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Pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien ? (Leibniz, 1740)

Imagine… Tu es au bord d’un lac et ton regard scrute sans entrave le ciel limpide dans le miroir de sa surface : un néant azur, vide, incommensurable. Et tout soudain se lève une légère brise, faisant frémir l’onde, brisant le miroir et le rendant impénétrable à ta vue : l’intangible devient tangible… Quelque chose apparaît là où il n’y avait rien.

En 1900, en essayant d’améliorer le modèle standard qui prédisait qu’un simple feu de cheminée dégage une énergie suffisante pour produire une irradiation mortelle 1 , Max Planck émet l’hypothèse que l’énergie ne se manifeste pas en un flux continu, mais plutôt comme une succession de petits paquets d’énergie :

les quanta. L’idée de Planck, c’est que des petits paquets successifs n’auraient pas le même effet dévastateur qu’un seul gros paquet de même énergie. Prenons l’exemple d’une digue qui supporte à longueur d’année des centaines de milliers de vagues, mais qui serait pulvérisée par une seule vague des

centaines de milliers de fois plus grosse. En 1905, Einstein se servira de ce même principe 2 pour expliquer qu’on ne peut pas déclencher une cellule photoélectrique avec plus de lumière (le nombre de petits paquets d’énergie), mais bien en augmentant sa

fréquence (qui agit, elle, sur la taille des paquets) 3 .

(qui agit, elle, sur la taille des paquets) 3 . Max Planck, 1901 La chauve- souris

Max Planck, 1901

elle, sur la taille des paquets) 3 . Max Planck, 1901 La chauve- souris fait vibrer

La chauve-souris fait vibrer l’air autour d’elle, créant un « espace- temps » ultrasonore afin de pouvoir y évoluer, y repérer des obstacles ou des proies.

Ce pavé jeté dans la mare de la physique devait à jamais troubler nos conceptions : Planck avait découvert à son corps défendant que l’essence de toute chose réside dans une vibration fondamentale dont la longueur d’onde, qui représente la plus petite unité de longueur connue, détermine la taille des paquets d’énergie constituant les « briques » de construction de notre Univers.

Pour reprendre l’analogie du début, la surface de l’eau troublée par un souffle de vent donne naissance à une onde qui manifeste sa présence. De même, la vibration fondamentale du « vide 4 » découverte indirectement par

1 Voir « La catastrophe ultra-violette » sur Wikipedia 2 Cela lui vaudra son premier prix Nobel de Physique 3 C’est leffet photoélectrique

4 Voir l’article : Mais où est donc le vide ?

Pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien ? (Leibniz, 1740)

Planck est la source des manifestations sensibles dans notre univers, comme la matière, l’énergie, la lumière etc.

univers, comme la matière, l’éne rgie, la lumière etc. On peut se représenter cette vibration s

On peut se représenter cette vibration sorganisant suivant une géométrie spécifique donde stationnaire en trois dimensions qui prend lapparence dune agglomération de minuscules petites sphères les oscillateurs de Planck dont le diamètre est précisément égal à la longueur fondamentale de Planck, soit environ 1,6×10 -33 cm, et qui constituent ensemble la substance du vide. (voir ci-contre)

Sans cette vibration fondamentale, l’univers resterait sans frontière, sans forme, sans apparence, imperceptible et intangible. Dès lors que cette vibration s’installe, le tangible apparaît : l’espace, dessiné par la forme de l’onde, et le temps, rythmé par le balancement régulier de ses ondulations.

En résumé, l’espace-temps qui est l’essence même de notre cadre de vie, la base fondamentale de la conscience que nous avons du monde qui nous entoure, cet espace-temps donc, est la manifestation d’une vibration qui en détermine toutes les caractéristiques.

« In principio erat Verbum… », Jean 1,1.
« In principio erat Verbum… », Jean 1,1.

Verbum : Gravure de M.C. Escher