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-

AVANT

PROPOS

Notre pays, dans le souci de bien gérer et exploiter ses res sources hydriques s’engage dans l’application des techniques modernes dont entre autres la construction des barrages pour accroître

les réservés hydriques en faveur de l’agricultu re

.Si l’on dispose d’une réserve d’eau importante l’essentiel est d’utilise r celle-ci en la conduisant en temps opportun sur des surfaces qui souffrent de l’aridité afin d’en tirer profit dans le domaine agricole.

C’est dans le souci de remédier à ce problème de mauvaise répartition des précipitations que s’inscrit le thème ainsi libellé : « projet de construction d’un barrage en terre pour l’irrigation de 77 ha de la plaine de Bankan dans la commune urbaine de Kou roussa ».

Ce présent mémoire se prête aux critiques, suggestions et amendeme nts allant dans le sens de son amélioration pour lui offrir une valeur scientifique afin de servir de guide aux futurs chercheurs dans ce domaine.

Nous devons le mérite de ce travail à :

- Nos chers parents pour leurs soutiens inconditionnels pour notre formation ;

- Nos tuteurs et ami(e) s pour leurs assistances morales et matérielles ;

- Nos maîtres et professeurs de l’ISAV -VGE/F en général et ceux du département Génie Rural en particulier pour leur dévouement en qualité de pédagogues et leur grand esprit de sacrifice qu’ils ont consenti pour notre formation.

Bref, je profite de la solennité de l’événement pour remercier tout ce qui de prêt ou de loin ont contribué à l’élaboration de ce présent mémoire.

LE CANDIDAT

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RESUME

Dans le souci d’une exploitation rationnelle de la plaine de Bankan, il a é té réalisé des études sur les données : climatiques, topographiques, hydrologiques, pédologiques,

hydrogéologiques, et socio -économique. L’analyse des données météorolo giques nous a permis de déterminer pour une période allant de 1992 à 2006 :

- Une pluviométrie moyenne annuelle : 1 388,87mm

- Une température moyenne mensuelle maximale : 26,32°c

- Une évaporation moyenne mensuelle maximale : 135,34

- L’écoulement moyenne du bassin versant est : 1 620 360m 3

- Un débit de crue Q = 2,08 m 3 /s ;

- Un débit d’étiage presque négligeable.

La texture du sol est : limoneux argileux sableux . A partir du plan topographique nous avons choisi l’axe du barrage à l’étranglement de la cuvette.

La cote la plus élevée est 380 et la plus base 367 et l ’équidistance entre les courbes de niveau est de : 0,50 m. Les études hydrogéologiques effectuées sur le site au mois de février 2010 ont donné des résultats favorables pour la construction du barra ge ; la profondeur de la nappe est de 6m. Après toutes ces études faites, nous avons proposé de construire un barrage homogène avec prisme de drainage pour permettre l’irrigation d’une partie de la plaine de Bankan. La culture programmée est le riz CK 73 avec un cycle végétatif de 4 mois, un besoin net de 10500m 3 /ha et un besoin brut de 15000m 3 /ha. Le barrage conçu a les dimensions suivantes :

- Hauteur : 8,76m

- Longueur : 500m

- Largeur à la crête : 4,25m

- Largeur à la base : 52,43m

- Les pentes des talus amont et aval sont respectivement 3 et 2,50.

Le volume de remblai est de 26 877,83m 3 , le volume total de la retenue est de 1 496 058m 3 avec un volume utile de 1 168 528,994m 3 permettant d’irriguer 77 ha du domaine. Les coefficients de

sécurité pour les quatre (4) cercles de glissement étudiés sont respectivement 1,17; 1,21 ; 1,25 ; 1,32 tous supérieurs au cœfficient de sécurité admissible 1,10 pour la 4 eme classe. Pour vider le barrage en cas de danger et irriguer le domaine, nous avons projeté un ouvrage d e prise et de vidange. Le diamètre de la conduite de vidang e est 800mm avec un débit de 2,40 m 3 /s pour un temps de vidange de six (6) jours. Pour assurer le bon fonctionnement du barrage, nous avons prévu un évacuateur de frontal posé sur le barrage. Il est constitué par les organes suivants :

- Un Déversoir d’épaisseur 1,25m ;

- Un Chenal de forme rectangulaire de 12,50m de long et de 3,77m de large ;

- Un Coursier rectangulaire de 16,55m de long et de 1, 50m de large;

- Un Bassin de dissipation de 4,05m de long, 1,50m de large et 2,77m de hauteur pour dissiper l’énergie cinétique de l’eau. A l’intérieur du bassin de dissipation se trouvent des blocs de chute de hauteur 0,120m, d’épaisseur 0,120m. La distance entre le bloc de chut e et le mur est 0,06m ; des blocs chicanes de largeur à la base 0,66m, de largeur en crête de 0,06m, d’une hauteur de 0,30m, la distance entre les bloc de chute et les bloc chicanes est de 1,22m, la distance entre deux blocs chicanes est de 0,22m et une distance entre mur du bassin et le bloc chicane est de 0,11m ; le seuil terminal doté d’une pente de ½ ayant une largeur à la base de 0,66m, une hauteur de 0,20m, une épaisseur en crête de 0, 006m. La dépense totale en main d’œuvre est 1 721H-j, la durée de construction est de 92 jours ouvrables, le nombre maximum d’ouvrier est 29 et le nombre moyen est 19 avec un cœfficient d’irrégularité de 1,52. Les résultats obtenus des calculs économiques montr ent que le total des fonds d’investissements et de fonctionnement du barrage s’élève à 1 993 320 861,70GNF.

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La durée utile de vie de l’ouvrage est de 30 ans. Le mètre cube d’eau non traité sera vendue à 200 GNF et pour un temps d’amortissement de 8 ans. Les engins utilises sont : le Bulldozer,la pelle chargeuse,la pelle rétro, le camion benn e,la Niveleuse,le Rouleau compacteur,le camion citerne a eau.

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INTRODUCTION

La construction des barrages a été l’une des activités les plus passionnantes et les plus anciennes que l’humanité ait connue, car l’eau a toujours été l’un des éléments les plus appréciés et le plus précieux de la vie. Sa maîtrise est un facteur déterminant pour le succès de la production. Nourrir la population du globe dont la demande est toujours croissante en denrées alimentaires, impose à l’humanité le développement de l’agri culture pour accroître les rendements des récoltes. Comme l’a dit MICHEL RICHARD : « l’agriculture est un problème d’eau, il est vain de poursuivre les améliorations physico -chimiques du sol tant qu’ils ne sont pas corrigés les excès, les carences hydriques et la mauvaise répartition de l’eau ». Selon A .LOUISE : « le seul fait d’apporter aux plantes de l’eau en quantité nécessaire et suffisante et au moment opportu n, constitue le moyen le plus sû r et le plus économique d’augmenter le rendement mobilisan t complètement l’alimentation du sol au profit des plantes » . Parmi les améliorations foncières qui ont impulsées le progrès de l’agriculture, ’irrigation figure au tout premier rang. Son développement qui intére sse désormais des régions autre fois considéré comme suffisamment arrosée, se heurte à la raréfaction des ressources en eau. C’est compte tenu de cette situation que l’homme compris très tôt qu’il fallait accumuler l’eau des périodes pluvieuses pour l’uti liser durant les périodes de raretés , par la construction des barrages afin de stocker l’eau pour l’irrigation. Or ce ne sont ni l’eau, ni les terres cultivables qui font défaut en Afrique, encore moins en Guinée qui est la zone la mieux arrosé de l’Afrique de l’ouest. Ce qui manque à nos pays c’est l’application des techniques hydro agricoles modernes pour l’exploitation de leur potentialité agricole. Bankan est l’un des districts de la commune urbaine de Kouroussa, possédant de vastes plaines qui sont en grandes parties non exploité es suite au manque d’eau en saison sèche. Pour remédier à ce déficit hydrique en vue d’une ex ploitation rationnelle de la pla ine de Bankan, la construction d’un barrage sera un soulagement pour les populations rurales. La préfecture de Kouroussa sera l’une des zones les mieux ravitaillées par cette production agricole. Nous estimons que ce travail constituera notre modeste contribution à la mobilisation des ressources en eau pour l’irrigation du domaine de Bankan. C’est pourquoi au terme de mes études supérieures nous nous sommes proposés de traiter le thème ainsi libellé. « Projet de construction d’un barrage en terre pou r l’irrigation de 77 ha de la plaine de Bankan dans la commune urbaine de Kouroussa ». Pour cerner ce travail, j’ai adopté le canevas suivant :

- Chapitre I : Révision bibliographique ;

- Chapitre II : Matériels et Méthodes ;

- Chapitre III: calculs économiques ; Conclusion et suggestion s

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CHAPITRE I : REVISION BIBLIOGRAPHIQUE

I-1 Etudes hydrologiques :

Calcul des intensités :

Anonyme

cité

par

Souleymane

Diallo

détermination des intensités pluviométriques :

a i =

2 x

hi

1,1 xT

(2008)

donne

la

formule

suivante

pour

la

Où :

hi= hauteur des pluies tombée a u cours du mois en mm ; T= nombre de jour de pluies dans le mois considéré ; La valeur de l’intensité moyenne maximale pour la période d’observation n est formule :

a i = intensité pluviométrique journalière en mm/j ;

ai

max en mm/j ;

n

a

où :a 0 = intensité moyenne maximale pour la période n ; n=nombre d’années d’observation ; ai max = somme des intensités maximales pour la période d’observation

Le cœfficient du module empirique K i est déterminé par la formule :

K i =

0 =

a i

max

a

0

calculée par la

Où a imax = intensité maximale correspondant à l’année i.

Anonyme cité par Souleymane Diallo (2008) indique la formule suivante pour calculer la

probabilité empirique P :

P=

m 0,3

100

en

%

n 0,4

Ou : m : numéro d’ordre du membre de la série ;

n : nombre d’années d’observation de la série. Calcul des coefficients de variation (c v ) et de symétrie ( c s ) :

Pour la détermination des coefficients de variation (c v) et de symétrie (c s ),S.N .KRISTKOV et M.F.MENKEL (1976) Recommandent les formules suivantes :

( Ki 1) 2 n 1
( Ki
1) 2
n 1

(

Ki

1)

3

Cv =

n

Ou

n = nombre d’années d’observation de la série. Détermination de la déviation typique :

Anonyme cité par Aliou Péléguédjé DIALLO (2007) indique les valeurs de la dévi ation typique en fonction du cœ fficient de symétrie Cs et de la probabilité P%.

Tableau 1 : Valeur de P%

et C s =2Cv si Cv

(

1)

c

3

v

: ki = module empirique correspondant à l’année i ;

p en fonction du cœfficient de symétrie Cs et de la probabilité

P% Cs
P%
Cs

0,1

0,5

1

5

10

20

25

30

50

70

75

80

90

95

 

99,9

0,00

3,09

2,58

2,33

1,64

1,28

0,84

0,67

0,52

0,00

-0,51

-0,07

-0,84

-1,28

-1,64

-0,05

0,10

3,23

2,67

2,40

1,67

1,29

0,84

0,66

0,51

-0,02

-0,53

-0,08

-0,85

-1,27

-1,61

-2,95

0,20

3,33

2,76

2,47

1,70

1,30

0,83

0,65

0,50

-0,03

-0,55

-0,69

-0,85

-1,26

-1,58

-2,81

0,30

3,52

2,80

2,54

1,72

1,31

0,82

0,64

0,40

-0,05

-0,56

-0,70

-0,85

-1,24

-1,55

-2,27

0,40

3,66

2,95

2,61

1,75

1,32

082

063

0,47

-0,07

-0,57

-0,71

-0,85

-1,23

-1,52

-2,54

0,50

3,81

3,04

2,68

1,77

1,32

0,81

0,62

0,46

-0,08

-0,58

-0,71

-0,85

-1,22

-1,49

-2,40

0,60

3,96

3.13

2.75

1.88

1.33

0.80

0.61

0.44

-0.10

-0.59

-0.72

-0.85

-1.20

-1.45

-2.27

0,70

4,10

3,21

2,82

1,82

1,33

0,79

0,59

0,43

-0,12

-0,60

-0,72

-0,85

-1,18

-1,12

-2,14

0,80

4,24

3,31

2,89

1,84

1,34

0,78

0,58

0,41

-0,13

-0,60

-0,73

-0,86

-1,17

-1,36

-2,02

0,90

4,38

3,40

2,96

1,86

1,34

0,78

0,57

0,40

-0,15

-0,61

-0,73

-0,85

-1,15

-1,35

-2,90

Candidat : Sékou Sontilla CONDE Tel : 68 17 76 32 /60 51 22 72

- 6 -

1,00

4,53

3,49

3,02

1,88

1,34

0,76

0,55

0,38

-0,16

-0,62

-0,73

-0,85

-1,13

-1,32

-1,79

1,10

4,67

3,58

3,09

1,89

1,34

0,74

0,54

0,36

-0,18

-0,62

-0,74

-0,85

-1,10

-1,28

-1,68

1,20

4,81

3,66

3,15

1,91

1,34

0,73

0,52

0,35

-0,19

-0,63

-0,74

-0,84

-1,08

-1,24

-1,58

1,30

4,95

3,74

3,21

1,92

1,34

0,72

0,51

0,33

-0,21

-0,63

-0,74

-0,84

-1,06

-1,20

-1,48

1,40

5,09

3,83

3,27

1,94

1,34

0,71

0,49

0,31

-0,22

-0,64

-0,73

-0,83

-1,04

-1,17

-1,39

1,50

5,28

3,91

3,33

1,95

1,33

0,69

0,47

0,30

-0,24

-0,64

-0,73

-82

-1,02

-1,13

-1,31

1,60

5,37

3,91

3,39

1,96

1,33

0,68

0,46

0,28

-0,25

-0,64

-0,73

-0,81

-0,99

-1,10

-1,24

1,70

5,50

4,07

3,44

1,97

1,33

0,66

0,44

0,26

-0,27

-0,64

-0,72

-0,81

-0,97

-1,06

-1,17

1,80

5,66

4,15

3,50

1,98

1,32

0,64

0,42

0,24

-0,28

-0,64

-0,72

-0,80

-0,94

-1,02

-1,11

1,90

5,77

4,23

3,55

1,99

1,31

0,63

0,40

0,22

-0,29

-0,64

-0,72

-0,79

-0,79

-092

-1,05

2,00

5,91

4,30

3,60

2,00

1,30

0,61

0,39

0,20

-0,30

-0,64

-0,71

-0,71

-0,78

-0,90

-1,00

Source : Aliou péléguédjé DIALLO (2007). Le débit maximum des crues Q max est déterminé par la formule de Matov et de Mendez (1975) hpp% F

Q max =

T

Où : hpp%=intensité maximale probable à la probabilité de P%

Le même auteur indique la formule suivante pour déterminer l’intensité maximale probable Hpp%= a 0 xKp

F

= superficie du bassin en km 2

T

= nombre de secondes pour un jour

= cœfficient d’écoulement Anonyme cité par Mamadou Dian Diallo (2009) donne quelques valeurs du coefficient d’écoulement en fonction du caractéristiques du bassin versant.

- Selon l’extension du bassin versant :

Superficies du bassin versant en Km 2

0-10

10-100

100-1500

>1500

Valeurs de en %

20

15

10

5

- Selon les précipitations :

Pluies en mm

Valeurs de en %

0-800

0-5

800-1200

15

1200-1500

15-35

>1500

35-50

- Selon la pente :

 

Pentes en %

Valeurs de en %

<1

60-70

1-2

70-75

2-3

75-80

>3

80-85

 

Type de Terrain

 

C en %

Terrain cultive (prairie)

1

à 30

Forêt

5

à 20

Terrain sans végétation

25 à 50

Selon la végétation

Où a 0 =intensité moyenne journalière en millimètre ; Kp= module empirique à la probabilité de P% ;

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Kp =

L’écoulement moyen annuel W 0 ; Lorsqu’il n’existe aucune donnée ( mesure de débit) on doit recourir à des formules théoriques qui permettent d’évaluer l’écoulement moyen annuel à partir des données climatiques générales. R.Rolley (1974) indique la formule la plus courante, celle de Tur c qui donne le déficit d’écoulement moyen annuel D exprimé en mm

D=

p

Cv

1

P 2 p 0.9 2 L
P
2
p
0.9
2
L

Où P= pluviométrie moyenne annuelle sur le basin versant en mm ; L= cœfficient qui est fonction de la température

L= 300 + 25t + 0,05t 3 T= température moyenne mensuelle en °C. Pour la détermination du module d’écoulement, TURC indique la formule suivant :

Y= P D en mm où : Y= module écoulement en mm L’écoulement moyen annuel est calculé par la formule suivante:

W 0 = Y x F en m 3

Où : F= superficie du basin versant en Km 2 Calcul du volume mort Vm :

Le même auteur indique que le volume mort est calculé par la formule suivante :

Vm =Vs + V f Où : Vs = volume des sédiments en m 3 V f = Volume des matières flottantes en m 3 . J.L. BATISTA (1976) recommande pour le calcul des différents volumes Vs et V f , les formules

suivantes : Vs =

m

Wo

s

T

10

6

Où : T = durée de vie utile du barrage en an s ; m Turbidité moyenne des eaux en g /m 3 ; s = poids volumétrique des sédiments en t /m 3 ; MATOV et MENDEZ (1968), recommandent :

m 700 g/m 3 pour les bassins érosifs non cultivés ; m 700-1500g/m 3 pour les bassins érosifs cultivés . J.L.BATISTA (1976) donne quelques valeurs de s qui se trouvent consignés da ns le tableau suivant.

Tableau 2 : Quelques valeurs du poids volumiques des sédiments

Type de sédiments

Poids volumique t/m 3

Limon fin

0,7

à 0,8

Limon avec sable

0,9

à

1,1

Sable moyen en sédiment

1,3

à

1,5

Sable avec gravier

1,8

à

1,9

Gravier

1,9

à

4

Le volume des matières flottantes V f est calculé par la formule :

V f =15%V s

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Calcul des pertes dans la retenu e P t :

Le même auteur indique que pour calculer les pertes totales dans la retenue, on utilise la formule suivante :

P t =KxRm

Où : K= coefficient tenant compte de la nature de l’assise du site et K varie de :

0,07 à 0,12 conditions borne ; 0,15 à 0,20 conditions moyenne ; 0,12 à0, 30 conditions mauvaises ; Rm = remplissage moyen du barrage Rm =Vm+1/2Vu en m 3 Calcul du volume total de la retenue v t Anonyme cité par Souleymane (2008) indique la formule suivante :

Vt = Vm +Vu +Vp en m 3 Où : Vm = volume mort de la retenue en m 3 Vu = volume utile de la retenue correspondant généralement aux besoins ; Vt = volume des pertes d’eau dans la retenue

Calcul de la surface irrigable S irr :

Matov et Mendez (1968) recommande la formule suivante pour la détermination de la superficie irrigable :

S

Vu en ha

irr =

D br

Où D br =dose brute en m 3 /ha

I-2 Etude botanique de la culture : le riz ORIZA D’après le ministre Français de la coopération (2002), la température optimale durant le cycle végétatif se situe entre 28 à 30°c une température supérieure à 40°c est nuisible. Ce riz aquatique préfère une températur e normale de 30 à 40°c. A 50°c la plante meurt. Il exige des sols

à texture moyennement argileuse, limoneuse ou limono, argileuse avec un pH compris entre 5 et 8.

La particularité du riz est sa consommation d’eau allant de 10 000 à 20 000 m 3 /ha depuis la semence jusqu’à la moisson et sa faculté de résister à l’ inondation. Il est indispensable que l’eau de rizières soit en permanence renouvelée, ce qui exige des débits considérables suivant le stade de développement et de l’époque des semis. La quantité d ’eau totale d’irrigation dépend de la

percolation, de l’évaporation, de la transpiration, de ruissellement, et de distribution des précipitation ainsi que le besoin en eau de la plante durant son cycle végétatif I- 3. Détermination des dimensions du barrage :

Hauteur du barrage Hb La hauteur du barrage est donnée par la formule de DRANYSTINE (1979) Hb=Hr + ch + R en m Où Hr= hauteur de la retenu e en m Hr = NNR-NF NF = niveau fond NNR= niveau normal de la retenue

Ce niveau normal est obtenu en tena nt compte de la tranche utile, de la tranche des pertes et de la tranche morte au fond de la retenue.

R = revanche du barrage

Ch = charge sur le déversoir Anonyme cité par Souleymane DIALLO (2008) donne la formule suivante pour le calcul de la

revanche :

R = 1+ 0,30

Où : F= longueur de la retenue dans la direction des vents dominants en km.

F
F

- 9 -

La largeur à la crête b PREECE (2002) recommande l’expression suivante pour calculer la largeur à la crête :

b = 1,1

où H b est la hauteur du barrage en m. La largeur à la crête du barrage en terre doit être suffisante pour permettre non seulement une bonne finition de l’ouvrage mais aussi la circulation des véhicules si une route est prévue Daniel LAUTRIN(2002)indiq ue : « d’une manière générale l e dimensionnement de la crête n’est pas déterminé en fonction de la hauteur du remblai par l’application des formule s classique puisqu’il y a un très faible coefficient de corrélation (G=0,2) entre la largeur réelle et celle calculée quelque soit la formule utilisée ». Il ajoute que les petits barrages ont une largeur en crête qui varie entre 3 et 5m Pente des talus :

R. ROLLEY cité par Souleymane DIALLO (2008) indique que la pente de talus d u barrage en terre est fixée par les conditions de stabilité mécanique du massif e t de sa fondation. En ce qui concerne le massif pour déterminer la pente des paraments on se donne en générale des pentes qui

paraissent optimales, compte tenu de la nature des matériaux et on vérifie par une étud e de stabilité que le barrage présente une sécurité suffisante avec ces pentes. Le même auteur donne le tableau

N o 3

Tableau 3 : quelques valeurs de pentes en fonction de la hauteur et de la nature du barrage.

H b
H
b

1

Hauteurs

   

Pentes des Talus

 

du barrage

 

Types de barrage

 

Amont

 

Aval (m 2 )

en (m)

 

(m

1 )

< 5

Homogènes

   

1

/ 2,5

 

1/ 2

A

Zones

 

1 / 2

 

1 / 2

5 à10

Homogènes

granularité

 

1 /2

 

1 / 2

étendue

     

Homogènes

à

 

fort

 

1

/ 2,5

1

/ 2,5

pourcentage d’argile

   

A

zones

 

1

/2

1 /2,5

10 à 20

Homogènes

granularité

 

1

/ 2,5

1 / 2,5

étendue

   

Homogènes

à

fort

 

1 / 3

1 / 2,5

pourcentage Argile

 

A

zones

 

1 / 2

 

1

/ 3

Ancrage du barrage :

Matov et Mendez (1968) , indique les formules suivantes pour déterminer les dimensions de l’ancrage.

- La profondeur de l’encrage varie de (2/ 5 à ¼) Hb en m ; où Hb est la hauteur du barrage à chaque section du barrage en m.

- Les pentes des talus sont précises m 1 =m 2 =1/2,50

La largeur au fond de l’encrage dépend du type d’engin compacteur et de la nature de l’assise.

Calcul de l’infiltration à travers le barrage :

Anonyme cité par Souleymane Diallo (2008) indique que le débit d’infiltration pour un barrage homogène avec drain sur assise imperméable se calcul par la formule de l’académicien E.Zamarine :

q K h Où q = débit de filtration du barrage sur un mètre linéaire du barrage m 3 /s ; h 1 = hauteur de l’eau à la sortie du drain en m K = vitesse de perméabilité du sol du remblai en m/s ;

1

- Pour les argiles, K varie de 10 -12 à 10 -7 m/s ;

- Pour le limon, K varie de 10 -7 à10 -6 m/s ;

- Pour le sable, K varie de 10 -6 10 -2 m/s

- 10 -

2 2 h 1 = L H L
2
2
h 1 =
L
H
L

Pour le calcul des coordonnée x et y, le même auteur recommande la formule suivante :

1
1

2 h x

y= où y est l’ordonné de la ligne phréatique pour une valeur d’ abscisse x donnée. Revêtement du talus amont :

DRANYSTINE (1975) indique que pour un bon revêtement, il faut que les 60% des pierres utilisées aient un diamètre supérieur à 20cm. Il recommande que l’épaisseur des arrochements soit (2,5 à 3) Dp pour les enrochements posés en vrac.

G p
G
p

Dp= 3 0,524

en m

Où Dp= diamètre des pierre en m ;

= poids volumique d’une pierre en t/m 3 ; G= poids d’une pierre en t ;

p

3 3 2 Ax xh 1 m p v 1 G= en t m m
3
3
2
Ax
xh
1 m
p
v
1
G=
en t
m
m 2
p
e
1
1

D’où A= coefficient dépendant des vagues, h v = hauteur des vagues en m ;

= poids spécifique de l’eau en t/m 3 m 1 = pente du talus amont ;

e

Dimension du drain :

Anonyme cité par Souleymane DIALLO (2008) indique les formules suivantes pour déterminer les dimensions du drain :

- La pente des talus est fonction de la hauteur du drain ;

- La largeur à la crête b’ b’= (¼ à ½ ) Hd, jamais inférieur à 1

- La hauteur du drain Hd :

Hd = (15à 20%) Hb en m Etude de la stabilité du barrage Calcul de cœfficient de sécurité Ks :

MOGEVITINOV : cité par HASEN (1974) recommande la formule suivante, pour le calcul du coefficient de sécurité des talus du barrage.

Ks=

b

s

.

h

tr

.cos

tg

CL

 

.

 

r

 

b

s

h

tr

.sin

w

i

R

Ks

Où Ks=coefficient de sécurité de l’ouvrage ;

b= épaisseur d’une tranche en m ;

=poids volumétrique de la partie sèche en t/m 3 =(1-n) n= porosité du sol = poids spécifique du sol ou densité réelle, h tr =hauteur transformée ou hauteur effective en m :

s

s

h

tr =h s +

m

s

xhm

;

D’où :h s =hauteur sèche de la tranche en m h m =hauteur mouillée de la tranche en m ; =angle formé entre l’axe de la tranche et le rayon du cercle de glissement ;

m = poids volumétrique de la partie mouillée de la tranche

- 11 -

= (1-n) ( 1) en t /m 3 =angle de frottement entre les particules d u matériau, C= cohésion entre les particules en t/m 2 . L=longueur de l’arc pour une tranche en m.

Détermination de la zone des centres des cercles de glissement :

Anonyme citée par Souleymane DIALLO (2008) propose le tableau ci-dessous pour déterminer R’ et R’’ Tableau 4: Relation entre R’, R’’ et H b en fonction de m 2

n

n

1

2

3

4

R’/Hb

0,75

0,75

1,00

1,50

R’’/Hb

1,50

1,75

2,30

3,75

Où m= coefficient du talus R’=petit rayon de m ; R’’=grand rayon en m ; Tableau 5: Quelques valeurs de et de c selon B.B.FADEEV (1974)

Matériaux

 

Valeurs de

 

Cohésion t/m 3

Humidité naturelle

Matériaux mouillés

Argile

30

à 35

12

à 18

5 à 10

Argileux limoneux

35

à 40

19

à 28

2 à 5

Sable

40

à 45

20

à 27

-

Wi = pression hydrodynamique en t :

. Où l = épaisseur d’une tranche verticale du barrage (l=1m) = surface composé entre la ligne phréatique, le cercle et la base du barrage. = poids spécifique de l’eau en t/m 3

Wi =

.

e

I . l

e

I = gradient d’infiltration :

I=

H h

h

=

L L

r = bras de levier de la pression hydro dynamique en m ; Ks = coefficient de sécurité admissible qui est fonction de la classe du barrage.

Le même auteur donne les valeurs de Ks dans le tableau ci-dessous Tableau 6: Valeurs de Ks en fonction de la classe du barrage .

Hauteur du barrage en m

Classe du barrage

Ks

> 50

1

er

1,30

25 -50

2 ème

1,20

15-25

3 ème

1,15

<15

4 ème

1,10

I- 4 Ouvrages annexes :

Selon R.ROLLEY cité par Souleymane DIALLO(2008), les barrages réservoirs sont généralement équipés d’ouvrages annexes qui sont les ouvrages de prise et de vidange et les évacuateurs de crues.

- 12 -

Les ouvrages de prise et de vidange :

L’ouvrage de prise est généralement groupé avec l’ouvrage de vidange sauf lorsque la prise se fait par pompage ou par siphon nage par-dessus du barrage. Il se compose des partie s suivantes : la tour de prise, la conduite de vidange, la chambre des vannes et le bassin de tranquillisation.

a -Tour de prise

Elle communique avec la retenue et l’extrémité supérieure coïncide avec le niveau de la tranche morte et est munie d’une grille qui empêche la pénétration des matière s flottantes. La section du

puits est généralement circulaire ou rectangulaire.

b -Conduite de vidange :

Elle doit avoir une capacité d’évacuation plus importante que celle d’un simple ouvrage de prise. Elle doit pouvoir vider la retenue pour la surveillance, l’entretien et les réparations du barrage et de ses ouvrages annexes en cas de danger.

Sa capacité doit permettre de vider le barrage en 8 à 10 jours. Pour les grands ouvrages, on pourra se contenter d’une vida nge permettant d’alléger la charge pesant sur le barrage de moitié dans le temps. Le débit est calculé par la formule :

dans le temps. Le débit est calculé par la formule : Q= . s 2 gH

Q= .s 2gH en m 3 /s.

Il recommande, compte tenu de la variation du débit en fonction de la variation de la charge de

vidange de prendre :

s

.

en m 3 /s 3 /s

Q=

Où : = coefficient du débit

1

L loc d
L
loc
d

D’où : loc sommes des coefficients des pertes de charges locales

Où :

L

d

grille

loc

grille

0,20;

entre

sortie

entré

0,50;

2 vannes

sortie =1,00 ;

Coefficient de perte de charge linaire;

vanne = 0,26

= coefficient de résistance dû au frottement qui varie selon la natur e des matériaux utilisés ;

= 0,02 pour les aciers doux ; = 0,0196 pour les tuyaux en bois ; = 0,022 pour les tuyaux en béton armé ;

d= diamètre de la conduite en m ; L= longueur de la conduite en m ;

S = section de la conduite en m 2 ;

g= accélération de la pesanteur (g = 9,81m/s 2 ) ;

H = charge moyenne de vidange en m.

2

C- Temps de vidange : T Anonyme cité par Souleymane DIALLO (2008) recommande d’utiliser la formule suivante pour le calcul du temps de vidange :

T=

Vu

Q moy

86400

en j

: Vu = volume d’eau utile en m 3 ; Q moy = débit moyen de la conduite en temps de vidange ; 86400 = nombre de seconde pour un jours.

- 13 -

d- Chambre de vannes :

Elle est généralement de dimension s variables suivants le nombre de vannes et le diamètre de la conduite. Elle doit permettre la réparation aisée des vannes . On peut avoir les dimensions 1,5x1 , 5xh ; 2x2xh ou h est la hauteur de la chambre. e- Bassin de tranquillisation :

Le ministère français de la coopération (1977) donne les formules suivantes pour déterminer les dimensions du tranquillisateur :

- longueur du tranquillisateur L T

- L T = 11,50xa en m

Où a = paramètre tenant compte du diamètre de la conduite et l a hauteur de la retenue.

a

varie de 0,50 à 1m.

-

largeur du tranquillisateur b T :

B

T = 2a + d

en m

Où d : diamètre de la conduite en m

- la hauteur maximale de l’eau dans le bassin : h max = 1,1b T en m

- la profondeur minimale de l’eau dans le tranquillisateur h min est fonction de la profondeur de l’eau dans le canal h c et du niveau maximal : h min = h max h c Pour les petits barrages, h c varie de 1,20 à 1,50m ;

- la hauteur de la surélévation de l’eau au dessus du bord supérieur de la conduite h s dans le

tranquillisateur est déterminée par la formule suivante :

h s = h max - (h min + h) où : h = paramètre qui est fonction de la vitesse devant l’ouvrage h varie de 0,90 à1m. 2 Evacuateur des crues :

Selon R. ROLLEY cité par Souleymane DIALLO (2008), la submersion d’un barrage en terre

au passage d’une forte crue est toujours un phénomène particulièrement dangereux. Une grande proportion des accidents de rupture des barrages de ce type a eu pour origine des surverses provenant des crues qui dépassaient les possibilités du dispositif d’évacuateur. Il y a différents types d’évacuateur des crues. L’évacuateur se compose généralement d’un déversoir, d’un chenal, d’un coursier et d’un bassin de dissipation.

a- Le déversoir :

C’est l’organe qui contrôle le débit. Il doit être conçue de telle sorte que l’écoulement soit dénoyé. Le même auteur indique la formule suivante pour le calcul du débit des déversoirs.

formule suivante pour le calcul du débit des déversoirs. Q = mxbx 2 g xH 3

Q = mxbx 2g xH 3 /2 en m 3 /s

Où : m = coefficient du débit qui est fonction du type du déversoir

m varie de 0,36 à 0,46 ;

b = longueur déversante ;

Q = débit de crue du projet ;

g = accélération de la pesanteur (9,81m/s 2 ). H = charge sur le déversoir b-Le chenal Le chenal fait suite directement au déversoir, sa pente est suffisamment faible .Les calculs hydrauliques précis en sont relativement difficiles. Le régime n’y est en général pas uniforme car le chenal est trop court. Pour vérifier les conditions d’écoulement, on calculera la profondeur critique y c .

1 Q 2 y c = 3 ( ) en m ; g L
1
Q
2
y c = 3
(
)
en m ;
g
L

où : L=largeur du canal en m ; Q=débit du déversoir en m 3 /s ; g= accélération de la pesanteur (g=9,81m/s 2 ).

- 14 -

On calculera la profondeur normale y o pour un régime uniforme. Elle se déduit de l’équation générale reliant débit section - pertes de charge,

Q=kxSxR 2 /3 xI 1/2 ; avec

S

P=b+2h et R= P

S=bxh (canal rectangulaire) ;

Où : P= périmètre mouillé ; R =rayon hydraulique en m ; I=pente du chenal en mm ; S=section mouillée en m 2 ; K=coefficient de MANNING STRICKLER : K varie de 40 à100 suivant l’ état de surface. Pour que l’écoulement soit dénoyé, il faut que la profondeur normale y o soit inférieur à la hauteur de pelle P.

Le coursier Le coursier fait suite au chenal et conduit l’eau au Thalweg. Il est souvent construit en béton et

a généralement une section rectangulaire, il commence par un convergent menant l’eau à la

section de contrôle (section où est atteinte la hauteur critique) à partir de laquelle la pente augmente. La longueur du convergent peut être calculée par la formule :

L = 2,50 (L 1 L 2 ) en m

Ou L 1 = largeur au plafond du bief amont en m ; L 2 = largeur de la section de contrôle en m.

en m ; L 2 = largeur de la section de contrôle en m. Candidat :

- 15 -

ABAQUE N° 1 : CALCUL DU TIRANT D’EAU DANS LE COURSIER
ABAQUE N° 1 : CALCUL DU TIRANT D’EAU DANS LE COURSIER

- 16 -

Calcul du tirant d’eau : Y Selon le même auteur, le calcul du tirant se fait comme suit :

- à la section de contrôle, il est égal à la hauteur critique Y c ;

- le long du coursier, il devient inférieur à Y c. il s’estime aisément à partir de l’abaque n°1.

Cet abaque donne H Y s Q l’expression ) 3/ 2 2g .lH s
Cet abaque donne
H Y
s
Q
l’expression
)
3/ 2
2g .lH s

(rapport du tirant d’eau à l’énergie spécifique en fonction de

Il est nécessaire de disposé de H s qui dépend de la charge amont et de la perte de charge le long

du coursier. H s est évidement variable suivant la section considérée . A la section de contrôle par rapport au fond H c = 1,5Y c. Dans une section quelconque, H c représente la dénivelée du fond par rapport à H c considéré comme niveau de référence.

H s = H - perte de charge.

La perte de charge peut être estimée de la façon suivante :

- si la longueur du coursier est faible, c'est -à-dire inférieur à 5fois H , on prend 0,1 H

- si la longueur dépasse 5fois H , ce qui est le plus courant, 0,2 H constitue une bonne approximation. d- Bassin de dissipation :

Les différentes méthodes utilisables po ur dissiper l’énergie cinétique de l’eau sont nombreuses. Les procédés les plus employés sont les bassins à ressaut et les bassins de type impact. -Bassins à ressaut :

Le bassin à ressaut est un moyen très efficace pour réduire la vitesse de sortie à une v aleur compatible avec la stabilité des berges à l’aval. La forme du ressaut et ses caractéristiques dépendent directement du nombre de froude.

F

V

g y
g
y

D’où

V

= vitesse de l’eau en m/s ;

Y

= tirant d’eau à l’arrivée en m ;

g

= accélération de la pesanteur en m/s.

F

est proportionnel à V ; donc il dépend directement de la hauteur de chute. Pratiquement, dès

que cette dernière dépasse 6m, V devient supérieur à 10m/s. Pour les barrages de 15 à 18m de

hauteur (et en admettant une perte de char ge de 20%), elle peut atteindre 16 à 17m/s. Différents types de bassins suivant le nombre de Froude F

- Pour F = 1 ; y = y c ; il n’y a pas de ressaut

- Pour 1<F<1,7 ; le courant incident a une profondeur légèrement inférieur à la profondeur critique, le passage à une profondeur plus grande est graduel et ne se manifeste que par une agitation de surface. Il n’est alors pas nécessaire d’établir un bassin spécial de tranquillisation :

- Pour 1,7 <F<2, 5, un ressaut commence a apparaître mais n’est pas très turbulent (on parle de pré ressaut).

- Pour 2,5<F<4,5, le phénomène est dans un stade de transition et il se forme un ressaut instable, le jet incident se développant de façon intermittente le long du fond ou de la surface libre. Cette instabilité rend le ressaut difficile à contrôler et il faut amortir les vagues par des obstacles. La forme type I est relativement efficace. L e rapport des hauteurs conjuguées y 2 /y 1 est donne en fonction de F par le graphique associé.

- Pour F>4,5 ; le ressaut se produit alors nette ment.

La mise en placé des blocs déflecteurs permet de raccourcir le bassin de Type II. SI la vitesse d’entrée dépasse 15m /s, il est préférable d’utiliser le bassin du type III avec blocs de chute et seuils crénelés (seuil dentes) La vitesse V a l’entrée est calculée par la formule :

V=

;

2

g (0,9

H y

1 )

- 17 -

Où :

Y1= épaisseur du tirant d’eau à l’entrée ; Les abaques n 1 ; n2 et n3 donnent le rapport des hauteurs conjuguées en fonctions du nombre de froudes. La longueur du bassin est obtenue également à partir de ces abaques. On peut aussi obtenir y2 à

partir de l’expression : y 2 =

H

1 = énergie spécifique a l’entrée dans le bassin ;

y

1

2

(

8 F 2 1)
8
F
2
1)

1

a l’entrée dans le bassin ; y 1 2 ( 8 F 2 1) 1 Candidat

- 18 -

- 18 - Candidat : Sékou Sontilla CONDE Tel : 68 17 76 32 /60 51

- 19 -

- 19 - Candidat : Sékou Sontilla CONDE Tel : 68 17 76 32 /60 51

Candidat : Sékou Sontilla CONDE Tel : 68 17 76 32 /60 51 22 72

- 20 -

Calage du radier du bassin de dissipation :

Selon R ROLLEY (1974), la courbe hauteur débit Z=f(Q) du cours d’ eau a l’ aval de l’ évacuateur des crues dépend des caractéristiques topographiques et hydrauliques du lit. En général, on ne dispose pas des observation directes permettant de trace cette courbe pour la plage de débits allant de la crue centennale à la crue de projet ; elle ne peut donc être établie que par le calcul à partir de l’estimation empiriques. Pour un débit donné, la courbe Z = f(Q) donne la cote du plan d’eau aval Z A Pour le même débit,nous avons vu comment calculer y 2 tirant d’eau aval. Pour que le ressaut fonctionne bien,il faut placer la cote Z o du radier de façon à ce que Z o +y 2 =Z A .Mais il est bien évident que cette égalité ne pourra être réalisée que pour une valeur de débit. Pour obtenir une bonne adaptation des profondeurs, on peut procéder de la façon suivante :

Sur un graphe hauteur débit, on porte :

1-) la courbe de hauteur débit de l ’écoulement aval ; 2-) la courbe de profondeur conjuguées y 2 en fonction du débit pour un bassin de largeur l ; 3-) la courbe de profondeur conjuguées y 2 en fonction du débit pour un bassin de largeur 2l ; On superpose les trois courbes sur un même graphe en choisissant comme point d’intersection D dont l’abscisse est le débit maximal du déversoir (débit de projet). La différence d’ordonnée à l’origine des courbes donnera la différence de cote entre le radier du bassin et le fond du lit. Pour les débits inférieurs ou maximums, le tirant d’eau aval est supérieur à la profondeur y 2 conjuguée. Le ressaut est alors submergé et la dissipation de l’énergie est moins bonne. Une solution pour mieux adapter les courbes est d’élargir le bassin mais on est rapidement limite par le coût Il faut garder à l’esprit qu’un tirant d’eau aval insuffisant pour une large gamme de débits peut amener le ressaut à être instable et qu’un tirant d’eau excessif amène au phénomène de ressaut submergé.

excessif amène au phénomène de ressaut submergé. Candidat : Sékou Sontilla CONDE Tel : 68 17

- 21 -

II -5- Calcul de la stabilité de l’évacuateur des crues :

Le dessin et le choix de la structure des ouvrages d’évacuations, des crues sont des opérations qui suivent immédiatement la sélection du type d’évacuateur et hydraulique de celui -ci.

Il est rare que le terrain sur le quel doit être installé l’évacuateur puisse résisté à l’érosion par le

courant d’eau. Le plus souvent, il est nécessaire de prévoir un revêtem ent peu érodable. On peut

pratiquement établir des évacuateurs sur presque tous les types de terrain de fondation à condition que les déformations soient acceptables. Les murs, les bajoyers, le fond, les revêtements doivent résistés au x poussées hydrostatiques, aux charges hydrodynamiques, à la poussée des terres éventuellement aux déformations, aux variations de température. II-5-1 Stabilité du déversoir. 5-1 Retenue plein 1-1 Condition de non glissement :

Le coefficient de sécurité contre le glissement sera :

K

f

F

v

cb

s

F

H

K

s

K

s

= coefficient de sécurité admissible.

1-2 Condition de non renversement :

Il n’y a pas de basculement si :

II-61 Equilibre élastique :

Anonyme cité par Souleymane DIALLO (2008) Les contraintes normales

AB peuvent être calculées par les méthodes classiques de la RDM.

M

Fv

B

M

B

FH

y B A

y B A

F v

b

1

6

e

b

Contraintes de compression au niveau de la fondation au point A et B

y

sur la surface

b = Surface comprimée

e = Excentricité

Le Ministère Français de la Coopération donne les valeurs des contraintes admissibles pour les types de sol dans le tableau ci -dessous.

M

A

b

L’excentricité (e) :

Tableau 7

e

F

v

2

pour les types de sol.

Valeur de

y

Types de sol

y

en kg/cm 2

Argile compactée bien sèche

8

Cailloux, graviers

4

à 6

 

Sable humide mêlé de cailloux

6

à 10

 

Sable fin humide

4

à 6

 

Argile compactée humide

3

Gravier terreux

2

à 5

 

Terre vierge non humide

2

II-6-2 Stabilité des bajoyers du chenal et du bassin

- les bajoyers (murs latéraux) travaillant essentiellement comme des murs de soutènement et ont donc à s’opposer à la poussée des terres à laquelle s’ajout e la poussée de l’eau interstitielle. La poussée des terres est calculée par la formule suivante :

- 22 -

Pn

1

2

st

H

2

tg

2

4

2

en t/m 2

Ou : P n = poussée des terres ;

st Poids spécifique de la terre de remblai ;

H = hauteur du mur = angle de frottement inter particulaire ;

L’équilibre de l’ensemble terre mur est calculé comme l’étude de la stabilité d’un barrage à béton au renversement et au glissement. Le poids du mur est donné par la formule suivante :

P

m = Où : P m = poids du mur

b

.

. e.s

en t

= poids volumique du béton (

e = épaisseur du mur

b

.

b

.

= 2,5t/m 3 )

e h

2 2
2
2

où s = surface du mur

h = hauteur des murs ;

= 3,14 ; = angle de frottement inter particulaire en radiant = 2200 ; = 1300 II-6-3 Stabilité des murs du bassin :

La stabilité des murs du bassin et les murs du coursier se calcule de la même manière que les bajoyers la seule différence est au niveau des dimensions. Il n’y a pas de risque de basculement si la somme des forces verticale est supérieure à celle des forces horizontales.

- 23 -

CHAPITRE II : MATERIELS ET METHODES

II.I. Matériels :

II.1.1 Connaissance de la préfecture de Kouroussa

1- Situation géographique et limites :

La préfecture de Kouroussa est l’une des cinq (5) préfectures qui compose nt le gouvernorat de Kankan. Elle est comprise entre 9°30 , et 11°30 , de latitude Nord sur 200km et entre les 9°31 , et 10°80 , de longitude Ouest sur 180km. Elle est limitée :

- au nord par les préfectures de Siguiri et de Dinguirye

- au sud par la préfecture de Kissidougou

- a l’est par la préfecture de Kankan

- a l’ouest par les préfectures de Faranah et de Dabola

Occupant la partie nord-est du territoire national, la préfecture de Kouroussa fait frontière avec toutes les préfectures de la haute Guinée à l’exception faite de Mandiana et d e Kérouané, ce qui lui confère ainsi une position centrale. Sa population est de 154000 habitants (selon le recensement de 1996 ) essentiellement composée de malinké et une minorité des autres ethnies sur une superficie de 15690km 2 , avec une densité relativement faible de 10habitants par km 2, dont 83% en milieu rural. Ce tte population est repartie entre 12 sous préfectures qui sont : Baro, Banfélè, Balato, Babila ; Doura ; Douako ; Kouman ; Komola ; et la commune urbaine.

2- Activités socio-économiques :

L’économie est essentiellement basée sur : l’élevage, la pêche, l’agriculture qui est la base du

développement économique d e la localité, appliqué sous la forme paysanne et d’autres activités telle que le commerce.

3-

Relief climat et végétation :

a-

Relief :

La préfecture de Kouroussa est dominée dans son ensemble par les pla teaux et des plaines situées

en grande partie sur le long du Niger.

b- Climat :

Température :

Les moyennes mensuelles calculées pendant la période d’observation (1992-2006) indique une moyenne maximale 29,76 o c au mois de mars et une moyenne minimale 23,98 0 c au mois de décembre. Humidité :

Durant la période d’observation, l’humidité relative mensuelle la plus élevée fut observée au mois d’Août (80,23) et la plus basse au mois de f évrier (41,50).

Vent :

On rencontre deux types :

- les vents humides (mousson) soufflent d’ouest vers l’est ;

- les vents chauds et secs (harmattan) soufflent de l’est vers l’ouest ;

D’une manière générale, dans la préfecture de Kouroussa l’harmattan demeure le vent dominant avec une vitesse moyenne de 2,11m/s. Pluviométrie :

Elle est irrégulière et varie d’une saison à une autre. Les pluies qui tombent restent encore inégalement reparties durant l’année. Les précipitations moyennes annuelles sont de l’ordre de 1388,87ml d’eau et, nous constatons que le mois le plus pluvieux est le mois d’Août 328,15mm d’eau et le mois le moins pluvieux est celui de Décembre avec 3,33mm d’eau (voir tableau ci - dessous).

- 24 -

Evaporation :

La valeur de l’évaporation est conditionnée par : la température, la vitesse du vent et par le déficit d’humidité. Durant toute l’année, ce phénomène a lieu. Cette évaporation reste intense au mois de janvier, février, mars et avril à cause de l’élévation de la température. La valeur moyenne maximale fut observée au mois davril avec 267,79mm d’eau évaporée et celle minimale en septembre avec 62,24mm d’eau (voir tableau ci-dessous) Insolation :

Elle est conditionnée principalement par la durée d’éclairement du jour. Sa forte intensité favorise une perte considérable d’eau dans le bassin d’accumulation ( retenue). Les mois les plus secs sont pleins d’ensoleillement et de forte intensité lumineuse favorisé pa r l’absence des nuages. Mais en saison des pluies nous constatons la présence des nuages qui couvrent le ciel diminuant ainsi la luminosité. ( Voir tableau ci-dessous) Tableau 8 : Récapitulatif des moyennes mensuelles des données climatiques (1992-2006)

 

Pluviométrie

Température °c

Humidité en %

   

Vitesse

Mois

H

             

Evaporation

Insolation

du vent

(mm)

Nbj

Max

Min

Moy

Max

Min

Moy

Janv

1,51

0,40

33,96

14,40

24,20

73,20

1760

45,40

119,99

265,74

0,84

Fev

3,54

0,87

36,08

17,80

26,94

65,60

17,40

41,50

139,06

247,00

0,64

Mars

20,04

2,20

37,30

22,22

29,76

66,26

20,46

43,36

188,73

260,08

1,20

Avr

63,91

5,80

36,76

21,93

29,35

76,60

31,73

54,17

267,79

225,90

1,60

Mai

137,36

10,07

34,18

23,06

28,62

83,73

58,80

66,17

191,86

228,66

2,11

Juin

180,93

14,33

31,90

21,56

26,73

94,13

56,73

75,43

84,53

207,17

1,72

Juil

242,12

17,40

30,10

20,83

25,47

96,06

63,06

79,56

72,26

147,72

1,42

Août

328,15

20,27

29,96

21,44

25,70

96,001

63,86

80,23

163,91

165,62

1,46

Sept

284,23

20,27

28,25

20,72

24,49

95,80

60,86

78,33

62,24

195,21

1,63

Oct

108,76

13,07

31,79

19,39

25,59

95,33

53,53

74,43

92,14

200,10

1,40

Nov

16,99

2,07

32,97

17,18

25,08

93,20

39,73

66,17

190,99

252,91

0,78

Déc

1,33

4,40

33,38

14,58

23,98

84,60

21,73

53,20

150,60

242,36

0,90

Source : station météorologique de Kankan (2007) C- Végétation :

La répartition de la végétation est liée à celles du climat. Elle est dans l’ ensemble, la caractéristique fondamentale du paysage. Nous distinguions trois formations forestières dont : arboré, arbustive, herbeuse. D- Hydrographie :

Le réseau hydrographique comprend d’importants affluents du Niger tel que le Nianda, le Mafou, le Tinkisso et autres. Ces principaux cours d’eaux ont un régime régulier. Connaissance du centre d’application :

Situation et limites

- Le village Bankan dont la plaine porte le nom, est l’un des district de la commune urbaine de Kouroussa : situé à 14 km, sur l’axe Kouroussa Banfèlè au sud. Etude topographique :

Les lèves topographies du cite du barrage montre que la plaine est a peu près plate. L’examen du plan topographique à l’ échelle 1/4000 nous a permis de choisir le site à l’étranglement de la cuvette nous permettant d’obtenir un grand volume d’eau et de réduire le volume de remblai. L’équidistance entre les cou rbes de niveau est de 0,5m. La côte du fond (NF) est de 369m ; la côte du niveau normale de la retenue (NNR) est de 376m et la côte de la crête du barrage (CC) est de

377,76m.

Etude hydrologique:

L’objectif d’un barrage de retenu e est de stocker un certain volume d’eau destiné à diverses utilisations. Il est donc nécessaire de se préoccuper d’une part des conditions de remplissage de la cuvette, d’autre part, de faire en sorte que l’ouvrage ne soit pas un obstacle au passage des crues qui risqueraient de le submerger. Il y a lieu d’étudier les crues pour déterminer les car actéristiques de l’ouvrage d’évacuation.

- 25 -

Débit des crues:

Pour la détermination des débits des crues, nous avons les données des intensités pluviométriques de la préfecture de Kouroussa (1992 -2006) Intensités pluviométriques de la préfecture de Kouroussa (1992 -2006)

Mois Années
Mois
Années

Hauteur

                       

jours

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

septembre

Octobre

Novembre

Décembre

1992 H

 

-

1,20

21,50

111,80

164,50

184,90

275,30

372,20

296,10

67,10

1,00

-

J

-

2

4

10

9

19

19

21

19

15

1

-

1993 H

 

-

-

-

23,30

174,60

124,20

153,00

330,30

390,70

49,90

20,10

-

J

-

-

-

6

12

14

18

18

21

7

2

-

1994 H

 

-

3,10

1,50

80,10

120,00

141,20

157,40

212,10

180,00

55,00

47,60

-

J

-

1

2

4

12

12

18

20

15

14

3

-

1995 H

 

-

-

-

49,60

62,70

199,60

291,90

419,90

180,40

117,80

6,50

-

J

-

-

-

6

6

14

21

20

17

13

1

-

1996 H

 

-

-

-

76,00

140,30

188,30

300,30

300,00

227,30

75,70

23,60

-

J

-

-

-

6

13

11

15

25

23

15

4

-

1997 H

 

-

-

-

7,50

152,90

163,20

22,60

359,30

250,70

115,70

-

-

J

-

-

-

1

11

15

19

21

18

22

-

-