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3.1.1.6.

Faune et Flore
Flore
La zone du projet présente une diversité floristique remarquable. Au total, 292 espèces
réparties dans 73 familles ont été recensées dans les différentes zones qui seront affectées par
le projet. Parmi ces espèces, 51 sont des espèces ligneuses à valeur commerciale à l’exemple
de l’iroko, du Moabi , du Bahia ,de l’Azobé…etc ..Par ailleurs, plus de 30 espèces sont utilisées
localement dans la pharmacopée traditionnelle ainsi que dans l’alimentation comme .(EIES
p100)
Faune
Dans la zone du projet on répartis la faune suivant deux grands groupes la faune terrestre
dans laquelle on retrouve les primates,les ruminants et suidés,les carnivores,les rongeurs,les
pholidotes,herpétophones et amphibiens , l’avifaune sédentaire et l’aifaune migratrice.et la
faune aquatique .
a. Faune terrestre
Les Primates
Onze espèces de primates entre Nyabissan et Yaoundé ont été répertoriés. Parmi elles,
cinq sont intégralement protégées à l’exemple du Gorille (Gorilla gorilla). Dans ces mêmes
forêts situées entre Nyabissan et Meyo Centre, on note la présence du Hocheur (Cercopithecus
nictitans) qui est particulièrement inféodé aux marécages. Ce même milieu héberge le
Mangabey à joues grises (Lophocebus albigena). Le Mone (Cercopithecus mona) est signalé
depuis Nyabissan jusqu’à Mbalmayo.. Le Cercocèbe de Brazza (Cercopithecus neglectus),
signalé à Nyabissan aux abords du Ntem, est également présent sur les rives du Nyong à
l’intérieur de la Réserve Forestière de Mbalmayo. Bien que non répertorié sur le terrain, il
semble important de signaler que le Ntem héberge le Talapoin du Nord Miopithecus ogouensis
qui est endémique du Sud Cameroun, du Gabon et de la Guinée Equatoriale (Wilson & Reeder
2005).

Ruminants et Suidés
La diversité des ruminants semble particulièrement forte entre Nyabissan et le Carrefour
Mebem comparée au reste du fuseau de la ligne HT. On y a identifié un total de neuf espèces
parmi lesquelles six sont intégralement ou partiellement protégées : le Buffle (Syncerus caffer)
; le Chevrotain aquatique (Haemoshus aquaticus) ; le céphalophe de Peters (Cephalophus
callipygus) ; le céphalophe bai (Cephalophus dorsalis) ; le Céphalophe de forêt (Cephalophus
silvicultur) et le Sitatunga (Tragelaphus spekei). Les trois autres sont le Céphalophe d’Ogilby
(Cephalophus ogilby), le Céphalophe bleu (Philantomba monticola) et l’Antilope de Bates
(Neotragus batesi). La présence du buffle au voisinage des habitations entre Mebem et à
Nyabissan semble exceptionnelle. Entre Mebem et Meyo Centre, seules trois espèces ont été
identifiées : le Céphalophe bleu, le Céphalophe bai et l’Antilope de Bates. Seuls le céphalophe
bleu et le céphalophe bai sont mentionnés jusqu’au voisinage du pont So’o. La réserve
Forestière de Mbalmayo enrichit cette diversité de deux autres espèces : le Céphalophe de forêt
et le Céphalophe d’Ogilby. Seule l’espèce la plus commune, le Céphalophe bleu, est répertoriée
entre Mbalmayo et Yaoundé.
Le Potamochère (Potamochoerus porcus) est le seul suidé identifié sur l’axe Nyabissan-
Yaoundé. Il n’est signalé qu’entre Nyabissan et Meyo Centre. Dans la Réserve Forestière de
Mbalmayo, cette espèce semble avoir disparue. Le Potamochère est partiellement protégé au
Cameroun.
Les carnivores
La Nandine (Nandina binotata) est l’espèce la plus commune. Elle a été identifiée sur la
quasi-totalité de la région prospectée, à l’exception des environs de Yaoundé. La Loutre à cou
tacheté (Lutra maculicolis) est signalée dans les cours d’eau distribués entre Nyabissan et Meyo
Centre. Elle est également connue aux alentours de Mbalmayo. Plusieurs espèces de genettes
(Genetta spp.) qui n’ont pu être identifiées en raison de la diversité cryptique connue dans ce
groupe sont signalées entre Nyabissan et Meyo centre et dans la Réserve Forestière de
Mbalmayo. Il en est de même pour la Civette d’Afrique (Civettictis civetta). De toutes ces
espèces, seule la Civette est protégée (partiellement) au Cameroun.
Les Rongeurs
Chez les mammifères, les rongeurs constituent le groupe le plus diversifié mais
également le moins connu en raison de leur dissimilation cryptique qui rend difficile les
identifications des espèces uniquement sur la base de leur morphologie externe. Ceci est
particulièrement vrai pour les muridés (souris et rats) et les sciuridés (écureuils). Nos enquêtes
ont de ce fait uniquement porté sur les espèces les plus connues, à savoir l’Athérure (Atherurus
africanus), le Cricétome de forêt (Cricetomys emini), l’Aulacode (Thryonomys swinderianus),
les anomalures en général (Anomalurus, Idiurus et Zenkerella) et les écureuils, dans la mesure
du possible. Le Cricétome de forêt et l’Athérure (Figure 35) ont été signalés entre Nyabissan et
les alentours de Yaoundé.
Dans les milieux cultivés entre Meyo Centre et Yaoundé, la présence de l’Aulacode est
avérée. Les anomalures sont signalées uniquement dans les forêts entre Nyabissan et Meyo
Centre et aux alentours de la Réserve Forestière de Mbalmayo. Trois espèces d’écureuils aptères
ont été identifiées dont deux funisciures entre Ngoulemakong et Mbalmayo (Funisciurus
isabella et Funisciurus leucogenys) et le grand écureuil de Stanger (Protoxerus stangeri) entre
Nyabissan et Meyo Centre ainsi qu’à Mbalmayo.
.Les pholidotes
Seule une espèce de Pangolin a été régulièrement inventoriée entre Nyabissan et les
alentours de Yaoundé. Il s’agit du Pangolin commun, Manis tricuspis (Figure 36). Nous
pouvons également signaler la présence du Pangolin géant (Smutsia gigantea) dans le Parc de
Campo Ma’an et les UFAs voisines. Cette espèce est intégralement protégée au Cameroun.
Autres Mammifères
Nous avons également identifié au cours de ce travail un hyracoïde entre Nyabissan et
Ebolowa et à Mbalmayo. Il s’agit du Daman d’arbre (Dendrohyrax arboreus). On rapporte
également la présence des Eléphants de forêt (Loxodonta cyclotis) dans le Parc National de
Campo Ma’an. A Nyabissan, ce pachyderme s’est déjà attaqué aux cultures par le passé. Les
éléphants ayant une pointe supérieure à 5kg sont intégralement protégés au Cameroun. En
raison de leur comportement cryptique existant au sein des chiroptères, seules les espèces
Eidolom helvum et Roussetus aegyptiacus ont été identifiées sur l’axe Nyabissan - Yaoundé.

Herpétofaune et amphibiens
Nos enquêtes ont permis d’identifier un total de soixante-trois (63) espèces de reptiles
entre Nyabissan et Yaoundé. Cette faune est répartie en treize familles. La famille des
colubridés est la plus diversifiée, avec vingt-trois espèces. Une seule espèce, le Crocodile nain
(Ostolaemus tetraspis) est intégralement protégée au Cameroun. Elle est connue de la plupart
des cours d’eau présents entre Nyabissan et Meyo Centre. La faune inventoriée comporte
également trois espèces partiellement protégées à savoir, le Grand Python (Python saeba), listé
parmi la faune des marécages de la région, le Naja (Naja melanoleuca) qui est retrouvé dans les
milieux forestiers plus fermés, et le Varan (Varanus ornatus) retrouvé dans les forêts
climactiques et secondaires.Nous Toutefois, nos enquêtes indiquent la présence de la seule
espèce intégralement protégée dans le Ntem. Il s’agit de la Grenouille goliath (Conrua goliath).

Avifaune sédentaire
Nos observations et enquêtes sur le terrain nous ont permis d’identifier 121 espèces
d’oiseaux sur l’axe Nyabissan – Yaoundé. Certains oiseaux sauvages sont capturés par les
populations . La diversité la plus importante a été obtenue en forêt où elle est constituée de 74
espèces, tous caractérisant le biome forestier guinéo-congolais de basse altitude. Parmi les
espèces inventoriées, trois sont intégralement protégées au Cameroun. Il s’agit de l’Ibis tantale
(Bubulcus ibis), du Perroquet à calotte rouge (Poicephalus guilielmi) et du Touraco vert
(Touraco persea).

Avifaune migratrice
Plusieurs couloirs migratoires ont été répertoriés sur le Ntem, la Mvilla et le Nyong.
Le site d’Ebogo, en particulier, dans la réserve forestière de Mbalmayo, en constitue un sur le
Nyong puisqu’il héberge certains oiseaux paléarctiques à l’instar des aigrettes. Les inventaires
réalisés dans ce site permettent de signaler le caractère saisonnier de l’avifaune, en particulier
de la plupart des oiseaux inféodés au milieu aquatique. Les espèces Nycticorax nycticorax et
Gorsachus leuconotus par exemple ne sont observées sur le site qu’en saison sèche entre la fin
du mois de Juin et Août tandis que l’Ibis tantale n’arrive qu’au début de la petite saison sèche.

b.Faune aquatique
Le potentiel halieutique de la zone prospectée a été limité à la faune ichthyologique. Il
a été évalué sur la base des travaux de Vivien (1991) sur les poissons du Cameroun. Cet auteur
nous permet d’évaluer le potentiel ichthyofaunique de toute cette région littorale à au moins
deux cent vingt-deux (222) espèces réparties en quarante (40) familles La famille des
Cyprinodontidés est la plus diversifiée, avec un total de 23 espèces.Les cours d’eaux de la
région présentent un potentiel important pour plusieurs espèces de poissons qui pourraient être
utilisées à des fins piscicoles, à savoir : la Carpe commune (Heterotis niloticus), une vingtaine
de Cichlidés, sept espèces de Clarias et treize espèces de Mochokidés.

3.1.1.7. Activités économiques


Activités économiques
Les activités socio-économiques se repartissent en trois groupes, compte tenu du poids
de chacun d’eux dans la vie économique de cette région. Il s’agit de l’agriculture, de l’élevage
et, accessoirement, de la petite industrie centrée sur l’extraction et la pré-transformation.
a. L’agriculture
La région du Sud, située en pleine forêt équatoriale bénéficie d'un climat propice pour
une agriculture extensive reposant sur l’itinérance et le brulis. Il s’agit d’une activité qui occupe
toute les composantes de la société, des femmes aux hommes en passant par les plus jeunes qui
y trouvent de plus en plus leur compte. L'espace agricole occupé est évalué à environ 194.000
ha, soit 41 % environ, de la superficie totale de la région et est mis à contribution pour la
production de nombreuses cultures, très souvent en association et dont les plus importantes sont
: les cultures vivrières (maïs, arachide, igname, macabo/taro, manioc, plantain…), les cultures
fruitières, les cultures maraîchères et les cultures de rente, notamment le cacao.

b. L’élevage
Bien qu’essentiellement agricole, la Région du Sud possède un cheptel de porcins et de
petits ruminants. Il s’agit surtout d’un élevage traditionnel destiné à la consommation. Dans les
années récentes, les populations se sont lancées dans la production animale, notamment avicole,
porcine, ovine et caprine et même dans la production bovine. Cependant cet élevage homologué
et organisé reste très limité et même très expérimental.
c. La pêche
La région du Sud est parcourue par plusieurs fleuves, un peu plus que la région du
Centre. Les principaux fleuves sont :
- Le So'o qui prend naissance près de Sangmélima et qui est en fait un affluent du Nyong. Son
lit est constitué de vastes marécages au milieu de la forêt dense ;
- Le Ntem, long de 460 km prend naissance au Gabon et a pour principaux affluents le Mboro
et la Mvila ;
Ces différents cours d’eau sont en général peu navigables et font souvent l'objet de pêche
continentale et artisanale pour l'autoconsommation des ménages en milieu rural. Les
populations de la zone d’étude ont plus recours aux affluents des cours d’eau qui arpentent les
localités; on peut citer entre autre : le Mezono, le Nkolo, l’Otombeng, le Biwoumè, le Ndzo’o,
l’Otobikoum, l’Engas…Les cours d’eau à lit permanent sont des lieux de refuge des poissons
pendant la saison sèche. La pêche dans ces cours d’eau est très intense et est pratiquée presque
quotidiennement, comme le constate E. Dounias (1993).
d. La cueillette
Elle est une activité marginale et réservée plus spécifiquement aux femmes. Ils
parcourent les forêts environnantes à la recherche des produits tels que noisettes, mangues
sauvages, bita kola, noix de cola, produits forestiers non ligneux et autres condiments de
cuisine. Ces produits de cueillette sont destinés soit à leur propre consommation, soit à la vente.
e. La chasse
La chasse se pratique dans presque toutes les localités de la zone d’étude avec toutes les
restrictions qui touchent cette activité, du fait de la réserve de faune de Campo. Elle est une
activité assez vivante dans cette zone et est pratiquée par des jeunes et des adultes. Les produits
de la chasse sont commercialisés à hauteur de 50% de la quantité du gibier attrapé. La chasse
se fait au fusil et à l’aide de pièges à câbles.
f. L’industrie
Les activités des branches minières et industrielles sont peu développées dans la région
du Sud, malgré les potentialités qu'on y observe tant au niveau du sol que du sous-sol. On
dénombre à peine 2 grandes entreprises et 7 entreprises moyennes.
En outre, des tonnes d'or ont été trouvées vers Bipindi et Nyabissan. Cependant, malgré
la programmation des études géologiques et minières des gisements, il faut dire que jusqu'alors,
les études n'ont pas encore été faites de façon systématique. Du fait de la couverture végétale
de la région, mais surtout parce que ces gisements sont localisés dans les aires protégées.
A l’exclusion de la future carrière d’Eyeck, pour l’exploitation des blocs de dolérite, il
n’existe aucune carrière industrielle dans la Région du Sud. Cependant, quelques activités
communales plus ou moins intenses, s’installent le long des axes routiers ou à proximité des
rochers ou d’anciens sites de carrière.