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CAPES DE SCIENCES ECONOMIQUES ET SOCIALES

CNED

Année universitaire 2014 2015

Mathématiques appliquées aux sciences économiques et sociales

Christine Dollo, Août 2014

Sommaire

L’EPREUVE ET LE PROGRAMME

11

EXTRAITS DES TEXTES OFFICIELS (MINISTERE DE LEDUCATION NATIONALE : WWW.EDUCATION.GOUV.FR, 15 JUILLET 2013) :

11

VARIATIONS ABSOLUES ET RELATIVES, POURCENTAGES ET INDICES

12

I. VARIATIONS ABSOLUE ET RELATIVE

12

 

I.1. Variation absolue

12

I.2. Variation relative

12

II. POURCENTAGES

12

 

II.1. Pourcentages instantanés

12

II.2. Pourcentage de pourcentage

13

II.3. Pourcentage d’évolution

13

a. Pourcentage d’augmentation

13

b. Pourcentage de diminution

14

c. Coefficient multiplicateur et pourcentage d’évolution

14

d.

Opérations et pourcentages d’évolution

15

III. TAUX DE CROISSANCE GLOBAL ET MOYEN ANNUEL

17

 

III.1. Taux de croissance global

17

a. Taux de croissance sur une année

17

b. Taux de croissance global sur n années, à taux constant t%

17

III.2. Taux de croissance moyen annuel

18

IV. INDICES

 

18

 

IV.1. Indices élémentaires

18

 

a. Définition

18

 

b. Propriétés

18

IV.2. Indices synthétiques

19

a.

Indice de Laspeyres

19

Indice de Paasche

21

Indice de Ficher

21

V. TABLEAU RECAPITULATIF DES NOTIONS RENCONTREES PRECEDEMMENT

22

VI. ELASTICITES - ARCS

22

 

VI.1. Elasticité - prix de la demande

22

VI.2. Elasticité revenu

22

VI.3. Elasticités croisées

23

STATISTIQUES DESCRIPTIVES

24

I.

STATISTIQUES A UNE VARIABLE

24

 

I.1. Généralités

24

I.1.1. Population

24

I.1.2. Caractères

24

I.1.3. Effectifs

24

I.1.4. Graphiques

25

I.1.5. Effectifs cumulés croissants (e.c.c.)

26

I.1.6. Effectifs cumulés décroissants (e.c.d.)

26

I.1.7. Fréquences

27

I.2. Caractéristiques de position

27

I.2.1. Mode

27

I.2.2. Moyenne

28

I.2.3. Médiane

30

I.2.4. Quartiles

31

I.2.5. Déciles

31

I.3. Caractéristiques de dispersion

32

I.3.1. Etendue

32

I.3.2. Ecarts interquantiles

32

I.3.3. Ecart absolu moyen

32

I.3.4. Variance

32

I.3.5. Ecart-type

33

I.3.6. Coefficient de variation

34

I.4. Caractéristiques de concentration

34

I.4.1. Médiale

34

I.4.2. Courbe de concentration (Lorenz)

34

I.4.3. Indice de Gini

35

II. STATISTIQUES A DEUX VARIABLES

37

II.1. Nuage de points

37

II.2. Ajustement affine

38

II.2.1. Méthode des points extrêmes

38

II.2.2. Méthode de Mayer (à partir des données précédentes)

38

II.2.3. Méthode des moindres carrés

39

II.3. Ajustements non affines

40

II.3.1. Ajustement exponentiel

40

II.3.2. Ajustement puissance

40

II.4. Séries chronologiques

41

II.4.1. Généralités

41

SUITES ET CALCUL FINANCIER

44

I. GENERALITES

44

I.1. Définitions

44

Modes de définition

44

I.2. Sens de variation

44

Définition

44

Méthode

45

I.3. Limite d’une suite

45

II. SUITES PARTICULIERES

45

II.1. Suites arithmétiques

45

Définition

45

Terme général

46

Termes consécutifs

46

Somme des termes

46

II.2. Suites géométriques

47

Définition

47

Terme général

47

 

Termes consécutifs

47

Somme des termes

47

Limites d’une suite géométrique

48

II.3. Suites arithmético géométriques

48

Définition

48

Propriété

48

III.

CALCUL FINANCIER

49

III.1. Intérêts simples

49

Principe

49

Formule de base

49

III.2. Intérêts composés

49

Principe

49

Formule de base

49

Taux équivalents et taux proportionnels

50

Exercices

50

Taux effectif

50

III.3. Emprunts indivis

51

Annuités constantes

51

Taux effectif global (TEG)

52

Annuités progressives

52

Remboursement d’un emprunt avec différé

53

Remboursement anticipé

53

Tableau d’amortissement

54

III.4. Investissements

56

Principe

56

Critères de choix d’investissement

57

MATRICES ET CALCUL MATRICIEL

60

I. DEFINITION, TYPES DE MATRICES, PROPRIETES

60

 

I.1. Définition

60

I.2. Transposée d’une matrice

60

I.3. Matrices particulières

60

I.4. Egalité de deux matrices

61

II. OPERATIONS DE MATRICES

61

 

II.1. Somme de deux matrices

61

II.2. Produit d’une matrice par un réel

61

II.3. Produit de deux matrices A et B

62

II.3.1. Cas particulier d’une matrice uniligne A et d’une matrice unicolonne B

62

II.3.2. Cas général

62

II.3.3. Propriétés

63

III. DETERMINANTS ET INVERSION DE MATRICES

64

 

III.1. Calcul d’un déterminant

64

III.1.1. Matrices d’ordre 1 et 2

64

III.1.2. Matrices d’ordre 3

64

III.2. Inversion de matrice

65

III.2.1. Définition

65

III.2.2. Existence de A 1

65

III.2.3. Calcul de A 1

65

IV. APPLICATION DU CALCUL MATRICIEL A LA RESOLUTION DE SYSTEMES DE CRAMER

69

 

IV.1. Résolution d’un système de Cramer par la méthode des déterminants (méthode de Cramer)

70

 

IV.2. Résolution par la méthode de la matrice inverse

70

IV.3. Sujet de CAPES

71

V.

MATRICES ET GRAPHES

73

V.1. Définitions

73

V.I.1. Graphes probabilistes

73

V.1.2. Matrice de transition

73

V.2. Recherche de l’état stable

74

SYSTEMES

75

I. SYSTEMES DEQUATIONS

75

 

I.1. Systèmes à deux équations et deux inconnues

75

I.1.1. 1 er cas : D 0

75

I.1.2. 2 ème cas : D = 0

76

I.2. Systèmes à deux équations et trois inconnues

76

I.3. Systèmes à trois équations et deux inconnues

78

I.4. Systèmes à trois équations et trois inconnues

78

II. SYSTEMES DINEQUATIONS ET PROGRAMMATION LINEAIRE

78

III. SUJET DE CAPES

81

 

POLYNOMES

83

I.

BINOME

83

I.1. Equation du premier degré

83

I.2. Signe d’un binôme

83

I.3. Inéquation du premier degré ou s’y ramenant

84

II TRINOMES

85

II.1. Equation du second degré

85

II.2. Signe d’un trinôme a x² + b x + c

86

II.3. Inéquation du second degré

87

III.

POLYNOMES

87

III.1. Définition

87

III.2. Factorisation d’un polynôme

88

ETUDE ET REPRESENTATION GRAPHIQUE D’UNE FONCTION

89

INTRODUCTION : PLAN DETUDE DUNE FONCTION

89

I. ENSEMBLE DE DEFINITION, PARITE DUNE FONCTION

89

 

I.1. Ensemble de définition d’une fonction

89

I.2. Parité et imparité

90

I.2.1. Fonction paire

90

I.2.2. Fonction impaire

90

I.3. Symétrie

91

I.3.1. Axe

91

I.3.2. Centre

92

II. LIMITES ET CONTINUITE

93

 

II.1. Approches de la notion de limite

93

II.1.1. Approche calculatoire

93

II.1.2. Approche graphique

94

II.2. Définitions sur les limites

95

II.2.1. Limite finie en a

95

II.2.2. Limite infinie à l’infini

96

II.2.3. Limite finie à l’infini

96

II.2.4. Limite infinie en une valeur a II.3. Continuité II.3.1. Définitions et interprétation graphique II.3.2. Théorèmes généraux II.4. Opérations sur les limites II.4.1. Somme II.4.2. Produit II.4.3. Quotient II.5. Applications à l’étude de certaines fonctions II.5.1. Fonctions polynômes II.5.2. Fonctions rationnelles II.5.3. Fonctions irrationnelles II.6. Continuité sur un intervalle II.7. Branches infinies

II.7.1. Cas où

II.7.2. Cas où

II.7.3. Cas où

III. DERIVATION

f(x) = b (b fini)Cas où II.7.2. Cas où II.7.3. Cas où III. D ERIVATION lim + f(x) = ±

lim

où II.7.3. Cas où III. D ERIVATION f(x) = b (b fini) lim + f(x) =

+ f(x) = ± ou

a

D ERIVATION f(x) = b (b fini) lim + f(x) = ±  ou a f(x)

f(x) = ±

lim

f(x) = ±

x a

III.1. Accroissement moyen III.2. Nombre dérivé en a III.3. Dérivées et opérations III.4. Tangente III.4.1. Approche de la notion de tangente III.4.2. Définition et équation

f(x) f(a) x-a

III.5. Dérivée et sens de variation d’une fonction III.5.1. Définition du sens de variation d’une fonction III.5.2. Sens de variation des fonctions usuelles III.5.3. Théorèmes III.6. Extremum III.6.1. Théorème III.6.2. Exemple III.7. Convexité concavité III.8. Point d’inflexion III.9. Elasticité-point

III.4.3. Cas où f’(a) n’existe pas, mais

lim

x a +

= ± ou

lim

x a

f(x) f(a) x-a

IV. SUJETS SUR LES FONCTIONS (PROBLEME DE CAPES)

IV.1. Sujet N° 1 IV.1.1. Domaine de définition :

IV.1.2. Limites IV.1.3. Calcul de la dérivée :

IV.1.4. Sens de variation et tableau de variation IV.1.5. Centre de symétrie IV.1.6. Equation de la tangente IV.1.7. Nombre de racines de l'équation IV.2. Sujet N° 2

 

97

97

97

98

98

98

98

99

99

99

99

100

101

102

102

102

102

103

103

103

104

106

106

106

= ±

107

107

107

107

108

109

109

109

110

111

111

112

112

112

112

113

113

113

113

113

114

IV.2.1. Correction

114

V.

APPLICATION DE LETUDE DE FONCTION A LA MICROECONOMIE (FONCTIONS DE DEMANDE)

115

V.1. Sujet N°1

115

Corrigé

115

V.2. Sujet N° 2

117

Corrigé

117

CALCUL INTEGRAL

119

 

I. PRIMITIVES

119

I.1. Définition

119

I.2. Existence et propriétés d’une primitive

119

I.2.3. Existence

119

I.2.2. Propriétés

119

I.3. Tableau des primitives

119

I.4. Méthode de calcul d’une primitive

120

II. CALCUL INTEGRAL

121

 

II.1. Définition et propriétés

121

II.1.1. Définition

121

II.1.2. Propriétés

121

II.2. Calcul d’une intégrale

121

II.2.1. 1 ère méthode

121

II.2.2. 2 ème méthode

122

II.3.1. Cas particuliers

122

II.4. Application du calcul d’aire au calcul du surplus du consommateur et du producteur

123

Sujet N° 1

123

Sujet N° 2

123

FONCTIONS LOGARITHMES, EXPONENTIELLES, PUISSANCES

125

I. FONCTIONS LOGARITHMES

125

 

I.1. Fonction logarithme en base e : ln

125

I.1.1. Ensemble de définition

125

I.1.2. Limites

125

I.1.3. Dérivée

127

I.1.4. Tableau de variations de ln

127

I.1.5. Représentation graphique

127

I.1.6. Propriétés algébriques

128

I.2. Résolution d’équation avec des logarithmes

128

I.3. Fonctions logarithmes en base a (a > 0, a 1)

128

II. FONCTIONS EXPONENTIELLES

129

 

II.1. Fonction exponentielle en base e

129

II.1.1. Ensemble de définition

129

II.1.2. Limites

129

II.1.3. Dérivée

130

II.1.4. Tableau de variations

130

II.1.5. Représentation graphique

131

II.1.6. Propriétés algébriques

131

II.2. Résolution d’équations avec des exponentielles

131

II.3. Fonctions exponentielles en base a (avec a > 0)

132

II.3.1. Cas particuliers

132

II.3.2. Dérivée

132

III.

FONCTIONS PUISSANCES

133

 

III.1. Limites

133

III.2. Dérivées

133

III.3. Tableaux de variation

133

III.4. Propriétés algébriques

134

DENOMBREMENTS ET PROBABILITES

135

I. DENOMBREMENTS

135

 

I.1. Cardinal d’un ensemble fini

135

Définition

135

Cardinal d’un ensemble produit

135

Théorème

135

Exemples

135

I.2. P-Listes d’éléments

136

Définition

136

Nombre de p-listes

136

I.3. Arrangements

136

Définition

136

Nombre d’arrangements

136

I.4. Permutations

137

Définition

137

I.5. Combinaisons

137

Définitions

137

Théorème

137

Propriétés des Cn p

137

I.6. Organigramme

138

II. NOTIONS DE PROBABILITES

138

 

II.1. Vocabulaire des évènements

138

II.2. PROBABILITES

139

 

Définition

139

Propriétés

139

II.3. Probabilité conditionnelle

139

Exemple : lancer d’un dé cubique parfait

139

Définitions

140

II.4. Indépendance

140

Définition

140

Propriété

140

Exercice

140

II.5. Probabilités totales

141

Théorème

141

II.6. Formule de Bayes

142

III.

VARIABLES ALEATOIRES

143

III.1. Variable aléatoire

143

III.2. Fonction de répartition

143

III.3. Variables aléatoires discrètes

144

Définition

144

Loi de probabilité d’une variable aléatoire discrète

144

Espérance d’une variable aléatoire discrète

144

Variance d’une variable aléatoire discrète

144

 

III.4. Variables aléatoires continues

145

Définition

145

Espérance

146

Variance

146

IV.

LOIS DISCRETES USUELLES

147

IV.1. Loi binomiale

147

Définition

147

Espérance de X

147

Variance de X

148

IV.2. Loi géométrique

148

Définition

148

Espérance et écart type de X

148

IV.3. Loi de Poisson

148

Définition

148

Espérance et variance de X

149

Approximation d’une loi binomiale par une loi de Poisson

149

V. LOIS CONTINUES USUELLES

150

 

V.1. Loi uniforme

150

Fonction de répartition

150

Espérance et variance

151

V.2. Loi exponentielle

151

V.3. Loi normale

151

Définition

151

Etude et représentation graphique de f

151

Propriétés

151

Approximation d’une loi binomiale par une loi normale

153

V.3. Droite de Henry

154

Principe

154

Exemple

155

VI. ECHANTILLONNAGE

156

 

VI. 1. Principe

156

VI.2. Loi faible des grands nombres

156

VII. ESTIMATION-SONDAGE

157

 

VII.1. Principe

157

VII.2. Estimation ponctuelle

157

Moyenne

157

Fréquence

157

Ecart type

158

VII.3. Estimation par intervalle de confiance

158

Moyenne

158

Pourcentage

159

ANNEXE 1 : COMPLEMENTS DES PROGRAMMES DE MATHEMATIQUES DU CYCLE TERMINAL DE LA SERIE

ES ET SAVOIR-FAIRE APPLICABLES A DES DONNEES

160

1. ANALYSE

160

2. STATISTIQUES DESCRIPTIVES

160

a. Présentation de données statistiques

160

b. Analyse statistique élémentaire à une variable

160

c. Analyse statistique élémentaire à deux

161

3. PROBABILITE ET STATISTIQUE INFERENTIELLE

161

ANNEXE 2 :

162

SAVOIR-FAIRE APPLICABLES AUX DONNEES QUANTITATIVES ET AUX REPRESENTATIONS GRAPHIQUES DANS LES PROGRAMMES DE SCIENCES ECONOMIQUES ET SOCIALES

162

PROGRAMME DE SECONDE

162

Savoir-faire applicables à des données quantitatives qui seront mobilisés dans le traitement du programme

162

PROGRAMME DE PREMIERE

162

Savoir-faire applicables aux données quantitatives et aux représentations graphiques

162

PROGRAMME DE TERMINALE

163

Enseignement de tronc commun : Savoir-faire applicables aux données quantitatives et aux représentations graphiques

163

Calcul, lecture, interprétation

163

Lecture et interprétation

163

Enseignement de sciences sociales et politiques : Savoir-faire applicables aux données quantitatives et

aux représentations graphiques

163

Calcul, lecture, interprétation

163

Lecture et interprétation

164

Enseignement d’économie approfondie : Savoir-faire applicables aux données quantitatives et aux représentations graphiques

164

Calcul, lecture, interprétation

164

Lecture et interprétation

164

L’épreuve et le programme

Les mathématiques font partie des épreuves orales du concours. Depuis la session 2014, les mathématiques appliquées sont intégrées à l’épreuve d’entretien à partir d’un dossier. Un exercice est ainsi proposé aux candidats à la fin du dossier documentaire et les candidats disposent de 15mn pour l’exposer.

Extraits des textes officiels (Ministère de l’éducation nationale :

www.education.gouv.fr, 15 juillet 2013) :

« Le programme de l'exercice de mathématiques appliqué aux sciences économiques et sociales correspond pour l'essentiel aux programmes de mathématiques du lycée en cours, l'année de l'épreuve : cela correspond aux programmes d'enseignement de seconde, de première ES et d'enseignements spécifiques et de spécialité de terminale ES auxquels s'ajoutent quelques compléments définis ci-dessous en annexe (voir Annexe 1). L’importance des outils informatiques est soulignée dans l’ensemble de ces programmes. Il est indispensable qu’un futur enseignant ait une connaissance convenable des instruments de calcul qu’utiliseront ses élèves et en premier lieu des calculatrices graphiques : outre les traitements numériques usuels, les candidats doivent être capables de représenter graphiquement une fonction sur une calculatrice dans une fenêtre bien adaptée au problème traité ; ils doivent connaître les fonctions de la calculatrice pour toutes les opérations sur matrices et vecteurs, les fonctions statistiques, en particulier celles donnant un ajustement affine, ainsi que les fonctions de distribution de probabilités au programmes du lycée (loi binomiale et loi normale). Les exercices proposés dans cette épreuve s’inscrivent assez souvent dans des contextes économiques et sociaux et peuvent mettre en jeu des concepts propres aux sciences économiques et sociales. Ainsi, sont supposés connus du candidat :

· les techniques d’analyse des variables économiques : taux d'évolution simple, global, moyen, coefficient

multiplicateur, valeur nominale (ou « en valeur » ou à prix courants), valeur réelle (ou en volume ou à prix constants), indice simples et pondérés ; · les formalisations élémentaires de l’analyse macroéconomique (équilibre général macroéconomique classique, modèle IS-LM, multiplicateur keynésien, …) ;

· le tableau entrées-sorties (TES) en comptabilité nationale : valeur ajoutée, PIB, coefficients techniques, modèle de Léontief ;

· des notions relatives aux problèmes monétaires : taux de change, parité des pouvoirs d’achat ;

· des modèles de fiscalité : impôt proportionnel, impôt progressif (par tranches) ;

· les notions de base de la microéconomie : analyse du choix du consommateur (contrainte budgétaire,

utilité, courbes d’indifférence, élasticité de la demande), analyse du choix du producteur (productivité moyenne, marginale, rendements croissants, décroissants, constants, coût total, coût moyen, marginal), équilibre en concurrence pure et parfaite, en situation de monopole, surplus ;

· des outils d’analyse de la consommation : propension marginale, moyenne à consommer, élasticité revenu,

structure de la consommation et coefficients budgétaires ;

· les bases du calcul financier : intérêts simples, intérêts composés, valeur acquise, valeur actuelle, taux

proportionnels, taux équivalents. Emprunts à annuités constantes, amortissements. Choix d’investissements :

critère du bénéfice actualisé, du taux de rendement interne, du délai de récupération ;

· les notions relatives à la mobilité sociale : table de destinée, de recrutement, mobilité parfaite.

De façon générale, les candidats doivent maîtriser les notions de rapport, proportion, pourcentage, de taux de variation (global, moyen), d’indices et être capables de déjouer tous les pièges que ceux-ci peuvent contenir ; il en est de même des différentes moyennes (arithmétique, géométrique, harmonique) ».

Variations absolues et relatives, Pourcentages et Indices

I. Variations absolue et relative

I.1. Variation absolue

La variation absolue d’une grandeur G est la différence entre la valeur finale et la valeur initiale de cette grandeur. Notation : G Exemples :

- La population d’une ville est passée en 2001 de 120 000 à 135 000 habitants.

G = 135 000 120 000 = 15 000

G > 0, donc G a augmenté

- La population d’un village est passée en 2001 de 1500 à 1200 habitants.

G = 1200 1500 = - 300

Propriété :

Si Y = a X + b, a et b constantes, alors Y = a X Preuve : Y 1 = a X 1 + b ; Y 2 = a X 2 + b

Par différence, Y 2 Y 1 = a (X 2 X 1 ) = a X

G < 0, donc G a diminué.

I.2. Variation relative

La variation relative d’une grandeur G est le rapport entre la variation absolue de cette

grandeur et la valeur initiale de la grandeur : G

G

Exemples précédents :

- Pour la ville : G

G

= 1350 000 120 000

120 000

- Pour le village : G

G

300

= - 1500 = - 0,2

15000

= 120000 = 0,125

II. Pourcentages

II.1. Pourcentages instantanés

Soit un ensemble E ayant un nombre n non nul d’éléments et une partie A de E ayant p éléments. La part t en pourcentage de A dans E est telle que :

Conséquence :

12

t =

t p   nombre d’éléments de A 100 n nombre d’éléments de E n
t
p
nombre d’éléments de A
100
n
nombre d’éléments de E
n p  100
E
A
A
 t %

A est inclus dans E, ce qui se note A E

Exemple : 5 étudiants sur 20 ont réussi au CAPES. On peut alors dire :

5

1

4 : un quart des étudiants ont réussi (en fraction)

20 =

1

4 = 0,25 = 100 = 25% : 25% des étudiants ont réussi (en pourcentage)

25

1

4

= 0,25. Le taux de réussite est de 0,25 (en écriture décimale)

II.2. Pourcentage de pourcentage

E B B  b %  a % A
E
B
B
 b %
 a %
A

A B E

A

pourcentage E B B  b %  a % A A  B  E

Exemple : Dans une préparation au CAPES ayant 50 étudiants, 40% sont des filles. On sait par ailleurs que 10% d’entre elles ont eu un bac S. Quel est le pourcentage de filles ayant le bac S dans cette promotion et quel est le nombre de filles ayant eu le bac S dans cette préparation ?

L’ensemble de référence est l’ensemble des étudiants préparant le CAPES.

Nombre de filles préparant le CAPES : 50

40

100 = 20

Nombre de filles ayant le bac S et préparant le CAPES : 20

2 = 50

40 10

100 100

10

100 = 2

2

Pourcentage de filles préparant le CAPES et ayant le bac S : 50 = 0,04 = 4%.

II.3. Pourcentage d’évolution

a. Pourcentage d’augmentation

Si une grandeur G augmente de t % entre deux dates t 0 et t 1 , on a :

13

 

1 +

t

100

G 1 = G 0   1 + t

100

 

  s’appelle le coefficient multiplicateur.

t    1 + 100  Valeur finale Valeur initiale   
t
1 +
100
Valeur finale
Valeur initiale
 
G
G
1
0

Exemple : Lorsque le nombre de postes au

augmentation de t% telle que : 60 = 50   1 +

t

100

CAPES passe de 50

à

60,

on

a

une

, soit

100 = 60 50

t

50

10

50 = 0,20 = 20%.

=

On a donc une augmentation de 20% des postes. Remarque : une augmentation de 20% revient à multiplier la valeur initiale par le

coefficient multiplicateur 1,2.

b. Pourcentage de diminution

Si une grandeur G diminue de t % entre deux dates t 0 et t 1 , on a :

Remarque : G G

1

0

-

t

= G 1 G 0

100

G

0

= 1

t

100

G 1 = G 0   1 -

100

 

t

ou

G G 0 1 = -

1

t

100

Exemple : Une calculatrice coûte normalement 51 euros. Combien vaut-elle en période de solde, lorsque tout est vendu 30% moins cher ?

p 1 = p 0 1

30

100

= p 0 (1 0,3) = p 0 0,7

p 1 = 51 0,7 = 35,7 euros. Remarque : une diminution de 2% revient à multiplier la valeur initiale par le coefficient

multiplicateur 0,98.

c. Coefficient multiplicateur et pourcentage d’évolution

Le coefficient multiplicateur (CM) vaut :

CM = G 1

t

100

G 0 = 1 ±

Le taux de croissance (pourcentage d’évolution) vaut : ± t = (CM - 1 ) 100 Exemples :

1)

Un bien coûtait 160 euros à la date t 0 et vaut 192 euros en t 1 :

Evolution

Expression

   

Exemple

Variation absolue

G = G 1 - G 0

 

G = 192 - 160 = + 32

Variation relative

G

 

G

1

G

0

G 1 1

G

32

160

0,2

G

0

G

0

G

0

G 0

Taux de croissance

t

G

G

1

1

 

t = 0,2 100 = 20

 

100

 

G

0

G

0

(taux de croissance de 20%)

Coefficient multiplicateur

CM =

G

1

1t

 

CM = 192

160 1,2

 

G

0

Indice base 100 à la date t 0

G 1 100

   

I t

= 120

 

I

 t 1 G t 0 0
t
1
G
t
0
0
1 t 0
1
t
0

(indice 120 base 100 en t 0 )

2) Si un prix est multiplié par 3, cela correspond à une augmentation de 200%.

En effet,

P 1 = P 0 3 = P 0 (1 + 2) = P 0

1

200

100

ou

t = (CM - 1) 100 = (3 - 1) 100 = 200

Remarque : Lorsque l’on a des évolutions successives, on prend souvent des coefficients multiplicateurs (c’est-à-dire des indices base 1 à la date initiale). Exemples :

- Le prix d’un article augmente de 10 % puis de 20 %. Il a finalement augmenté de 32% (32 10 + 20). P 2 = P 0 1,1 1,2 = P 0 1,32

- Le prix d’un article augmente de 10% puis baisse de 10%.

Il a finalement baissé de 1% :

P 2 = P 0 1,1 0,9 = P 0 0,99

Une hausse de 10% et une baisse de 10% ne se compensent pas.

d. Opérations et pourcentages d’évolution

Produit Si on connaît le pourcentage d’évolution de chaque facteur d’un produit, on peut en déduire le pourcentage d’évolution du produit lui-même. Exemples :

- Le nombre de salariés d’une entreprise a augmenté de 20% et le salaire de chaque employé a augmenté de 10% au cours de l’année 1997.

S 1

N 1

Aire

S 2

N 2

Aire

Quel est le pourcentage d’augmentation du coût de fonctionnement (augmentation mesurée par l’aire hachurée sur le schéma ci-dessus) ? Désignons par C 1 , N 1 , S 1 (C 2 , N 2 , S 2 ) le coût, le nombre de salariés, le salaire d’un employé au début (en fin) d’année 1997. C 1 = N 1 S 1 et C 2 = N 1 1,2 S 1 1,1 = N 1 S 1 1,2 1,1 = C 1 1,32 Le coût a donc augmenté de 32 %.

- Le prix du kilo d’abricots passe de 3 euros à 2,4 euros. Quel pourcentage de quantité supplémentaire d’abricots le consommateur peut-il acheter s’il ne veut pas changer sa dépense absolue en abricots ?

On a : 2,4 3 = - 0,6

3

3

= - 0,2 = - 20%

Le prix du kilo d’abricots baisse donc de 20%, ce qui correspond à un coefficient multiplicateur de 0,8. Avant augmentation : D = P Q

Après augmentation : D’ = (P 0,8 ) Q’ On veut D = D’ P Q = (P 0,8 ) Q’

d’où Q’ =

= D’ P  Q = (P  0,8 )  Q’ d’où Q’ = Q

Q

= 0,8 = Q 1,25 = Q 1 +

25

100

Le consommateur peut alors acheter 25% de fruits en plus lorsque le prix du kilo augmente de 20%.

Quotient Si on connaît le pourcentage d’évolution de chaque terme d’un quotient, on peut en déduire le pourcentage d’évolution du quotient lui-même. Exemple : Le salaire d’un salarié de l’entreprise E augmente de 0,8% alors que les prix ont augmenté de 1,2%. Quelle est l’évolution du pouvoir d’achat de cet employé ? Soient S et P le salaire et le niveau général des prix avant augmentation. Soient S’ et P’ le salaire et le niveau général des prix après augmentation.

PA’ = P’ S =

des prix après augmentation. PA’ = P’ S ’ = = P S  1008 1

= P S 1008

1012 PA 0,99604.

On a donc une diminution de 0,396% du pouvoir d’achat de ce salarié.

Somme Si on connaît le pourcentage d’évolution de chaque terme d’une somme, on ne peut pas en déduire le pourcentage d’évolution de la somme sans renseignement supplémentaire. Exemple :

Une entreprise est constituée d’un salarié gagnant un salaire E et d’un employeur gagnant un salaire P. La masse salariale de l’entreprise est alors M = P + E. Au cours de l’année 2001, le salaire du salarié a augmenté de 10% et celui de l’employeur de 5%. La masse salariale a-t-elle augmenté de 15 ? De 7,5% ? D’un autre pourcentage ?

Soit M’ la nouvelle masse salariale, E’ et l’employeur.

P’ les nouveaux salaires du salarié et de

M’= E’ + P’ ;

M’ = E’ + P’ = E 1,1 + P 1,05 Le pourcentage d’augmentation de la masse salariale est :

P’ = P × 1,05 ;

E’ = E × 1,1

t

= M’

est : P’ = P × 1,05 ; E’ = E × 1,1 t = M’

100

t

M - 1 =

- 1

dépend donc de E et P. On ne peut pas dire quelle est sa valeur.

100

Si on ne connaît pas E et P, on ne peut qu’encadrer t :

1,05 (E + P) < 1,1 E + 1,05 P < 1,1 (E + P)

1,05 < 1,1 E + 1,05 P E + P

< 1,1

t

1,05 1 < 100 < 1,1 1

t

0,05 < 100 < 0,1

Si on connaît les salaires E et P ou même seulement si on sait que

calculer t :

1,1 P + 1,05 P P - 1 = 1,1 k + 1,05

E

P + P P

k + 1

E

t

100 =

- 1

E

P = k, alors on peut

Cas particulier : si les salaires E et P sont égaux, alors :

k = 1 :

100 = 1,05 + 1,1

t

2

- 1 = 0,075

d’où t = 7,5%

III. Taux de croissance global et moyen annuel

III.1. Taux de croissance global

a. Taux de croissance sur une année

Soient une grandeur G et un taux de croissance annuel de t%. G prend la valeur G 0 en

début d’année et G 1 à la fin de la même année.

On a : G 1 = G 0 1 +

100

t

b. Taux de croissance global sur n années, à taux constant t%

Soit G n la valeur de G en fin de la nième année : G n = G 0 1 +

d’où : 1 +

t

G n

100 = G 0

t

G n

100 = G 0

1/ n

- 1

1/ n

Exemples :

100

t

n

- Un objet valait 80 euros le 1er janvier 1997. Il augmente de 5% chaque année. Quel est

son prix le 1 er janvier 2001 ? G 01 = G 0 1,05 4 = 97,2405 euros.

- Un objet valait 50 euros, le 1 er janvier 1995 et vaut 90 euros le 1 er janvier 2001. Calculer le taux de croissance annuel i supposé constant sur la période étudiée. 90 = 50 (1 + i) 6

d’où 1 + i =

90

1/6 et i =

9

5

1/6 – 1 = 0,102923 …

50

Le taux annuel est donc de 10,2923 %.

III.2. Taux de croissance moyen annuel

Un

salaire

augmente

en

1999

de

10%

puis

en

2000

de

20%.

Quelle

a

été

son

augmentation

globale

sur

les

deux

années ?

Quelle

est

le

taux

moyen

annuel

d’augmentation ?

S 1 = S 0 1,1

S 2 = S 1 1,2 = S 0 1,1 1,2 = S 0 1,32 = S 0 1 +

32

100

On a donc sur les deux ans une augmentation globale de 32% (et non pas de 10 + 20 = 30%).

Le taux moyen annuel est i tel que : S 0 (1 + i)² = S 2 = S 0 1,32

D’où (1 + i)² = 1,32

i = 1,32 1/2 – 1 = 1,1489 …

i = 0,1489 … 14,89%

14,89 32

2

IV. Indices

IV.1. Indices élémentaires

a. Définition

On appelle indice élémentaire de G à la date t 1 base 1 à la date t 0 le nombre : G

1

G

0

.

On appelle indice

élémentaire de

I  G 1 100 t 1 G t 0 0
I
G 1 100
t
1
G
t
0
0

Remarque : Les nombres G

1

G

0

et

G

1

G

0

G

à

la date

t 1 base

100 sont sans unité.

100

à

la date

t 0 le nombre

:

Exemple : si un bien coûte 40 euros en 1998 et 60 euros en 2001, alors :

I 2001/1998 =

60

40 100 = 3

2 100 = 150

L’indice élémentaire de prix du bien considéré est égal à 150 en 2001, base 100 en 1998.

b. Propriétés Circularité I  I t 2 t 0  I
b. Propriétés
Circularité
I
I
t
2
t
0
I

1

 t 1 100 t 0
t
1
100
t
0

Exemple : On sait que I 2001/1998 = 125 et I 1999/1998 = 110

On peut alors en déduire : I 2001/1999 = I 2001/1998

I

1999/1998 100 = 125

110 100 113,64

Réversibilité

I t1/t0 = 10000

I

to/t1

Exemple : le prix d’un objet est 125 en 2001 base 100 en 1998. Quel est l’indice du prix de cet objet en 1998, base 100 en 2001 ? Réponse :

I 1998/2001 =

10000

= 10000

I

2001/1998

125

= 80

IV.2. Indices synthétiques

Lorsqu’on a plusieurs produits, on calcule un indice synthétique des prix ou un indice synthétique des quantités.

a. Indice de Laspeyres

Définition Un indice de Laspeyres est la moyenne arithmétique des indices élémentaires

des prix

des grandeurs G 1 , G 2 … G n pondérées par les valeurs globales de ces grandeurs base 100 à

l’année de base. Notations :

- p t0 est le prix d’une grandeur à l’année t o

i

- q to est la quantité d’une grandeur à l’année t o

i

- V to = p t0 q to est la valeur globale d’une grandeur à l’année t o

i

i

i

Indice de Laspeyres des prix

D’après la définition : L pt1/to =

n

i = 1

V

to

i

I pt1/to (G i )

n

i=1

V

to

i

(1)

Exercice 1 L’indice des prix d’un pays est composé de trois groupes de produits A, B, C dont les coefficients budgétaires sont respectivement de 30%, 40%, 30%. En deux ans, les prix du groupe A augmentent de 30%, ceux du groupe B sont multipliés par 1,5 et l’indice des prix du groupe C qui était à 140 augmente de 28 points.

- Calculer l’indice de Laspeyres des prix à la fin de l’année 2, base 100 au début de l’année 1.

- Pendant la même période, les salaires ont augmenté de 30%. Quelle a été la variation moyenne annuelle du pouvoir d’achat ? Réponse

a) I p2/1 (A) = 130

I p2/1 (B) = 150

L p2/1 =

1 (A) = 130 I p 2 / 1 (B) = 150 L p 2 /

= 135

I p2/1 (C) = 168

140 100 = 120

b) I p2/1 (S) = 130 Les prix ont été multipliés par 1,35 et les salaires par 1,3 ; Le pouvoir d’achat des salaires a donc diminué. Si on note P a le pouvoir d’achat en t 1 et P a ’ le pouvoir d’achat en t 2 , on a :

P a ’ =

’ le pouvoir d’achat en t 2 , on a : P a ’ = =

= S

1,3

P 1,35 = P a

1,3

1,35 = P a 0,963

Soit i le taux de variation annuel moyen du pouvoir d’achat : (1 + i)² = 0,963 D’où i = 0,963 1/2 1 - 0,019 Le pouvoir d’achat a donc diminué en moyenne de 1,9% par an sur la période. Remarque : si on connaît les prix et les quantités aux années t 1 et t o , on peut transformer la formule (1) qui devient :

L

pt1/to =

la formule (1) qui devient : L p t 1 / t o = = 

=

100

(2)

Exercice 2

D’après le tableau suivant, calculer l’indice de Laspeyres des prix de 2001 par rapport à

1999.

 

Prix unitaires

Quantités

1999

2001

1999

2001

Bien 1

12

14

100

120

Bien 2

16

18

80

90

L

p2001/1999 =

120 Bien 2 16 18 80 90 L p2001/1999 =  100 = 2 8 4

100 = 2840

2480 100 = 114,5161…

Indice de Laspeyres des quantités D’après la définition, on a :

L qt1/to =

n

i = 1

V

to

i

I qt1/to (G i )

n

i=1

V

to

i

Si on connaît les prix et les quantités, la relation devient :

L

qt1/to = =

quantités, la relation devient : L q t 1 / t o = =  100

100

(2)

Reprenons l’exercice 2 .

On a : L q2001/1999 =

2 . On a : L q 2 0 0 1 / 1 9 9 9

100 = 2880

2480 100 = 116,129 …

Indice de Paasche

Définition Un indice de Paasche est la moyenne harmonique des indices élémentaires des prix pondérés par les valeurs globales de l’année d’arrivée.

Indice de Paasche des prix

P pt1/to =

d’arrivée. Indice de Paasche des prix P pt1/to = (1) Reprenons l’exercice 1 précédent, en calculant

(1)

Reprenons l’exercice 1 précédent, en calculant un indice de Paasche des prix :

P pt1/to =

un indice de Paasche des prix : P p t 1 / t o = 

133,79

Remarque : si on connaît les prix et les quantités aux années t 0 et t 1 , la relation (1) devient :

aux années t 0 et t 1 , la relation (1) devient :  100 (2)

100

(2)

Reprenons l’exercice 2 en calculant un indice de Paasche des prix :

P pt1/to =

un indice de Paas che des prix : P p t 1 / t o =

100 = 3300

2880 100 = 114,58 …

Indice de Paasche des quantités

P qt1/to = =

= 114,58 … Indice de Paasche des quantités P qt1/to = = (1) Remarque : si

(1)

Remarque : si on connaît les prix et les quantités aux années t o et t 1 , la relation (1) devient :

P qt1/to =

t 1 , la relation (1) devient : P q t 1 / t o =

100

(2)

Reprenons l’exercice 2 en calculant un indice de Paasche des quantités :

P qt1/to =

indice de Paasche des quantités : P q t 1 / t o =  100

100 = 330000

2840

= 116,197 …

Indice de Ficher L et P étant les indices de Laspeyres et de Paasche, on appelle indice de Fischer, le nombre :

F =

et de Paasche, on appelle indice de Fischer, le nombre : F = Reprenons l’exercice 2

Reprenons l’exercice 2 précédent en calculant un indice de Fischer des prix :

F =

le nombre : F = Reprenons l’exercice 2 précédent en calculant un indice de Fischer des

= 114,5480 …

V. Tableau récapitulatif des notions rencontrées précédemment

 

Evolution

   

Formule

   

Exemple

Variation absolue

   

V = V 1 V 0

 

V = 69 60 = 9 > 0

Variation relative

   

V = V 1 V 0

 

V

9

     

=

60 = 0,15

 

V

0

V

0

V 0

Taux

de

croissance

pourcentage d’évolution

ou

100 = V

t

V

0

= V 1

V

0

- 1

t = 0,15 100 = 15

(taux d’accroissement de 15%)

Coefficient multiplicateur

 

C m = V 1

V

0

 

t

C m = 69

60 = 1,15

 

= 1 ±

100

Indice base 100 à la date t o

I t1/to =

V 1

100

 

I t1/to = 115

V

0

 

VI. Elasticités - arcs

VI.1. Elasticité - prix de la demande

Soit P le prix d’un bien et Q la quantité demandée à ce prix.

e q/p =

Q

Q

P

P

L’élasticité prix de la demande est donc un rapport de variations relatives. Le résultat indique quelle est la variation en pourcentage de la quantité demandée consécutive à une augmentation de 1% du prix du bien. Remarques :

e > 0 : biens de type Veblen (effet de snobisme) ou Giffen : la quantité demandée augmente lorsque le prix du bien s’accroît.

e < 0 : bien normal

- 1 < e < 1 : bien faiblement élastique (biens nécessaires); la quantité demandée varie relativement moins vite que le prix.

e < - 1 ou e > 1 : bien fortement élastique ; la quantité demandée varie relativement plus vite que le prix du bien.

e = - 1 : élasticité unitaire : la quantité demandée varie proportionnellement au prix.

VI.2. Elasticité revenu

Soit Q la quantité d’un bien et R le revenu d’un consommateur.

e Q/R =

Q

Q

R

R

Remarques :

e Q/R < 0 : biens inférieurs. La consommation de ce type de bien diminue lorsque le revenu augmente.

0 < e Q/R < 1 : biens normaux. La consommation augmente avec le revenu, mais moins que proportionnellement.

e Q/R = 1 : la dépense de consommation est strictement proportionnelle à la variation du revenu.

e Q/R > 1 : biens de luxe. La part des dépenses consacrées à ce type de biens augmente plus vite que le revenu.

VI.3. Elasticités croisées

Une élasticité croisée mesure l’intensité de la variation de la quantité demandée d’un bien lorsque le prix d’un autre bien varie.

Remarques :

e Qa/Pb =

Q a

Q a

P b

P b

si e >0, on dit que les biens sont substituables. Si le prix du bien B augmente, alors on