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REPÈRES HISTORIQUES ET CULTURELS DU XXe SIÈCLE

Le XXe siècle se révèle comme l’époque du progrès triomphant, mais aussi celle de la barbarie et des pires
inégalités.
Après la défaite de la France devant l’Allemagne en 1870, la III e République apparaît comme une période de
stabilisation et de consolidation. La République a été proclamée le 4 septembre 1870 et Adolphe Thiers en devient
le premier Président le 31 août 1871, alors que l’insurrection de la Commune de Paris s’est achevée par une
répression sanglante à la fin du mois de mai 1871. Les débuts du régime sont difficiles et pourtant cette République
sera la plus durable de toutes puisqu’elle se maintient jusqu’en 1940. D’abord monarchiste, A. Thiers se rallie
progressivement à l’idée républicaine et les textes législatifs qui définissent l’organisation et le fonctionnement des
pouvoirs sont adoptés entre février et juillet 1875. Mais il faut attendre les élections des 14 et 28 octobre 1877, qui
donnent une majorité républicaine à la Chambre des députés, pour que le régime soit légitimé.

1. La Belle époque (1900-1914). Le XXe siècle s’ouvre pour la France dans l’euphorie du développement industriel
et de l’expansion coloniale. Développement, industrialisation, voyages, cosmopolitisme, sont les mots clés d’une
période où les classes favorisées s’étourdissent de luxe, tandis que le progrès laisse espérer à tous un bonheur
partagé. Les débuts du siècle sont marqués par un développement intense des techniques: multiplication des réseaux
de voies ferrées à travers l’Europe, création de trains de luxe comme l’Orient-Express. C’est en 1911 que se font les
premiers essais de locomotives électriques. Le domaine de l’aéronautique est en pleine expansion: c’est l’époque du
premier planeur, du premier vol en hélicoptère, du premier saut en parachute. L’automobile commence à se
vulgariser: la vitesse exerce une véritable fascination. Tout laisse croire à une ère de prospérité, marquée pourtant
par des grèves sévères. Alors que les classes défavorisées obtiennent quelques avantages sociaux grâce à l’action
des syndicats, ce qui frappe, pendant cette période, ce sont les images brillantes et frivoles de la vie mondaine.
L’expression «Belle époque» s’explique par les fêtes et les divertissements. La société aisée fréquente les casinos
des villes touristiques et leurs palaces. Les cabarets, les music-halls, les théâtres connaissent un grand succès,
notamment à Paris. Pendant la Belle Époque qui précède la Grande Guerre, le rayonnement international de la
France est grand: elle dispose du deuxième empire colonial du monde, joue un rôle diplomatique de premier plan et
s’impose comme le pays phare de l’art et de la culture.
Les arts, la littérature s’orientent dans des voies nouvelles, puisque le contexte d’optimisme et d’innovation du
début du siècle est favorable à la création. L’éclatement du monde industriel provoque une vision fragmentée de la
réalité, qui aboutit, en peinture, au cubisme, à travers les recherches de Cézanne, d’abord, puis de Braque et
Picasso. En même temps, un intérêt pour l’ethnologie oriente l’inspiration des peintres et des sculpteurs vers les arts
africains et océaniens. La littérature traduit une vision morcelée du monde (Cendrars, Larbaud, Apollinaire)
parallèlement au courant unanimiste (Romain Rolland, Charles Vildrac) qui pense englober la totalité du monde
perceptible. Le théâtre connaît les succès de Claudel et les débuts de Giraudoux. L’extraordinaire floraison
d’œuvres majeures (Gide, Proust, Colette, R. Rolland, Martin du Gard) dans le domaine romanesque fait de cette
période un moment très riche et novateur.
L’enthousiasme de la “Belle époque” masque un arrière-plan à la fois complexe et menaçant. La domination
économique et politique de l’Allemagne conduit la France à créer un système d’alliance (la Triple Entente avec
l’Angleterre et la Russie). Plusieurs crises graves, comme celle du Maroc, qui opposent la France à l’Allemagne,
mettent en péril cet équilibre. Par ailleurs, le conflit bosniaque, né des rivalités entre l’Autriche et la Russie autour
des Balkans, crée un état de guerre latent dans cette région. L’assassinat, le 28 juillet 1914, de François-Ferdinand,
prince héritier d’Autriche, par un Serbe de Bosnie déclenche une guerre que le jeu des alliances rend rapidement
international.

2. La Première Guerre mondiale commence le 2 août 1914. Après les grandes offensives de 1914, on assiste, de
1915 à 1917, à une guerre de positions, une guerre d’usure qui confronte les soldats à l’horreur des tranchées puis à
celle des gaz. De nombreuses œuvres littéraires, comme Le feu de Henri Barbusse, ou Civilisation de Georges
Duhamel, témoignent de cette inhumanité. L’année 1917 est particulièrement importante : échecs militaires en
France et en Italie, mutineries réprimées par des exécutions capitales, grèves à l’arrière. Avec la Révolution
d’Octobre, la chute du tsarisme entraîne la Russie hors du conflit. L’entrée en guerre des Etats-Unis détermine un
tournant qui conduit, à l’automne 1918, à la défaite de l’Allemagne. Le traité de Versailles (28 juin 1919) est lourd
de conséquences pour la suite des relations européennes.

3. L’entre-deux-guerre (1919-1939). Malgré sa victoire, la France se trouve en 1918 dans une situation déplorable.
Sur le plan économique, tout est en ruine : l’agriculture a beaucoup souffert de la guerre. Dans l’industrie, les
moyens de production ont été anéantis et les infrastructures (voies ferrées, routes, voies d’eau) mises hors d’usage.
La reconstruction se heurte à de graves problèmes financiers. Peu à peu, cependant, malgré plusieurs crises
monétaires et financières, une apparence de rétablissement laisse croire à une prospérité revenue (1922-1929). On
peut alors parler de «Seconde révolution industrielle», marquée par la création de grands groupes, de cartels comme
celui de l’acier ou celui du pétrole. En 1929, on a affaire de nouveau, sous l’effet de la crise économique mondiale,
à une diminution des exportations et à un fléchissement de la production. Les années 29-32 sont marquées, en
France, par des mouvements politiques et syndicaux qui conduisent au Front populaire (une alliance antifasciste
rassemblant les socialistes, les communistes et les radicaux) en 1936, puis à sa liquidation, au moment où les
préoccupations s’orientent vers les menaces de conflit avec l’Allemagne. La gauche réunie triomphe aux élections
de 1936 et le gouvernement de Front populaire, avec Léon Blum à sa tête, réalise d’importantes réformes : semaine
de travail de quarante heures, conventions collectives, congés payés, premières nationalisations, modification du
statut de la Banque de France. Toutefois, les divisions intérieures et surtout les difficultés extérieures ne sont pas
réglées. Après avoir cru échapper aux hostilités par les concessions faites à Hitler à Munich, en 1938, le nouveau
président du Conseil, Édouard Daladier, engage le pays, aux côtés des Britanniques, dans la Seconde Guerre
mondiale (3 septembre 1939).
Certains aspects de la vie sociale se sont trouvés modifiés par la guerre. Le premier effet est une sorte de
brassage des classes. L’égalité de situation dans les tranchées, au front, a nivelé certaines différences de statut,
d’éducation ou de fortune. Sur le plan moral, la conscience de l’échec des valeurs humanistes est très profonde. Le
sentiment d’un sacrifice héroïque, absurde et inutile, crée des rancœurs et fait naître la nécessité de plaisir et de
liberté, un refus de la morale austère. Les «années folles» naissent de cette volonté de libération. Cette liberté
s’extériorise dans la mode féminine, les femmes affichant alors une indépendance et une assurance gagnées pendant
que les hommes étaient à la guerre : robes plus courtes et plus simples, coiffures «à la garçonne», la mode des
années 20-30 révèle des modifications inattendues. On aime les extravagances qu’accompagnent les rythmes
syncopés du jazz et les nouvelles danses venues d’outre-Atlantique.
La vie cultuelle. Le premier conflit mondial a fait naître le sentiment de la mort des civilisations, et la conscience
de la barbarie humaine. Les conséquences de la guerre sont immenses. La vie politique, sociale, économique s’en
trouve bouleversée, avec des répercussions sur les différentes activités artistiques et culturelles. La conscience
d’une fragilité des valeurs, le refus du rationalisme, la primauté accordée à l’intuition et à l’inconscient conduisent à
un non-conformisme qui n’hésite pas à choquer. C’est dans ce climat que se développe, à la suite du Dadaïsme, le
mouvement surréaliste, dont le nom même souligne la volonté d’aller au-delà de toute réalité vers ce qui existe en
l’homme de plus instinctif. André Breton, Paul Eluard, Louis Aragon, Pablo Picasso, Max Ernst, Salvador Dali
explorent l’univers des rêves, des états seconds, captant l’insolite d’une réalité aléatoire et imprévisible.
Les années 30 sont très riches sur le plan de la réflexion philosophique : Bergson, Alain, Bachelard. A
travers l’influence de penseurs comme Heidegger et Kierkegaard naît une réflexion sur l’existence, origine de
l’Existentialisme de Sartre. C’est aussi ce que traduit le roman, marqué par une forte influence américaine
(Faulkner, Dos Passos). Sartre, Céline, Malraux, Bernanos, Valéry, Giraudoux, Montherlant, Saint-Exupéry
s’interrogent sur le sens de la destinée humaine et de l’engagement.

4. La deuxième guerre mondiale (1939-1945) La guerre a laissé une France doublement traumatisée, par la défaite
rapide et inattendue devant les armées allemandes, d’une part, mais aussi par la politique de collaboration avec
l’ennemi qui est mise en place par le gouvernement de Vichy, d’autre part. La débâcle de l’armée devant l’invasion
nazie, en mai 1940, jette des millions de civils sur les routes de l’exode. L’armistice est signé le 22 juin 1940. La
France est divisée en deux zones, l’une occupée et l’autre libre. La III e République s’effondre. Le 10 juillet 1940, le
Parlement donne tout pouvoir au maréchal Pétain, héros de la Première Guerre mondiale, qui met en place à Vichy,
capitale provisoire, un régime nouveau, l’État français - régime à caractère personnel, autoritaire et discriminatoire
à l’égard des Juifs, qui sont soumis dès 1941 à un statut spécial. La collaboration avec l’Allemagne nazie est
engagée le 24 octobre 1940 par l’entrevue entre Pétain et Hitler. Elle conduit le régime de Vichy à apporter son
appui aux vainqueurs en soutenant l’effort de guerre allemand, en traquant les opposants au nazisme et en livrant les
Juifs à la déportation.
Cependant, la Résistance qui s’est manifestée dès les premiers jours de l’Occupation sera le ferment d’une France
nouvelle qui prend les rênes du pays après la guerre. Le 18 juin 1940, le général de Gaulle appelle de Londres les
Français à poursuivre le combat aux côtés des Alliés. Une résistance extérieure, composée des Forces françaises
libres (FFL) et d’un Comité français de libération nationale (CFLN) se forme autour de lui. Des territoires
coloniaux se rallient. En France la résistance intérieure, d’abord très limitée, s’organise et se renforce, constituant
de véritables réseaux qui, outre les actions conduites dans le pays, apporteront un appui précieux aux Alliés par leur
travail de renseignement et leur aide militaire lors du débarquement. En Afrique du Nord, libérée par les Alliés dès
novembre 1942, une nouvelle armée française se constitue et participe aux combats. Au printemps 1943, le Conseil
national de la résistance (CNR) unit les principales organisations de résistants ; de Gaulle, alors installé à Alger, met
sur pied le gouvernement provisoire de la République française, issu du CNR. Si le rôle de ce combat ne fut pas
décisif dans la victoire alliée sur le nazisme, il a été essentiel pour la France car il a convaincu les Anglais, les
Américains et les Soviétiques plus tardivement, qu’il fallait faire à la France une place dans le camp des vainqueurs,
plutôt que de l’occuper à la Libération, comme on l’aurait fait d’un territoire ennemi. La France sera ainsi présente
comme un acteur à part entière de la victoire, lors de l’acte de capitulation de l’Allemagne le 8 mai 1945. La
Résistance, personnifiée par de Gaulle, a permis à la France pourtant militairement vaincue, de conserver son rang
sur la scène internationale.