Sunteți pe pagina 1din 2

Un joyau au cœur de la physique quantique

Le 18 octobre 2013

Commentaire de Nima Arkani-Hamed (l’architecte de l’amplituèdre 1 ) au sujet de l’abolition de l’espace-temps dans les amplitudes de diffusion :

Au sujet de l'effet Aharonov-Bohm « Ça paraît être non-local, mais nous nous disons de ne pas nous en faire, car nous savons que par la pensée, nous pouvons introduire un potentiel vecteur et quil est associé à la notion de localité, mais au prix d’un gros compromis de redondance de jauge… Nous pouvons être non-redondants et renoncer au principe manifeste de localité, ou nous pouvons être redondants et garder la localité. »

ou nous pouvons être redondants et garder la localité. » Illustration d’Andy Gilmore L’amplituèdre est un

Illustration d’Andy Gilmore

L’amplituèdre est un outil mathématique qui simplifie radicalement les calculs d’interactions particule-particule ; notamment ceux des amplitudes de diffusion, qui sont les calculs des probabilités des différentes issues dans les expériences de diffusion (comme les particules qui entrent mutuellement en collision dans un accélérateur). La simplification vient de l’utilisation d’une structure géométrique dans laquelle, au lieu de faire des calculs laborieux avec des milliers de termes (en utilisant ce qu’on appelle les Diagrammes de Feynman), les amplitudes de dispersion peuvent être calculées à partir des volumes de certains polytopes (dans le secteur plan de la théorie supersymétrique N=4 de Yang-Mills avec une structure mathématique connue sous le nom de grassmannienne positive, qui est utilisée pour généraliser et simplifier des calculs particuliers de physique). Essentiellement, c'est une méthode pour calculer les amplitudes de probabilités de particules subatomiques

1 En anglais : amplituhedron

Un joyau au cœur de la physique quantique

en utilisant des polyèdres de dimension n dans un espace abstrait, d'où l'appellation d’amplituèdre.

abstrait, d'où l'appellation d’amplituèdre. Puisque l'amplituèdre ne requiert aucune notion de

Puisque l'amplituèdre ne requiert aucune notion de localité (la spécificité d'un emplacement dans l'espace-temps), ni celle d’unitarité (toutes les probabilités étant entre 0 et 1, cest par nature la cohérence dans les calculs de théorie quantiques des champs), il peut, jusqu’à un certain point, être un système potentiel pour décrire la gravité quantique. Du fait que l'espace et le temps apparaissent comme des caractéristiques qui émergent des calculs et ne leurs sont pas intrinsèques, cela suggère qu'à un niveau plus fondamental il y a une structure géométrique qui est essentiellement intemporelle. Cette structure géométrique rappelle bien l’arrangement tétraédrique décrit par le physicien Nassim Haramein, qui a dépeint la matrice de 64 tétraèdres comme la structure fondamentale de la géométrie spatio- temporelle. En outre, Nassim Haramein a récemment utilisé une approche géométrique pour produire des modèles de gravité quantique, ainsi que pour expliquer le décalage apparemment énorme entre la force de gravité et d'autres forces naturelles, comme l'électromagnétisme ou l’interaction nucléaire forte. Une approche qui va très étroitement de pair avec les méthodes employées dans l'amplituèdre. Ceci ouvre des possibilités vraiment passionnantes, tant pour la physique théorique que pour les développements techniques.

Par : William Brown

Lire aussi :

https://www.simonsfoundation.org/quanta/20130917-a-jewel-at-the-heart-of-quantum-

physics/