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CHAPITRE

OBSERVER
OBSERVER

4 Lumière et énergie

> Manuel pages 72 à 89

Choix pédagogiques

Ce chapitre aborde l’aspect énergétique du rayonnement lumineux. La notion de photon est introduite et l’inte- raction entre lumière et matière est interprétée à l’aide de ce dernier. La quantification de l’énergie de la matière et de celle des rayonnements explique la présence de raies d’absorption dans les spectres de la lumière des étoiles. L’explication des caractéristiques du spectre de la lumière solaire, commencée au chapitre précédent avec la loi de Wien, est ainsi complétée à l’aide de l’interaction entre lumière et matière.

OUVERTURE DE CHAPITRE

OUVERTURE DE CHAPITRE

L’avion Solar Impulse 2.

Cet avion est capable de voler pendant 5 jours et 5 nuits sans carburant. Comment est-ce possible ?

Le but de cette question est de faire comprendre qu’un rayonnement transfère de l’énergie : lorsque la lumière est absorbée par la matière, de l’énergie est récupérée. Les moteurs de l’avion sont alimentés exclusivement par le rayonnement du Soleil qui fournit de l’énergie aux cellules photovoltaïques, produisant ainsi un courant électrique. Une partie de l’énergie est emmagasinée pour le fonctionnement nocturne. D’autres exemples peuvent être évoqués, comme l’ab- sorption de lumière par les végétaux pour réaliser la photo- synthèse, à l’origine de l’énergie que nous récupérons de notre alimentation. On pourra faire remarquer qu’inversement, pour émettre un rayonnement en permanence, la matière doit recevoir de l’énergie : les piles s’usent lorsque l’on fait fonction- ner une lampe de poche.

Expériences avec différentes lumières colorées.

Pourquoi les lumières colorées émises par ces deux types de laser sont-elles différentes ?

Pour émettre un rayonnement en permanence, la matière doit recevoir de l’énergie. Ici, les lasers doivent être alimentés électriquement. On pourrait ainsi penser que la couleur du rayonnement laser est liée à l’éner- gie transférée par la matière au rayonnement. Mais des pointeurs lasers de puissances modérées peuvent émettre un rayonnement rouge ou vert. On se contente ici de faire comprendre aux élèves que c’est la nature de la matière à l’origine du rayonnement (le milieu actif du laser) qui caractérise sa longueur d’onde. Un laser He-Ne contient des atomes de néon émettant un rayonnement rouge à la longueur d’onde de 633 nm, un laser Nd-YAG contient des ions néodyme à l’origine du rayonnement vert à 532 nm (rayonnement infrarouge doublé en fréquence).

En prolongement, la notion de photon et son lien avec la longueur d’onde pourront être évoqués avec la question suivante.

Vidéo Débat : L’effet photoélectrique.

Comment Einstein a-t-il interprété l’effet photoélectrique ?

Cette vidéo montre l’intérêt de considérer la lumière comme un déplacement de photons. Elle peut être utilisée à la suite de l’activité 1 qui concerne l’effet photoélectrique. La vidéo présente succinctement l’effet photoélectrique avec une animation modélisant l’arrachement d’élec- trons d’une plaque de métal : une lumière violette peut arracher des électrons, mais pas une lumière rouge, et ceci quelle que soit la quantité de lumière rouge reçue. Ce phénomène ne s’explique pas avec le modèle ondula- toire de la lumière et la notion de photon est introduite. L’expression hν de l’énergie d’un photon, que l’on doit à Einstein, est évoquée pour expliquer l’effet. On pourra faire remarquer que le modèle ondulatoire de la lumière explique la propagation de la lumière, mais que l’aspect corpusculaire est nécessaire pour décrire les échanges d’énergie entre matière et lumière.

ACTIVITÉS

1. ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE

Effet photoélectrique

Commentaires

Cette activité concerne la compétence « Interpréter les échanges d’énergie entre lumière et matière à l’aide du modèle corpusculaire de la lumière » et a pour but de montrer la nécessité de considérer la lumière comme un déplacement de photons lorsqu’il y a échange d’énergie entre lumière et matière. La vidéo du document 1 est disponible sur le site :

www.nathan.fr/sirius2015

29

Réponses

S’APPROPRIER

1. Un électron peut être extrait d’un métal lorsqu’un

rayonnement lui fournit l’énergie nécessaire à son extraction.

ANALYSER

2.

le métal est éclairé par le rayonnement de longueur d’onde 254 nm, alors qu’avec le rayonnement de longueur d’onde 365 nm, la charge ne change pas. Des

électrons ne sont donc extraits de la plaque de zinc que par le rayonnement de longueur d’onde 254 nm.

b.

augmente lorsque la lampe se rapproche de la plaque. Or pour le rayonnement de longueur d’onde 365 nm, la charge de la plaque ne change pas, même lorsque la lampe est proche, ce qui laisse penser que l’intensité lumineuse n’a, dans ce cas, pas d’influence sur l’arrache- ment d’électrons de la plaque.

L’intensité de la lumière atteignant la plaque de zinc

a. Non, car la charge de la plaque de zinc varie lorsque

VALIDER

3.

électrons par « paquets » d’énergie, les photons. Ainsi, pour qu’un électron soit éjecté de la plaque, il faut que l’énergie d’un seul photon soit suffisante. Si l’énergie des photons n’est pas suffisante, il n’y a pas d’effet sur les

électrons. Or cette énergie ne dépend que de la longueur d’onde de la lumière et non pas de l’intensité lumineuse. Ceci explique que des électrons ne soient extraits que par un des deux rayonnements utilisés et qu’une augmenta- tion de l’intensité lumineuse ne permette pas à l’autre rayonnement d’engendrer l’effet photoélectrique.

4.

diminue lorsque la longueur d’onde λ du rayonnement augmente. Or l’arrachement d’un électron du métal ne peut avoir lieu qu’avec un photon d’énergie suffisante, ce que confirme l’expérience puisque ce n’est que le rayonnement de plus petite longueur d’onde qui permet l’effet photoélectrique.

b.

L’effet photoélectrique, avec une plaque de zinc, ne

a. D’après l’expression, l’énergie | Δ| d’un photon

D’après Einstein, l’énergie lumineuse est transmise aux

peut se produire qu’avec des photons d’énergie suffi- sante, donc avec un rayonnement de longueur d’onde forcément plus petite que 365 nm. La lumière visible ne pourrait donc pas extraire d’électron du zinc, même avec un rayonnement très intense.

2. ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE

Atomes et photons

Commentaires

L’activité 1 a montré que les échanges d’énergie entre matière et rayonnement sont quantifiés. L’activité 2 montre que la matière elle-même possède une énergie quantifiée. À travers l’exemple des atomes d’hydrogène, on met en œuvre la compétence « Connaître les rela-

tions λ = c et | Δ| = hν et les utiliser pour exploiter un

ν

diagramme de niveaux d’énergie ».

30

Réponses

ANALYSER

a. Ces longueurs d’onde sont distribuées de façon

1.

discrète car seules certaines radiations sont émises.

b.

gie. L’énergie de cet atome diminue donc.

Lorsqu’il émet de la lumière, un atome libère de l’éner-

RÉALISER

a. D’après le document 2 :

2.

| Δ| = hc

λ

= 6,63 × 10 34 × 3,00 × 10 8

656,3 × 10 9

= 3,03 × 10 19 J.

b.

différence d’énergie entre les niveaux 2 et 3. L’atome perdant de l’énergie ici, la transition considérée est le passage du niveau 3 vers le niveau 2.

| Δ| = 3,03 × 10 19 J 0,30 × 10 18 J correspond à la

VALIDER

3.

gène peut échanger correspondent à l’écart entre deux niveaux d’énergie d’une transition. Les photons émis

par un gaz d’atomes possèdent ainsi des énergies, et donc des longueurs d’onde ne pouvant prendre que des valeurs discrètes. Le spectre de la lumière émise par une lampe à vapeur d’hydrogène est un spectre de raies.

b.

celles qui peuvent être fournies par un atome d’hydro- gène car elles sont égales aux écarts entre les niveaux d’énergie. Ainsi, les énergies des photons absorbés sont identiques à celles des photons émis. Les raies d’absorp- tion ont donc les mêmes longueurs d’onde dans le vide que les raies d’émission de l’hydrogène.

Les énergies pouvant être reçues sont les mêmes que

a. Les énergies des photons qu’un atome d’hydro-

3. ACTIVITÉ DOCUMENTAIRE

Le spectre solaire

Commentaires

Afin d’étudier le spectre de la lumière solaire, cette activité propose de déterminer la classe spectrale du Soleil. On invite d’abord l’élève à se questionner sur le fond continu et la présence de raies d’absorption. On demande ensuite d’argumenter pour répondre à la question initiale, en évoquant la surface et l’atmosphère du Soleil, afin de travailler la compétence « Expliquer les caractéristiques (forme, raies) du spectre solaire ».

Réponses

S’APPROPRIER

1.

une longueur d’onde variant de 400 nm à 500 nm, où elle est maximale, puis diminue jusqu’à 800 nm.

L’intensité lumineuse du fond continu augmente pour

ANALYSER

2.

tral traduisent les raies d’absorption du spectre (raies sombres) qui sont dues à l’absorption de certaines radia- tions par l’atmosphère du Soleil.

a. Les brusques baisses d’intensité du profil spec-

b. C’est la quantification des niveaux d’énergie qui explique que seulement certaines radiations peuvent être absorbées par les atomes de l’atmosphère solaire :

les photons absorbés doivent avoir une énergie égale à une différence entre deux niveaux.

COMMUNIQUER

3. Utilisons le spectre solaire (doc. 3) afin de déterminer la classe spectrale du Soleil. Ce spectre est composé :

d’un fond continu dont l’étendue est liée à la tempéra- ture de la photosphère (surface) du Soleil ;

de raies sombres dues à l’absorption de lumière par des

éléments présents dans sa chromosphère (atmosphère). Le maximum d’émission du fond continu a une longueur d’onde λ m 500 nm (doc. 3). Ainsi, la loi de Wien (doc. 2) permet d’estimer la température de la surface solaire :

T = 2,90 × 10 3

λ

m

.

T = 2,90 × 10

500 × 10 La comparaison avec les températures du document 1 laisse supposer que le Soleil est une étoile de type G ou K. Par ailleurs, les données révèlent les valeurs des lon- gueurs d’onde des photons émis par certains atomes et pouvant donc être absorbés par ces atomes s’ils sont présents dans l’atmosphère du Soleil. Les raies marquées du spectre de la lumière solaire corres-

pondant aux baisses importantes d’intensité lumineuse du profil spectral, il est possible de repérer les longueurs d’onde de ces raies marquées. Pour cela, il faut déter- miner l’échelle en longueur d’onde du document 3 : on mesure 12,2 cm entre les extrémités du spectre sépa- rées de 400 nm en longueur d’onde, donc l’échelle est

de

qu’à chacune des longueurs d’onde des raies indiquées par les données correspond une raie marquée. Les raies d’absorption dues à l’hydrogène de l’atmosphère du Soleil sont particulièrement visibles : ainsi, d’après le document 1, le Soleil semble être une étoile de type G. On peut donc supposer que l’aspect changeant du Soleil est dû à l’atmosphère de la Terre, au moment de l’observation (au cours d’une journée ou des saisons), ou à des défauts de notre vision lorsque la lumière est trop intense.

12,2 = 32,8 nm · cm 1 . Les mesures montrent alors

3

9

5 800 K.

400

EXERCICES

Appliquer le cours

Lumière et énergie (§1 du cours)

12. Illustrer un échange d’énergie Le rayonnement solaire réchauffe la Terre, alimente des cellules photovoltaïques, apporte l’énergie nécessaire à la photosynthèse ; il faut dépenser de l’énergie élec- trique pour faire éclairer une lampe, etc.

13. Faire une analyse dimensionnelle c

a. ν =

b. La dimension du membre de droite est :

⎣ λ ⎦

de la fréquence [ν] = T 1 (l’unité « hertz » Hz est équiva-

= T 1 , ce qui est cohérent avec celle

λ

[c

]

c

=

[λ] = L T 1

L

lente à « par seconde » s 1 ).

14. Relier longueur d’onde et fréquence

λ

c

=

3, 00

×

10

8

ν

ν

=

=

ν

c

λ

c

λ

=

106

3, 00

×

×

6

10

10

8

11

×

10

2

=

3, 00

×

10

8

=

=

2, 83 m

2, 7

×

10

9

1,5

Hz

×

10

15

=

2, 0

×

10

2

×

10

9

=

Hz

La lumière : onde ou particules ? (§2 du cours)

15. Déterminer des énergies de photons

• Onde de téléphone portable de fréquence :

μ = 1,8 × 10 9 Hz | Δ| = h ν = 6,63 × 10 34 × 1,8 × 10 9 = 1,2 × 10 24 J

• Lumière transmise par une diode laser (λ = 650 nm) :

| Δ|

=

h ν =

hc

6, 63

×

10

34

×

3, 00

×

10

8

λ = 3,06 × 10 19 J

=

650

×

10

9

16. Déterminer des grandeurs

| Δ|

hc , donc ν = | Δ|

λ

h

=

h ν =

A.N. : ν =

3,0 × 10

15

6,63 ×

10 34 = 4,5 × 10 18 Hz

λ =

| Δ| A.N. : λ = 6,63 × 10 34 × 3,00 × 10 8 3,0 × 10 15

hc

= 6,6 × 10 11 m.

17. Utiliser l’électron-volt

a. | Δ| = 4,4 × 10 7 eV = 4,4 × 10 7 × 1,60 × 10 19 J

= 7,0 × 10 26 J

| Δ|

b.

A.N. : ν =

=

h ν, donc : ν = | Δ| 7,0 × 10

6,63 × 10 34 = 1,1 × 10 8 Hz.

h

26

18. Déterminer un nombre de photons

L’énergie émise par la diode en 1 seconde correspond à la somme des énergies de chacun des photons émis. En notant N le nombre de photons émis en 1 seconde, on a :

= N | Δ|, d’où : N =

| Δ|

A.N. :

1 seconde.

=

N

0,50

3,0 ×

10 19

= 1,7 × 10 18 photons émis en

31

Quantification des niveaux d’énergie (§3 du cours)

19. Comprendre la quantification d’énergie

a. Le diagramme montre que seulement certaines valeurs de

l’énergie sont accessibles à l’atome de mercure.

b. Le niveau fondamental est le niveau de plus basse

énergie, ici 1 = 0 eV. Les autres niveaux sont les niveaux excités.

c. Les énergies des photons qu’un atome peut échanger

correspondent à l’écart entre les deux niveaux d’énergie d’une transition. Les photons émis par un gaz d’atomes possèdent ainsi des énergies et donc des longueurs d’onde ne pouvant prendre que des valeurs discrètes : le spectre de la lumière émise par la vapeur de mercure est un spectre de raies.

20. Distinguer absorption et émission

a. | Δ| = | 3 4 | = | 5,45 6,71 | = 1,26 eV

Or | Δ| = hν = hc , donc :

λ

λ

= | Δ| = 6,63 × 10 34 × 3,00 × 10 8

hc

1,26 × 1,60 × 10 19

= 9,87 × 10 7 m

= 987 nm.

L’atome perd de l’énergie au cours de la transition car il atteint un niveau de plus basse énergie. Un photon est émis au cours de la transition, donc il

s’agit d’une raie d’émission.

b. | Δ| = | 5 3 | = | 7,73 5,45 | = 2,28 eV

λ

= | Δ| = 6,63 × 10 34 × 3,00 × 10 8

hc

2,28 × 1,60 × 10 19

= 545 nm.

= 5,45 × 10 7 m

L’atome gagne de l’énergie au cours de la transition car il atteint un niveau de plus grande énergie. Un photon est absorbé pour que la transition ait lieu, il s’agit donc d’une raie d’absorption.

c.

% (eV)

% (eV)
 

%

 

5

5  
 

%

 
%  

4

   
4    

%

%  
 

3

 

21.

Expliquer les raies du spectre solaire

a.

Les raies sombres sont dues à l’absorption de

certaines radiations de la lumière émise par la photo- sphère (surface) du Soleil par les gaz de la photosphère

(atmosphère).

b. Les raies d’absorption du spectre se traduisent par les

brusques baisses d’intensité du profil spectral.

c. C’est la quantification des niveaux d’énergie qui

explique que seules certaines radiations peuvent être absorbées par le gaz d’atomes : les photons absorbés doivent avoir une énergie égale à une différence entre deux niveaux.

32

EXERCICES

S’entraîner

22. Exercice résolu dans le manuel

23. Application de l’exercice résolu

> COMPÉTENCES : Restituer, réaliser, valider.

1.

λ = c

 

λ

=

ν 3,00 × 10

8

= 0,12 m.

 

2,4 × 10

9

2. Δ|

|

=

h ν

 

|

Δ| = 6,63 × 10 34 × 2,4 × 10 9 = 1,6 × 10 24 J.

3. Le nombre maximum N de photons émis correspond à

une puissance d’émission P = 100 mW. On a alors :

P =

Δt avec = N | Δ| l’énergie transférée pendant

Δt = 1 s. Donc : N = P Δt

| Δ|

N = 100 × 10 3 × 1

1,6 × 10 24

= 6,2 × 10 22 photons émis en 1 s.

24. Exercice résolu nº 2 dans le manuel

25. Application de l’exercice résolu nº 2

> COMPÉTENCES : S’approprier, restituer, analyser, réaliser.

1.

| Δ|

=

hν β =

hc

λ β

=

6,63 × 10 34 × 3,00 × 10 8

486 × 10 9

= 4,09 × 10 19 J

| Δ| = 4,09 × 10 19

1,60 × 10 19 eV = 2,56 eV

Or la différence d’énergie entre les niveaux 2 et 4 vaut :

|4 2 | = | 0,85 (3,40) | = 2,55 eV, ce qui corres- pond, aux arrondis près, à l’énergie | Δ| du photon de la raie H β : c’est bien la transition du niveau 2 vers le niveau 4 qui est à l’origine de la raie d’absorption H β .

2. % (eV) – 0,85 n = 4 –1,51 n = 3 –3,40 n =
2.
% (eV)
– 0,85
n
= 4
–1,51
n
= 3
–3,40
n
= 2
26.
Apprendre à rédiger
> COMPÉTENCES : S’approprier, restituer, analyser,
communiquer.

a. La forme globale du profil spectral représente les proportions des différentes radiations émises par le gaz condensé de la photosphère (surface) du Soleil. Ce rayon- nement d’origine thermique constitue le fond continu du spectre solaire. La lumière émise par la photosphère est en partie absor- bée lors de son passage par la chromosphère (atmosphère) du Soleil. Celle-ci est responsable des raies d’absorption qui se superposent au fond continu du spectre solaire et qui se traduisent par les brusques baisses d’intensité du profil spectral. L’absorption n’a lieu que pour certaines

longueurs d’onde car les photons ne sont absorbés que

s’ils ont une énergie égale à une différence entre deux niveaux d’atomes ou d’ions de l’atmosphère du Soleil.

b. Le fond continu du spectre solaire nous renseigne sur

la température de surface du Soleil. La longueur d’onde

du maximum d’émission du fond continu vaut à peu près

λ m = 4,9 × 10 2 nm, donc la loi de Wien permet d’estimer la

température T de la surface du Soleil :

T =

27.

2, 90

×

10

3

2, 90

×

10

3

 

λ

m

4, 9

×

10

2

×

10

9

5, 9 × 10

3

K .

Lampe à vapeur de sodium

> COMPÉTENCES : Restituer, analyser, réaliser.

a. Un atome est dans son état fondamental lorsque son

niveau d’énergie est minimal. Il ne peut donc pas céder d’énergie en émettant de la lumière. Pour que l’atome

puisse émettre de la lumière, il doit être initialement dans un état excité : ceci est rendu possible par les collisions avec les électrons qui apportent de l’énergie aux atomes de sodium. Cette énergie est ensuite restituée sous forme de lumière.

b. Les énergies des photons émis se calculent à partir de

leurs longueurs d’onde dans le vide :

Δ

Δ

1

2

=

h

ν

1

=

hc

λ

1

=

6, 626

×

10

34

×

2, 998

×

10

8

589, 0

×

10

9

=

=

3, 373

3, 373

×

×

10

10

19

J

eV

10

=

34

2, 105 eV .

×

2, 998

×

19

=

1, 602

hc

λ

=

2

19

10

×

6, 626

×

3, 369

= ×

10

8

10

19

589, 6

J

×

10

9

=

2, 103 eV .

Ces énergies correspondent à la différence d’énergie

entre niveaux des transitions. Puisque le niveau fonda- mental est choisi d’énergie nulle, les deux autres niveaux ont pour énergie les valeurs 2,103 eV et 2,105 eV.

c.

(eV)

(eV)
 

2,105

2,103

   
 
h 1
h
1
h 2
h
2

0

0
0

28. In English Please

> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser, valider, communiquer.

a. 4,0 eV = 4,0 × 1,60 × 10 19 J = 6,4 × 10 19 J

min =

b. hν = hc donc :

min =

λ

λ

hc

min

= 6,63 × 10 34 × 3,00 × 10 8

6,4 × 10 19

=

= 3,1 × 10 2 nm.

= 3,1 × 10 7 m

Il s’agit d’une radiation ultraviolette.

c. Pour que l’énergie du photon soit supérieure à min ,

la longueur d’onde doit être inférieure à la précédente.

d. Les molécules d’ozone vont absorber des photons dans

le domaine des UV de courtes longueurs d’ondes (UV B et C) qui altèrent ou détruisent les cellules vivantes. La

couche d’ozone joue donc le rôle d’une protection pour les organismes vivants sur Terre.

29. S’auto-évaluer

a. L’énergie des photons émis se calcule à partir de leurs

longueurs d’onde dans le vide :

hc 6, 63 × 10 − 34 × 3, 00 × 10 8 Δ 
hc
6, 63
×
10
− 34
×
3, 00
×
10
8
Δ
=
=
λ
459
×
10
− 9
=
4, 33
×
10
19
J .
Ce qui donne en eV :
4, 33
×
10
19
Δ
=
=
2, 71
eV .
1, 60
×
10
19

Or l’énergie d’un tel photon correspond à la différence des énergies entre les niveaux de la transition. Ici, on s’in- téresse à une raie d’émission, donc la transition s’effec- tue d’un niveau donné à un niveau inférieur, car l’atome cède l’énergie transportée par le photon. On a donc :

| Δ| = | final initial | = 2,71 eV. D’après le diagramme

des niveaux d’énergie du césium, c’est la transition du

niveau repéré par l’indice 3 à celui repéré par l’indice 0

qui coïncide. b. (eV) 0 4 –1,38 3 –2,29 2 – 2,61 1 – 3,61
qui coïncide.
b.
(eV)
0
4 –1,38
3 –2,29
2 – 2,61
1 – 3,61
0 – 5,00
30.
★ Quelles molécules à la surface du Soleil ?

> COMPÉTENCES : S’approprier, analyser, réaliser, communiquer.

Les documents nécessaires à la résolution de cet exer-

cice sont disponibles sur le site :

www.nathan.fr/sirius2015

La quantification de l’énergie des atomes présents dans l’atmosphère des étoiles est à l’origine des raies d’absorption de leurs spectres. De même, d’après le document 2, les molécules possèdent des énergies quan- tifiées, mais les niveaux d’énergie étant très nombreux et de valeurs d’énergie proches, elles produisent des bandes d’absorption, c’est-à-dire que la baisse d’inten- sité lumineuse du profil spectral a lieu sur un intervalle de longueurs d’onde.

33

Ainsi, le spectre de la lumière solaire obtenu depuis la Terre (spectre du bas du document 1) présente en parti- culier trois bandes d’absorption notées G, a et B. Aux longueurs d’onde λ de ces intervalles correspondent des

photons d’énergies | Δ| telles que : | Δ| = hν = hc

λ Les calculs avec les valeurs des longueurs d’onde limites des bandes d’absorption indiquées par le document 1 conduisent aux intervalles en énergie :

[4,60 ; 4,64] × 10 19 J pour la bande G ;

[3,13 ; 3,17] × 10 19 J pour la bande a ;

[2,86 ; 2,90] × 10 19 J pour la bande B.

En comparant avec les données du document 2, on en déduit que la bande G est due à la molécule de méthyli- dine CH et que les bandes a et B sont dues à la molécule de dioxygène O 2 . Or le spectre de la lumière solaire obtenu depuis un satellite situé en dehors de l’atmos- phère terrestre ne présente pas les bandes a et B, mais seulement la bande G (doc. 1). On peut supposer que les molécules de dioxygène ne sont pas présentes dans l’atmosphère du Soleil. En effet, le document 3 révèle qu’à haute température, les molécules se dissocient pour former des atomes indépen- dants. Or l’allure du profil spectral du Soleil montre que le fond continu de son rayonnement émet avec la plus grande intensité à une longueur d’onde λ max 500 nm (spectre du haut du document 1). L’utilisation de la loi de Wien (doc. 4) permet alors d’estimer la température de la surface du Soleil :

.

T = 2,9 × 10 6

500

5 800 K.

Ainsi, le dioxygène peut être présent n’importe où sur le trajet de la lumière étudiée. L’atmosphère terrestre, riche en dioxygène (c’est le deuxième gaz le plus présent, après le diazote) peut expliquer la présence des bandes a et B lorsque l’on forme le spectre de la lumière solaire depuis le sol terrestre, comme c’est le cas pour le spectre du bas du document 1. Mais le document 3 précise que la molécule CH est plus fragile que la molécule O 2 . Si les molécules de dioxygène ne sont pas présentes dans l’atmosphère du Soleil, les molécules de méthylidine ne devraient pas y exister. On peut donc dire que, malgré la température, des molécules CH sont bien présentes dans l’atmosphère du Soleil, et que des molécules d’O 2 , moins fragiles, doivent aussi y exister. Pourtant, d’après les deux spectres du document 1, les bandes d’absorption a et B du dioxy- gène sont dues au dioxygène terrestre. D’après le document 4, on peut supposer que les molécules CH et O 2 sont présentes dans le Soleil, mais en très petites quantités, et que CH est une molécule absorbant de manière intense, alors que O 2 absorbe peu. Ainsi, le spectre solaire révèle la présence de la molé- cule de méthylidine, mais il ne révèle pas directement celle de la molécule de dioxygène, qui doit pourtant être présente sans doute sous forme de traces dans l’at- mosphère du Soleil.

34

31. ★★ Déterminer expérimentalement la constante de Planck

> COMPÉTENCES : Analyser, valider.

a. La relation donnée traduit la conversion de l’éner-

gie d’un électron (membre de droite) en énergie d’un photon (membre de gauche). Cette conversion amène à

faire les hypothèses suivantes :

l’énergie de l’électron est intégralement convertie en énergie du photon (pas de dissipation d’énergie) ;

la lumière émise par la DEL est supposée parfaitement

monochromatique de longueur d’onde λ ; – les électrons ne possèdent tous que l’énergie minimale

S permettant l’émission de lumière.

b. D’après l’écriture du résultat de la mesure, on a

l’encadrement :

(5,9 0,8) × 10 34 J · s < h < (5,9 + 0,8) × 10 34 J·s

5,1

× 10 34 J · s

< h < 6,7 × 10 34 J·s

c. 6,63 × 10 34 J · s est comprise dans l’intervalle précé- dent, donc le résultat est compatible avec cette valeur. Les hypothèses réalisées semblent donc valides.

EXERCICES

Vers le Bac

Les fiches-guides permettant d’évaluer ces exercices par compétences sont disponibles sur le site :

www.nathan.fr/sirius2015

32. ANALYSE ET SYNTHÈSE DE DOCUMENTS

Couleur de la nébuleuse d’Orion

> COMPÉTENCES : S’approprier, restituer, analyser, réaliser,

valider, communiquer.

Éléments de réponse D’après le document 1, la nébuleuse d’Orion est surtout composée d’hydrogène gazeux. Le spectre de sa lumière est ainsi un spectre d’émission de raies (doc. 2). Une partie de l’hydrogène de la nébuleuse est ionisée sous l’effet d’un rayonnement ultraviolet (doc. 1). Pour ioniser un atome d’hydrogène initialement dans son niveau fondamental, il faut lui apporter au moins l’énergie min = 13,6 eV (doc. 3). Cela est possible grâce à l’absorption d’un photon d’énergie | Δ| = min auquel est associée une longueur d’onde dans le vide λ telle que :

| Δ| = hν = hc

λ

, donc :

λ =

hc

| Δ|

= 6,63 × 10 34 × 3,00 × 10 8 13,6 × 1,60 × 10 19

= 9,14 × 10 8 m

= 91,4 nm. Les photons susceptibles d’ioniser les atomes d’hydro- gène ont donc une longueur d’onde maximale de 91,4 nm : ils appartiennent bien au domaine de l’ultra- violet car leur longueur d’onde est inférieure à 400 nm. Le rayonnement ultraviolet est dû à quatre étoiles présentes au sein de la nébuleuse (doc. 1) : ces étoiles étant très chaudes, elles possèdent un maximum d’émis- sion dans l’ultraviolet.

D’après le document 1, l’hydrogène ionisé conduit à la

formation d’atomes d’hydrogène dans un état excité. Ces atomes se désexcitent en émettant des photons associés aux différentes transitions possibles. La transition du niveau 3 vers le niveau 2 étant fréquente (doc. 1), on peut supposer que les atomes d’hydrogène de la nébuleuse émettent surtout des photons d’énergie

| Δ| = |2 3 | = 1,89 eV.

À cette énergie sont associés des photons de longueur d’onde dans le vide λ telle que :

λ =

= 658 nm. Ceci est confirmé par le spectre de la lumière de la nébu- leuse (doc. 2) qui révèle une raie intense située à cette longueur d’onde. À cette raie correspond la couleur rouge, qui prédomine alors dans la lumière issue de la nébuleuse. La couleur de la nébuleuse d’Orion s’explique donc par la présence d’hydrogène gazeux soumis au rayonne- ment ultraviolet d’étoiles très chaudes.

| Δ| = 6,63 × 10 34 × 3,00 × 10 8

hc

1,89 × 1,60 × 10 19

= 6,58 × 10 7 m

33. RÉSOLUTION DE PROBLÈME

Télémétrie laser

> COMPÉTENCES : S’approprier, restituer, analyser, réaliser, valider, communiquer.

Éléments de réponse L’énergie d’un des photons émis est liée à la longueur d’onde dans le vide λ = 532 nm (doc. 1) du rayonnement laser par l’expression :

| Δ| = hν = hc λ

.

| Δ| = 6,63 × 10 34 × 3,00 × 10 8

532 × 10 9 Or l’énergie imp = 370 mJ, transportée par une impul- sion laser, correspond à la somme des énergies de chacun des photons émis au cours de cette impulsion.

En notant N émis le nombre de photons émis lors d’une

impulsion, on a :

imp = N émis | Δ|, d’où : N émis =

N émis = 370 × 10

= 9,89 × 10 17 photons émis par

impulsion. 3,74 × 10 On fait l’hypothèse que les photons sont répartis unifor- mément dans les faisceaux évoqués par le schéma du

= 3,74 × 10 19 J.

imp

| Δ| .

3

19

document 1. Ainsi, la part d’énergie, donc de photons réfléchis par le réflecteur, correspond au rapport des surfaces du réflecteur et de la tache sur la Lune. On a donc :

N

S

réflecteur

S

réflecteur

S tache sur Lune

×

réfléchis

N

émis

=

S tache sur Lune

soit : N réfléchis =

N émis .

De même, la part des photons ensuite reçue par le téles- cope correspond au rapport des surfaces correspondant à l’ouverture du télescope et de la tache sur la Terre :

N reçus =

S télescope

S tache sur Terre

× N réfléchis .

Ainsi : N reçus =

S

télescope

S tache sur Terre

×

S réflecteur

S tache sur Lune

× N émis , avec :

S télescope = π ×

d 2

télescope

4

= π × 1,54 2

4

= 1,86 m 2

d

2

tache sur Lune

(10 × 10 3 ) 2

π ×

π × (25 × 10 3 ) 2

S tache sur Lune = π ×

d

S tache sur Terre = π ×

4

2

tache sur Terre

4

8 × 10 7 m 2

4

4

5 × 10 8 m 2

En comparant la taille du réflecteur à celle d’une empreinte de pas sur le document 2, on peut estimer la

longueur L d’un des côtés du réflecteur : L 0,3 m. La surface du réflecteur vaut donc environ :

S réflecteur 0,3 2 0,09 m 2 .

1,86

N reçus

10 7 × 9,89 × 10 17 4 photons reçus

par le télescope. En admettant que le traitement du signal reçu ne permette qu’à 0,1 % des photons entrant dans le téles- cope d’atteindre le détecteur, le nombre de photons

détectés n’est que de 4 × 100 0,1 = 4 × 10 3 , soit moins de

1

10 3 250 impulsions lumineuses pour détecter un

4 ×

photon réfléchi et donc obtenir une mesure exploitable. Ce résultat confirme la nécessité de réaliser un « tir » correspondant à l’envoi de plusieurs milliers d’impulsions

lumineuses (doc. 1) pour réaliser une mesure pertinente. D’autre part, on peut supposer que le résultat obtenu correspond à un nombre minimal d’impulsions à utili- ser car certains effets, sources d’atténuation du signal, n’ont pas été pris en compte, comme la diffusion par l’atmosphère d’une partie de la lumière des faisceaux incident et réfléchi.

photon ! Statistiquement, il faut en moyenne envoyer

0,09

5 × 10 8 × 8 ×

1

35