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ENSEIGNEMENT D’EXPLORATION SCIENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES

Programme 2010

Collection Fraisse-D’Olimpio

2
2
ET SOCIALES Programme 2010 Collection Fraisse-D’Olimpio 2 Livre du professeur Sous la direction de Stéphanie

Livre du professeur

Sous la direction de

Stéphanie Fraisse-D’Olimpio

Patrick Cotelette

Lycée Fustel de Coulanges, Strasbourg (67)

Michèle Fialon-Melois

Cité scolaire internationale, Lyon (69)

Stéphanie Fraisse-D’Olimpio

Lycée Aliénor d’Aquitaine, Poitiers (86)

Philippe Gillig

Lycée Schuman, Haguenau (67)

Éric Le Floch

Lycée Alfred de Vigny, Loches (37)

Sylvain Leder

Lycée Edgar Poe, Paris (75)

Igor Martinache

Université Lille 2, Lille (59)

Grégory Martinez

Lycée Lucie Aubrac, Courbevoie (92)

François Porphire

Lycée Jacques Feyder, Épinay-sur-Seine (93)

Annabelle Poulain

Lycée Saint-Michel de Picpus, Paris (75)

Conseiller scientifique

Jean-Claude Legal

Sciences Po, Paris (75)

Poulain Lycée Saint-Michel de Picpus, Paris (75) Conseiller scientifi que Jean-Claude Legal Sciences Po, Paris (75)
Poulain Lycée Saint-Michel de Picpus, Paris (75) Conseiller scientifi que Jean-Claude Legal Sciences Po, Paris (75)

Sommaire

THÈME 1 MÉNAGES ET CONSOMMATION

Chapitre 1

Comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs ?

3

Chapitre 2

La consommation : un marqueur social ?

9

THÈME 2 ENTREPRISES ET PRODUCTION

Chapitre 3

Qui produit des richesses ?

13

Chapitre 4

Comment produire et combien produire ?

17

THÈME 3 MARCHÉS ET PRIX

Chapitre 5

Comment se forment les prix sur un marché ?

22

Chapitre 6

La pollution : comment remédier aux limites du marché ?

26

THÈME 4 FORMATION ET EMPLOI

Chapitre 7

Le diplôme : un passeport pour l’emploi ?

31

Chapitre 8

Le chômage : des coûts salariaux trop élevés ou une insuffisance de la demande ?

36

THÈME 5 INDIVIDUS ET CULTURES

Chapitre 9

Comment devenons-nous des acteurs sociaux ?

41

Chapitre 10 Comment expliquer les différences de pratiques culturelles ?

45

Le code de la propriété intellectuelle n’autorise que « les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » [article L. 122-5] ; il autorise également les courtes citations effectuées dans un but d’exemple ou d’illustration. En revanche « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » [article L. 122-4]. La loi 95-4 du 3 janvier 1994 a confié au C.F.C. (Centre français de l’exploitation du droit de copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris), l’exclusivité de la gestion du droit de reprographie. Toute photocopie d’œuvres protégées, exécutée sans son accord préalable, consti- tue une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. © Éditions Belin, 2010

tue une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. © Éditions Belin,

Code : 983052

CHAPITRE 1
CHAPITRE
1

Comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs ?

[p. 9-28 du manuel]

Rappel des objectifs

du programme : « Après avoir constaté que le revenu disponible se répartit entre consomma- tion et épargne et évoqué les différentes formes d’épargne, on montrera à partir de données chiffrées simples que la consom- mation des ménages dépend à la fois du niveau de leur revenu et du prix des biens. On mettra en évidence les effets dans le temps de l’évolution du pouvoir d’achat sur la structure de la consomma- tion des ménages. On initiera les élèves à interpréter les valeurs significatives que peuvent pren- dre les élasticités (prix et revenu) pour quelques types de biens en mettant en évidence l’intérêt de cet outil pour l’économiste ».

Notions : Revenu dispo-

nible, consommation, épargne, pouvoir d’achat.

Ce chapitre est découpé en quatre thèmes, l’enseignant pourra procéder à des choix de documents dans chaque dossier sans perdre en cohérence :

Le dossier 1 (Comment le niveau de revenu des ménages affecte-t-il la com-

position de leur budget ?) présente d’abord une première intuition des écarts de revenus entre ménages et de leurs conséquences sur le niveau et le contenu de leur consommation (Découvrir 1). Les élèves découvriront ensuite la notion de revenu disponible et de pouvoir d’achat. Enfin, une étude de l’évolution des budgets des ménages dans le temps permet d’évoquer la loi d’Engel et de l’ap- pliquer à l’analyse du poids des dépenses contraintes selon le niveau de revenu (Comprendre 1).

Le dossier 2 (Comment les ménages arbitrent-ils entre épargne et consom-

mation ?) présente l’idée d’arbitrage entre consommation et épargne et introduit la notion de crédit à la consommation (Découvrir 2). Le « Comprendre » permet d’analyser différents facteurs qui agissent sur le taux d’épargne des ménages en insistant sur le critère de l’âge, sur l’importance de l’épargne de précaution ou du modèle économique. La notion de propension à consommer est présentée à travers une étude de cas (Comprendre 2).

Le dossier 3 (Comment la consommation réagit-elle aux variations du revenu

des consommateurs ?) aborde la question du lien entre revenus et budget à travers le prisme des cadeaux en période de ralentissement de la croissance (Découvrir 3). Le « Comprendre 3 » reprend ensuite trois situations qui permet- tent aux élèves de mesurer l’impact de la variation du revenu sur la demande des agents économiques. Le dernier document permet d’aborder simplement les élasticités-revenu de la demande.

Le dossier 4 (Comment les individus adaptent-ils leur consommation aux

variations des prix ?) doit permettre aux élèves d’établir un lien entre variation des prix et variation de la demande. Cette question est abordée à travers l’exem- ple de l’accroissement du prix des cigarettes (Découvrir 4) puis plusieurs exem- ples sont mobilisés pour montrer l’impact d’une hausse des prix et d’une baisse des prix sur la consommation de biens normaux. Ensuite, à travers l’exemple des produits hard discount, les élèves réfléchiront à l’impact des hausses de prix sur la consommation de biens inférieurs. Un petit exercice permettra d’appliquer des calculs d’élasticité-prix.

Le Grand Angle (Prix de l’essence et modification de la consommation des

ménages) aborde l’impact de l’accroissement du prix de l’essence sur la consom-

mation d’énergie des ménages français.

DOSSIER 1 Comment le niveau de revenu des ménages affecte-t-il la composition de leur budget ? Comment le niveau de revenu des ménages affecte-t-il la composition de leur budget ?

DÉCOUVRIR

[p. 10-11]

« Mener grand train » ou « rester à quai »

Parcours possible : privilégier les documents 3 et 5 pour faire ressortir que les « choix » de consommation sont contraints par le revenu et l’héritage.

ACTIVITÉS

1 » Le document met en évidence les inégalités dans la

consommation de biens (logement, piscine) et de ser- vices (eau potable, électricité…).

2 » Les deux personnages, bien qu’ils attendent tous

deux un service de transport, ne consomment pas le même type de service (le taxi est plus confortable, rapide et onéreux que le bus).

3 » Non, tout dépend de ses revenus : certes, la Bugatti est

impayable pour l’immense majorité de la population mais pas pour les multimillionnaires. Les choix des consomma-

teurs sont donc faits sous contrainte de revenu.

4 » Plus les revenus sont élevés et plus la consommation

de biens et services de technologie est répandue.

5 » Non, cela dépend des crédits que le ménage a en

cours, des différents loyers qu’il doit payer ou non chaque mois, tout ceci étant en grande partie fonction de l’héritage reçu. Un même niveau de revenu peut donc se traduire par un niveau de vie très différent.

COMPRENDRE

[p. 12-13]

Parcours possible : partir du dessin (doc. 2) pour remettre en cause les prénotions sur le pouvoir d’achat puis relier les doc. 3 et 4 à la loi d’Engel.

DOCUMENT 1

1 » Ménage 1 : pas d’impôt sur le revenu ; cotisation

sociale non précisée Ménage 2 : cotisations sociales (800 + 1 500 ) ; 1 100 d’impôt sur le revenu

Ménage 3 : idem que ménage 1

2 » Non, les revenus proviennent aussi de la détention

d’un capital ou encore des administrations publiques sous la forme d’allocations diverses.

Ménage 1 : revenu du travail (750 ) ; des APU (500

+ 80 + 288 )

Ménage 2 : revenu du

travail (3 000 + 5 000 ) ; de la

propriété (550 + 450 ) ; des APU (113 )

Ménage 3 : revenu du travail (650 ) ; des APU (360

+ 288 )

3 » Ménage 1 : RD = 750 + 500 + 80 + 288 = 1 618

Ménage 2 : RD = 3 000 + 5 000 + 550 × 2 + 450 + 113 – 800

– 1 500 – 1 100 = 6 263

Ménage 3 : RD = 650 + 360 + 288 = 1 298 C’est donc le ménage 2 qui a le revenu disponible le plus élevé.

DOCUMENT 2

1 » La pente symbolise le pouvoir d’achat et suggère qu’à cause de l’inflation il est plus difficile de faire ses courses. L’inflation semblerait donc réduire le pouvoir d’achat.

2 » Dans ce cas le revenu a augmenté plus vite que les prix et donc la pente ne sera plus raide, au contraire elle sera descendante.

3 » De 5,21 % car il faut que leurs revenus augmentent

à la même vitesse que l’inflation.

DOCUMENT 3

1 » En 1960, les ménages français consacraient 38 % de leurs dépenses à l’alimentation

2 » Coefficient budgétaire qui a le plus diminué : l’ali- mentation et l’habillement ( – 35 % environ). Le plus augmenté : la santé puis les transports

3 » Non, ils mangent sans doute plus aujourd’hui qu’il

y a 50 ans. Ce qui a diminué c’est la part des dépenses alimentaires dans le budget des ménages.

DOCUMENT 4

1 » Ce sont ménages les plus aisés qui dépensent le plus en valeur absolue comme le souligne le texte.

2 » Si on ne s’intéresse plus au montant en valeur absolue mais à la part des dépenses en énergie dans le revenu, ce sont cette fois les ménages les plus modestes (14,9 % contre 5,9 % pour les 20 % les plus aisés).

3 » Oui, car l’énergie fait partie des biens et services de base qui participent à l’entretien physique des individus. Elles doivent donc augmenter moins que proportionnel- lement avec le revenu.

DOSSIER 2 Comment les ménages arbitrent-ils entre épargne et consommation ? Comment les ménages arbitrent-ils entre épargne et consommation ?

DÉCOUVRIR

Cigale ou fourmi ?

Parcours possible : Partir des documents 1 et 5 afin de pré- senter la notion d’épargne puis aborder la question des crédits et du surendettement via les documents 2, 3 et 4.

[p. 14-15]

4 ❯❯ COMMENT LES REVENUS ET LES PRIX INFLUENCENT-ILS LES CHOIX DES CONSOMMATEURS ?

ACTIVITÉS

DOCUMENT 3

1» L’argent de poche a 2 utilisations possibles : la consom- mation (« dépense ») ou l’épargne (« économise »).

2 » Oui, il suffit d’emprunter à une banque ou à des pro- ches. Le paiement échelonné sans frais permet d’éviter de puiser dans l’épargne.

3» Épargner permet de maintenir plus ou moins constante sa consommation lorsqu’un individu connaît une baisse ou une suppression de ses revenus (en cas de chômage, de maladie, de faillite…) ou lorsque des dépenses imprévues se font jour (accidents, dégâts, maladie…)

4 » Le surendettement survient justement lorsque les ménages n’ont que peu voire pas d’épargne et qu’ils vivent à crédit. Le surendettement constitue donc un « souci » supplémentaire causé par l’insuffisance d’épargne.

5 » Non, il existe de nombreuses manières de placer son épargne : certes, le déposer dans des livrets bancaires mais aussi souscrire des actions ou des obligations.

COMPRENDRE

[p. 16-17]

Parcours possible: commencer par isoler à chaque fois un grand déterminant du taux d’épargne (doc. 1 et 3), puis affiner l’analyse en comparant France et États-Unis (doc. 2 et 4).

DOCUMENT 1

1 » En France en 2003, les ménages dont la personne de référence a plus de 70 ans épargnent en moyenne, avant transferts privés, 26 % de leur revenu disponible.

2 » Le taux d’épargne augmente globalement avec l’âge. Cela s’explique par le fait que les jeunes en géné- ral touchent des revenus plus faibles (liés au début de la carrière) et en outre n’ont pas encore constitué de patrimoine : pour le logement par exemple ils doivent soit payer un loyer, soit rembourser un emprunt. Cette dernière situation explique le taux d’épargne négatif pour les moins de 30 ans. La légère baisse observée entre 60 et 69 ans peut s’expliquer par le passage à la retraite et la baisse de revenu généralement associée.

3 » On constate que le taux d’épargne des moins de 30 ans dépend fortement des transferts privés. Avant ces derniers, le taux d’épargne est carrément négatif (ils consomment en moyenne 110 % de leur revenu disponi- ble). C’est grâce aux aides qu’ils reçoivent de leurs aînés qu’ils peuvent avoir au final un taux d’épargne positif.

DOCUMENT 2

1 » Le taux d’épargne des ménages français en 2009 était en moyenne 4,25 fois (17/4) plus élevé que celui des Britanniques.

2 » La crise et la montée du chômage (épargne de pré- caution) ; hausse des revenus, notamment des revenus sociaux et des aides publiques ; niveau élevé des taux d’intérêt sur des placements peu risqués (placement financier) ; la hausse potentielle des prélèvements obliga- toires (hypothèse psychologique fragile néanmoins…)

1 » B&C : 13,3 % ; Chou&Lou : 23,75 % ; D&V : 55,6 % ; B :

4,4 %.

2 » On constate bien que le taux d’épargne augmente en fonction du revenu.

3 » Par conséquent, le montant épargné (en valeur absolue) augmente plus que proportionnellement avec le revenu (il s’agit de la « loi psychologique fondamen- tale » de Keynes).

DOCUMENT 4

crédit, donc à

l’endettement.

2 » Cela signifie que le montant de leurs emprunts est au moins égal au montant de leur revenu disponible.

3 » Un taux d’épargne élevé, comme aux États-Unis, est révélateur d’un mode de vie basé sur une hyperconsom- mation de masse : les ménages cherchent à tout prix à consommer, même s’ils n’ont pas les revenus suffisants. Inversement, une culture de la modération et de la fru- galité se traduira par un taux d’épargne élevé.

1 »

Il

est

financé

par le recours au

DOSSIER 3 Comment la consommation réagit-elle aux variations du revenu des consommateurs ? Comment la consommation réagit-elle aux variations du revenu des consommateurs ?

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Les cadeaux en période de vaches maigres

Parcours possible : établir un lien entre variation des reve- nus et variation de la consommation avec le document 2 (voire 5) et montrer le contenu culturel des choix avec le document 3.

[p. 18-19]

ACTIVITÉS

1 » Ces deux objets illustrent le recyclage de biens d’oc- casion. Les cadeaux sont ici des achats de biens déjà utilisés.

2 » Les Français réduisent plus facilement leur budget cadeau que celui affecté au repas de Noël car le repas est un moment de convivialité en famille marqué par cer- tains rituels et certains plats spécifiques à cette période de l’année (foie gras par exemple). Les cadeaux de Noël répondent plus à une logique de don/contre-don, quelle que soit leur valeur.

3 » Le troc correspond à un échange de biens entre eux,

tandis que l’achat d’un cadeau d’occasion se fait contre un paiement monétaire.

4 » Le cadeau d’occasion est mieux accepté socialement

car il permet de faire des économies tout en recyclant des biens qui autrement ne serviraient à rien. Il permet

en définitive de faire circuler plus de biens dans une économie ce qui est favorable à l’échange, au renouvel- lement, aux économies et à l’environnement. Logiques auxquelles sont de plus en plus sensibles les citoyens.

5» La stagnation ou la baisse des revenus favorise le déve- loppement de sites de vente d’occasion par internet (ici Price Minister) et de magasins spécialisés dans la revente de biens d’occasion (ici Easy Cash ou Happy Cash).

COMPRENDRE

[p. 20-21]

Parcours possible : choisir entre les documents 1, 2 ou 3 puis faire une application avec le document 4.

DOCUMENT 1

1 » Les parts de marché des voitures économiques sont

passées de 45 à 57 % entre l’année 2007 et le premier trimestre 2009 en France, alors qu’à l’inverse, les parts

de marché des voitures de gamme moyenne inférieure et supérieure baissaient respectivement de 6 et 3 points de pourcentage.

2 » La « prime à la casse » concerne les véhicules de plus de 10 ans. Elle est versée en contrepartie de l’achat d’un véhicule neuf et permettait jusqu’au 31 décembre 2009, de recevoir 1 000 euros pour tout achat de véhicule dont les émissions de dioxyde de carbone sont inférieures ou égales à 160 grammes de CO²/km. Au cours de l’an- née 2010, le montant de la prime est passé à 700 puis 500 euros (pour 155 grammes de CO 2 /km).

3 » La stagnation du pouvoir d’achat incite à l’achat de

voitures moins coûteuses mais aussi moins consomma- trices d’essence. En outre, les ménages sont d’autant plus sensibles à la prime à la casse que leur revenu est faible car la somme proposée apparaissait alors plus incitative.

DOCUMENT 2

1 » La progression de la consommation de champagne

s’explique par la progression des revenus de la popula- tion. Elle provient aussi de la présence d’expatriés dans le pays qui participent à la diffusion du champagne, signe de réussite sociale. Le champagne apparaît de plus en plus comme la boisson qui permet de célébrer les moments importants (mariages chinois).

2 » Certains vins effervescents (italiens, australiens…)

se substituent au champagne car ils sont moins chers et de qualité satisfaisante. Ce ne sont pourtant que des

substituts imparfaits car l’image du champagne reste très spécifique.

DOCUMENT 3

1 » Le budget moyen des Français est en baisse de plus

de 200 euros entre février 2008 et mai 2009. Cette baisse

est particulièrement visible chez les ménages les plus modestes. Cette réduction du budget vacances se traduit par une réduction de la durée des séjours voire par des non-départs (usage des chiffres).

2 » Lorsque les revenus des ménages diminuent, la part

des dépenses consacrées aux loisirs (ici les vacances) baisse. On retrouve bien la relation établie par la loi d’Engel.

DOCUMENT 4

1 » Taux de variation de la consommation des biens

Pain : – 23,9 % ; pommes de terre :

– 19,9 % ; yaourts : + 1,55 % ; vins courants : – 70 % ; vins

AOC : + 56,38 % ; eaux minérales : + 195,4 % ; niveau de

vie individuel moyen : + 36,33 %

2 » Calcul élasticité – revenu : variation conso. biens/

variation revenu ; Pain : – 23,9/36,33 = – 0,66 ; pommes de terre : – 19,9/36,33 = – 0, 55 ; yaourts : 0,04 ; vins courants :

entre 1980 et 2007 :

1,93 ; vins AOC : 1,55 ; eaux minérales : 5,38.

3

» Biens inférieurs (élasticité revenu (e) < 0) : pain,

pommes de terre, vins courants. Biens normaux (0 < e < 1) : yaourts. Biens supérieurs (e > 1) : vins AOC, eaux minérales.

DOSSIER 4 Comment les individus adaptent-ils leur consommation aux variations des prix ? Comment les individus adaptent-ils leur consommation aux variations des prix ?

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[p. 22-23]

La cigarette ne fait plus un tabac

Parcours possible : privilégier les documents 3 et 4 pour établir le lien entre variation des prix et de la consomma- tion et donner une intuition de l’élasticité-prix.

ACTIVITÉS

1 » L’État intervient par la loi (Loi Veil en 1976, Loi Evin

en 1991) et ici l’interdiction de fumer dans tous les lieux fermés et ouverts accueillant du public ou qui consti-

tuent des lieux de travail… décret de 2006 qui prévoit une application en deux temps (généralisé en 2008).

2 » L’indice des prix du tabac passe de 70 en 1980 à 224

en 2007, soit une progression de ((224 – 70) / 70) × 100)=

220% ; sur la même période, la consommation en gram- mes passe de 7,2 à 2,5 soit une baisse de 65,3 %.

3 » Ce sont les plus diplômés et les actifs les plus aisés qui

ont le plus arrêté de fumer entre 2000 et 2007 alors que le

prix des cigarettes augmentait de 3,20 euros à 5,30 euros. Ainsi en 2007, 37 % des cadres sont d’anciens fumeurs

6 ❯❯ COMMENT LES REVENUS ET LES PRIX INFLUENCENT-ILS LES CHOIX DES CONSOMMATEURS ?

contre seulement 20 % des chômeurs. Les plus diplômés sont aussi sensibles aux campagnes d’information.

4» Les ménages les moins aisés paraissent peu sensibles à l’évolution du prix des cigarettes puisque 49% des ména- ges du premier décile sont fumeurs contre 27 % des ména- ges du dernier décile. Les écarts se sont même accentués entre groupes. Cela peut s’expliquer par la situation de stress engendrée par la précarité ou le chômage et à une moindre sensibilité aux messages préventifs.

5 » Les fumeurs contournent l’augmentation des prix

des paquets de cigarettes en achetant des cigarettes à rouler. Ils peuvent aussi acheter à l’étranger physique- ment ou par l’intermédiaire de sites internet.

COMPRENDRE

[p. 24-25]

Parcours possible : Débuter par le document 1, privilégier une application intuitive de l’élasticité-prix avec le docu- ment 2 ou plus appliquée avec le document 4.

DOCUMENT 1

1 » Le prix des vaccins augmente car à la suite d’une contamination chez l’un des deux fournisseurs du marché américain, l’offre de vaccins devient insuffisante par rapport à la demande.

2 » L’entreprise Med-Stat a parié que les individus achè-

teraient leurs vaccins même si les prix augmentaient fortement. Cela montre bien que la demande de vaccin réagit finalement peu à la variation des prix : elle est donc assez insensible aux prix.

3 » Si le prix des céréales était multiplié par 10 comme

l’a été celui des vaccins, il est très probable que les consommateurs décident de consommer d’autres pro- duits pour leur petit-déjeuner (pain, yaourts…). La demande est donc plus sensible au prix dans ce cas car il existe des biens qui peuvent se substituer aux céréales

alors que dans le cas des vaccins il s’agissait pour les consommateurs d’une question vitale. La demande est alors forcément moins élastique au prix.

DOCUMENT 2

1» Taux de variation du nombre d’abonnements entre 2003 et 2004 : ((15 910 – 3 680) / 3 680) × 100 = 332,4 %.

2 » La demande d’abonnement des Algériens est très

élastique au prix puisqu’une baisse des tarifs nationaux de 69 % et internationaux de 74 % s’est traduite par une progression des abonnements de 332,4 %.

3 » Le taux d’équipement moyen des Français en télé-

phone portable est de 79 % (90 % pour les 12-24 ans), ce qui indique une situation proche de la saturation de la demande. On peut donc supposer que la demande d’abonnement des Français sera moins élastique à la réduction des tarifs que celle des Algériens moins équi- pés. À l’inverse, les Français seront moins sensibles à une hausse des prix car le téléphone portable n’est plus un bien de luxe pour eux mais un bien normal.

DOCUMENT 3

1 » Taux de variation des parts de marché du hard-dis- count entre 2001 et 2008 : ((14 – 10) /10) × 100 = 40 %.

2 » Le chiffre d’affaires et les parts de marché des hard-

discount se sont accrus alors que le prix d’un panier moyen de produits hard-discount s’accroissait de 9 à 17 % selon l’enseigne. Ceci s’explique par la baisse du pouvoir d’achat des ménages qui préfèrent acheter ces biens hard-discount qui restent moins chers que des produits de supermarchés, en dépit de leur hausse récente.

3 » Les produits hard-discount sont des biens inférieurs

car leur consommation augmente lorsque le revenu des ménages stagne ou baisse.

DOCUMENT 4

1 » Calcul de la variation du prix des billets première

classe : ((180 – 150) / 150) × 100) = 20 %. Calcul de la varia-

tion du nombre de billets demandés en première classe lorsque le prix passe de 150 à 180 euros : ((810 – 950)/ 810) × 100 = 17,28 %. Calcul de l’élasticité – prix : taux de variation de la demande d’un bien/taux de variation du prix de ce bien : – 17,28 %/20 % = – 0,864.

2 » Calcul de la variation du prix des billets de seconde

classe : ((120 – 100) / 100) × 100) = 20 %. Calcul de la varia- tion du nombre de billets demandés en seconde classe

lorsque le prix passe de 100 à 120 euros : ((850 – 1 200) / 1 200) × 100) = − 29,17 %. Calcul de l’élasticité – prix :

– 29,17 %/ 20 % = – 1,46.

3 » La demande de billets de seconde classe est bien

plus sensible à la hausse des prix que celle de billets de première classe. Cela s’explique en partie par le fait que les billets de première classe sont souvent achetés pour des séjours d’affaires dont il est difficile de modifier la date. À l’inverse, la demande de billets de seconde classe est plus sensible au prix car les passagers peuvent opter plus facilement pour le train (Nice-Paris en TGV) ou changer les dates de séjour s’il s’agit de voyages non- professionnels.

de séjour s’il s’agit de voyages non- professionnels. GRAND ANGLE Prix de l’essence et modification de

GRAND ANGLE

Prix de l’essence et modification de la consommation

des ménages

[p. 26-27]

Parcours possible : Utiliser la fiche méthode 9 pour analy- ser les évolutions de la demande d’essence internationale- ment (doc. 1) puis nationalement (doc. 2). Puis comprendre l’inélasticité de la demande d’essence nationalement en relevant les trois autres baisses de demande liées au prix de l’essence.

»La relation entre prix et consommation de carburant

1 » Il existe une corrélation négative entre le prix de

l’essence et la consommation d’essence : quand le prix de l’essence est élevé, la consommation d’essence est

faible. Par exemple, en 2007, un Américain consomme en moyenne 1,35 gallon d’essence par jour au prix de 3 le gallon tandis qu’un Français consomme en moyenne 0,2 gallon d’essence par jour au prix de 7,50 .

2 » La corrélation négative entre prix de l’essence et consommation d’essence ne s’observe pas parfaitement en France. De 1990 à 2000, on constate au contraire une corrélation positive : tandis que le prix de l’essence aug- mente de 33 % de 1995 à 2000, la consommation totale augmente 10,5 %. Malgré tout, on observe une corréla- tion négative sur la période allant de 2003 à 2006 : tandis que le prix de l’essence augmente de 28 %, la consom- mation totale diminue de 2,8 %.

3 » L’augmentation des prix n’a pas le même effet sur tous les individus. Pour les individus qui peuvent réduire la consommation d’un produit quand son prix augmente, le coût de l’augmentation est faible (voire nul) : au lieu d’acheter 70 litres d’essence pour un total de 70 , on achète seulement 58 litres d’essence pour un total de 69,60 . Pour les individus qui ne peuvent pas réduire la consommation d’un produit quand son prix augmente, le coût de l’augmentation est fort : au lieu d’acheter 20 litres d’essence pour un total de 20 , on achète toujours 20 litres d’essence pour 24 .

4 » La consommation de carburant des Européens est peu élastique aux prix. En effet, en Europe, quand le prix de l’essence augmente, la consommation de carburant diminue peu car « les Européens avaient déjà poussé au maximum leurs économies de carburant » selon Krug- man et Wells.

»Les causes de la réduction de la consommation de pétrole

1» Les ménages français ont progressivement utilisé des techniques de chauffage utilisant peu de pétrole. C’est ce qu’on observe avec le recul du chauffage au fioul (10 mil- liards d’euros dépensés en 1973 contre environ 4 milliards en 2006) et la progression rapide du chauffage électri- que produit avec l’énergie nucléaire (0,4 milliard d’euros dépensés en 1973 contre environ 5 milliards en 2006).

2 » De 1980 à 2008, la proportion de véhicules diesel parmi les nouvelles immatriculations annuelles a été multipliée par 7,8 (77,3/9,9).

3» Cette forte augmentation de la proportion de véhicules diesel s’explique par l’augmentation du prix de l’essence. En effet, comme le prix de l’essence a augmenté depuis les années 1980, les consommateurs français ont décidé d’acheter des véhicules consommant moins d’essence (pour la même distance parcourue) et consommant une essence moins chère que l’essence sans plomb classique.

4 » De 1990 à 2007, le kilométrage annuel moyen des voitures particulières a diminué de 5,2 % en France [(13 029 – 13 758)/13 758]. Cette baisse peut s’expliquer de plusieurs façons : mathématiquement, si le nombre de voitures en France a augmenté sans augmentation identique des distances parcourues ; socialement, si les ménages ont décidé de moins utiliser leurs voitures pour favoriser l’environnement ; économique, si les ménages ont décidé de moins utiliser leurs voitures pour compen- ser l’augmentation du prix du pétrole.

8 ❯❯ COMMENT LES REVENUS ET LES PRIX INFLUENCENT-ILS LES CHOIX DES CONSOMMATEURS ?

CHAPITRE 2
CHAPITRE
2

La consommation :

un marqueur social ?

[p. 29-44]

Rappel des objectifs

du programme : « On montrera que les choix de consommation sont socialement différenciés en fonction de la profession, du niveau d’éducation, de l’habitat, de l’âge. On s’interrogera sur l’influence de la mode et de la publicité sur les comportements de consommation ».

Notions : Consommation

ostentatoire, effet de distinction et d’imitation

Ce chapitre est découpé en trois thèmes, l’enseignant pourra procéder à des choix de documents dans chaque dossier sans perdre en cohérence :

Le dossier 1 (Les choix de consommation individuels dépendent-ils seu-

lement des prix et des revenus ?) permet de remettre en question l’idée reçue selon laquelle les différences en termes de modes de consommation seraient essentiellement dues aux écarts en termes de revenus.

Le dossier 2 (Les goûts et préférences des individus manifestent-ils une

volonté de s’affirmer ou de s’intégrer ?) propose d’appréhender les phénomè- nes de distinction et d’imitation et leurs ressorts en s’appuyant notamment sur

l’expérience concrète qu’en ont les élèves.

Le dossier 3 (Les consommateurs sont-ils sous influence ?) est pour sa part

centré sur les stratégies que déploient les entreprises pour conquérir de nou- velles parts de marché, y compris les moins visibles d’entre elles.

Le Grand Angle (La « fracture numérique ») présente cette nouvelle forme

d’inégalité et les différents enjeux qu’elle soulève, tout en attirant l’attention sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un problème purement économique, mais aussi socioculturel.

DOSSIER 1 Les choix de consommation individuels dépendent-ils seulement des prix et des revenus ? Les choix de consommation individuels dépendent-ils seulement des prix et des revenus ?

DÉCOUVRIR

Plus « bio » et plus cher

Parcours possible : on peut étudier les documents 2 et 3 qui permettent de constater qu’une des premières raisons qui entrave le développement de l’agriculture biologique réside dans des prix plus élevés, avant de s’interroger sur les facteurs de ce surcoût.

[p. 30-31]

ACTIVITÉS

1 » Il y a un paradoxe dans l’écart entre la proportion très élevée de ménages qui déclarent se soucier de la préservation de l’environnement (80 %) et la part très faible des produits de l’agriculture biologique dans les budgets alimentaires (1,7 %).

2 » Selon le baromètre Agence bio/CSA, 78 % des Fran- çais de plus de 15 ans interrogés qui n’achètent pas de produits bio ont déclaré que c’était parce que ceux-ci étaient trop chers. Seuls 22 % affirment ne pas s’inté-

resser à l’agriculture biologique, ce n’est donc pas la majorité.

3 » Des rendements moins élevés que l’agriculture tra- ditionnelle, le paiement des procédures de certification et les marges importantes des distributeurs contribuent à expliquer le coût plus élevé des produits bio.

4 » Par leurs achats, elles soutiennent les producteurs bio, mais elles peuvent également contribuer ainsi à habituer les enfants à la consommation des produits de cette agriculture.

5 » En produisant des produits bio, les grandes surfa- ces espèrent s’emparer d’un marché en essor, mais aussi attirer les consommateurs habituels de ces produits.

COMPRENDRE

[p. 32-33]

Parcours possible : on peut se restreindre à l’étude des documents 1 et 2 qui permettent de revenir sur les lois d’Engel puis de montrer leurs limites avec l’importance de facteurs socioculturels.

DOCUMENT 1

1 » D’après l’INSEE en 2006, les cadres consacraient en moyenne 11,9 % de leur budget à l’alimentation, contre 18,3 % pour les retraités.

2 » On retrouve ici la première loi d’Engel, c’est-à-dire que plus le revenu augmente et plus la part du budget

consacrée à l’alimentation diminue. On peut comparer ainsi la structure des dépenses des cadres et celle des ouvriers.

DOCUMENT 2

1 » Pour M. Halbwachs, ce sont les valeurs et habitu-

des en vigueur dans le groupe auquel on appartient qui influencent le plus notre mode de consommation.

2» Ces «représentations sociales» désignent les «goûts» dominants dans le groupe social auquel on appartient. Celles-ci résultent notamment des contraintes du milieu de vie et des traditions.

3 » Elles viennent contredire les lois d’Engel puisque ce

dernier estimait que le revenu était le principal facteur explicatif des différences de consommation.

DOCUMENT 3

1 » D’après l’INSEE en 2000, le PIB par habitant était de 8 500 euros en Bulgarie et 35 000 euros en Irlande (en euros constants de 2005), tandis que la part budgétaire consacrée par les ménages à l’habillement était respec- tivement en moyenne de 4 et 5 %.

2 » En France, entre 1960 et 2005, le PIB par tête ne cesse

d’augmenter tandis que la part budgétaire consacrée à l’habillement ne cesse de diminuer.

3 » Le PIB par habitant est un peu plus élevé en Alle-

magne qu’en Italie, mais la part du budget consacrée à l’habillement dans ce pays est presque deux fois plus élevée. On peut penser qu’au-delà des différences de revenus, c’est une importance différente accordée aux vêtements dans les cultures nationales qui explique cet écart.

DOCUMENT 4

1 » Un « groupe d’âge » désigne les individus nés à la

même période, et qui ont donc fait l’expérience des mêmes événements au même âge, tandis qu’une caté- gorie d’âge regroupe les individus qui ont le même âge, quelle que soit la période considérée.

2 » Ces dépenses regroupent principalement les abon-

nements de téléphonie mobile, fixe et d’Internet. Elles ont augmenté du fait de la diffusion des nouvelles tech-

nologies et des services associés.

3 » Les jeunes sont plus touchés car ils sont plus sou-

vent propriétaires et vivent plus fréquemment en centre-

ville.

10 ❯❯ LA CONSOMMATION : UN MARQUEUR SOCIAL ?

DOSSIER 2 Les goûts et préférences des individus manifestent-ils une volonté de s’affirmer ou de s’intégrer ? Les goûts et préférences des individus manifestent-ils une volonté de s’affirmer ou de s’intégrer ?

DÉCOUVRIR

Dis-moi ce que tu achètes, je te dirais qui tu es…

Parcours possible : Les documents 2 et 4 ou 5 permet- tent de constater que la consommation d’un bien n’est pas motivée par sa seule valeur d’usage, mais implique également une volonté de distinction.

[p. 34-35]

ACTIVITÉS

1 » Il cherche à montrer sa « réussite » en consommant des biens luxueux et voyants.

2 » Avoir une montre de luxe sert davantage à signifier son statut social qu’à simplement lire l’heure.

3 » Il est difficile d’apparaître à la mode car celle-ci évolue en permanence selon les périodes et les lieux.

4» Par leurs consommations, les plus riches cherchent à se distinguer des autres, et à affirmer leur supériorité sup- posée, tandis que les plus pauvres cherchent à les imiter.

5 » La marque est abandonnée par les membres des classes favorisées car elle a été adoptée par les jeunes de milieu populaire, auxquels les premiers ne veulent pas être assimilés. Cela n’était pas voulu par la marque.

COMPRENDRE

[p. 36-37]

Parcours possible : On peut se restreindre aux documents 1 et 3 qui permettent sous des formes distinctes d’appré- hender les phénomènes de distinction, tant au sein de la jeunesse que des adultes.

DOCUMENT 1

1 » Les jeunes déclarent en très grande majorité ne pas accorder d’importance aux marques, mais dans les faits, celles-ci exercent une influence prépondérante sur leurs « choix » de consommation, notamment de vêtements. On voit ainsi la force des normes sociales et leur contra- diction, car il est mal vu de dire qu’on est attaché aux marques, mais il est aussi mal vu de ne vraiment pas en arborer.

2 » L’achat de marques pèse lourdement sur le budget des familles, en particulier dans les milieux populaires. Il met aussi en question le conformisme des jeunes concernés.

3 » Les vedettes de la chanson ou du sport, mais aussi toutes les personnes auxquelles ils souhaitent ressem- bler, par exemple les individus « populaires » au lycée,

jouent un rôle important dans la diffusion des marques en suscitant le désir de les imiter.

DOCUMENT 2

1 » Ces femmes cherchent à faire croire qu’elles sont riches et être assimilées aux consommateurs qui fré- quentent ces centres commerciaux.

2 » Ces classes moyennes imitent les habitants des pays riches en consommant les mêmes produits qu’eux.

DOCUMENT 3

1 » La part de ménages de cadres employant une femme de ménage est plus de 10 fois supérieure à celle des ména- ges ouvriers (21 % contre 2 %, soit un écart de 19 points).

2» Cela confère à ces ménages un statut d’employeur ou de patrons. Cela peut faire penser à la condition des «maîtres» employant des domestiques durant les siècles passés.

3 » L’emploi de personnel à domicile n’est donc pas qu’une question d’argent mais aussi d’affirmation d’un statut social.

DOCUMENT 4

1 » L’affichage de son aisance par des consommations luxueuses sert à signifier son « importance » sociale, vis- à-vis des autres comme à ses propres yeux.

2 » D’après T. Veblen, cette pratique se retrouve dans toutes les sociétés, sauf dans celles que l’on considère comme « primitives ».

3 » Par la consommation ostentatoire, on cherche à marquer une distance vis-à-vis de la nécessité de tra- vailler, jugée déshonorante.

DOSSIER 3 Les consommateurs sont-ils sous influence ? Les consommateurs sont-ils sous influence ?

DÉCOUVRIR

Quand le rap se sape

Parcours possible : on peut utiliser les documents 1 et 5 pour montrer que les artistes de rap peuvent utiliser leur image à des fins publicitaires et en tirer des revenus bien plus élevés que par leur seule musique.

[p. 38-39]

ACTIVITÉS

1 » Les produits de Louis Vuitton sont destinés aux plus riches étant donné leur prix, et en recourant à un rap- peur célèbre, on peut supposer que la marque cherche à se rendre populaire y compris parmi des publics qui ne peuvent pas se procurer ses produits.

Les produits d’Ünkut sont en revanche destinés aux jeunes des classes populaires de milieu urbain, mais aussi plus largement à ceux qui veulent les imiter.

2 » Cela peut surprendre car le rap est davantage associé

aux milieux populaires et à la contestation, et non aux

chefs d’entreprise ou au luxe des classes dominantes.

3 » Le fait de citer des marques dans une chanson (ou

de les montrer dans un clip) est un moyen indirect de

faire de la publicité pour elles.

4 » Le trio se moque du conformisme parmi les ama-

teurs de rap, qui se repère dans leur style vestimentaire

ou leur langage, alors même que ceux-ci revendiquent une certaine indépendance d’esprit.

5 » Les revenus mirobolants des grandes vedettes de rap,

mais aussi leur baisse en 2009, indiquent combien ceux-ci sont désormais dépendants des dépenses publicitaires des

grandes firmes qui les « sponsorisent » et du marché de la mode où ils officient de plus en plus souvent comme chefs d’entreprise.

COMPRENDRE

[p. 40-41]

Parcours possible : Les documents 2 et 3 permettent d’ap- préhender, sous une forme différente, comment les mar- ques s’adaptent aux évolutions des pratiques culturelles pour se rapprocher des consommateurs, notamment les plus jeunes.

DOCUMENT 1

1 » Les études de marché initiales indiquaient que le

produit risquait fortement d’être rejeté par les consom-

mateurs en raison d’un goût et d’un graphisme peu attractifs.

2 » Plutôt que de passer par les canaux de marketing

habituels, le créateur de l’entreprise s’est au contraire appuyé sur la rumeur, notamment sur Internet.

3 » Il a cherché à donner une image transgressive à son

produit, liée à de fortes propriétés excitantes pouvant

rendre sa consommation dangereuse.

DOCUMENT 2

1» Les marques sponsorisent les événements populaires parmi les jeunes et cherchent à entrer directement en « dialogue » avec elles via Internet.

2 » Il s’agit pour elles d’être présentes aux moments où

les jeunes se sentent le plus joyeux afin d’être associées

à ces émotions et ainsi consommées davantage dans l’espoir de les retrouver.

DOCUMENT 3

1 » Selon TNS Media Intelligence, en France entre 2007

et 2008 les dépenses publicitaires sur Internet ont aug- menté de 19 %.

2 » Les grandes entreprises tendent à délaisser les

« écrans » traditionnels (télévision et surtout cinéma), pour se diriger vers de nouveaux médias, à commencer par Internet, mais aussi d’autres médias plus tradition- nels comme la radio ou l’affichage extérieur.

3 » On peut penser qu’elles cherchent par là à suivre l’évolution des consommations médiatiques de la popu- lation, avec notamment la hausse du temps passé sur Internet ou l’essor des journaux « gratuits ».

DOCUMENT 4

1 » Ces instituts cherchent à mieux comprendre de quelle manière les gens sont influencés par les publici- tés auxquelles ils sont exposés pour ensuite concevoir des outils permettant de susciter une consommation plus importante.

2 » La mise en scène de l’abondance dans les grandes surfaces à travers la mise à disposition d’une multitude d’objets, mais aussi la profusion des couleurs, véritable « publicité sur place », favorise la tendance à faire des achats non prévus initialement.

la tendance à faire des achats non prévus initialement. GRAND ANGLE La « fracture numérique »

GRAND ANGLE La « fracture numérique »

[p. 42-43]

»L’état des lieux du numérique

1 » La fracture numérique renvoie aux inégalités d’ac- cès, mais aussi d’utilisation et de maîtrise des contenus diffusés par les nouvelles technologies, Internet en tête, que ce soit entre les pays pauvres et les riches, mais aussi au sein de ces derniers.

2» Dans les pays pauvres, les réseaux câblés permettant l’accès à Internet sont bien moins déployés, ce qui les rend plus rares et donc plus chers d’accès, alors que la moindre qualité des câbles les rend aussi plus lents.

3 » L’Asie regroupe environ 60 % de la population mon- diale, l’Afrique 14 %, l’Europe 11 %, l’Amérique latine 8,5 % et celle du Nord 5 % et l’Océanie 0,5 %. L’écart est important avec la part des internautes que chacun de

12 ❯❯ LA CONSOMMATION : UN MARQUEUR SOCIAL ?

ces continents représente, on peut donc constater que les pays riches sont surreprésentés parmi ces derniers, et les pauvres sous-représentés.

4 » Alors que d’après le Ministère de la Culture, en France en 2008, 78 % des ménages de cadres ont accès à Internet à haut débit, la proportion est trois fois infé- rieure chez les agriculteurs (26 %), et presque deux fois moindre chez les ouvriers et employés (40 %).

»Comment résorber la « fracture numérique » ?

1 » C’est un forfait à un tarif inférieur à ceux du marché réservé aux revenus modestes pour leur permettre d’ac- céder malgré tout à Internet et aux services associés.

2 » L’entreprise espère conquérir de nouveaux clients, sachant que le « manque à gagner » sera en fait subven- tionné par les pouvoirs publics.

3 » Ce forfait méconnaît cependant le fait que les diffi- cultés d’accès à Internet ne sont pas seulement d’ordre économique, mais aussi social, en raison des « compéten- ces » nécessaires pour utiliser de telles technologies.

4 » On pourrait imaginer par exemple la mise en place de cours gratuits pour utiliser les NTIC avec des campa- gnes de communication associées pour les faire connaî- tre des intéressés.

associées pour les faire connaî- tre des intéressés. QUESTION DE SYNTHÈSE Il s’agit ici de revenir

QUESTION DE SYNTHÈSE

Il s’agit ici de revenir sur les différents éléments rencontrés dans les documents : dans un premier temps, définir la « fracture numérique » et montrer qu’il recouvre plusieurs inégalités liées à l’accès et l’usage des nouvelles technolo- gies, entre pays riches et pauvres, mais également au sein des premiers, y compris entre générations, entre urbains et ruraux, etc. et ne se réduit pas à une question écono- mique. Dans un second temps, il s’agit de présenter les différentes politiques possibles pour la résorber : exten- sion des réseaux et « forfait social », mais aussi la nécessité d’enseignements pour diminuer la fracture « cognitive ».

CHAPITRE 3
CHAPITRE
3

Qui produit des richesses ?

[p. 45-60 du manuel]

Rappel des objectifs du

programme : En prenant appui sur quelques exemples significa- tifs, on sensibilisera les élèves à la diversité des entreprises selon la taille, la nature de leur produc- tion, leur mode d’organisation. On précisera en quoi le rôle économi- que spécifique des entreprises les distingue d’autres organisations productives (administrations, associations).

Notions : Entreprise,

production marchande et non marchande.

Ce chapitre est organisé selon trois thèmes, l’enseignant pourra procéder à des choix de documents dans chaque dossier sans perdre en cohérence.

Le dossier 1 (Les entreprises sont-elles les seules organisations à produire ?),

présente la diversité des unités de production à travers l’exemple des acteurs du recyclage (Découvrir 1). Les élèves étudieront ensuite une entreprise privée, une entreprise publique, les unités de production de l’économie sociale et solidaire et les administrations publiques (Comprendre 1). Il s’agit ici d’appréhender ce qui les distingue (objectifs, biens ou services marchands/non marchands, res- sources principales…).

Le dossier 2 (Quels critères distinguent les entreprises ?) étudie les étapes

de la production et de la commercialisation des vêtements H&M de manière à conduire les élèves à distinguer les différents types d’entreprises selon la nature de leur production, leur secteur d’activité et leur taille (Découvrir 2). Le com- prendre 2 explore plus en détail les critères de classification tels que le secteur d’activité, la taille des entreprises et leur statut.

Le dossier 3 (Qu’est-ce que la valeur ajoutée ?) s’ouvre par une étude de cas

qui permet d’aborder à travers les étapes successives du parcours d’un entre- preneur. Les élèves auront une première intuition des composantes des coûts de production et de la valeur ajoutée (Découvrir 3). Ils approfondiront ensuite la notion de valeur ajoutée puis celle d’EBE et de bénéfice net à travers de petits exercices d’application (Comprendre 3).

Le Grand Angle (Deux entreprises innovantes, deux parcours) a pour objectif

de remobiliser les critères de classification des entreprises en analysant les points communs et les différences entre deux sociétés (ebay et Yves Rocher).

DOSSIER 1 Les entreprises sont-elles les seules organisations à produire ? Les entreprises sont-elles les seules organisations à produire ?

DÉCOUVRIR

[p. 346-47]

Une seconde vie pour nos produits

ACTIVITÉS

1 » La campagne de sensibilisation est financée par des fonds publics par l’intermédiaire notamment d’établisse- ments publics comme l’ADEME (Agence de l’Environne- ment et de la Maîtrise de l’Énergie) sous tutelle conjointe des Ministères de l’écologie et de l’enseignement supé- rieur. Cette institution participe à la mise en œuvre des politiques publiques dans les domaines de l’environne- ment, de l’énergie et du développement durable.

2 » Le service public d’élimination des déchets des ménages relève de la compétence des communes ou de leurs groupements. Le budget général de la com-

mune et la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) qui peut le compléter permettent d’assurer le

nancement de la collecte et du traitement des déchets.

Il s’agit donc de ressources financées indirectement par

les contribuables.

3 » L’association TRI se finance par des dons privés (fon- dations d’entreprises), des subventions publiques desti- nées à encourager les initiatives d’accompagnement et d’insertion des chômeurs (politiques nationales telles que les aides aux postes pour les entreprises d’insertion, financements des collectivités territoriales…) et par la vente des biens et services qu’elle produise.

4 » L’entreprise fabriquant l’écopacteur vend ses biens avec pour objectif de réaliser un profit.

5 » Les déchétariens sont les seuls acteurs qui ne pro-

duisent directement ni un bien ni un service. Leur action

a un rôle social (lutte contre le gaspillage).

COMPRENDRE

[p. 48-49]

DOCUMENT 1

1 » O2 est une entreprise privée.

2 » O2 doit promouvoir son activité et investir de

manière à s’assurer que le service qu’elle propose est acheté. L’entreprise présente les critères sur lesquels elle appuie sa stratégie.

3 » L’État accorde des réductions d’impôts aux ménages

qui ont recours à des chèques emploi service pour l’em- bauche d’un salarié. L’entreprise utilise cet argument de l’allégement du coût pour promouvoir son activité.

DOCUMENT 2

1 » 9 % des salariés français travaillent dans le domaine de l’économie sociale et solidaire.

2 » Associations : 85,4 % ; Coopératives : 10,8 % ; Mutuel-

les : 3,3 % ; Fondations : 0,5 %

3 » Associations : Resto du cœur ; Coopératives de pro-

duction agricole ; mutuelles : MAIF, MAAP, MACIF ; Fon- dation Nicolas Hulot, Fondation de France.

DOCUMENT 3

1 » Les surveillants interviennent auprès des mineurs, de même que les éducateurs de la PJJ, le juge des enfants, les différents intervenants en matière d’éducation, de formation… L’objectif est de favoriser leur réinsertion

à

la sortie du centre de détention.

2

» Les éducateurs de la PJJ sont des fonctionnaires

du ministère de la Justice. Leur rémunération est donc

financée par l’impôt.

3 » Le programme 13 000 qui vise à créer 13 000 places

supplémentaires dans les prisons françaises prévoit de laisser à des entreprises le soin de gérer de nouveaux établissements pénitentiaires. Dans ce contexte, un opérateur privé finance, conçoit, construit et entretient entièrement une prison et l’État n’en sera qu’un simple locataire : le constructeur sera payé en facturant des loyers à l’État.

DOCUMENT 4

1 » La Poste est chargée par la loi d’assurer en France

le service universel postal. Cette mission de service

public consiste à garantir, de manière permanente et sur l’ensemble du territoire national, des services pos- taux répondant à des normes de qualité déterminées

à un tarif abordable. Le service universel postal qui

représente 94 % du chiffre d’affaires courrier est soumis aux grands principes du service public (égalité, conti- nuité, adaptabilité, accessibilité territoriale). La Poste

est tenue d’assurer une levée et une distribution tous les jours ouvrables, sauf circonstances exceptionnelles, et d’assurer que le prix du timbre est le même quelle que soit la distance parcourue pour les envois égrenés (péréquation tarifaire).

2 » La Poste offre la possibilité aux ménages modes-

tes ou bénéficiaires de minima sociaux de détenir un compte bancaire. De fait la Poste assure une mission de services publics.

3 » FedEx, UPS, Chronopost sont implantées sur le

marché du courrier rapide. Chronopost n’est toutefois pas en concurrence avec la Poste puisqu’il s’agit d’une liale du groupe La Poste, via GeoPost, spécialisée dans la livraison express de colis.

14 ❯❯ QUI PRODUIT DES RICHESSES ?

DOSSIER 2express de colis. 14 ❯❯ QUI PRODUIT DES RICHESSES ? Quels critères distinguent les entreprises ?

Quels critères distinguent les entreprises ?

DÉCOUVRIR

Les mondes de l’entreprise :

H & M de A à Z

[p. 50-51]

Parcours possible : Privilégier les documents 1, 2, 5 pour réfléchir aux différences de nature de la production et de secteur d’activité. Proposer le document 4 pour réfléchir à la taille de l’entreprise.

ACTIVITÉS

1 » Dans le document 1, il s’agit d’une production de coton. La récolte est effectuée par une entreprise qui appartient au secteur primaire. L’investissement en capi- tal est très marqué (moissonneuses batteuses).

2 » Dans le document 2, il s’agit de la production de vêtements qui sont cousus par une main-d’œuvre non qualifiée (travail) au moyen de machines à coudre dans une usine. Cette entreprise au Bangladesh appartient au secteur secondaire.

3 » La comparaison des documents 2 et 3 permet d’ob- server chez une créatrice comme Sonia Rykiel et les salariés du document 2 des similitudes dans les modes d’organisation (contact avec la matière, assemblage etc.) et des différences (exercice de l’imagination et pouvoir de décision chez Sonia Rykiel, travail divisé et répétitif pour les salariés du document 2).

4 » Le premier magasin H&M a été ouvert en 1947 sous le nom de « Hennes ». Très rapidement H&M s’installe en dehors de la Suède mais jusqu’en 1988 l’expansion reste limitée à 6 pays pour moins de 200 magasins. À partir de cette date le rythme s’accélère et en 15 ans H&M installe 900 magasins dans 18 pays. Enfin en 2004, H&M possède plus de 1 000 magasins dans 20 pays et sa croissance n’a pas cessé depuis lors, les derniers chiffres disponibles établissent qu’il existe 1 700 magasins H&M dans 28 pays en 2008.

5 » Plusieurs entreprises sont intervenues : une agence publicitaire, une agence de photographie, une agence de mannequins, une entreprise d’imprimerie etc.

COMPRENDRE

[p. 52-53]

Parcours possible : Les documents 2 et 4 permettent d’approfondir et de compléter ce qui a été abordé dans le découvrir.

DOCUMENT 1

1 » Grâce aux documents nous pouvons retracer deux grandes étapes de la production d’une guitare. La pre- mière illustrée dans le document 1 est la culture de l’aca- jou qui est ensuite coupé pour être transformé dans une usine Gibson.

2 » Le magasin « 30 th street Guitar’s » produit un service

marchand : il vend des guitares, donne des conseils aux clients etc.

3 » Les trois secteurs d’activité sont illustrés ici. Le docu-

ment représente le secteur primaire (sylviculture), le sec- teur secondaire est représenté dans le document 2 par l’usine Gibson et enfin le tertiaire est illustré par le maga- sin Guitar Center du document 3 qui vend les guitares.

DOCUMENT 2

1 » Les entreprises avec zéro salarié sont les entreprises individuelles (artisans ou petits commerçants), où l’en- semble du travail est fourni par le propriétaire.

2 » Part des entreprises de 0 salarié

2 074 244 ÷ 3 519 031 × 100 = 58,94 % Part des entreprises de 1 à 9 salariés 1 178 724 ÷ 3 519 031 × 100 = 33,50 % Part des entreprises de plus de 500 salariés 1 733 ÷ 3 519 031 × 100 = 0,05 % Nous pouvons constater que les plus grandes entreprises sont très peu nombreuses alors qu’elles représentent les grandes marques que nous connaissons le plus et qui sont le plus présentes dans notre quotidien. Ce sont en fait les très petites entreprises (moins de 10 salariés) qui sont les plus nombreuses (plus de 90 %).

3 » On constate que c’est dans le secteur tertiaire que les

entreprises sont les plus nombreuses (si l’on ne retient que le commerce, le service aux entreprises et les autres services elles représentent 67 % du total) ce qui corres- pond à la tertiarisation de l’économie c’est-à-dire au développement des services (marchands).

DOCUMENT 3

1 » Les librairies produisent un service, elles assurent principalement la mise à disposition de livres, conseillent les lecteurs, etc.

2 » Trois grands critères de classement ont été utilisés

dans ce document : le chiffre d’affaires en euros (2009), la surface de vente en mètres carrés et nombre de livres (de titres) en rayon. D’autres critères auraient pu être utilisés comme le nombre de salariés par librairie, le chiffre d’affaires par salarié, le nombre d’exemplaires vendus, etc.

3 » La surface de vente est généralement liée au nombre

de titres en rayon mais il vaut mieux utiliser le chiffre d’affaires qui indique le nombre de titres vendus car un

grand nombre de titres présents dans une grande surface ne garantit pas la vente de ces titres.

DOCUMENT 4

1 » Les trois statuts sont : entreprise individuelle, société à responsabilité limitée (SARL) et société anonyme (SA). Renault a changé de statut pour augmenter le nombre d’associés, ce qui lui a permis d’augmenter son capital et ainsi de financer son développement.

2 » La première est une entreprise publique dont l’ac-

tionnaire unique est l’État ; la seconde est une entreprise

appartenant à plusieurs actionnaires, dans laquelle l’État peut perdre son pouvoir décisionnaire s’il ne détient plus la majorité des actions.

DOSSIER 3 Qu’est-ce que la valeur ajoutée ? Qu’est-ce que la valeur ajoutée ?

DÉCOUVRIR

Autopsie d’une pizza

ACTIVITÉS

1 » Le coût des matières premières d’une pizza Bellissima

est de 2,20 euros, on obtient ce résultat en additionnant

le coût des différents composants.

2 » Le prix de vente de la pizza est de 7 euros pour un

coût de production de 2,20, la différence est de 4,80 .

3 » Si Toni vend ses pizzas dans son camion il faudra

ajouter d’autres coûts comme celui de l’essence, de l’as- surance et de l’entretien du véhicule, du fonctionnement du four, sans oublier sa rémunération etc. Si Toni vend ses pizzas dans une pizzeria, les autres coûts seront par

exemple l’électricité, le loyer etc.

4 » Le succès de la pizzeria de Toni lui a imposé un coût

supplémentaire qui est la rémunération de son nouveau salarié Paul (pizzaiolo etc.) et de sa serveuse Marina.

5 » Toni doit aussi payer différents prélèvements obli-

gatoires comme la TVA dans le document 5.

[p. 54-55]

COMPRENDRE

[p. 56-57]

DOCUMENT 1

1 et 2 » Facteur travail : « 350 personnes ». Capital fixe :

« bâtiments industriels », « cuves », « machines qui ran- gent les bouteilles en plateaux » et les « camions ». Capital circulant : « eau », « sucre », « concentré de Coca-

Cola », « CO 2 », « bouteille »,

3 » Au capital circulant car elle est utilisée pendant un

seul cycle de production (moins d’un an).

DOCUMENT 2

1 » Chiffre d’affaires quotidien : 90 repas en moyenne

à 25 euros soit 90 × 25 = 2 250 euros par jour Chiffre d’affaires pour janvier : donc 2 250 euros × 31 jours = 69 750 euros pour le mois de janvier

2 » Mois de janvier :

Total des consommations intermédiaires = 2 000 euros (loyer) + 450 euros (électricité) + 45 000 euros (ingré- dients) = 47 450 euros Valeur ajoutée = chiffre d’affaires – consommations intermédiaires = 69 750 – 47 450 = 22 300 euros

3 » Sur les 22 300 euros de valeur ajoutée l’entreprise

doit payer ses trois salariés. Le coût du travail est de 1 100 euros de salaires avec 300 euros de cotisations sociales : soit 1 400 × 3 = 4 200 euros Il reste pour l’EBE : 22 300 – 4 200 = 18 100 euros Ce montant pourrait être diminué par les prélèvements obligatoires qui restent à payer (TVA à reverser, impôts sur les sociétés etc.).

DOCUMENT 3

1 » Consommations intermédiaires = 7,8 (bois) + 17,1 (plastique) + 4,9 (peinture) + 1,1 (énergie) + 0,1 (téléphone) = 31 millions euros Valeur ajoutée de l’entreprise = chiffre d’affaires – consommations intermédiaires = 69,5 – 31 = 38,5 millions d’euros EBE : Soit 38,5 – 12,5 (salaires) – 11,1 (cotisations socia- les) – 0,7 (impôts) = 14,2 millions d’euros

2 » Calcul du résultat d’exploitation : EBE – (amortisse- ments + intérêts) = 14,2 – (3,3 – 1,9) = 9 millions d’euros Impôts sur les sociétés = 9/3 = 3 millions d’euros Bénéfice conservé par l’entreprise = 3 millions d’euros Dividendes = 3 millions d’euros Part de la valeur ajoutée revenant aux salariés (23,6 ÷ 38,5 = 61,3 %), à l’État (3,7 ÷ 38,5 = 9,6 %), aux actionnai- res (3 ÷ 38,5 = 7,8 %), aux créanciers (3,3 ÷ 38,5 = 8,6 %) et à l’entreprise (Bénéfice conservé par l’entreprise + amortissements soit l’autofinancement (3 + 1,9)/38,5 = 12,7 %).

soit l’autofinancement (3 + 1,9)/38,5 = 12,7 %). GRAND ANGLE Deux entreprises innovantes, deux parcours »

GRAND ANGLE Deux entreprises innovantes, deux parcours

»ebay : des enchères aux affaires

1 » ebay vend un service en proposant un marché pour que les particuliers y vendent ou achètent des biens.

2 » L’année 2008 marque la cotation d’ebay sur le marché des actions du Nasdaq (National Association of Securities Dealers Automated Quotations). Désormais l’entreprise dispose de capitaux plus abondants pour asseoir sa stratégie de développement.

3 » Coefficient multiplicateur 1996-2007 du chiffre d’affaires : 7 625 ; du nombre d’utilisateur s: 2 080,5 ; et du nombre de salariés : 5 000.

Le ralentissement de la croissance liée à la crise des subprimes est ressenti dès 2008 par l’entreprise. Cela se traduit par une baisse du chiffre d’affaires et des effectifs. Le nombre d’utilisateurs continue néanmoins à progresser.

4 » Les raisons du succès d’ebay : elle crée un nouveau marché qui répond à un manque ; elle crée une rela- tion de confiance entre utilisateurs grâce à un système de notation des vendeurs ; le système Paypal renforce la confiance et facilite le paiement par carte bancaire ; l’entreprise a fait des acquisitions pertinentes d’en- treprise : Paypal mais aussi différents leaders sur les marchés étrangers qui contribuent à son implantation internationale ; ebay crée une plateforme d’échange

[p. 58-59]

16 ❯❯ QUI PRODUIT DES RICHESSES ?

simple d’utilisation et à moindre frais (sans stocks, sans intermédiaires).

»Yves Rocher :

l’aventure d’un créateur

1 » Yves Rocher vend des biens, plus précisément des produits cosmétiques.

2» 1 er « trait de génie » : le concept de cosmétique végé- tale : des produits naturels et peu chers ; 2 e « trait de génie » : la vente par correspondance.

3 » Yves Rocher va chercher à maîtriser l’ensemble de la

filière en cultivant des champs biologiques, en maîtrisant le pôle de recherche, l’industrie de fabrication en Breta- gne et la vente par correspondance ou en magasin.

4 » Yves Rocher s’est implanté à l’étranger notamment

par l’implantation de filiales-relais à l’étranger (magasins

de vente) et par l’intermédiaire des entreprises qui com- posent le Groupe Yves Rocher (dont Petit Bateau). Les lieux de vente sont donc nombreux à l’étranger alors que la recherche et la production restent largement concen- trées en France. Yves Rocher est toujours une entreprise familiale même si le Groupe Sanofi-Aventis y détient d’importantes participations.

Sanofi-Aventis y détient d’importantes participations. QUESTION DE SYNTHÈSE Éléments de similitude entre Yves

QUESTION DE SYNTHÈSE

Éléments de similitude entre Yves Rocher et ebay.

1 » Un entrepreneur audacieux et visionnaire :

même mythe fondateur où le hasard tient une place importante.

2 » Une innovation originale qui permet à l’entreprise

d’occuper un marché de niche et de se développer rapi- dement en répondant à des besoins.

3 » Des innovations successives (vente par correspon-

dance et développement du bio pour Yves Rocher/mise en confiance des usagers par la notation et par le sys- tème de paiement Paypal pour ebay).

4 » Une entreprise qui s’agrandit (critère de taille de

l’entreprise) et une implantation à l’étranger mais une identité locale (Baie de San Francisco pour ebay et La

Gacilly pour Yves Rocher).

Éléments de différence.

1 » ebay vend un service et Yves Rocher des biens (dif- férence dans la nature des biens).

2 » ebay est cotée en bourse tandis qu’Yves Rocher est

une entreprise à capital familial (dirigée aujourd’hui par son petit-fils).

3 » ebay a absorbé des entreprises produisant le même

type de services pour s’implanter à l’étranger. Yves Rocher a rassemblé diverses entreprises dans son groupe

qui ont gardé leurs spécificités.

4 » Yves Rocher produit sur le sol Français et crée de

l’emploi industriel localement, ebay a des équipes de production dans chaque pays exerçant dans le secteur tertiaire.

CHAPITRE 4
CHAPITRE
4

Comment produire et combien produire ? [p. 61-80]

Rappel des objectifs

du programme : On montrera comment l’entreprise est amenée à combiner efficacement les facteurs de production en tenant compte de leurs coûts et de leur caractère plus ou moins substi- tuable. On soulignera que cette combinaison peut évoluer au cours du temps, sous l’influence de différents facteurs. On mettra en évidence l’accroissement de la productivité dans le long terme (notamment sous l’action du progrès technique) et ses différents effets.

Notions : Facteurs de

production, coût de production, productivité, progrès technique.

Ce chapitre est découpé en quatre dossiers.

Le dossier 1 (Comment l’entreprise combine-t-elle ses facteurs de produc-

tion ?) aborde la question de la substituabilité des facteurs à travers l’exemple de la canne à sucre et de la betterave (découvrir) puis propose d’approfondir l’analyse à travers le cas de la RATP (Comprendre).

Le dossier 2 (Comment l’entreprise choisit-elle sa quantité de production ?),

permet aux élèves de comprendre de manière concrète les calculs d’une entre- prise à travers une étude de cas (découvrir), ensuite l’élève peut procéder lui- même à des calculs (Comprendre) pour saisir les différents coûts et la notion

de profit, puis appréhender l’importance de la concurrence et de l’organisation du travail dans la décision de production.

Le dossier 3 (quels sont les effets du progrès technique sur les quantités

et les prix ?), donne l’intuition des conséquences du progrès technique sur les quantités produites et les prix (découvrir) et approfondit l’importance de l’or- ganisation du travail, sur les prix et les quantités, par des exemples classiques

et plus récents (Comprendre).

Le dossier 4 (Quels sont les effets du progrès technique sur les facteurs de

production ?) introduit l’impact du progrès technique sur le volume et la quan- tité utilisée des facteurs travail et capital (découvrir) et analyse l’effet des gains de productivité (déversement, destruction créatrice…).

Le Grand Angle (stratégie de Zara et Apple) montre des stratégies différenciées

d’adaptation à la concurrence dans un contexte de mondialisation.

DOSSIER 1à la concurrence dans un contexte de mondialisation. Comment l’entreprise combine- t-elle ses facteurs de

Comment l’entreprise combine- t-elle ses facteurs de production ?

DÉCOUVRIR

[p. 62-63]

Betteraves sucrières et cannes à sucre : plantes miraculeuses ?

Parcours possibles : Possibilité de n’étudier que les docu- ments 1 et 2, que le document 3, ou les documents 4 et 5.

ACTIVITÉS

1 » La production de la canne à sucre nécessite plusieurs facteurs de production. Dans le document 1, les facteurs de production que nous pouvons identifier sont les coupeurs de canne (facteur travail) et les machettes (facteur capital). Dans le document 2, nous identifions une coupeuse-tron- çonneuse et un véhicule utilitaire (facteurs capital).

2 » Le producteur du Gabon a privilégié le facteur tra- vail : la canne à sucre est ramassée à la main, ce qui implique un nombre important de travailleurs.

Le producteur mauricien a privilégié le facteur capital :

l’emploi d’une coupeuse-tronçonneuse et de véhicu- les utilitaires lui permet de réduire le nombre de tra- vailleurs.

3 » L’industrie du sucre - de betterave - s’est développée en France au XIX e siècle afin de garantir l’approvisionne- ment en sucre du pays. La France a pu ainsi substituer le sucre de betterave au sucre de canne.

4 » Les véhicules flex-fuel favorisent la substituabilité

carburant-éthanol. En effet, l’un n’est pas indispensable

à l’autre pour assurer le fonctionnement du véhicule.

5 » L’utilisation du bioéthanol permet une baisse de 24

à 91 % du niveau d’émission de gaz à effet de serre… si l’on ne prend pas en compte les effets du changement d’affectation des sols pour la mise en culture !

Le bioéthanol de betterave ne peut pas devenir un subs- titut total au carburant dans la mesure où les surfaces nécessaires pour cultiver la betterave sont trop impor- tantes et où l’importation coûte cher, rend dépendant et pollue. Les bioéthanols ne sont qu’une des sources parmi d’autres sources d’énergie.

COMPRENDRE

[p. 64-65]

Parcours possible : Privilégier les documents 1 et 2 et faire appliquer avec le document 4.

DOCUMENT 1

1 » Ces deux photos illustrent la substituabilité des fac- teurs travail (les personnels au guichet) et capital (les distributeurs automatiques).

2 » La RATP a introduit les distributeurs automatiques

afin de réduire ses dépenses de personnels.

3 » La RATP conserve des guichetiers qui ont un rôle de

conseil que les distributeurs automatiques auraient plus de mal à prendre en charge.

DOCUMENT 2

1 » Le Meteor est un métro parisien sans conducteur. À ce titre, il illustre la substituabilité du capital (un métro automatisé) au travail (le conducteur de métro). Le métro MF88, lui, illustre une complémentarité des facteurs capital et travail car un conducteur est indis- pensable pour piloter la rame.

2 » Le Meteor a permis la création d’emplois en poste

de commande et de contrôle centralisé. En effet, une intervention humaine reste indispensable pour le bon fonctionnement de la rame ; cette intervention se fait à distance, depuis ce Poste.

Ce métro est un premier pas vers la disparition des postes de conducteurs de rame.

DOCUMENT 3

1 » Le remplacement des bus diesel par des bus roulant au gaz naturel est une illustration de la substituabilité des facteurs.

2 » L’utilisation de bus roulant au gaz naturel implique

le recours à des facteurs complémentaires : des lieux d’alimentation et de maintenance.

DOCUMENT 4

1 » La combinaison productive n° 2 peut être immédiate- ment éliminée car elle utilise autant de machines que la combinaison 3 et plus d’heures de travail. Elle sera donc nécessairement plus coûteuse que la combinaison n° 3.

2 » Coûts des combinaisons productives en euros :

Combinaison 1 : 260 000 Combinaison 3 : 165 000 Combinaison 4 : 210 000 L’entreprise a intérêt à choisir la combinaison 3 car c’est la moins coûteuse.

3 » Coûts des combinaisons productives en euros :

Combinaison 1 : 225 000 Combinaison 3 : 112 500 Combinaison 4 : 105 000 L’entreprise a intérêt à choisir la combinaison 4 car c’est la moins coûteuse. Cette combinaison nécessite 2 000 salariés, soit 1 000 de moins que la combinaison 3 retenue lorsque chaque machine coûtait 5 000 euros. La baisse du prix des machi- nes favorise dans notre exemple la baisse du nombre de salariés.

18 ❯❯ QUI PRODUIT DES RICHESSES ?

DOSSIER 2 Comment l’entreprise choisit-elle sa quantité de production ? Comment l’entreprise choisit-elle sa quantité de production ?

DÉCOUVRIR

À la recherche du profit

[p. 66-67]

Parcours possible : Privilégier les documents 1, 2 et 3.

ACTIVITÉS

1 » Sachant qu’un litre de glace à 1 euro permet de produire 5 glaces et qu’une boîte de 100 cornets coûte 5 euros, le coût de revient d’une glace en consomma- tions intermédiaires serait de 0,25 euro (0,20 euro de glace et 0,05 euro de cornet).

2» S’il vend ses glaces 3 euros l’unité, le jeune glacier réa- lisera une valeur ajoutée de 2,75 euros par glace (prix de vente – consommations intermédiaires = 3 – 0,25 = 2,75).

3 » La première semaine, le jeune glacier réalise un profit de 1 375 euros (quantité vendue × valeur ajoutée = 500 × 2,75 = 1 375).

La deuxième semaine, il réalise un profit de 850 euros (quantité vendue × valeur ajoutée – rémunération du salarié = 500 × 2,75 – 7 × 75 = 850).

4 » Pour réaliser un profit de 850 euros (avec un sala- rié), le jeune glacier doit vendre 500 glaces (voir question précédente). Si 500 glaces représentent 40 % des glaces vendues sur la plage, alors 1 250 glaces doivent être ven- dues sur la plage (500 × 100/40 = 1 250).

5 » Pour le savoir, il faut calculer la somme des profits qu’il a réalisés chaque semaine :

Profit de la semaine 1 : 1 375 euros ; Profit de la semaine 2 : 850 euros ; Profit de la semaine 3 : 355 euros ([800 × 40/100] × 2,75 – 7 × 75 selon la formule de la question 3 et en tenant compte du fait que le jeune glacier ne représente plus que 40 % de parts d’un marché de désormais 800 glaces vendues). Soit un profit de 2 580 euros sur les trois semaines (1 375 + 850 + 355). Sur ces trois semaines, il n’aurait donc pas fait un profit suffisant pour rembourser un triporteur d’une valeur de 3 500 euros.

COMPRENDRE

[p. 68-69]

Parcours possible : Saisir la logique des coûts et des économies d’échelle à travers le document 2 et aborder un facteur extérieur dans la décision de production (la concurrence) à travers le document 3.

DOCUMENT 1

1 » cf. tableau page 19.

2 » L’entreprise a intérêt à choisir la combinaison 1 car c’est celle qui lui permet de réaliser le profit le plus élevé.

Technique de

Nombre

d’heures de

Nombre

d’heures de

 

Quantité

 

Coûts des facteurs

Coût total

Chiffre

Profit

production

produite

   

d’affaires

 

capital

 

travail

 

Capital

Travail

   

1

 

70

15

   

600

 

5

600

225

5

825

60

000

54

175

2

 

50

20

   

550

 

4

000

300

4

300

55

000

50

700

3

 

40

25

   

400

 

3

200

375

3

575

40

000

36

425

DOCUMENT 2

 

1 »

2 » Les modèles « en stock » ne sont pas produits selon la même logique : en effet, ces produits sont fabriqués avant que les commandes soient passées, puis sont stockés.

Quantité

Coût total

 

Coût

Chiffre

Profit

   

3 » Dans l’organisation du travail à « flux tendus », ce sont les clients qui imposent les rythmes : en effet, c’est leur exigence d’être servis dans les meilleurs délais qui

produite

moyen

d’affaires

100

 

7

000

 

70

5

600

– 1 400

     

dictent le rythme de production (contrairement au

200

13

600

   

68

11

200

– 2 400

modèle « en stock » où c’est la hiérarchie qui impose les

         

300

 

19

200

 

64

16

800

– 2 400

rythmes de production).

 

400

22

400

 

56

22

400

 

0

 

500

23

000

 

46

28

000

5

000

600

23

500

 

39,2

33

600

10

100

 
600 23 500   39,2 33 600 10 100    
 

700

23

900

 

34,1

39

200

15

300

800

24

200

 

30,2

44

800

20

600

900

24

400

 

27,1

50

400

26

000

1 000

24

500

 

24,5

56

000

31

500

 

2 » En dessous d’une demande de 400 unités, l’entre- prise n’a pas intérêt à se lancer dans la production, car son profit serait alors négatif.

3 » On observe que le coût moyen baisse lorsque la production augmente de 100 à 700 unités produits, et augmente ensuite. La baisse du coût moyen peut s’expliquer par les écono- mies d’échelle ; leur augmentation au-delà de 700 unités peut s’expliquer par des déséconomies d’échelle. (Voir « Aller plus loin » p. 68)

DOSSIER 3 Quels sont les effets du progrès technique sur les quantités et sur les prix ?

DÉCOUVRIR

Produire plus et moins cher

Parcours possible : les documents 1 et 3 peuvent être privi- légiés et approfondis puisqu’ils décrivent la mécanisation et la baisse des prix. La réflexion peut être affinée avec le document 5.

[p. 70-71]

DOCUMENT 3

1 » Une part de marché désigne la proportion que repré- sentent les ventes d’une entreprise dans l’ensemble des ventes d’un produit sur un marché donné.

2 » Différentes raisons peuvent expliquer les différen- ces d’attractivité des consoles : leur prix, leur qualité, le service après-vente, le marketing, le nombre de jeux disponibles, etc.

3 » La compétitivité de Nintendo a ralenti la progression des ventes des consoles de Sony et Microsoft.

DOCUMENT 4

1 » Une production à « flux tirés » est une production qui ne débute qu’après qu’une commande d’un client a été passée. Son avantage est de limiter les stocks et les risques associés de dégradation des produits.

ACTIVITÉS

1 » L’organisation de la production est basée sur la pro- duction en grande série. Pour l’usine d’écran plasma on voit une intervention humaine alors que l’usine Renault est entièrement automatisée.

2 » L’organisation de la production en grande série permet une augmentation massive des quantités pro- duites, utilisation de la standardisation et du tapis roulant.

3 » La production de masse permet la baisse des prix et par conséquent l’augmentation de la consommation des ménages (hausse du pouvoir d’achat).

4 » Le prix de l’iPad est élevé car c’est un produit de dernière génération très innovant. On peut supposer que le prix va baisser par la suite de la diffusion.

5 » La production agricole s’est de plus en plus mécani- sée. On assiste à une substitution du capital au travail.

COMPRENDRE

[p. 72-73]

Parcours possible : Privilégier les documents 1 et 3.

DOCUMENT 1

2 » La mise en œuvre de la chaîne de montage a permis

d’augmenter les quantités produites de 6 000 à 189 000

entre 1908 et 1913, soit une multiplication par 31,5.

2 » Le tapis mécanique accélère les cadences et les

ouvriers doivent faire face à un rythme de travail sou-

tenu, ils réagissent en changeant d’usine. Pour éviter ce turnover, Ford met en place une politique salariale attractive.

3 » La mise en œuvre du convoyeur mécanique a forte-

ment contribué à l’augmentation de la productivité et de la production. Ces gains de productivité ont permis de faire baisser les prix et donc de stimuler la demande.

Parallèlement, pour trouver des débouchés Ford distri- bue des salaires attractifs ce qui permet aux ouvriers d’avoir un meilleur pouvoir d’achat et donc de consom- mer plus.

DOCUMENT 2

1 » Le TCAM correspond à l’évolution moyenne du PIB réel chaque année.

2 » Entre 1950 et 1973 le PIB c’est-à-dire la somme des

valeurs ajoutée a augmenté en moyenne chaque année de 5,02 % alors que la productivité du travail progressait

en moyenne de 5,11 % par an.

3 » Le PIB par heure de travail mesure la productivité du

travail. Plus celle-ci augmente, plus le PIB a tendance à

s’accroître : c’est le phénomène de la croissance.

DOCUMENT 3

1 » L’accélération de la productivité américaine provient de l’augmentation de la production par travailleur dans le commerce grâce notamment à l’utilisation des ordi- nateurs et des codes barres pour la gestion des stocks chez Wal Mart.

2 » L’innovation utilisée chez Wal Mart est un outil

de gestion des stocks, à savoir une innovation de procédé.

3 » La politique de prix réduit permet de vendre beau-

coup plus. Elle résulte d’une utilisation efficace des tech- nologies qui permet de faire des gains de productivité et

de réduire les coûts. Wal Mart réduit également ses coûts par des compressions salariales et par des importations à bas coût.

DOCUMENT 4

1 » La baisse du prix s’explique par une diminution des coûts de production (économie d’échelle).

2 » La baisse des prix va permettre d’élargir le marché et

de toucher notamment les marchés émergents.

20 ❯❯ QUI PRODUIT DES RICHESSES ?

DOSSIER 4 Quelles sont les conséquences du progrès technique sur les facteurs de production ? Quelles sont les conséquences du progrès technique sur les facteurs de production ?

DÉCOUVRIR

[p. 74-75]

Des hommes et des machines

Parcours possible : privilégier les documents 3 et 4.

ACTIVITÉS

1 »Lors de la révolution industrielle les hommes se révol- tent violemment contre les machines accusées d’être des tueuses de gagne-pain. On parle de révoltes luddites.

2 » Les technologies évoluent : on passe d’une utilisation

de machines assez archaïques sans grande technologie à une modernisation totale. L’automatisation en parti- culier est totale.

3 » Grâce à l’augmentation de la productivité les

hommes deviennent de moins en moins nécessaires jusqu’à une mécanisation totale. La main-d’œuvre du sud se retrouve sans travail et migre vers le nord où l’in- dustrie se développe.

4 » Les robots permettent une diminution de la pénibi- lité du travail et des gains de temps de loisir.

5 » Baisse des effectifs de l’agriculture de 900 000 per-

sonnes entre 1982 et 2002 et augmentation de 250 000 emplois dans l’informatique.

COMPRENDRE

[p. 76-77]

Parcours possible : Procéder à un calcul de productivité du travail et en saisir la portée (doc. 1). Privilégier l’ana- lyse du déversement (doc.2) ou de la destruction créatrice (doc. 3). Voir les conséquences sur l’évolution de la struc- ture des emplois (doc.4).

DOCUMENT 1

1 »

   

Sécurex

Sparta

   

1

000 000

500

000

Production

sièges

sièges

Nombre de

   

2009

salariés

 

160

80

Productivité

6 250 sièges par salarié par an

 

du travail

6

250

 

Production

1

200 000

300

000

Nombre de

   

2 010

salariés

 

160

40

Productivité

   

du travail

 

7 500

7

500

2 » La productivité du travail augmente dans les deux

entreprises alors que leur évolution en matière salariale et de production est différente.

3 » La productivité peut s’accroître en augmentant

le volume de production tout en conservant le même nombre de salariés ou en baissant les effectifs sala- riés plus que proportionnellement à la baisse de la

production.

DOCUMENT 2

1 » Les gains de productivité permettent de baisser les

prix, d’augmenter les salaires, d’augmenter les revenus du capital ce qui alimente la croissance.

2 » L’industrie automobile va mettre en place des inno-

vations qui vont transformer la structure des emplois. La nature des emplois évoluent les moins qualifiés sont supprimés alors que d’autres secteurs se développent. C’est le déversement sectoriel de Sauvy.

3» La baisse des prix permet d’avoir un marché potentielle- ment plus vaste, l’innovation de produits stimule la consom- mation et entraîne une modification des modes de vie.

DOCUMENT 3

1 » Le développement du média internet remet en

cause les anciennes technologies notamment l’univers du disque. C’est le principe de la destruction créatrice. Youtube par exemple remplace le CD.

2 » Des activités nouvelles se créent : internet se déve-

loppe dans tous les secteurs d’activités. Les services notamment explosent grâce à internet.

3 » La presse papier connaît de profondes mutations

car elle est concurrencée par la presse digitale : le book electronic est l’avenir (ex de l’iPad).

DOCUMENT 4

1 » Les ouvriers ont vu leurs effectifs passer de 40 % en

1960 à 24 % en 2005. Les agriculteurs voient aussi leurs effectifs baisser passant de 17 % à 2,5 % en 2005. Par contre les CPIS voient leurs effectifs augmenter. Le ter- tiaire progresse suite à la désindustrialisation.

2 » Cette évolution de la structure des emplois provient

des transformations structurelles de la société : désindus- trialisation, tertiarisation, progression de la qualification

des actifs, concentration des entreprises.

qualifi cation des actifs, concentration des entreprises. GRAND ANGLE Zara et Apple : deux stratégies de

GRAND ANGLE Zara et Apple : deux stratégies de création de richesses

Parcours possible : La première partie de ce Grand Angle permet de comprendre la stratégie de localisation et de réactivité de Zara. La seconde page conduit les élèves à s’interroger sur les stratégies de délocalisation et de l’es- saimage de la production avec Apple. Il s’agit de voir que les deux stratégies fonctionnent très bien et créent de la valeur tout en étant très différentes : la mondialisation n’est pas monolithique.

[p. 78-79]

»Zara ou penser local

1 » Le concept fondateur de Zara est de proposer des

modèles imitant ceux des créateurs à des prix accessibles en un temps record grâce à la flexibilité de la production.

C’est ce qu’on appelle la stratégie de réactivité.

2 » L’entreprise Zara a mis en place un procédé de

fabrication et de finition local basé essentiellement en Espagne. Les délais sont donc très réduits car il n’y a pas de gros coûts de transport. Les coûts de production attractifs des pays émergents ne compensent pas les délais de transports très longs.

3 » Zara adopte le schéma suivant : collection, pro-

duction à l’aide de sous traitants locaux, transports en Europe, vente en magasin et renouvellement de collec- tions tous les quinze jours. On parle de flexibilité car la réactivité des équipes est très grande.

4 » La délocalisation permet de baisser les coûts de

production mais coûte cher en transport et ne permet pas d’adapter les collections aux goûts très versatiles des consommateurs.

»Apple ou penser global

1 » Le prix de vente est de 299 dollars alors que le coût de production est de 144,40 dollars soit une VA de 154,60 dollars.

2 » La production se fait essentiellement en Asie et aux

EU là ou les coûts de production sont les plus bas.

3 » Apple « verrouille » son système en imposant à ses

utilisateurs des logiciels Apple et une gamme de produits qui fonctionne exclusivement sur les macs ou les ipods. Son marketing est celui de l’exclusivité et la fidélisation du client.

4 » Trois clefs du succès : une innovation permanente,

une exclusivité des produits et un segment de marché réduit et élitiste.

des produits et un segment de marché réduit et élitiste. QUESTION DE SYNTHÈSE L’entreprise Zara adopte

QUESTION DE SYNTHÈSE

L’entreprise Zara adopte une stratégie de réactivité basée sur plusieurs points :

– Des stylistes qui renouvellent les collections périodi- quement.

– Des sous traitants espagnols et portugais qui produi- sent en un temps record.

– Des transporteurs qui livrent les magasins en deux jours.

– Des enseignes nombreuses qui font remonter l’infor- mation sur les ventes tous les deux jours.

L’entreprise Apple adopte une stratégie de délocalisa- tion à l’opposé basée sur :

– Une conception américaine et une exécution asiatique.

– Un marketing d’exclusivité.

– Une gamme mono marque.

– Des concepts store qui sont spécialisés sur les produits.

– Une fidélisation du client qui a l’impression d’être unique et privilégié.

CHAPITRE 5
CHAPITRE
5

Comment se forment les prix

sur un marché ? [p. 81-92 du manuel]

Rappel des objectifs

du programme : On montrera comment dans un modèle simple de marché se fixe et s’ajuste le prix en fonction des variations de l’offre et de la demande. En partant d’un exemple, on construira les courbes d’offre et de demande, on recherchera les facteurs susceptibles d’expli- quer leur déplacement et on en analysera l’impact en termes d’augmentation ou de baisse des prix.

Notions :

Demande, offre, prix.

Ce chapitre est découpé en deux thèmes qui permettent de comprendre le fonctionnement des mécanismes spontanés du marché et dans un second temps les facteurs qui viennent porter atteinte au fonctionnement de loi de l’offre et de la demande.

Le dossier 1 (Comment les variations de l’offre et de la demande affectent-elles

le niveau des prix), présente dans un premier temps des situations qui font varier le prix d’un bien selon que sa demande ou son offre baisse ou s’accroît. Cela donne une première intuition de la loi de l’offre et de la demande (Découvrir 1). Le com- prendre 1 présente une application qui conduit les élèves à tracer des courbes d’offre et de demande à partir d’un cas concret : le marché du kiwi.

Le dossier 2 (L’évolution des prix répond-elle seulement à la loi de l’offre et

de la demande ?), fait découvrir aux élèves différents facteurs qui portent atteinte au fonctionnement du marché (Découvrir 2) puis les analyse à travers des études de cas concrets (Comprendre 2).

Le Grand Angle (Inflation mesurée, inflation ressentie), permet de donner

sens à l’utilisation des indices et de rendre plus concrète la notion de pouvoir

d’achat. La double page permet de distinguer la mesure de l’inflation de la manière dont celle-ci est ressentie par les ménages.

DOSSIER 1de la manière dont celle-ci est ressentie par les ménages. Comment les variations de l’offre et

Comment les variations de l’offre et de la demande affectent-elles le niveau des prix ?

DÉCOUVRIR

Prix qui montent, prix qui descendent

Parcours possible : le document 1 peut être privilégié et approfondi puisqu’il décrit en lui-même la loi de l’offre et de la demande. La réflexion peut-être affinée avec le document 5 qui évoque à la fois l’offre et la demande de fraises.

[p. 82-83]

ACTIVITÉS

1 ❯❯ Le prix des poissons passe de 1 à 2 puis 4 cailloux car la demande augmente alors que l’offre reste stable. L’ar- rivée d’un nouvel offreur accroît l’offre globale et fait chuter le cours du poisson.

2 ❯❯ La demande de rose s’accroît au moment de la Saint-

Valentin, ce qui en fait monter le prix.

3 ❯❯ L’offre d’huîtres et de moules baisse à la suite de la

tempête qui a détruit les installations ostréicoles, le prix

22 ❯❯ COMMENT SE FORMENT LES PRIX SUR UN MARCHÉ ?

des fruits de mer augmente donc, car la demande est inchangée.

4 ❯❯ La tomate et le melon sont des fruits d’été, leur offre

est abondante à ce moment-là ce qui explique la baisse

de leur prix.

5 ❯❯ Les importations de fraises espagnoles contribuent

à accroître l’offre de fraises en France ce qui conduit à la baisse de leur prix. Le boycott des fraises espagnoles peut conduire à réduire la demande de fraises et donc à accentuer la baisse des prix alors que l’offre de fraise reste abondante.

COMPRENDRE

[p. 84-85]

Parcours possible : se limiter au document 1, le compléter par le document 2 pour aborder les mécanismes de l’offre et de la demande.

DOCUMENT 1

1 ❯❯ La demande totale de kiwis pour 5 euros le kilo est

la somme des demandes des différents consommateurs sur ce marché. Il y en a dans ce cas 5, qui souhaitent acheter 6+5+4+3+2 = 20 millions de kg de kiwis/an pour 5 euros le kilo.

2 ❯❯ On observe que lorsque le prix du kg de kiwis s’ac-

croît, la demande des consommateurs baisse. La

courbe de demande sera donc une fonction décrois- sante du prix. À l’inverse on voit que lorsque le prix du kg de kiwis s’accroît, l’offre des consommateurs aug- mente. L’offre de kiwis est donc une fonction crois- sante du prix.

3 ❯❯ Astuce : Débuter la graduation en ordonnées à 2.

Prévoir un cm pour 0,25 unité. Débuter la graduation en

abscisses à 50 et prévoir un cm pour 5 unités.

Prix du kg de kiwis Demande 2020 Offre 3 Demande Offre 2020 2,75 A C
Prix du kg de kiwis
Demande 2020
Offre
3
Demande
Offre 2020
2,75
A
C
2,5
B
2,25
2
50
55
60
65
70
75
80

Quantité de kiwis (en millions de kg/an)

La courbe d’offre rencontre la courbe de demande pour le prix de 2,50 euros le kg. Pour ce prix, l’offre et la demande de kiwis sont de 63 millions de kg/an (point A sur le graphique).

DOCUMENT 2

1 ❯❯ La loi de l’offre et de la demande décrit le mécanisme qui conduit à équilibrer la quantité offerte par les ven- deurs et la quantité achetée par les consommateurs pour un prix donné.

2 ❯❯ Si le prix du kg de kiwis passe de 2,5 à 2,75 euros, la

quantité offerte augmente alors de 63 à 68 millions de kilos/an, tandis que la demande de kiwis passe de 63 à 55 millions de kilos de kiwis. Il y a donc un excès d’offre sur la demande. À l’inverse, lorsque le prix du kg de kiwis passe de 2,5 à

2,25 euros, la demande augmente de 63 à 72 millions de kilos/an et la demande baisse de 63 à 58 millions de kg/ an. Il y a donc un excès de demande.

3 ❯❯ Le mécanisme de l’offre et de la demande peut être

comparé à celui d’un ressort qui retourne spontanément à l’équilibre. Lorsque l’offre d’un bien est supérieure à sa demande, le prix du bien baisse, ce qui incite les ache- teurs à demander plus de ce bien. Si la demande s’accroît le prix du bien augmente, ce qui ramène son prix à son niveau d’équilibre. (possibilité d’appliquer au cas pré- cédant par une représentation graphique).

DOCUMENT 3

1 ❯❯ L’accroissement de l’offre se traduit par une baisse des prix si la demande est inchangée (point B sur le graphique).

2 ❯❯ Facteurs qui déplacent la courbe d’offre : des modi-

fications du nombre de producteurs, des changements dans les prix des facteurs de production, des change- ments dans la technologie, des changements dans l’en- vironnement naturel, des changements dans la disponibilité du crédit, des changements dans les

anticipations.

DOCUMENT 4

1 ❯❯ La courbe de demande se déplace vers la droite car

la demande de kiwis s’accroît. Ce déplacement de courbe induit une hausse du prix du kg de kiwis.

2 ❯❯ Les courbes d’offre et de demande de 2020 pourraient

se rencontrer au prix d’équilibre de 2,50 euros le kg. Dans ce cas la quantité d’équilibre serait supérieure à celle repré- sentée dans le doc. 1 puisqu’elle s’établirait à 70 et non plus à 63 millions de kg/an. (point C sur le graphique).

3 ❯❯ Les sources de déplacement des courbes de demande

du marché sont les suivantes : des évolutions du nombre

de consommateurs, des variations du revenu, des varia-

tions du prix d’un bien substituable ou complémentaire,

des variations de la structure de la population, des chan-

gements dans les préférences ou dans les attitudes cultu-

relles, des changements dans l’information disponible…

DOSSIER 2 L’évolution des prix répond-elle seulement à la loi de l’offre et de la demande ? L’évolution des prix répond-elle seulement à la loi de l’offre et de la demande ?

DÉCOUVRIR

Des prix sous influence

[p. 86-87]

Parcours possible : privilégier l’analyse des ententes (doc. 2 ou 3) et de l’intervention de l’État sur les prix (doc. 4).

ACTIVITÉS

1 ❯❯ Le progrès technique explique l’amélioration des

capacités des mémoires Flash et la baisse des prix. Le cycle d’innovation est très court dans ce domaine, ce qui explique que les mémoires à plus faibles capacités sont rapidement rendues obsolètes… leur prix baisse. À cela s’ajoute la progression de la concurrence entre les entre- prises fabriquant ces biens, entreprises qui peuvent compresser leurs coûts de production en délocalisant.

2 ❯❯ Cette conversation s’est traduite par une entente entre

les présidents d’American Airlines et de Braniff Airways.

Cela a contribué à limiter la baisse des prix des vols.

3 ❯❯ Les parts de marché de Coca-Cola et Pepsi sont bien