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PROJET DE LOI

CROISSANCE ET TRANSFORMATION DES


ENTREPRISES
N° 201 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 255, 254) 25 JANVIER 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
M. GAY, Mmes APOURCEAU-POLY, COHEN, GRÉAUME, LIENEMANN
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 6

Supprimer cet article.

OBJET

L’article 6 est symptomatique de ce projet de loi qui vise à supprimer de prétendues barrières à
l’activité en réduisant les obligations des employeurs.

Traduisant une obsession des organisations patronales, la volonté de supprimer les seuils sociaux est
aussi dangereuse qu’inefficace.

Or ce ne sont pas ces « barrières » (seuils sociaux, stage de formation, commissaires aux
comptes…) qui fragilisent les entrepreneurs, mais bel et bien le manque de demande effective
adressée à ces entreprises

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


PROJET DE LOI

CROISSANCE ET TRANSFORMATION DES


ENTREPRISES N° 917
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 255, 254) 25 JANVIER 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
présenté par
C
G
Mme LIENEMANN, M. GAY, Mme APOURCEAU-POLY, MM. BOCQUET, SAVOLDELLI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 25

Rédiger ainsi cet article :


I. – Après l’article 209 B du code général des impôts, il est inséré un article 209 B … ainsi rédigé :
« Art. 209 B ... – I. – 1. Aux fins de l’impôt sur les sociétés, un établissement stable est réputé
exister dès lors qu’il existe une présence numérique significative par l’intermédiaire de laquelle une
entreprise exerce tout ou partie de son activité.
« 2. Le paragraphe 1 s’ajoute, sans y porter atteinte ni en limiter l’application, à tout autre critère
conforme au droit de l’Union ou à la législation nationale permettant de déterminer l’existence d’un
établissement stable dans un État membre aux fins de l’impôt sur les sociétés, que ce soit
spécifiquement en relation avec la fourniture de services numériques ou autre.
« 3. Une présence numérique significative est réputée exister sur le territoire national au cours d’une
période d’imposition si l’activité exercée par son intermédiaire consiste, en tout ou en partie, en la
fourniture de services numériques par l’intermédiaire d’une interface numérique, définie comme
tout logiciel, y compris un site internet ou une partie de celui-ci, et toute application, y compris les
applications mobiles, accessibles par les utilisateurs, et qu’une ou plusieurs des conditions suivantes
sont remplies en ce qui concerne la fourniture de ces services par l’entité exerçant cette activité,
considérée conjointement avec la fourniture de tels services par l’intermédiaire d’une interface
numérique par chacune des entreprises associées de cette entité au niveau consolidé :
« a) La part du total des produits tirés au cours de cette période d’imposition et résultant de la
fourniture de ces services numériques à des utilisateurs situés sur le territoire national au cours de
cette période d’imposition est supérieure à 7 000 000 euros ;
« b) Le nombre d’utilisateurs de l’un ou de plusieurs de ces services numériques qui sont situés sur
le territoire national membre au cours de cette période imposable est supérieur à 100 000 ;
« c) Le nombre de contrats commerciaux pour la fourniture de tels services numériques qui sont
conclus au cours de cette période d’imposition par des utilisateurs sur le territoire national est
supérieur à 3 000.
« 4. En ce qui concerne l’utilisation des services numériques, un utilisateur est réputé être situé sur
le territoire national au cours d’une période d’imposition si l’utilisateur utilise un appareil sur le
territoire national au cours de cette période d’imposition pour accéder à l’interface numérique par
l’intermédiaire de laquelle les services numériques sont fournis. Ces derniers sont définis comme
services fournis sur l’internet ou sur un réseau électronique et dont la nature rend la prestation
largement automatisée, accompagnée d’une intervention humaine minimale, et impossible à assurer
en l’absence de technologie de l’information.
Suite amdt n° 917
-4-

« 5. En ce qui concerne la conclusion de contrats portant sur la fourniture de services numériques :


« a) Un contrat est considéré comme un contrat commercial si l’utilisateur conclut le contrat au
cours de l’exercice d’une activité ;
« b) Un utilisateur est réputé être situé sur le territoire national au cours d’une période d’imposition
si l’utilisateur est résident aux fins de l’impôt sur les sociétés sur le territoire national au cours de
cette période d’imposition ou si l’utilisateur est résident aux fins de l’impôt sur les sociétés dans un
pays tiers mais dispose d’un établissement stable sur le territoire national au cours de cette période
d’imposition.
« 6. L’État dans lequel l’appareil de l’utilisateur est utilisé est déterminé en fonction de l’adresse IP
de l’appareil ou, si elle est plus précise, de toute autre méthode de géolocalisation.
« 7. La part du total des produits mentionnée du 3 est déterminée par rapport au nombre de fois où
ces appareils sont utilisés au cours de cette période d’imposition par des utilisateurs situés n’importe
où dans le monde pour accéder à l’interface numérique par l’intermédiaire de laquelle les services
numériques sont fournis.
« II. – 1. Les bénéfices qui sont attribuables à une présence numérique significative ou au regard
d’une présence numérique significative sur le territoire national sont imposables dans le cadre fiscal
applicable aux entreprises.
« 2. Les bénéfices attribuables à la présence numérique significative ou au regard de la présence
numérique significative sont ceux que la présence numérique aurait réalisés s’il s’était agi d’une
entreprise distincte et indépendante exerçant des activités identiques ou analogues dans des
conditions identiques ou analogues, en particulier dans ses opérations internes avec d’autres parties
de l’entreprise, compte tenu des fonctions exercées, des actifs utilisés et des risques assumés, par
l’intermédiaire d’une interface numérique.
« 3. Aux fins du présent 2, la détermination des bénéfices attribuables à la présence numérique
significative ou au regard de la présence numérique significative repose sur une analyse
fonctionnelle. Afin de déterminer les fonctions de la présence numérique significative et de lui
attribuer la propriété économique des actifs et les risques, les activités économiquement
significatives exercées par cette présence par l’intermédiaire d’une interface numérique sont prises
en considération. Pour ce faire, les activités réalisées par l’entreprise par l’intermédiaire d’une
interface numérique en relation avec des données ou des utilisateurs sont considérées comme des
activités économiquement significatives de la présence numérique significative qui attribuent les
risques et la propriété économique des actifs à cette présence.
« 4. Lors de la détermination des bénéfices attribuables conformément au présent 2, il est dûment
tenu compte des activités économiquement significatives exercées par la présence numérique
significative qui sont pertinentes pour le développement, l’amélioration, la maintenance, la
protection et l’exploitation des actifs incorporels de l’entreprise.
« 5. Les activités économiquement significatives exercées par la présence numérique significative
par l’intermédiaire d’une interface numérique comprennent, entre autres, les activités suivantes :
« a) La collecte, le stockage, le traitement, l’analyse, le déploiement et la vente de données au
niveau de l’utilisateur ;
« b) La collecte, le stockage, le traitement et l’affichage du contenu généré par l’utilisateur ;
« c) La vente d’espaces publicitaires en ligne ;
« d) La mise à disposition de contenu créé par des tiers sur un marché numérique ;
« e) La fourniture de tout service numérique non énuméré aux points a à d. Un décret pris en Conseil
d’État peut compléter cette liste.
« 6. Pour déterminer les bénéfices attribuables au titre des 1 à 4 du présent II, le contribuable utilise
la méthode de partage des bénéfices, à moins que le contribuable ne prouve qu’une autre méthode
fondée sur des principes acceptés au niveau international est plus adéquate eu égard aux résultats de
Suite amdt n° 917
-5-

l’analyse fonctionnelle. Les facteurs de partage peuvent inclure les dépenses engagées pour la
recherche, le développement et la commercialisation, ainsi que le nombre d’utilisateurs et les
données recueillies par État membre.
« III. – Les données qui peuvent être recueillies auprès des utilisateurs aux fins de l’application du
présent article sont limitées aux données indiquant l’État dans lequel se trouvent les utilisateurs,
sans permettre l’identification de l’utilisateur. »
II. – Lorsque le Gouvernement négocie un traité comprenant des stipulations relatives à la double
imposition, il informe la Commission européenne des mesures prises afin de se conformer à la
recommandation C(2018)1250 du 21 mars 2018 de la Commission relative à l’imposition des
sociétés ayant une présence numérique significative.

OBJET
De nombreuses entreprises transnationales se livrent à une optimisation fiscale agressive en
recourant à des techniques de structuration de leur activité localisant leurs bénéfices dans des
territoires à faible niveau de taxation. Ce phénomène est particulièrement prégnant pour les
entreprises du secteur numérique, dont les activités n’avaient pas pu être prises en compte lors de la
définition des normes fiscales internationales. Le redressement fiscal de la société Google en France
a ainsi été annulé par le Tribunal administratif de Paris le 12 juillet 2017 au motif que Google ne
conduit pas ses activités en France par le biais d’un établissement stable.
Pour répondre à cette problématique, l’OCDE conduit un processus de redéfinition de ses principes
fiscaux dit BEPS, pour lequel un aboutissement est espéré en 2020. Afin d’anticiper ce processus, la
Commission européenne a proposé par un ensemble de deux propositions de directives et d’une
recommandation du 21 mars 2018 que les États membres de l’Union européenne adoptent de
manière anticipé les principes relatifs à la définition de l’établissement stable des entreprises
fournissant des services numériques, la transposition des directives permettant d’éviter des
anticipations nationales fragmentaires mettant en péril l’unification du marché. Or il apparaît
début novembre qu’il n’existe pas de consensus au Conseil en faveur de cette solution. Les
anticipations du cadre BEPS seront donc nécessairement nationales.
Le présent amendement vise à transcrire en droit interne le projet de directive non abouti relatif à la
définition de l’établissement stable pour des activités numériques. Le recours à cette source présente
deux avantages. Premièrement, sa qualité technique est garantie par le travail préalable des services
de la Commission et des administrations nationales y ayant contribué. Deuxièmement, il s’agit de la
seule référence commune susceptible d’être adoptée par les différents États ayant annoncé leur
intention d’anticiper les accords BEPS sans introduire une trop grande fragmentation au niveau
européen.
Il précise donc la définition de l’établissement stable en établissant le seuil à partir duquel
l’existence d’une présence numérique significative est reconnue, et indique les règles d’attribution
des bénéfices devant être suivies.
Si le Gouvernement prétend vouloir instaurer enfin une taxation des multinationales du numériques
à la date du 1er janvier de cette année, pourquoi attendre la présentation d’un nouveau projet de loi
en février, alors même que le ministre de l’économie avait initialement indiqué que la disposition
serait introduite dans le projet de loi PACTE ? Les signataires de cet amendement rappellent que la
mesure présentée ici avait été adoptée en séance par le Sénat sans votes "contre".
Constitutionnalité
L’amendement n’institue aucune sanction fiscale, se contentant de préciser l’assiette de l’impôt. Il
ne donne donc pas prise au risque de censure du Conseil constitutionnel dans la lignée de ses
décisions relatives à l’abus de droit fiscal.
Cohérence du droit fiscal national
Cet amendement peut être regardé comme un article de précision du régime légal de l’assiette de
l’impôt.
Suite amdt n° 917
-7-

Cohérence du droit fiscal international


Afin de faciliter la cohérence internationale de la fiscalité, cet amendement reprend la position
développée par la Commission européenne en anticipation du processus BEPS. Il est donc conforme
aux principes d’interprétation issus du rapport technique de l’OCDE.
Il ne vient donc pas faire cavalier seul mais s’inscrit dans un processus international et permet
également de renforcer l’ambition de la position française et européenne dans les négociations
finales à l’OCDE.
En effet, les progrès de telles négociations multilatérales se font d’avantage par systématisation de
solutions légales déjà mises en place par des États parties que par la création collective de règles
nouvelles. Dans des enceintes fonctionnant selon le principe d’unanimité, l’essentiel de la
négociation est souvent un arbitrage sur l’existant. Au cours des dernières années, la France a ainsi
contribué aux normes internationales grâce au modèle offert par sa législation relative à l’obligation
de déclaration pays par pays des banques au niveau européen par exemple, ou au devoir de vigilance
qui est le modèle de l’élaboration du traité ONU sur les multinationales et les droits humains.
Cohérence du droit européen
Le cadre d’interprétation de la liberté d’établissement garantie par les traités européens ressort
principalement de la jurisprudence des arrêts Barbier et Inspire Art de la CJUE, systématisée par
l’arrêt Cadbury Schweppes (CJCE, 12 septembre 2006, Cadbury Schweppes plc, affaire C-196/04).
Elle affirme la légitimité pour les entreprises de chercher à s’établir où elles trouveront un traitement
fiscal favorable, et symétriquement pour les États du combat contre la fraude fiscale. On ne peut
toutefois présumer celle-ci de manière générale par le simple fait de l’établissement dans un pays à
faible fiscalité, et il faut démontrer in concreto l’absence de substance économique. L’arrêt Cadbury,
qui concerne l’équivalent anglais de l’article 209 B du code général des impôts, a donné lieu à une
jurisprudence intéressante du Conseil d’État sur la caractérisation de la substance économique, à
partir de son arrêt Andros (10 décembre 2008). Les critères posés sont l’existence d’un montage
purement artificiel et dépourvu de réalité économique, et donc extrêmement difficile à établir.
Le droit français, pour la situation des filiales à l’étranger, a relativement clos le débat en alignant
son analyse sur les critères de l’abus de droit fiscal (arrêt du 27 juillet 2009 du Conseil d’État), et en
inscrivant expressément dans la loi que le régime de l’article 209 B ne s’applique pas au sein de
l’UE, sauf abus de droit (article 209 B – II).
Mais ces jurisprudences concernent l’appréciation du caractère fictif ou non d’une décision
d’établissement, et non pas l’existence ou non d’un établissement permanent. La question traitée par
les projets de directive repris ici ne relève pas de la contestation d’une fraude, mais de l’adaptation
du cadre normatif à des activités ayant une empreinte matérielle faible. La problématique ressort
donc principalement du principe de la répartition du pouvoir d’imposition entre États membres,
développé par les arrêts C-446-03 Marks and Spencers du 13 décembre 2005 et C-337/08 X Holding
BV du 25 février 2010.
L’étude d’impact SWD (2018) 81 réalisée par la Commission européenne sur son paquet fiscalité du
numérique identifie de fait comme principal risque juridique une fragmentation du marché intérieur
par la multiplication de régimes nationaux distincts, dont elle documente la liste. Elle ne suggère à
aucun instant que ces régimes nationaux de taxation spécifique des activités numériques sont
contraires au droit européen.
En revanche, le présent amendement ne reprend pas le second projet de Directive relatif à une
taxation transitoire de ces activités sur la base du chiffre d’affaires, qui semble au premier abord
délicat à mettre en œuvre sur un plan national compte tenu des obligations issues de
l’article 113 TFUE.
PROJET DE LOI

CROISSANCE ET TRANSFORMATION DES


ENTREPRISES
N° 224 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 255, 254) 25 JANVIER 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
M. GAY, Mmes APOURCEAU-POLY, ASSASSI et BENBASSA, M. BOCQUET, Mmes BRULIN et
COHEN, M. COLLOMBAT, Mme CUKIERMAN, M. GONTARD, Mme GRÉAUME, M. Pierre LAURENT,
Mme LIENEMANN, M. OUZOULIAS, Mme PRUNAUD, M. SAVOLDELLI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 44

Supprimer cet article.

OBJET

Les enjeux de la transition énergétique et écologique, ceux de l’aménagement du territoire comme la


plus élémentaire analyse financière et budgétaire sont suffisamment prégnants pour justifier de la
suppression de cet article prévoyant de brader l’outil économique qu’est Aéroports de Paris au nom
d’un hypothétique financement de l’innovation.

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


PROJET DE LOI

CROISSANCE ET TRANSFORMATION DES


ENTREPRISES
N° 225 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 255, 254) 25 JANVIER 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
M. GAY, Mmes APOURCEAU-POLY, ASSASSI et BENBASSA, M. BOCQUET, Mmes BRULIN et
COHEN, M. COLLOMBAT, Mme CUKIERMAN, M. GONTARD, Mme GRÉAUME, M. Pierre LAURENT,
Mme LIENEMANN, M. OUZOULIAS, Mme PRUNAUD, M. SAVOLDELLI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 45

Supprimer cet article.

OBJET

Amendement de cohérence avec la position exprimée sur l’article 44.

La grande précision, peut-être par trop exhaustive, d’un cahier des charges confié à une société
bradée au secteur privé, ne suffit pas à garantir la qualité du service public.

On l’a déjà vu en d’autres domaines.

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


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CROISSANCE ET TRANSFORMATION DES


ENTREPRISES
N° 226 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 255, 254) 25 JANVIER 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
M. GAY, Mmes APOURCEAU-POLY, ASSASSI et BENBASSA, M. BOCQUET, Mmes BRULIN et
COHEN, M. COLLOMBAT, Mme CUKIERMAN, M. GONTARD, Mme GRÉAUME, M. Pierre LAURENT,
Mme LIENEMANN, M. OUZOULIAS, Mme PRUNAUD, M. SAVOLDELLI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 46

Supprimer cet article.

OBJET

Même motivation que pour les deux précédents amendements.

L’encadrement des opérations foncières, ici prévu, ne constitue pas une garantie suffisante au regard
des exigences de service public et du développement éventuel des plate formes aéroportuaires
existant en Île-de-France.

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


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CROISSANCE ET TRANSFORMATION DES


ENTREPRISES
N° 227 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 255, 254) 25 JANVIER 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
M. GAY, Mmes APOURCEAU-POLY, ASSASSI et BENBASSA, M. BOCQUET, Mmes BRULIN et
COHEN, M. COLLOMBAT, Mme CUKIERMAN, M. GONTARD, Mme GRÉAUME, M. Pierre LAURENT,
Mme LIENEMANN, M. OUZOULIAS, Mme PRUNAUD, M. SAVOLDELLI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 47

Supprimer cet article.

OBJET

Le dispositif de fixation des redevances aéroportuaires va être profondément modifié si la


privatisation est mise en œuvre, sans qu’il ne soit possible d’en mesurer tous les effets.

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


PROJET DE LOI

CROISSANCE ET TRANSFORMATION DES


ENTREPRISES
N° 228 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 255, 254) 25 JANVIER 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
M. GAY, Mmes APOURCEAU-POLY, ASSASSI et BENBASSA, M. BOCQUET, Mmes BRULIN et
COHEN, M. COLLOMBAT, Mme CUKIERMAN, M. GONTARD, Mme GRÉAUME, M. Pierre LAURENT,
Mme LIENEMANN, M. OUZOULIAS, Mme PRUNAUD, M. SAVOLDELLI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 48

Supprimer cet article.

OBJET

La simple lecture de cet article « court termiste » suffit à justifier sa suppression.

On ne peut durablement gérer une plateforme aéroportuaire en passant des conventions de durée
aussi courte.

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


PROJET DE LOI

CROISSANCE ET TRANSFORMATION DES


ENTREPRISES
N° 229 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 255, 254) 25 JANVIER 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
M. GAY, Mmes APOURCEAU-POLY, ASSASSI et BENBASSA, M. BOCQUET, Mmes BRULIN et
COHEN, M. COLLOMBAT, Mme CUKIERMAN, M. GONTARD, Mme GRÉAUME, M. Pierre LAURENT,
Mme LIENEMANN, M. OUZOULIAS, Mme PRUNAUD, M. SAVOLDELLI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 49

Supprimer cet article.

OBJET

Les conditions de la privatisation, fixées par cet article, sont à rejeter sans la moindre hésitation.

On notera ici que le Gouvernement entend impliquer les collectivités locales dans l’ensemble de
l’opération.

En compensation des réductions de dotations ?

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


PROJET DE LOI

CROISSANCE ET TRANSFORMATION DES


ENTREPRISES
N° 230 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 255, 254) 25 JANVIER 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
M. GAY, Mmes APOURCEAU-POLY, ASSASSI et BENBASSA, M. BOCQUET, Mmes BRULIN et
COHEN, M. COLLOMBAT, Mme CUKIERMAN, M. GONTARD, Mme GRÉAUME, M. Pierre LAURENT,
Mme LIENEMANN, M. OUZOULIAS, Mme PRUNAUD, M. SAVOLDELLI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 50

Supprimer cet article.

OBJET

Amendement de cohérence rejetant les conditions pratiques de la privatisation d’Aéroports de Paris.

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


PROJET DE LOI

CROISSANCE ET TRANSFORMATION DES


ENTREPRISES
N° 232 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 255, 254) 25 JANVIER 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
M. GAY, Mmes APOURCEAU-POLY, ASSASSI et BENBASSA, M. BOCQUET, Mmes BRULIN et
COHEN, M. COLLOMBAT, Mme CUKIERMAN, M. GONTARD, Mme GRÉAUME, M. Pierre LAURENT,
Mme LIENEMANN, M. OUZOULIAS, Mme PRUNAUD, M. SAVOLDELLI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 52

Supprimer cet article.

OBJET

Cet article de démantèlement de l’outil industriel que constitue l’ex société publique Gaz de France
est une erreur stratégique fondamentale du Gouvernement.

Nous ne pouvons donc que proposer la suppression de ces dispositions.

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


PROJET DE LOI

CROISSANCE ET TRANSFORMATION DES ENTREPRISES


(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) N° 650
DIRECTION 25 JANVIER 2019
(n°s 255, 254)
DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
présenté par C
G
Mmes LIENEMANN et CUKIERMAN, M. GAY, Mme APOURCEAU-POLY
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________
ARTICLE 57

Alinéas 2 et 5
Supprimer ces alinéas.
OBJET
Afin de simplifier l’application du forfait social, l’article 57 indique vouloir supprimer les taux de
8 % et de 16 %, pour ne conserver que le taux plein de 20 % et un taux réduit de 10 %. Ce faisant, il
augmente de 8 à 10 % le taux de forfait social applicable aux sommes affectées à la réserve de
participation par les sociétés coopératives de production (Scop), tout en conservant le taux de 8 %
pour les contributions des employeurs destinées au financement des prestations complémentaires de
prévoyance.
Cette hausse vient fragiliser l’équilibre économique des Scop et diminuer la participation des
salariés. Le présent amendement vise à conserver le taux actuellement applicable aux Scop.
Les Scop sont des coopératives dont la finalité est d’assurer le contrôle de l’entreprise par leurs
salariés. Elles bénéficient d’une gouvernance démocratique et d’une répartition des résultats
prioritairement affectée à la pérennité des emplois et du projet d’entreprise.
Pour ce faire, les résultats de l’entreprise sont prioritairement affectés à des réserves impartageables
et définitives (en moyenne 40 à 45 % des résultats) et aux salariés via la participation, à hauteur d’au
moins 25 % des résultats (en moyenne également 40 à 45 % des résultats), les intérêts versés aux
parts sociales étant à un niveau volontairement bas.
Dans une Scop, les salariés détiennent, au minimum, 51 % du capital et des droits de vote. Les
statuts des Scop peuvent d’ailleurs prévoir l’obligation, pour les salariés, d’entrer au capital de leur
entreprise pour participer à sa gouvernance.
Afin de favoriser le versement aux salariés des résultats de leur entreprise, l’article L. 137-16 du
code de la sécurité sociale prévoit un taux de 8 % pour les versements affectés à la réserve de
participation, c’est-à-dire la part des résultats versée aux salariés.
Une hausse du forfait social serait en contradiction avec la volonté actuelle de favoriser un modèle
d’entreprise plus responsable et favorisant le partage des richesses, car ce seront les salariés les
premiers affectés par cette hausse qui aura pour effet, mathématiquement, de diminuer les résultats
de l’entreprise et donc la participation.
Cette mesure coûterait au minimum 800.000 € à 201 Scop de plus de 50 salariés, soit environ
40.000 € par Scop !
Aussi, sans simplifier le dispositif puisque le taux de 8 % serait maintenu pour les contributions
destinées au financement des prestations complémentaires de prévoyance, cette augmentation
privera de fonds les Scop qui en ont le plus besoin pour changer d’échelle, pour une recette fiscale
minime.
PROJET DE LOI

CROISSANCE ET TRANSFORMATION DES


ENTREPRISES N° 649
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 255, 254) 25 JANVIER 2019
DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
présenté par C
G
Mme LIENEMANN, M. GAY, Mme APOURCEAU-POLY
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________
ARTICLE 57

I. – Alinéa 41
Rédiger ainsi cet alinéa :
8° bis Au début du 2° de l’article L. 3323-2, sont ajoutés les mots : « Au sein des sociétés
coopératives de production, » ;
II. – Alinéa 54
Après le mot :
travail
insérer les mots :
dans sa rédaction antérieure à la date de publication de la présente loi
OBJET
L’article 57, dans ses alinéas 41 et 54, propose de supprimer la possibilité d’affecter les sommes
constituant la réserve spéciale de participation à un compte courant bloqué géré par l’entreprise.
Cette disposition, introduite en commission spéciale, vise à protéger les salariés contre un
investissement risqué par rapport aux autres méthodes d’affectations de la participation.
S’il est vrai que dans les entreprises « classiques » ce dispositif est peu utilisé et peut paraître
asymétrique dans son rapport de force, il en est autrement dans les sociétés coopératives de
production (Scop) où, par définition, les salariés sont les associés de l’entreprise.
Les Scop sont des coopératives dont la finalité est d’assurer le contrôle de l’entreprise par leurs
salariés. Elles bénéficient d’une gouvernance démocratique et d’une répartition des résultats
prioritairement affectée à la pérennité des emplois et du projet d’entreprise.
Pour ce faire, les résultats de l’entreprise sont prioritairement affectés à des réserves impartageables
et définitives (en moyenne 40 à 45 % des résultats) et aux salariés via la participation, à hauteur d’au
moins 25 % des résultats (en moyenne également 40 à 45 % des résultats), les intérêts versés aux
parts sociales étant à un niveau volontairement bas. Dans une Scop, les salariés détiennent, au
minimum, 51 % du capital et des droits de vote.
Aussi, le recours au compte courant bloqué n’est pas un risque pris par les salariés pour leur
épargne, c’est un investissement volontaire de leur part dans la trésorerie de l’entreprise qu’ils
gèrent et contrôlent.
C’est pourquoi le présent amendement propose de conserver la possibilité d’affectation à un compte
courant bloqué uniquement pour les Scop.
En effet, si les Scop ont prouvé leur durabilité, avec un taux de pérennité à 5 ans de 67 %, c’est
notamment parce qu’elles peuvent compter sur l’investissement de leurs salariés, associés de
l’entreprise.
Suite amdt n° 649
- 19 -

Pour assurer leurs besoins en trésorerie, certains salariés des coopératives préfèrent en effet verser
leur part de la réserve spéciale de participation sur des comptes courants bloqués, plutôt que de la
récupérer par versement direct ou de l’épargner dans un dispositif financier qui ne bénéficiera pas à
l’entreprise.
Aussi, supprimer le versement de la réserve spéciale de participation sur un compte courant bloqué
priverait les Scop d’un des outils qui assurent aujourd’hui leur succès mais surtout, leur stabilité et
leur longévité.
PROJET DE LOI

CROISSANCE ET TRANSFORMATION DES


ENTREPRISES N° 652
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 255, 254) 25 JANVIER 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
présenté par
C
G
Mmes LIENEMANN et CUKIERMAN, M. GAY, Mme APOURCEAU-POLY
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 60

Après l’article 60
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après le sixième alinéa du II de l’article 60 de la loi n° 2005-882 du 2 août 2005 en faveur des
petites et moyennes entreprises, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Seuls les produits conformes aux dispositions ci-dessus pourront comporter le terme "équitable"
dans leur dénomination de vente. »
OBJET
Le commerce équitable garantie une meilleure répartition de la valeur au sein des filières
économiques grâce à un dispositif de contractualisation pluriannuel sur la base de prix
rémunérateurs qui couvrent les coûts de production, assorti d’un engagement social et
environnemental et d’obligation de transparence et de traçabilité. Le commerce équitable bénéficie
d’une définition légale précise qui encadre les démarches des opérateurs économiques se référant à
cette pratique.
Aujourd’hui de plus en plus de produits mis sur le marché sont estampillés « équitables » (lait
équitable, fruit équitable » etc.) mais qui recouvrent une diversité de pratiques et d’engagements pas
toujours conformes aux principes du « commerce équitable » énoncés à l’article 94 de la loi ESS.
L’utilisation du terme "équitable", lorsqu’il est fait de manière abusive, se fait au détriment de la
croissance des entreprises plus justes qui appliquent la loi car les consommateurs ne sont pas en
mesure de faire la différence (éventuelle) entre « équitable » et « commerce équitable ».
Valoriser des caractéristiques « équitables » pour une entreprise commerciale présente
indéniablement un avantage en termes de marché, en témoignent les taux de croissance importants
du secteur du commerce équitable depuis 2013 : +121 % de croissance entre 2013 et 2016.
Comme pour les produits dits « bio » qui doivent respecter la réglementation sur « l’agriculture
biologique », nous souhaiterions que seuls les produits conformes à la définition du commerce
équitable inscrit à l’article 94 de la loi sur l’ESS de 2014 puissent comporter le terme « équitable »
dans leur dénomination de vente.
Par ailleurs, une telle équivalence des termes « équitable » et « commerce équitable », inscrite dans
la loi, permettra aux agents de la DGCCRF d’avoir un référentiel précis pour effectuer des contrôles
sur la conformité des pratiques des entreprises avec leurs allégations.
PROJET DE LOI

CROISSANCE ET TRANSFORMATION DES


ENTREPRISES N° 289
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 255, 254) 24 JANVIER 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
présenté par
C
G
Mme LIENEMANN
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 61 NONIES

Après l’article 61 nonies

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Le code du travail est ainsi modifié :

1° Le dernier aliéna de l’article L. 2152-1 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Pour mesurer
l’audience des organisations professionnelles d’employeurs ayant exclusivement pour objet de
regrouper des sociétés coopératives de production, ou des sociétés coopératives d’intérêt collectif,
affiliées ou adhérentes d’une confédération nationale regroupant plusieurs fédérations
professionnelles ayant ce même objet, les seuils fixés au 3° du présent article se vérifient au regard
du nombre total des sociétés coopératives de la branche concernée. » ;

2° Après l’article L. 2261-23-1, il est inséré un article L. 2261-23-… ainsi rédigé :

« Art. L. 2261-23-… – La représentativité reconnue à une organisation professionnelle


d’employeurs ayant exclusivement pour objet de regrouper des sociétés coopératives de production,
ou des sociétés coopératives d’intérêt collectif, dans les conditions prévues au dernier alinéa de
l’article L. 2152-1 du présent code, lui confère le droit de négocier et de conclure seule toute
disposition spécifiquement applicable à cette catégorie de sociétés. Cette organisation d’employeurs
peut également conclure, avec les autres organisations professionnelles d’employeurs, toute
disposition applicable à l’ensemble des entreprises de la branche. »
OBJET

La loi n° 2014-288 du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la


démocratie sociale a, à l’instar des règles applicables aux organisations professionnelles de salariés,
défini les conditions d’établissement de la représentativité patronale en introduisant notamment un
double critère d’audience : soit les adhérents des organisations professionnelles d’employeurs
représentent au moins 8% de l’ensemble des entreprises adhérant à des organisations
professionnelles d’employeurs représentatives dans la branche, soit au moins 8% des salariés de ces
mêmes entreprises.
Suite amdt n° 289
- 22 -

Ayant pour objectif de moderniser et dynamiser le dialogue social, la mise en œuvre de ce texte, en
limitant le pluralisme des organisations représentatives, a parfois produit l’effet inverse en
empêchant l’expression au sein des branches de certains particularismes liés par exemple à la taille
des entreprises, à leur activité ou à leur nature juridique. C’est le cas notamment des sociétés
coopératives participatives.

Ces entreprises dont les salariés sont les associés majoritaires sont rattachées au droit des sociétés
commerciales (SA-SARL-SAS) mais aussi au droit coopératif qui repose sur le principe de
démocratie (une personne-une voix) au sein de l’entreprise, une priorité donnée à la pérennité du
projet et une répartition équitable des bénéfices.

Dans certains secteurs d’activité, les fédérations ayant pour objet de représenter les sociétés
coopératives participatives sont des acteurs historiques, membres fondateurs de la quasi-totalité des
organismes paritaires. C’est en particulier le cas dans le secteur du bâtiment et des travaux publics.

L’objet de cet amendement est d’introduire le principe d’une représentativité catégorielle pour
certaines organisations professionnelles d’employeurs ayant vocation à ne représenter que certaines
catégories spécifiques d’employeurs à l’instar de ce qui existe déjà pour les organisations salariales
notamment avec les syndicats de cadres adhérents de la CFE-CGC. En conséquence, le critère
d’affiliation à une confédération catégorielle applicable en matière salariale a été repris ici.

De même, l’amendement propose d’introduire une capacité de négociation catégorielle, pendant


d’une représentativité qui le serait aussi. A l’instar des dispositions de l’article L. 2232-7 du code du
travail relatif à la négociation d’un accord de branche par un syndicat catégoriel, l’organisation
d’employeurs catégorielle ne pourra négocier et conclure seule que les dispositions spécifiques aux
SCOP mais qu’elle pourra être signataire de tout accord de branche dès lors qu’une autre
organisation professionnelle d’employeurs l’est également.

L’auteur de cet amendement considère que le modèle coopératif doit être représenté au sein du
dialogue social de branche car, en dépassant le clivage traditionnel employeurs-employés, il facilite
ce dialogue et participe de son renouveau.
PROJET DE LOI

CROISSANCE ET TRANSFORMATION DES


ENTREPRISES N° 647
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 255, 254) 25 JANVIER 2019
DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
présenté par C
G
Mmes LIENEMANN et CUKIERMAN, M. GAY, Mme APOURCEAU-POLY
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 62 BIS

Après l’article 62 bis


Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l’article L. 423-11-3 du code de la construction et de l’habitation, il est inséré un
article L. 423-11-… ainsi rédigé :
« Art. L. 423-11-… – Est puni des peines prévues à l’article 432-12 et au 1° de l’article 432-17 du
code pénal le fait de conclure une convention en contradiction avec le présent chapitre. »
OBJET

Le présent amendement a pour objectif de sécuriser les dirigeants ou administrateurs communs des
groupes de bailleurs sociaux en limitant le risque pénal de prise illégale d’intérêt lorsque des
organismes ayant des dirigeants ou des administrateurs communs ont entre eux des relations
d’affaires classiques dans le respect des obligations de transparence prévues par le code de
commerce et le code de la construction et de l’habitation.
Les organismes Hlm étant investis d’une mission de service public les personnes physiques,
assumant des fonctions de direction ou d’administration sont susceptibles d’être concernées par les
dispositions de l’article 432-12 du code pénal sur la prise illégale d’intérêt.
Les articles L. 423-10 et L. 423-11 du code de la construction et de l’habitation prévoyaient, avant la
loi n° 2006-872 du 13 juillet 2006, une interdiction pénalement sanctionnée de contracter pour les
organismes HLM ayant des dirigeants communs.
Cette interdiction a été remplacée par la loi ENL en 2006 par la consécration d’un régime de
prévention des conflits d’intérêts, celui des conventions réglementées. Cependant, la dépénalisation
de ce texte a eu pour conséquence de faire entrer ces situations dans le champ de l’article 432-12 du
code pénal traitant de la prise illégale d’intérêts et place de ce fait les organismes dans des situations
qui posent de nombreuses difficultés. En outre, la seule sanction attachée à l’absence de suivi de la
procédure des conventions réglementées reste la nullité des opérations conclues. Il est proposé de
repénaliser les articles L. 423-10 et suivants du CCH en créant un délit pénal spécial, puni
des mêmes peines prévues en cas de prise illégale d’intérêts, afin de consacrer ce régime des
conventions réglementées et de lui donner pleine et entière efficacité.
Le présent amendement a donc pour objectif de sécuriser les groupes HLM en limitant le risque
pénal de prise illégale d’intérêt lorsque des organismes d’HLM ayant des dirigeants ou
administrateurs communs ont entre eux des relations d’affaires classiques à condition que ces
personnes respectent les obligations de transparence prévues par le code de commerce et le code de
la construction et de l’habitation.
PROJET DE LOI

CROISSANCE ET TRANSFORMATION DES


ENTREPRISES N° 648
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 255, 254) 25 JANVIER 2019
DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
présenté par C
G
Mmes LIENEMANN et CUKIERMAN, M. GAY, Mme APOURCEAU-POLY
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 63 BIS A

Après l’article 63 bis A

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Après l’article L. 433-1 du code de la construction et de l’habitation, il est inséré un article


L. 433-1-… ainsi rédigé :

« Art. L. 433-1-… – I. – Les filiales des organismes d’habitations à loyer modéré sont réputées
réaliser leur activité dans le cadre des tâches qui leur sont confiées par leur société mère au sens du
2° du I et du 2° du III de l’article 17 de l’ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 relative aux
marchés publics, lorsqu’elles agissent dans le cadre des objectifs et de la stratégie définis à l’échelle
du groupe.

« II. – Les participations directes de capitaux privés au sein des organismes privés d’habitations à
loyer modéré, de leurs filiales et des sociétés qu’elles contrôlent conjointement prévues par le code
de la construction et de l’habitation et la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947 portant statut de la
coopération, sont requises par la loi au sens du 3° du I, du 2° du II et du 3° du III de l’article 17 de
l’ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 précitée.

« Pour remplir la condition du 3° du I, du 2° du II et du 3° du III de l’article 17 de l’ordonnance


n° 2015-899 du 23 juillet 2015 précitée, ces participations directes de capitaux privés ne peuvent
disposer de capacité de contrôle ou de blocage et ne peuvent exercer une influence décisive sur
l’organisme privé d’HLM en cause ; à défaut la condition susvisée est réputée non remplie. »

OBJET

Les sociétés anonymes d’hlm, personnes morales de droit privé sont considérées comme des
personnes morales de droit public pour l’application de la directive 2014/24/UE du 26 février 2014
sur la passation des marchés publics. L’article 12 de la directive transposée en droit interne aux
articles 17 et 18 de l’ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 relative aux marchés publics, établit
un cadre juridique favorable au développement de coopérations entre organismes Hlm dans
l’accomplissement de leurs missions. Ces dispositions ont été soutenues par l’État français et
agréées par les institutions européennes.
Suite amdt n° 648
- 25 -

En principe, l’exception de « quasi-régie » (article 17 de l’ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet


2015 relative aux marchés publics) permet à un pouvoir adjudicateur d’attribuer un marché public à
une entité contrôlée en dehors du champ de l’ordonnance, c’est à dire sans publicité ni mise en
concurrence préalables, si les trois critères cumulatifs définis ci-après sont remplis :

1° Le pouvoir adjudicateur exerce sur la personne morale concernée un contrôle analogue à celui
qu’il exerce sur ses propres services ;

2° La personne morale contrôlée réalise plus de 80 % de son activité dans le cadre des tâches qui lui
sont confiées par le pouvoir adjudicateur qui la contrôle ou par d’autres personnes morales qu’il
contrôle ;

3° La personne morale contrôlée ne comporte pas de participation directe de capitaux privés, à


l’exception des formes de participation de capitaux privés sans capacité de contrôle ou de blocage
requises par la loi qui ne permettent pas d’exercer une influence décisive sur la personne morale
contrôlée.

L’application de ces critères aux marchés publics passés au sein des groupes d’organismes
d’habitations à loyer modéré a donné lieu à des interprétations divergentes notamment en présence,
dans le capital de ces sociétés de formes de capitaux privés encadrées par la loi.

A cet égard, il convient d’adopter une position souple, afin de ne pas remettre en cause l’intérêt
même de former des groupes d’organismes d’habitations à loyer modéré au moment même où la
loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l’aménagement et du
numérique encourage ces regroupements.

En effet, les entités de ces groupes entretiennent, par définition, des relations contractuelles étroites
et fréquentes, afin que chacune puisse bénéficier, de façon mutualisée, des savoirs faire, moyens et
expertises des autres entités.