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LE RND REFUSE DE REJOINDRE LE «FRONT POPULAIRE» Que cachent les réserves de Ouyahia ?
LE RND REFUSE DE REJOINDRE LE «FRONT POPULAIRE»
Que cachent
les réserves
de Ouyahia ?
l La nouvelle «initiative» politique du pouvoir, en
l’occurrence la constitution d’un «front populaire solide»,
en vogue depuis le 20 août dernier, particulièrement chez
les partenaires politiques traditionnellement acquis à
Abdelaziz Bouteflika, n’emballe pas, mais alors pas du tout,
un parti comme le Rassemblement national démocratique
de Ahmed Ouyahia ! Une position d’autant plus curieuse
que l’appel émanait de Bouteflika en personne.
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ALORS QUE DES INFORMATIONS
AVANÇAIENT L’OFFICIALISATION
DE L’ARRIVÉE DE AÏT DJOUDI
COMME ENTRAÎNEUR
Le Mouloudia
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l Remue-ménage au sein des staffs
du MC Alger. Le club de la capitale secoué
par deux séismes consécutifs dont le 5-0
essuyé à Bologhine face à la JSK est en train
de vivre un nouvel épisode de sa tumultueuse
existence pré-centenaire.
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INITIATIVE PORTANT ÉLECTION D’UNE ASSEMBLÉE CONSTITUANTE
Le PT fera une
évaluation le
5 octobre
l Le Parti des travailleurs réunira le 5 octobre prochain son comité central pour évaluer la
campagne qu’il mène depuis des semaines pour l’élection d’une Assemblée constituante.
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Edition du Centre - ISSN IIII - 0074
Photos : Samir Sid

INDUSTRIE AUTOMOBILE/USINE GLOVIS-KIA

Un pas vers le montage en CKD

l Le complexe d’assemblage automobile de Glovis-KIA inauguré lundi dernier à Batna est sans aucun doute le projet le mieux abouti dans le tissu de l’industrie mécanique naissante en Algérie.

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MERCREDI 26 SEPTEMBRE 2018 - 16 MOUHARAM 1440 - N° 8520 - PRIX 20 DA - FAX : RÉDACTION : 021 67 06 76 - PUBLICITÉ : 021 67 06 75 - TÉL : 021 67 06 51 - 021 67 06 58

Audidansl’usine

deRelizane

LaLa diversificationdiversification dede lala productionproduction automobileautomobile enen AlgérieAlgérie sese poursuitpoursuit àà unun rythmerythme soutenu.soutenu. AprèsAprès lele lancementlancement dansdans sonson usineusine dede Relizane,Relizane, l’assemblagel’assemblage dede plusieursplusieurs modèlesmodèles desdes marquesmarques dudu groupegroupe allemandallemand Volkswagen,Volkswagen, SovacSovac ProductionProduction s’apprêtes’apprête àà intégrerintégrer lala marquemarque premiumpremium AudiAudi avecavec unun premierpremier modèle,modèle, lala A3A3 versvers lala finfin dede l’annéel’année enen cours.cours. CetteCette montéemontée enen gammegamme dèsdès lorslors qu’ellequ’elle estest agrééeagréée parpar lala marquemarque auxaux quatrequatre anneaux,anneaux, dontdont l’exigencel’exigence estest bienbien connue,connue, pourraitpourrait s’expliquers’expliquer parpar uneune meilleuremeilleure maîtrisemaîtrise dudu processusprocessus d’assemblaged’assemblage parpar lesles technicienstechniciens algériens.algériens.

du processus processus d’assemblage d’assemblage par par les les techniciens techniciens algériens. algériens.

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ERISCOOPERISCOOP

Soirperiscoop@yahoo.fr

Mercredi 26 septembre 2018 - Page 2

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disciplinaires.disciplinaires. AuAu courscours dede l’étél’été dernier,dernier, troistrois ambassadeursambassadeurs avaientavaient étéété égalementégalement rappelésrappelés avantavant queque lele tempstemps impartiimparti àà leurleur missionmission nene soitsoit achevé.achevé. ParmiParmi eux,eux, l’ambassadeurl’ambassadeur àà RomeRome quiqui s’est,s’est, dit-on,dit-on, distinguédistingué parpar unun comportementcomportement quiqui aa irritéirrité Alger.Alger. AbdelkaderAbdelkader MessahelMessahel faitfait àà l’évidencel’évidence unun grandgrand ménageménage dansdans sonson département.département.

ménage dans dans son son département. département. Fin de l’isolement Au-delà Au-delà du du calvaire

Fin de l’isolement

Au-delàAu-delà dudu calvairecalvaire queque viventvivent ceuxceux quiqui sontsont atteintsatteints dede maladiesmaladies orphelines,orphelines, cece sontsont aussiaussi lesles dificultésdificultés dansdans leurleur identificationidentification maismais égalementégalement lele manquemanque dede formationformation dudu personnelpersonnel médical.médical. AA cetcet effet,effet, lele CHUCHU OranOran vava organiserorganiser lesles premièrespremières journéesjournées internationalesinternationales destinéesdestinées àà cesces maladies.maladies.

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Le dessin de Karim

: Sans opinion : 57,51% 25,77% 16,72% Le dessin de Karim S S O O I

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Par Malika Boussouf malikaboussouf@yahoo.fr

Le Made in Bladi ou l’autre ? (fin)

citent ces regards impuissants qui aime- raient, eux aussi, raconter leur pays autrement. Eh oui,

citent ces regards impuissants qui aime- raient, eux aussi, raconter leur pays autrement. Eh oui, mais comment s’af- franchir, quand même, du discours qui voudrait que l’on s’en tienne à l’image injustement malmenée du pays aux un million et demi de chahids ?

J e disais, hier, en parlant de produc- tion nationale à privilégier, selon la Centrale syndicale, pour préserver

dans le fait qu’une majorité, qui consom- me pourtant des produits d’importation pas toujours de qualité enviable, refuse d’admettre les préférer aux nôtres. Comment retrouver, par conséquent, le Made in Bladi dans le comportement irra- tionnel adopté par une population qui ne sait plus en réalité à quoi se référer pour démontrer qu’elle aussi dispose des qua- lités qu’il faut pour concurrencer les nations riches de leur propre savoir-faire. Le Made in Bladi couvre effrontément les mensonges d’un système qui s’appro- visionne ailleurs, mais voudrait convaincre du contraire. Une autorité qui éduque en son sein une catégorie sociale

peu concernée par ce qui se passe autour d’elle et entretient un laisser-aller et un clientélisme qui s’exercent avec un raffi- nement exemplaire. Il faut dire que depuis que l’UGTA prêche pour des paroisses qui cultivent leur pouvoir au gré des influences, l’espoir de restituer à la revendication sociale son contenu pour ne pas dire ses lettres de noblesse a perdu de sa ferveur. Des paroisses qui, en toute cohérence, veillent à étouffer dans l’œuf les moindres frémissements d’une Algérie qui s’interroge encore sur certains des effets de son indépendance. En attendant, on se console comme on peut du sentiment inconfortable que sus-

les emplois des travailleurs syndiqués, qu’il y avait aussi ces boutiques, proprié- tés d’entreprises publiques, où l’on vous vend des modèles de ce qui s’y produit et qui s’écoule à un rythme laborieux. Du tissu par exemple. De vieilles étoffes, des restes d’une production poussive qui y sont proposés à des ache- teurs qui courent les rues mais leur préfè- rent le bas de gamme chinois. Le person- nel y évolue insensible à la moue de ceux qui désertent les lieux en haussant les épaules. La mauvaise foi, on la repère

 

M. B. 

Le Soir

d’Algérie

Actualité

Merdredi 26 septembre 2018 - PAGE 3

d’Algérie Actualité Merdredi 26 septembre 2018 - PAGE 3 C o n s t a n

C o n s t a n c e s

Stades, femmes et familles

C o n s t a n c e s Stades, femmes et familles Slimane Laouari

Slimane Laouari laouarisliman@gmail.com

Il y a quelques jours, le président de la JSK a pris la décision de permettre aux «familles» d’entrer au stade gratuitement pour assister à un match de championnat. On ne sait pas si le terme «famille» est de sa propre formulation ou c’est encore un de ces «arrangements» langagiers de ceux qui ont relayé l’information. On l’aura remarqué tout de même, il est toujours difficile d’appeler une femme une… femme, y compris là où on pensait que c’était «acquis». Mais au point où en sont les choses, c’est toujours ça de pris : les femmes ont l’habitude de l’exclusion, elles ont maintenant l’exclusivité de la… famille ! Au restaurant et au café où les familles ont leurs «allées», au bord de la mer où elles ont leurs «plages», au Fibda où elles ont leur «file» et maintenant au stade où elles auront leur tribune. Enfin, ce n’est pas vraiment «à l’ordre du jour» mais il y a quelques velléités dans ce sens qui font nourrir l’espoir de voir un jour le stade prendre un peu d’humanité grâce à la présence des… familles. En attendant les femmes ! L’initiative du président de la JSK réconforte justement par le fait que ce ne soit pas à l’ordre du jour. Et on n’a pas besoin d’aller chercher très loin la preuve la plus cinglante : c’est «intramuros», des entrailles de cette Kabylie dont on n’arrête pas de faire le loup blanc de la modernité que se sont élevées les voix les plus véhémentement rétrogrades pour s’opposer à l’idée même de voir les femmes dans les gradins du stade. Bien sûr, on peut toujours spéculer sur leur représentativité ou sur leurs vraies motivations, le monde du foot étant une jungle impénétrable. Mais où sont donc les «autres» voix, celles qui sont censées avoir déjà choisi leur camp, celles qui devraient naturellement soutenir l’initiative du président de la JSK même si on ne partage pas tout avec lui ? Quand il s’agit de modernité et d’ouverture, sur d’autres… tribunes ou au café du commerce, personne ne pense à M. Mellal comme représentant emblématique. Ni sa nature, ni son parcours, ni même sa vocation ne le prédestinent à incarner le projet qui a dû naturellement inspirer cette mesure. Une initiative qui vise à encourager les femmes à aller au stade, c’est un espace public arraché à l’horreur du «masculin pluriel» et un lieu de détente à humaniser. Une fois «évacués» les protagonistes naturels dans cette histoire, c'est-à- dire la direction de la JSK et les « zommes » vigiles intraitables de l’honneur de la tribu, il reste le… reste. Il y a ceux qui ne sont «ni pour ni contre bien au contraire», il y a ceux qui sont pour mais ne peuvent pas le dire et il y a ceux qui sont contre «parce que les conditions ne sont pas encore réunies». Il y en a même qui, comme Bencheikh, sont contre parce qu’il n’y a pas de… toilettes dans les stades ! Un peu comme un ministre de la justice énumérait il y a une décennie, le nombre de tribunaux construits pour répondre à une question sur… l’indépendance de la justice !

S. L.

LE RND REFUSE DE REJOINDRE LE «FRONT POPULAIRE»

Que cachent les réserves de Ouyahia ?

La nouvelle «initiative» politique du pouvoir, en l’occurrence la constitution d’un «front populaire soli- de», en vogue depuis le 20 août dernier, particulière- ment chez les partenaires politiques traditionnelle- ment acquis à Abdelaziz Bouteflika, n’emballe pas, mais alors pas du tout, un parti comme le Rassemblement national démocratique de Ahmed Ouyahia ! Une position d’autant plus curieuse que l’appel émanait de Bouteflika en personne.

Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - Dans son message à l’occasion de la double célébra- tion de la date historique du 20 Août, Abdelaziz Bouteflika «invi- tait» la classe politique et la société civile à «constituer un front populaire solide». Sitôt lancé, cet appel recevra des échos en chaîne : le Front de libération nationale, bien sûr, mais pas seulement, font leur cette initiative qui, depuis, acca- pare l’essentiel de leurs activi- tés. Le parti présidentiel enta- mera, ainsi, une série de ren- contres multilatérales et bilaté- rales avec des partis et des organisations nationales autour de ce thème. Une trentaine de partis ont d’ailleurs annoncé leur adhésion en plus des organisations estu- diantines, mais surtout, de la centrale syndicale de Abdelmadjid Sidi Saïd, de l’orga- nisation féminine, l’UNFA et le forum des chefs d’entreprises, le FCE de Ali Haddad. Parce que s’agissant d’une initiative prési- dentielle, le parti majoritaire, le FLN tenait à préciser, à chaque

fois, qu’il ne comptait «ni se l’ap- proprier ni la monopoliser». En fait, et au-delà des explications officielles, ce «front populaire solide» n’est rien d’autre qu’un gros comité de soutien au candi- dat Abdelaziz Bouteflika en prévi- sion des présidentielles d’avril prochain. Il est d’ailleurs compo- sé de tous ceux qui, parmi la classe politique ou la société civi- le, ont déjà clairement prononcé leur soutien au candidat en ques- tion. Tous, sauf le RND qui vient de formaliser cette position. Dans un récent entretien accordé au site électronique TSA, le porte-parole du Rassemblement, Seddik Chihab, dira, sans détour :

«Nous n’envisageons pas d’ad- hérer organiquement au front populaire». Une position que d’aucuns expliqueront par les rivalités traditionnelles entre le parti de l’actuel Premier ministre, Ahmed Ouyahia et l’ex- parti unique. «Peu convaincant comme explication», rétorque une source assez bien informée. «C’est un faux-fuyant car l’initia- tive en question n’émane pas du

Photo : Samir Sid
Photo : Samir Sid

Ahmed Ouyahia.

FLN. C’est le président en per- sonne qui a appelé à constituer ce front. Il a sans doute ses propres raisons de le faire, à quelques mois seulement des présidentielles». Comment, alors, un parti comme le RND, dirigé par le Premier ministre en personne, qui s’est déjà pronon- cé pour son soutien au candidat Bouteflika depuis juin dernier, ce même ¨remier ministre qui va par ailleurs organiser l’élection présidentielle, marque-t-il ses distances vis-à-vis d’un projet politique phare de Bouteflika ? Un peu comme le MPA de Amara Benyounès qui, cette fois, s’est bien gardé de se pro- noncer pour ou contre d’ailleurs, un cinquième mandat pour Bouteflika, le RND de Ahmed Ouyahia cherche à l’évidence, à se distinguer. Certes. Mais dans

quel objectif ? Du côté du cercle présidentiel, on ne se fait aucu- ne illusion : «Ouyahia donne l’impression, à travers cette position, de se préserver une certaine marge de manœuvres, au cas ou…». A savoir, une pos- sibilité de se présenter aux pré- sidentielles en cas de force majeure. «Je ne me présenterai jamais contre le Président Bouteflika», avait toujours répondu Ouyahia à la question récurrente de savoir s’il avait l’in- tention de briguer, un jour, la magistrature suprême. «Certes, il ne se présentera jamais, effectivement, contre le président. Mais ce genre de position ne peut que susciter méfiance et agacement dans l'entourage du président», ren- chérit notre source.

K. A.

SITUATION SÉCURITAIRE

Augmentation de découvertes de caches d’armes

La découverte de caches d’armes le long des frontières algé- riennes se poursuit déno- tant de l’existence d’une intense activité terroriste aux portes du pays.

Abla Chérif - Alger (Le Soir) - La dernière en date remonte à ce samedi. Selon un communiqué du ministère de la Défense qui tenait à faire part de l’importance de cette découver- te. Une patrouille de soldats de l’ANP a, ainsi, repéré un abri contenant des armes de guerre dans la zone d’Adrar. La même source indique qu’il s’agit d’un fusil mitrailleur, une kalachnikov, une roquette pour RPG-7 avec charge ainsi qu’un obus avec allumeur, charge et fusée et une importante quantité de munitions. Le fait n’est pas nouveau. Dans les bilans régu- liers présentés par l’ANP, il est souvent fait état de caches d’armes trouvées aux frontières où les militaires algériens se dressent en véritable barrière contre toutes formes de menaces en provenance de l’ex-

Photo : DR
Photo : DR

Les militaires en véritable barrière contre toute forme de menace.

térieur. Depuis l’été dernier, le rythme des découvertes semble s’être, cependant, accéléré. Les informations rendues, fréquemment publiques laissent, en effet, entrevoir une augmen- tation du nombre de ces caches repérées qui est en nette haus- se, une dizaine en trois mois, en comparaison avec le bilan de l’année précédente. Ce fait, nous dit-on, est intimement lié au nombre de redditions d’éléments armés, en hausse également, enregistrées depuis un moment. Elles se déroulent notamment dans la région de Tamanrasset, une wilaya soumise à un véri- table plan d’exception destiné à

la sécuriser, et où se mène un grand travail de proximité desti- né à amener les terroristes à se rendre. Des sources bien infor- mées affirment que les notables, commercants et familles des concernés jouent un grand rôle dans cette stratégie qui a fini par donner ses fruits. Régulièrement, ces reddi- tions sont annoncées. Pour l’an- née 2018, ils sont près de soixante-dix à avoir abandonner le maquis et remis leurs armes aux autorités compétentes. Les informations qu’ils four- nissent permettent de ce fait de mettre la main plus rapidement sur les caches d’armes. Des

spécialistes du dossier sécuritai- re confient que ce volet concentre une grande partie des efforts des soldats algériens «à la recherche constante des abris contenant un armement sans lequel les terroristes ne peuvent rien. C’est une véritable guerre qui se mène sur ce front». Un front qui dénote, il faut aussi le dire, de l’existence d’une activité terroriste impor- tante aux frontières, maliennes plus particulièrement, où les groupes armés tentent constam- ment d’élargir leurs activités au- delà de nos frontières. Le dernier rapport du dépar- tement d’Etat américain a, d’ailleurs, salué la mission que mène l’Algérie sur ce plan, évo- quant «une pression continue sur les groupes terroristes visible à travers le nombre de terroristes tués, capturés ou ren- dus, ainsi que les armes saisies et les cachettes détruites». Il

ajoute, par ailleurs, que «la stra- tégie algérienne a mené à la réduction substantielle de l’acti- vité terroriste sur son territoire mais aussi au niveau de ses frontières avec les pays voisins.

A. C.

Le Soir

d’Algérie

Actualité

Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 4

d’Algérie Actualité Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 4 INDUSTRIE AUTOMOBILE/USINE GLOVIS-KIA Un pas vers le

INDUSTRIE AUTOMOBILE/USINE GLOVIS-KIA

Un pas vers le montage en CKD

Le complexe d’assemblage automobile de Glovis/KIA inauguré lundi dernier à Batna est sans aucun doute le projet le mieux abouti dans le tissu de l’industrie méca- nique naissante en Algérie.

Une année après la pose de la première pierre, le site empoussiéré situé au nord de la commune de Djerma, s’est transformé en un immense complexe s’étendant sur une superficie globale de 50 ha et comprenant des bâtiments d’assem- blage et de stockage et devant abri- ter courant 2019, les ateliers d’em-

boutissage et de confection de la car- rosserie ainsi que de la peinture. A cela s’ajoute une piste d’essais, un bâtiment pour l’académie KIA, les locaux administratifs, un centre d’as- sistance, des aires de stationnement

restylé. Cette unité flambant neuve est dotée des équipements d’assem- blage modernes et des procédés qui permettent une manipulation ordon- née et maitrisée de l’ensemble des opérations de montage. D’autant que le véhicule qui arrive en début de chaîne est décomposé à 35%, châs- sis nu et carrosserie dégarnie, soit 150 éléments à recomposer, trains roulants, moteurs, suspensions, câblages, sellerie, garnitures, éclaira- ge, volant etc. Il est à signaler que le taux de décomposition enregistré précédemment par l’assemblage des

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L’ultime contrôle avant la sortie en piste d’essai.
L’ultime contrôle
avant la sortie en piste
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Autant dire un complexe intégré pour une production immédiate de 50 000 unités en SKD et prévisionnelle de

100 000 en CKD, où s’activent déjà

quelque 2 000 travailleurs tous corps confondus. Ce nombre évoluera à 5

000 dès le passage à la seconde

phase.

De nouveaux modèles en perspective

Entrée en production durant le mois d’août écoulé, cette nouvelle usine assure actuellement l’assem- blage de quatre modèles, KIA

Picanto, Rio, Sportage et le petit utili- taire K2500. De nouveaux modèles sont d’ores et déjà attendus pour la

fin de l’année en cours, en l’occurren-

ce, la nouvelle Cerato et le Sportage

véhicules KIA dans l’an- cienne usine de Global Groupe était de l’ordre de 20%, soit 75 éléments à assembler.

En quête de maîtrise

du processus d’assemblage

Cette montée en cadence se jus- tifierait, selon des responsables de Glovis, par un souci d’une meilleure maîtrise du processus de montage par les techniciens algériens en vue du passage à la phase Full CKD pré- vue durant l’année prochaine. Cette démarche est également confortée par des cycles de formation aussi bien sur site que dans les usines de KIA en Corée du Sud et dans d’autres pays. Il va sans dire

que le perfectionnement continu dans l’unité de Batna reste supervisé

LEE EUN-YONG, AMBASSADEUR DE CORÉE

«Création d’emplois et transfert de technologies»

L’ambassadeur de Corée du Sud a mis, en avant, de son côté, «la volonté commune des opérateurs économiques sud-coréens et algériens pour consolider la coopération à travers ce partenariat réel d’investissement qui permet la création de nouveaux emplois et le transfert de technologies».

B. B.

par des ingénieurs et formateurs coréens dépêchés par le construc- teur. Par ailleurs, et dans l’objectif de se mettre en conformité avec la réglementation, il est prévu par Glovis et en partenariat avec KIA, le développement d’une activité de sous-traitance dans des espaces limitrophes à l’usine et que la wilaya de Batna a déjà pris le soin d’en faire la réservation. Pour cela, une convention a été signée par Global Group et le géant sud-coréen GDH pour la promotion et l’encadrement d’une industrie locale de la pièce de rechange. Il est annoncé que près de 1 000 micro-entreprises devraient être créées prochainement pour assurer l’approvisionnement de l’usi- ne KIA en pièces et composants divers, sièges, plaquettes de frein, plastics, feux, joints en caoutchouc et même des éléments électroniques. Cette activité de sous-traitance per- mettra surtout d’atteindre un taux d’intégration de 40%.

Un fonctionnement aux standards internationaux

Dans son fonctionnement, la nou- velle usine de Glovis / KIA se dis- tingue nettement des projets déjà lancés par les autres marques dans le cadre du développement d’une industrie mécanique en Algérie. L’observateur averti constatera de visu qu’autant les équipements que le process se rapprochent clairement d’un fonctionnement aux standards internationaux. Le véhicule qui abor- de la chaîne d’assemblage suspendu à des chariots aériens fait l’objet d’in- terventions successives et ordon- nées débutant par le montage de tous les éléments constituant sa base, moteur, trains avant et arrière, câblages et conduites divers, direc- tion et suspension. S’ensuivra à un rythme régulier, les multiples raccor- dements des systèmes électriques, le système de refroidissement, de conditionnement d’air, du freinage… L’autre étape dans ce travail à la chaîne, c’est l’intérieur du véhicule où seule la planche de bord arrive déjà montée. Il sera alors question, de la mise en place des sièges, du bas de la console centrale, du volant, des portières et aussi tous les raccorde- ments nécessaires. Cette phase sera suivie par une opération de remplis- sage de tous les liquides, huiles, refroidissement, et lave-vitres. Au bout de la chaîne, c’est le passage sous un porche intensément éclairé pour un ultime contrôle afin de détec- ter d’éventuelles imperfections que seul un éclairage approprié peut mettre en relief. A la fin, les véhicules contrôlés, se dirigeront droit vers une piste d’essai truffée d’obstacles de tous genres pour vérifier la suspen-

Photos : DR.
Photos : DR.

Des équipements d’assemblage de récente génération.

Des équipements d’assemblage de récente génération. Première phase, le véhicule dégarni, sans moteur et

Première phase, le véhicule dégarni, sans moteur et trains roulants et un habitacle dans sa simple expression.

sion, la tenue de route et la résistan- ce aux mauvaises conditions de rou- lage, avant d’être parqués en attente d’être livré à leurs nouveaux proprié- taires. L’usine de Glovis / KIA qui a été inaugurée par le ministre de

l’Industrie, en présence de l’ambas- sadeur de Corée en Algérie, du wali de Batna et du président de la zone Moyen-Orient Afrique de KIA Motors

Compagnie aura consommé un bud- get global de 14 milliards de dinars.

B. Bellil

ILS ONT DÉCLARÉ

YOUCEF YOUSFI, MINISTRE DE L’INDUSTRIE :

«Un pôle d’excellence l’industrie mécanique»

Dans une intervention lors de l’inauguration, le ministre de l’Industrie a souligné que la wilaya de Batna, ainsi que celles de Sétif, Bordj-Bou- Arréridj, M’sila et Constantine formeront à terme, un pôle d’excellence des industries mécaniques». Il précisera à ce titre que «plusieurs universités et entreprises activant dans le domaine favoriseront l’émergence de ce pôle dans un délai de moins de 10 ans».

B. B.

L’USINE GLOVIS/KIA EN CHIFFRES

- Superficie : 500 000 m2

- Assemblage : 25 000 m2

- Emboutissage Peinture : 84 000 m2

- Produits finis : 45 000 m2

- Effectif : 2 000 personnes (5 000 en 2019).

- Capacité de production actuelle : 50 000 unités.

- Capacité prévisionnelle 2019 : 100 000 unités.

- Modèles assemblés : KIA Picanto, Rio, Sportage et K2500.

- Coût du projet : 14 milliards de DA.

- Date d’entrée en production août 2018.

Marche nationale des appelés du service national (18+6) à Tizi Ouzou

Les appelés du service national (classe 1992/1996) ou les mainte- nus durant une période supplé- mentaire de six mois, dans le cadre de la lutte anti terroriste se sont donnés rendez-vous à Tizi Ouzou, pour une marche nationale.

Issus des wilayas de Tizi Ouzou, Bouira, Boumerdès, Médéa, Jijel, M’sila, Sétif, Laghouat, Saïda et Tiaret, ces ex appelés sous les drapeaux étaient quelque deux milles à se rassembler, à la sortie est de la ville, sur l’espla- nade située en contrebas du stade du 1 er Novembre. «La mobilisation serait plus grande si nos adhérents venus d’autres wilayas n’étaient pas bloqués par les services de sécu- rité qui ont dressé des barrages filtrants au

niveau de nombreux accès autoroutiers vers Tizi Ouzou», confie aux journalistes Kamal Bouzegza coordinateur national de l’Organisation des appelés maintenus du servi- ce national qui compte des adhérents dans 38 wilayas; Tizi Ouzou compte parmi les wilayas qui a fourni l’un des contingents les plus fourni avec 27 000 appelés sur un total de 125 000 appelés recensés au niveau national qui ont fait partie du nombre de soldats maintenus durant cette période difficile et charnière de la lutte anti-ter- roriste. Pour le coordinateur national de l’Organisation des maintenus, la marche (d’hier, Ndlr) autorisée mais avec un déploie- ment remarqué et en grand nombre des ser- vices de sécurité) se veut une démonstration de force et une manière de rappeler au ministè-

re de la Défense ses engagements. Saisi du dossier, le ministère de la Défense «tarde à prendre en charge nos revendications consi- gnées dans une plate-forme déposée au niveau des services concernés de ce départe- ment ministériel depuis janvier 2017», se plaint K. Bouzegza qui tient à rappeler que notre organisation compte parmi les autres catégo- ries des appelés du contingent mobilisés dans le cadre de la lutte contre le terrorisme à faire part de nos doléances aux autorités concer- nées», se plaint-il encore, dénonçant «l’ostra- cisme» dont les ex-appelés «maintenus» ont été victimes de la part de ces autorités «d'au- tant plus, précise-t-il, que beaucoup parmi eux traînent des vulnérabilités sur le plan physique et psychique suite à leur mobilisation et leur maintien sous les drapeaux durant cette pério- de de lutte contre le terrorisme».

Convaincus de la justesse de leur cause, ces ex-soldats se disent plus que jamais mobi- lisés et déterminés à arracher ce qu’ils quali- fient «de droits constitutionnels et garanties par les lois en vigueur et, notamment le code des pensions militaires». «Nous n’abandonnerons aucun de nos droits ; Oui pour la régularisation de notre situation ; Pour une expertise médica- le pour tous les maintenus ; Non à la margina- lisation» sont les principaux slogans brandis durant leur marche, d’hier, dans les rues de Tizi Ouzou par les protestataires. Des exigences qui s’inspirent d’une plate- forme de revendications en douze points rela- tives à la reconnaissance d’un statut particulier avec tous les avantages qui vont avec et, notamment le droit à des indemnités et pen- sion.

S. A. M.

Le Soir

d’Algérie

Actualité

Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 5

d’Algérie Actualité Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 5 INITIATIVE PORTANT ÉLECTION D’UNE ASSEMBLÉE CONSTITUANTE

INITIATIVE PORTANT ÉLECTION D’UNE ASSEMBLÉE CONSTITUANTE

Le PT fera une évaluation le 5 octobre

Le Parti des travailleurs réunira le 5 octobre prochain son comité central pour évaluer la campagne qu’il mène depuis des semaines pour l’élection d’une Assemblée constituante.

M. Kebci - Alger (Le Soir) - Cette campagne décidée par la même instance délibérante du parti au tout début de l’année en cours met en mouvement des milliers et des milliers de membres du parti, entre militants et cadres, qui discu- tent et débattent avec des cen- taines de milliers de citoyens autour de la lettre adressée au pré- sident de la République lui deman- dant de convoquer les élections pour une Assemblée nationale constituante, seule issue, à même, comme l’expliquait la secrétaire générale du parti à l’annonce de cette initiative politique, de «prendre des mesures d'apaise- ment et des mesures énergiques pour stopper la marche vers l'abî- me». Une lettre au président de la République que des militants poli- tiques de tout bord ont signée, affir- me Youcef-Ramdhane Taâzibt. Pour le député et membre du bureau politique du PT, le «renou-

veau politique et institutionnel est devenu une question vitale pour l’Etat algérien, menacé et gangrené par le phénomène de collusion des affaires avec la politique». Invité à distinguer la démarche de son parti de celles, nombreuses initiées par d’autres acteurs poli- tiques, notre interlocuteur tient à préciser que la «campagne s'adres- se aux citoyens indépendamment de leurs appartenances partisanes puisqu’elle transcende les clivages partisans sans toutefois remettre en cause le principe du multipartis- me». Et de préciser encore que la campagne «ne s'additionne pas aux autres initiatives, elle vise à donner la parole au peuple». Tenant à rappeler que contraire- ment aux tenants du statu quo, le peuple algérien «n'a jamais exercé librement sa souveraineté», esti- mant que même l'Assemblée natio- nale constituante du parti unique, avec une liste unique composée de candidats uniques élus le 20 sep-

tembre 1962 pour rédiger une Constitution, a subi un coup d'Etat puisque la Constitution a été rédi- gée et adoptée par une assemblée parallèle réunie le 21 juillet 1963 à la salle de cinéma Atlas de Bab el Oued. Expliquant la démarche du parti, Taâzibt affirme être arrivé à la conclusion que la «crise grave que

traverse le pays est d'abord poli- tique, liée qu’elle est à la nature du système mis en place depuis le recouvrement par le pays de son indépendance nationale». Un sys- tème qui, ajoute-t-il, «refuse tou- jours la pleine expression de la souveraineté populaire. Car, depuis l'indépendance, le peuple n'a pas eu à choisir librement ses repré- sentants, la forme et le contenu des institutions». Pour lui, tout le monde sait «qu'il n'y a jamais eu de véritable Constituante», mettant le doigt sur le «délitement actuel des institutions de l'Etat, le chaos constaté dans plusieurs secteurs (santé, inondations dramatiques,

corruption, prédation

qui sont,

explique-t-il, le résultat logique de la persistance d'un système finis- sant et périmé». D’où la conviction

)

Photo : NewPress
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Louisa Hanoune, SG du PT.

largement partagée au sein de la direction nationale du PT selon laquelle, la «crise est à ce niveau- là». Taâzibt, qui affirme que le PT s'adresse toujours à l'Etat pour poser les problèmes et cherche constamment des solutions, décla- re «ne pas se contenter d’émettre des critiques et de faire des constats, convaincu, dit-il, que «notre pays ne peut sortir de cette

crise qu'en se débarrassant du sys- tème qui enfonce le pays dans une crise multidimensionnelle». La solution ? «Donner en urgen- ce la parole au peuple pour qu'il puisse choisir librement la forme et le contenu des institutions dont il a besoin pour satisfaire toutes ses aspirations dans tous les domaines. C’est toute la quintes- sence de notre démarche».

M. K.

KHOBZI, PREMIER MINISTRE DU COMMERCE DE L’ALGÉRIE INDÉPENDANTE

«Un homme silencieux mais travailleur»

Pour le directeur central au ministère du Commerce, Abdelaziz Aït Abderrahmane, Mohamed Khobzi est le «père» des ministres du Commerce. «C’est lui qui a posé les premiers fondements du ministère du

Commerce en Algérie», dit-il hier, lors de l’hommage rendu à Mohamed Khobzi, premier ministre du Commerce d’après indépendance, au forum d’El Moudjahid, à Alger.

A cette occasion, plusieurs témoins se sont succédé.

D’abord, El Hadj Bakir de Grara (Ghardaïa), ville natale de Mohamed Khobzi, évoque le passé glorieux du père du premier ministre du Commerce dont tout le monde se souvient dans la région. «Son père Aïssa Benmara a sauvé la région d’El Grara de la sècheresse. C’est lui qui a ramené l’entreprise pour forer le premier puits arté- sien qui jaillit sans pompage jusqu’à 200 litres par seconde», dit-il. Il évoque ensuite, le parcours de Mohamed Khobzi qui, précise-t-il, était un moudjahid qui a combattu le colonialisme, puis un investisseur dans l’agriculture et l’élevage des ovins, après l’Indépendance. «Il a fait ses études et s’est spécialisé dans la comptabilité avant d’ouvrir un cabinet. Il maîtri- sait le fiqh (théologie) et était un aviateur», ajoute-t-il.

Pour sa part, le D r Hadj Moussa a qualifié le premier ministre du Commerce d’«homme silencieux» qui agis- sait plutôt. «C’était un travailleur», dit-il. Mettant en exergue son parcours de militant pour l’Indépendance de l’Algérie, il souligne qu’il avait la fibre patriotique depuis le lycée où son camarade était Larbi Ben M’hidi. «Il avait participé à la collecte des armes dans la région du Sud avant de les remettre au Cheikh Bayoudh, ainsi que la collecte de l’argent et des tissus. Il était l’intermédiaire entre l’Armée de libération et Cheikh Bayoudh dans la Wilaya 6. Il a été ensuite incarcéré dans plusieurs prisons notamment à Oran, Batna et Barberousse à Alger», précise-t-il. De son côté, le D r Ahmed Bayoudh affirme que Mohamed Khobzi est issu d’une famille révolutionnaire. «Sa vie a été une succession de haltes importantes notamment dans le commerce, les actions caritatives, la santé et la théologie. C’est un homme qui a travaillé pour l’Algérie. Son travail était grandiose et le faisait dans le silence», dit-il. Pour lui, si son père a fait jaillir de l’eau à Grara, Mohamed Khobzi lui, a fait jaillir du lait dans la région qui a d’ailleurs eu droit à l’appellation du «Bassin lai- tier», grâce à l’élevage ovin qu’il avait introduit dans la région.

Il estime, à cet effet, que le parcours du premier

ministre du Commerce de l’Algérie indépendante, et son travail méritent d’être étudiés.

Ry. N.

BENGHABRIT DEVANT LA COMMISSION DE L’ÉDUCATION DE L’APN

94% des cantines scolaires ouvertes

Selon la cellule de suivi de la rentrée installée au ministère de l’Education nationale, 94% des cantines scolaires sont ouvertes dont 80,3% servent des repas chauds à la date du 23 septembre. C’est ce qu’a indi- qué hier la ministre de l’Education qui a exposé le bilan de la rentrée scolaire devant la commission de l’éducation et de l’enseignement supérieur de l’APN.

Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Soit près de 20% des cantines scolaires ouvertes servent encore des repas froids. Le reste des éta- blissements n’arrivent pas encore à démarrer. Pourtant, cette année, avec une enve- loppe de 76 milliards de dinars allouée par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales pour la gestion des établissements scolaires, le problème des cantines sco- laires ne devait pas se poser. Un décret régissant les can-

tines scolaires a même été publié en janvier dernier. La moitié de cette enveloppe allouée aux établissements primaires, a rappelé la ministre de l’Education, est réservée à l’équipement des écoles en chauffages et climatiseurs, les cantines scolaires et l’acquisi- tion des bus scolaires. Des efforts ont également été consentis, dit-elle, pour renfor- cer l’effectif des agents exer- çant dans les écoles et leur formation. Ainsi, 45 000 tra- vailleurs dans différentes spé-

cialités notamment cuisiniers

et

électriciens seront recrutés

et

affectés à travers les écoles

primaires du pays. Benghabrit a rappelé que depuis 2016, les écoles pri- maires ont bénéficié d’un décret définissant le statut

type de l’école primaire et qui

a institué un nouvel organe

d’accompagnement à même d’améliorer leur gestion. Il s’agit du conseil de coor- dination et de concertation créé au niveau de chaque commune et qui se compose de représentants de la com- mune, d’inspecteurs et de directeurs d’écoles primaires et d’un représentant de chaque fédération nationale d’associations de parents

d’élèves agréés et activant sur

le territoire de la commune.

Par ailleurs, le ministère de

l’Education rappelle la premiè-

re responsable du secteur, est en train d’élaborer des grilles d’évaluation afin de jauger le rendement de chacun, «res- ponsables et exécutants, en toute transparence et objecti- vité». Une catégorisation des

établissements sera égale- ment faite afin de permettre aux chefs d’établissements et aux directeurs d’éducation de tracer la politique appropriée. L’intervenante a également souligné que depuis l’année 2000, le nombre d’élèves sco- larisés a connu une augmen- tation de 1,3 million élèves. Actuellement, ils sont 9,3 mil- lions d’élèves scolarisés dont la moitié suit sa scolarité au niveau du cycle primaire.

S. A.

UNITÉ AÉRIENNE DE LA SÛRETÉ NATIONALE

14 hélicoptères en coordination avec les unités opérationnelles

Elle constitue l’une des fiertés de la Sûreté nationale. Elle, c’est l’Unité aérienne de la Sûreté natio- nale (UASN) sise à Dar El Beïda. Composée de 14 hélicoptères ultra modernes, l’UASN assure plu- sieurs missions dont la «couvertu- re des évènements et manifesta- tions sportives, les mouvements de protestation, la poursuite des voitures suspectes en coordination avec les services opérationnels, la régulation du trafic routier et l'or- ganisation des visites officielles».

Abder Bettache - Alger-(Le Soir) - Les services de la Sûreté nationale misent de plus en plus sur les moyens aériens pour une gestion plus efficace de l'ordre public. Après avoir créé une unité aérien- ne couvrant Alger, Oran et leurs alentours, un projet est en préparation pour l'installa- tion d'une unité régionale à Sétif. Un détachement comprenant deux hélicoptères a été déjà installé à Ghardaïa depuis les événements qui ont secoué la vallée du M'zab, et ce, en coordination avec les services de la gendarmerie dans le cadre du groupement opérationnel de

maintien de l'ordre. Avec un équipage opérationnel de 56 pilotes, pour la majorité des jeunes formés dans des écoles spé- cialisées en Algérie et à l'étranger et 136 techniciens, l'unité a effectué en 2017 1 642 heures de vol, alors qu’en 2010, il n’a été enregistré que 325 heures. Créée en 2003 dans le cadre du plan de modernisation des moyens utilisés par la Sûreté nationale, suite à la mutation de la délinquance vers le grand banditisme, l’UASN, dont le champ d’intervention s’étend sur tout le territoire national, a fait du chemin depuis, en rendant aujourd’hui l’intervention des forces de police rapide et efficace. Selon ses responsables, les différentes missions de l'unité qui opère à travers le territoire national consistent à «surveiller et à réguler le trafic routier, assurer une couverture aérienne des manifestations et des événements, notamment «la gestion des mouvements de foules», escorter des délégations et «poursuivre des véhicules suspects». «Cela nous permet, par exemple, d’identifier les chauffards qui se rendent coupables d’infractions au code de la route ou passibles de manœuvres dangereuses. Cela nous facilite un peu la tâche dans le contrôle et la recherche des

véhicules qui font l’objet de recherches», nous a expliqué le directeur de l’unité le commissaire divisionnaire Yahiaoui. À propos du contrôle des véhicules, il est utile de signaler que les hélicos de la police sont dotés d’un système de lecture des plaques d’immatriculation embarqué sur l’appareil et pouvant reconnaître et identifier à distance les voitures recher- chées.Il faut dire que les hélicoptères de la Sûreté aérienne sont munis d'équipe- ments techniques ultramodernes et dotés de systèmes de télécommunications et de caméras de pointe pouvant assurer le contrôle du trafic routier de manière direc- te sur l'ensemble des routes des grandes agglomérations. Ce qui permet d'assister et d'orienter les patrouilles qui tentent de trouver des solutions pour faciliter le trafic routier, notamment durant les heures cri- tiques marquées par des embouteillages monstres. Reliée à plusieurs institutions, dont l’of- fice de la météo, l’Institut de cartographie d'Hussein-Dey, le centre des télécommu- nications, la salle de trafic de la Sûreté nationale et les Sûretés de wilaya, l’UASN est désormais un réel pôle d’excellence au service de la sécurité nationale.

A. B.

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Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 6

d’Algérie Régions Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 6 OUM EL BOUAGHI Rentrée de la formation

OUM EL BOUAGHI

Rentrée de la formation professionnelle

C’était le dimanche 23 septembre 2018 que le coup d'envoi de la ren- trée de la formation professionnelle a été solennellement donné par le chef de l'exécutif à partir du centre Kherchi Mohammed de Aïn Kercha.

C'est M. Brimi.D, wali d'Oum El Bouaghi, accompagné de Mr Nouri secré- taire général de la wilaya, de Mr le P/APW et des autorités militaires et civiles ainsi qu'une armada de journalistes qui ont effectué le déplacement sur Aïn Kercha pour donner le coup de starter de la ren- trée de la formation professionnelle ver- sion 2018/ 2019. Après une présentation de la fiche technique donnée par Mr Goudjil .K direc- teur de la formation professionnelle de la wilaya d'Oum El Bouaghi, les assistants ont eu droit à une lecture de la lettre adressée par le ministre de la Formation à l'ensemble des structures de son secteur. Une visite guidée a mené la délégation à travers certains ateliers où des sections les ont rejoint pour la première fois. De prime à bord, le chef de l'exécutif a remar-

qué l'absence de sections ayant trait au secteur de l'agriculture alors que la région l'est par excellence, puis il a demandé si les stagiaires sont insérés dans le monde du travail à l'issue des cycles de la forma- tion. Pour rappel, cette rentrée est venue juste après la clôture de la session de for- mation qui a pris fin le 15 de ce mois et qui a duré pendant deux mois. Les stagiaires qui se sont manifestés ont été départagés par des tests de présélection qui se sont déroulés du 16 au 18 du même mois . Ces formations donnent accès aux diplômes de CAP et de CFPS dans une soixantaine de spécialités, de certificats de maîtrise dans une trentaine de spécia- lités et des brevets de techniciens dans une dizaine de spécialités ainsi que des BTS dans 23 spécialités se répartissant

Photo : DR
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dans 1 741 places pédagogiques pour la formation résidentielle, 1 680 places péda- gogiques pour la formation en apprentis- sage, 270 en milieu rural, 470 destinés à la

chasse. A la reprise après le repas, c'est sous le thème «La connaissance et la déon- tologie de la chasse», que les professeurs de l'université de Biskra les docteurs Belhamra et Farhi sont revenus à la charge pour donner des statistiques des espèces inventoriées et l'exploitation du créneau de la chasse. Egalement, ce thème a été suivi par des débats avant la clôture de la première jour- née qui a vu la participation massive des gens venus des quatre coins de la wilaya pour suivre cette formation qui sera sanction- née par des diplômes leur permettant de pra- tiquer la chasse d'une manière légale.

M. C.

femme au foyer, 419 formations quali- fiantes et 125 places pour les établisse- ments pénitentiaires. Toutes ces spéciali- tés sont réparties dans 6 grandes branches professionnelles : l'agriculture, l'électricité, l'électronique, l'énergie, la construction et les travaux publics, les techniques administratives et gestion, l’hô- tellerie et le tourisme, l’hygiène, la sécurité et l’environnement. Pour tous ces stagiaires, une trentaine d'établissements répartis à travers le terri- toire de la wilaya sont équipés et dotés de moyens humains et matériels avec une capacité d'accueil de 6 950 postes péda- gogiques répartis en 5 instituts nationaux, spécialisés dans la formation (agriculture et activités pastorales, travaux publics, hôtellerie et tourisme, électricité, électro- nique et énergie, fabrication d'aliments) d'une capacité de 1 500 places pédago- giques avec 720 lits, 13 CFPA d'une capa- cité de 42 580 places pédagogiques et 1 440 lits et 12 annexes de formation pro- fessionnelle d'une capacité théorique de 1 200 places pédagogiques. Moussa Chtatha

Une session de formation pour l’obtention du permis de chasse

différents volatiles et autres oiseaux notam- ment ceux en voie de disparition et dont la chasse n'est pas autorisée. Les deux docteurs sont encore revenus devant une importante assistance pour expli- quer comment une catégorie de gibier se multiple en apportant des cas d'espèces, sui- vis du docteur vétérinaire Boumaâraf de la Direction de l'agriculture de la wilaya d'Oum- el-Bouaghi qui explique à son tour la propa- gation des maladies pouvant atteindre les oiseaux à chasser. Des débats fructueux ont suivi cette pre- mière séance puisque les présents (postu- lants aux permis de chasse) ont été nom- breux à s'informer sur les méthodes de la

La Conservation des forêts et la Fédération des chasseurs d'Oum- el-Bouaghi ont organisé conjointe- ment une session de formation au profit des chasseurs en vue d'obte- nir des permis de chasse.

Cette session qui s'est ouverte hier au niveau d'un institut spécialisé de la formation professionnelle par M. Nouri, secrétaire général de la wilaya et qui s'étalera sur trois jours a été entamée par une intervention des docteurs Belhamra Mohamed et Farhi, deux professeurs de l'université Mohammed- Khider de Biskra. Ces derniers ont simulta- nément développé les caractéristiques de

LEUR ÉCOLE SERT DE CENTRE D’ACCUEIL POUR MIGRANTS

30 élèves autistes sans établissement à El Khroub

Une école d’enfants autistes de prise en charge et d’insertion de cette catégorie sociale gérée par l’association locale «Nour» a été fermée le lundi 17 septembre par décision de la mairie d’El Khroub, et ce, pour servir de centre d’accueil et de transit pour migrants. Les 30 élèves inscrits se retrou- vent ainsi sans établissement et leurs parents dans un grand désarroi.

M me Sihem Boussara, présidente de l’as- sociation «Nour» qui se bat depuis plusieurs années déjà pour la prise en charge de ces enfants, affirme que l’école en question a été attribuée à l’association sous forme de don par la Direction de l’éducation de Constantine. Il s’agit là de l’ancienne école primaire Benyahia-Rachid de la commune d’El Khroub qui a été attribuée aux enfants autistes. Elle a assuré qu’une convention annuelle et renouvelable a été signée le 24 janvier 2018 entre l’association et l’Assemblée populaire communale (APC) relative à l’exploitation des lieux comme école pour enfants autistes. «Nous sommes une école pluridisciplinai- re et les demandes d’inscription sont très nombreuses», souligne la présidente de l’as- sociation qui ajoute «cette année, on a pu ouvrir une seule classe de 30 élèves, mais si les conditions s’améliorent, on pourra accueillir un nombre plus grand vu que la liste d’attente est très longue». Et oui, plus d’une centaine d’enfants attendent une chance faute du manque d’établissement de ce genre dans le pays. En plus, l’association a beaucoup investi pour aménager les lieux de manière à assu- rer aux enfants autistes un endroit pédago- gique et convivial qui répond aux exigences de la prise en charge des autistes. Ce lieu se

retrouve à chaque fois investi par les autori- tés locales qui y placent des migrants afri- cains en attendant leur rapatriement. «A chaque fois, on ferme l’école pendant trois jours jusqu’à ce que le groupe de migrants soit évacué, puis une journée de plus pour nettoyer les lieux avant de récupé-

L’ouverture solennelle de l’année universitaire 2018-2019 s’est dérou- lée hier à l’amphithéâtre Saci- Benhamla du campus Souidani- Boudjemaâ à l’université du 8-Mai- 1945 en présence des autorités locales et du recteur qui a prononcé son discours traditionnel.

«2 860 nouveaux bacheliers et 15 905 inscrits en licence et master, avec une haus- se de plus de 50% pour les postes master à l’université de Guelma en 2018», a-t-il annoncé, lors de la cérémonie officielle d'ou- verture de l'année universitaire 2018-2109.

rer notre école mais cette dernière fois, on a changé les serrures pour qu’on ne puisse plus accéder mais on m’a signifié de ren- voyer les élèves en attendant de me trouver un autre lieu», témoigne la responsable. «C’est comme s’il n’y avait que cet espace dans la commune», cria un parent qui ne cachait pas sa colère face à cette situation. «Les enfants ont commencé les cours et nous avons commencé le programme déjà», ajoute une autre maman. Les parents récla- ment la «réouverture» de cet établissement «le plus tôt possible» car cette structure

représente, assurent-ils, une «lueur d’espoir pour les enfants autistes dont le trouble développemental nécessite une prise en charge rigoureuse et ininterrompue». A signaler que l'éducation de ces enfants autistes est prise en charge par des spécia- listes en la matière parmi des jeunes sortant de l'université ayant suivi une formation en psychologie et en orthophonie. L’association interpelle ainsi tous les res- ponsables au niveau de la wilaya pour trou- ver une issue à ce problème.

Ilhem Tir

RENTRÉE UNIVERSITAIRE À GUELMA

Le cours inaugural consacré aux maladies à transmission hydrique

Le système LMD a toujours la cote : c’est le constat tiré des chiffres dévoilés par le pre- mier responsable de l’université du 8-Mai- 1945. Avec ces inscriptions supplémentaires pour le master 2018, l’université de Guelma fait face à un «engouement dont il faut se réjouir» mais qui pose «des défis considé- rables», a reconnu le recteur. Et d’enchaîner «en matière de développement de projets de formation et de recherche, des opéra- tions de coopération autour d’échanges conjoints ont été élaborées». Nous apprenons, par ailleurs, que des accords ont été conclus par l’université de Guelma avec des universités algériennes et

étrangères. «Pas moins de 17 conventions, dont 8 avec des universités européennes, ont été signées pour l’exercice 2018-2019», révèle notre source. Il est à signaler que cette année, le cours inaugural a porté sur le thème des maladies à transmission hydrique pour sensibiliser le milieu universi- taire sur «l’importance à développer des atti- tudes pour se protéger contre les maladies infectieuses, notamment la typhoïde, le cho- léra… pour pallier tout risque d’affection et, bien sûr, écarter tout danger épidémique», insiste l’intervenante, une enseignante au département de biologie. Noureddine Guergour

Le Soir

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Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 7

d’Algérie Régions Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 7 SALON DE LA PROMOTION IMMOBILIÈRE ET DE

SALON DE LA PROMOTION IMMOBILIÈRE ET DE L’AMÉNAGEMENT URBAIN «IMMO-WEST 2018» D’ORAN

Un carrefour pour relever des challenges

Le Palais des expositions EMEC, Medina J’dida abrite dès aujourd’hui, et ce, jusqu’au 29 septembre 2018, la 3 e édition du Salon de la promotion immobilière et de l’amé- nagement urbain «IMMO-WEST 2018».

La société SPP communica- tion, spécialisée dans la médiati- sation professionnelle et les mani- festations événementielles nationales et internationales, organise ce salon «Immo-West 2018» et offre un moment d’échange, de réflexion sur la pro- motion immobilière et chercher des solutions et perspectives d’avenir dans le métier de l’immo- bilier. C’est, aussi, une opportuni- té à saisir pendant les quatre jours du Salon pour les différents pro- fessionnels des métiers de l’urba- nisme et de l’aménagement. «C’est une occasion pour les pro- moteurs de partager leurs compé-

tences en allant à la rencontre de leur public». Pour les profession- nels du secteur, le choix de tenir ce salon à Oran revêt plusieurs visions à moyen mais aussi à long terme. Tout d’abord, la wilaya «recèle beaucoup d’atouts, notamment dans le domaine de la construction urbanistique». Un rendez-vous économique incon- tournable à l’ouest du pays, expli- quent les organisateurs en raison de l’importance des projets lancés dans les secteurs de la promotion immobilière, l’habitat et l’aména- gement urbain dans les diffé- rentes villes de l’Ouest. Gardant à l’esprit le grand défi qu’attend

Photos : DR.
Photos : DR.

Oran pour les XIX e Jeux méditer- ranéens de 2021, chacun mesure «l’impact économique et social que constitue cet évènement sportif d’envergure pour tous les pays du bassin méditerranéen…»

Dès lors, un tel salon peut être «le carrefour pour tous les opéra- teurs économiques et les institu- tions nationales à la recherche de nouveaux challenges pour embel- lir la capitale de l’ouest algérien

d’ici 2021, surtout que de grands budgets seront débloqués pour, entre autres, les aménagements urbains», estiment les profession- nels du secteur.

Amel Bentolba

BRÈVES DE MASCARA

Annulation d’attribution des espaces verts aux enfants d’élus

Dans le cadre de la protection de l’environnement et mise en valeur des espaces verts initiées par le wali de Mascara, des jardins avaient été attribués à des particuliers tout en restant propriété de la commune. Mais dans la ville de Mascara, des enfants d’élus de l’APC ont bénéficié de ces espaces verts. Cela s’apparentait à un self-service. L’affaire avait fait scandale et l’on a jasé, ce qui a conduit le wali à surseoir à ceci et diligenter une commission d’en- quête. Nous avons appris ce mardi par le biais du P/APC que des arrêtés d’annulation d’attribution au nombre de cinq ont été effectués. Décidément, le clientélisme a la peau dure à Mascara.

M. Meddeber

Les élèves scolarisés dans des conditions exécrables au sein d’une école

Le wali de Mascara, lors du conseil exécutif tenu ce mardi, s’en est pris aux responsables, notamment ceux de l’APC, car, dira-t-il, on découvre que malgré les instructions et après la rentrée scolaire, l’on nous fait découvrir que dans une école primaire de la ville de Mascara, les conditions étaient catastrophiques. Mieux encore, il ajoutera que les enfants étaient scolarisés avec les rats. Cela se passe au niveau du chef-lieu de wilaya alors qu’en est-il des établisse- ments qui sont loin des regards.

M. M.

Vers la relance du projet du Musée national de l’Emir-Abdelkader

Le wali de Mascara a annoncé que l’on irait probable- ment vers le dégel du projet du Musée de l’Emir-Abdelkader. Il fera savoir qu’une commission ministérielle avait visité le nouveau site et que l’on œuvrerait pour la réalisation d’une œuvre à la hauteur de la grandeur du personnage.

M. M.

Les enseignements des inonda- tions n’ont pas été tirés

Toujours, lors du dernier conseil exécutif et abordant le volet prévention, le wali de Mascara a affiché son cour- roux, accusant certains P/APC d’immobilisme puisque, dira-t-il, même après les dernières inondations survenues dans certaines wilayas, à Mascara l’on ne semble pas mesurer les risques, et joignant le geste à la parole, il montrera à l’assistance les photos de nombreux avaloirs bouchés, notamment dans des artères principales de la ville de Sig et de Mascara. Les eaux ont drainé des bouteilles et autres objets, obstruant ainsi les avaloirs. Se montrant menaçant, il décidera de provoquer des réunions avec les P/APC tous les dimanches et ceux-ci sont tenus de rendre compte de ce qui a été fait pour sécuriser les communes.

M. M.

BÉJAÏA

Grève de trois jours depuis mardi dans le secteur des communes

Les travailleurs communaux sont revenus à la charge mardi passé à travers un mouvement de grève de trois jours à l’appel du Snapap en signe de protestation devant la gravité de la situation qui prévaut dans le secteur des com- munes et exiger par la même occasion la satis- faction de leurs préoccupations sociales.

Dans une déclaration, le Snapap s’est élevé contre les atteintes aux libertés syndicales ainsi que la répression du mou- vement social enregistrée au niveau national. Par ce mouvement de grève qui a durement

impacté le fonctionnement des services de l’état civil, notamment dans de nom- breuses communes de la wilaya de Béjaïa, les com- munaux entendent alerter les pouvoirs publics sur «la dégradation du pou- voir d’achat des tra-

vailleurs communaux, la précarité de l’emploi, l’ab- sence de la culture du dia- logue et de négociations sociales entre le gouver- nement et les représen- tants des travailleurs». La Fédération nationale du secteur des communes lors de sa dernière réunion tenue au début du mois de septembre s’est insurgée devant «le silen- ce» du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales devant les revendications

des travailleurs «fermant les portes du dialogue et de négociations avec les syndicats», indique-t-on dans la déclaration. Les communaux récla- ment également la révi- sion du statut général de la Fonction publique, l’in- tégration de tous les vaca- taires et les contractuels en poste ainsi que la révi- sion et l’uniformisation de tous les statuts particuliers des travailleurs des com- munes.

A. K.

AÏN-TÉMOUCHENT

11 lauréats du bac honorés au lycée Bachir-Ibrahimi

Onze élèves ayant décroché leur bac avec une moyenne générale de plus de 15/20, dans diverses filières, ont été récompensés par l’as- sociation des parents d’élèves du lycée Cheikh Bachir-Ibrahimi de Aïn-Témouchent, hier en présence des élèves, de leurs parents, de la directrice de l'établissement scolaire et du staff pédagogique.

Cette cérémonie a été organisée par justement cette association des

parents d'élèves qui a voulu, par cette action, récompenser les élèves

ayant décroché leur bac avec mention pour encou- rager les autres élèves à se surpasser et réaliser de bons résultats à l'avenir. Selon M. Moussaoui Mohamed, président de cette APE «nous avons organisé cette collation pour encourager les élèves afin que les parents connaissent l’importance

de l’APE pour accompa- gner la direction dans l’in- térêt de l’élève et de l’éco- le algérienne. Notre souci est de réunir toutes les conditions nécessaires pour que les élèves réussissent dans leur scolarité et que le lycée retrouve sa place à l’échelle nationale».

S. B.

HADJOUT (TIPASA)

228 familles de la cité basse viennent d'être délocalisées

Nous avons appris auprès de la cellule de communication de la wilaya de Tipasa, qu’une opération d’envergure a été menée récemment au niveau de la ville de Hadjout, où 228 familles qui résidaient dans la cité basse de Hadjout, constituée

d’habitats précaires, viennent d’être délocalisées dans des logements neufs de type «logements sociaux locatifs» une cité dénommée «cité nouvelle des 820 logements LSL». Nous apprenons par ailleurs que la quasi-totalité de ces familles a été

relogée. D’autre part, nous avons appris que le site de cette cité basse vient d’être aménagé et servira d’as- siette foncière pour le projet de construction d’une cité de 200 loge- ments de type «LPA» à Hadjout. Houari Larbi

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d’Algérie

Etude

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d’Algérie Etude Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 8 55 ans de rapports entre Années 1990,

55 ans de rapports entre

Années 1990, les rapports franco-algériens dans le collimateur du GIA

L’ouverture de l’Algérie au multipartisme et

à la liberté de la presse à partir de 1989 et, surtout, la victoire du FIS aux élections locales de juin 1990, frappent comme un coup

de tonnerre. Tout en encourageant le gouver- nement réformateur de Mouloud Hamrouche

à poursuivre sa politique de libéralisation de

l’économie et de la vie politique, la France mitterrandienne reste attentive à l’émergence des islamistes comme nouvel acteur majeur dans un paysage politique complètement modifié. Des contacts discrets sont noués avec ces islamistes aux portes du pouvoir, d’autant que le président Chadli Bendjedid jouit de la confiance des socialistes français

nistes», autrement dit les communistes, les progressistes et les démocrates algériens en général, prônant de surcroît une «économie de guerre» à la Ceausescu, il ne fallait pas s’attendre à une détente entre les deux pays. (25) À compter de la fin 1993, l’Algérie

entre dans sa phase la plus délicate. Les assassinats de ressortissants français, qui ont débuté après le rapt des trois agents consu- laires français en novembre 1993, l’attaque des gendarmes français assurant la sécurité d’une cité habitée par des coopérants fran- çais (cinq morts dont trois gendarmes) par le GIA (Groupe islamique armé) en juillet 1994,

la prise en otage de l’Airbus d’Air France le 24

décembre 1994 par un commando du GIA vont rebattre les cartes dans les rapports

L’annulation des élections, que François Mitterrand qualifiera trois jours après d’«acte pour le moins anormal», enjoignant le pouvoir algérien de «renouer au plus tôt les fils d’une vie démocratique qui s’amorçait», et la violence qui va progressivement embraser l’Algérie vont être le début d’une nouvelle brouille entre les deux pays qui va durer jusqu’en 1999. Les réserves et critiques françaises qui ne vont pas cesser, les propos du ministre de la Défense, Pierre Joxe, n’écartant pas la possibilité d’une intervention pour évacuer les ressortissants français en Algérie, les facilités accordées sur le sol français aux islamistes fuyant la répression font que la relation franco-algérienne va traverser un moment difficile.

qui voient en lui un artisan possible d’un com- promis avec les islamistes, puisque se disant prêt à gouverner avec le FIS si ce dernier remportait les élections législatives fixées à fin 1991. Mais, le 11 janvier 1992, en annulant les élections législatives, dont le premier tour avait été remporté par le FIS, frôlant la majo- rité absolue, et en poussant le président Chadli à démissionner, les artisans de ce coup de force — l’armée et des civils — sou- tenus par la société civile et une partie des forces politiques, dont Ben Bella, vont de fait empêcher l’instauration d’un État théocra- tique, avec l’aide de la frange la plus réaction- naire du FLN. L’annulation des élections, que François Mitterrand qualifiera trois jours après d’«acte pour le moins anormal», enjoignant le pouvoir algérien de «renouer au plus tôt les fils d’une vie démocratique qui s’amorçait», (21) et la vio- lence qui va progressivement embraser l’Al- gérie vont être le début d’une nouvelle brouille entre les deux pays qui va durer jusqu’en 1999. Les réserves et critiques françaises qui ne vont pas cesser, les propos du ministre de la Défense, Pierre Joxe, n’écartant pas la possibilité d’une intervention pour évacuer les ressortissants français en Algérie, les facilités accordées sur le sol français aux islamistes fuyant la répression font que la relation fran- co-algérienne va traverser un moment diffici- le. (22) Selon Paul-Marie de la Gorce, instruc- tion était donnée de ne pas trop s’engager avec les «putschistes» algériens. S’ensuit alors une période de gel, y compris sous la courte période de la présidence de Mohamed Boudiaf (assassiné en juin 1992). (23) Il faudra attendre janvier 1993, pour qu’un ministre de haut rang, le chef de la diplomatie Roland Dumas se rende à Alger, déclarant «être prêt à écouter les Algériens», et que la France était disposée à aider l’Algérie qui fai- sait face à une situation économique difficile et financière jugée catastrophique. (24) Il était trop tard, les Algériens, qui venaient de rece- voir Jacques Chirac, pariaient désormais sur un retour de la droite aux affaires. Mais, à la décharge des Français, avec un gouverne- ment algérien dirigé par un Premier ministre, Belaïd Abdesselam, hostile par nationalisme étroit à la France, peu enclin à nouer de bons rapports afin de complaîre aux islamo-conser- vateurs, et qui attribuait les attentats, dont celui ciblant Air France et l’aéroport d’Alger en juillet 1992, à un complot «ourdi» par la Fran- ce avec la complicité des «laïco-assimilation-

entre les deux pays. La France est désormais dans la ligne de mire du GIA. La donne sécu- ritaire s’insinue dans la relation franco-algé- rienne. Paris est convaincu que l’État algérien est incapable d’assurer la sécurité des étran- gers. Air France, suivie aussitôt par toutes les compagnies aériennes européennes, cesse d’assurer les vols en direction de l’Algérie.

Les consulats, les centres culturels et les éta- blissements scolaires français ferment. À leur tour, les entreprises françaises, imitées par les firmes européennes et asiatiques, ferment leurs bureaux et succursales et quittent le pays. Les ambassades occidentales, excepté celle des États-Unis, ferment également et transfèrent leurs activités consulaires à Tunis. Et humiliation supplémentaire, le service de délivrance des visas est transféré à Nantes. Le nombre de visas délivrés chute à moins de 50 000 contre près de 400 000 avant 1994, limitant ainsi les voyages entre les deux pays. La vague des attentats frappant Paris durant l’été 1995 et les voix de plus en plus nombreuses, surtout parmi la gauche socialis-

te et les Verts, accusant le pouvoir algérien de

manipuler les groupes islamistes incitent le gouvernement français à ne pas trop s’enga- ger envers des Algériens jugés de plus en plus nerveux. D’autant que François Mitter- rand, en fin de mandat, ne fait rien pour dége- ler la situation. Au contraire, il propose en février 1995 une conférence européenne sur la «crise algérienne», prenant pour base la plateforme de Rome signée par le FIS et des partis algériens dont le FLN, le FFS (socia- listes), s’attirant les foudres du pouvoir algé- rien qui qualifie la proposition française de «grossière ingérence». (26) Sous la présidence de Jacques Chirac, qui

a eu à gérer la vague d’attentats revendiqués

par le GIA ayant frappé Paris durant l’été 1995, les relations restent empreintes de méfiance, surtout après le refus du président Zeroual de le rencontrer de manière non offi- cielle en octobre 1995 comme le souhaitait l’Élysée. «L’Algérie n’a pas pour habitude d’assumer sa diplomatie en rasant les murs», expliquait la présidence algérienne (27) . L’élec- tion de Liamine Zeroual en novembre 1995, en dépit du GIA et d’Anouar Haddam qui assurent qu’ils empêcheront l’élection prési- dentielle, constitue un tournant. D’autant que ce premier scrutin présidentiel pluraliste depuis 1962 sonne comme un cinglant désa- veu des thèses répandues dans la classe politique française, affirmant que le GIA et l’AIS (Armée islamique du salut) contrôlaient

la population et que le boycott prôné par le FLN et le FFS d’Aït Ahmed serait largement suivi. Rabah Kébir en prend acte au nom du FIS, reconnaissant la légitimité de l’élection de M. Zeroual, tandis que les capitales occi- dentales, Paris et Washington en tête, déci- daient de reconsidérer positivement leurs rap- ports avec l’Algérie, encourageant le prési- dent Zeroual à poursuivre la démocratisation promise. Sept mois après cette élection présiden- tielle, alors qu’a lieu un vaste débat public associant le pouvoir politique, tous les partis (excepté le FIS), les syndicats, les personna- lités et acteurs de la société civile algérienne, sur le projet de Constitution et l’élection d’un parlement au suffrage universel, se produit en juin 1996 l’assassinat des moines du monas- tère de Tibhirine. Une partie des médias fran- çais l’attribue alors aux militaires algériens. Sur cette sombre toile de fond, le ministre des Affaires étrangères, Hervé de Charrette, se rend à Alger en août 1996 pour éviter que les rapports ne se tendent davantage avec un pays qui s’est vu imposer par les institutions financières internationales un Plan d’ajuste- ment structurel (PAS). La France chiraquien- ne, sous forte pression médiatico-politique, opte alors pour une politique empreinte de prudence à l’égard d’un pouvoir algérien divi- sé sur la conduite à tenir à l’égard des isla- mistes. (28) Avec les massacres de civils à grande échelle de la fin de l’été et de l’automne 1997 aux portes mêmes d’Alger, Jacques Chirac et le gouvernement de Lionel Jospin, confrontés à une incroyable campagne médiatique demandant une enquête internationale en rai- son des présomptions pesant sur la respon- sabilité du régime dans tout ou partie des vio- lences en cours, sont sommés de se position- ner. Hésitant sur la conduite à suivre, ils se bornent dans un premier temps à faire part de leurs «préoccupations». Toutefois, bien qu’es- timant, à l’instar de Washington, que «le régi- me de Liamine Zeroual reste la moins mau- vaise des options» (29) , le Quai d’Orsay n’en rappelle pas moins «le droit légitime de la population algérienne à être protégée». (30) Aussi, la France penche-t-elle prudemment pour une internationalisation contrôlée de la crise algérienne en appuyant, par la voix d’Hubert Védrine, la proposition allemande d’envoi d’une «troïka» européenne à Alger, qui sera ensuite suivie par une mission du Parlement européen conduite par André Sou- lier et Daniel Cohn-Bendit, avant de soutenir le principe d’une commission d’enquête onu- sienne qui sera conduite par le socialiste Mario Soares, laquelle conclut que ce sont bien les islamistes qui ont commis les mas- sacres de civils durant l’été et l’automne 1997. Il faudra attendre l’arrivée d’Abdelaziz

(2 e partie et fin)

Par Hassane Zerrouky (*)
Par Hassane Zerrouky (*)

émettant un doute sur son élection, le nou- veau chef d’État algérien, jouant sur les res- sorts d’un nationalisme à fleur de peau de nombreux Algériens, réplique vivement : «La France doit comprendre que l’Algérie n’est pas sa chasse gardée.» (33) Ou quand il feint de s’étonner que le président Chirac n’a «jamais trouvé une demi-journée à consacrer à l’Algé- rie» alors qu’il a visité, dit-il, la plupart des capitales arabes… Reste qu’Abdelaziz Boute- flika est sans doute le dirigeant algérien qui connaît le mieux la France, pour avoir rencon- tré, en tant que chef de la diplomatie algérien- ne, les présidents Charles de Gaulle, Georges Pompidou, Giscard d’Estaing et, en tant que chef d’État, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande. Et ce, sans compter les nombreux ministres et respon- sables de partis de gauche et de droite. Et, c’est en France qu’il se soigne depuis qu’il est tombé malade en 2005. Le dialogue est vite renoué, Algériens et Français vont donc s’efforcer d’aplanir une brouille qui dure depuis sept ans : visite d’Hu- bert Védrine en juillet 1999 à Alger, la premiè- re depuis deux ans, rencontre entre Abdelaziz Bouteflika et Lionel Jospin le 21 septembre à New York, visite d’État d’Abdelaziz Bouteflika en France en juin 2000, où il se prononce pour «un partenariat d’exception» avant de se rendre à Verdun pour un hommage aux 25 000 soldats algériens morts en 1914-1918. Jacques Chirac visite à son tour l’Algérie en mars 2003, visite ponctuée par la signature d’un texte, «La déclaration d’Alger», au terme duquel les deux pays s’engagent à établir «un partenariat politique, économique et culturel renforcé», qualifié par les deux parties de «partenariat d’exception». Les services consulaires rouvrent leurs portes et le nombre

L’élection de Liamine Zeroual en novembre 1995, en dépit du GIA et d’Anouar Haddam qui assurent qu’ils empêcheront l’élection présidentielle, constitue un tournant. D’autant que ce premier scrutin présidentiel pluraliste depuis 1962 sonne comme un cinglant désaveu des thèses répandues dans la classe politique française, affirmant que le GIA et l’AIS (Armée islamique du salut) contrôlaient la population et que le boycott prôné par le FLN et le FFS d’Aït Ahmed serait largement suivi.

Bouteflika au pouvoir en avril 1999, dans un contexte de reflux de la violence islamiste, pour voir un début de détente et de normali- sation entre les deux pays. (31)

Bouteflika, la repentance et la sécurité régionale

En démissionnant de ses fonctions de pré- sident de la République en août 1998, Liami- ne Zeroual ouvre la voie à l’arrivée d’Abdela- ziz Bouteflika au pouvoir en avril 1999. (32) L’élection de ce dernier est l’épisode d’une nouvelle passe d’armes quand, le 16 avril, prenant connaissance d’une déclaration d’Hu- bert Védrine, ministre des Affaires étrangères,

de visas augmente, mais sans retrouver son niveau d’avant 1994, les échanges écono- miques et culturels vont s’intensifier, Air Fran- ce reprend ses vols sur Alger, la réalisation du métro d’Alger et de l’aéroport international sont confiés aux Français… Mais la lune de miel ne va pas durer. Le traité d’amitié, «comparable au Traité de l’Élysée, conclu entre la France et l’Alle- magne en 1963», voulu par Jacques Chirac, ne sera pas signé entre les deux pays.

En cause, la loi du 23 février 2005 vantant les aspects positifs de la colonisation. Les Algériens conditionnent alors la signature d’un traité d’amitié à l’abrogation de cette loi scélérate. Ce ne sera pas tout à fait le cas.

Le Soir d’Algérie
Le Soir
d’Algérie

Etude

Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 9

d’Algérie Etude Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 9 l’Algérie et la France Le président algérien,

l’Algérie et la France

Le président algérien, en besoin de se relégitimer pour un éventuel troisième man- dat, exige désormais des «excuses» de la France pour les crimes commis pendant la colonisation. Le thème de la repentance s’in- vite désormais dans les rapports entre les deux pays, surtout sous la présidence de Nicolas Sarkozy, dont le positionnement sur la colonisation, l’entreprise de réhabilitation des anciens de l’OAS, la création d’un minis- tère de l’Identité nationale, sa stigmatisation des enfants d’immigrés d’origine surtout algé- rienne et son intention de réviser les accords sur la main-d’œuvre de 1968 passent mal. Il «n’est pas le bienvenu» en Algérie (34) où sa visite manque même d’être annulée (35) . Elle aura lieu, mais sous haute surveillan- ce. Mais à la place d’un traité d’amitié, il y aura une simple «convention de partenariat» entre les deux pays. Et ce n’est pas fini. L’intervention française en Libye, qui a abouti à la chute du régime de Kadhafi, divise les deux pays. Pour une fois, l’Algérie n’avait pas tort, et les faits lui ont donné raison, quand elle avait prévenu que l’intervention franco-britannique allait déstabiliser la région.

franco-britannique allait déstabiliser la région. Abdelaziz Bouteflika. de Mokhtar Belmokhtar en janvier 2013.

Abdelaziz Bouteflika.

de Mokhtar Belmokhtar en janvier 2013. (37) La relation franco-algérienne va donc inté- grer cet élément nouveau qu’est la menace djihadiste en provenance de Libye et du

Le président algérien, en besoin de se relégitimer pour un éventuel troisième mandat, exige désormais des «excuses» de la France pour les crimes commis pendant la colonisation. Le thème de la repentance s’invite désormais dans les rapports entre les deux pays, surtout sous la présidence de Nicolas Sarkozy, dont le positionnement sur la colonisation, l’entreprise de réhabilitation des anciens de l’OAS, la création d’un ministère de l’Identité nationale, sa stigmatisation des enfants d’immigrés d’origine surtout algérienne et son intention de réviser les accords sur la main-d’œuvre de 1968 passent mal.

Mais Nicolas Sarkozy en rajoute. «Dans un an l’Algérie, dans deux ans l’Iran», s’enthou- siasme-t-il le 5 septembre à Tripoli, croyant que le régime algérien allait être à son tour balayé par la vague du Printemps arabe (36) . Nouveau coup de froid. Jean-Pierre Raffarin, en mission commandée – il se rend à trois reprises à Alger –, parviendra à mettre la coopération à l’abri des aléas diplomatiques. De ce fait, l’élection de François Hollande est accueillie presque comme un soulage- ment par les autorités algériennes, y compris, une fois n’est pas coutume, par les forces démocratiques et progressistes et la société civile. Lui aussi veut tourner la page du passé avec un pays qu’il connaît bien, en jouant la carte de l’apaisement et en voulant imprimer une nouvelle dynamique aux relations franco- algériennes. L’hommage rendu aux victimes du 17 octobre 1961 et à la mémoire du mathémati- cien communiste Maurice Audin sur la place portant son nom à Alger, en décembre 2012, sont autant de marqueurs plaidant en sa faveur. D’autant qu’aucun de ses prédéces- seurs ne l’avait fait. Sa relation avec l’Algérie intervient toutefois dans un contexte régional radicalement transformé, porteur de menaces potentielles pour les pays de la région, comme l’a montrée l’attaque du site gazier d’In Amenas par le groupe djihadiste

Sahel et, partant, la sécurité régionale. Celle-ci va même prendre le pas sur le volet économique où la France, malgré la forte concurrence de la Chine (premier four- nisseur de l’Algérie), conserve de solides positions sur le marché algérien : elle est son deuxième partenaire commercial, avec des échanges s’élevant à 10,5 milliards d’euros en 2016 et la 3 e destination mondiale hors OCDE, avant les pays du Golfe ; elle est aussi son premier partenaire sur le continent africain avant le Maroc. Quelque 7 000 entreprises françaises exportent en Algérie et près de 500 y sont installées, dont de grands groupes comme Renault, Sanofi, Alsthom, Total, Peugeot, ainsi que des banques. Et puis Hollande a visité un pays ayant un niveau d’endettement extérieur faible, à peine 3% de son PIB, et disposant de réserves de change de plus de 150 milliards de dollars. Et il a su habilement éviter les sujets qui fâchent, comme le Saha- ra occidental. Malgré les réticences algériennes, Paris intervient au Mali pour stopper l’offensive dji- hadiste vers Bamako : informé quelques heures avant cette intervention, Alger donne son accord pour que l’aviation française tra- verse son espace aérien et fournit aux forces terrestres françaises un soutien logistique. (38) Mais la France de François Hollande, de

Photos : DR
Photos : DR

Emmanuel Macron.

concert avec l’Amérique de Barack Obama, ne s’arrête pas là : elle tente de persuader l’Algérie de s’engager militairement dans le Sahel et de rompre ainsi avec sa doctrine de non-engagement dans des systèmes multilatéraux qui hypothéqueraient sa liberté de décision. Une chose est sûre, malgré des diffé- rences d’appréciation sur la situation au Sahel et surtout sur la Syrie, jamais, assure- t-on à Alger, les relations entre les deux pays n’ont connu une telle embellie. Pour Abdelaziz Bouteflika, confronté à une crise financière provoquée par la chute du baril de pétrole à compter de 2014, l’appui de la France valait certainement quelques concessions, et ce, malgré l’impair commis par Manuel Valls, twittant une photo en com- pagnie du chef de l’État algérien diminué par la maladie et donc pas à l’avantage de ce dernier, impair qui manque de tourner à l’inci- dent diplomatique, alors que les Algériens étaient déjà remontés à propos d’un article du Monde sur les Panama Papers, mettant en cause le ministre de l’Industrie, Abdeslam Bouchouareb, illustré par une photo du prési- dent algérien (39) . C’était jugé d’autant mal

algérien

controversée. (41)

un

an

après

sa

réélection

Quelle sera la politique algérienne d’Emmanuel Macron ?

À défaut d’une visite d’État au protocole très lourd, ce que ne pouvait assumer son homologue algérien en raison de sa maladie, Emmanuel Macron a effectué une courte visi- te à Alger, sans grande annonce, tenant des propos déjà entendus dans la bouche de ses prédécesseurs par les Algériens. Sur le passé colonial, passage obligé, il a plaidé pour la « réconciliation des mémoires» et il ne veut «ni déni ni repentance». Fermez le banc. En matière de coopération, même si l’Algérie reste, selon l’Élysée, un potentiel économique considérable avec pour l’heure un niveau d’endettement extérieur faible, la préoccupation majeure pour Emmanuel Macron – c’était l’un des buts de sa visite – reste la sécurité régionale (Libye, Sahel). À Alger, il en aurait brièvement discuté avec le chef d’état-major de l’armée algérien- ne et vice-ministre de la Défense, le général Gaïd Salah : Paris souhaiterait que l’Algérie, seul pays de la région disposant d’une capa- cité opérationnelle, intègre le G-5 Sahel, structure sur laquelle la France pense se décharger à terme en matière de lutte antiter- roriste, lui permettant ainsi de se désengager du bourbier sahélien. (42) Déjà réticent à la présence de forces étran- gères à ses frontières — en plus des Français, 800 militaires américains sont basés à Agades au Mali —, Alger voit d’un mauvais œil l’intru- sion de l’Arabie Saoudite et des Émirats arabes unis qui, dans un premier temps, parti- ciperont au financement du G-5 Sahel à hau- teur de 130 millions 0d’euros. (43) Enfin, autre préoccupation de l’Élysée qui l’empêche pour l’heure de définir sa politique algérienne, c’est l’incertitude liée à la maladie du président Bouteflika, dont la succession, au cas où il renoncerait à se présenter, est l’enjeu d’une sourde lutte au sein du pouvoir algérien, avec en toile de fond un contexte financier et économique difficile et un contexte régional

En matière de coopération, même si l’Algérie reste, selon l’Élysée, un potentiel économique considérable avec pour l’heure un niveau d’endettement extérieur faible, la préoccupation majeure pour Emmanuel Macron – c’était l’un des buts de sa visite – reste la sécurité régionale (Libye, Sahel). À Alger, il en aurait brièvement discuté avec le chef d’état-major de l’armée algérienne et vice- ministre de la Défense, le général Gaïd Salah : Paris souhaiterait que l’Algérie, seul pays de la région disposant d’une capacité opérationnelle, intègre le G-5 Sahel, structure sur laquelle la France pense se décharger à terme en matière de lutte antiterroriste, lui permettant ainsi de se désengager du bourbier sahélien.

venu que François Hollande, quelques mois avant, en juin 2015, avait effectué une visite éclair à Alger, mû par le désir de l’Élysée de voir les Algériens s’impliquer militairement en Libye après la chute de Syrte aux mains de Daech et la menace que faisait peser ce der- nier sur la Tunisie. (40) Et sans doute était-il préoccupé par l’état de santé du président

qui reste potentiellement porteur de menaces. Pour l’heure, donc, c’est le «wait and see». H. Z.

(*) Hassane Zerrouky, journaliste Etude parue dans Recherches Internationnales

21) Le Matin du 15 janvier 1992. 22) Sur cette question, voir Hassane Zerrouky, La Nébuleu- se islamiste, éditions 1/Calmann-Levy, 2001. 23) «La France et le Maghreb», article de Paul Marie de la Gorce, Politique Étrangère n°4, 1995. Site Persée. 24) Les créanciers de l’Algérie, un consortium de 200 banques piloté par le Crédit lyonnais, exigeaient le paiement de 9 milliards de dollars au titre du service d’une dette de 24 mil- liards de dollars alors que les recettes algériennes excédaient à peine les 11 milliards de dollars. 25) Dans la bouche des islamo-conservateurs, le terme de «laïco-assimilationnistes» désignait tous ceux qui étaient oppo- sés à tout compromis avec les islamistes radicaux. 26) L’Humanité du 6 février 1995. 27) La rencontre devait avoir lieu à New York en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. 28) Alors que pour Liamine Zeroual «le dossier du FIS est

clos», des cercles du pouvoir négociaient en sous-main avec l’AIS et une partie du FIS représentée par Rabah Kébir. 29) Libération du 27-28/12/1997. 30) Voir Le Matin du 16 octobre 1997 et El Watan du 6 jan- vier 1998. 31) Après la reddition de l’AIS (Armée islamique du salut) fin 1997, et l’écrasement du GIA par l’armée algérienne durant l’an- née 1998-1999, la violence baisse d’intensité. 32) Voir La Nébuleuse islamiste en France et en Algérie et mes écrits sur les raisons de cette démission dans l’Humanité et le Matin d’Algérie d’août-septembre 1998. 33) L’Humanité du 29 juillet 1999. 34) Voir l’article de H. Zerrouky, Le Matin, 29 novembre 2007. Le ministre des Moudjahidine (anciens combattants) et pratique- ment toute la presse tonnaient contre le président français. 35) Le Matin, idem. 36) Soir d’Algérie, 19 juillet 2012.

37) Sur l’attaque du site gazier d’In Aménas, voir l’Humanité des 16 au 22 janvier 2013. 38) Selon plusieurs médias algériens, des avions militaires algériens gros porteurs C 130 et Illiouchine ont transporté du matériel militaire français au Mali. 39) Le Soir d’Algérie du 28 avril 2016. 40) L’Humanité du 26 février 2015. 41) Voir Recherches internationales n°99, avril-juin 2014. 42) Dépêches AFP du 14 et du 15 12/2017. À propos du G- 5 Sahel, une première réunion élargie regroupant la France, l’UE, les États-Unis, l’Arabie Saoudite et les Émirats a eu lieu à Paris le 13 décembre et une seconde est prévue fin février à Bruxelles. Le G5 Sahel est constitué du Mali, du Tchad, du Niger, du Burkina et de la Mauritanie. 43) L’Algérie est le seul pays, avec l’Irak et le Liban, à ne pas faire partie de la coalition antiterroriste lancée par Riyad en novembre dernier.

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LE COUP DE BILL’ART DU SOIR

Savants ou ulémas ?

Par Kader Bakou

Durant l’âge d’or de la civi- lisation musulmane, la plu- part des ulémas n’étaient pas versés exclusivement dans l’érudition théologique, mais connaissaient d’autres sciences et disciplines comme la médecine ou la phi- losophie. Aujourd’hui, la plu- part de ces savants musul- mans universellement recon- nus ont été excommuniés par un courant religieux extrémis- te.

De nos jours, le savoir de la plupart des ulémas musul- mans ne dépasse pas le cadre de la théologie. C’est comme si la vie se résumait au licite et à l’illicite dans des domaines déjà étudiés pas leurs prédécesseurs et qui ont, d’ailleurs, donné leurs avis sur ces questions. On nous dit que c’est parce que la porte de l’ijtihad est fermée. K. B bakoukader@yahoo.fr

BANALISATION DE LA CENSURE

Le visa culturel est-il une invention algérienne ?

Les cas récurrents de censure et le péril que celle- ci fait planer sur la liberté de création ont fait réagir une quinzaine de cinéastes qui dénoncent dans une déclaration commune cette volonté de museler la production cinématographique dans le pays.

Seize acteurs culturels, notam- ment du domaine du cinéma, ont signé une déclaration dénonçant la quasi-systématisation de la censure et les pressions exercées sur les créateurs algériens. Citant notamment les interdictions qui ont frappé le documentaire Vote off de Fayçal Hammoum en 2016 et Fragments de rêves de Bahia El Feg- goun en 2018 aux Rencontres ciné- matographiques de Béjaïa, le refus du visa d’exploitation au film Contre- pouvoirs de Malek Bensmaïl en 2015 ainsi que les pressions sur «Larbi Ben M’hidi» de Bachir Derraïs, les signataires expriment leurs vives inquiétudes quant aux atteintes répé- tées à la liberté de création et au droit fondamental du public algérien à accéder aux différentes tendances du cinéma national. Cette situation «nous rappelle la précarité de notre profession et les étroites limites fixées à la liberté de création et d’ex- pression dans notre pays, ainsi que son corollaire, la privation du public algérien d’œuvres l’interpellant, lui redonnant son image, l’image de sa

société, de son passé et de son pré- sent avec des regards critiques et diversifiés, alimentant et faisant

asseoir la réflexion et le débat démo- cratique et contradictoire dans notre pays», soulignent les premiers signa- taires de cette déclaration. Abdelkrim Bahloul (Voyage à Alger), Rachid Benhadj (Le pain nu), Malek Bens- maïl (Contre-pouvoirs), Belkacem Hadjadj (Fadhma N’Soumer), Yacine Bouaziz (producteur), Bahia Benchi- kh El Feggoun (Fragments de rêves), Jaber Debzi (producteur), Lotfi Bou- chouchi (Le puits), Karim Moussaoui (En attendant les hirondelles), Oka-

cha Touita (Morituri), Chérif Aggoun

(L’héroïne), Fayçal Hammoum (Vote-

off), Lyès Salem (L’Oranais), Hache-

mi Zertal (producteur), Hassen

Ferhani (Dans ma tête un rond-point), Sid-Ahmed Semiane (journaliste et écrivain) mettent en garde les diri- geants politiques qui ordonnent ou valident cette censure contre une désertion massive du public qui ira chercher «sa vérité ailleurs» tant la production culturelle aura été décré- dibilisée. Et de s’interroger : «Quel

est le sens et l’efficacité de cette cen- sure quand tout est relayé, amplifié et compensé par les réseaux sociaux ?». La déclaration met également en cause l’absence de volonté politique pour réconcilier les Algériens avec leur cinéma à travers la formation, l’ouverture des salles et l’introduction de cet art à l’école. Les signataires prennent enfin à témoin l’opinion publique quant à leur «engagement pour la défense du cinéma algérien et réitérons notre attachement indéfec- tible au principe de la liberté de créa- tion et d’expression et en dénonçons fermement les récentes atteintes». Contacté, le cinéaste Malek Bens- maïl nous explique que cette déclara- tion sera ouverte à tous ceux désirant se joindre à l’appel et annonce qu’une conférence de presse est pré- vue prochainement à Alger pour aborder la question de la censure mais aussi pour élaborer une réflexion commune sur une réforme

fondamentale du système qui régit actuellement la production cinémato- graphique. «Il s’agit de revoir ce sys- tème de commissions totalement opaques dont on ne connaît ni les membres ni les critères ni les procé- dures mais aussi les lois et amende- ments liberticides sur le cinéma. Il faut en finir avec l’opacité». A titre d’exemple, il cite le visa d’exploitation

dont son avant-dernier documentaire Contre-pouvoirs est privé depuis sa sortie en 2015 : «Le ministère n’a jamais répondu à ma demande, ni par oui ni par non. Ainsi, quand on

évoque la censure, il rétorque qu’il n’y

a aucun document certifiant son refus

d’accorder le visa d’exploitation». Or, en plus de cette mesure, le ministère de la Culture a institué depuis Khalida Toumi le visa culturel, ciblant spécialement les festivals qui doivent ainsi demander l’autorisation

à la tutelle pour la projection des films

sélectionnés : «ce visa n’existe nulle part dans le monde, sauf en Corée du Nord ou en Arabie Saoudite peut- être», assène Bensmaïl. Et d’expli- quer : «Les festivals, les ciné-clubs et les cinémathèques ont le droit de pro- jeter n’importe quel film, fut-il le plus subversif, le plus tabou. Même au temps de Boumediène, des textes ont été promulgués pour protéger la liberté totale dans le choix des films et les débats au sein de la Cinéma- thèque algérienne». Et de conclure : «Même La bataille d’Alger a obtenu son visa d’exploitation en France en 1967. Ce sont les alertes à la bombe et les menaces des partisans de l’Algérie française qui ont contraint les direc- teurs de salles à l’autocensure.» Sarah H.

SYPHAX ET LA RENCONTRE DE SIGA, 206 AV. JC

Un colloque et beaucoup de promesses

C lap de fin du colloque international sur «Le royaume des Massaessyles : Syphax et la rencontre de Siga, 206 Av. JC». Deux cents invités entre spécialistes et communi-

quants au fait du sujet, étudiants doctorants et professeurs d’uni- versité en histoire ancienne ont eu à vivre trois journées dédiées à la recherche de la vérité sur une période demeurée jusque-là l’apanage des thèses d’historiens outre Méditerranée. C’était très fort perceptible au demeurant en filigrane des exposés qui se voulaient didactiques. Quoique le personnage central, Syphax, était de tout temps au cœur des communications et avec lui celle qui deviendra, dit-on, son égérie, c’est toute la dimension du royaume Massaessyle, longtemps méconnue ou ignorée qui surgira fortement des débats. En effet, comment pourrait-on prétendre un quelconque rôle d’influence à Syphax s’il ne pouvait se prévaloir de la force de son royaume, voire de sa puissance devant deux entités politico-militaires, l’une Rome en pleine ascension et belliqueuse et l’autre Carthage pour qui les temps sont de plus en plus durs, preuve en est la perte pro- gressive de ses possessions tant en Italie qu’en Espagne. C’est que l’empire romain se réveille avec un gros appétit et surtout des ambitions hégémoniques sur tout le bassin méditerranéen, dans les deux rives nord et sud s’entend. Détruire Carthage devient une priorité militaire ou même un fantasme pour ses généraux desquels sortira Scipion l’Africain. Rome savait toute- fois que Carthage, quoique dans le déclin ne pouvait être vain- cue par ses seules armées de légionnaires. Il lui fallait donc mobiliser des forces supplémentaires qu’elle va chercher chez le voisin des Carthaginois avec lequel ils sont d’ailleurs liés par un traité d’amitié. Les manœuvres de fond vont avoir lieu au début du deuxième siècle avant Jésus Christ. Chacune des deux puis- sances rivales va donc tenter de rallier à sa cause le roi Syphax. Parce qu’il a sous ces ordres une armée équipée et organisée et surtout un front intérieur reposant sur une richesse économique prouvée. Syphax en est conscient mais il ne veut pas jouer les va-t-en-guerre, son âge, son expérience l’ont doté d’une sages- se bien utile dans l’adversité. Il va en user. Carthaginois et Romains ignorent ses atouts et veulent un monarque à disposi- tion. Mais ce dernier qui reçoit les émissaires des deux rivaux en même temps à Siga préfère plutôt, nous apprennent les confé- renciers, jouer au monsieur bons offices, c’est-à-dire, un média- teur mû par le désir de paix et même éviter qu’une guerre ne se déplace d’Europe vers l’Afrique. Ses efforts resteront vains car Rome à d’autres visées. Tout bascule, semble-t-il, avec l’entrée en scène de l’énigmatique Sophonisbe, fille d’Asdrubal, un géné- ral représentant la noblesse carthaginoise. C’est le coup de poker classique, marier sa fille au roi numide pour s’assurer son soutien contre la guerre impérialiste romaine. Les noces sont alors fêtées et l’alliance scellée, une grave erreur affirmeront certains analystes dans ce colloque interna- tional d’Aïn-Témouchent. L’alliance liant Syphax à Rome est rompue, elle lui en tiendra rigueur jusqu’à la fin. Mais quel a été le rôle réellement joué par la princesse carthaginoise, son empri- se sur le roi numide qui le mènera à sa ruine ? Véritable nœud

le roi numide qui le mènera à sa ruine ? Véritable nœud gordien, chaque historien, européocentriste

gordien, chaque historien, européocentriste qui plus est, ira de sa thèse : c’est la faute à Sophonisbe qui a mis sous le boisseau sa passion amoureuse pour Massinissa en faveur de la raison d’Etat et à Syphax dépeint comme un amoureux transmis, un roi avachi par la passion qui ne peut refuser à sa fraîche épouse. C’est la deuxième guerre punique. Syphax, lui en première ligne, engagera son armée contre les troupes romaines. Il est battu mais arrive à échapper à ses ennemis. Deuxième bataille sous l’instigation de son allié qui lui assure que des troupes arriveront pour les soutenir. Il est défait et fait prisonnier. Il finira ses jours à Rome mais semble-t-il avec le confort qui lui revient par res- pect à son ancienne alliance et à son rang. Le Mausolée de Syphax qui se dresse à Oulhaça, Siga, et que nous n’avons pu visiter malgré notre déplacement sur les lieux, attend un geste des autorités du pays pour un transfert symbolique de ses cendres. Et Sophonisbe ? Elle tentera de «se tirer d’affaire» en épousant l’autre roi numide Massinissa, l’em- pereur Scipion s’y oppose et va même la réclamer à Massinissa. Et pour éviter une mort atroce entre les mains des Romains, elle se donne la mort en buvant du poison reçu des mains de son ancien amour. Arezki Metref s’y est intéressé de plus près, elle est selon lui une création de Tite-Live qui ne l’avait pas en sym- pathie. «Elle demeure aussi floutée qu’un personnage de fiction dont la réalité est modulable selon le zoom de chaque auteur. Son geste lui vaut toutefois de passer définitivement à la posté- rité, prenant ainsi la succession de Didon dans la liste des héroïnes africaines sacrifiées au nom de la raison d’Etat». Mieux, «Elle passera de l’histoire à l’art» et là encore, ce sont les Occidentaux qui la feront revivre mais à leur goût, c’est-à-dire en la dévaluant au maximum et à travers elle, son vieil époux Syphax. De la renaissance au 18 e siècle, nous dit A. Metref, elle fera l’objet de 20 tragédies classiques et 12 opéras dans les prin-

cipales langues européennes. Et en 1430 déjà, Andréa Monta- gna en fera une peinture tandis que le Hollandais Rambranbt représente Sophonisbe, la coupe de poison. Le cinéma n’est pas en reste, Nabil Boudraâ dans son étude Sophonisbe apparaît dans une image négative comme dans le film Scipion l’Africain sorti en 1937. En 1663, le dramaturge Corneille s’en sert pour une pièce de théâtre. Il reste cependant qu’on ne sait toujours pas vraiment qui est Sophonisbe morte en 203 AV. JC. Les plus à plaindre ou blâmer, dit-on, ce sont nos auteurs qui ne produi- sent pas, chacun dans son créneau, un contre-discours dévelop- pé par les occidentaux. Mohamed Hassine Fantar appelle les auteurs à se saisir du sujet et des personnages sujets du colloque. Selon un interve- nant, des œuvres ont été produites dans le cadre de Constanti- ne, capitale de la culture islamique. Ce fut un flop car de plus, les auteurs ne maîtrisaient pas leur sujet. Il reste néanmoins que le point positif de cette rencontre de spécialistes ou tout simple- ment des amoureux de l’Algérie ancienne, que le royaume des Massaessyles en sort réhabilité et grandi aux yeux de tous, une sortie sur le territoire d’Aïn-Temouchent démontre combien est belle et attractive la région et donc sujette à toutes les convoi- tises. Aux ruines romaines dirions-nous, s’ajoutent les ruines des caves à vin de la colonisation française qui s’imposent à la vue. Et pour peu qu’ils fassent preuve d’une grande exigence, les étu- diants de l’université d’Alger sous la conduite de leur professeur, Mohamed El Hadi Harèche, coordinateur du colloque assure- raient la relève escomptée. Ces trois jours studieux auront ainsi abouti à quelques recommandations dont la «mise en place d’un musée régional dédié au royaume des Massaessyles et au roi Syphax» ; «impulser un programme national de fouilles sur les grands tombeaux numides avec des équipes pluridisciplinaires» ; «Entamer des démarches auprès de la Maison des monnaies pour frapper des pièces à l’effigie de Syphax». A l’instar de Mas- sinissa pour Alger, une statue de Syphax dans la wilaya d’Aïn- Témouchent ; «Envisager des démarches auprès des musées étrangers recelant des œuvres retraçant le portrait de Syphax et la rencontre de Siga pour des autorisations de duplications en vue d’enrichir le fonds national».Incontestablement les chantiers sont vastes. Pour la wilaya d’Aïn-Témouchent qui s’ouvre au tourisme notamment culturel, Syphax renverra bien l’ascenseur en atti- rant les foules autour de son tombeau, frustrés que nous n’ayons pas réussi à l’approcher, encore une fois, faute de temps… Brahim Taouchichet

Vente dédicace

Le P r Abdelmadjid Merdaci sera à la librairie Point Vir- gule, Chéraga, le samedi 29 septembre à partir de 14h pour dédicacer son dernier ouvrage GPRA, un mandat historique.

Le Soir d’Algérie Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 12
Le Soir
d’Algérie
Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 12

PEUGEOT E-LEGEND

Dosage de nostalgie et de modernité

A vant le Mondial

Paris,

de nostalgie et de modernité A vant le Mondial Paris, écran incurvé de 49 pouces face

écran incurvé de 49 pouces face aux occu- pants et un autre de 29 pouces dans les portes. Même le pare-soleil en est équipé (12 pouces) !

Conduites au choix

Côté conduite, le e- Legend propose quatre modes différents : deux modes autonomes («Soft» pour des informa- tions réduites au mini- mum et «Sharp» pour une connexion maximale à son activité digitale) et deux modes manuels

vocale. «D'une simple phrase, le conducteur peut changer son mode de conduite, écouter sa meilleure playlist, voire ouvrir ou fermer les portes électrifiées de son véhicule», annonce la marque au lion. Ce système répond avec la voix digitalisée de Gilles Vidal, le direc- teur du Design de Peugeot, et comprend 17 langues. Le constructeur a récem- ment indiqué que ce dis- positif serait disponible sur ses modèles à compter de 2020. Autre innovation, un système de sonorisation embarquée signé Focal propose deux nouvelles fonctions : le «map- ping», «qui permet par exemple d'envoyer les messages de navigation au conducteur unique- ment, pendant que les autres occupants écou- tent de la musique» et le «zoning», «qui permet l'individualisation totale des contenus, plaçant ainsi chaque passager dans sa bulle sonore».

Puissance à profusion

Enfin, sous le capot, le Peugeot e-Legend embarque une motorisa- tion 100% électrique de

340 kw, soit une puissan-

ce de 462 ch envoyée aux quatre roues.

Cela permettrait au concept de parcourir le 0 à 100 km/h en moins de 4 secondes et d'atteindre une vitesse maximale de 220 km/h. Egalement équipé de batteries de

100 kw/h, l'engin annon-

ce une autonomie de 600 km (WLTP) et une recharge de 500 km en seulement 25 minutes (recharge rapide). Une recharge par induction est également au menu.

de

Peugeot dévoile

un inédit concept de coupé tricorps au style rétro, le e-Legend !

Une vision du futur de l'automobile résolument excitante qui prend la forme d'un coupé tricorps au style rétro (4,65 m de long) qui n'est pas sans rappeler les concepts IDx de Nissan et, surtout, qui rend hommage à la Peugeot 504, née il y a 50 ans. Plus précisément à sa version coupé, œuvre du carrossier ita- lien Pininfarina, lancée, elle, en 1969. Une silhouette athlé- tique, une face avant dominée par une large calandre et de phares à deux doubles modules engoncés, ou encore le grand bandeau foncé de sa poupe qui accueille des feux à trois griffes. Une commande d'ou- verture tactile, dissimulée dans la vitre de custode, permet de pénétrer à bord et de découvrir un habitacle qui mélange à

à bord et de découvrir un habitacle qui mélange à la fois nostalgie et moder- nité.

la fois nostalgie et moder- nité. On retrouve notam- ment du velours de soie bleu turquoise sur les sièges et le sol, ainsi que du bois exotique (bois de paldao) qui rappelle forte- ment le mobilier des années 60 sur la partie haute des portières et la console centrale intégrée au siège conducteur. A contrepied, on a aussi droit à une version évoluée du «Responsive i-Cockpit» du concept Instinct de 2017. Celui-ci se compose d'un combi- né tête haute à 3 cadrans, d'un volant ultra compact et d'une multitu- de d'écrans. Il y en a 16 au total ! Outre le tradi- tionnel moniteur tactile central (de 6 pouces), on retrouve par exemple un

(«Legend» pour une conduite douce et «Boost» pour une condui- te dynamique et une immersion à 180° avec projection de la route sur grand écran). Lorsque la conduite est déléguée, le volant s'escamote sous la planche de bord afin de dégager totalement l'écran de 49 pouces, les sièges avant s'inclinent et les accoudoirs latéraux se déploient automatique- ment, ce qui libère une zone de rangement et une recharge par induc- tion pour smartphone.

Assistant à commande vocale

Le coupé profite aussi d'un assistant per- sonnel à commande

TOYOTA

L’offensive produits se précise

L e programme de Toyota

pour le prochain

Photos : DR
Photos : DR

nombreux automobilistes. Une femme polonaise a acquis le deux millionième exemplaire d'un véhicule hybride de la marque japonai- se. Toyota indique avoir vendu pas moins de deux millions de véhicules hybrides dans toute l'Europe. Un chiffre qui illustre une belle croissance de la branche hybride chez Toyota.

Le constructeur automobile japonais peut en effet témoi- gner d'une part de ses ventes pour l'hybride de 10% en 2011 à 47% en 2018 sur le territoire européen. Toyota a indiqué que c'est une cliente polonaise, Magdalena Sobolewska- Bereza, qui avait acquis le deux millionième véhicule hybride vendu en Europe, chez le concessionnaire Toyota Radosc de Varsovie. Il s'agit d'un Toyota CH-R Hybride à carrosserie bi-ton. Pour fêter un tel événe- ment, Toyota a offert à cette cliente une carte-cadeau d'un an de carburant.

Un détail amusant, étant donné que l'on parle d'une voiture hybride !

LUCID AIR

Des fonds saoudiens pour sa relance

LUCID AIR Des fonds saoudiens pour sa relance Il n’y a pas si long- temps, Lucid

Il n’y a pas si long- temps, Lucid Air manquait encore de fonds pour pou- voir se lancer valable- ment. C’est chose faite maintenant car le fonds souverain saoudien (Public Investment Fund ou PIF) vient d’y injecter 1 milliard de $. Premier trimestre 2020 : voilà le calendrier annon- cé par Lucid Air pour le lancement de son premier modèle. Le constructeur manquait d’argent jusqu’à présent, mais il vient de recevoir le soutien finan- cier du fonds souverain saoudien (Public Investment Fund ou PIF) à hauteur de 1 milliard de $. Et, évidemment, on pourrait se demander ce que vient faire le PIF là- dedans. Réponse simple :

préparer l’après-pétrole ! Grâce à cette manne de fonds, le constructeur californien va pouvoir assurer la finalisation de la conception, les tests et homologations de ses modèles, tout en mettant en place une stratégie commerciale en plus de bâtir l’usine d’assemblage ce qui sera évidemment nécessaire. La longue recherche de fonds aura finalement fait perdre 2 ans à Lucid Air sur son programme initial. Les promesses restent toutefois et on espère qu’elles seront tenues avec une voiture grand luxe, 1000 ch et des batte- ries de 100 ou 130 kw/h.

Mondial de l'automobile

2018 vient de tomber ! Le constructeur japonais se présentera à Paris dans un tout nouveau stand constitué de trois zones distinctes : la première sera dédiée aux nouvelles solutions de mobili- té et aux innovations de demain, la deuxième rendra honneur aux activités spor- tives de la marque via Toyota Gazoo Racing (avec la pré- sence de la TS050 Hybrid vic- torieuse des 24 Heures du

Mans 2018), tandis que la troi- sième sera réservée aux nou- veaux modèles hybrides de la gamme. C'est dans cette dernière partie que s'exposeront notamment la nouvelle et cin- quième génération de RAV4 ainsi que la Camry, de retour en Europe après 14 ans d'ab- sence. Le nouveau break Corolla Touring Sports (photo)

y fêtera également sa premiè-

re mondiale aux côtés de la version compacte, dévoilée, elle, en mars dernier, à une époque où elle s'appelait encore Auris. Ce Mondial sera aussi l'oc- casion pour Toyota de rendre hommage à sa Yaris, qui fut présentée pour la première fois il y a 20 ans sur ce même rendez-vous parisien. Pour fêter l'événement, la marque dévoilera deux nouvelles ver- sions de sa citadine : une série limitée «20 e anniversai- re» et une édition spéciale «GR Sport». Au même moment, l'offre hybride de Toyota continue de séduire de

MITSUBISHI Coup de jeune pour L200
MITSUBISHI
Coup de jeune pour L200

Pour lutter contre la concurrence, Mitsubishi va donner un coup de jeune à

son pick-up, le L200. Un pre- mier teaser vient d'être dévoilé. Face au succès des pick-up, de plus en plus de constructeurs investissent le marché. Pour faire face à l’arrivée de nouveaux concurrents, Mitsubishi a décidé de rajeunir son pick- up L200 et dévoile un teaser très parlant. Malgré la pénombre, on remarque que la nouvelle version du L200 reprendra la nouvelle calandre de Mitsubishi, déjà aperçue sur

le SUV Outlander.

Les plus observateurs auront également remarqué que le futur pick-up japonais

adoptera des feux plus fins que l’actuel, ainsi qu’une nouvelle signature lumineu- se. Actuellement disponible avec un diesel 2.4 L décliné en 154 ou 181 ch, le L200 devrait profiter de ce restyla- ge pour mettre à jour sa motorisation afin de respec- ter les dernières normes antipollution en vigueur en Europe. Le pick-up gardera ses capacités off road. Cette nouvelle version du L200 devrait être présentée dans les mois à venir, mais pas au Mondial de l'automobile de Paris 2018. Sur sa route, ce pick-up partage l'affiche

avec le Toyota Hilux ou encore la triplette Nissan Navara, Renault Alaskan et Mercedes Classe X.

Le Soir d’Algérie Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 13 INSOLITE
Le Soir
d’Algérie
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INSOLITE

Le palais et ses voitures

Le palais et ses voitures Un peu de rêve, avec ce bien californien dont le prix

Un peu de rêve, avec ce bien californien dont le prix comprend un garage bien garni. La particularité de ce bien, c’est en effet, sa dotation en une bro- chette de limousines de luxe et de sportives à haute performance. Le domaine combine donc les charmes d’une demeure de rêve de 2000 m 2 (avec 6 chambres, salle de cinéma, de sport, de massage, piscine à débordement, jacuzzi, etc.) et ceux de l’automo- bile de prestige. La cave de ce manoir abrite en

effet 22 voitures de grand luxe. Des modèles récents ou anciens, dont une Ferrari California, une Bentley Continental GT, deux Tesla (Model S et X) ou encore une DeLorean. Les voitures entrent et sortent du gara- ge situé au sous-sol par ascenseur et la maison comprend aussi une sta- tion de lavage pour les belles carrosseries. Mais ce package de rêve «all inclusive» est bien sûr vendu au prix fort : le pro- priétaire en demande 35 millions de dollars.

VÉHICULES ÉLECTRIQUES

La stratégie de Volkswagen dévoilée

V olkswagen a présenté

en détails sa nouvelle

plate-forme MEB

(Modular Electric Drive Matrix), celle qui sera utilisée pour tous les futurs véhicules électriques du groupe. La plate-forme MEB, c’est la structure qui sera dévolue aux voitures électriques de la marque dont les futurs modèles I.D. Dans ce cadre, Volkswagen a voulu expliquer ses choix et les détails de cette nouvelle structure car c’est déjà pour l’an prochain que le premier véhicule I.D. est attendu. Volkswagen a assuré que la première VW I.D. sera une voiture compacte et à deux roues motrices et sera surtout moins chère qu’une Golf die- sel haut de gamme. On parle d’environ 28 000 € hors sub- vention éventuelle. Mais il fau- dra encore attendre un peu car les précommandes com- menceront à la fin 2019 pour des livraisons début 2020. La plate-forme MEB a été conçue pour proposer 3 capa- cités de batterie selon l’utilisa- tion nécessaire. Selon le cycle WLTP, les modèles équipés de la petite batterie offriront

Photos : DR
Photos : DR

déjà 330 km, ce qui devrait faire 270 km réels. Le modèle intermédiaire (composé des mêmes cellules que la petite batterie mais avec plus de modules) proposera, lui, jus- qu’à 650 km d’autonomie (WLTP, soit 550-600 km). Pour les plus grosses, Volkswagen semble encore travailler sur une possible nouvelle techno- logie qui pourrait offrir l’auto- nomie d’un véhicule diesel par exemple. Volkswagen proposera un chargeur acceptant les prises domestiques de 3 kW, mais tous les véhicules accepteront aussi les systèmes de charge rapide les plus performants allant jusqu’à 125 kW (on pré- dit les 150 kW d’ici peu, voire

même plus chez Tesla). De quoi «refaire un plein» de 80% en seulement 30 minutes. Volkswagen garantira la batte- rie 7 ans avec une capacité de 70% minimum tout en indi- quant que certaines options existent lorsqu’il faut remédier à la situation d’une batterie défaillante : on pourra changer la batterie, changer les modules ou cellules défaillants tandis que les batteries dépas- sées pourront être recyclées en stockage local (domes- tique) comme chez Renault ou Tesla. L’usine de Braunschweig sera chargée de produire les batteries alors que les rotors et les stators seront l’œuvre du site de Salzgitter. Comme pour le nouvel Audi e-tron quattro, Volkswagen procéde- ra comme Tesla, c’est-à-dire en commandant des mises à jour à

distances ou le déblocage d’équipements. En gros, le hardware sera d’office monté,

mais il faudra le mettre en acti- vité avec un coup de carte de crédit. La plate-forme MEB est élastique dans le sens que les modèles «propulsion» verront leur moteur monté à l’arrière à côté de l’onduleur courant alternatif/continu. Si le modèle est «traction» en revanche, le moteur électrique sera implan- té à l’avant. Il est aussi prévu que certains modèles soient des 4 roues motrices (2 moteurs donc), mais avec la particularité que les 2 moteurs seront alors montés à l’avant.

que

Volkswagen voudrait le plus rapidement possible réduire les coûts de ces véhicules électriques et dont 40% de la facture sont à mettre à l’actif de la seule batterie. Pour y arriver, Volkswagen n’a pas travaillé que sur la plate-forme ou les volumes de production, mais aussi sur les autres coûts relatifs au véhicule et qui seraient, selon le constructeur, deux fois moins élevés que pour l’ac- tuelle e-Golf. Volkswagen prévoit aussi que les coûts entre véhicules thermiques et électriques arri- vent à parité, notam- ment parce que les coûts liés à la dépol- lution des moteurs thermiques augmente- ront encore sensible- ment dans les années à venir.

de

Il

va

soi

sensible- ment dans les années à venir. de Il va soi FREIN À MAIN À CÂBLE
FREIN À MAIN À CÂBLE La fin d’une époque Présent dans toutes les voitures, le
FREIN À MAIN À CÂBLE
La fin d’une époque
Présent dans toutes
les voitures, le frein
à main
à câble
est progressivement remplacé par un petit bouton. Une page
de
l'automobile se tourne
Depuis
quelques années,
on le
voit de moins en moins souvent dans les voitures modernes.
Le frein à main à câble est officiellement en voie de disparition
révèle un site spécialisé dans l'achat automobile.
Selon leurs
données, seulement 37% des voitures neuves vendues cette
année sont équipées d'un frein à main manuel. Cette source
révèle également que seuls Suzuki et Dacia proposent enco-
re un frein à main à poignée sur l'ensemble de leur
gamme.
A l'inverse, chez les constructeurs premium, toutes les voi-
tures présentes dans les catalogues sont désormais équipées
d'un frein de parking électrique.
Une bonne idée pour libérer
de l'espace à l'intérieur de l'habitacle et d'ajouter de nouvelles
fonctionnalités, comme l'aide au démarrage en côte. Un plus
pour
certains,
du
fun
en moins pour
d'autres.
La
fin d'une
époque pour les amateurs de drift.

BON À SAVOIR

Quelques conseils avant la conduite

de drift. BON À SAVOIR Quelques conseils avant la conduite Que ce soit pour un week-end,

Que ce soit pour un week-end, pour quelques jours ou pour les vacances, avant de prendre la route, assurez-vous de n'avoir rien oublié. De la documentation du véhicule au coffre de toit en passant par la pres- sion des pneus.

Anticipez la révision de votre voiture

Prudence est mère de sûreté. Si votre véhicule flirte avec la révision, n'attendez pas la fin des vacances pour l'emmener au garage. Un bilan auto pourra mettre en évidence une éventuelle faille mécanique qui pas- sait jusque-là inaperçue, et vous évi- ter la fatidique panne au beau milieu de l'autoroute.

Vérifiez l'état des pneus et mesurez leur pression

Les pneus sont les parties de votre véhicule qui sont en contact direct avec la route. S'ils sont trop

usés ou pas assez gonflés, vous per- dez en adhérence et en tenue de route. Un gonflage optimal des pneus est essentiel à votre sécurité, surtout si vous réalisez de longs trajets et que votre coffre est bien rempli. Consultez votre garagiste ou res- pectez les valeurs préconisées par le constructeur, indiquées dans la notice d'utilisation de votre voiture. Sachez que des pneus usés ou mal gonflés augmentent considéra- blement la consommation de votre véhicule.

Vérifiez vos niveaux et vos feux

Une remise à niveau s'impose avant de prendre la route des vacances : huile, liquide de lave- glace, liquide de refroidissement, liquide de frein… Tous vos feux doivent bien sûr fonctionner correctement. Pensez à la position des phares que vous devrez peut-être ajuster si votre

véhicule doit être chargé. Il serait bien conseillé d’avoir de l'huile moteur et une boîte d'ampoules dans votre coffre.

Remplissez intelligemment le coffre de votre véhicule

Si le volume de votre coffre est réduit, vous devrez certainement faire appel à votre bon sens et à vos talents de joueur de Tetris. Réalisez cette tâche la veille du départ, en toute sérénité. Les grandes valises se placent en premier, au fond du coffre. Les sacs à dos, les sacs de sport, les serviettes et les oreillers peuvent être calés entre les valises. La plage arrière est réservée aux articles légers et peu volumineux qui ne réduisent pas votre visibilité, par exemple les vestes. Si nécessaire, envisagez l'instal- lation d'un coffre de toit.

Prévoyez un double des clés

Non, laisser ses clés à l'intérieur du véhicule ou les perdre dans le sable n'arrive pas qu'aux autres. Emportez un double avec vous, glis- sez-le dans un coin de votre valise ou confiez-le à l'un des passagers.

Préparez tous vos papiers

Vous êtes si préoccupé par votre voiture, vos valises et la logistique que vous risquez d'oublier le plus important : les papiers. Carte d'identité, permis de conduire, carte grise, attestation d'assurance, PV du dernier contrôle technique, carnet de garantie…

Le Soir

d’Algérie

Sports

Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 15

d’Algérie Sports Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 1 5 INFRASTRUCTURES SPORTIVES Les travaux de réhabilitation

INFRASTRUCTURES SPORTIVES

Les travaux de réhabilitation du stade Bouakeul achevés à 100%

Les travaux de réhabilitation du stade Habib-Bouakeul ont été achevés à 100%, et cette infrastructure ne tardera pas à rouvrir ses portes, a-appris l'APS des services de la commune d’Oran. Le stade a fait l’objet la veille d’une visi- te d’inspection de la part du président de l’APC d’Oran qui s’est dit satisfait de la qualité des travaux réalisés pour la circons- tance, a ajouté la cellule de communication de la collectivité locale. Le stade d’une capacité d’accueil de 12 000 places, a bénéficié d’une vaste opération de réhabili- tation, entamée en juillet dernier, entre autres, la pose d’une nouvelle pelouse syn- thétique de dernière génération. Cette opé- ration a nécessité une enveloppe budgétai- re de l’ordre de 32 millions DA débloquée par le fonds de garantie et solidarité des collectivités locales, rappelle-t-on. Toutefois, le problème de l’éclairage perdu- re vu que les installations d’usage dont dis- pose le stade ne répondent plus aux normes, à cause de l’exploitation illicite du poste électrique alimentant cette enceinte par des occupants d’habitations précaires, érigées non loin du stade, comme l’ont signalé auparavant les responsables de cette infrastructure. La réouverture prochai- ne du stade Habib-Bouakeul permettra à plusieurs clubs locaux de retrouver leur jar- din préféré, du moment qu’ils sont contraints actuellement à s’entraîneur et recevoir leurs adversaires dans les diffé- rents championnats où ils exercent dans d’autres stades de la capitale de l’ouest du pays, mais dont la majorité n’offrent pas les conditions de jeu idéales. Le principal bénéficiaire de la réhabilitation de ce stade sera sans doute l’ASM Oran, pensionnaire de la Ligue 2 et qui s’est retrouvée dans l’obligation d’accueillir ses adversaires depuis le début de cet exercice au stade Ahmed-Zabana où elle n’a remporté qu’un seul match contre trois nuls. Les dirigeants et les membres du staff technique de l’ASMO ont réclamé à de nombreuses reprises le changement de la pelouse de Bouakeul devenue «très dangereuse» pour les joueurs, faisant état de la blessure de certains d’entre eux, rappelle-t-on. Il était prévu aussi que ce stade soit doté de nou- veaux vestiaires sur budget de la commune d’Oran. L’opération a été reportée à décembre prochain, selon la même source.

FOOTBALL

ALORS QUE DES INFORMATIONS AVANÇAIENT L’OFFICIALISATION DE L’ARRIVÉE DE AÏT DJOUDI COMME ENTRAÎNEUR

Le MCA n’abandonne pas la piste Courbis

l Remue-ménage au sein des staffs du MC Alger. Le club de la capitale secoué par deux séismes consécutifs dont le 5-0 essuyé à Bologhine face à la JSK est en train de vivre un nouvel épisode de sa tumultueuse existence pré-cente- naire. Les derniers jours de ce mois de septembre s’annoncent ombrageux sous le ciel moulou- déen. La mauvaise passe de l’équipe première depuis son éli- mination en Ligue des champions d’Afrique par l’ES Sétif a impacté négativement la situation du club algérois. Sous la pression de la rue, de plus en plus de voix appelant à une révolution à tous les niveaux de responsabilité de la SSA/Le Doyen, le principal actionnaire de la société sportive, la Sonatrach en l’occurrence ter- giverse mais se dirige droit vers un réaménagement de la pyrami- de. Aussi, Kamel Kaci-Saïd, le DG sportif, rentré dimanche de Paris où il négociait le recrute- ment d’un entraîneur français, est proche de la porte de sortie. Ceci malgré le soutien du DG de la Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour en personne, qui avait désavoué l’ex-président du CA de la SSA, Mohamed Hirèche qui avait limogé le coach Bernard Casoni et démis le DGS, Kamel Kaci Saïd. Hier, une réunion qua- lifiée d’importante a eu lieu pour statuer sur la nouvelle configura- tion du staff dirigeant du MC Alger. Une rencontre précédée par une campagne de propagan- de annonçant le retour de Ghrib Omar, l’ex-coordinateur de l’équi- pe écarté par la direction de l’en-

MC ORAN

Photo : DR
Photo : DR

treprise pétrolière à l’issue de la saison 2016-2017. Si peu d’infor- mations ont filtré à propos de cette réunion, la question du pro- chain entraîneur de l’équipe pre- mière semble avoir été tranchée. L’entraîneur français, Rolland Courbis que des rumeurs avaient donné pour «pas d’accord» à venir vivre une nouvelle expérien- ce en Algérie (il était coach de l’USMA entre 2013 et 2014) assure à travers un tweet publié hier après-midi qu’il se rendra prochainement à Alger. Il confir- me donc qu’il a bel et bien discu- té avec KSK lors du passage du DGS du MCA à Paris, le week- end dernier. A sa manière, il dément l’information publiée par certains médias algériens affir- mant que le P-dg de la Sonatrach lui aurait signifié, dans une com- munication téléphonique, l’impos- sibilité de la société de payer le

salaire réclamé (on parle de 35 000 euros nets). Hier, dans un second tweet, le consultant de RMC Sports et de SFR Sports a fait savoir que même si «rien n’est encore fait», il se déplacera à Alger cette fin de semaine. «Je vais rencontrer avec plaisir les dirigeants du MCA», écrit-il en avouant que «c’est déjà flatteur et motivant de sentir qu’on est capable» (de relever les défis) avant de lancer un détail qui a son importance dans la conclu- sion de cette transaction : «Et comme l’envie d’un banc déman- ge toujours un coach…», Courbis devrait vite trouver un accord avec la Sonatrach pour entraîner les Vert et Rouge, lui qui a tant rêvé de driver les Verts. Un come-back en Algérie plus que probable, que la bible du football, France Football, confirmait les contacts entrepris par le MCA en

Football , confirmait les contacts entrepris par le MCA en direction de Courbis. Même si l’affaire

direction de Courbis. Même si l’affaire n’est pas définitivement conclue, la piste Courbis est la plus indiquée. Celles envisagées en plan B, en l’occurrence Kheïreddine Madoui, démission- naire du banc d’Al-Ismaïly d’Egypte, et Azzedine Aït Djoudi qui a permis au MOB de retrou- ver l’élite en juin dernier mais qui est sans club depuis, semblent «déplaire» aux uns et aux autres. Une «opposition» qui, par ailleurs, ne manquait pas de s’of- fusquer sur le maintien de Kaci Saïd. L’heure des changements a peut-être sonné au sein du Mouloudia.

M. B.

LIGUE 1 MOBILIS

(8 e JOURNÉE)

PAC-USMA

décalé

Prévu ce jeudi au stade Omar-Hamadi de Bologhine, le derby Paradou AC-USM Alger comptant pour la 8 e journée du championnat de Ligue 1 Mobilis se jouera finalement le samedi 29 septembre à partir de 19h. La LFP ayant pris en considéra- tion l’élimination de l’USMA en quarts de finale de la Coupe de la CAF, dimanche passé à Sétif, face à El-Masry SC, a décidé de reprogrammer ladite rencontre afin de permettre aux Usmistes de mieux récupérer. Par consé- quent, seul le classique ESS- JSK est programmé ce jeudi (18h) au stade du 8-Mai-45 de Sétif, les autres matchs étant maintenus pour les journées du vendredi et du samedi à l’excep- tion du choc MCA-CSC reporté au jeudi 4 octobre prochain en raison de la participation du Mouloudia à la Coupe arabe des champions, épreuve durant laquelle les Algérois affronteront vendredi soir au stade du 5- Juillet les Bahreïnis du Riffaâ pour le compte des trente- deuxièmes de finale. Au match «aller» à Manama, le MCA s’était imposé 1-2.

M. B.

Baba menace de partir après le match face au CRB

pe des Hamraoua, Baba affirme n’avoir contacté aucun entraîneur officiellement. «Certes, nous avons des CV de plusieurs techniciens algériens et étrangers, mais offi- ciellement nous n’avons contacté personne à l’heure actuelle. Nous voulons prendre notre temps pour ne pas commettre d’erreur d’autant plus la FAF a limité à deux le nombre de licences d’entraîneurs pour chaque équipe», a-t-il souli-

gné en affirmant qu’il entamera les contacts avec le successeur du technicien marocain après le match contre le CRB, soit la semai- ne prochaine. La rencontre CRB- MCO, faut-il le préciser, se jouera à huis clos samedi au stade du 20- Août après la suspension infligée au Chabab par la commission de discipline de la Ligue de football professionnel.

Ahmed A.

Le président du MC Oran, Ahmed Belhadj dit «Baba», outré par le comportement et les insultes des supporters pendant la ren- contre MCO-MCA, se dit prêt à partir après le match face au CR Belouizdad comptant pour la 8 e journée du championnat de la Ligue 1 programmée samedi au stade du 20-Août d’Alger. «Je suis outré par les insultes dont j’étais victime lors du dernier match face au MC Alger. Je suis convaincu que cette frange de supporters, qui m’a insulté, est manipulée par ceux qui n’aiment pas le club. Je n’ai d’ailleurs pas compris leur compor- tement envers ma personne notamment après le but de l’égali- sation du MCA», a souligné Baba sur les colonnes du Buteur. Le pré- sident du club oranais, qui réaffir- me avoir mis tous les moyens à la disposition de l’équipe, recruté de bons éléments et un entraîneur de renommée, dénonce «ceux qui cherchent à salir mon nom». Quant à l’identité du futur driver de l’équi-

COMMISSION DE DISCIPLINE DE LA LFP

Deux matchs à huis clos pour le CR Belouizdad

Le CR Belouizdad a écopé d’une suspension de deux matchs à huis clos dont un avec sursis en plus d’une amende de 100 000 DA pour «jet de projec- tiles avec provocation de dégradation de matériel dans les tribunes du stade de Tizi-Ouzou» à l'occa- sion de la rencontre JSK-CRB, disputée vendredi comptant pour la 7 e journée du championnat Mobilis de Ligue 1. Une décision prise par la Commission de discipline de la LFP lundi lors de sa réunion heb- domadaire. D’ailleurs, les présumés auteurs du sac- cage des sièges du stade 1 er -Novembre avaient été

interpellés le soir même par les services de la Sûreté de wilaya. Les mis en cause dans cette affai- re, au nombre de 23 supporters du CRB, arrêtés par des policiers, avaient été transférés vers la Sûreté de wilaya où une procédure pour destruction volon- taire de biens d'autrui avait été engagée contre eux, avait indiqué la Sûreté de wilaya de Tizi-Ouzou dans son communiqué. Le CRB est tenu de rembourser au gestionnaire du stade les frais des dégâts occa-

sionnés à l’intérieur du stade, a indiqué par ailleurs

Ah. A.

la CD.

Le Soir

d’Algérie

Sports

Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 16

d’Algérie Sports Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 1 6 LE FOOTBALL NATIONAL EN DEUIL L’ancien

LE FOOTBALL NATIONAL

EN DEUIL

L’ancien international Lahouari Beddiar n’est plus

Lahouari Beddiar, ancien international algérien du MC Oran est décédé en début de soirée de lundi au niveau du Centre hospitalier universitaire d’Oran à l’âge de 82 ans, des suites d’une longue maladie. Le défunt a été admis au CHU d’Oran depuis plusieurs semaines. Ancien défenseur de la formation phare de la capitale de l’ouest du pays, il avait reçu plusieurs hommages au cours de toute la durée de son hospitalisation. Des hommages, des cadeaux et des aides ont été remis à ce monument du sport, qui a beaucoup servi le football algérien et oranais en particulier. D’ailleurs, les supporters de sa génération n’en parlent que du bien, non seulement pour sa bra- voure mais aussi de sa sagesse sur et en dehors des terrains de football. «Hadj Beddiar nous a beaucoup aidés à nos débuts par ses judicieux conseils et ses recommandations avec son ami de tou- jours, feu Abdelkader Fréha», témoigne un ancien fan du MCO. De son côté, Omar Belatoui, un autre ancien défen- seur du Mouloudia, a estimé que «Hadj Beddiar Lahouari savait, avec Fréha, comment calmer les joueurs impétueux et régler les problèmes internes du club. Ces deux messieurs nous avaient appris l’amour des couleurs du Mouloudia et de la ville d’Oran et créer la joie au sein des supporters». Le défunt a été inhumé hier au cimetière Aïn El Beïda (Oran).

FRANCE

Lyon pour confirmer, Marseille pour rebondir

Après sa belle semaine, Lyon devra confirmer à Dijon ses succès probants face à Manchester City et Marseille tandis que l'OM devra rebondir contre Strasbourg, mercredi lors d'une 7 e journée de Ligue 1 qui se conclura par le déplace-

ment de Reims chez le leader Paris. «En foot, tout reste à confirmer», «c'est après Dijon et Nantes qu'on verra si l'équipe est définitivement guérie» : le président lyon- nais Jean-Michel Aulas, sans effacer de sa mémoire le «match parfait» sur la pelouse de Manchester City (2-1) en Ligue des champions, veut éviter tout relâchement en Bourgogne. Certes, Lyon

a étrillé Marseille (4-2) dimanche pour

revenir à hauteur de son rival au classe-

ment. Mais un faux-pas à Dijon rouvrirait

à coup sûr les plaies d'un début de saison

poussif, avec déjà deux défaites et un nul

au compteur. De son côté, Marseille aura

à coeur de se racheter à domicile face à

Strasbourg, après la claque reçue à Lyon et le revers concédé en fin de match contre Francfort (1-2), jeudi, en ouverture de la Ligue Europa. Au Vélodrome, l'OM devra faire le plein de points tout en soi- gnant sa défense, très perméable, pour aborder plus sereinement son déplace- ment ce week-end à Lille, dont l'attaque carbure à plein régime. Déjà seul en tête du championnat, le PSG voudra pour- suivre son sans-faute au Parc des Princes face au promu rémois. Ce sera sans son jeune attaquant Kylian Mbappé, qui purgera son dernier match de suspen- sion après le geste d'humeur commis contre un Nîmois début septembre.

Start (aujourd’hui, 18h) Bordeaux-Lille Caen-Montpellier Dijon-Lyon Marseille-Strasbourg Amiens-Rennes Nîmes-Guingamp (20h) Paris SG-Reims

FOOTBALL

TROPHÉES FIFA-2018

Modric met fin au règne de Ronaldo et Messi

l Après un printemps et un été

au paradis, Luka Modric a été sacré joueur de l'année 2018 par la Fifa, lundi à Londres, à l'issue d'une sai- son de rêve pendant laquelle il a remporté une troisième Ligue des champions consécutive et porté la Croatie en finale de la Coupe du

monde. Le petit meneur de jeu croate met ainsi fin au règne sans par- tage de Cristiano Ronaldo et Lionel Messi, qui trustent les Ballons d'Or et les trophées Fifa depuis maintenant dix ans. Les champions du monde français pourront eux se consoler avec le trophée d'entraîneur de l'année attribué à leur sélectionneur Didier Deschamps, une récom- pense remise par une autre légende française du football, Arsène Wenger. Deschamps a devancé son coéquipier des champions du monde 1998, l'an- cien entraîneur du Real, Zinédine Zidane, détenteur de l'honneur en 2017. «Sans les

joueurs, on ne peut rien faire», a salué Deschamps. «(Ce trophée) c'est le mien, mais c'est surtout

le leur. C'est quelque chose de

personnel, mais c'est avant tout une aventure humaine.» Si aucun Bleu n'a reçu de trophée

individuel lundi, pas même celui

de meilleur gardien attribué au

Belge Thibaut Courtois, préféré à Hugo Lloris, un deuxième techni- cien français a tout de même été honoré. Reynald Pedros a reçu le trophée de meilleur entraîneur d'une équipe féminine pour sa saison fantastique à la tête des Lyonnaises, qui ont conservé leur titre de championnes d'Europe pour la troisième année consécutive.

Photo : DR
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«La meilleure saison de ma vie» Un exploit qu'appréciera Modric, lui aussi vainqueur des trois dernières C1. Le Croate avait été l'homme à tout faire du Real, orientant le jeu des «Merengue» avec brio pendant toute la campagne européenne. Si le Madrilène âgé de 32 ans était le maître à jouer en club, il

s'est mué en général lors de la Coupe du monde en Russie. Portant les «Vatreni», il a écla- boussé la Russie de son talent et de son intelligence au service de sa sélection, devenant encore un peu plus une légende au pays. «C'est un grand honneur et un grand sentiment de me trouver là», a réagi le milieu de terrain. «Ce trophée n'est pas le mien, c'est celui de mes coéquipiers avec le Real et la Croatie, celui aussi de mes entraîneurs dans ces deux équipes.» «Cela a été une saison incroyable, la meilleu- re saison de ma vie», a-t-il ajouté.

«Je ne réalise toujours pas à quel point cette année a été bonne col- lectivement et individuellement. Je suis très fier de tout ce que j'ai réussi cette année. On s'en rap- pellera encore longtemps.»

Sans Ronaldo Le panel de supporters, capi- taines, sélectionneurs et journa- listes a donc privilégié le savoir- faire et l'humilité du petit blond plutôt que le clinquant de son quintuple Ballon d'or de coéqui- pier Ronaldo, ou les statistiques de Mohamed Salah, la machine à marquer de Liverpool. Le Portugais, vainqueur des deux trophées Fifa Best depuis que l'accord entre la Fifa et France Football, fondateur et organisa- teur du Ballon d'Or, a pris fin en 2016, n'a d'ailleurs pas pris la peine de se rendre à Londres. L'Egyptien, lui, était venu: il est reparti avec le Prix Puskas du plus beau but de l'année pour son

slalom dans le derby contre Everton en décembre 2017. Là encore, les champions du monde ont été oubliés: le latéral des Bleus Benjamin Pavard n'a pas été récompensé pour sa reprise

venue d'ailleurs qui avait permis à l'équipe de France, alors menée 2-1, de reprendre le fil de son Mondial, en huitième de finale contre l'Argentine de Messi (4-3). Petite consolation, Raphaël Varane, N'Golo Kanté et Kylian Mbappé ont été nommés dans l'équipe de l'année, aux côtés des Ronaldo, Messi et Eden Hazard. Chez les dames, la Brésilienne Marta a été nommé joueuse de l'année. Au tour maintenant du Ballon d'or de récompenser son joueur de l'année. Reste à savoir

si le Graal des footballeurs rejoin-

dra l'armoire à trophées de Modric. Ce serait en tout cas une première, puisque depuis 2008, Messi et Ronaldo se partagent cet honneur.

FIFA

Le TAS épingle Valcke pour son usage de jets privés

l Le Français Jérôme Valcke,

ancien secrétaire général de la Fifa, suspendu 10 ans pour corruption, utilisait régulièrement des jets pri- vés pour lui et sa famille et a profité de sa position pour aider son fils à décrocher un juteux contrat, selon les conclusions du Tribunal arbitral

du sport (TAS).

Egalement mis en cause dans une affaire de revente de billets du Mondial-2014, Valcke avait été suspendu 12 ans par la com- mission d'éthique de la Fifa. Cette peine a été réduite à 10 ans en appel et confirmée par le TAS le 27 juillet. Entre janvier 2011 et septembre 2013, les vols

en jets privés par des cadres de

la Fifa ont coûté 11,7 M USD (9,9

M EUR), Valcke en étant en

grande partie responsable, selon les attendus de la décision du TAS publiés lundi soir et qui reprennent un mémo interne datant de 2013 et adressé au Français pour lui demander de trouver des solutions «alterna-

tives et moins coûteuses». Durant son mandat de secrétaire général, M. Valcke «a effectué quatre voyages qui ne s'inscri- vaient pas dans la politique de déplacements de la Fifa, car l'usage de jets privés ne répon- dait pas à des exigences de sécurité ou de réduction des coûts et parce qu'il était accom- pagné de membres de sa famille aux frais de la Fifa», peut-on lire. En septembre 2012, le bras droit de Blatter, à l'occasion d'un déplacement à New Delhi, en profite pour visiter le Taj Mahal, en compagnie de sa femme et de l'un de ses fils.

Pour ne pas être arrêté

En juillet 2015, il se rend en jet privé à Saint-Pétersbourg pour participer à une réunion du Comité exécutif et au tirage préli- minaire du Mondial-2018. Il est accompagné de son épouse, de sa fille, ses deux fils et de la nou- nou. A bord, son fils Sébastien

qu'il a fait venir de Sao Paulo à Zurich, «en business aux frais de la Fifa». Le surcoût est évalué par la Fifa à «environ 71 699 USD qui n'ont pas été déduits du salaire de M. Valcke». S'il a utili- sé un jet privé, c'est pour répondre «aux directives de Sepp Blatter de ne pas voyager sur des vols commerciaux pour éviter d'être arrêté», explique Valcke. Quelques mois aupara- vant, des responsables du foot- ball mondial avaient été arrêtés à Zurich, déclenchant le pire scan- dale de corruption de l'histoire de la Fifa. Valcke est également sanctionné pour «conflit d'intérêt» pour avoir abusé de sa position en aidant son fils Sébastien à obtenir une juteuse rémunération, dans le cadre d'un contrat de 709 000 USD entre la Fifa et la socié- té EON, pour l'utilisation d'une prestation de réalité virtuelle durant le Mondial au Brésil. Valcke a notamment communi- qué à son fils des courriels

internes à la Fifa. L'ancien jour- naliste de Canal+ a également été reconnu coupable d'avoir «détruit des preuves». Il a ainsi reconnu avoir «supprimé 1034 documents ou fichiers de son ordinateur professionnel» entre le 24 septembre et le 11 octobre 2015, la veille de rendre son ordi- nateur à la Fifa après avoir été mis à pied puis suspendu. Il avait également «tenté sans succès d'installer un logiciel de suppres- sion de documents». M. Valcke, ainsi que Nasser Al-Khelaïfi, pré- sident du Paris SG et président

directeur général de beIN Media, font par ailleurs l'objet d'une pro- cédure pénale de la justice suis- se pour «corruption privée» en lien avec l'octroi de droits média pour plusieurs Coupes du monde de football. Agé de 57 ans, Valcke est désormais installé dans la région de Barcelone où il

a créé la société OMV Frontline,

spécialisée dans l'événementiel

sportif ou lié à la mode.

Le Soir

d’Algérie

Sports

Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 17

d’Algérie Sports Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 1 7 ITALIE La Juventus et Naples à

ITALIE

La Juventus et Naples à distance en attendant le choc

ITALIE La Juventus et Naples à distance en attendant le choc Déjà détachées en tête du

Déjà détachées en tête du cham- pionnat d'Italie, la Juventus Turin et Naples s'affronteront samedi pour un choc qui vaudra cher. Mais avant ce duel au sommet, elles doivent se frotter à Bologne et Parme ce soir lors de la 6 e journée. Pour la Juventus, l'objectif est de se présenter samedi face à Naples sans avoir perdu le moindre point depuis le début de saison. Pour l'ins- tant, Cristiano Ronaldo et les siens ont fait le plein avec cinq victoires en cinq matchs et il n'est pas prévu de changer de rythme mercredi avec la réception de Bologne (18 e ). Même si Ronaldo semble lancé avec trois buts lors des deux dernières journées, les Turinois se méfieront tout de même. Car Bologne, entraînée par Filippo Inzaghi, s'est débloquée le week-end dernier en mar- quant ses deux premiers buts de la sai- son face à une AS Rome en plein marasme (2-0). Naples de son côté doit gagner contre Parme (10 e ) pour mainte- nir l'écart qui la sépare du leader à un niveau raisonnable avant d'aller le défier à Turin. Les hommes de Carlo Ancelotti, qui comptent actuellement trois longueurs de retard, sont apparus en nets progrès dimanche lors de leur succès 3-1 sur la pelouse du Torino. A Parme, la sensation s'appelle Gervinho, auteur samedi contre Cagliari d'un but extraordinaire qui a montré que l'Ivoirien avait encore des jambes à 31 ans. Alors que l'Inter Milan (9 e ) affrontait hier soir la Fiorentina (3 e ), les autres prétendants à l'Europe, comme l'AS Rome ou l'AC Milan, doivent se réveiller. Pour la Roma, l'urgence est absolue. Les Giallorossi n'ont plus gagné depuis la première journée et ont glissé à une très inquiétante 14 e place avant de recevoir Frosinone (19 e ) mer- credi puis de disputer un derby brûlant samedi contre la Lazio (5 e ). L'AC Milan, qui stagne à la 12 e place, jouera elle jeudi à Empoli en clôture de cette 6 e journée.

Start

Joué hier Inter Milan-Fiorentina Aujourd’hui (20h) (18h) Udinese-Lazio Rome Atalanta Bergame-Torino Cagliari-Sampdoria Gênes Genoa-Chievo Vérone Juventus Turin-Bologne Naples-Parme AS Rome-Frosinone Jeudi 27 septembre (18h) SPAL-Sassuolo (20h) Empoli-AC Milan

HANDBALL

DÉSIGNÉ À LA TÊTE DE L’EN DAMES

Bendjemil s’attend à «un grand chantier»

l Abdelkrim Bendjemil, qui

vient d’être désigné par la Fédération algérienne de handball à la tête de la sélection nationale «dames», a reconnu qu’un grand chantier l’attendait dans sa nouvelle

mission. «C’est un grand chantier qui m’attend, du moment que cette sélection n’a plus activé depuis près de deux années», a déclaré Bendjemil à l’APS. Ancienne vedette de la petite balle algérien- ne, le technicien, qui avait égale- ment eu des expériences comme joueur en France et au Qatar, s’engagera ces jours-ci pour un contrat d’une seule saison. «J’ai tout ficelé avec le président de la Fédération. On a rendez-vous ces jours-ci à Alger pour signer mon

contrat d’une seule saison. J’aurais souhaité travailler plutôt à long terme, mais on verra après, car tout dépendra des résultats réalisés et surtout des conditions de travail qui seront réunies», a ajouté le capitaine légendaire de la glorieuse équipe du MC Oran des années 1980. La première échéance qui attend Bendjemil sera le championnat d’Afrique en décembre prochain. Un rendez- vous qui sera certainement prépa- ré dans la précipitation. «Ce sera évidemment très court pour nous de préparer une équipe compétiti- ve en vue de cette épreuve, mais nous allons faire en sorte de réus- sir la meilleure préparation pos- sible. D’ailleurs, je suis sur le point de ficeler mon programme de pré-

Photo : DR
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paration que je vais remettre au président de la Fédération, lors de notre prochaine réunion», a assu- ré Bendjemil qui a l’avantage de connaître pratiquement toutes les joueuses de l’élite ce qui lui facili- tera certainement la tâche d’arrê- ter sa liste. «Je n’ai pas quitté la scène, et le fait d’être président et entraîneur des U-20 filles de mon association sportive, l’AS Castors, m’a permis de tout connaître sur le handball algérien. Cela va donc m’aider à choisir les joueuses les plus aptes à porter le maillot national», s’est-il réjoui. Bendjemil, en compagnie de quelques anciens joueurs du MCO, avait crée l’AS Castors (Oran), il y a près de cinq années, un club spécialisé dans la forma- tion, mais qui n’a pas tardé à gra-

selon le dernier classement» avait indiqué le patron de la FABa. «Cette fille a travaillé beaucoup en participant à plusieurs évène- ments. Elle s'est sacrifiée, mal- heureusement elle n'a pas pu décrocher son ticket car il y'avait une seule place qui a été prise par Boukessani, la N 1 sur la scène continentale. Aujourd'hui, le nou- veau classement lui permet de prendre part à cette compétition et franchement je suis très heureux pour elle» avait-il estimé. En prévi- sion des JOJ 2018, Boukessani sera engagée dans un tournoi international «Open», prévu du 26 au 30 septembre 2018 à Dubaï (Emirats Arabes Unis). «L'objectif pour Boukessani sera de récolter un maximum de points, ce qui lui permettra d'éviter les tours préli- minaires pendant les JOJ 2018 et de faire son entrée en lice directe- ment à un stade avancé de la compétition» a encore expliqué l'entraîneur national. Boukessani s'est distinguée cette année en glanant dix médailles d'or dans les différentes compétitions internatio- nales «juniors» auxquelles elle a participé. Les JOJ-2018, ouverts uniquement aux athlètes ayant moins de 18 ans, se dérouleront du 6 au 18 octobre prochain, dans la capitale argentine, Buenos Aires.

vir des échelons en remportant des titres au niveau des catégo- ries jeunes. L’équipe des moins de 20 filles, a même animé la pré- cédente édition de la finale de la Coupe d’Algérie de sa catégorie, qui ne lui a, toutefois, pas souri.

JUDO : CHAMPIONNATS

DU MONDE 2018

L’Algérien Lyès Bouyacoub éliminé au premier tour

Le judoka Lyès Bouyacoub (-100 kg), deuxième et dernier représentant algérien aux championnats du monde actuellement en cours à Bakou (Azerbaïdjan) a été éliminé hier, au premier tour de la poule «B», après sa défaite par ippon contre le Tchèque Michal Horak. Un combat expéditif, réglé en seulement 2 minutes et 12 secondes, aux termes desquels le Tchèque a réussi à obtenir la note suprême, se qualifiant ainsi au deuxième tour, où il a affronté le Portugais Jorge Fonseca, qui, lui, a été exempté du premier tour. Une déception pour Bouyacoub (33 ans), qui comp- te parmi les athlètes les plus expérimentés du judo algérien et sur lequel le directeur tech- nique national Salim Boutabcha plaçait de grands espoirs. Le deuxième représentant algérien dans ces Mondiaux-2018 est Fethi Nourine. Il a concouru dans la catégorie des moins de 73 kg où il a commencé par remporter ses deux premiers combats, respectivement contre l'Américain Alexander Turner et le Monténégrin Nikola Gusic avant de buter sur le futur champion du monde, le Coréen An Changrim. Même en ayant franchi les deux premiers tours avec succès, Nourine (27 ans) n'a pas pu prétendre aux matchs de repêchage, pour essayer d'accrocher la 5 e place. Au total, 758 judokas (460 mes- sieurs et 298 dames), repré- sentant 125 pays, participent à cette compétition planétaire qui se déroule du 20 au 27 sep- tembre dans la capitale azérie.

AU COURS D’UNE SYMPATHIQUE RÉCEPTION

Le GS Pétroliers honore l’OM Annaba

En stage de préparation à Alger pour la nouvelle saison sportive, l’Olympique Madinet Annaba (OMA), nouveau sociétaire de la divi- sion Excellence messieurs, a été honoré par le GS Pétroliers lundi. Et c’est au cours d’une collation conviviale qui a réuni les deux équipes, que le club algérois, à l’issue de leur double confrontation amicale, a honoré le staff technique annabi. Hichem Boudrali, Abdelghani Loukil et Hichem Fligha ont ainsi reçu des cadeaux symboliques du staff technique du GSP en plus de l’hommage rendu par Rédha Zeguili au DTS de l’OMA, Amar Bouchami, qui fut un demi-centre de charme des années 1980 sous les couleurs du SR Annaba. Une louable initiative à encourager ! Ah. A.

BADMINTON : JEUX OLYMPIQUES DE LA JEUNESSE-2018

L'Algérienne Linda Mazri «non autorisée» à participer

l La badiste algérienne Linda

Mazri, d'abord qualifiée pour les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ- 2018) prévus au mois d'octobre pro- chain en Argentine «ne pourra fina- lement participer à cette compétition», car les règlements du Comité International olympique (CIO) n'admettent qu'une seule par- ticipante par pays et l'Algérie comp- te déjà Hala Boukessani, a expliqué hier l'entraîneur national Mohamed Idir Mahlous. «La Fédération internationale de badminton nous a adressé une correspondance dernièrement, dans laquelle elle s'est excusée pour l'impossibilité de participation de Linda Mazri aux prochains JOJ» a indiqué ce technicien, ajoutant que les règlements en vigueur ne permettent la participa-

tion que d'une seule joueuse par pays. «Etant donné qu'une autre algérienne était déjà qualifiée pour ces Jeux, en l'occurrence Hala Boukessani, qui avait décroché son billet à la faveur d'un bon classement mondial (19 e ), la parti- cipation de Mazri est automatique- ment tombée à l'eau». La Fédération internationale de bad- minton s'était cependant empres- sée d'annoncer la qualification de Mazri vice-championne d'Afrique en titre, et ce n'est que bien plus tard qu'elle s'est rendue compte que l'Algérie comptait déjà une représentante pour les Jeux de Buenos Aires, en la personne de Hala Boukessani, et c'est là qu'el- le a fini par se raviser. «Nous avons alerté les hautes instances du sport national, notamment, le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) et le Comité olym- pique et sportif algérien (COA) de cette décision» a encore tenu à faire savoir Mahlous. Le président de la Fédération algérienne de badminton avait annoncé le 2 septembre dernier à l'APS, la qua- lification de Mazri au rendez-vous argentin. «Nous avons reçu un communiqué de l'instance mon- diale qui nous a informé que Mazri est retenue pour les JOJ 2018 en Argentine grâce à sa place dans le top 50 mondial des juniors

BASKET-BALL

Réunion FABB-présidents des ligues de wilaya vendredi

Le président de la Fédération algérienne de basket-ball (FABB) se réuni- ra, vendredi 28 septembre, avec les présidents des ligues de wilaya. La réunion, qui aura lieu au Centre de préparation des équipes nationales de Souidania, sera consacrée au démarrage de la nouvelle saison sportive et du festival national du jeune basketteur qui aura lieu cette année à Blida au mois de décembre prochain.

Ah. A.

Le Soir

d’Algérie

D é te n t e

Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 18

D é te n t e Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 18 M O T

M

O T S F L É C H É S

Par Tayeb Bouamar

Par Tayeb Bouamar

Son nom ---------------- Son ex-club Son prénom Airs Sombres ---------------- Désirs ----------------
Son nom
----------------
Son ex-club
Son prénom
Airs
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Désirs
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Libéra
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Opéré
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Belle-fille
Mélodie
----------------
----------------
----------------
Conjonction
Sous-pré-
Près de
----------------
Mesures
fecture
Tiaret
Purs
Périmètre
Conviendra
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----------------
----------------
Article
----------------
Bagarre
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Meitnerium
----------------
Traîne
Humiliés
Pressant
----------------
----------------
Ternir
Essai
Roue à
Pays
Parfum
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----------------
----------------
----------------
Gallium
Tourner
Pays
Négation
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Berge
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Espèce
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----------------
----------------
Sentinelle
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Métal
Article
Article
Subtil
Lézard
----------------
----------------
----------------
----------------
Sélénium
Pli
Héritage
----------------
----------------
Culture
Regret
Boisson
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Basse
Mesure
Poème
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----------------
Gâté
Article
----------------
----------------
Séaborgium
Rappel
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Lanthane
Fruit
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Tantale
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----------------
----------------
Panorama
Egaré
Note
Son club
Son pays
----------------
Cité antique

E N U M É R A T I O N

Ces colonnes abritent les noms de quatorze joueurs du CABB Arréridj (2018/2019). Une lettre ne

Ces colonnes abritent les noms de quatorze joueurs du CABB Arréridj (2018/2019). Une lettre ne peut être cochée qu’une seule fois. Définition du mot restant = «Transfuge du WABoufarik»

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1- CHAOUCHI 2- ZITI 3- ZERARA 4- GUITTOUNE 5- AGGOUNE

6- ZIAD

10- NEMDIL

7- CHAOUTI

11- MELLAL

12- DJAHNIT

8- TEBBI

13- KHERIFI

9- ATHMANI

14- GHERBI

IHATFEM=TNATSERTOM

F A I T E S L E T r i

Etablissez les bonnes relations Exemple : A7

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BÉJAÏA

 

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2J-1I-3H-5G-9F-01E-8D-6C-4B-7A:NOITULOS

SSOO LL UU TT II OO NN SS SSOO LL UU TT II OO NN SS SSOO LL UU TT II OO NN SS

MMOOTTSS FFLLÉÉCCHHÉÉSS

ENDROIT-BOULES-I

MMOOTTSS FFLLÉÉCCHHÉÉSS

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ACCOMMODEMENTS-P

MIRE-SONDER-BETE

TARE-USITE-A-ANS

ROUTE-US-OUI-C-E

BCA-GOUTER-TENIR

ARA-C-ILS-SNAPAP

AUBE-DT-FIT-PAIR

IE-BOUGEE-MURENT

HE-URINE-SAINE-E

B-A-TERMES-BONDS

A-CAR-RE-REINE-A

A-ETIRA-VILES-CC

IN-DECRIE-FE-D-P

REMISE----IR-CRI

 

NEGLIGE-FOULE-RI

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CR-LOI-POULE-DON

SECONDE-GALERE-C

MUSE-P-----TATAI

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ERGOT-MONTE-POSE

ERE-VRAIS-PANE-Q

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-ART-HORDE-MEMES

DE-POE-L-PERE-SU

UELE-BENNES-PO-V

CIE-LA-TE-GARE--

E-ALITE-CARIE-EE

DRU-DERIDE-RATEE

HS-MARCA-TOLE-AS

ARGILE-TORDE-PR-

IA-DE-LES-BATIES

E-SEVERITE-I-IRA

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RASSEMBLEMENT-AS

PRESIDENTIELLES-

Le Soir

d’Algérie

D é te n t e

Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 19

D é te n t e Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 19 M O T

M O T S F L É C H É S G É A N T S

Par Tayeb Bouamar

Arbres ---------------- Roche Note Touchée Port belge ---------------- ---------------- ---------------- Dans
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Pays
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Cérium
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Molybdène
Clair
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Néon
Néptunium
Etuis
Exprimés
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Palier
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Titres
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Entourés
Mettre
Boutique
Cobalt
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Bien sûr
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Détériora
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Bovidé
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Détruire
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Arsenic
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Pénurie
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Caisson
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Végéter
Trempe
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Xénon

Le Soir

d’Algérie

Publicité

Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE

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d’Algérie Publicité Mercredi 26 septembre 2018 - PAGE 21 LE SOIR DE L’IMMOBILIER APPARTEMENTS LOCATIONS LOCAUX

LE SOIR DE L’IMMOBILIER

26 septembre 2018 - PAGE 21 LE SOIR DE L’IMMOBILIER APPARTEMENTS LOCATIONS LOCAUX COMMERCIAUX

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NECROLOGIE

 
 

DÉCÈS

La veillée funèbre et l’enterrement auront

lieu respectivement mercredi au soir à son domicile familial et jeudi 27 à partir de 12h, à son village natal sis à Timeguernounine, Aït-Mahmoud, Ath-Dwala. At Ig Rebbi di tesga n Talwit. GR/B13

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Les familles Chelil, Dehilès, Koubbi, Dekli et alliés ainsi que le personnel «Goutte-d’Or Voyage» ont la douleur de faire part du décès, à Paris, à l’âge de 87 ans,

de Chelil Djouher née Fakheur La dépouille arrivera le 27 septembre 2018 à 10h30, à l’aéroport Houari- Boumediène (Alger). L’enterrement aura lieu le vendredi 28 septembre 2018 à 12h, à Tizi-Hibel, commune d’Aït-Mahmoud, Tizi- Ouzou. A Dieu nous appartenons, à Lui nous retournons.

 

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PENSÉES

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Cela fait déjà trois ans que tu nous as quittés brutalement, après un combat mené courageusement, pour t’envoler ver le Ciel dignement. Trois années sont passées et la douleur de ta disparition reste incommensurable. En cette douloureuse occasion, ton frère et ami Boukha demande à tous ceux qui t’ont connu et aimé d’avoir une pieuse pensée à ta mémoire. Repose en paix Omar Tu seras à jamais vivant dans nos cœurs.

et aimé d’avoir une pieuse pensée à ta mémoire. Repose en paix Omar Tu seras à

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La famille Khalès de Timeguernounine, Aït-Mahmoud a l 'immense douleur de faire part du décès de Khalès Hocine survenu à Paris le 21 septembre 2018, à l’âge de 75 ans. L'arrivée du corps est prévue pour le

mercredi 26 septembre à 12h, à l'aéroport Houari-Boumediène.

 

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