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Le cycle des quintes

Harmoniques naturels et rapports de quintes

Lorsque l'on joue un son, il se compose d'une hauteur dite « fondamentale » mais également d'une
multitude d'autres sons appelés « harmoniques ».

 Abaisser la pédale, puis frapper très fort une note dans le grave du piano et écouter la résonance : on entendra
d'autres notes, beaucoup moins fortes, qui se mêlent au son fondamental.

Exemple avec do comme fondamentale, et ses harmoniques disposés dans l'ordre :

Les chiffres placés en-dessous indiquent la différence entre les harmoniques naturels et les touches du piano
(1c = 1/100 de 1/2 ton). En effet, pour pouvoir jouer dans toutes les tonalités il faut tempérer l'instrument,
c'est-à-dire l'accorder en « trichant » légèrement avec la réalité acoustique, mais assez peu pour que le résultat
reste acceptable par l'oreille . Le piano moderne est accordé au tempérament égal : tous les demi-tons font la
même taille.

On remarque que les premiers harmoniques sont l'octave (la même note un étage plus haut), puis la
quinte juste (3 tons et demi). Il existe donc une proximité, une attirance très forte entre n'importe
quelle note et la note située une quinte plus haut (ou une quarte plus bas), entre do et sol dans notre
exemple.

Relations tonique – dominante

Cette proximité entre les notes à distance de quinte a fini par créer, dans notre langage musical
« tonal », la relation entre tonique (accord du premier degré de la gamme) et dominante (accord
du cinquième degré).
Ex : en do majeur, l'accord de sol majeur (sol-si-ré) est « attiré » vers l'accord de do majeur (do-mi-sol), c'est-à-dire
qu'on a envie d'entendre l'accord de do (la tonique) après celui de sol (la dominante) pour avoir une impression
conclusive.

À partir de cette caractéristique naturelle du son, tous les accords et toutes les tonalités vont
s'organiser par relations de quintes : la dominante de do est sol, la dominante de sol est ré, la
dominante de ré est la…
Le cycle des quintes et l'ordre des altérations

Chaque note a sa dominante et notre piano est accordé au tempérament égal : en partant de
n'importe quel note (ou de n'importe quelle tonalité) et en montant de quinte en quinte (ou en
descendant de quarte en quarte), on finira par revenir au point de départ.
La quarte est le renversement de la quinte : do – sol et sol – do, c'est la même chose.

On représente ce chemin à travers les douze tonalités majeures ou mineures sous forme de cercle.

On peut parcourir le cycle dans les deux sens : dans une direction, pour passer d'une tonalité à la
suivante, on ajoute un # (ou on enlève un bémol, c'est la même chose) ; dans l'autre direction, on
ajoute un bémol (= on enlève un #).

Dans la zone « enharmonique », autour de sol b majeur et fa # majeur (ou leurs relatifs mi b mineur
et ré # mineur), on peut utiliser indifféremment la tonalité en dièse ou en bémol. Autrement, on
choisira toujours l'écriture la plus simple à lire (il est beaucoup plus facile d'avoir 3 bémols que 9
dièses à la clef !)

Puisqu'on parcourt le cycle des tonalités par sauts de quintes, on ajoute les altérations par quintes
également : c'est l'explication de l'ordre des dièses et des bémols.

 Jouer des accords de 7e de dominante en « cascade » pour faire le tour du cycle des quintes : G7, C7, F7, Bb7,
etc . Chaque dominante est suivie de sa tonique qui est en même temps la dominante de l'accord suivant.