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Concerto pour saxophone et orchestre à cordes en mi bémol majeur, op.

109-bis d’Alexandre Glazunov

Rapide Biographie : Alexandre Konstantinovich Glazounov (10 Août 1885 – 21 mars 1936)
A. Glazunov est un compositeur russe qui était aussi chef d’orchestre et professeur de
musique au conservatoire de Petrograd. Il deviendra par la suite directeur du
conservatoire de St-Petersburg, dans une période où Dimitri Chostakovitch y était
étudiant. Il appartient à la période post romantique russe. Son travail de compositeur
est influencé par Rimski-Korsakov pour sa virtuosité orchestrale, Tchaïkovski pour son
lyrisme et Taneïev pour son habileté contrapuntique. Certaines de ses œuvres sont
considérées comme démodées par des compositeurs russes plus jeunes, comme
Prokofiev et Chostakovitch, mais ils admettent tout de même qu’il reste un
compositeur à la stature importante.

Le concerto :
C’est le cinquième et le dernier concerto composé par Glazunov, le 25 novembre
1934. C’est donc une œuvre qui marque la fin de sa vie. Il s’est aidé du saxophoniste soliste Allemand
Sigurd Raschèr afin de pouvoir retranscrire ses idées musicales le plus parfaitement possible sur
l’instrument. Il n’aurait cependant jamais entendu lui-même le résultat final, car la première
représentation officielle de l’œuvre à Paris s’est déroulée qu’après sa mort. Par la suite, une réduction de
l’orchestre pour le piano a été effectuée par A. Petiot. De nos jours, le concerto de Glazunov est une
œuvre incontournable pour le répertoire du saxophone « classique ». Les interprétations diverses et
variées des plus grands solistes font toujours débats, certains voulant respecter scrupuleusement les
indications sur la partition, et d’autre jugeant que celles-ci ne représentent pas forcément ce que
Glazunov voulait, puisqu’il n’a jamais vraiment entendu le résultat final de sa pièce

Ce concerto ce joue d’un trait en un mouvement, mais est analytiquement divisé en cinq sections.
« Allegro moderato » en mi bémol majeur en 4/4: le thème d’un caractère monumental exposé par
l’orchestre puis repris par le saxophone qui lui donne l’air plus lyrique. « Allegretto scherzando » en sol
mineur, est le second thème du concerto. Il joue sur l’élégance de l’ornementation. « Andante » en do
bémol majeur, en 3/4: épisode chantant et sombre, dont le développement fait référence à la
Symphonie Manfred de Piotr Tchaïkovski. La Quatrième partie est une cadence expressive, mettant en
valeur la virtuosité du soliste et amenant à la cinquième et dernière partie du concerto, « Allegro » en do
mineur, en 12/8 : c’est un fugato dansant qui reprend tous les thèmes déjà présentés. La pièce se
termine par une Coda virtuose, qui offre une fin triomphante.

Sources :

- LEMAIRE Frans C., La musique du XXe siècle en Russie et dans les Anciennes République
soviétique ; Paris, Fayard, 1994

- SOBCHENKO André, Article du « The saxophone journal » ; Septembre 1997