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L'année psychologique

Psychologie clinique

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Psychologie clinique. In: L'année psychologique. 1968 vol. 68, n°2. pp. 662-670;

https://www.persee.fr/doc/psy_0003-5033_1968_num_68_2_27642

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Psychologie clinique

Berg (Irwin A.), Pennington (L. A.). — An introduction to clinical


psychology (Introduction à la psychologie clinique). — New York,
The Ronald Press Company, 1966, 736 p.
Cette troisième édition d'un ouvrage relativement récent (lre édition,
1954) est à signaler à l'attention des lecteurs que toute vue d'ensemble
sur les problèmes théoriques et pratiques posés par la psychologie
clinique intéresse. On peut, en outre, le recommander aux praticiens
pour son approche directe des thèmes traités (problèmes posés par
l'enfance et l'adolescence, rééducation, phénomènes psychosomatiques,
criminalité...). La diversité des perspectives (le livre se présente comme
une suite d'articles et comporte quatre parties principales : méthodes,
problèmes, traitement et recherche en psychologie clinique), ne nuit
pas à la cohérence d'un texte toujours étayé par ailleurs, sur des faits
et des analyses précis.
J. Granier.

Savage (R. D.). — Readings in clinical psychology (Textes de


Psychologie clinique). — Londres, Pergamon Press, 1966, 811 p.
R. D. Savage a préfacé et édité cet important ouvrage, recueil de
quarante- trois articles dont la plupart ont été publiés depuis une dizaine
d'années dans des revues de psychologie de langue anglaise ou
américaine. L'ouvrage est divisé en cinq parties : I. Introduction : la
psychologie clinique ; II. Mesure des différences individuelles ; III. Techniques
thérapeutiques ; IV. Techniques psychométriques et statistiques ;
V. Problèmes de diagnostic et techniques de recherche.
Dans un bref avant-propos, Martin Roth rappelle que selon Thorn-
dike, « tout ce qui existe, existe dans une certaine quantité et peut en
principe être mesuré ». La psychologie clinique est donc présentée ici
comme liée aux disciplines mathématiques qui ont permis les progrès
de la psychologie scientifique.
L'Introduction comprend un seul article de R. D. Savage (pp. 3-9)
qui définit la psychologie clinique comme une psychologie
expérimentale appliquée, qui comporte le diagnostic, le traitement, et la recherche,
et dont la valeur scientifique doit être garantie par une formation
académique au niveau de la maîtrise et du doctorat (Ph. D.).
La deuxième partie contient notamment un exposé des travaux
récents sur les résultats obtenus par les épreuves classiques de mesure
de l'intelligence (échelle de Wechsler, pp. 83-111, 111-141,
progressive matrice de Raven, 141-169) et sur les techniques d'étude de la
personnalité : application au test du Rorschach des méthodes statis-
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tiques (pp. 193-227), M.M.P.I. (pp. 227-241), questionnaire de Cattell


(pp. 241-255), inventaire de Maudsley (pp. 255-271).
En ce qui concerne la thérapeutique (IIIe partie) ce sont les méthodes
qui se développent sous le nom de thérapie du comportement qui sont
exposées. La psychothérapie est présentée comme un phénomène
d'apprentissage. Plusieurs articles mettent en question les résultats des
psychothérapies fondées sur la psychologie dynamique ou la
psychanalyse (Les effets de la psychothérapie, par H. J. Eysenck, pp. 309-317 ; Les
résultats d'une psychothérapie d'enfants, par E. E. Levitt, pp. 317-329).
D'autres articles concernent les divers champs de la psychologie
clinique : psychologie de l'enfant et des personnes âgées, névroses,
psychoses, conséquences des lésions cérébrales.
On trouve une étude consacrée à la psychologie animale (définition
et mesure des manifestations émotionnelles chez l'animal par Eysenck
et Savage, pp. 763-787). Deux autres articles concernent l'effet des
drogues sur l'affectivité et sur le comportement de l'animal et de l'homme
(Brady, pp. 787-799 ; Eysenck, pp. 799-807).
J. Favez-Boutonier.

Raven (J. G.). — Psychological principles appropriate to social


and clinical problems (Principes psychologiques adaptés à l'approche
sociale et clinique). — Londres, Lewis, 1966, 187 p.
J. G. Raven, écologiste de l'humain, se penche sur un passé de
vingt années de pratique, de production scientifique et de réflexion.
Dans une langue belle de simplicité et de précision il décrit au cours
d'une première partie intitulée « Problèmes pratiques » les composants
principaux de l'intervention du psychologue. Les limites de chaque
auxiliaire technique de l'intervention sont bien placées. Le facteur
« Psychologue » n'est pas oublié. Les problèmes une fois clairement
posés, l'auteur achève son œuvre par l'énoncé des « Principes
théoriques » enfin dégagés (deuxième et dernière partie de ce volume).
C'est donc du cheminement de sa pensée que J. G. Raven témoigne
pour nous et ce témoignage peut être reçu aussi bien par ceux pour qui
l'activité de psychologue est encore dans le futur, que par leurs maîtres
qui y retrouveront des évidences qu'il est bon de ne pas oublier, et
ce, quel que soit les domaine de la psychologie auquel ils s'intéressent.
On attachera une importance particulière à ce qui est dit de la
comparaison en psychologie et de l'intérêt qu'il y a à ne pas séparer
la pratique, d'une part, de la recherche et de la formation, d'autre part,
et réciproquement.
R.-A. Mallet.

Kretschmer (E.). — Körperbau und Charakter (Morphologie et


caractère). — Berlin, Heidelberg, New York, Springer, 1967, 484 p.
Depuis 1921 — date à laquelle parut la première édition de cet
ouvrage — la psychiatrie et la psychologie ont-elles évolué au point
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de modifier et de déplacer les centres d'intérêt d'une étude portant sur


les problèmes de la « constitution », du type psychologique, du caractère
ou du tempérament ? — C'est à cette question que répond
l'introduction de Wolfgang Kretschmer : elle souligne tout à la fois l'évolution
des concepts kretschmériens et le sens d'une pensée qui reste « moderne »
dans la mesure où elle maintient une interrogation biologique au cœur
des approches psychologiques et psychiatriques. A ce titre, cette 25e
édition du livre de Ernst Kretschmer prend encore aujourd'hui une fonction
d'actualité.
P. Fedida.

Sjövall (B.). — Psychology of tension (Psychologie de la tension). —


Norstedts, Srenska Bokförlaget, 1967, 218 p.
L'ouvrage consiste en une étude à la fois historique et critique sur
l'œuvre psychologique de Pierre Janet, et plus précisément sur le
concept de tension psychologique.
L'auteur, qui procède par brèves approches, nous paraît apporter
au moins une problématique rigoureuse des thèmes de Janet.
Il ne dissimule rien de ce qui reste d'obscur dans certains d'entre
eux, mais il montre fort bien que toutes les notions proposées par
Janet ne peuvent être comprises que rattachées à la totalité de son
système.
Sjövall lui-même ne prétend pas y parvenir, mais du moins fait-il
aisément justice de certaines mauvaises querelles qui ont été, après sa
mort, cherchées au grand psychologue français.
G. Prévost.

L'Inconscient (VIe Colloque de Bonneval) sous la direction de


Henry Ey. — Paris, Desclée de Brouwer, 1966, 424 p.
On sait que, par la qualité de ces participants, par la franchise du
dialogue qui, pour la première fois peut-être, éclatait entre les directions
de recherche jusqu'alors en conflit, ce VIe colloque de Bonneval marque
un moment eminent de l'histoire des idées psychologiques en France.
Henri Ey nous avertit dès l'abord que les textes proposés ne sont
pas sténographiques, mais qu'ils ont été remaniés après coup à
l'initiative de leurs auteurs. L'agressivité et la polémique qui se seraient
développées lors du colloque s'en trouveraient accentuées et Henri Ey
semble le regretter. Ce n'est pas sûr que le lecteur ait à s'en plaindre.
Représentant eminent, mais non typique, de l'École psychiatrique
française, Henri Ey se trouvait en situation d'invitant à ce congrès :
il pouvait aisément prévoir que se développerait une double controverse
entre neurobiologistes et psychanalystes, d'une part — conflit fort
bien explicité et parfaitement clair — , entre les deux tendances qui
séparaient alors les psychanalystes eux-mêmes — opposition plus nuancée
et subtile, quoique catalysée par la présence active de M. J. Lacan. Le
lecteur non initié sera certes plus sensible à la première querelle qu'à
la seconde. Ce qui est plus inattendu, c'est l'opposition très vive mani-
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festée par S. Follin, puis par A. Green, à rencontre de Henri Ey lui-


même, dont la position, compromise en quelque sorte entre Freud et
Jackson, est ici réactionnellement éclairée.
Quelques textes, d'inspiration sociologique et philosophique,
complètent une somme, où la polémique n'enlève rien à la vie, bien au contraire.
G. Prévost.

Whyte (L. L.). — The Inconscious before Freud (L'inconscient


avant Freud). — Londres, Social Service paperbacks, 1967, 220 p.
L'auteur envoie, dans une revue naturellement très sommaire, toutes
les étapes par lesquelles, selon lui, l'idée d'inconscient fut peu à peu
soupçonnée, approchée, découverte et enfin posée dans la philosophie
occidentale depuis le Moyen Age jusqu'à la fin du xixe siècle.
Le philosophe français ne manquera pas de relever dans cet ouvrage
des significations parfois téméraires et une naïveté souvent gênante,
compensées, il est vrai, par l'abondance des références et l'appel à la
littérature ou à l'histoire.
G. Prévost.

Bouvet (M.). — La relation d'objet. — Paris, Payot, 1967, 437 p.


Cet ouvrage constitue le premier tome des Œuvres psychanalytiques
de Maurice Bouvet, mort en 1960, à l'âge de 48 ans ; il est plus
particulièrement consacré à la Névrose obsessionnelle et à la dépersonnalisation.
Les écrits qui sont ainsi réunis par les soins de Michel de M'Uzan
(qui, en outre, situe dans un avant-propos l'œuvre de l'auteur) portent
sur des problèmes de technique thérapeutique dans leur rapport avec
la notion si fondamentale de relation d'objet ; soit la question de
l'homosexualité dans le transfert, du « Moi dans la névrose obsessionnelle »,
du rapport du transfert et de la réalité, de la dépersonnalisation, etc.
On retiendra surtout le chapitre central, concernant « La clinique
psychanalytique et la relation d'objet » : la lecture de cette étude donne
la mesure d'une réflexion et d'une recherche admirables trop
précocement suspendues.
P. Fedida.

Buytendijk (J. F. L.). — La femme : ses modes d'être, de paraître,


d'exister (trad, franc, de A. de Waelhens et R. Michat). — Paris,
Desclée de Brouwer, 1967, 349 p.
Réédition d'une traduction française parue la première fois en 1954.
L'auteur analyse 1' « être au monde de la femme » à partir de ses
caractères naturels spécifiques, de ses façons de s'exprimer et à partir de sa
manière de percevoir et de se choisir. Alors que le monde masculin se
défini comme le monde du travail, celui de la femme représente le monde
du souci. La femme, être humain comme l'homme, est déterminée
comme lui, par son « être-au-monde-corporel », qui donne à l'existence
féminine une signification différente, « autre », que celle de l'homme,
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même si, apparemment, certaines activités sont identiques. L'auteur


insiste enfin sur l'aptitude de la femme à être mère, dans laquelle
s'intègrent ses modes essentiels d'être et de paraître.
J. Rocheblave-Spenlé.

Inglis (J.). — The scientific study of abnormal behavior (L'étude


scientifique du comportement anormal). — Chicago, Aldine, 1966,
256 p.
Ce livre que son auteur a dédié à M. B. Shapiro pourra être considéré
comme un manuel utile de psychopathologie expérimentale pour le
chercheur en psychologie clinique, intéressé par des apports
caractéristiques des dix dernières années de la psychologie expérimentale à la
psychologie clinique. Son propos méthodologique est indiqué par l'auteur
dans son introduction. J. L. Inglis veut élargir la compréhension du
diagnostic, son intérêt le porte moins vers les critères contemporains que
vers les critères pronostiques de validation, ses implications sont moins
descriptives que pronostiques et étiologiques. Il aborde la recherche
psychopathologique avec le minimum de références à des théories
psychiatriques, en adoptant simplement le savoir et les hypothèses de
la psychologie générale dans le cadre des théories du comportement
(des phénomènes psychologiques objectifs aussi bien que subjectifs).
Les différents chapitres de l'ouvrage portent sur la privation
sensorielle, les désordres de la mémoire et de la fonction cognitive, les
effets de renforcements et l'analyse expérimentale du cas unique. La
privation sensorielle est analysée et manipulée avec différentes
hypothèses opérationnelles. L'hypothèse retenue est celle d'un contrôle
sensoriel, indispensable dans toute activité cognitive, s'effectuant grâce
à un stockage à court terme des informations sensorielles. Les sujets,
qui réagiront de la manière la plus catastrophique à la privation
sensorielle, seront ceux dont l'aptitude à stocker l'information est le plus
fortement détériorée. Dans des chapitres consacrés aux effets de la
sénescence et de la neurochirurgie de l'épilepsie, le stockage à court
terme, mis en évidence par un test d'étendue du champ de la mémoire,
est plus longuement examiné soit comme variable indépendante, soit
comme variable dépendante, révélatrices de la détérioration.
Dans une partie importante du livre, J. Inglis décrit l'ensemble
d'une étude expérimentale de la conceptualisation chez les schizophrènes,
entreprise par R. W. Payne et ses collaborateurs et reposant sur la
théorie de la « surinclusion » de Cameroun. Une série d'expériences
(1958-1964) aboutissent à la description de deux facteurs
caractéristiques de la conceptualisation chez les schizophrènes : la surinclusion
— considérée par Payne comme le défaut d'un mécanisme de filtrage
de l'expérience — et la lenteur de la conceptualisation, ce dernier facteur
ne différenciant pas la schizophrénie de la dépression.
La dernière partie de l'ouvrage est principalement consacrée à
l'étude de l'effet du renforcement, plus spécialement du renforcement
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verbal, à la description d'une manipulation de différents types de


relations thérapeutiques, en liaison avec l'évolution et l'issue de la
psychothérapie dans le cadre de la psychothérapie rogerienne.
C. Andrieux.

Dongier (M.). — Névroses et troubles psychosomatiques. — Bruxelles,


Charles Dessart, 2e éd., 1967, 298 p.
Destiné à un large public (étudiants en médecine et médecins non
spécialistes, lecteurs cultivés à l'intention desquels un lexique est placé
en fin d'ouvrage) ce livre traite des aspects psychologiques de la
pratique médicale courante (réactions névrotiques mineures, troubles
organiques fonctionnels et leur traitement) et doit, à cet égard, être utile
aussi bien au client qui « choisit son médecin » qu'au médecin qui traite
le malade. Le point de vue du Dr Dongier est celui d'un psychanalyste
et d'un psychiatre d'orientation dynamique (interprétation des
symptômes par l'histoire personnelle du malade et de ses conflits). L'ouvrage
intéresse le psychologue clinicien qui y trouvera un exposé clair, complet,
actuel d'un domaine de la psychologie médicale dont il doit être informé.
J. Favez-Boutonier.

Gordon (J. E.). — Handbook of clinical and experimental hypnosis


(Manuel de clinique et d'expérimentation hypnotique). — New York,
The Macmillan Company, 1967, 653 p.
Cet ouvrage collectif, dont les chapitres ont pour auteurs divers
maîtres de la psychologie américaine, envisage l'hypnose sous un jour
résolument moderne : les travaux auxquels il se réfère ne remontent
guère au-delà de 1955, et dans des perspectives fort diverses : l'hypnose
est étudiée dans sa définition comme moyen d'investigation clinique,
comme thérapeutique, en tant que situation expérimentale permettant
de révéler les variables de la conduite, enfin du point de vue
philosophique et moral.
Le plus intéressant de cet ouvrage, pour un lecteur français, va
sans doute au témoignage qu'il porte sur la souplesse des conceptions
de la psychanalyse américaine. Lewis Wolberg, notamment, y indique
comment l'hypnose peut être utilisée à divers stades de la cure
analytique, pour des motifs variés, souvent surprenants, parfois convaincants.
La nature de l'hypnose est décrite dans un compromis, entre les
thèses de Freud et celles de Janet. L'incertitude de cette conciliation
pèse peu auprès de la masse impressionnante de faits que cet ouvrage
accumule.
C. Prévost.

Baruk (H.), Launay (J.). — Annales de thérapeutique


psychiatrique. — Paris, Presses Universitaires de France, 1967, 354 p.
Cet ouvrage collectif est l'expression des travaux de la Société
Moreau de Tours dont les publications précédentes ont paru sous le
668 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES

titre de : Annales Moreau de Tours (t. I en 1962, t. II en 1965).


Les auteurs, une soixantaine, font le bilan de l'actualité sur les
thérapeutiques psychiatriques et les recherches psychopharmacolo-
giques. Ils présentent également des études générales de
psychopathologie humaine et animale et discutent des nouveaux problèmes de
législation psychiatrique. Un grand nombre de ces articles rend compte
d'importants travaux personnels et donne des indications
bibliographiques précises. L'ensemble de cet impressionnant recueil amène le
lecteur à réfléchir sur les fondements mêmes de la thérapeutique moderne
et sur ses nouvelles possibilités d'application.
H. Ghabrerig.

Ajuriaguerra (J. de). — Le choix thérapeutique en psychiatrie


infantile. — Paris, Masson, 1967, 156 p.
Il s'agit, en fait, d'un travail collectif traitant de problèmes
méthodologiques théoriques et pratiques que le praticien doit résoudre en
pédopsychiatrie. Sont traités successivement :
— Les indications des traitements biologiques et médicamenteux en
psychiatrie infantile, par G. Koupernik.
— Indications de traitements des troubles du langage, par M. Maquard.
— Indications des rééducations psychomotrices, par S. Roth et
A. Jaeggi.
— Indications de la psychanalyse et de la psychothérapie, par S. Lebo-
vici.
— Indications des traitements psychanalytiques en groupe et
psychodramatiques, par S. Lebovici.
— Indications du traitement en institution et en hôpital de jour, par
D. F. Buckle.
— Indications des traitements des parents, par R. Henny.
— Problèmes pratiques posés par les rapports de la neuro-psychiatrie
infantile et de la pédagogie, par S. Decobert.
Le praticien de pédopsychiatrie trouvera dans cet ouvrage une mise
à jour assez complète sur les différentes techniques biologiques et
psychothérapiques et sur les nouvelles méthodes de rééducation du langage
et de la motricité.
Bibliographie par chapitres assez succincte.
J. Postel.

Beck (S. J.), Molish (H. B.). — Rorschach's test, II. A Variety of
Personality Pictures. Completely Revised and Rewritten. (Le Test
de Rorschach, t. II : Description des divers types de personnalité). —
Nouvelle édition dont le fond et la forme ont été entièrement
remaniés. — New York, Grune & Stratton, 1967, 440 p.
Présenté sous le même titre que le livre que Beck publia en 1945,
ce volume est, de l'aveu même de l'auteur, plus qu'une nouvelle édition
PSYCHOLOGIE CLINIQUE 669

remaniée, il est un travail original témoignant de l'évolution et de


l'enrichissement clinique et théorique du travail de S. J. Beck.
Gomme dans le volume de 1945, Beck présente une série de protocoles
de Rorschach, suivie d'une interprétation complète en les groupant
sous trois rubriques intitulées : la courbe de l'intelligence, les résolutions
schizophréniques de conflit, les conflits névrotiques. Il ajoute deux
rubriques nouvelles intitulées : l'enfant présentant des troubles
psychiques et l'adolescent. Les 39 protocoles cités sont entièrement donnés,
suivis d'une interprétation détaillée, ce qui fait que même pour les
quelques protocoles repris dans l'édition de 1945, le lecteur n'a pas le
sentiment d'une répétition. Cet ensemble, formant la première partie
de l'ouvrage, est précédé d'un chapitre original où l'auteur expose les
trois sources nouvelles sur lesquelles reposent les perspectives
interprétatives présentées.
Ces trois facteurs nouveaux concernent les progrès de la psychologie
du Moi et le concept psychodynamique de la motivation, auxquels
l'auteur rattache le problème de ce qu'il appelle la « dimension » de
l'émotion.
Le développement de la psychologie du Moi et le concept corrélatif
de défense sont conçus comme les éléments fonctionnels des structures
d'adaptation que le psychologue a pour tâche de diagnostiquer à travers
l'épreuve.
Beck se réfère à la théorie freudienne de la décharge de l'énergie
mentale articulant une perspective nouvelle sur le « Type de Résonance
intime » à cette perspective de psychologie projective.
La dimension de l'émotion est sa qualité affective : l'agréable et
le désagréable, l'intense ou le neutre, l'extra ou l'intraverti, l'attitude
active ou passive. Le troisième facteur que Beck signale est associé au
concept de choc dans le test de Rorschach. Il énumère les divers chocs
que d'autres spécialistes et lui-même ont mis en évidence insistant
sur le fait que les manifestations de chocs s'intègrent à la perspective
dynamique d'échange dont le test de Rorschach est l'image.
Alors qu'en 1945, Beck redonnait une brève étude de la cotation
de l'épreuve qu'il avait développée dans le tome I de son test de
Rorschach, il prévient le lecteur de 1968 qu'il préfère insister sur la technique
d'interprétation que sur celle de la cotation. A la formule classique
du T.R.I. (Expérience Balance), il ajoute une deuxième formule appelée
« Expérience Actual » (équilibre contemporain de l'épreuve) qui a pour
objet de nuancer l'interprétation de la mobilité des échanges intra-
psy chiques.
La position interprétative de S. J. Beck a été profondément modifiée
au cours des vingt dernières années.
La deuxième partie de l'ouvrage (une centaine de pages) est présentée
par Molish et comprend une bibliographie critique de l'ensemble des
travaux concernant le test de Rorschach depuis un quart de siècle.
Molish présente cette analyse en prenant, comme têtes de chapitres,
670 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES

les grandes rubriques de l'interprétation : l'intelligence, le Moi et la


Forme, l'expérience affective, la sensibilité au blanc et au noir, le
contenu.
Cette dernière partie représente un remarquable instrument de
travail et d'information pour tout praticien du Rorschach.
M. Monod.

Gorman (L.). — Le gribouillis, un test de personnalité profonde. —


Paris, Presses Universitaires de France, 1966, 202 p.
L'Auteur reprend un test graphique de R. Meurisse, graphologue,
Le test du gribouillage, publié en 1948. Il présente, à son sujet, une étude
clinique originale, « fruit de quinze années de recherches » effectuées
en équipe à la Consultation médicopédagogique de Nantes.
L'interprétation du test du gribouillis de L. Gorman se base sur l'examen du
graphisme (force, forme, rythme du tracé, etc.) et sur la localisation
du gribouillis dans l'espace que représente la page blanche (le haut,
le bas, la droite, la gauche ayant une signification particulière). Pour
l'Auteur « le Gribouillis » est un véritable test projectif qui peut être
interprété dans un cadre de références psychanalytiques.
L'Auteur est avant tout un psychiatre, qui recherche, dans les
gribouillis des enfants adressés à sa Consultation médicopédagogique,
l'expression des différents troubles névrotiques et mécanismes de défense
qu'il diagnostique chez eux d'autre part. Ceci lui permet de nous
présenter un grand nombre d'observations cliniques, illustrées de «
Gribouillis » typiques des différentes névroses ou psychoses ou des différents
mécanismes de défenses dégagées par la psychanalyse.
Le test est peu standardisé, mais il doit représenter un instrument
clinique intéressant pour un psychiatre ou un psychologue connaissant
bien la psychanalyse.
M. Backes.