurs recourent au brûlage de ces chaumes; mais cette pratique, bien qu’elle réduise l’inoculum disponible dans les résidus de cultures, détruit la matière organique du sol et expose la terre à l’érosion hydrique et éolienne. Heureusement, les fongicides sont là pour nous aider à limiter les épidémies de maladies foliaires au cours de la saison et préserver la productivité du blé. Plusieurs matières actives sont homologuées actuellement sur blé par l’Office National de Sécurité Sanitaire des produits Alimentaires (ONSSA) et donne le choix aux agriculteurs de sélectionner les matières actives qui conviennent à leurs situations. Il faut se rappeler cependant, que l’usage répété d’une même matière active au cours d’une même saison peut aboutir à la sélection de populations de pathogènes résistantes à cette matière active. En effet, des individus résistants, présents à faible fréquence dans les populations initiales, se multiplient rapidement et gagnent du terrain en l’absence de souches sensibles qui ont été éliminées. C’est la raison pour laquelle il est essentiel d’alterner les matières actives au cours d’une même saison ou d’utiliser des mélanges de différentes matières actives pour le traitement du blé. Dans ce sens, le tableau 5 donne quelques informations utiles pour la prise de décision concernant le choix de fongicides. Si pour une raison quelconque (disponibilité en stock à la ferme, convention avec un fournisseur déterminé, etc.) on doit réaliser un premier traitement au stade tallage-début montaison du blé à l’aide d’un Triazole, il faudra que le 2 ème traitement au stade gonflement-épiaison soit exécuté à l’aide d’une Strobilurine. L’utilisation d’associations de matières actives avec différents mode d’action, pour réaliser des traitements au cours de la saison pourrait, aussi, minimiser la probabilité d’apparition de races de champignons résistantes aux fongicides.

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Tableau 5. Fongicides homologués sur blé au Maroc

 

Produits simples

 

Famille

Mode d’action

Matière active

Produits commercial

 

Propiconazole

Apache

Triazole

Inhibition de la biosynthèse des stérols (BS) Cible :

Epoxiconazole

Bachelor 125 EC

Metconazole

Caramba

Tébuconazole

Plusieurs marques

Epoxiconazole

Opus

14adéméthylase

Propiconazole

Sanazole 250 EC

Strobilurine

Inhibition de la Respiration Mitocho. Cible : Cytochrome b

Azoxystrobine

Amistar 25 SC

 

Produits composés

 

Triazoles:

Inhibition de la BS

Propiconazole +

Artea 330 EC

2 molécules

Cyproconazole

 

Inhibition de la BS

Epoxiconazole +

Allegro

 

+

Krésoxim methyl

Triazole

Inhibition de la respiration

Cyproconazole + Azoxystrobine

Comodor

+

mitochondriale Cible : Cytochrome b

Tébuconazole +

Nativo 300 SC

Trifloxystrobine

Strobilurine

Cyproconazole + Trifloxystrobine

Sphère 267,5 EC

Epoxiconazole +

Swing Gold

Dimoxystrobine

Triazole

Inhibition de :

Flusilazole +

Charisma

+

BS + Processus respiratoires

Famoxadone

Oxazolidinedione

 

Inhibition de la BS + Multiplication cellulaire

Flutriafol +

Impact RM

Triazole +

Carbendazime

benzimidazole

Flusilazole +

Punch C

 

Carbendazime

Triazole +

Inhibition de la BS +

Tetraconazole +

Eminent Star

phtalonitriles

Processus respiratoire

Chlorothalonil

+

Processus de Prod.

d’énergie cellulaire

 

Triazole +

Inhibition de la BS + multiplication cellulaire

Epoxiconazole + Thiophanate methyl

Rex Duo

Hétérocycles

azotés

Triazoles + Spirocétalamines

Inhibition de la BS + Cibles: 14a déméthy- lase + A8 => A7 iso- mérase

Spiroxamine +

Falcon 460 EC

Tébuconazole +

 

Triadiménol

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Quelques références utiles

Généralités sur le blé

1. Cordain 1999. World Crop production.

http://coevolving.com/blogs/wp-

content/uploads/2008/05/1999_worldrevnutrdiet_cordain_table1.jpg

2. FAO Stat: http://www.geohive.com/charts/ag_crops.aspx

3. Bourse de Chicago (Chicago Board of Trade): cours des matières premières. Zonebourse.com. www.zonebourse.com/CHICAGO-WHEAT-16218/

4. Blé à la bourse de Paris. Paris devient la place de référence. Le Figaro.fr Economie:

www.lefigaro.fr/bourse/ /04013-20100730ARTFIG00260-paris-devient-la-place-de- reference-du-ble.phpsite mis à jour le 31/7/2010, consulté le 21/11/2012

5. MAPM. 2011. Blé au Maroc in Situation de l’agriculture marocaine en 2011: SAM 2011. Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime : 200pp

Maladies liées au Sol

6. Les fontes de semi du blé

7. Nématodes attaquant les racines du blé

8. Pourriture des racines et des collets du blé

Maladies transmises par les semences

9. http://www.bayer-agri.fr/dossier/protection-des-semences-de-cereales-expertise-

solutions/maladies-de-la-semence-des-cereales-et-performance-redigor/

10. http://www.agro.basf.fr/agroportal/fr/fr/cultures/les_cereales/le_ble/la_protection_p

hyto_du_ble/les_ts/Les_maladies.html

11. http://www.grainscanada.gc.ca/str-rst/ergot/em-mlce-fra.htm

12. http://www.arvalis-tv.fr/fr/3751_lutte-contre-les-maladies--des-alternatives-aux-

fongicides

13. http://www.arvalis-

infos.fr/view.jspz;jsessionid=ZEmBtcj3Whg2C0m3bnOt5w**?obj=arvarticle&id=381

9&syndtype=null&hasCookie=false&hasRedirected=true

Maladies des feuilles et de l’épi

14. http://4.bp.blogspot.com/-

zcrAaIhUvMw/Tfdahqw407I/AAAAAAAAGX4/BmKrNAtgihg/s1600/Wheat-Virus-

Ug99.png

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