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La bizarrerie quantique remplacée par la dynamique classique des fluides

Le 9 janvier 2014

Les chercheurs d’une équipe française, conduite par les physiciens Yves Couder et Emmanuel Fort, ont exploré des possibilités alternatives dans l’interprétation de la dualité onde-corpuscule concernant l’expérience de la double fente en observant des gouttes en suspension sur un bain d’huile vibrant. Si leurs remarquables résultats ont retenu l’attention du grand public, c’est que cette approche pourrait expliquer quelques-uns des plus étranges comportements des particules à l’échelle quantique. Couder et Fort démontrent à travers une expérience simple que la dynamique des fluides pourrait être le mécanisme sous-jacent classique des comportements visiblement étranges des particules quantiques et ce, sans nécessité d’un recours à l’interprétation mystérieuse, voire quasi-magique, de la théorie quantique moderne.

voire quasi-magique, de la théorie quantique moderne. J’ai la ferme conviction que les sept dernières

J’ai la ferme conviction que les sept dernières décennies du vingtième siècle entreront dans l’histoire comme le moyen âge de la physique théorique.

Carved Mead tiré de son livre Collective Electrodynemics

Je ne considère plus cette interprétation [statistique] comme finalement satisfaisante, même si elle s’avère utile en pratique. Pour moi, cela semble signifier un renoncement, bien trop fondamental dans son principe, à toute tentative de comprendre les processus particuliers.

Erwin Schrödinger

Pénétrons dans l’étrange monde quantique : dualité onde-corpuscule, non-localité, effet tunnel, mondes parallèles, rétro causalité, téléportation quantique, intrication, indéterminisme et résultats qui dépendent de l’observateur. Il n’est pas étonnant que dans leur tentative de décrire les résultats de l’expérience de la double fente de Thomas Young, les physiciens soient devenus à moitié fous au cours des 70 dernières années, depuis le développement de lInterprétation de Copenhague par Niel Bohr et Werner Heinsenberg. Et alors qu’aujourd’hui ce modèle est certainement le paradigme du consensus, Albert Einstein contesta vigoureusement cette interprétation de la Mécanique Quantique. Cependant, lors d’un célèbre débat en

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1929, la plupart ont considéré que Bohr avait supplanté Einstein par sa capacité à expliquer grâce à l’Interprétation de Copenhague les phénomènes observés dans les expérimentations quantiques. Par une forme de sagesse rétrospective, il apparaît qu’Einstein ne fut pas supplanté, mais bien en avance sur son temps. Car depuis, il y eu de nombreuses découvertes significatives, qui ne furent pas faites avant 20 ou 30 ans, et qui auraient pu offrir à Einstein et à sa position théorique de solides bases empiriques. Par exemple :

1933

: persistance d’un courant dans un anneau supraconducteur

1933

: expulsion du flux magnétique par un supraconducteur

1954

: maser

1960

: laser atomique

1961

: quantification du flux magnétique dans un anneau supraconducteur

1962

: laser semi-conducteur

1964

: dispositif d’interférence quantique supraconducteur

1980

: effet Hall quantique entier

1981

: effet Hall quantique fractionnaire

1996

: condensat de Bose-Einstein

2001

: intrication macroscopique

Chacune de ces découvertes a profondément modifié notre façon de voir le monde physique. Chacune représente un état de la matière cohérent et collectif. Chacune incarne un principe quantique fondamental qui se manifeste à une échelle macroscopique. Chacune a été examinée exclusivement par des moyens électromagnétiques. Il y eut cependant des explications alternatives des phénomènes quantiques qui, contrairement à l’Interprétation de Copenhague conservent un déterminisme et un réalisme physiques grâce auxquels les événements à l’échelle quantique ne sont pas intrinsèquement stochastiques, ou probabilistes, et ne sont pas entièrement liés à l’acte d’observation – l’observateur influence les expériences uniquement en vertu de ce qu’elles sont elles-mêmes un assemblage quantique macroscopique. Une de ces explications, nantie de bases théorique et empirique solides, est la Théorie de l’Onde Pilote développée par Louis de Broglie en 1927 et plus tard encore dans l’interprétation causale de la Mécanique Quantique de De Broglie-Bohm. La Théorie de l’Onde Pilote inclut la fonction d’onde normalement associée à la Mécanique Quantique (une amplitude de probabilité qui décrit toutes les configurations possibles à travers l’espace et qui est vue comme une abstraction purement mathématique) mais aussi une véritable configuration de fonction d’onde dans l’espace, qui existe, indépendamment du fait d’être ou non observée, c’est à dire réelle.

La bizarrerie quantique remplacée par la dynamique classique des fluides (figure ci-contre) « Quand les

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(figure ci-contre) « Quand les ondes sont confinées dans un enclos circulaire, elles se réfléchissent sur elles-mêmes, produisant des motifs complexes (ondulations grises) qui dirigent la goutte le long d’une trajectoire apparemment aléatoire (ligne blanche). Mais en fait, le mouvement de la goutte suit un motif statistique déterminé par la longueur d’onde de l’onde. »

Crédit : Dan Harris

Curieusement, on a récemment réalisé des expériences qui montrent que cette interprétation de la Mécanique Quantique pourrait avoir une base empirique. Les Physiciens Yves Couder et Emmanuel Fort ont reproduit beaucoup des effets observés dans les expériences quantiques, et ce, pourtant, en utilisant un système macroscopique. En faisant vibrer rapidement un bain d’huile, Couder et Fort ont pu y faire rebondir des gouttelettes de silicone qui, au lieu de se fondre dans le fluide, y produisirent des ondes grâce auxquelles elles « marchaient » sur sa surface. Les chercheurs ont effectivement réalisé un système d’onde-pilote macroscopique capable de reproduire toutes les particularités jusqu’alors considérées comme étant strictement cantonnées à l’échelle quantique comme : la diffraction d’une particule unique, l’effet tunnel, les orbites quantifiées et le fractionnement des niveaux orbitaux. De tels systèmes sont aujourd’hui connus comme des analogues quantiques hydrodynamiques.

Malgré le succès de ces expériences et le secours qu’elles semblent apporter à notre santé mentale, de nombreux physiciens demeurent sceptiques quant à la capacité de la théorie des ondes pilotes à expliquer avec précision tous les phénomènes quantiques. Et un de ces sujets à polémique est la question de la non-localité. Dans l’Interprétation de De Broglie-Bohm, les événements quantiques sont intrinsèquement non locaux, parce que le vecteur de n’importe quelle particule isolée est fonction de l’onde pilote qui dépend de la configuration globale de l’Univers entier. Le problème résulte de ce que de nombreux physiciens objectent que la dynamique des fluides des analogues quantique hydrodynamiques, comme le dispositif de Couder et Fort, n’est pas en mesure d’expliquer la non-localité. C’est alors qu’entre en scène le physicien Nassim Haramein, qui a décrit comment la non- localité peut apparaître dans l’analogie entre l’espace-temps et un système hydrodynamique. Durant des années, Haramein a prétendu que l’expérience de la double fente et l’interprétation de Copenhague pouvaient être réinterprétées dans le cadre de la dynamique des fluides, où le fluide est la structure de l’espace-temps qui est, au niveau quantique, composée de petits oscillateurs électromagnétiques de la

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taille de Planck, aussi connus dans la théorie quantique des champs comme l’énergie de point zéro du vide.

Dans son premier article avec le Dr. Rauscher, il a décrit la dynamique des fluides de l’espace-temps en incorporant un moment de torsion et l’effet Coriolis dans les équations de champ d’Einstein, montrant que pour engendrer la gravité, la structure de l’espace-temps n’est pas simplement courbée mais aussi enroulée, comme de l’eau tournoyant dans un trou d’évacuation. Dans son dernier article, Gravité quantique et masse holographique, Haramein démontre qu’en calculant le rapport reliant la surface et le volume des oscillateurs de Planck du vide (dans l’analogie de l’eau, ce serait les atomes des molécules d’eau qui composent le liquide), il est possible d’obtenir la valeur exacte de la masse gravitationnelle des trous noirs, habituellement obtenue en utilisant la Relativité Générale d’Einstein. Il applique la même technique au niveau quantique pour le proton et obtient ainsi une réponse correcte pour la masse du proton et son rayon, unifiant ainsi la théorie gravitationnelle avec le monde quantique, ce en quoi consiste justement la gravité quantique. Au cours de ses calculs de masse holographique, Haramein a découvert que toute l’information de tous les autres protons dans l’Univers était équivalente, en terme d’énergie, à toutes les petites fluctuations du vide de Planck à l’intérieur du volume d’un seul proton, comme s’ils étaient tous interconnectés par l’intermédiaire de ce champ « fluide » fondamental par un réseau de micros trous de vers en « tourbillons », ce dont il

fut question lors d’entretiens publics pendant la conférence CASYS ’11 en Belgique.

publics pendant la conférence CASYS ’11 en Belgique. Cliquer pour voir la vidéo de « La

Cliquer pour voir la vidéo de « La dynamique d’onde pilote des gouttelettes ambulantes »

Pour comprendre tout cela, nous regardons au-delà des simples évidences, nous dépassons l’aspect visible et en pénétrons les fondements pour obtenir un aperçu de la manière dont la non-localité peut fonctionner dans un système hydrodynamique. Tandis qu’il est vrai qu’à la surface, comme les gouttelettes de silicone qui rebondissent en produisant des ondes, nous ne voyons aucune connexion évidente entre les vortex et les remous qui sont créés, en revanche, si nous pouvions regarder en dessous de la surface, nous pourrions voir quelque chose de très surprenant. En dynamique des fluides, on a observé que deux vortex, ou remous, créés simultanément (comme dans le cas des intrications quantiques) restent en réalité connectés par-dessous la surface via un tunnel en forme de tourbillon, comme un trou de ver ! Ce tunnel-vortex en dessous de la surface, permettrait une connexion

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apparemment cachée entre les « ondes-particules » et leur donnerait la possibilité de rester corrélées même au-delà de l’espace et du temps. De tels trous de ver furent décrits par Einstein et Rosenberg (ponts d’Einstein-Rosen) et plus tard par John Wheeler comme une conséquence logique de la Géométrodynamique, la description topologique de l’espace-temps. Peuvent-ils maintenant être aussi utilisés pour décrire le domaine quantique ? Dans son dernier article, le physicien réputé Leonard Susskind, contributeur au principe holographique, démontra que l’intrication entre particules pourrait être due à un réseau de trous de vers dans la structure de l’espace-temps.

À partir de tout cela, une image complètement nouvelle du monde quantique est en train de se former, où les interactions de particule à particule et les comportements appartenant jusqu’alors au royaume de la bizarrerie magique du quantique, s’avèrent maintenant fondés sur des mécanismes très clairs de la structure de l’espace-temps lui-même.

Au fur et à mesure où nous examinons notre univers physique de façon toujours plus intelligente, il se pourrait que nous commencions à revenir à une sensation d’unification, laissant derrière nous la vision relativiste et quantique et découvrant de plus en plus qu’il y a une grande cohérence, une résonnance et une unité à notre réalité.

Par William Brown

Voir aussi :