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Chapitre 1 : Notions préliminaires pour l'astronomie de

position
I. Angles – Fonctions trigonométriques
Le domaine de l'astronomie est réputé pour l'utilisation parfois complexe des angles et des fonctions trigonométriques. Par
exemple, pour repérer la position d'un astre dans le ciel, les astronomes ont besoin de deux coordonnées angulaires et le
passage d'un système de coordonnées à un autre requiert l'utilisation des fonctions trigonométriques usuelles. Nous
présentons ci–dessous les principales relations dont nous aurons besoin par la suite.

1. Mesure des angles

L'unité pratique est le degré, qui est la 90ème partie de l'angle droit. Le degré est divisé en 60 minutes d'angle, elles-mêmes
divisées en 60 secondes d'angle. Nous avons donc :

1° = 60 ' = 3600"

En fait, l'unité légale de mesure des angles n'est pas le degré mais le radian. Il est défini à partir d'un cercle de rayon unité,
appelé cercle trigonométrique. La circonférence de ce cercle, engendrant un angle de 360°, a pour valeur 2π. Un radian est
donc l'angle engendré par un arc égal au rayon du cercle. Nous avons donc la correspondance suivante entre les degrés et les
radians :

π
1° = rad
180

Le radian est généralement l'unité adoptée par les logiciels de programmation pour effectuer des calculs mathématiques. Le
radian doit être obligatoirement utilisé pour effectuer certains calculs, notamment lors de la résolution de l'équation de Kepler.

L'emploi d'une troisième unité d'angle est spécifique à l'astronomie. L'usage de l'heure pour définir une valeur angulaire est
lié à la durée du jour. 24 heures sont égales à 360°. L'heure est subdivisée en 60 minutes ou en 3600 secondes d'heure.

1 h = 60 min = 3600 s

Il ne faut pas confondre cette unité angulaire avec l'unité de temps, bien que leurs origines soient communes (une durée de 24
heures correspond à la rotation de la Terre sur elle–même d'un angle de 360° [1]). Notons les équivalences entre les angles
exprimés en degrés et en heures :

1 h = 15°
1 min = 15 '
1s = 15"

2. Fonctions trigonométriques – Principales relations

Nous supposons connues les principales fonctions trigonométriques (sinus, cosinus, tangente) ainsi que leurs propriétés, et
nous ne rappelons ci–après que les formules qui nous ont semblé importantes.

∞ ∞
(−1)k x 2k k 2 k +1
cos x = ∑
k =0
(2k )!
sin x = ∑ (−(12)k +x 1)!
k =0
tan x =
sin x
cos x

Signalons deux fonctions particulières, la sécante et la cosécante, autrefois très employées en astronomie :

1 1
sec x = cos ec x =
cos x sin x

[1]
Ceci n'est pas rigoureusement exact, comme nous le verrons par la suite.

1
On peut définir les fonctions trigonométriques à l'aide de la fonction exponentielle :

1 ix 1 ix
cos x =
2
(e + e −i x ) sin x =
2i
(
e − e −i x )
où i = − 1 . (Il faut toutefois noter que les nombres complexes ne sont généralement pas gérés par les logiciels de
programmation).

Grâce à ces formules, on peut en déduire :

1 i (a +b ) −i (a + b ) 1 i (a −b ) −i (a −b ) 1 1
cos a cos b =
4
(e +e ) (
+ e
4
+e
2
)
= cos(a + b ) + cos(a − b )
2

De même :

1 1
sin a sin b = − cos(a + b ) + cos( a − b )
2 2
1 1
sin a cos b = sin ( a + b ) + sin (a − b )
2 2
1 1
cos a sin b = sin ( a + b ) − sin ( a − b )
2 2

De là, on déduit, par additions et soustractions :

cos ( a + b ) = cos a cos b − sin a sin b


cos ( a − b ) = cos a cos b + sin a sin b
sin (a + b) = sin a cos b + sin b cos a
sin (a − b) = sin a cos b − sin b cos a

a+b a−b
Nous avons ensuite, en posant p = et q = :
2 2

sin a + sin b = 2 sin p cos q


sin a − sin b = 2 cos p sin q
cos a + cos b = 2 cos p cos q
cos a − cos b = −2 sin p sin q

Signalons également deux autres formules très utilisées en astronomie :

x 1 − cos x
cos 2 x + sin 2 x = 1 tan 2 =
2 1 + cos x

3. Relations dans les triangles sphériques

Soit une sphère de rayon unité de centre O et 3 points A, B et C situés à sa surface. Notons a, b, c les 3 côtés du triangle
respectivement opposés aux sommets, a étant le côté BC. On désigne également par A, B, C les angles correspondants aux
points nommés précédemment. Nous donnons sans démonstration les relations du triangle sphérique :

sin a cos B = cos b sin c − sin b cos c cos A


sin a sin B = sin A sin b
cos a = cos b cos c + sin b sin c cos A

Cet ensemble de relations est appelé groupe de Gauss. La dernière relation est une formule fondamentale en trigonométrie
sphérique et nous la rencontrerons souvent dans les chapitres suivants. Nous pouvons établir d'autres relations par simple
permutation circulaire, nous pouvons notamment déduire, à l'aide de la deuxième formule ci–dessus :

sin a sin b sin c


= =
sin A sin B sin C

2
II. Calculs mathématiques
1. Formule de Taylor

Toute fonction f (x ) peut être décomposée comme un polynôme formé des dérivées successives de f. La formule de Taylor
s'écrit :


( x − x0 ) n ( n )
f (x ) = ∑
n=0
n!
f (x0 )

où f ( n) (x ) désigne la nième dérivée de f.

Nous avons donné plus haut les formules de Taylor des fonctions cosinus et sinus.

2. Méthode itérative de Newton

Il s'agit de déterminer par itérations successives la valeur pour laquelle une fonction s'annule. À l'ordre 1, la formule de
Taylor donne pour f ( x) = 0 :

f (x ) = f (x1 ) + (x2 − x1 ) f ' (x1 ) = 0

Soit :

f (x1 )
x2 = x1 −
f ′(x1 )

x1 est une valeur pour laquelle f ( x1 ) ≈ 0 (voire même quelconque). On calcule f ( x1 ) et f ′( x1 ) , puis la valeur x2 par la
formule ci–dessus. x2 est une valeur plus approchée de la solution que x1 . On injecte ensuite la valeur de x2 dans x1 et on
applique la formule ci–dessus autant de fois que nécessaire jusqu'à ce que la valeur x ne varie plus sensiblement.

Exemple :

Soit f ( x) = x5 + 17 x − 8 . Cherchons la valeur de x pour laquelle cette fonction s'annule.

Nous avons : f ′( x ) = 5 x 4 + 17

8
Prenons pour valeur initiale x1 = 0 , nous avons alors : f ( x1 ) = −8 et f ′( x1 ) = 17 , donc x2 = = 0.470 588 235 .
17
Nous obtenons ensuite :

x = 0.469 249 986


x = 0.469 249 878
x = 0.469 249 878

En général, la méthode converge assez vite vers la solution.

3. Interpolation

En astronomie, nous connaissons souvent la valeur d'une fonction pour plusieurs points, sans avoir une expression analytique
de cette fonction, et nous désirons calculer sa valeur à un point arbitraire. Par exemple, supposons que nous connaissons
l'ascension droite d'une planète pour chaque jour à 0h et nous souhaitons connaître sa position pour le jour médian à 10h.
Pour cela, il faut effectuer une interpolation des valeurs de la table. Nous allons considérer le cas d'une interpolation à 3
valeurs, ce qui est le cas le plus courant (l'interpolation linéaire [à 2 valeurs] ne sera pas évoquée ici, car elle n'offre aucune
difficulté).

Connaissant les 3 valeurs tabulaires équidistantes y1, y2 , y3 (l'ascension droite dans l'exemple précédent) correspondant aux
valeurs x1, x2 , x3 de l'argument x (le temps dans l'exemple précédent, ce qui est souvent le cas), formons les différences
suivantes :

3
x1 y1
a = y2 − y1
x2 y2 c =b−a
b = y3 − y2
x3 y3

a et b sont appelées les différences premières des valeurs y, c est une différence seconde.
Appelons y la valeur recherchée, correspondant à l'argument x. Posons n = x − x2 le facteur d'interpolation. La formule
d'interpolation est :

n
y = y2 + (a + b + c + nc)
2

Si la fonction y s'annule, le facteur d'interpolation est déterminé par itérations successives grâce à la relation suivante :

−2 y2
n0 =
a + b + cn0
2 y2 + n0 (a + b + cn0 )
Nous pouvons aussi déterminer n0 par corrections successives en calculant : ∆n0 = − (basé sur la
a + b + 2cn0
méthode de Newton).

Si la fonction y atteint un extremum, la valeur maximale ym et le facteur d'interpolation sont respectivement :

( a + b) 2
y m = y2 −
8c
a+b
nm = −
2c

Exemple 1 : Calcul de l'ascension droite de Jupiter.

Soit les valeurs suivantes de l'ascension droite (géocentrique) de Jupiter à 0h TD :

15 novembre 2006 15h 44min 12.071s


20 novembre 2006 15h 48min 03.503s
25 novembre 2006 15h 53min 23.526s

Convertissons les minutes et les secondes d'heures en fractions d'heures, et formons les différences :

15 novembre 2006 15.724 634 07h


0.076 339 07
20 novembre 2006 15.800 973 14h 0.000 386 15
0.076 725 22
25 novembre 2006 15.877 698 36h

Calculons l'ascension droite pour le 21 novembre 2006 à 19h TD. Le facteur d'interpolation, en unités de l'intervalle tabulaire
(5 jours), est :
1 + 19 / 24
n= = 0.358 333 33
5

Nous obtenons donc (entre parenthèses, la valeur exacte) :

y = 15.828 421 950h = 15h 49 min 42.319s (42.366s)

Exemple 2 : Passage de Vénus par l'équateur céleste.

Nous disposons des valeurs journalières suivantes de la déclinaison de Vénus (à 0h TD) :

22 février 2007 –0° 36' 44.26"


23 février 2007 –0° 05' 22.71"
24 février 2007 +0° 25' 59.58"

Nous trouvons facilement que n0 = 0.171 474 , ce qui correspond au 23 février à 4h 06min 55s.

4
Exemple 3 : passage de Mercure au périhélie.

12 novembre 2006 0hTD 0.308 648 823 UA


14 novembre 2006 0hTD 0.307 498 044 UA
16 novembre 2006 0hTD 0.308 907 329 UA

Nous obtenons une valeur du périhélie ym = 0.307 494 781UA (0.307 494 728), le facteur d'interpolation correspondant est
nm = −0.050 488 191 , ce qui correspond à la date du 13 novembre 2006 à 21h 34min 36s (33min 48s). Les différences
s'expliquent par un écart tabulaire de 2 jours, ce qui est grand compte tenu de la vitesse de déplacement de Mercure.

4. Résolution d'un système d'équations linéaires par la méthode des moindres carrés

Nous avons à résoudre le système suivant :

a11x1 + a12 x2 + ... + a1n xn = b1



a21x1 + a22 x2 + ... + a2 n xn = b2

...
am1x1 + am 2 x2 + ... + amn xn = bm

Ce système peut se mettre sous la forme matricielle suivante :

A⋅ x = b (1)

en posant :

 a11 a12 ... a1n   x1   b1 


     
a a22 ... a2 n  x b
A =  21 x =  2 b =  2
 ...   ...   ... 
     
am1 am 2 ... amn   xn  bn 

Si m < n , il y a plus d'inconnues qu'il n'y a d'équations, le système n'admet pas de solutions ou pas de solution unique (on
peut alors trouver une combinaison linéaire entre les différentes inconnues).

Si m = n et s'il n'existe aucune combinaison linéaire entre chaque équation, alors le système admet une solution unique. La
solution s'obtient de la manière suivante. On multiplie membre à membre l'équation (1) ci–dessus par A−1 , l'inverse de la
matrice A :

A−1 A ⋅ x = A−1b

Sachant que A−1 A = I la matrice identité, nous avons finalement :

x = A−1b

Si m > n , il y a plus d'équations qu'il n'y a d'inconnues. Il n'y a, en général, pas de solution mais une solution peut être le
meilleur compromis satisfaisant le mieux possible le système d'équations. Pour cela, nous devons résoudre le système :

A⋅ x = y
 y1 
 
y
avec y =  2  de manière à ce que les écarts entre b et y soient les plus faibles possibles. Introduisons pour cela la fonction
 ... 
 
 ym 
de coût J définie par :

m
J = ∑r
i =1
2
i

où r i = bi − yi = bi − ( A ⋅ x)i .

5
Le critère des moindres carrés consiste à minimiser la fonction de coût J, c'est–à–dire que ses dérivées par rapport aux
composantes du vecteur x soient nulles :
∂J
=0
∂x j
Explicitons cette dernière relation :

m m m
∂r i2 ∂r i
∑ ∑ ∂x ∑ r ∂x

r i2 = = i =0
∂x j j j
i =1 i =1 i =1

∑r i =1
i a ji = 0 (2)

 r1 
 
r2
Réécrivons cette relation sous forme matricielle, en posant r =   :
 ... 
 
r m 

t
A⋅ r = 0
avec t A la matrice transposée de A.

Or le vecteur r s'écrit r = b − A ⋅ x , nous obtenons donc :

t
A (b − A ⋅ x ) = 0
t
A⋅ A⋅ x = tA⋅b

Les équations que forme la dernière relation sont appelées équations normales. La solution ajustée au sens des moindres
carrés est :

x = ( t A ⋅ A)−1 t A ⋅ b

La matrice ( t A ⋅ A)−1 est appelée matrice de covariance et ses éléments diagonaux représentent le carré des écarts–types.

Exemple : résoudre le système suivant :


x + 2 y = 3

2 x + 2.5 y = 3
4 x + 5 y = 7

Sous forme matricielle, nous avons :

1 2  3
   
A = 2 2.5 b = 3
4 5  7 

t  1 2 4  21 27 
A=  ( t A ⋅ A) =  
2 2.5 5 27 35.25

Calculons ( t A ⋅ A)−1 et t A ⋅ b

3.133333 −2.4   37 
( t A ⋅ A)−1 =  
t
A⋅b =  
 − 2.4 1.866666 48.5

Nous avons finalement :


−0.466666
x= 
 1.733333 

6
Considérons maintenant le cas de l'ajustement linéaire, c'est–à–dire que nous voulons modéliser l'ensemble d'un nombre N de
points par une droite :
y ( x) = a + bx

Posons :

N N
Sx = ∑ i =1
xi Sy = ∑y
i =1
i

N N N
S xx = ∑
i =1
x 2i S xy = ∑
i =1
xi yi S yy = ∑y
i =1
2
i

Nous trouvons, à partir des mêmes considérations précédentes :

N a + bS x = S y
aS x + bS xx = S xy

c'est–à–dire en posant ∆ = N S xx − S x 2 :

S xx S y − S x S xy N S xy − S x S y
a= b=
∆ ∆

On établit que le coefficient de corrélation et le RMS sont donnés par :

N
N S xy − S x S y 1
r=
∆ ⋅ ( N S yy − S y 2 )
RMS =
N ∑r
i =1
2
i

Le coefficient de corrélation est une mesure statistique du degré pour lequel deux variables sont liées entre elles. Il varie entre
–1 et 1, sachant qu'une corrélation parfaite est obtenue pour r = 1 .

Les écarts–types sur a et b sont :

S xx N
σa = σb =
∆ ∆

Exemple :

x 1 2 3 4 5 6 7 8
y 1 1 2 3 3 4 4 6

Nous trouvons :

S x = 36 S y = 24 S yy = 92
S xx = 204 S xy = 136 ∆ = 336

2
a=0 b=
3

Nous avons ensuite :

σ a = 0.7792 σ b = 0.1543 r = 0.9661 RMS = 0.4082

L'équation de droite ajustée s'écrit donc :

y = (0.0000 ± 0.7792) + (0.6667 ± 0.1543) x r = 0.9661

7
III. Systèmes de référence
La définition de systèmes de référence est primordiale en astronomie, afin d'étudier la position et le mouvement des astres.
Nous considérerons pour le moment que les étoiles sont fixes, du fait de leur très grande distance, et ce quel que soit le
moment de l'observation. On peut alors définir des repères dont l'origine est un point quelconque et dont les trois axes
pointent vers 3 étoiles fixes. Il existe plusieurs manières de repérer un point dans un repère (ou référentiel), à l'aide de
systèmes de coordonnées.

1. Coordonnées cartésiennes

Il s'agit de projeter orthogonalement le point M sur chacun des 3 axes orthogonaux entre eux et de mesurer les longueurs par
rapport à l'origine.

Les coordonnées du point M sont : ( x, y , z ) .


2. Coordonnées polaires

Ce sont des coordonnées du plan, qui définissent la position d'un point M par sa distance à l'origine O et l'angle entre un axe
fixe et la droite OM.

Les coordonnées du point M sont notées ( ρ ,θ ) . Les relations qui existent avec les coordonnées cartésiennes du plan sont :

ρ 2 = x2 + y2
x = ρ cosθ
y
tan θ = y = ρ sin θ
x

3. Coordonnées cylindriques

Les coordonnées cylindriques ajoutent aux coordonnées polaires l'altitude z, qui est identique à la coordonnée z définie pour
le repère cartésien. Les coordonnées du point M sont ( ρ ,θ , z ) .

8
4. Coordonnées sphériques

Il s'agit sans doute du type de repère le plus employé en astronomie, puisque la position des corps est définie par une seule
coordonnée de distance et deux coordonnées angulaires. L'angle θ est cette fois compté depuis l'axe Oz, et appelé colatitude,
tandis que l'angle ϕ est dénommé longitude.

Les coordonnées de M sont notées (r ,θ , ϕ ) . Il faut noter toutefois que r est différent de ρ en général.

IV. Systèmes employés en astronomie


1. Coordonnées écliptiques

La Terre se déplace autour du Soleil dans un plan (ce que nous démontrerons dans le prochain chapitre), appelé plan de
l'écliptique. Le système de coordonnées dont le plan xOy est le plan de l'écliptique est appelé système de coordonnées
écliptiques. On peut définir des coordonnées cartésiennes (x,y,z) ou sphériques. Dans ce dernier cas, la longitude dite
écliptique est notée l, tandis que la latitude écliptique est définie par b = 90° − θ . Lorsque le Soleil est à l'origine du repère,
la distance r prend le nom de rayon vecteur.

2. Coordonnées équatoriales

La projection sur la sphère céleste de l'équateur terrestre donne un grand cercle appelé tout simplement équateur céleste. Les
mesures des distances angulaires par rapport à cet équateur s'appellent les déclinaisons, notées δ . Elles sont comptées
positivement dans l'hémisphère céleste boréal et négativement dans l'hémisphère céleste austral (similaires à la latitude
terrestre).

L'angle que fait l'équateur céleste avec le plan de l'écliptique s'appelle obliquité de l'écliptique dont la valeur ε est proche de
23°26', cette obliquité étant à l'origine de l'alternance des saisons. En conséquence, il existe deux points sur l'équateur qui
coupent l'écliptique. Vu de la Terre, l'écliptique représente la trajectoire apparente du Soleil pendant un an. Lorsque celui-ci
passe de l'hémisphère austral à l'hémisphère boréal (équinoxe de printemps), il se trouve à un point particulier, dénommé
point vernal. Ce point vernal est l'origine des ascensions droites (α), et celles–ci sont comptées en heures pour des raisons
pratiques.

9
Nous distinguons les coordonnées équatoriales géocentriques et topocentriques (ou locales). Les premières se réfèrent au
centre de la Terre tandis que les secondes sont rapportées au lieu d'observation.

Le lien qui existe entre les coordonnées écliptiques et les coordonnées équatoriales sont :

xecl = xeq xeq = xecl


yecl = yeq cos ε + zeq sin ε yeq = yecl cos ε − zecl sin ε
zecl = − yeq sin ε + zeq cos ε zeq = yecl sin ε + zecl cos ε

On a alors :
cos l cos b = cosα cos δ cos α cos δ = cos l cos b
sin l cos b = sin α cos δ cos ε + sin δ sin ε sin α cos δ = sin l cos b cos ε − sin b sin ε
sin b = − sin α cos δ sin ε + sin δ cos ε sin δ = sin l cos b sin ε + sin b cos ε

Dans les relations précédentes, α est exprimé en degrés, il faut le diviser par 15 pour l'avoir en heures. Seul le deuxième
groupe est fréquemment utilisé car les théories planétaires fournissent les coordonnées écliptiques, qu'il faut transformer pour
l'observation en coordonnées équatoriales. Ces relations se réécrivent de manière plus condensée :

sin l cos ε − tan b sin ε


tan α = sin δ = sin l cos b sin ε + sin b cos ε
cos l

où il faut surveiller le signe de cos l . Si celui–ci est négatif, il faut ajouter 180° à la valeur de α .

3. Coordonnées horaires

Il s'agit de coordonnées topocentriques, pour lesquelles la déclinaison est conservée, mais l'ascension droite est remplacée par
l'angle horaire H, défini par :

H = TSG − α − LO

où TSG désigne le temps sidéral de Greenwich, α l'ascension droite et LO la longitude du lieu d'observation (comptée
négativement vers l'est).
Le temps sidéral de Greenwich, qui est l'angle horaire du point vernal, sera étudié ultérieurement. L'angle horaire varie
positivement vers l'ouest à partir du sud (et est compté en heures).

4. Coordonnées horizontales locales

Le plan xOy est défini par le plan horizontal du lieu d'observation. L'axe Oz pointe alors vers le zénith. L'angle mesuré depuis
l'horizon jusqu'à l'astre s'appelle la hauteur h. Cet angle est par convention positif au-dessus de l'horizon (de 0 à +90°), et
négatif en dessous (de 0 à –90°). L'angle a mesuré en degrés depuis le sud s'appelle l'azimut (la direction de l'ouest possède
un azimut de 90°). On définit aussi la distance zénithale z = 90° − h . À l'aide de ces coordonnées, on peut déterminer
l'instant où un corps céleste se lève, l'altitude étant nulle à cet instant (il faut de plus tenir compte de la réfraction
atmosphérique).
Ce système de coordonnées présente un inconvénient majeur : les coordonnées d'une étoile fixe varient au cours du temps et
en fonction de la position géographique de l'observateur.

10
Les groupes de transformations sont :

sin H cos δ = sin a cos h sin a cos h = sin H cos δ


cos H cos δ = cos a cos h sin ϕ + sin h cosϕ cos a cos h = cos H cos δ sin ϕ − sin δ cosϕ
sin δ = − cos a cos h cos ϕ + sin h sin ϕ sin h = cos H cos δ cos ϕ + sin δ sin ϕ

où ϕ représente la latitude du lieu d'observation.

Là encore, nous ne retiendrons que les formules suivantes :

sin H
tan a = sin h = cos H cos δ cos ϕ + sin δ sin ϕ
cos H sin δ − tan δ cos ϕ

V. La forme du globe
En première approximation, nous pouvons considérer la Terre comme sphérique, mais du fait de sa rotation diurne et de sa
nature partiellement élastique, elle est légèrement aplatie aux pôles. La forme géométrique qui s'apparente le plus à la forme
de la Terre (géoïde) est l'ellipsoïde de révolution.

La figure suivante représente une section passant par les deux pôles de la Terre.

O représente l'observateur. Suivant qu'il mesure sa latitude par rapport à la verticale du sol ou par rapport au centre de la
Terre, il obtiendra respectivement la latitude géographique ϕ ou la latitude géocentrique ϕ'.
En 1976, l'Union Astronomique Internationale a fixé les valeurs suivantes des mesures de la Terre :

1
a = 6 378 140 m f =
298.257

a représente la distance CE sur la figure précédente et est le rayon équatorial de la Terre. f est l'aplatissement du globe.

Nous en déduisons le rayon polaire terrestre par la formule :

b = CN = a (1 − f ) = 6356755 m

Pour un lieu à la surface de l'eau, nous avons la relation suivante entre ϕ et ϕ' :

b2
tan ϕ ′ = tan ϕ
a2

Nous utiliserons plutôt les formules valables pour des lieux dont l'altitude est h (en mètres) au-dessus du niveau de la mer.

b
tan u = tan ϕ
a

b h
ρ sin ϕ ′ = sin u + sin ϕ
a 6378140
h
ρ cos ϕ ′ = cos u + cos ϕ
6378140

11
VI. Les coniques
1. Le cercle

Les coniques sont l'ensemble des courbes obtenues de différentes sections du cône. La plus simple d'entre elles est le cercle,
qui est la section horizontale du cône. Le cercle est le lieu géométrique de l'ensemble des points situés à égale distance d'un
point fixe appelé centre. Le périmètre d'un cercle de rayon R se calcule de la façon suivante :

θ = 2π
P=
∫ θ =0
R dθ = 2π R

Son aire est donnée par :


r=R θ = 2π
Σ=
∫∫
D
r dr dθ =
∫ r =0
r dr
∫ θ =0
dθ = π R 2

Les orbites des planètes, hormis Mercure et Pluton, s'écartent peu de trajectoires circulaires.

2. L'ellipse

Une section biaisée du cône forme une ellipse. Nous allons nous attarder sur ce type de conique puisqu'au premier ordre, les
trajectoires des planètes sont des ellipses.

Soient deux points distincts du plan F et F' fixes. L'ellipse est le lieu géométrique d'un point P pour lequel la somme F'P+FP
est constante. Prenons comme axe Ox la droite passant par les points F et F', ces points étant appelés foyers de l'ellipse, et
comme origine le point O, situé au milieu du segment [FF '] .

Posons :

a = OA = OA'
b = OB = OB'

a est appelé demi–grand axe et b demi–petit axe de l'ellipse.

12
Déterminons tout d'abord la constante introduite ci–dessus. Lorsque le point P se trouve en A, on a :

F ' A + FA = ( F ' F + FA) + FA


= ( F ' F + F ' A') + FA
= 2a

Équation cartésienne de l'ellipse

Afin de déterminer l'équation cartésienne de l'ellipse, posons maintenant :

OF
e=
OA

Cette quantité est appelée excentricité de l'ellipse. Soit ( x, y ) les coordonnées du point P.

F ' P = 2a − FP

( x + ae )2 + y 2 = 2a − ( x − ae)2 + y 2

Élevons au carré :
( x + ae)2 + y 2 = 4a 2 + ( x − ae )2 + y 2 − 4a ( x − ae )2 + y 2
a − ex = (x − ae)2 + y 2
Élevons de nouveau au carré et simplifions :
x2 y2
+ =1
2
a a (1 − e 2 )
2

Lorsque le point P se trouve en B, de coordonnées (0, b), on trouve que b = a 1 − e2 . On peut alors écrire la forme
définitive de l'équation cartésienne de l'ellipse :

x2 y2
+ =1
a2 b2

Expression du rayon vecteur

Le point P' a pour composante selon l'axe Ox :

x'= a cos u

Or x = x' , donc, en injectant cette relation ci–dessus dans l'équation de l'ellipse :

y2
cos 2 u + =1
b2
Soit :

y = b sin u

D'après la figure précédente et en posant r = FP le rayon vecteur, nous avons :

r cosν = a (cos u − e )

r sinν = b sin u = a 1 − e2 sin u

En élevant chaque relation au carré et en sommant, nous obtenons :

[
r 2 = a 2 1 + e 2 − 2e cos u − e 2 sin 2 u ]

13
Soit :
r = a ( 1 − e cos u )

r étant positif.

r
En injectant cos u = cosν + e dans r = a ( 1 − e cos u ) , nous obtenons :
a

r=
(
a 1 − e2 )
1 + e cosν

Il s'agit de l'équation d'une ellipse en coordonnées polaires. Cette relation obéit à l'équation différentielle suivante :

d 2w 1
+w=
dν 2 p

1
en ayant posé w =
r
( )
et p = a 1 − e 2 , appelé paramètre de la conique.

Relation fondamentale liant u et ν

Cherchons maintenant une expression liant u et ν en éliminant le demi–grand axe. Pour cela, on utilise les deux mêmes
relations que précédemment :

r cosν = a (cos u − e )
r = a ( 1 − e cos u )

En divisant membre à membre, nous avons :


cos u − e
cosν =
1 − e cos u

x 1 − cos x
Une autre relation, ne faisant intervenir une seule fois l'angle u, est obtenue en utilisant le fait que tan 2 = :
2 1 + cos x

1 − cos u 1 + cos u
1 − cosν = ( 1 + e ) 1 + cosν = ( 1 − e )
1 − e cos u 1 − e cos u

d'où finalement :

ν 1+ e u
tan 2 = tan 2
2 1− e 2

ν 1+ e u
tan = tan
2 1− e 2

En astronomie, l'angle u prend le nom d'anomalie excentrique et l'angle ν d'anomalie vraie.

Périmètre de l'ellipse

Le périmètre d'une ellipse ne peut pas être donné par une formule exacte contrairement au cercle. Pour le déterminer, il faut
calculer une infinité de termes.
  1  2 e 2  1 × 3  2 e 4  1 × 3 × 5  2 e6 
p = 2π a  1 −   −  −  ⋅ ⋅ ⋅
  2  1  2 × 4  3  2 × 4 × 6  5 

où e représente l'excentricité de l'orbite.

14
a−b
Une autre formule donne le périmètre, en posant m = :
a+b

2 2 2 2
2π a   1  2  1  4  1 × 3  6  1 × 3 × 5  8 
p= 1 +   m +   m +  m +  m ⋅ ⋅ ⋅
1 + m   2   2× 4   2× 4×6   2× 4×6×8  

qui assure une convergence plus rapide.

Signalons également une formule approchée donnée par Ramanujan :

[
p ≈ π 3 ( a + b ) − ( a + 3b )(3a + b ) ]
Aire de l'ellipse

L'aire de l'ellipse est donnée par une formule exacte que nous allons établir. L'aire totale Σ peut être décomposée, comme
nous pouvons le voir sur la figure donnée plus haut, en quatre secteurs identiques.

Σ=
∫∫ dx dy = 4 ∫∫ dx dy
D D/4

Définissons le domaine appelé "D/4". Il existe pour les valeurs suivantes de x et de y :

0≤x≤a

x2
0 ≤ y ≤ b 1− = ϕ ( x)
a2
Nous avons donc :

a ϕ ( x) a
x2
Σ=4
∫ ∫ 0
dx
0
dy = 4b

0
1−
a2
dx

Posons x = a sin t , donc dx = a cos t dt :

π /2 π /2
1 + cos 2t
Σ = 4ab
∫0
1 − sin 2 t cos t dt = 4ab

0 2
dt

d'où finalement :

Σ = π ab

Résumons maintenant les principales relations qui seront utilisées pour le mouvement elliptique.

x2 y2 x = a cos u
+ =1
a 2
b 2 y = b sin u

r = a ( 1 − e cos u ) r=
(
a 1 − e2 )
1 + e cosν

ν 1+ e u
tan = tan Σ = π ab
2 1− e 2

3. Paraboles et hyperboles

La parabole correspond à une coupe biaisée du cône parallèle à la surface du cône. L'excentricité d'une parabole est égale à 1.
Les hyperboles sont des courbes correspondant à une section verticale du cône. Leur excentricité est supérieure à 1. Les corps
possédant une orbite parabolique ou hyperbolique ne sont pas périodiques.

15
VII. Le temps en astronomie
1. Calendrier julien

Dans l'Antiquité, les Romains utilisaient une année de 355 jours, mais les saisons subissaient un décalage avec les mois de
l'année. Pour mettre fin à ce problème, Jules César fit appel en –44 à Sosigène, un astronome égyptien, afin de réformer le
calendrier. Ce dernier proposa l'adoption d'une année de 365 jours et 6 heures (soit 365.25 jours). Il fut donc mis en place
l'année de 365 jours et d'ajouter un jour tous les 4 ans, cette année étant appelée année bissextile (de bis–sextis, doublement
du sixième jour avant le 1er mars). Le calendrier julien, très régulier, fut conservé en France jusqu'au XVIe siècle, et est
encore utilisé par les astronomes.

2. Calendrier grégorien

La durée que met la Terre pour effectuer une révolution complète autour du Soleil n'est pas exactement de 365.25 jours, c'est
pourquoi au XVIe siècle, un décalage subsistait entre les saisons et l'année julienne. Il était de 10 jours en 1582. L'année
julienne est trop longue de 0.0078 jour, soit 3 jours en 400 ans. Le pape Grégoire XIII proposa la réforme suivante :

- Supprimer 10 jours de l'année en cours. Le jeudi 4 octobre 1582 fut suivi du vendredi 15 octobre.
- Trois années, réparties sur 400 ans, jusqu'alors prévues comme bissextiles, ne le seront pas. Ainsi, les années se
terminant par 00 et non divisibles par 400 ne sont pas bissextiles, c'est le cas de 1700, 1800 et 1900.

C'est le calendrier actuellement utilisé en France et dans la majorité des pays du monde. Il est encore trop long de 3 jours en
10 000 ans.

3. Jour julien

Pour exprimer n'importe quelle grandeur dépendant du temps, ce qui est souvent le cas en astronomie, nous devons choisir
une origine et savoir l'unité dans laquelle est exprimée une durée.
Les astronomes n'utilisent pas l'année zéro comme année origine, puisque des écrits anciens avant cette année nous sont
parvenus et relatent des observations astronomiques (notamment les éclipses). Pour cela, la date du 1er janvier –4712 à 12h a
été retenue comme date origine. Ensuite, l'unité choisie est le jour, ainsi, il s'est écoulé exactement 2 451 545 jours entre cette
date et le 1er janvier 2000 à 12h. Les jours comptés depuis cette date origine portent le nom de jours juliens. Ce compte prend
en considération la réforme du calendrier grégorien.

Pour des raisons pratiques, les astronomes utilisent une origine secondaire. Pendant longtemps, cette époque a été le 31
décembre 1899 à 12h, qui marque le début du 2 415 020e jour julien. Désormais, l'origine secondaire a été remplacée par le
1er janvier 2000 à 12h.

Le jour julien se calcule de la manière suivante :

Soit a l'année, m le mois, j le jour et h l'heure (compte tenu des minutes et des secondes).

Si m est égal à 1 ou 2, il faut remplacer a par a – 1 et m par m + 12.

Si la date appartient au calendrier grégorien (c'est-à-dire après le 15 octobre 1582), il faut déterminer :

 a  α 
α = E  β = 2 − α + E 
 100  4

où E ( X ) désigne la partie entière de X.

Si la date appartient au calendrier julien, β = 0.

Le jour julien jj est donné par :

jj = E (365.25(a + 4716)) + E (30.6001(m + 1)) + j + h / 24 + β − 1524.5

L'utilisation du jour comme durée dans les calculs astronomiques est cependant fastidieuse, c'est pourquoi nous n'employons
pas directement cette unité. Les formules utilisent généralement le siècle julien t ou le millénaire julien τ définis à partir de
l'origine secondaire.

jj − 2 451 545 t
t= τ =
36 525 10

16
Exemple : calcul du jour julien correspondant au 1er décembre 2006 à 18h.

La date appartenant au calendrier grégorien, nous avons : α = 20 , β = −13

Le jour julien est donc : jj = 2 455 210 + 397 + 1 + 0.75 − 13 − 1524.5 = 2 454 071.25

4. Temps universel, temps des éphémérides et temps dynamique

Le Temps Universel (TU) est basé sur la rotation de la Terre et permet, grâce au Temps Universel Coordonné (UTC), de
définir l'heure légale en France. Cependant, il comporte des inégalités comme le ralentissement de la rotation terrestre, des
variations périodiques saisonnières et des fluctuations irrégulières de caractère aléatoire : il ne s'agit donc pas d'un temps qui
s'écoule régulièrement. Ainsi, de 1960 à 1983, il a été remplacé par le Temps des Éphémérides (TE) qui est basé sur la
régularité des mouvements des planètes. En 1984, le Temps Dynamique (TD) a succédé au Temps des Éphémérides, qui est
déterminé par les horloges atomiques. Les formules que nous utiliserons nécessitant un temps régulier (le temps dynamique),
nous ferons une correction du temps universel :

∆T = TD − TU

La valeur de ∆T en 2000 est de 65.9 secondes. La différence entre le temps dynamique et le temps universel ne peut être
déterminée que par l'observation et ainsi, pour les années à venir, nous devons faire une estimation de sa valeur.

5. Durée du jour

Le jour stellaire est l'intervalle moyen de temps séparant deux passages consécutifs d'une étoile au méridien d'un lieu.
Sa valeur est : 23h 56min 4.0989s de temps solaire moyen.

Le jour sidéral est l'intervalle moyen de temps séparant deux passages consécutifs du point vernal au méridien d'un lieu. Il est
différent du jour stellaire car le point vernal rétrograde lentement sur l'écliptique (précession des équinoxes).
Sa durée est : 23h 56min 4.0905s de temps solaire moyen.

Le jour solaire moyen est l'intervalle moyen de temps séparant deux passages consécutifs du Soleil au méridien d'un lieu.
Pendant que la Terre effectue une rotation complète sur elle–même, elle parcourt un arc de son orbite autour du Soleil, soit
 360° 
environ 1° par jour  =  . Cet angle correspond à une rotation supplémentaire de la Terre autour de son axe, c'est–à–dire
 365 j 
à une durée de 1/15 heure, soit 4 minutes. Le jour solaire moyen dure, par définition, 24h. Sa durée est 1.002 737 909 35 jour
sidéral.

Le jour solaire vrai est l'intervalle vrai de temps séparant deux passages consécutifs du Soleil au méridien d'un lieu. Il diffère
du jour solaire moyen car la vitesse de la Terre autour du Soleil varie au cours de l'année. Si on suppose posséder une horloge
qui indique un temps qui s'écoule uniformément, le Soleil sera soit en avance soit en retard pour son passage au méridien par
rapport à cette horloge. L'écart noté E, généralement donné en minutes, s'appelle équation du temps :

tvrai = tmoyen − E

6. Durée de l'année

L'année sidérale est l'intervalle moyen de temps séparant deux conjonctions consécutives du Soleil avec une étoile donnée,
ce qui signifie que la longitude moyenne du Soleil a augmenté de 360°.
Sa durée est : 365.256 363 jours solaires moyens.

L'année tropique est l'intervalle moyen de temps séparant deux conjonctions consécutives du Soleil avec le point vernal. Ce
point rétrograde de 50,29" par an donc l'année tropique est plus courte que l'année sidérale.
Sa durée est : 365.242 190 jours solaires moyens.

L'année anomalistique est l'intervalle moyen de temps séparant deux passages consécutifs de la Terre au périhélie (point de
l'orbite terrestre le plus près du Soleil). Si le périhélie était fixe dans l'espace, l'année anomalistique serait égale à l'année
sidérale, mais celui–ci se déplace dans le sens direct, ce qui induit une durée plus longue.
Sa durée est : 365.259 636 jours solaires moyens.

7. Temps sidéral

L'angle, compté en heures, entre le sud du lieu d'observation et le point vernal moyen est appelé temps sidéral local moyen.
Par convention, le temps sidéral moyen est calculé pour Greenwich, puis les transformations nécessaires se font pour le lieu
désiré. Le temps sidéral vrai est obtenu en corrigeant le temps sidéral moyen de la nutation en ascension droite.

17
L'expression du temps sidéral moyen de Greenwich en degrés, pour n'importe quelle date, est donnée par :

TS0 = 280.460 618 37 + 360.985 647 366 29 ( jj − 2 451 545) + 0.000 387 933 t 2 − t 3 / 38 710 000

où t est le temps exprimé en siècles juliens en temps universel.


Le résultat obtenu doit être réduit à l'intervalle 0–24h.

Exemple numérique :

Le 27 juillet 2002 à 17h08 TU correspond au jour julien jj = 2 452 483.213 89 soit t = 0.025 686 896 3419 .

En appliquant la formule ci-dessus, nous trouvons :

TS0 = 338 962.208 667 1625° = 202.208 667 1625°

La valeur du temps sidéral moyen de Greenwich donné en heures est obtenu en divisant le résultat précédent par 15. Ainsi,

TS0 = 13h 28min 50.0801s


LO
Remarque : le temps sidéral local est obtenu en retranchant du temps sidéral de Greenwich la quantité , où LO est la
15
longitude du lieu (les longitudes sont ici comptées positives à l'ouest de Greenwich et négatives à l'est).

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