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MUIA Éléonore

DUMARGNE Émilien

À Yutz, le 28 septembre 2010

Compte Rendu Travaux Pratiques

Qualité des eaux


usées

Pour Monsieur Laval-Gilly

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MUIA Éléonore
DUMARGNE Émilien

Sommaire
I ) Introduction :....................................................................................................................................2

II ) Résultats :.......................................................................................................................................2

1 ) Analyse des M.E.S. d'une Eau usée...........................................................................................2


2 ) Détermination de la D.B.O.6.....................................................................................................4
3 ) Mesure de la D.C.O...................................................................................................................4
4 ) Les Matières Azotées.................................................................................................................6

III ) Conclusion : .................................................................................................................................7

I ) Introduction :

L'assainissement de l'eau est aujourd'hui plus que jamais utilisé dans les pays ayant les
moyens de pouvoir s'offrir un réseau fonctionnel d'épuration de leurs eaux usées. Les eaux usées
sont (à hauteur d'environ 80% en France) reliées au réseau formé par les stations d'épurations
(STEP), les autres ont un assainissement privé ou n'en non pas. Cependant faire fonctionner une
STEP n'est pas chose facile, différents paramètres doivent être conformes, que cela soit du point de
vue des normes nationales et européennes que dans le soucis d'efficacité pour que la STEP
assainisse convenablement l'eau qu'elle reçoit.
Ces différents paramètres sont normés, il s'agit de la D.B.O., la D.C.O., les MES et les Matières
Azotées. Ceux-ci dans leur cadre respectif de mesure de molécules spécifiques vont nous donner
une indication sur la nature de l'eau d'entrée et la qualité de l'eau de sortie. Au final, on en déduit si
la STEP a des problèmes, si on doit améliorer un traitement ou au contraire si la station est bien
« réglée ».

II ) Résultats :

1 ) Analyse des M.E.S. d'une Eau usée

Les expériences réalisées sur les boues permettent de déterminer trois paramètres : leur
teneur en matières sèches, leur teneur en matières volatiles ainsi que leur décantabilité.

• Détermination de M0 : On pèse à vide la coupelle en porcelaine après séchage à 100°C on


obtient 19,8873 g.
• Détermination de M1 : On introduit 5ml de boue dans la coupelle et on la fait sécher à 100°C
on obtient 19,9335 g de matières sèches.

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On exprime la teneur par :

MS = (M1 – M0)/ V
avec V : le volume de l’échantillon prélevé qui est de 5 ml

MS = (19,9335 – 19,8873) / 5.10-3


= 9,23 g/L
On remarque que la valeur obtenue est supérieure à celle habituellement mesurée sur une boue
activée ( qui est de 3g/L ).
La teneur est donc plus trop importante au niveau de ces boues et peut former un déséquilibre par
rapport à l'élimination des MES dans le bassin d'épuration.

• Détermination de M2 : Après calcination à 550°C on obtient la masse de matière non


minéralisée de 19,9048 g. On exprime la teneur en matière minérales par :

MM = ( M2 – M0 ) / V

MM = (19,9048 – 19,8873) / 5.10-3


= 3,5 g/L

La valeur habituellement mesurée de la teneur en matière minérale sur une boue activée est de 2/3
des matières sèches ce qui correspond à 2g/L, ici on est à 3,5 g/L ce qui explique que la boue
arrivant en STEP est trop concentrée.

On exprime la teneur en matière volatiles par :

MV = MS-MM

MV = 9,23 - 3,5 = 5,73 g/L

Et on exprime la proportion en matière volatiles par :

%MV = MV/MS

%MV = ( 5,73 / 9,23 ) = 62%

La détermination des matières volatiles permet d'obtenir une évaluation sur la teneur en matières
organiques contenues dans les boues activées. La proportion des matières volatiles est généralement
de 66% or on a 62% ce qui est correct.

L'indice de Mohlmann caractérise la décantabilité des boues, donnée par l'expression :

Im = V/MS
avec V : le volume de boues décantées après 30 min
avec Ms : la teneur en matières sèches de ces boues déterminée précédemment de 9,23 g/L

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Lors de l'expérience on a relevé un volume de boue après décantation de 247 ml pour 250ml soit
pour un litre 988 ml.

Im = ( 988 / 9,23 ) = 107,04 cm3/g de MS

La décantabilité est bonne lorsque l'indice de Mohlmann est compris entre 50 et 100 cm 3/g, elle est
mauvaise si elle est supérieure à 200 cm 3/g. Ici on a une valeur comprise entre 100 et 200 cm 3/g par
conséquent on a une décantabilité moyenne.

2 ) Détermination de la D.B.O.6

C'est la demande biochimique en oxygène sur une durée de 6 jours. C'est-à-dire c'est la
mesure de la quantité d’oxygène dissous qu'une biomasse épuratrice va consommer afin de
décomposer les matières organiques contenues dans l'eau avec l'aide de microorganismes. Elle est
donnée par l'expression :

DBO6 = (T0 – T6)*(Vt/Ve)


Avec : Vt le volume de l'erlenmeyer utilisé (en mL)
Ve le volume de l'échantillon prélevé (en mL)
T0 la teneur en oxygène lors de la préparation (en mg/L)
T6 la teneur en oxygène après 6 jours (en mg/L)

Tableau de résultats pour les MES


Vt Ve T0 T6 DBO6 (en mg d'O /L)
2

Entrée 5 du 500 3 10,27 8,58 281,66


16/09
Sortie 5 du 500 100 12,3 9,36 14,7
16/09

Nous avons du faire une DBO6 car l'eau d'entrée et de sortie de la STEP que nous avons mesuré
datait de 6 jours, donc nous ne pouvons pas appliquer la norme AFNOR T90-103 de la DBO5 à la
DBO6. La DBO5 devrait être conforme car on ne dépasse pas même au bout de 6 jours la valeur de
25mg d'O2/L en sortie et on est entre 100 et 400 mg d'O2/L en entrée.

Ce qui nous donne un rendement de 25,2 %.

3 ) Mesure de la D.C.O

C'est la demande chimique en oxygène, d'après la norme AFNOR T90-101.Dans cette


expérience on remplace l'oxygène par le dichromate de potassium car il est 1,5 fois plus oxydant
que l'oxygène. On va le titrer par une solution de sel de Mohr. Ceci permet de savoir la
concentration d'oxygène qu'il y a à l'entrée et la sortie de l'eau de la STEP.

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Avant de titrer l’excès de dichromate de potassium de chaque prise d'essai, on doit minéralisé les
eaux venant de la STEP. La minéralisation permet de séparer les différentes molécules composant la
matière organique, on obtient l'équation chimique suivante :
Les deux couples mis en jeu lors de la réaction sont :

Fe3+ / Fe 2+
Cr2O72-/Cr3+

Donc on a :
Fe3+ + 1e- ==> Fe2+ (X 6)
Cr207 + 14H+aq + 6e- ==> 2 Cr3+ + 7H2O
2-

_________________________________________
Cr2O7- + 14H+ aq + 6Fe2+ ==> 2Cr3+ + 7H20 + 6Fe3+

L'équation du titrage est :


CR2O72- + 6Fe2+ =====> 2CR3+ + 6Fe3+

• Calcul de la concentration exacte du sel de Mohr :

n(CR2O7) = n(Fe2 +) / 6
C(CR2O7) x V (CR2O7) = C ( Fe2+) x V (Fe2+) / 6
C (Fe2 + ) = 6 x C(CR2O7) x V CR2O7 / V Fe2+

C(Fe2 +) = 6 x 0,08 x 2 / 8,1


= 0,118 Mol / L

Donc la concentration du sel de Mohr vaut 0,118 Mol/L.

On calcule ensuite la DCO grâce à la formule suivante :

DCO = 8000 x (Vo – V1) x T / V

• Pour l'entrée :

DCO = 8000 x ( 7,35 – 2,35) x 10-3 x 0,118 / 10 x 10-3


= 472 mg d'O2/L

L'eau en entrée est bien une eau usée urbaine, puisque d'après la norme AFNOR T90-101 les eaux
usées urbaines contient de 300 à 1000 mg de DCO / L

• Pour la sortie :

DCO = 8000 x (7,35 – 6,5) x 10-3 x 0,118 / 10x10-3


= 80,24 mg d'O2/L

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D’après la norme, l'eau en sortie n'est plus une eau usée car sa DCO est inférieur a 100 mg d'O2/L.
Grâce à la détermination de la DBO 6 et de la DCO on peut savoir si la biodégradabilité des eaux
avant la station est correct par le rapport suivant :

Biodégradabilité = DCO / DBO6


= 472 / 281,66 = 1,67

Elle est donc inférieure à 2,5 , donc la biodégradabilité est considérée bonne. L'eau est donc bien de
type urbaine.

4 ) Les Matières Azotées

Pour caractériser un effluent il est nécessaire de connaître les différentes formes de l'azote.
L'ensemble de l'azote sous toutes ses formes est appelé azote global (NGL) :

NGL = (N-Norg + N-NH4) + N-NO2- + N-NO3-


Soit NGL = NTK + N-NO2- + N-NO3-

On veut ici doser l'azote dans sa globalité, or on ne sait pas doser les NO 2- et NO3- c'est pour cela
que l'on doit réaliser une minéralisation pour faire passé l'azote sous la forme NH4+.

Après minéralisation, on a que des formes libres d'azote, donc on peut utiliser la formule suivante
pour calculer la concentration en azote Global et Kjeldhal :

C = (V1-V2)/Vo x C x 14,01 x 1000


Avec : Vo le volume, en mL, de la prise d'essai
V1 : le volume, en mL, de la solution titrée d'acide chlorydrique utilisé pour le titrage.
V2 : Le volume, en mL, de la solution titrée d'acide chlorydrique utilisé pour le titrage à blanc.
C : la concentration exacte, en mole par litre, de la solution titrée d'acide chlorydrique utlisée pour le titrage.
14,01 est la masse atomique relative de l'azote.

• Entrée de l'azote global :

C =( 9,138 – 0,907) / 50 x 0,02 x 14,01 x 1000


= 46,12 mg/L

• Sortie de l'azote global :

C = (4,338 – 0,907) / 50 x 0,02 x 14,01 x 1000


= 19,22 mg/L

• Entrée de l'azote Kjeldahl :

C= ( 8,088 – 0,970 ) / 50 x 0,02 x 14,01 x 1000


= 39,88 mg/L

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• Sortie de l'azote Kjeldahl :

C = (1,185-0,970) / 50 x 0,02 x 14,01 x 1000


= 1,204 mg/L

On peut donc en conclure que l'eau d'entrée est une eaux usées urbaines car elle contient plus de 30
NTK / L.
L'eau de sortie n'est plus considérée comme eau usée car elle à une valeur inférieur à 30 NTK/L.
Calcul de la concentration en ions NO2- et NO3- d'après la formule :

NGL-NTK = N-NO2- + N-NO3-

• En entrée :

N-NO2- + N-NO3- = 46,12 – 39,88 = 6,24 mg/L

• En sortie :

N-NO2- + N-NO3- = 19,22 – 1,204 = 18,016 mg/L

On a dans l'ensemble de l'eau 18,016 mg/L d'ions NO2- et NO3-.

III ) Conclusion :

A partir des différents paramètres que nous avons mesurés, tel que la DCO, DBO, MES,
Matières azotées et les boues on se doit de définir si une eau est usée ou non pour savoir si la station
d'épuration (STEP) fonctionne correctement.
Mis à part le fait que la décantabilisation soit moyenne, toutes les normes relevant du traitement des
eaux usées sur une STEP sont respectées. Il est nécessaire d'améliorer la décantabilisation car la
STEP n'a peut être pas été prévue pour la concentration en matière carbonée qu'elle reçoit.
Pour cela il suffit d'agir au niveau de l'infrastructure permettant l'élimination des matières en
suspension, c'est à dire, le clarificateur. La DCO, DBO, MES et les Matières azotées mesurées
reflètent une activité importante par les microorganismes. Ces microorganismes sont nombreux car
l'inverse faible de la biodégradabilité est inférieur à 2,5, caractéristique d'une eau résiduelle urbaine.

La STEP fonctionne correctement car nous avons constaté que l'eau de sortie de la STEP répondait
aux normes définissant une eau pouvant être rejetée dans le milieu naturel, sans présenter de risques
pour l'environnement. Cependant d'autres paramètres auraient très bien pu être mesurés aussi tel que
le pH et les matières phosphorées pour pouvoir corroborer les résultats des autres tests.

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