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Fabri 04 psy obés

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Fabricatore AN, Wadden TA. Psychological aspects of obesity. Clin Dermatol. 2004 Jul-Aug;22(4):332-7.

Weight and Eating Disorders Program, University of Pennsylvania School of Medicine, Philadelphia, PA 19104-
3309, USA. fabricat@mail.med.upenn.edu

Obesity is a complex condition associated with a host of medical disorders. A common assumption is that
obesity must also be related to psychological and emotional complications. Research on the psychosocial
aspects of obesity has grown more sophisticated over the years, from purely theoretical papers to cross-
sectional comparisons of people with and without obesity to prospective investigations of the temporal
sequence of obesity and mood disturbance. These studies have shown that obesity, by itself, does not appear to
be systematically associated with psychopathological outcomes. Certain obese individuals, however, are at
greater risk of psychiatric disorder, especially depression. The present paper reviews the research findings and
presents their clinical implications. Chiefly, treatment providers should not assume that a depressed or
otherwise disturbed obese person needs only to lose weight in order to return to psychological health.
Significant mood disturbances should be treated equally aggressively, regardless of a patient's weight status.

Résumé
$ L’obésité est une condition complexe associée à une foule de troubles médicaux. Une hypothèse
commune est que l’obésité doit aussi être liée à des complications psychologiques et émotionnelles. La
recherche sur les aspects psychosociaux de l’obésité est devenue plus sophistiquée au cours des ans, des
articles purement théoriques aux comparaisons transversales des personnes avec et sans obésité et aux
enquêtes prospectives de la séquence temporelle de l’obésité et de troubles de l’humeur. Ces études ont
montré que l’obésité, isolément, ne semble pas être systématiquement associée à des troubles
psychopathologiques. Certains individus obèses, pourtant, sont à plus grand risque de trouble psychiatrique,
surtout de dépression.

Le présent papier reconsidère les conclusions de recherche et présente leurs implications cliniques.
Principalement, les pourvoyeurs de traitement ne devraient pas supposer qu'une personne obèse déprimée ou
autrement dérangée doit seulement maigrir pour revenir à la santé psychologique. On devrait traiter des
troubles de l’humeur significatifs tout aussi agressivement, sans tenir compte du statut de poids d'un patient.
* Review

• Stigma and discrimination

• Obesity and psychopathology


• Studies of the general population
• Studies of clinical populations

• Potential risk factors


• Gender
• Binge eating
• Extreme obesity

• Temporal sequencing of obesity and psychopathology

• Clinical implications

• Conclusions

The literature on the psychosocial aspects of obesity has evolved considerably in recent years. The earliest
articles were theoretical and asserted that excess weight was the manifestation of underlying psychopathology
and suboptimal development. The first empirical studies of the matter attempted to find commonalities in the
psychological profiles of obese persons. No “obese personality” was ever identified, however. Comparisons of
overweight and average-weight individuals yielded inconsistent results that depended on the characteristics of
the samples. Some studies showed that obese persons suffered greater levels of psychopathology, whereas
others demonstrated an apparent protective effect of excess body weight on psychological distress. These
studies, collectively, have been criticized for methodological shortcomings.[1] The best evidence (from
nationally representative samples of the U.S. population) suggests that obese women—but not obese men—
have a slightly higher rate of depression and suicidal ideation than their normal-weight counterparts. [2 and 3]
$ La littérature sur les aspects psychosociaux de l’obésité a évolué considérablement au cours des
dernières années. Les premiers articles étaient théoriques et ont affirmé que l’excès de poids était la
manifestation de psychopathologie sous-tendue et de développement sous-optimal. Les premières études
empiriques de la question ont essayé de trouver des points communs dans les profils psychologiques des
personnes obèses. Aucune “personnalité obèse” n’a jamais identifiée, pourtant. Les comparaisons d'individus en
excès de poids et de poids moyen ont produit des résultats inconsistants qui dépendaient des caractéristiques
des échantillons. Quelques études ont montré que les personnes obèses avaient subi de plus grands taux de
psychopathologie, alors que d'autres ont démontré un effet protecteur apparent de l’excès de poids sur la
détresse psychologique. Ces études, collectivement, ont été critiquées pour les manques méthodologiques. [1]
La meilleure preuve (des échantillons représentatifs à l'échelon national de la population américaine) suggère
que les femmes obèses — mais pas les hommes obèses — ont un taux de dépression et d'ideation suicidaire
légèrement plus hauts que les femmes de poids normal. [2 et 3]
The research on the psychosocial correlates of obesity has entered a “second generation,” in which scientists
are now attempting to identify risk factors for psychopathology within the obese population.[1] Female sex, as
suggested by the findings cited earlier, is one such risk factor. Second-generation studies have also revealed
extreme obesity and binge-eating disorder to be markers for greater psychopathology among obese persons.
$ La recherche sur les corrélats psychosociaux de l’obésité est entrée dans une "deuxième génération,”
dans laquelle les scientifiques essaient maintenant d'identifier des facteurs de risque de psychopathologie dans
la population obèse. [1 Le sexe féminin, comme suggéré par les conclusions citées plus tôt, est un tel facteur de
risque. Les études de la deuxième génération ont aussi révélé l’obésité extrême et les compulsions alimentaires
comme des marqueurs pour une plus grande psychopathologie parmi les personnes obèses.

The past 2 years have seen the beginning of the third generation of research on the association between
obesity and psychopathology. As has been the case with previous generations of research, the focus is largely
on depression (versus other psychological disorders). These third-generation studies are designed to uncover
the temporal and causal relations between body weight and psychological distress.[1]
$ Les 2 ans passés ont vu le début de la troisième génération de recherche sur l'association entre
l’obésité et psychopathologie. Comme c’était le cas avec les générations précédentes de recherche, l’intérêt est
grandement sur la dépression (contre d'autres troubles psychologiques). Ces études de la troisième génération
sont conçues pour dévoiler les relations temporelles et causales entre le poids corporel et la détresse
psychologique. [1]

This article reviews the literature on the relationship between obesity and psychopathology, particularly with
respect to mood disturbance.
We begin by presenting research on the prejudice and discrimination that obese persons frequently
experience. We then summarize findings on psychological complications in obese individuals, both in the
general population and in clinical settings.
Next we explore the evidence suggesting that psychological disturbance is more common among obese
women, those with extreme obesity, and those with binge-eating disorder.
We also review new findings on the temporal relationships between obesity and depressive symptoms
(ie, whether obesity leads to depression or vice versa).
We conclude with a discussion of the clinical implications of the research findings reviewed.
$ Cet article reconsidère la littérature sur le rapport entre l’obésité et la psychopathologie,
particulièrement en ce qui concerne les troubles de l’humeur.
Nous commençons en présentant la recherche sur le préjudice et la discrimination que les personnes
obèses connaissent souvent. Nous résumons alors des conclusions sur les complications psychologiques chez
les individus obèses, tant dans la population générale que dans les cadres cliniques.
Ensuite nous explorons les preuves suggérant que les troubles psychologiques sont plus communs
parmi les femmes obèses, celles avec obésité extrême et/ou troubles de compulsions alimentaires.
Nous reconsidérons aussi de nouvelles conclusions sur les rapports temporels entre l’obésité et les
symptômes dépressifs (c'est-à-dire, si l’obésité cause la dépression ou vice-versa).
Nous terminons avec une discussion des implications cliniques des conclusions de recherche
reconsidérées.

STIGMA AND DISCRIMINATION


Prejudice and discrimination toward obese individuals persist despite worldwide increases in the prevalence of
obesity and the recognition of genetic contributions to body weight. In America, negative attitudes and
behaviors are likely exacerbated by our culture's idealization of thinness. Ridicule and disparagement of obese
individuals seems to remain a socially acceptable form of prejudice.

STIGMATE ET DISCRIMINATION
$ Le préjudice et la discrimination envers les individus obèses persistent en dépit de l’augmentation
mondiale de la prévalence de l’obésité et de la reconnaissance de contributions génétiques au poids corporel.
En Amérique, les attitudes et comportements négatifs sont probablement exacerbés par l'idéalisation de notre
culture de minceur. Le ridicule et le dénigrement d'individus obèses semblent rester une forme socialement
acceptable de préjugé.

The “fat is bad” stereotype begins early in life. Children as young as 3 years old have been found to rate
“chubby” target figures more negatively than otherwise equivalent average-weight or thin figures.[4] A group of
6-year-old children characterized silhouettes of an overweight child as “lazy,” “dirty,” “stupid,” and “ugly.”
These children also expressed the belief that the heavier figure “lies and cheats.” [5] Obesity-related stigma
persists through adolescence and adulthood. College students, for instance, rated obese individuals as less-
suitable marriage partners than embezzlers, cocaine users, and shoplifters. [6]
$ Le stéréotype « le gras est mauvais » commence tôt dans la vie. Les enfants aussi jeunes que 3 ans
estiment plus négativement des figures "grassouillettes" que des figures de poids moyen ou des figures fines.
[4] Un groupe d'enfants de 6 ans caractérise des silhouettes d'un enfant obèse comme " négligées ", "sales",
"stupides" et "vilaines". Ces enfants expriment aussi la conviction que la figure corpulente « ment et triche ».
[5] La stigmatisation sur l’obésité persiste à l'adolescence et l'âge adulte. Les étudiants de collège, par
exemple, estiment des individus obèses comme des partenaires de mariage moins convenables que les voleurs,
les utilisateurs de cocaïne et les voleurs à l'étalage. [6]

Negative attitudes toward obese individuals are pervasive. Evidence of bias has been found among health care
professionals (even those specializing in obesity)[7] and even among obese children and adults themselves. [4
and 8] Researchers also have found a stigma-by-association effect with regard to obesity. In one study [9], male
job applicants were rated less favorably if seen in the company of an obese woman than if depicted with an
average-weight woman. The negative evaluation was found whether the rater was male or female and whether
the rater thought the obese woman was a romantic partner of the applicant or a stranger.
$ Les attitudes négatives vers les individus obèses sont envahissantes. La preuve des préjugés est
trouvée parmi les professionnels de santé (même ceux se spécialisant en obésité) [7] et même parmi les
enfants et adultes obèses eux-mêmes. [4 et 8] Les chercheurs ont aussi trouvé un effet de stigmatisation par
association trad en ce qui concerne l’obésité. Dans une étude [9], les candidats à l'emploi masculins sont
estimés moins favorablement si vus en compagnie d'une femme obèse qu’avec une femme de poids moyen.
L'évaluation est négative que le cotateur soit homme ou femme et selon qu’il ou elle pense que la femme obèse
est un partenaire du candidat ou un étranger.

S
Several studies have demonstrated that obese persons are the targets not only of negative attitudes, but also of
discriminatory behaviors.[10] The unfair treatment of obese individuals, especially women, has been found in
virtually all stages of employment, including selection, placement, compensation, promotion, discipline, and
discharge. [11] Discrimination is similarly apparent in the realm of educational attainment. Overweight children,
for example, receive less financial support for college from their parents than do their average-weight peers,
even when controlling for parental income, ethnicity, family size, and children's grades. [12]
$ Plusieurs études ont démontré que les personnes obèses sont les cibles non seulement d’attitudes
négatives, mais aussi de conduites discriminatoires. [10] Le traitement injuste envers les individus obèses,
surtout les femmes, est trouvé dans pratiquement tous les stades d'emploi, la sélection, le placement, la
compensation, la promotion, la discipline et le renvoi. [11] La discrimination est de la même façon évidente
dans le royaume de l'éducation. Les enfants obèses, par exemple, reçoivent moins de soutien financier pour le
collège de la part de leurs parents qu’ils ne le font pour leurs pairs de poids moyen, même contrôlant le revenu
parental, l’ethnicité, la grandeur de famille et les qualités d'enfants. [12]

Prejudice and discrimination are chronic stressors. Intuitively, one might expect the experience of negative
attitudes and behaviors to adversely affect the mental health of obese individuals. The hypothesis that
prejudice and discrimination lead to more depression among obese persons has not yet, to our knowledge,
undergone empirical scrutiny. In the next section we review the prevalence of psychopathology among obese
people and the associations between body mass index (BMI) and psychological distress.
$ Le préjudice et la discrimination sont des stresseurs chroniques. Intuitivement, on pourrait s'attendre à
ce qu'à l'expérience d'attitudes et de conduites négatives affecte défavorablement la santé mentale d'individus
obèses. L'hypothèse que le préjudice et la discrimination causent plus de dépression parmi les personnes
obèses n'a pas encore, à notre connaissance, fait l’objet d’examen rigoureux expérimental.
Dans la prochaine section, nous passons en revue la prévalence de psychopathologie chez les obèses et les
associations entre l’IMC et la souffrance psychologique.

OBESITY AND PSYCHOPATHOLOGY


STUDIES OF THE GENERAL POPULATION
Early studies of the psychosocial status of obese individuals in the general population yielded inconsistent
results.[1] Some found that obesity was related to greater emotional distress, whereas others reported that
obese people displayed less psychological disturbance. Regardless of the direction of the relationships between
obesity and psychopathology, these studies consistently failed to find clinically significant results. The
differences between obese and nonobese individuals were not significant enough to suggest meaningful
differences in their psychosocial status.
OBÉSITÉ ET PYSCHOPATHOLOGIE
Etudes en population générale
$ Les études anciennes sur le statut psychosocial d'individus obèses en population générale ont produit
des résultats inconsistants. [1] Certaines ont constaté que l’obésité est reliée à une plus grande détresse
émotionnelle, alors que d'autres ont dit que les gens obèses affichent moins de troubles psychologiques. Sans
tenir compte de la direction de la relation entre obésité et psychopathologie systématiquement, ces études
n’ont pas trouvé des résultats cliniquement significatifs. Les différences entre les individus obèses et non
obèses n'étaient pas assez significatives pour suggérer des différences expressives dans leur statut
psychosocial.

Some researchers argued that better-designed studies were needed to draw more reliable conclusions about the
psychological functioning of obese versus nonobese people. They called for studies that included large,
nationally representative samples; consistent definitions of overweight and obesity; clinically valid assessment
tools; and appropriate control groups.[1] In the first of two studies that met these requirements, Istvan et al [2]
examined the relationship between BMI and depression in a large, nationally representative sample of adults
age 25–74. They found no relationship between BMI and depression among men, but found that women in the
highest quintile of BMI (BMI ≥28.96 kg/m2) were 38% more likely to report clinically significant depressive
symptoms than those in the lower BMI quintiles. Carpenter et al[3] conducted the second study meeting the
rigorous requirements outlined earlier. Similar to Istvan's group, Carpenter's group studied a large (more than
40,000 people), nationally representative sample and found that the relationship between obesity and
depression varied by sex. Men with a BMI ≥30 kg/m2 were significantly less likely to report a history of major
depression (see the diagnostic criteria in Table 1), suicidal ideation, or suicide attempts in the past year than
average-weight men (BMI = 20.8–29.9 kg/m2). In contrast, underweight men (BMI <20.8 kg/m2)experienced a
25% increased risk for depression, 81% increased risk for suicidal ideation, and 77% increased risk for suicide
attempts compared with average-weight men. A different pattern was seen for women. The 1-year prevalence
of major depression was 37% higher among obese females than in their average-weight peers. Women with a
BMI ≥30 kg/m2 also were 20% more likely to report suicidal ideation and 23% more likely to have made a
suicide attempt in the past year. There was no association with depression or suicide for underweight women.
$ Certains chercheurs ont soutenu que des études mieux conçues étaient nécessaires pour tirer des
conclusions plus sûres du fonctionnement psychologique d'obèses. Ils ont appelé à des études qui incluent de
grands échantillons représentatifs à l'échelon national; des définitions sûres du surpoids et de l’obésité ; des
instruments d'évaluation cliniquement valides; et des groupes de contrôle appropriés. [1] Dans la première de
deux études qui ont satisfait ces critères, Istvan & coll. [2] ont examiné le rapport entre IMC et dépression dans
un échantillon grand, représentatif à l'échelon national d'adultes de 25–74 ans. Ils n'ont trouvé aucun rapport
entre l’IMC et la dépression parmi les hommes, mais ont constaté que les femmes du quintile d’IMC le plus haut
(IMC ≥ 28.96 kg/m2) rapportaient 38 % de plus de symptômes dépressifs cliniquement significatifs que ceux
des quintiles d’IMC les plus bas. Carpenter et al [3] ont réalisé la deuxième étude satisfaisant les critères
rigoureux exposés plus tôt. Semblable au groupe d'Istvan, le groupe de Carpenter a étudié un grand échantillon
(plus de 40,000 personnes), représentatif à l'échelon national et a constaté que le rapport entre l’obésité et la
dépression variait selon le sexe.
Les hommes avec un IMC ≥ 30 kg/m2 avaient de façon significative moins d’histoire de dépression majeure
(voir les critères diagnostiques dans la Table 1), d’idées suicidaires, ou de tentatives de suicide dans l'année
passée que les hommes de poids moyen (IMC = 20.8–29.9 kg/m2). Par contraste, les hommes d'un poids
insuffisant (IMC < 20.8 kg/m2) avaient un risque augmenté de 25 % pour la dépression, 81 % pour les idées
suicidaires et 77 % pour risque les tentatives de suicide comparées avec les hommes de poids moyen.
Un schéma différent était vu pour les femmes. La prévalence de dépression majeure sur l’année passée était
de 37 % plus élevée parmi les femmes obèses que leurs pairs de poids moyen. Les femmes avec un IMC ≥ 30
kg/m2 avaient aussi 20 % de plus de risque d’idées suicidairs et 23 % de plus de risque d’avoir fait une
tentative de suicide dans l'année passée. Il n'y avait aucune association avec la dépression ou le suicide pour
les femmes d'un poids faible.

Table 1. Diagnostic criteria for major depressive episode and major depressive disorder
Les critères diagnostiques pour l'épisode dépressif important et le trouble dépressif important

Studies of clinical populations


If the prevalence of depression among women in the general population is approximately 10%,[13] then the
studies of Istvan et al [2] and Carpenter et al [3] suggest that nearly 14% of obese women in the population are
depressed. Prevalence estimates of psychopathology are generally higher in treatment-seeking samples of
obese people than in the population at large. Uncontrolled studies of individuals seeking weight reduction
estimate the lifetime prevalence of depressive disorders (eg, major depression, dysthymia) at 9.2%–47.5% and
the lifetime prevalence of other Axis I mental disorders (ie, clinical syndromes) at 2.5%–31%. [14, 15 and 16]

Études en populations cliniques


$ Quand la prévalence de dépression parmi les femmes en population générale est environ 10 %, [13] les
études d'Istvan & coll. [2] et Carpenter & coll. [3] suggèrent que presque 14 % de femmes obèses en population
générale sont déprimés. Les estimations de prévalence de psychopathologie sont généralement plus élevées
dans les échantillons cherchant un traitement contre l’obésité qu’en population générale. Les études non
contrôlées sur des personnes cherchant la réduction de poids estiment la prévalence de troubles dépressifs sur
la vie (eg, dépression importante, dysthymie) à 9.2 %-47.5 % et à la prévalence d'autres aliénations mentales
Axe I (c'est-à-dire, syndromes cliniques) à 2.5 %-31 %. [14, 15 et 16]

S$$

Potential risk factors


In recent studies, the focus of inquiry has shifted from whether obesity is related to greater psychological
distress to which obese people are at increased risk for psychopathology. This new question characterizes the
second-generation studies and recognizes the heterogeneity of obese persons. Discovery of risk factors is of
great importance given that there is likely greater variability among obese individuals than between obese and
nonobese people. In this section we review the characteristics that may be associated with increased risk of
psychopathology (particularly depression) among obese individuals.

Facteurs de risque potentiels


$ Dans les études récentes, le centre d'investigation est de savoir si l’obésité est rattachée à une plus
grande détresse psychologique pour laquelle les gens obèses sont à risque augmenté de psychopathologie.
Cette nouvelle question caractérise les études de deuxième génération et reconnaît la diversité des personnes
obèses. La découverte de facteurs de risque est très importante étant donné qu'il y a probablement une plus
grande variabilité parmi les individus obèses qu'entre les gens obèses et nonobèses. Dans cette section, nous
reconsidérons les caractéristiques qui peuvent être associées à un risque augmenté de psychopathologie
(particulièrement de dépression) parmi les individus obèses.

S
Gender
The findings of Carpenter et al[3] and Istvan et al [2] are remarkably similar. These studies found that obese
women in the general population are 37% and 38% more likely, respectively, to be depressed than are their
average-weight peers. There was no relationship, or a negative relationship, between BMI and depression for
men. The explanation for the gender difference in the obesity–depression relationship is not known. Different
societal expectations about thinness may be partly responsible. Women are teased about their weight more
than men and report higher levels of body image dissatisfaction. [17] Whether distress about appearance and
greater societal pressure to be thin explains the differential relationship between obesity and depression in
women and men remains to be examined empirically.
Genre
$ Les conclusions de Carpenter et al [3] et Istvan et al [2] sont remarquablement semblables. Ces études
ont constaté que les femmes obèses dans la population générale sont respectivement, 37 % et à 38 %, plus
déprimées que sont leurs pairs de poids moyen. Il n'y a aucun rapport, ou rapport négatif, entre IMC et
dépression chez les hommes. L'explication de la différence de genre dans la relation dépression / obésité n'est
pas connue. Différentes attentes sociétales sur la minceur peuvent être partiellement responsables. Les femmes
sont taquinées (vore harcelées cf Larkin 2005) à propos de leur poids plus que les hommes et signalent des taux
supérieurs de mécontentement d'image de corps. [17] Si la détresse pour l'apparence et une plus grande
pression sociétale pour être mince explique le rapport différentiel entre l’obésité et la dépression chez les
femmes et les hommes reste à tester.
Larkin J. Rice C. Beyond “healthy eating” and “healthy weights ”: Harassment and the health curriculum in
middle schools. Body Image 2005 ; 2 : 219-32.

S
Binge eating
Individuals who eat objectively large amounts of food two or more times per week (for at least 6 months), who
experience loss of control while eating, and who are distressed by their behavior meet the criteria for binge-
eating disorder (BED) (Table 2). [13] The prevalence of BED is <5% in community samples, but has been
estimated to be 7%–30% in samples of obese people seeking weight-loss treatment. [18]

Hyperphagie boulimique
$ Les individus qui mangent objectivement de grandes quantités d'aliments au moins deux fois par
semaine (depuis au moins 6 mois), qui connaissent une perte de contrôle en mangeant et qui sont bouleversés
par leur conduite rencontrent les critères pour le trouble de l’hyperphagie boulimique (BED) (Table 2). [13] La
prévalence de BED est < 5 % dans les échantillons de population, mais a été estimée entre 7-30 % dans les
échantillons des gens obèses cherchant un traitement de perte de poids. [18]

Table 2. Research criteria for binge eating disorder


Table 2. Critères de recherche pour le trouble de l’hyperphagie boulimique

BED appears to be a reliable marker for psychopathology among obese treatment-seekers. Numerous studies
found that binge eaters reported not only more symptoms of depression compared with non–binge eaters, but
also lower self-esteem, more symptoms of borderline personality disorder, and greater lifetime prevalence of
any Axis I mental disorder, including substance abuse or dependence.[19, 20, 21 and 22]
$ L’hyperphagie boulimique semble être un marqueur de psychopathologie parmi les obèses cherchant
un traitement. De nombreuses études ont constaté que les hyperphages boulimiques signalent non seulement
plus de symptômes de dépression par rapport aux mangeurs normaux, mais aussi ont une estime de soi plus
faible, plus de symptômes de troubles de personnalité de ligne de séparation et une plus grande prévalence
d’autres troubles d’aliénation mentale Axe I, incluant l'abus de substance ou la dépendance. [19, 20, 21 et 22]

Extreme obesity
Nearly 5% of U.S. adults have a BMI of at least 40 kg/m2 and are considered extremely obese (formerly termed
“morbidly obese”).[23] Extremely obese persons appear to be at greater risk of psychological distress than
more moderately obese individuals. [16] The mechanisms accounting for the higher rates of psychopathology
among those with a BMI ≥40 kg/m2 are unknown but may include an increased risk of medical complications, a
greater likelihood of experiencing prejudice and discrimination, and more significant impairments in health-
related quality of life.

Obésité extrême
$ Presque 5 % d'adultes américains ont un IMC ≥ 40 kg/m2 et sont considérés extrêmement obèses
(autrefois appelé “morbidement obèse”). [23] Les personnes extrêmement obèses ont l'air d'être à plus grand
risque de détresse psychologique que les individus plus modérément obèses. [16] Les mécanismes représentant
les plus hauts taux de psychopathologie parmi ceux avec un IMC ≥ 40 kg/m2 sont inconnus, mais peuvent
inclure un risque augmenté de complications médicales, une plus grande probabilité de connaître le préjudice
et la discrimination et les affaiblissements plus significatifs dans la qualité de la vie concernant la santé.

Temporal sequencing of obesity and psychopathology


Researchers have begun to examine the question of whether obesity precedes depression or whether an
existing mood disturbance predisposes to increased weight. Three studies have addressed this issue. Goodman
and Whittaker[24] studied a nationally representative sample of 9374 U.S. adolescents in grades 7–12.
Participants reported their height and weight and completed a depression questionnaire in 1995 and again in
1996. The investigators explored the reciprocal relations between obesity and depression, while controlling for
baseline BMI, age, race, gender, and other psychosocial variables. At baseline, obesity and depression were not
related. Being obese in 1995 did not increase the incidence of depression in 1996. Depression at baseline,
however, doubled the risk of developing obesity (among those not obese at baseline) at follow-up.

Sequencing temporel de l’obésité et de psychopathologie


$ Les chercheurs ont commencé à examiner si l’obésité précède la dépression ou si des troubles de
l’humeur existants prédisposent à un poids augmenté. Trois études ont adressé cette question. Goodman et
Whittaker [24] ont étudié un échantillon représentatif à l'échelon national de 9374 adolescents américains en
grade 7–12 (collège et lycée). Les participants ont signalé leurs taille et poids et ont rempli un questionnaire de
dépression en 1995 et de nouveau en 1996. Les investigateurs ont exploré les relations réciproques entre
l’obésité et la dépression, en contrôlant pour la ligne de base, l’IMC, l'âge, la race, le genre et autres variables
psychosociales. À la ligne de base, l’obésité et la dépression n'ont pas été rattachés. Être obèse en 1995 n'a pas
augmenté l'incidence de dépression en 1996. La dépression à la ligne de base, pourtant, a doublé le risque de
développer l’obésité (parmi ceux non obèses à la ligne des bases) l’année suivante.

Richardson et al[25] assessed 1037 New Zealanders to determine the presence of obesity and major depression
in early adolescence (ages 11, 13, and 15), late adolescence (ages 18 and 21), and adulthood (age 26).
Controlling for sex, socioeconomic status, maternal obesity and depression, and baseline obesity, they found
that depression in early adolescence was associated with a slightly lower risk of adulthood obesity in both boys
and girls. The relationship between late-adolescent depression and adulthood obesity differed across the sexes.
Boys who were depressed at age 18 or 21 were less likely to be obese at age 26 than were boys without
depression in late adolescence. Girls with late-adolescent depression, however, were twice as likely to be obese
at age 26 than were girls who were not depressed at 18 or 21. Furthermore, the prevalence of obesity among
girls increased linearly with the number of assessment periods at which they were depressed. Approximately
10% of girls with no episodes of depression were obese in adulthood, compared with approximately 16% and
21% of girls with one episode and two or more episodes of depression, respectively.

$ Richardson et al [25] ont évalué 1037 Nouveaux-Zélandais pour déterminer la présence de l’obésité et
de dépression majeure en début d’adolescence (âges 11, 13 et 15), en fin d’adolescence (âges 18 et 21) et
l'âge adulte (l'âge 26). Après contrôle du statut sexuel, socio-économique, de l’obésité maternelle et de la
dépression et l’obésité à la ligne de base, ils ont constaté que la dépression dans la première adolescence était
associée à un risque légèrement plus bas d’obésité à l’âge adulte tant chez les garçons que chez les filles.
$ La relation entre la dépression en fin d’adolescente et obésité d'âge adulte a différait selon les sexes.
Les garçons qui avaient été déprimés à 18 ou 21 ans étaient moins probablement obèses à 26 ans que ne
l’étaient des garçons sans dépression en fin adolescence.
Les filles avec une dépression en fin d’adolescente, pourtant, avaient deux fois plus de chances d'être obèses à
26 ans que ne l'étaient les filles non déprimées à 18 ou 21 ans. En outre, la prévalence de l’obésité parmi les
filles augmentait de façon linéaire avec le nombre de périodes d'évaluation pour lesquelles elles étaient
déprimées. Environ 10 % de filles sans épisodes de dépression étaient obèses à l'âge adulte, comparé avec 16
% et 21 %, respectivement de filles avec un épisode et au moins deux épisodes de dépression.

Roberts et al[26] examined the temporal and reciprocal relationships between obesity and depression among
2123 U.S. adults age 50 and older. Participants reported their height, weight, and depressive symptoms during
interviews in 1994 and 1999. Those who were depressed in 1994 were 32% more likely to have become obese
by 1999, but this increase was not significant after controlling for important demographic and psychosocial
variables. The incident risk of depression in 1999, however, was significantly higher (79%) for obese persons
versus nonobese persons in 1994.
$ Roberts et al [26] ont examiné les relations temporelles et réciproques entre l’obésité et la dépression
parmi 2123 âge d'adultes américain de 50 ans et plus. Les participants ont signalé leur taille, poids et
symptômes dépressifs pendant les interviews en 1994 et 1999. Ceux-là qui ont été déprimés en 1994 avaient
32 % de plus risque de devenr obèses en 1999, mais cette augmentation n'était pas significative après contrôle
pour les variables démographiques et psychosociales importantes. Le risque d'incidence de dépression en 1999,
pourtant, était de façon significative plus élevé (79 %) pour les personnes obèses contre les personnes
nonobèses en 1994.

Collectively, results from these longitudinal studies suggest that depression precedes obesity in adolescents—
girls, but not boys—and that obesity precedes depression in older adults. These preliminary findings hold
promise for further scientific understanding of the positive relationship between BMI and depressive symptoms.
Clearly, more research is needed to replicate these findings, to examine temporal and reciprocal relationships
among middle-aged adults, and to discover the mechanisms that bridge the relationship between depression
and obesity.
$ Collectivement, les résultats de ces études longitudinales suggèrent que la dépression précède
l’obésité chez les adolescentes, mais pas chez les adolescents, et que l’obésité précède la dépression dans les
adultes plus âgés. Ces conclusions préliminaires tiennent la promesse pour la compréhension scientifique de la
relation positive entre IMC et symptômes dépressifs.
Clairement, plus de recherche est nécessaire pour répliquer ces conclusions, examiner les relations temporelles
et réciproques parmi les adultes d'âge mûr et découvrir les mécanismes qui construisent la relation entre la
dépression et l’obésité.

Clinical implications
The preceding sections have shown that obesity is related to a slight increase in the risk of mood disturbance—
but only among women—and that depression appears to precede obesity in adolescence but to follow the onset
of obesity in later adulthood. Clinicians are reminded, however, that the vast majority of obese people are not
depressed. Careful assessment is needed.
Implications cliniques
$ Les sections précédentes ont montré que l’obésité est rattachée à une augmentation faible de risque
de troubles de l’humeur — mais seulement parmi les femmes — et cette dépression semble précéder l’obésité
dans l'adolescence, mais suivre l’installation de l’obésité dans l'âge adulte mûr. Les praticiens sont rappelés,
pourtant, que la vaste majorité des gens obèses n'est pas déprimée. L'évaluation prudente est nécessaire.

When confronted with an obese patient who is also depressed, the clinician should not assume that the patient's
depression is attributable solely to obesity or that the patient only needs to lose weight to eradicate the mood
disturbance. Obese patients who have a significant mood disorder deserve and require the same care that
would be provided to a depressed person of average weight.
$ Quand mis en présence d'un patient obèse qui est aussi déprimé, le praticien ne devrait pas supposer
que la dépression du patient est attribuable uniquement à l’obésité ou que le patient doit seulement maigrir
pour éradiquer les troubles de l’humeur. Les patients obèses qui ont des troubles de l’humeur significatifs
méritent et exigent le même soin qui serait fourni à une personne déprimée de poids moyen.

We recommend that patients with major depression be treated for their mood disturbance before they
undertake a weight-loss program. The symptoms of depression (eg, poor concentration, low motivation, social
withdrawal) can diminish patients' capacity to adhere to a weight loss program, leaving them vulnerable to
attrition, unsatisfactory weight loss, and exacerbation of the mood disorder. Efficacious treatments of
depression include cognitive-behavioral psychotherapy, interpersonal psychotherapy, and selective serotonin-
reuptake inhibitor therapy.[27 and 28] A psychiatric consultation is recommended to aid in selecting the most
appropriate treatment.
$ Nous recommandons que l'on traite les patients avec dépression majeure pour leurs troubles de
l’humeur avant qu'ils entreprennent un programme de perte de poids. Les symptômes de dépression (eg,
concentration basse, motivation basse, retrait social) peuvent diminuer la capacité des patients à adhérer à un
programme de perte de poids, les laissant vulnérables à l'usure (au temps) trad, à une perte de poids peu
satisfaisante et à une exacerbation des troubles de l'humeur. Les traitements efficaces de dépression incluent la
psychothérapie comportemento-cognitive, la psychothérapie interpersonnelle et la thérapie par sérotonine. [27
et 28] Une consultation psychiatrique est recommandée pour le choix du traitement le plus approprié.

Patients who report binge eating require further evaluation for mood disturbance and other psychopathology.
Care must be taken to distinguish objective bingeing from subjective overeating. The episodes of overeating
that many patients call “binges” may actually be subclinical in severity. Binge episodes may (but do not
necessarily) have a dissociative quality. Patients may describe feeling “out of it” or outside of themselves, and
state that they could not stop eating if they tried. Binge eating is often pressured, even frenzied, and done in
secret so as to avoid embarrassment. Binges are typically followed by shame and disgust about the behavior or,
at a minimum, an uncomfortable feeling of fullness.[13]
$ Les patients qui signalent des compulsions alimentaires ont besoin d’une évaluation pour les troubles
de l’humeur et autres psychopathologies. Le soin doit être pris pour distinguer les compulsions objectives des
compulsions subjectives. Les épisodes compulsifs que beaucoup de patients appellent "des bringues" peuvent
vraiment être de sévérité sousclinique. Les épisodes compulsifs peuvent (mais pas nécessairement) avoir une
fonction dissociative. Les patients peuvent décrire le sentiment “de perte de contrôle” ou « hors d'eux » et
déclarent qu'ils ne peuvent pas s’arrêter de manger quand ils essaient. Les compulsions alimentaires sont
souvent rapides trad, même frénétiques et faites dans le secret pour éviter la gêne trad. Les compulsions sont
typiquement suivies par la honte et le dégoût de la conduite ou, au minimum, un sentiment inconfortable de
« trop plein ». [13]

Binge eating in the absence of depression does not contraindicate participation in a weight-loss program. In a
trial of standard life-style modification for obesity (ie, a program of diet, exercise, and group behavior therapy),
patients with BED achieved greater average weight reduction than patients with no history of bingeing, and
maintained their losses equally well.[29]
$ Les compulsions alimentaires en absence de dépression ne sont pas une contre-indication à un
programme de perte de poids. Dans un essai de modification de style de vie standard pour l’obésité (c'est-à-
dire, un programme de régime, exercice et thérapie de conduite de groupe),
les patients avec compulsions ont eu la plus grande réduction de poids que les patients sans histoire de
compulsion et ont maintenu leurs pertes tout aussi bien. [29]

Health care professionals should also be alert to impaired quality of life in obese individuals, which increases in
severity at higher BMI levels.[30] Research suggests that difficulties in completing daily tasks may account for
reports of depression among obese individuals. [31] Perceived impairments in self-care activities and work-
related tasks, as well as the presence of significant bodily pain, may be particularly detrimental to mood.
$ Les professionnels de santé publique devraient aussi être vigilants à la qualité de vie diminuée des
individus obèses, qui augmente en sévérité pour les niveaux d’IMC les plus élevés. [30] La recherche suggère
que les difficultés à accomplir les tâches quotidiennes peuvent rendre compte des rapports de dépression parmi
les individus obèses. [31] Les affaiblissements perçus dans les activités de soin de soi et les tâches liées au
travail, aussi bien que la présence de douleur physique significative, peuvent être particulièrement
préjudiciables à l'humeur.

CONCLUSIONS
Contrary to common stereotypes and assumptions, obesity is not strongly associated with depression or any
abnormal personality characteristics. Psychological traits are more widely varied within the population of obese
persons than between obese and nonobese individuals. As with people of average weight, certain factors
appear to increase the risk of psychopathology among obese persons. Obese females, binge eaters, and
extremely obese persons are at increased risk for emotional disturbance. Recent research has attempted to
discover whether excess body weight is a risk factor for depression, or whether mood disturbances predispose
to obesity. Among adolescents, it seems that depression is related to obesity later in life; in older adults, obesity
precedes depression. Psychopathologie in an obese person requires the same treatment that would be provided
to a person of average weight. Weight loss is not an empirically supported treatment for major depression or
other psychiatric conditions.
$ Contrairement aux stéréotypes communs et aux hypothèses, l’obésité n'est pas fortement associée à
la dépression ou à de caractéristiques de personnalité anormales. Les traits psychologiques sont plus largement
diversifiés dans la population de personnes obèses qu'entre les individus obèses et nonobèses. Comme avec les
gens de poids moyen, certains facteurs semblent augmenter le risque de psychopathologie parmi les personnes
obèses. Les femmes obèses, avec compulsions alimentaires, et les personnes extrêmement obèses sont à
risque augmenté de troubles de l’humeur.
La recherche récente a essayé de voir si l’excès de poids est un facteur de risque pour la dépression, ou si les
troubles de l’humeur prédisposent à l’obésité. Parmi les adolescents, il semble que la dépression soit rattachée
à l’obésité plus tard dans la vie; chez les adultes plus âgés, l’obésité précède la dépression. La
psychopathologie chez une personne obèse exige le même traitement qui serait fourni à une personne de poids
moyen. La perte de poids n'est pas un traitement empiriquement soutenu pour la dépression majeure ou
d'autres conditions psychiatriques.

S
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