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A2 - L’AIR QUI NOUS ENTOURE ; LE DIOXYGÈNE

(classe de 4e)

C4. L’eau et le dioxygène en dehors de la Terre

Le système solaire et les planètes qui nous entourent

Ce texte propose un complément documentaire pouvant être utile dans les rubriques de la partie A - «À la découverte de notre environnement, la matière» intitulées :

A1 - Où trouve-t-on de l’eau ? Recherche documentaire le «cycle de l’eau sur la planète et l’eau en dehors de la Terre» (classe de 5e).

A2 - De quoi est composé l’air que nous respirons ? Le dioxy- gène et le diazote en dehors de la Terre, origine biologique du dioxygène (classe de 4e).

Les quatre planètes les plus proches du Soleil : Mercure, Vénus, la Terre et Mars ont une surface solide, en tout ou partie, constituée essentiellement de silicates. Au cours de la formation des planètes, les éléments lourds (tels que le fer et le nickel) ont formé leur centre (noyau). Cependant, la surface de Mars est principalement rouge, cette couleur étant essen- tiellement due à des oxydes de fer entrant dans la composi- tion des roches. Trois d’entre elles possèdent une atmosphère, seule la planète Mercure, trop proche du Soleil et trop peu massive, n’en possède pas.

Eau, dioxyde de carbonne et dioxygène dans le système solaire

Les atmosphère comparées actuelles des planètes Vénus, Terre et Mars

Le dioxyde de carbone, l’eau et le diazote, constituants de notre atmosphère, existent également sur d’autres planètes mais en des proportions différentes et sous des états physiques qui dépendent des conditions de température et de pression qui y règnent. Le dioxygène, lui, n’existe en quantité abondante que sur la Terre ; il est le résultat et une forme de «signature» de la vie. Les atmosphères actuelles des deux pla- nètes les plus proches de la Terre, Vénus et Mars, présentent des différences importantes par rapport à celle de la Terre.

Sur Vénus, l’atmosphère contient essentiellement du dioxyde de carbone, la température au sol est voisine de 450°C et la pression est environ 90 fois plus forte que sur Terre. Sur Mars, l’atmosphère contient également essentiellement du dioxyde de carbone et un peu de vapeur d’eau mais la température moyenne est de l’ordre de – 50°C alors qu’elle est en moyenne de l’ordre de 14°C sur notre planète. De plus, l’atmosphère est raréfiée (pression environ 150 fois plus faible que sur Terre). Des phénomènes atmosphériques exis- tent sur Mars qui produisent des vents et des tempêtes de sable tandis que les calottes glaciaires formées de glace

carbonique et de glace d’eau disparaissent et se reforment au rythme des saisons martiennes.

Composition actuelle des atmosphères (pourcentages en volume)

gaz

Vénus

Terre

Mars

dioxyde de carbone (CO 2 )

96

0,03

95

diazote (N 2 )

3,5

78

2,7

dioxygène (O 2 )

0,003

21

0,15

Quelques hypothèses sur les différences d’évolution des atmosphères et sur la présence ou non d’eau liquide

Pour expliquer les différences, on évoque principalement la plus ou moins grande distance au Soleil et la différence de masse. Lors de leur formation, les trois planètes étaient entou- rées principalement d’hydrogène et d’hélium. La masse des planètes était insuffisante et leur température trop élevée pour retenir ces composés légers qui se sont échappés, contraire- ment à ce qui s’est produit sur les planètes géantes telles que Jupiter, par exemple. Celles-ci ont, au contraire, retenu leur atmosphère primaire en raison, d’une part, de leur masse importante et, d’autre part, de leur basse température due à leur éloignement au Soleil.

Divers scénarios permettent d’expliquer les atmosphères actuelles. Les planètes en évoluant ont été le siège de phéno- mènes volcaniques et de bombardements météoritiques produisant un dégazage. Une atmosphère s’est ainsi formée avec du dioxyde de carbone, du diazote, de la vapeur d’eau et divers autres composés mais en moindre quantité. L’important bombardement météoritique et cométaire aurait également contribué à l’enrichissement en eau.

Un modèle d’évolution de la planète Vénus, la plus proche du Soleil, permet de penser que de l’eau liquide aurait pu exister mais sous forme d’océans chauds avec une vapeur d’eau suffisamment abondante au-dessus pour favoriser un effet de serre 1 . La température de surface augmentant, l’eau s’est entièrement vaporisée. L’eau n’existe plus dans l’atmosphère de Vénus que sous forme de gouttelettes formant avec l’acide sulfurique des nuages épais qui contribuent à cacher la surface de la planète. C’est actuellement le dioxyde de carbone qui produit l’effet de serre et la forte température à la surface de Vénus.

Sur notre planète, les conditions initiales de température étaient telles que l’eau s’est condensée sous forme d’océans. Des pluies abondantes ont dissous le dioxyde de carbone qui

1. Voir fiche C6.

Accompagnement des programmes du cycle central 5e/4e

Physique - Chimie

le dioxyde de carbone qui 1. Voir fiche C6 . Accompagnement des programmes du cycle central

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au fond des océans, capté par les organismes vivants, a été transformé en calcaires. L’effet de serre a donc été limité, la température de surface restant presque constante. Dans les océans, la vie est apparue. Des algues bleues ont utilisé le dioxyde de carbone pour croître et ont rejeté le dioxygène. La fonction chlorophyllienne a transformé notre atmosphère en fabriquant le dioxygène qui actuellement permet les vies évo- luées. Dans la haute atmosphère, la couche d’ozone protec- trice (O 3 ) s’est formée, empêchant la pénétration des rayons ultraviolets qui sont nocifs pour les organismes vivants. Les carbonates sont en partie éliminés et le dioxyde de carbone est rejeté dans l’atmosphère par les volcans. Si la vie n’existait pas sur Terre, son atmosphère aurait une composition vraisemblablement voisine de celle des deux autres planètes avec une plus grande proportion de dioxyde de carbone.

La planète Mars est plus éloignée du Soleil. Actuellement, l’eau liquide ne peut exister en raison des valeurs basses de la température et de la pression. On trouve l’eau seulement sous forme de glace ou de vapeur mais des traces d’écoule- ment sont visibles ainsi que des formations qui évoquent des lits de rivières. On suppose que la fusion des glaces se serait produite il y a trois milliards d’années provoquant de fortes inondations. Cette variation du climat pourrait être due à des phénomènes volcaniques ou à des variations orbitales comme celles qui sur Terre provoquent l’alternance des périodes glaciaires et chaudes. Le dioxyde de carbone a, comme sur Terre, formé des carbonates mais l’activité volcanique a cessé semble-t-il depuis plus d’un milliard d’années.

Si l’eau a pu exister sous forme liquide, une vie primitive a pu exister également. L’analyse des constituants d’une météorite d’origine martienne a, par ses inclusions, laissé imaginer qu’il

rien n’est encore prouvé mais

était question de restes de vie la recherche continue.

À la recherche de la vie

La découverte récente dans les profondeurs océaniques ter- restres où l’obscurité règne, près de sources chaudes liées au volcanisme, de formes de vie dans un environnement qui a priori semble hostile, nous fait réfléchir sur notre recherche d’autres lieux où la vie pourrait exister en dehors de la Terre.

Dans le système solaire externe, les composés sont préféren- tiellement des carbures d’hydrogène (pour des raisons de température) ; l’azote existe encore à l’état de diazote. Tous les satellites des planètes géantes sont formés d’un mélange de glaces contenant de l’eau et des silicates en proportions variées. Seulement deux de ces satellites possèdent une atmo- sphère importante : Titan, satellite de Saturne, et Triton, satel- lite de Neptune. La sonde Cassini-Huygens qui doit être lancée en octobre 1997 doit explorer Titan. Ce satellite nous intéresse car les conditions physiques et chimiques de son atmosphère pourraient correspondre à celles qui ont prévalu sur la Terre au moment de l’apparition de la vie.

Les composés primitifs qui pourraient être à l’origine de la vie sur Terre auraient pu venir de l’espace, des composés orga- niques nombreux ayant été trouvés dans les comètes ou à l’intérieur des météorites et même dans le milieu interstellaire.

Les missions spatiales nous ont fait découvrir depuis 20 ans des mondes à la fois très variés et fortement analogues. La planète Mars est la seule planète que l’homme pourra explorer dans un avenir proche (en dehors de la Lune). Mars nous intrigue par l’éventualité de la découverte de vie fossile. Des sondes automatiques doivent explorer la planète Mars, la planète Saturne (mission Cassini) et les petits objets tels que les astéroïdes (dont certains sont faits de fer) et les comètes, en analysant sur place leur composition ou en rapportant des échantillons sur Terre (missions Stardust et Rosetta, par exemple). La sonde Galileo explore le système de Jupiter, les premiers résultats sont en cours d’étude.

Bibliographie

Kenneth Lang et Charles Whitney, Vagabonds de l’espace, Springer-Verlag.

Bottinelli, Brahic, Gouguenheim, Ripert, Sert, La Terre et l’Univers, collection Synapses, Hachette.

Th. Encrenaz, Le système solaire, Dominos, Flammarion.

Ph. de la Cotardière, Astronomie, Larousse.

Astronomie, Encyclopédie Universalis.

Pour les élèves : Marcellin, Astronomie, CIL.

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Pour les élèves : Marcellin, Astronomie, CIL. 4 8 Physique - Chimie Accompagnement des programmes du

Physique - Chimie

Accompagnement des programmes du cycle central 5e/4e

E7. Combustion du carbone dans le dioxygène

Manipulation

Élèves

Objectifs généraux

Respecter le protocole.

Manipuler proprement.

Faire un compte-rendu rédigé.

Objectifs spécifiques

Réaliser une combustion.

Identifier le produit de la réaction.

Déroulement de la manipulation

Matériel

– un flacon avec du sable ou de l’eau au fond muni d’un bou-

chon sur lequel on pourra fixer l’extrêmité d’un fil de fer

– du charbon de bois ou du fusain

– du dioxygène (bouteille ; voir aussi fiche préparation)

– de l’eau de chaux

LUNETTES OBLIGATOIRES

LUNETTES OBLIGATOIRES

– La combustion du morceau de charbon de bois ou d’un

fusain est amorcée avec la flamme d’une allumette ou d’un briquet.

– Lorsque le charbon de bois présente une zone d’incandes-

cence, l’introduire dans le flacon de dioxygène : la combus- tion devient très vive.

– Lorsque la combustion est terminée, mettre en évidence le

dioxyde de carbone formé. On pourra, par exemple, prélever un peu du contenu gazeux du flacon à l’aide d’une seringue

peu du contenu gazeux du flacon à l’aide d’une seringue à l’extrêmité de laquelle on aura

à l’extrêmité de laquelle on aura fixé un tuyau souple. Le gaz recueilli sera envoyé au contact de l’eau de chaux que l’on aura versé dans un tube à essais. On observera la formation lente d’un précipité (carbonate de calcium).

– On pourra aussi effectuer le test du dioxygène (bûchette à

incandescence) et du dioxyde de carbone (eau de chaux) dans un flacon témoin contenant les réactifs. Dans le flacon

final, on effectuera aussi le test du dioxygène.

– De même, le professeur, soufflant avec une pipette dans

l’eau de chaux, fera constater qu’il se forme un précipité iden- tique ; on en conclut que la fonction respiratoire est également

source de dioxyde de carbone.

Points essentiels

– La combustion du charbon de bois dans le dioxygène est plus vive que dans l’air.

– Dans l’air, comme dans le dioxygène, la combustion s’ac- compagne d’un dégagement de dioxyde de carbone mis en évidence avec de l’eau de chaux.

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mis en évidence avec de l’eau de chaux. Accompagnement des programmes du cycle central 5e/4e Physique

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E8. Combustion du fer dans le dioxygène

Manipulation 1

Élèves

Objectifs généraux

Respecter le protocole

Manipuler proprement

Faire un compte-rendu rédigé

Objectifs spécifiques

Réaliser la combustion du fer

Déroulement de la manipulation

Matériel

– un flacon avec du sable au fond muni d’un bouchon sur lequel on pourra fixer l’extrémité d’un fil de fer

– du fil de fer fin

– du dioxygène (bouteille ; voir aussi fiche préparation)

– une pile plate 4,5 V ou des allumettes

– de la laine d’acier

– une balance Roberval (ou mieux une balance à affichage numérique à 0,1g)

LUNETTES OBLIGATOIRES
LUNETTES OBLIGATOIRES

La combustion de la laine d’acier est amorcée avec la flamme d’une allumette ou en formant avec le tampon un court-circuit entre les bornes de la pile.

Dès les premières étincelles dans la laine d’acier, introduire le tampon suspendu au bouchon dans le flacon de dioxygène :

la combustion continue et devient très vive.

Points essentiels

– La combustion du fer dans le dioxygène est plus vive que dans l’air.

– Dans l’air, comme dans le dioxygène, la combustion s’ac-

compagne de la formation d’oxydes de fer dont la masse est supérieure à la masse du fer initial (environ + 0,5 g pour 3 g de paille de fer). Il ne faut pas chercher à accorder une valeur quantitative précise à cette manipulation compte tenu du fait qu’il peut y avoir perte, sous forme de globules, d’une partie de l’oxyde formé.

Pesée avant combustion Pesée après combustion

Pesée avant combustion

Pesée après combustion

50

Pesée avant combustion Pesée après combustion 5 0 1. Voir fiche E3. Physique - Chimie Accompagnement

1. Voir fiche E3.

Physique - Chimie

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D7. Lecture raisonnée d’une équation-bilan en chimie

Exemple du bilan de la combustion du méthane dans le dioxygène

Les réactifs

réagissent et donnent

les produits de la réaction.

réagissent et donnent les produits de la réaction. CH 4 + 2 O 2 CO 2

CH 4

+

2 O 2

CH 4 + 2 O 2 CO 2 + 2H 2 O  

CO 2

+

2H 2 O

 
 

1 molécule

réagit avec
réagit
avec

2

molécules de

 

de méthane

dioxygène

1 molécule de méthane disparue

 

2

molécules de

il se forme
il se
forme

1 molécule de dioxyde de carbone

   

2 molécules

ou

dioxygène

et

d’eau

 

disparues

pour
pour

Exercices de compréhension

1) Combustion complète de 3 molécules de méthane

nombre de molécules

avant la réaction

qui réagissent

après la réaction

méthane

3

3

0

dioxygène

6

6

0

dioxyde de carbone

   

3

vapeur d’eau

   

6

2) Combustion d’un mélange de 4 molécules de méthane et de 4 molécules de dioxygène

nombre de molécules

avant la réaction

qui réagissent

après la réaction

méthane

4

2

2

dioxygène

4

4

0

dioxyde de carbone

   

2

vapeur d’eau

   

4

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  2 vapeur d’eau     4 Accompagnement des programmes du cycle central 5e/4e Physique -

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E9. Réaction du calcaire avec l’acide chlorhydrique

Manipulation

Élèves

Objectifs généraux

Respecter le protocole

Manipuler proprement

Faire un compte-rendu rédigé

Objectifs spécifiques

Illustrer la conservation de la masse lors d’une réaction chimique

Identifier le dioxyde de carbone

Matériel

Par groupe :

– 1 morceau de craie carrée (environ 5 g)

– 100 cm 3 d’acide chlorhydrique à 2 mol.L -1 (ne pas dépasser cette concentration)

– (éventuellement eau de chaux)

– 1 bouteille plastique avec bouchon à vis 1L (ou mieux, bocal étanche pour stérilisation)

– 1 ballon de baudruche

– 1 balance à affichage numérique

– (éventuellement) bouchon avec tube à dégagement + tube à essais pour recueillir un peu de dioxyde de carbone

Remarque : Incliner la bouteille dans laquelle on a déjà intro- duit l’acide chlorhydrique pour déposer en haut du goulot le morceau de craie. Boucher très fermement. Noter l’heure et la masse indiquée sur la balance (refaire les mesures au bout de 5 puis de 10 minutes).

LUNETTES-GANTS-BLOUSES OBLIGATOIRES
LUNETTES-GANTS-BLOUSES OBLIGATOIRES

Durée

Au moins 1/2 h.

Toute la craie disparaît au bout de 12 minutes environ.

Points essentiels

Remarques :

Avec un bouchon à vis, une légère fuite se produit (~ 0,1 g/ 5 min), avec le ballon de baudruche (~0,4 g/5 min !).

Si au bout de 5 minutes on ouvre le bouchon, on entend des gaz s’échapper et on peut constater une perte de masse d’environ 1 g.

En cas d’utilisation d’un bocal, attention lors de l’ouverture (yeux, peau).

Mise en évidence du dioxyde de carbone formé au cours de la réaction.

du dioxyde de carbone formé au cours de la réaction. 5 2 Physique - Chimie Accompagnement

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du dioxyde de carbone formé au cours de la réaction. 5 2 Physique - Chimie Accompagnement

Physique - Chimie

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E10. Préparation du dioxygène

Par action du permanganate de potassium acidifié sur l’eau oxygénée

Manipulation

Professeur

Objectifs

Préparer du dioxygène en l’absence de bouteille de dioxy- gène au laboratoire

Matériel

– eau oxygénée 20 volumes (environ 20 cm 3 )

– solution de permanganate de potassium 0,1 mol.L -1 (environ 50 cm 3 )

– acide sulfurique concentré (environ 1 mL)

Remarque : Par définition 1 litre d’eau oxygéné (fraîche) à 20 volumes est susceptible de libérer 20 litres de dioxygène lors de la réaction de dismutation.

20 litres de dioxygène lors de la réaction de dismutation. Durée La réaction est très vive

Durée

La réaction est très vive : verser l’eau oxygénée goutte à goutte.

Points essentiels

Le port des gants, des lunettes de protection et de la blouse est vivement conseillé.

Ne pas oublier de purger l’appareil avant de récupérer le dioxygène.

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avant de récupérer le dioxygène. Accompagnement des programmes du cycle central 5e/4e Physique - Chimie 5

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D8. Représentation moléculaire de l’air, «pur» ou pollué

L’AIR « PUR » : un mélange gazeux

L’air est essentiellement constitué de molécules :
L’air est essentiellement constitué de molécules :

– de diazote N 2 (presque 80 %)

– de dioxygène 0 2 (environ 20 %)

– de vapeur d’eau, de dioxyde de carbone (0,3 %)

– d’argon, de krypton, de néon, etc. (gaz rares)

AIR POLLUÉ par du dioxyde de soufre

Il y a pollution de l’air lorsque : – les proportions de certains gaz contenus
Il y a pollution de l’air lorsque :
– les proportions de certains gaz contenus dans «l’air pur» (même en très faible
quantité) varient ; c’est le cas du dioxyde de carbone dont un excès provoque un
accroissement de l’effet de serre (Cf. fiche C6).

– des molécules de substances polluantes (dioxyde de soufre, oxydes d’azote, etc.), même sous formes de traces, sont présentes.

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etc.), même sous formes de traces, sont présentes. 5 4 Physique - Chimie Accompagnement des programmes

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C5. Représentation des molécules

Des molécules simples aux molécules complexes

En tant que première illustration des réactions chimiques, le programme se réfère à des molécules dont la structure est particulièrement simple. Ceci n’empêche pas de montrer quelques documents représentant des molécules plus complexes (cyclohexane, glucose, saccharose, cholestérol, ATP, molécules «cryptands», etc.). Sans qu’il soit demandé ici aucune mémorisation, on pourra ainsi souligner la variété et la complexité des structures moléculaires présentes dans la nature ou synthétisées par l’homme.

Représentation topologique des molécules

L’enchaînement des atomes au sein d’une molécule est géné- ralement représenté à l’aide d’une formule dite «semi-déve- loppée» ou «développée» (si on y fait figurer toutes les liai- sons). Lorsque l’édifice moléculaire devient plus complexe (comportant un nombre important d’atomes), il est pratique de recourir à un mode de représentation simplifié : la repré- sentation topologique. Dans cette représentation, qui n’a pas à être enseignée au collège, les liaisons carbone-carbone sont représentées par des segments, dont les extrémités représen- tent les atomes de carbone. Les atomes d’hydrogène ne sont pas mentionnés (chaque carbone en porte un nombre tel que sa tétravalence est respectée) sauf s’ils sont liés à des hété- roatomes (atomes autres que C), eux aussi représentés. Par exemple, le propane CH 3 - CH 2 - CH 3 sera représenté en notation topologique par : ; l’éthanol (CH 3 - CH 2 - OH) par :

par : ; l’éthanol (CH 3 - CH 2 - OH) par : O H .

OH. Ce mode de représentation est très fréquent pour des molé- cules cycliques. Ainsi, le cyclohexane de formule C 6 H 12 est représenté en perspective : ou bien «à plat» :

La représentation topologique permet donc d’alléger la repré- sentation en formule plane des molécules.

la repré- sentation en formule plane des molécules. Pour leur représentation spatiale il existe plusieurs types
la repré- sentation en formule plane des molécules. Pour leur représentation spatiale il existe plusieurs types
la repré- sentation en formule plane des molécules. Pour leur représentation spatiale il existe plusieurs types

Pour leur représentation spatiale

il existe plusieurs types de modèles moléculaires, dont deux en particulier : le modèle «compact» et le modèle «éclaté». Par exemple, la figure 1 donne la représentation de la molécule d’éthane (CH 3 - CH 3 ) en modèle compact (1a) et éclaté (1b). Dans les deux modèles, les atomes sont assimilés à des sphères. Dans le modèle compact, les dimensions relatives des atomes et des liaisons sont globalement respectées. Il permet de définir le «rayon» des atomes (dit rayon de Van der Waals), égal à la moitié de la plus courte distance à laquelle peuvent s’approcher les noyaux des deux atomes identiques, appartenant à des molécules différentes. Dans le modèle éclaté, plus lisible puisque l’on y écarte les atomes les uns par rapport aux autres, les distances sont par contre très suréva- luées par rapport aux dimensions des atomes. Ce modèle est donc beaucoup plus éloigné de la structure réelle que le modèle compact. La figure 2 donne la représentation du cyclohexane en modèle éclaté.

Figure 2 : représentation du cyclohexane en modèle éclaté

2 : représentation du cyclohexane en modèle éclaté Ces représentations spatiales peuvent être montrées aux

Ces représentations spatiales peuvent être montrées aux élèves par l’intermédiaire de logiciels de représentation molé- culaire ou en projetant un transparent ; il est préférable que les élèves en gardent une trace sur un imprimé qu’on leur remettra en plus de la visualisation à l’écran.

Les molécules évoquées précédemment ont une structure rela- tivement simple. La plupart des molécules, d’origine naturelle ou synthétique, ont des structures en général plus complexes. En voici quelques exemples, que les élèves n’auront pas à mémoriser :

Figure 1 : modèles moléculaires de l’éthane

(1b) : modèle éclaté (1a) : modèle compact, représentation agrandie

(1b) : modèle éclaté

(1a) : modèle compact, représentation agrandie

Le glucose (C 6 H 12 0 6 ) (figure 3)

Il s’agit d’une molécule appartenant à la catégorie des sucres, très présents dans les milieux vivants. Le glucose est le plus commun et le plus répandu dans le monde naturel. Synthétisé par les plantes à partir d’eau et de dioxyde de carbone, il est inversement dégradé en ces mêmes molécules par les ani- maux, ce qui produit de l’énergie.

Figure 3 : la molécule de glucose

produit de l’énergie. Figure 3 : la molécule de glucose Accompagnement des programmes du cycle central

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Physique - Chimie

Figure 3 : la molécule de glucose Accompagnement des programmes du cycle central 5e/4e Physique -

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Le saccharose (C 12 H 22 0 11 ) (figure 4)

Figure 4 : la molécule de la saccharose

Cette molécule est constituée de deux unités : une unité glucose et une unité fructose, liées l’une à l’autre ; elle est la molécule constitutive du sucre de table. Présente dans de nom- breux végétaux, on la trouve surtout dans la canne à sucre et la betterave sucrière.

Le cholestérol (C 27 H 46 0) (figure 5)

Cette molécule, synthétisée par l’organisme à partir de graisses, joue un rôle essentiel dans le métabolisme du corps. Son accumulation dans les artères peut cependant provoquer une gêne à l’écoulement du sang et engendrer des troubles cardiaques.

L’adénosine triphosphate, ou ATP (C 10 H 14 0 13 N 5 P 3 ) (figure 6)

Cette molécule est constituée de trois unités : une molécule de sucre (le ribose), une base (l’adénine) et l’enchaînement de trois groupes phosphate. C’est une des molécules les plus importantes du monde vivant car elle constitue une source d’énergie disponible pour la réalisation de réactions biochi- miques : contraction des cellules musculaires, métabolisme de la nourriture, synthèse des protéines, etc.

de la nourriture, synthèse des protéines, etc. Figure 5 : la molécule de cholestérol Figure 6

Figure 5 : la molécule de cholestérol

des protéines, etc. Figure 5 : la molécule de cholestérol Figure 6 : la molécule d’ATP

Figure 6 : la molécule d’ATP

la molécule de cholestérol Figure 6 : la molécule d’ATP Un exemple de molécule «cage» :

Un exemple de molécule «cage» : les cryptandts

(Figure 7)

Cette classe de molécules possède une structure tridimension- nelle dans laquelle on peut distinguer une sorte de cavité dont la taille et la géométrie dépendent de la structure moléculaire. Une autre molécule, en particulier un cation, peut venir se lier à quelques atomes du cryptand, et ce tout en étant à l’inté-

rieur de la cavité. Il devient alors inaccessible au milieu exté- rieur comme s’il était dans une cage (d’où le nom de cryptate). De nombreuses applications en synthèse résultent de ces propriétés. On représente en figure 7 la structure du cryptant emprisonnant un cation K (figure 7a) puis, en modèle compact, le cryptand seul (7b) et avec le cation (7c) au centre.

Figure 7 : une molécule de cryptand ( C 18 H 36 O 6 N 2 )

7a

7a 7c 7b

7c

7b

7a 7c 7b

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( C 1 8 H 3 6 O 6 N 2 ) 7a 7c 7b 5

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E11. Synthèse d’un arôme de banane

Lacétate d’isoamyle (éthanoate de 3-methyl butyle)

Lacétate d’isoamyle (éthanoate de 3-methyl butyle) Manipulation Élèves Objectifs généraux Respecter le

Manipulation

Élèves

Objectifs généraux

Respecter le protocole

Manipuler proprement

Faire un compte-rendu rédigé

Distinguer réactifs et produits

Objectifs spécifiques

Réaliser la synthèse d’un arôme

Apprentissage de nouvelles techniques : relargage, utilisa- tion d’une ampoule à décanter

Manipulation

Matériel

– un bain-marie (chauffage électrique de préférence)

– un thermomètre

– un tube à essais ou un petit erlenmeyer avec bouchon

surmonté d’un tube réfrigérant (20 à 40 cm de hauteur)

– une petite ampoule à décanter et son support

– deux bechers

Produits (par groupe)

– 5 mL d’acide acétique (90 %)

– 5 mL d’alcool isoamylique (ou 3 méthylbutan-1-ol)

– quelques gouttes d’acide sulfurique (4 à 5) (90 %)

– solution d’hydrogénocarbonate de sodium (bicarbonate)

– eau froide avec chlorure de sodium

Pour distribuer les réactifs, le professeur pourra utiliser des burettes de 50 cm 3 préalablement remplies, l’une d’acide acétique, l’autre d’alcool ; il rajoutera ensuite l’acide sulfu- rique au mélange.

Attention : utilisation obligatoire de lunettes, gants et blouse : les trois réactifs sont nocifs, voire inflammables (les deux premiers).

sont nocifs, voire inflammables (les deux premiers). Points essentiels – Rôle du réfrigérant. – Constater

Points essentiels

– Rôle du réfrigérant.

– Constater la différence d’odeur entre les réactifs et l’ester produit. Attention : Ne jamais placer le nez directement au dessus mais déplacer légèrement le dégagement en agitant avec la main.

– Mélange homogène au départ, hétérogène à l’arrivée. Possibilité de séparation par décantation.

L’utilisation correcte de l’ampoule à décanter nécessite du temps.

– Éventuellement : relargage

«Neutralisation» par l’ion hydrogénocarbonate dans le but d’isoler le produit cherché des réactifs non utilisés.

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produit cherché des réactifs non utilisés. Accompagnement des programmes du cycle central 5e/4e Physique - Chimie

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