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DU MARTINISME

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ET
ET DES
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ORDRES MARTINISTES
par Jules
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remis en IUmi~re
Art Royal remit
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-
cependant pouvoir
pomoir l'établir de façon certaine. On a dit
aussi qu'il était de nationalité portugais&, du fait qu'il ~
me est allé en 1772 recueillir un héritage à Saint-Domingue,
et que Grainville, son fervent
fcn'cnt disciple, était originaire
originairc
artinistes des Antilles,
Antilles. D'autres prétendent qu'il est né àà Greno-
1 ~
ble. On constate, en réalité, qu'on ne sait rien de certain
de son origine.
t spiritualiste fondé
yingt années de 1754 àà 1774, année cie
Durant vingt de sa
aint-Martin, dit Le
mort, Martinès de Pasqually travailla sans arrêt à la
1\ construction de son temple des Elus-Cühens
Elus-Cohens (1).
ns la présente étude 1~
En 1754, il fonde le Chapitre des Juges Ecossais à
ur ce sujet.
Montpellier; en 1760, il établit un temple des Elus-Co-
hens à Foix et il initie de Grainville; en 1761, il s'affi-
.
lie à la loge La Française à Borcleaux
Bordeaux et il y fonde un
t né le 18 jamier
est mort à Aulnay, Il temple Cohen. Cette loge La Française devient en 1764"
la Française Elue Ecossaise, pour indiquer par ce nou-
1764,
bre 4803. Il est im- veau nom qu'elle possède un Chapitre
Chapitre..de
de grades supé-
nss le temps, afin de
dè rieurs. Mais la direction de l'Obédience Maçonnique abo-
t troublée dans la- lissant en 1766 toutes les constitutions relatives aux
li grades supérieurs aux trois premiers (apprenti, compa-
il,
oit et devint avocat gnon et maître), le Chapitre se trouve suspendu.
t guère et en 1765 il C'est en cette même année 1766 que Martinès vint à
ment de Foix. C'est Paris et fonda un temple Cohen avec Bacon de la Che-
devait décider de sa
, en raison des loi-
tJi valerie, Jean-Baptiste Willermoz, Fauger d'Ignéacourt,
le comte de Lusignan,
usignan, Henri de Loos, de Grainville, etc.
ofession, et, d'autre En 1767, il établit son Tribunal Souverain qui devait
fit du capitaine de régenter tout l'Ordre des Elus-Cohens.
d'un groupe créé par
pal' En 1768, Martinès
artinès de Pasqually rencontra Saint-Mar-
'11~ tin qui lui fut présenté. Cette rencontre devait avoir une
grande importance pour l'un comme pour l'autre (2).
La personnalité et l'enseignement de Martinès de Pas-
ient de dire un mot qually firent sur Saint-Martin une impression profonde
nt-Martin fut le dis-
int-Martin durable, Réciproquement, Martinès flit
et durable. fut lui-même in-
(1) Cohen
(1) Cohen est un mot hébreu qui signifie «« prêtre ». ».
el la nationa-
ssance et Gérard Van Rijnberk,
(2) Cf. Gérard Rijnberk, iIlartinès
lIlal'tinès de
de Pasqually,
Pasqualty, T. 1 (1935).
t qu'il était
était juif
juif sans
-3-

1
--'
rr quitta
quitta le
le service
service égale ctà la
la leur,
leur, ne
ne reyarllant
regardant le le Créateur
Créateur que
que comme
comme un
ire
re de ~Iartinès.
de )lartinès. être semblable ct eux, et qu'en conséquence ilil devait
être semblable à eux, et qu'en conséquence devait naî-
naî-
it qu'ébaucher un tre d'eux
d'eux des
des créatures spirituelles
,spirituelles -qui dépendraient
dépendraient im-
façon quelque peu médiatement d'eux-mêmes, ainsi qu'ils dépendaient de
iee des instructions celui
celui qui les avait
avait émanés.
émanés. Voilà
Voilà ce
ce que
que nous
nous appelons
appelons
On reconnaît là la le principe du du mal spirituel, étant certain que toute mau-
t'aise
'wise volonté conçue par l'esprit est toujours criminelle
t-Domingue et il y devant
del'ant le Créateur, quand bien même l'esprit ne la réali-
serait 1)as
pas en action effective. C'estCest en punition de cette
simple volonté criminelle que les esprits ont été préci-
»).
pités par la seule puissance du Créateur dans des lieux
N n.
de sujétion, de privation
priration et de misère impure et contrai-
a doctrine dans un re à leur être spirituel qui était pur et simple IJar lJar leur
s Etres dans leurs émanation ... (p. 11-12).
ances spirituelles et
A peine ces démons ou esprits pervers eurent conçu
par la Bibliothèque
d' 0 pérer leur volonté d'émanation semblable à celle
d'opérer
t cette publication,
qu'avait opérée le Créateur, qu'ils furent précipités dans
ns leur forme d'ex-
des lieux de ténèbres pour une durée immense de temps,
même.
par la l'olonté immuable du Créateur. Cette chute et ce
ardue et facilement chdtiment
châtiment nous prouvent qUf} que le Créateur ne saurait
théorie de la Chute ignorer la pensée -et la volonté de sa créature ;,. cette pen-
raits pourront don-
sée et cette volonté, bonnes ou mauvaises, vont vcmt se faire
: entendr~ directement au Créateur qui les reçoit ou les
entendre
es êtres spirituels, rejette. On aurait donc tort de dire que le mal vient du
mensité divine ... Ils Créateur, sous prétexte que tout émane de lui. Du Créa-
réateur ;,. et l'on ne teur est sorti tout être spirituel, bon, saint et parfait:
c lequel ils ont été , aucun mal n'est et ne peut être émané de lui. Mais que
lté,
té, la propriété, la l'on demande d'OÙ est donc émané le mal ? Je dirai que
leur étaient néces- le mal est enfanté par l'esprit et non créé ... »n (p. 17-18).
ns les bornes où ils
Le Traité de la Réintégration est une œuvre compacte
p. 7).
de près de quatre cents pages, sans aucune division en
uvaient-ils condam-
paragraphes ou chapitres. Souvente,s fois Martinès com-
mente l'Ecriture ct donne une explication des noms hé-
nel une émanation braïques.
On a dit, nous l'avons exposé plus haut, que Martinès
-5-
l fait entre la Ions que Boehme, mystique allemand, est né en 1575
t israélite : et mort en 1624; il écrivit
écriYit de nombreux ouvrages dans
un style particulier dont la terminologie est alchimique
angue judaïque ou mieux hermétique.
di1.:in qui
sprit di'i'in
Saint-Martin fut enthousiasmé par la lecture de Ja-
cob Boehme et il traduisit en français plusieurs de ses
un homme sage ouvrages. .
ngue hébraïque Saint-Martin a lui-même résumé les influences qui
ber. Mais cette
ceite ont agi sur lui dans le Portrait de Saint-Martin fait par
udaïque, parce lui-même qui a été publié dans ses Œuvres Posthumes.
er aucun de ces Il écrit
écrit::
epuis ces temps
ternel pour ins- « C'est à l'ouvrage d'Abbadie intitulé l'Art de connaî-
a vraie langue tre que je dois mon détachement des choses de ce mon-
oir et la suil're de. C'est à Burlamaqui que je dois mon goût pour les
choses naturelles de la raison et de justice de l'homme.
C'est à Martinès de Pasqually que je doi~ mon entrée
ue le nom d'Is-
dans les vérités supérieures.
supéTieures. C'est à Jacob Boehme que je
parle ..'
s dont je parle.
dois les pas les plus importants que j'aie faits dans ces
élites, forts en vérités. »»
x sages Noéchi-
s apprend donc Le traité de Jacques Abbadie : L'Art de se connaître
ainsi que nous Morale fut
soi-même, ou la recherche des Sources de la Moralg
aël, donné à ce publié en 1692 et eut de nombreuses rééditions. Abbadie
nifie fort contre était un théologien protestant (1654-1727) dont la re-
lus agréable et nommée fut très grande. Saint-Martin, né en 1743 fut,
e et l'invocation cO.QJ.me pour Boehme, son disciple posthume.
comme
t de plus rapi- B'urlamaqui, né et mort à Genève (1694-1748), fut un
Burlamaqui,
doit point nous juriste et un philosophe. Ses œuvres ont été imprimées
de plus les lois sous le titre général : Principes du Droit de la Nature
ature
al d'une loi qui et des Gens. •
(p. 193-194). Le seul maître vivant auquel Saint-Martin eut affaire
fut clone Martinès de Pasqually.
'On a dit aussi que Swedenborg avait influencé Saint-
t l'influence de Saint-Martin n'en
Martin, mais cela est douteux, car Saint-:\lartin
ses Il( maîtres »l) fait pas mention. Rappelons que Swedenborg fut un
Boehme. Rappe- mystique suédois qui vécut de 1688 à 1772.
-7 -
~.
:'\. Ccl
Cet ouyrage
omTage fut composé par Saint-Martin
campo épar Saint-MarLin alors qu'il
e, au sens habituel était hébergé chez WilJermoz
WiIJermoz àà Lyon.
partiëu-
rsonnalité partièu- «« Willermoz et le petit cercle des fidèles prenaient con-
naissance de l'ou\Tage
rounage au fur et à mesure que Saint-
les « travaux pra- ,\Iarlin
Martin le rédigeait. Ils
Il débattaient ensemble ce qu'on
Ces travaux consis- pom-ait dire et ce qu'on devait
pouvait deyait taire.
tair _ Il n'était pas très
tinès appelait « la facile d'en décider et plus d'une fois les discussions na-
ll, c'est-à-dir~
sses », c'est-à-dirf. quirent. Les meilleures
meiJleures preuves sur l'existence du monde
preures SUI"
neuses. immatériel et divin
diyin étaient justement celles sur lesquel-
comme étant trop les ils avaient juré un inviolable secret. Quel degré de
tant d'opérations
tant d'operations clarté pouvait-on donner aux notions «(( sur le pourquoi
eL
ct le comment des choses c10nt
dont la connaissance est ré-
is ne trouvant pas • serrée en tout temps àct un plus petit nombre
nombre))» ?
lité qui fut sienne, ( Ils étaient tous d'avis qu'il ne fallait exprimer de
«
m fut rayé des lis- précieus~s vérités que d'une manière énigmatique,
si précieuses
afin cie
de sauyegarder les engagements sacrés qui dans tous
is
is s'attachant sur- les siècles du monde ont commandé rigoureusement aux
n de hauts grades, initiés le silence et la discrétion. ») (4).
onnerie ainsi qu'il Ceci explique les obscurités et les réticences voulues
qui se rencontrent dans ce livre.
A VÉRITÉ ll.
». WILLERlIlOZ.
JEAN-BAPTISTE WILLERIIIOZ.
us étudierons som- La figure de Willermoz, qui vient d'être cité, mérite
Martin. qu'on s'y arrête.
et
et de de la
la Vérité,
Vérité, ou
ou
ct mort
mOl't dans cette
Willermoz est né à Lyon en 1730 et
iversel de la Scien-
iversel
même ville en 1824. Il fut initié àà la Maçonnerie dès
-titre suivant : Ou-
titre suivant:
1750 et en 1753 il fonde la loge La Parfaite Amitié, dont
quer aux observa-
il est élu Vénérable. Il organise la Maçonnerie dans
, et leurs méprises lyonnaisf' et en '1762-1763
taule la région lyonnaise 1762-1763 il devient
toule
cià suivre pour ac- Grand-Maitre de la Mère-Loge.
gine de bien et du
des
des gouvernements
gOU1' emements En J766, ctÙ la suite des désordres qui marquèrent la
{ns, sur la Justice ~Iaç'onnerie,
~Iaç'onneeie, sail que les réunions furent interdites
on sait
a{ns,
les Langues et les de Cleemont,
par un édit et que le Comte cie Clermont, Grand-Maitre,
Grand-l\1aître,
(4) .-\.lice
(4) Alice Joly.
Joly. Un
Un Mysllque
Jlyslique Lyonnais (1938), pp.
LYOlJHais (1938), 37-58.
pp. :>7-58.
-9-
de Paris suspendait LES
LES ŒrVRES DE S.\I:'iT-)IAHTI~.
ŒrvRES DE S.u:T-jIARTL\.
que Willermoz eut
s et y fut admis, à Le second ouvrage de Saint-~Iartin
Saint-)lartin est le Tableau
Tableau f\'a-
lI'a-
tu rel des Rapports qui ex'istent
turel existent entre Dieu, l' Homme et
l'Univers, publié en 1782. Cet ouvrage fut réimprimé en
structions qui éma- 1900 par Papus, et fut réédité récemment en 1946.
Saint-Martin, dont
Co
Cc livre
Jine comporte 22 chapitres et cn
en raison de ce
nombre on a voulu y voir une analogie avec les 221 ar-
attaché à la forme canes du Tarot.
it été constamment
ager dans la voie Vinrent ensuite: L'Homme de Désir (1790);
(1790); Ecce
ui est dans la vic Homo (1792); Le Sourel Homme (1792); Considérations
ar cela même essen- philosophiques et religieuses sur la Révolution Françai-
suivre. Willermoz • se (1796); Eclair sur
sw' l'Association humaine (1797); Le
r son spiritualisme. Crocodile ou la Guerre du Bien et du Mal (1798) ; Le Mi-
l'Homme-Es]J1'it (1802), pour ne citer que les
nistère de l'Homme-Esprit
œuvres principales.
LLERMOZ.
LLERlIWZ.
Saint-Martin traduisit certains ouvrages de Jacob
hommes:
hommes : Martinès, Boehme, notamment:
notamment : L'Aurore l\"aissante
I\"aissante ou la Racine
ents les uns des au- de la Philosophie, de l'Astrologie et de la Théologie. Cet
ction conjointe une ouvrage fut publié en 1800
1800 et une réimpression (en fran-
çais) fut faite à Milan en 1927.
e d'initiateur et ses Ce livre est un alliage de la pensée de Boehme avec
ns magiques. Saint- celle de Saint-Martin. Ce dernier écrit en effet dans son
nt d'écrivain et son introduction :
cités d'organisateur
((l( Mes lecteurs conviendront que ma tâche de traduc-
tew' avait par elle-même assez de difficultés, quand ils
teur
ut été le «« corps »,
sm'ants les plus versés dans la lan-
apprendront que les sarants
oz 1'((
moz 1'« âme »,ll, c'est-
gue allemande ont de la peine à comprendr~
compl'endrc le langa-
t au corps.
ge de Boehme, soit par son style antique, rude l'udf et peu
Martinésisme ») et soi(Jné, soit par la profondeur des objets qu'il tmite
soiyné, traite et
x enseignements qui, qui sont si étrangers pour 19 commun des hommes ;
dant très différents. quaI/ri ils sauront, surtout, que dansdaus ces sortes de ma-
e » et le second une
1)
tù?res, la langue allemande a nombre de mots qui re.n-
tières, r~n­
ferment chacun une infinité de ete sens différents,.
différents; que mon
auteur a employé continuellement ces mots mols indécis, gt
'1.t
-11-
qu'il m'a fallu en saisir et en varier la détermination
qu'it pamÎt
paraît 1wUI'elle,
nourelle,
précise
préGise s('[on
s('lo/1 les direrses oCfU1'I'encrs ... Illi
diverses occurrencf's... soU/'enir
soul'enir ou la re
nous, nous devons
unirerselle
unil'erselle de réri
EXTR.UTs
E TRAITS DES ŒHRES
(El;VRES DE SAI:"T-~lARTI:\.
SAI:"T-~IARTI~.
«l I O
Onn peut dire
Pour donner un aperç'u
aperçu de la doctrine de Saint-~lartin émanés dans la ré
ou «Il Martinisme Il, passages
li, on citera quelques pa sages de son quent, tmvaillent
alUne,
œUYre, tirés
lirés du recueil publié par André Tanner en leur ressemblanc
1946. croltre
croUre sans cess
li,
Voici d'abord «I( Origine et Fin de l'Homme Il, extrait de ]11'oduire leurs
Naturel. On sent très nettement dans
du Tableau "Saturel. ce pas- eux. Voilà pourqu
sage l'influence de Martinès
~Jartinès de Pasqually el de la doc- la lumière et de l
trine de la Réintégration. séjour de la lumiè

Il
« Eloignons donc de nous les idées criminelles !lt ~t in- Les considérati
sensées de ce néant, auquel des sont
sonl nettement m
ies hommes aveugles
aveuqles ensei-
gnent que nous devons notre origine. l\" ?\., avilissons pas ((« Le temps n'e
notre être: il est fait pour une distinction sublime, mais ce n'est qu'une
elle ne peut l'être ]Jlus
plus que son Principe ; puisque selon les facultés
facultés d'un ê
les simples lois physiques, les êtres ne peuvent s'élever chaque semaine,
qu'au degré d'où ils sont descendus. Et cependan cependantt ces princi
moment, le princi]
lois cesseraient d'être l'mies
l'raies et universelleij,
universelles, si le prin- c'es
aux êtres, et c'est
cipe de l' homme était le néant. Mais tout nous annonce Je puis
puis ajouter, e
assez nos rapports
J'apports avec le centre même, producteur de alte1
lement cette aller
l'universalité
l'universalité immatérielle, et de l'universalité corpo- progressions
progressions que
relle, puisque
puisque tous nos efforts tendent continuellement l'espace sont propro
à nous les approprier l'une et l'autre, et à en attacher «
Il Enfin considé
toutes les vertus
vertus autour de nous. entre deux lignes
((« Observons encore que cette cette doctrine,
doctrine, sur
sur l'émanation éloignés du som
du somm
de
de l'être intellectuel
intellectuel de de l'l'homme, s'accorde
s'accorde avec
arec celle
celle subdiviser
subdiviser leur aa
qui
qui nousnous enseigne
enseigne queque toutes
toutes nos nos découvertes
découvertes ne sont
sont courir
courir l'espace
l'espace d
en quelque sorte
en quelque sorte que
que des
des réminiscences.
réminiscences. On peut peut dire
dire plus
plus ils
ils sont rapp
sont rapp
même
même que que ces
ces deux'
deux doctrines
doctrines se se soutiennent
soutiennent mutuelle-
mutuelle- ije
se sÙIt]Jlifie juy
simplifie ..: juy
ment
ment:.. carcar si
si nous
nous sommes
sommes émanés
émanés d'une
d'une source
source univer-
univer- fication
fication d'action
selle
selle de de la
la vérité,
vérité, aucune
aucune vérité
vérité ng
ne doit
doil nous
nous paraître
paraître le
le sommet
sommet de l'an
de l'an
nouvelle
nouvelle ;; et, et, réci]11'oquement,
réci]11'oquement, ,~i.çi aucune
aucune véTité
vérité ne
ne nous
nous l'unité
l'unité dede sa prop
sa prop

-- '12
'12-
(/f' .l'f',\'
/OU.\'
r/f' tOIlS
.l'f'S actes r/ Ile
actcs el de toules .l'CS tllmp$.
.l'CS puissances, le tgm]J~ se
et cela par la seu
est
esl alisohmlf'/lf
absolwnf'lIt 1IullIul polir
Jlour lui ...
.. , » (p. 91-92). conséquente,
conséquen te, effic

\'oici
"oiei lin
un passagr
passage qlH'
quP n(:'
ne r1éSûYOlleraient ph y-
c1ésayoueraient pas nos phy-
MARTI;\ISM
LE !\1ARTI;\IS
. iri(,ll.
siri l'ilS mudernes
moderne :
On a dit avec ra
«Il Tl fl't
el't incolltfstable
incontestable que la mat~ère
mat~ère n'existe que par
lement chrétien. I
If
lf nlOU1'emenl
tl/ourement : car nous rayons 'L'oyons que quand les corps
au fond de la reli
sont
.l'ont ]Jrirés
prh'és de celui qui leur est accordé pour pOU1' un temps,
forme culturelle,
ils se dissolvent et disparaissent
displl1'f;zissent insensiblement. Il est
pour s'en convai
cOnYai
tout aussi certain, par lJar cette même obsermtion,
obserration, que le
ques de Saint-Ma
mou,.
mou Nmen ('men t qui donne la rie aux' aU1' corps, ne leur appar-
tient pas en propre, ]Juisqucpuisque nous 19 III voyons cesser dans «
((Le catholicism
eux, acant qu'ils aienl aient cessé d'être sensibles à nos yeux; de religion, est la
de m,;,ne
même nous ne pouvons douter qu'ils ne soient abso- river au christiani
lument dans sa dé]Jendance,
dépendance, puisque la cessation de ce Le christianism
mOUl'ement
moul'ement est le premierprem.ier acte de leur destruction. Con- et de la liberté
liberté;-; l
cluons donc que. que, si tout disparaît à mesure que le mou- du christianisme
vement
'Cement ,~e ~e retire, il est évident que l'étendue n'existe. n'existe discipline du néop
que par7Jar le nWW'Nnent,
moul'ement, ce qui est bien différent
dilférent de dire Le christianism
que le mouvement est à l'étendue et dans l'étendu~ l'étendu!l ... prit de Dieu. Le
(p. 95). Extrait des Erreurs et de la Vérité. »)1 du globe, quoique
universel.
Pour Saint-Martin, le J'initiation spirituel-
Je candidat à l'initiation
Le christianism
le
1 se nomme cc(1 Homme de Désir ». )1. -Voici
,Voici quelques lignes
lumineuse de l'éte
du Ministère de l' Hall/me-Esprit
Homme-Esprit qui éclairent cette dé-
borne cette foi a
nomination :
traditions.
c((( D'un côté la magnificence de la destiné"è
destinéè naturelle christianism
Le christianisme
de l' homme est de ne ]Jouvoir pouvoir réellement et radicalement tés intellectuelles.
appéler
appéter par son désir que la seulg seule chose qui puisse, crit l'exercice de c
réellemf'l1t
réellement et radicalement
mdicalement tout produire. Cette Celte seule Le christianism
cf/ose
chose est le désir de Dieu; Dieu,. toutes les autres choses qui sein de notre êtr
entraillent l'homme, l'homme t'homme 1Ie
lie les appète point, il en formules. Le cath
('st l'esclal'e
['('.l'clare ou le jouet. D'un autre côté, la magnificen- nous-même
nous-mêm.e POU1'
pour t
ce de son ministère est de ne IJouvoir ]Jouvoir l'éellement
réellement et radi- monies.
calement agir que d'après l'ordre positif à lui pronon- Le christianism
("/;
u; àcl tout instant, comme par un maître à,son serviteur, anachorètes, parc

-14-
lumièrf!
lwnièrr? du soleil, el qu'il cherche comme elle à répan- des, c'est sa prièr
dre partout sa splendeur. C'est le catholicisme
catholicismr: qui a rè(JTlre
règn,e de l'exclusi
peuplé les déserts de solitaires, et les tilles conullu-
l'iUes de commu- "conrention
• conrention éternell
nautés religieuses, les
lIautr's reli(J~ellses, le, unes IJOU/'
pour sesc lil'rer
lirrer plus fructueu- à laquelle Dieu et
sement
senU'nt à leur salut particulier, les autres pour offrir au trouver l'un sa gloi
monde corrompu quelques images df) de vertu Qt !l.t de piété que le feu destiné à
qui le rél'cillassent
réveillassent dans sa léthargie. (eu qui ne
:ne devait j
Le christianisme n'a aucune sectc,
secte, puisqu'il embras- étincelle divine qu
se l'unité, et que l'unité étant seule ne
nr; ]Jeut
peut être divi- fidèle à sa loi prim
sée d'arec elle-mê'me.
elle-même. Le catholicisme a 1;U naître dans une lampe brillant
son sein des multitudes de schismes et de sectes qui.
qui ont l'Eternel, afin d'éc
acancé le règne de la dicision que celui de la
plus al'ancé éloignés ,. parce q
concorde ,. et ce catholicisme lui-même, lorsqu'il se qu'il n'avait reçu l'
croit peinr;
aoit dans le plus parfait degré de pureté, trouve à ]Jeine vivant de la Lumiè
deux de ses membres dont la croyance soit uniforme. Cette citation d
Le christianisme n'a suscité la guerre que contre le pour Saint-Martin
péché ".. lf)
le catholicisme l'a suscitée contre les hommes seul et véritable T
(p. 163 et sq.). »
LA CONNAISS.\
L'ENSEIGNEMENT DE SAINT-MARTIN.
La Vérité éclate
Le Martinisme, dont on a dit qu'il n'était au fond La Connaissance i
qu'une philosophie comme le Il(( cartésianisme»
cartésianisme » de Des- chacun s'il sait mé
cartes ou le «(( spinozisme »)) de Spinoza, est une forme de Louis-Claude d
de spiritualité très élevée qui donne à celui qui peut la turel.
posséder une vision du monde dégagée de toute contin- On peut, en effe
gence matérielle.
La Cause Premi
«
(( L'homme, découvrant la science de sa propre gràn- grân- l'ante.
deur, apprend qu'en s' s'appuyant
appuyal1 t sur une base univer- La Nature, le liv
selle, son Etre intellectuel devient le véritable Temple,
L'Homme étant
que les flambeaux qui le doivent éclairer sont les lumiè-
res
r?s de la pensée qui l'environnent et le suivent partout :; Mais ce lecteur
que le Sacrificateur, c'est sa confiance dans l'existence bien souvent, le se
Principe de l'ordre
nécessaire du Princi]Je l' ordre t2t
~t de la vie; c'est cette
pour en ayoir l'inte
persuasion brûlante et féconde decant qui la mort et les Saint-Martin dis
ténèbres disparaissent
disparaisSent ; que les parfums et les offran- l'être sensible et l'

-16 -
Il
Ilifesle
ifesleclans l'impulsion des le second dans la
dl's sens et Je et une structure,
délibération de l'esprit. quent. Mais s'il a
La Pensée créatrice est supérieure cl ct antérieure à il n'y eut pas d'ar
l'objet créé par l'homme, qui Il pense sa machine ayantavant liés par un sermen
de machiner sa pensée ». n. Rijnberk signale (
'lais
~1ais d
de quoi ou de qui l'homme tient-il sa faculté de l'hypothèse d'un
penser? De quoi ou de qui tient-il son être physique? Ces textes sont les
1
Il est impossible de penser que le «Il hasard »II seul ait Un passage des

pu produire le monde. Devant une machine quelconque 1 rapporte que Sain
construite par l'homme peut-on espérer connaître l'in- petite école.
venteur, son être physique d'abord, ses facultés spiri-
Un article de V
tuelles ensuite, en examinant la machine? on lit
lit:: Ill( Saint-M
Et pourtant les matérialistes en scrutant le monde il société dont le but
constatent que la machine est faite pour fonctionner, pure. »
ils examinent attentivement tout le mécanisme, ils
Une lettre, dont
s'émerveillent du jeu exact et précis de tous les organes
sée le 20 décembre
et s'étonnent quand on admet un possible l(« inventeur n»
parlé de Saint-Ma
hors de la machine ! intime n. )J. Il y Y est,
Nos découvertes, dans tous les domaines, ne font que Saint-
((« Société de. Saint-
rendre manifeste le rapport qui existe entre notre pro-
de cette société.
pre lumière et les choses. Cette dépendance de l'homme
par rapport aux choses sensibles lui donne l'idée d'une 1

force et d'une sagesse suprême et unique. Toutes Toute les


doctrines philosophiques et religieuses tendent vers Ragon note dans
l'Unité. d'un rite martinist
Le Martinisme
~lartinisme est tout entier la doctrine de l'Unité.
furent ensuite réd
Nulle religion, nulle philosophie ne respecte autant l'in- Il
Il est bien imp
dividualisme de ceux qui s'y sont ralliés que le Marti- )Iartin
)lartin ait jamais
nisme. Cette doctrine élève l'homme spirituellement et. et. martiniste maçonn
Il
Il intérieurement n,ll, c'est pourquoi elle est véritable- f' Il
Il yY eut très tôt
ment ésotérique. Martinès
qually : Martinès
là l'appellation
là l'appellation « l(

ORDRES ET
ET RITES
RITES MARTIXISTES
MARTILYISTES (5)
(5) Il
Il faut distingu
faut distingu
véritablement
véritablement paspas cc
Si
Si l'on
l'on ne
ne peut
peut prouver
prouver que
que Louis-Claude
Louis-Claude de Saint- Maçonnerie.
Maçonnerie, qui, elle
qui, elle
Martin ait jamais
Martin ait jamais formé
formé un
un groupement
groupement ayant
ayant une
une forme
forme (6)
(6) Van
Van Rijnberk,
Rijnberk, o

-18 -
- 18-

[
1

t
à la ma,onnerie )[artinès ct aux disciples de Saint-
maçonnerie de ~lartinès L'Ordre Martini
Martin. avec. Chevillon po
Lantoine, l'érudit historien maçonnique, fit lui
Albert Lanloine, nier fut assassiné
aussi
au si cette confusion. Parlant,
P rlanL, dans La Franc-Maçonne- tion.
rie
1'ie chez elle, du rite des Elus-Cohens de Pasqually, il
écrit:
écrit :
«
« L'un des adeptes, Louis-Claude de Saint-Martin, dit
Victor Blanchar
le Philosophe Inconnu, est tellement séduit par le sys- l'Ordre Martiniste
tème qu'il s'attache à le perfectionner. Il crée une Brica.u
maîtrise de Brica,u
branche dissidente, un peu plus compliquée que la pre- tiniste et Synarchi
mière, où s'amalgament les rêyeries rêveries mystiques du sué- tre.
dois S,,"edenborg
''''edenborg ct decie l'allemand Jacob Boehme. Bien
entendu, ajoute-t-il,
ajoule-t-il, lui aussi imagine de nouveaux gra- L'adjectif « syn
)1
des ... » dre que cet Ordre
le mouvement poli
Albert Lantoine a adopté, sans vérification, les thèses
chie ».
de
cie ses prédécesseurs.
Il est inconcevable que Saint-Martin, qui s'était reti-
ré de la Maçonnerie, ait créé un rite particulier et sur-
tout qu'il lui ait donné son nom. En 1931, quelq
l'Ordre Martiniste
pas les directives
*** rallier à Blanchar
C'est en 1887 que Papus créa un Ordre Martiniste ditionnel », dont
dont la « filiation »» est très discutable. Il sut donner etù Chaboseau furent
cet Ordre une assez grande impulsion puisqu'il dura Ordre tomba en so
jusqu'à sa mort survenue en 1916. .- En septembre 19
Cc
Ce fut Téder (Charles Détré) qui lui succéda, puis sous la grande-ma
Jean Bricaud. nier mourut en ja
En 1913 a paru un Rituel de l'Ordre Martiniste sous Chaboseau pour lu
tre.
la"signature de Téder, avec approbation de Phaneg, se-
la~signature
Grand-Maîtrt>
crétaire du Suprême Conseil, ct de Papus, Grand-Maîtrp Jean Chaboseau
de "l'Ordre.
l'Ordre. Conseil, dont plusi
Sous la grande-maîtrise de Bricaud, l'Ordre n'admet- retirèrent de l'Ord
tait que des )laçons pos esseurs du troisième degré, du
~laçons possesseurs affir
lui-même en affirm
grade de Maître. martiniste quelcon

- 20-
,..'1<
dans ces deux lett
** sus! (7). L'O. ~I.
Par l'un des membres du Suprême Conseil d'Augus- de «cc Sage Initié ll)l

tin Chaboseau fut


fut. fondé en 1.948
1948 un Ordre Martiniste sur le chemin de) de l
Rectifié. principe
princi pe de cet Or
On peut donc établir ainsi le tableau des différents I.
1. L'O. 11.
~I. R. est
Ordres 1I1artinistes
Martinistes : fraternellement to
d'une rédemption
Ordre Miirtiniste
Mdrtiniste de Papus, aujourd'hui disparu. les enseignements
Ordre Martlniste
Martilliste Synarchique de Blanchard.
Conforméme
II. Conformém
Ordre Martiniste de Lyon. Saint-Martin, l'O l'O..
Ordre Martiniste Traditionnel. et affirme la néces
Ordre Martiniste Rectifié. avec son Principe.
Signalons aussi qu'en 1946 fut créée une société qui III. L'O. M. R.
prit pour titre Les Amis de Saint-Martin, société qui ce qu'elle contient
rejetant tout aspect d'obé.dience se proposait de former ne saurait être inf
des cercles
cerclf.s d'études,
d'études. L'héritage initiati
* spiritua
R. est un spiritual
** pecte les différent
Sans retomber dans les erreurs de Papus et de Teder qu'une fragmentat
qui firent de leur ordre Martiniste une copie de la Ma-JIa- Voici, d'autre p
çonnerie par leur Rituel, il est légitime de penser qu'une l'aux:
société sans structure n'est pas viable. Il est à remar-
« L'Initiation m
quer d'ailleurs que c'est sa structure même qui donne
de, eelui de S. I. 1.
à la Maçonnerie sa vitalité et sa longévité.
justifient d'une c
Aussi, l'Ordre Martiniste Rectifié a-t-il établi des ca- et des œuvres de
dres assez souples qui respectent l'individualisme qui adhérer aux Princ
caractér'ise
caractérise le yéritable
véritable Martinisme, et assez rigides ce- L'O. JI. R.H. yeut
pendant pour que l'Ordre ne se désagrège pas au moin- re pas l'initiation
dre souffle.
souJfle. ~• ne seraient pas q
L'Ordre Martiniste confère le grade de S. I. 1. On a
donné àà ces deux lettres bien des significations : Supé- CONCLUSION.
rieur Inconnu, Souverain Juge (gmde(grade des Elus-Cohens Dans cecc somm
Jlartinès), Sotiété des Initiés, Société Inconnue, Sage
de ~Iartinès), volontairement lai
Inconnu, etc.,.
etc ... Certains sont mêmc
même allés jusqu'à voir (7) Idem, T. II, pp

- ~2-
une yue
de donne!' L1nc vuc d'ensemble qui ne soit pas trop im-
parfaite.
S'il n'est pas facile de donner un résumé de l'ensei-
gnement de Louis-Claude de Saint-MÇlrtin, tel qu'il se
dégage de ses œuvres, il est encore plus difficile de dé-
mêler les faits qui se rapportent à son histoire ; on se
heurte sans cesse à un enchevêtrement qui rend cette
tâche très ardue.
Si la curiosité n'a pas été entièrement satisfaite, du
moins, peut-être a-t-elle été amorcée ? Tel était notre
désir et nous souhaitons avoir réussi.
Jules BOUCHER.