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À la conquête d’un terrain inconnu :

notre propre cerveau !

C’est une réelle guerre qui s’est lancée pour comprendre le fonctionnement du cerveau et de notre système nerveux. Des bataillons de la région sont au rendez-vous, à l’image d’une petite armée, sur le terrain, combattant sur plusieurs fronts. Champs de bataille localisé au Grenoble Institut de Neurosciences (GIN).

localisé au Grenoble Institut de Neurosciences (GIN). Coupe axiale des hémisphères droit et gauche en IRM

Coupe axiale des hémisphères droit et gauche en IRM

L e

GIN a ouvert ses portes

récemment, octobre 2007, il

a pour ambition de devenir

rapidement un pôle européen de recherche en Neurosciences. Le GIN a fait du vieil adage « c’est l’union qui fait la force » son cheval de bataille pour conquérir les mystères du fonctionnement de notre cerveau. Celui-ci est tellement complexe et la technologie pour l’appréhender tellement sophistiquée que la seule présence des médecins ne suffit plus à gagner la bataille. Ainsi, derrière les soldats du cerveau se cachent aujourd’hui chimistes, biologistes, physiciens, médecins cliniciens, neuropsychologues… L’institut est d’ailleurs lui-même l’œuvre d’une collaboration entre différents organismes: Inserm, CEA, CNRS, CRSSA, UJF, CHU de Grenoble. En tout, ce ne sont pas moins de 200 personnes réunies pour le même combat et réparties en 10 équipes travaillant sur des thématiques différentes mais qui se

consultent mutuellement, puisque toutes

réparties dans le même bâtiment de 6 000 m² conçu précisément pour faciliter

les échanges !

Comprendre le cerveau pour mieux le soigner Les combats du GIN sont multiples mais s’inscrivent dans la récente montée d’intérêt général pour les Neurosciences. Les hommes vivent de plus en plus vieux, il devient important de comprendre davantage notre cerveau pour mieux soigner les maladies qui l’affectent. Et ces maladies, sont nombreuses ! Le GIN s’attache tout particulièrement aux maladies neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer), aux accidents vasculaires cérébraux, à l’épilepsie, aux tumeurs cérébrales, aux maladies mentales, myopathies, et aux maladies liées à un stress chronique. Le potentiel de recherche du GIN, espérons-le, sera à la hauteur des enjeux actuels qu’il s’est juré de combattre ! Gilles Grenot

2 - Les neurones en fête - N° 1

Zoom sur

Les Neurosciences regroupent tou- tes les sciences nécessaires à l’étude de l’anatomie et du fonctionnement du système nerveux. Le système nerveux regroupe différents organes dont le cerveau, mais aussi la moelle épinière, les nerfs, les organes des sens et le système nerveux autonome qui assure l’équilibre physiologique de notre corps. Les recherches en Neurosciences sont donc souvent liées au cerveau, c’est le cas au GIN, mais pas uniquement !

L’IRM (imagerie à résonance magnétique) est une technique d’imagerie employée au GIN pour sonder notre cerveau. C’est l’arme des neuroscientifiques ! Les molécules d’eau du cerveau réagissent aux champs magnétiques de L’IRM et permettent d’imager le cerveau. On pourra même faire de l’IRM fonctionnelle, c’est-à-dire obtenir un film du fonctionnement du cerveau. L’IRM est un outil récent mais aujourd’hui indispensable, elle n’en reste pas moins hélas très coûteuse (environ 1 million d’euros d’investissement) !