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12/09/2008

Écoulement des fluides


Dynamique des fluides parfaits
par André LALLEMAND
Ingénieur, Docteur ès Sciences
Professeur des Universités à l’Institut National des Sciences Appliquées de Lyon

1. Équations générales ................................................................................ BE 8 155 - 3


1.1 Bilan de la masse......................................................................................... — 3
1.2 Bilan de la quantité de mouvement ........................................................... — 3
1.3 Équation de Bernoulli.................................................................................. — 4
2. Applications .............................................................................................. — 4
2.1 Écoulement à travers un orifice. Formule de Torricelli ............................. — 4
2.2 Mesure de la pression dans une conduite. Tube piézométrique.............. — 6
2.3 Pression en un point d’arrêt. Tube de Pitot ................................................ — 7
2.4 Phénomène de Venturi ................................................................................ — 8
2.5 Réaction d’un jet .......................................................................................... — 9
2.6 Action d’un fluide sur un coude de conduite ............................................ — 9

ous les fluides réels sont visqueux. Cependant, selon les situations prati-
T ques, les forces de viscosité peuvent être plus ou moins importantes par
rapport aux autres forces qui interviennent dans les écoulements, telles que les
forces d’inertie, les forces de gravité ou encore les forces de pression. C’est en
général le cas dans beaucoup d’écoulements de gaz dont la viscosité est beau-
coup plus faible que celle enregistrée dans la plupart des liquides. On peut alors,
dans les équations générales, négliger les termes dus à la viscosité. L’écoule-
ment du fluide se traite alors comme celui d’un fluide parfait, c’est-à-dire, sans
viscosité.
Même lorsqu’un fluide a une viscosité importante, il est possible de se trouver
dans des situations d’écoulements pour lesquelles cette viscosité n’a plus
d’influence. Ce sont, pour l’essentiel, le cas des écoulements irrotationnels, dits
encore écoulements potentiels, d’un fluide incompressible et, plus particulière-
ment, le cas des écoulements loin de parois matérielles, hors ce que l’on appelle
les couches limites. Dans tous ces cas, malgré un coefficient de viscosité qui
peut être important, les gradients de vitesse sont tels que cette viscosité n’a plus
d’influence sur l’écoulement. L’écoulement se traite alors comme si le fluide était
un fluide parfait.
Bien que ces divers cas puissent apparaître comme des cas particuliers, on les
rencontre fréquemment en pratique. Ainsi, alors que le fluide parfait correspond
à un concept vide de réalité physique, la dynamique des fluides parfaits est une
partie réellement applicative de la mécanique des fluides.
L’article qui suit , basé sur une idée très théorique, revêt donc une importance
non négligeable pour beaucoup d’applications, que ce soit dans le domaine des
mesures dans les écoulements ou, par exemple, dans le cas des interactions
entre le fluide en écoulement et les parois des canalisations qui le contiennent.

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Notations et symboles

Symbole Unité Définition Symbole Unité Définition

C m Charge du fluide v m · s−1 Vecteur vitesse

Cc Coefficient de contraction vi m · s−1 Composante de la vitesse

F N Réaction d’un jet, poussée út


W W Puissance technique

F’ N · kg−1 Force de volume (ou de champ) wt J · kg−1 Travail technique massique


par unité de masse

g m · s−2 Accélération de la pesanteur xi m Coordonnée

h m Hauteur z m Altitude

He m Hauteur effective γ m · s−2 Accélération

J m Perte de charge ∆ Différence

Mú kg · s−1 Débit massique η Pa · s Viscosité de dilatation

n Vecteur unitaire de la normale ϕ Coefficient de vitesse


extérieure d’un élémentde surface

P Pa Pression µ Pa · s Viscosité dynamique

P* Pa Pression étoilée ρ kg · m−3 Masse volumique

P*/ω m Hauteur piézométrique ϖ N · m−3 Poids volumique

Pa Pa Pression atmosphérique Ω m2 Surface frontière

Pr Pa Pression relative

R N Résultante des forces

Vú m3 · s−1 Débit volumique

V m · s−1 Vitesse de l’écoulement potentiel

Indices

i, j, k, n Direction de projection

1, 2 Relatif à l’amont et à l’aval respectivement

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1. Équations générales On a alors :

Dv
ργ = ρ -------- = Ð grad P + ρF ′ (5)
dt
Dans les problèmes pratiques d’écoulement des fluides, on fait
l’hypothèse d’un écoulement d’un fluide parfait lorsque la viscosité avec γ l’accélération,
du fluide est négligeable ou lorsque, dans le cas de fluides vis- P la pression,
queux, les gradients de vitesse sont nuls.
F’ les forces de volume (ou de champ) par unité de
∂v masse.
µ = η = 0 ou --------i = 0 (1) Cette équation, qui correspond à trois équations scalaires, est dite
∂ xj
« équation d’Euler ».
Ce cas se produit, en particulier, lorsque la zone d’écoulement Pour un fluide pesant incompressible, l’équation (5) devient :
considérée est suffisamment loin de toute paroi matérielle tout
en étant de dimensions relativement importantes. On parle d’écou- Dv
ρ -------- = Ð grad P * (6)
lement externe ou encore d’écoulement potentiel, puisque ce type dt
d’écoulement est irrotationnel ([BE 8151] § 5).
où P* = P + ϖz est la pression étoilée, qui est la somme des énergies
Inversement, dans l’écoulement d’un fluide parfait, on fait l’hypo- potentielles de pression et de position,
thèse que, dans une section droite à lignes de courant rectilignes, du
ϖ = ρg le poids volumique,
fait de l’absence de viscosité, la vitesse est constante.
g l’accélération de la pesanteur,
L’hypothèse du fluide parfait conduit à des simplifications dans
certaines des équations générales de la mécanique des fluides. z l’altitude.
Dans une canalisation cylindrique d’axe x1 (figure 2), la vitesse du
fluide étant unidirectionnelle, on a :

1.1 Bilan de la masse v2 = v3 = 0

Le fait qu’un fluide soit parfait ou visqueux n’intervenant pas dans


l’étude de la conservation de la masse ([BE 8153] § 2), cette équation
ne diffère pas du cas général. On a, pour un écoulement
conservatif :
Ω v
∂ρ
------ + div ρ v = 0 (2)
∂t

avec v le vecteur vitesse,


ρ la masse volumique,
t le temps.
Si le fluide parfait est incompressible, on obtient l’équation : Figure 1 – Écoulement d’un fluide parfait dans une canalisation

div v = 0 (3)
En absence de viscosité, à la paroi, la vitesse v diffère de celle de
la paroi. On admet alors que la vitesse est constante sur une nor-
z
male à la paroi. Ainsi, dans une canalisation cylindrique (figure 1), la
vitesse est constante sur une section droite. L’équation de la conser-
vation de la masse, appliquée à un tube de courant entre les sec-
tions 1 et 2, s’écrit : x1
x2

∫ρ v
Ω1
1 1 dΩ 1 = ρ 1 v 1 Ω 1 = Mú = ρ 2 v 2 Ω 2 (4)
v
P*
avec Mú le débit massique du fluide à travers une section
droite quelconque,
x3
Ωi l’aire de la section droite i.

1.2 Bilan de la quantité de mouvement

Dans l’équation de Cauchy, valable pour l’écoulement conservatif


d’un fluide visqueux compressible ou incompressible ([BE 8153]
§ 3.2, équation (47)), il suffit de poser, pour un fluide parfait : Figure 2 – Constance de la hauteur piézométrique dans le cas de
l’écoulement d’un fluide parfait pesant incompressible dans une
µ=η=0 canalisation cylindrique

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Pour un écoulement permanent, les composantes de l’équation


de la quantité de mouvement s’écrivent :
P1* = Cte
∂ v1 ∂ P* ϖ
ρv 1 --------- = Ð ---------
∂ x1 ∂ x1 Ω1 v1
Ω2 v2

∂ P* P2* = Cte
0 = Ð ---------
∂ x2 ϖ

∂ P* Figure 3 – Écoulement d’un fluide parfait dans un tube de courant


0 = Ð ---------
∂ x3 contenant une machine

Compte tenu de l’équation de la conservation de la masse :

∂v Le fluide étant parfait, la puissance mécanique pondérale dissipée


div v = --------1- = 0 par les frottements visqueux Jú12 est nulle. Les vitesses v et les hau-
∂ x1 teurs piézométriques P* / ϖ étant constantes dans une section droite
si cette section est située dans une partie cylindrique de canalisa-
on conclut que :
tion, on peut écrire :
grad P* = 0 (7)
v 12 P 1* v2 P* W ú
 ------
- + ------ Vú =  ------2- + -----2- Vú Ð -------t (12)
soit P* = Cte dans tout l’écoulement. 2g ϖ  2g ϖ  ϖ
L’équation (5) est valable en écoulement permanent ou non per-
manent. Par contre, l’établissement de l’équation intégrale du bilan ou, en divisant par le débit volumique :
de la quantité de mouvement ([BE 8153] § 3.3) nécessite l’hypothèse
d’un écoulement conservatif et permanent. Dans cette expression, il v2 P* v2 P*
------1- + -----1- = ------2- + -----2- Ð H e (13)
n’est fait aucune différence entre les différents types de forces. Cette 2g ϖ 2g ϖ
équation a donc la même écriture pour un fluide parfait que pour un
fluide réel, ce fluide pouvant être compressible ou incompressible. avec He = wt / g la hauteur effective de la machine ([BE 8153]
Ainsi, pour une surface Ω quelconque délimitant le domaine fluide § 4.5),
considéré, on a : wt son travail technique massique.

R =
∫v

dMú (8)

2. Applications
Dans cette relation, R est la résultante des forces extérieures qui
sont appliquées au fluide et d Mú le débit massique élémentaire,
compté positivement si le fluide sort du volume considéré. Pour une
portion de tube de courant comprise entre les sections droites Ω1 et 2.1 Écoulement à travers un orifice.
Ω2, et pour un fluide parfait pour lequel les vitesses sont constantes Formule de Torricelli
dans chacune des sections droites, on a :

R = Mú ( v 2 Ð v 1 ) (9) Soit un réservoir contenant un fluide incompressible pesant


(figure 4 a). Ce réservoir comporte un orifice, de petites dimensions
par rapport à celles du réservoir, qui laisse échapper le liquide. Le
problème consiste à calculer la vitesse des particules du jet de fluide
1.3 Équation de Bernoulli qui s’écoule dans l’atmosphère (figure 4 b).
L’hypothèse sur le rapport entre les dimensions de l’orifice et cel-
les du réservoir entraîne deux conséquences :
L’équation de Bernoulli ([BE 8153] § 3.4) exprime la conservation a) pendant un temps ∆t suffisamment court, le déplacement de la
de l’énergie le long d’une ligne de courant de l’écoulement perma- surface libre est négligeable ;
nent et conservatif, d’un fluide incompressible, pesant. Dans le
cas où, de plus, le fluide est parfait, cette équation se réduit à b) pendant ce même temps ∆t, l’écoulement est permanent.
l’expression suivante, les pertes de charge dues à la viscosité On suppose aussi qu’un tel écoulement présente les caractéristi-
étant nulles : ques suivantes :
— tout le fluide contenu dans le réservoir participe au mouve-
v2 P ment ;
------- + ---- + z = Cte (10)
2g ϖ — dans le réservoir, l’écoulement est convergent ;
Ce résultat peut être généralisé à l’évolution du fluide entre deux — à la sortie de l’orifice (figure 4 b) le jet présente une partie
sections droites d’un tube de courant en vertu du théorème de contractée en écoulement rectiligne.
Bernoulli généralisé ([BE 8153] § 4.2). Entre ces sections Ω1 et Ω2 C’est dans cette région particulière (entre les sections 1 et 2) que
incluant éventuellement des éléments mobiles d’une machine se fait le calcul de la vitesse des particules. Le jet se développant à
avec lesquels le fluide échange la puissance mécanique W út l’air libre, la pression dans le jet est constante en tout point d’un
(figure 3), on a : plan normal aux trajectoires (à la variation d’altitude − très faible −
près). Ainsi, dans la section considérée, on peut écrire :

∫ ∫
v 12 P 1* v 22 P 2* W ú
 ------
- + ------ v d Ω 1 =  ------
- + ------ v d Ω 2 Ð -------t + Jú12 (11) PM = Cte = Pa
2g ϖ  1 2g ϖ  2 ϖ
Ω1 Ω2 avec Pa la pression atmosphérique.

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e Sens de
D l'écoulement
∆h

M a orifice en paroi b orifice en forme c orifice rentrant ou


mince de tuyère orifice de Borda

a écoulement global
Figure 5 – Orifices particuliers

Bien que différente de 0, la vitesse en A est cependant très faible


à cause des hypothèses de dimensions : son carré est ainsi négligea-
2 . Comme, par
ble vis-à-vis des autres termes et en particulier de v M
(1) (2) hypothèse, la dimension de l’orifice est faible, en prenant l’origine
des altitudes sur l’axe du jet, on peut écrire à partir de l’équation
(14), pour tout point M du jet :
M' vM 2
z A = -------
-
M 2g
σ Ω
sachant que :
PM P PA
-------- = -----a- = ------
-
ϖ ϖ ϖ
Ainsi, la vitesse en M est donnée par l’équation suivante :

b écoulement du jet vM = 2 g ∆h (15)

en notant par ∆h, la hauteur de la surface libre au-dessus du jet.


Figure 4 – Écoulement à travers un orifice C’est la formule de Torricelli.
La vitesse étant sensiblement constante dans le jet (à la dénivella-
tion près à l’intérieur du jet), si on note par σ sa section, le débit
Supposons que le fluide utilisé soit un fluide réel, c’est-à-dire vis- volumique est donné par :
queux. L’air étant également un fluide visqueux, il y a, à la frontière
entre les deux milieux, échange de quantité de mouvement ou effet Vú = σ v = σ 2 g ∆h (16)
de cisaillement entre les différentes couches des fluides. Cependant,
si les deux fluides (air et fluide étudié) ont des coefficients de visco- Le rapport entre σ et la section Ω de l’orifice dépend de la forme
sité très différents avec prépondérance pour celui du fluide étudié, de ce dernier. La valeur de ce rapport, appelé coefficient de contrac-
celui-ci ne se trouve pratiquement pas « freiné » par la présence tion Cc, pour quelques formes d’orifices particulières est donnée ci-
d’air en contact avec lui. C’est par contre cet air « frontalier » qui est dessous.
mis en mouvement. Ainsi, pour tous les points du plan normal aux
a) Orifice en paroi mince (figure 5 a)
filets de courant, on peut faire l’hypothèse que la vitesse est cons-
tante. Dans le jet, le fluide réel se comporte donc comme un fluide Le fluide ne touche l’orifice que selon une arête. Pour cela, il faut
parfait. À cause des grandes dimensions du réservoir, la vitesse du que e << D.
fluide dans le réservoir reste pratiquement nulle. Le fluide peut Exemple : e/D << 1/100. On a alors : Cc = 0,6.
donc, là encore, être assimilé à un fluide parfait. Seul l’écoulement
au voisinage de l’orifice ne peut pas être assimilé à celui d’un fluide b) Orifice en forme de tuyère (figure 5 b)
parfait car les variations de vitesse dans cette zone sont importan- Cet orifice doit épouser théoriquement la forme des filets de cou-
tes. rant. Le jet ne présente alors plus de contraction : Cc = 1.
Si on fait abstraction de cette difficulté et que l’on fait l’hypothèse c) Orifice rentrant ou orifice de Borda (figure 5 c)
qu’entre A et M, qui sont deux points supposés être sur la même
ligne de courant, l’écoulement est celui d’un fluide parfait, on peut Dans ce cas, la contraction a lieu à l’intérieur du tube : Cc = 5.
appliquer l’équation de Bernoulli (13), dans laquelle la hauteur effec- D’une manière générale, on note que :
tive He est nulle :
0,5 < Cc < 1
v A2 P A* v M 2 PM *
------
- + ------- = -------- + -------
- (14) La relation (15) donne la vitesse dans le jet d’un fluide parfait. En
2g ϖ 2g ϖ toute rigueur, dans cette situation, un fluide réel ne peut pas être

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assimilé à un fluide parfait à cause des variations importantes de


vitesse, qui s’accompagnent de dissipation d’énergie due à la vis-
cosité, dans la zone située juste à l’amont de l’orifice. On tient B B'
compte de ce fait, dans le cas des fluides réels, en introduisant un
coefficient de vitesse ϕ dans la formule de Torricelli :

v M = ϕ 2 g ∆h (17)

En général ϕ est de l’ordre de 0,95 à 0,98. zB


A
Un orifice tel que ceux décrits ci-dessus peut servir de débitmètre. M
En effet, si une paroi percée d’un orifice de faibles dimensions barre
l’écoulement d’un liquide, le débit peut être donné par la mesure de
∆h car : A'

Vú = ϕ C c Ω 2 g ∆h (18)

Cette détermination suppose que les coefficients ϕ et Cc soient Figure 6 – Mesure de la pression par la méthode du tube
connus. piézométrique

2.2 Mesure de la pression dans une


conduite. Tube piézométrique
B D

Soit un fluide pesant, incompressible s’écoulant dans une


canalisation cylindrique (figure 6). Dans un tel écoulement, la hau-
teur piézométrique P*/ ϖ est constante en tout point d’une section
droite, que le fluide soit parfait ou réel ([BE 8153] § 3.4.3). Si en A, on
perce la canalisation pour y fixer perpendiculairement (au moins au C
point de contact) un tube, celui-ci se remplit de liquide jusqu’à une
certaine hauteur repérée par le point B. Dans tout le tube, où la
vitesse du fluide est nulle et où la viscosité n’a plus d’influence, la
relation de Bernoulli (13) montre que la hauteur piézométrique reste v
constante (répartition hydrostatique des pressions). Ainsi, on peut A
écrire l’égalité des pressions étoilées :

P B* = P A* = P M
* = P*
A′ (19)

Si en B le tube est ouvert à l’atmosphère, on a :

PB = Pa et PrB = 0

où Pr est la pression relative, c’est-à-dire mesurée par rapport à la


pression atmosphérique. Figure 7 – Mesure de la pression par tubes piézométriques pour un
écoulement de fluide parfait
L’équation (19) devient :

P rA P rM P * P rA *
même (figure 7). Alors l’équation du bilan de la masse (4) permet
z B = --------
- + z A = --------- -′ + z A ′ = z B ′
- + z M = -----r- = ---------- (20)
ϖ ϖ ϖ ϖ d’écrire vA = vC et l’équation de Bernoulli (13) indique que :

La hauteur zB = zB ’ correspond à la hauteur piézométrique rela- P A* P C* P rA* P rC*


tive du fluide en A ou en A’ ou en M, c’est-à-dire en tout point de la ------- = ------
- ou z B = --------- = --------- = z D (21)
ϖ ϖ ϖ ϖ
section droite passant par A. Si on fixe un tube en A’, la hauteur du
fluide dans ce nouveau tube atteind le même niveau que B. Ces
tubes sont appelés tubes piézométriques. Le trou pratiqué, en A ou Lorsqu’un fluide parfait, pesant, incompressible s’écoule en
en A’, dans la canalisation est une prise de pression statique. régime permanent, dans une canalisation cylindrique, la vitesse
C’est ce type de mesure de la pression dans un liquide qui est et la hauteur piézométrique sont constantes dans tout l’écoule-
à l’origine de l’appellation « hauteur piézométrique » pour ment.
l’ensemble :

P/ϖ + z = P*/ϖ Cette conclusion peut être schématisée comme cela est fait sur la
figure 8 qui représente, de manière classique, l’évolution de la
Si le fluide qui s’écoule dans la canalisation est parfait, la vitesse charge, de la ligne piézométrique et de l’altitude ([BE 8153] § 3.4.2)
en tout point d’une section droite est constante. Comme la canalisa- pour l’écoulement d’un fluide parfait dans une canalisation de sec-
tion est cylindrique, l’aire Ω des sections passant par A et C est la tion constante. Cette représentation fait apparaître clairement

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Ligne de charge
v2
2g Ligne piézométrique

P
ϖ

z M A
V
Référence des altitudes

Figure 8 – Représentation des diverses formes d’énergie mécanique


d’un écoulement d’un fluide parfait dans une canalisation de section
constante
Figure 9 – Écoulement autour d’un obstacle

l’énergie cinétique de l’écoulement [ν2/(2g)], son énergie potentielle


de pression (P/ϖ) et son énergie potentielle de position (z).
Il faut noter que, si un tube piézométrique donne une indication
indépendante de la position de la prise de pression dans la section, H2
il n’en est pas de même si la mesure de la pression a lieu à l’aide
d’un manomètre. En effet, ce dernier appareil donnant une mesure V 2M
de P et non de P*, son indication dépend de l’altitude z à laquelle est H1 2g
située la prise de pression.
Enfin, la détermination de P r* ⁄ ϖ suppose essentiellement que la
PrA
*
prise de pression ne perturbe pas l’écoulement. Elle doit donc être PrM
* ϖ
réalisée avec soin et être aussi petite que possible afin de ne pas ϖ
modifier localement les trajectoires. On constate en effet expéri-
mentalement que, si sur une surface parallèle à l’écoulement, on M A
crée une cavité petite C, cette cavité se remplit de fluide immobile et
ne perturbe pas l’écoulement.

2.3 Pression en un point d’arrêt.


Tube de Pitot Figure 10 – Mesure de la pression par tubes piézométriques
dans l’écoulement et en un point d’arrêt

Soit un obstacle immobile placé dans l’écoulement permanent


d’un fluide parfait, pesant, incompressible (figure 9). Dans cet écou-
lement, il existe une ligne de courant particulière MA telle que la
vitesse soit nulle en A (A étant un point où la vitesse devrait avoir 6D 8D
0,3D

deux sens opposés). Le point A est appelé point d’arrêt de la surface M 1


de l’obstacle.
D
L’application de l’équation de Bernoulli le long de cette ligne de R 2
courant entre M et A donne :
Sens de l'écoulement
vM 2 PM * P A*
-------- + -------
- = ------
- (22)
2g ϖ ϖ Figure 11 – Tube de Pitot

Des prises de pression statiques reliées à des tubes piézométri-


ques sont pratiquées en M et A (figure 10). Afin de ne pas perturber
l’écoulement en M du côté de la prise de pression, celle-ci est faite En pratique, pour mesurer la charge en un point et la vitesse de
sur un disque placé dans le sens de l’écoulement suffisamment en l’écoulement d’un fluide, on n’utilise pas la disposition de la
amont du point A. La hauteur du fluide dans chacun des tubes pié- figure 10, mais un appareil, appelé tube de Pitot, représenté sur la
zométriques donne une mesure de la hauteur piézométrique rela- figure 11. Dans l’écoulement, le tube de Pitot constitue l’obstacle. Il
tive en M et A [équation (20)] et la différence ∆z entre les niveaux H2 doit être orienté dans la direction des lignes de courant. Si le fluide
et H1 donne, selon l’équation (22), l’expression de l’énergie cinéti- est parfait, sa vitesse en M est celle de toutes les particules de
que par unité de poids du fluide en M : l’écoulement, sauf celles qui sont situées au point d’arrêt A, qui ont
une vitesse nulle. Ainsi, si l’écoulement est permanent et le fluide
vM 2 pesant est incompressible, le raisonnement relatif à la figure 10
∆z = -------
- (23) s’applique. Le tube piézométrique relié au point d’arrêt mesure la
2g
hauteur piézométrique relative en A ou la charge (relative) en M,
La prise de pression située en A est appelée prise de pression alors que le tube relié au point M mesure la hauteur piézométrique
totale car elle donne la valeur totale de l’énergie mécanique ou * ⁄ ϖ ) ou plus généralement en tout point de l’écou-
relative en M ( P M
charge au point M, situé sur la même ligne de courant. lement. La différence de hauteur entre les niveaux des deux tubes

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1 2

v V ∆h

Écoulement P r*1
ϖ
M' P r*2
ϖ
N'
Couche limite
M
N A Tube de Pitot

Ω 1'
Figure 12 – Mesure de la vitesse d’un écoulement de fluide réel Ω2
par un tube de Pitot

permet d’obtenir la vitesse de l’écoulement potentiel V. Cependant,


Ω1
le tube de Pitot doit être de dimensions suffisamment faibles pour
ne pas diminuer considérablement la section de passage du fluide à
l’extérieur du tube de Pitot sinon sa présence modifierait la vitesse
d’écoulement dans une section normale passant par M.
Figure 13 – Évolution de la hauteur piézométrique dans un tube
Dans le cas d’un fluide réel, bien que la vitesse des particules en
de Venturi
M soit nulle à cause de la viscosité, le résultat reste analogue. En
effet, dans ce cas il y a nécessairement au voisinage du tube, une
couche limite dans laquelle la vitesse varie de V à 0 (figure 12). Puis-
que vA = vM = 0, l’équation de Bernoulli ([BE 8153], § 3.4.2, équation Le fait d’employer des manomètres à la place de tubes piézomé-
(69)) appliquée sur la ligne de courant AM donne : triques pour la mesure des pressions ne change rien au résultat
final, sauf en ce qui concerne sa formulation : la variation d’altitude
P A* PM *
entre les niveaux atteints par le fluide dans les tubes piézométriques
- + J AM
------- = ------- (24) est à remplacer, à ϖ près, par la différence des pressions lues sur les
ϖ ϖ
manomètres :
où JAM représente les pertes de charge entre A et M. Cette relation
ne donne aucune indication sur la vitesse V. Cependant, les lignes PA Ð PM
de courant étant presque parallèles entre elles dans la couche limite, V = 2 --------------------- (27)
ρ
on peut admettre que la pression étoilée y est constante sur une
normale à la paroi. Ainsi :
PM * PM *
′ 2.4 Phénomène de Venturi
-------- = ---------
ϖ ϖ
Or, le point M’, situé hors couche limite, appartient, comme le
point N’ situé sur la même ligne de courant, à la zone où le fluide Soit un fluide parfait, pesant, incompressible, en écoulement per-
réel se comporte comme un fluide parfait puisque la vitesse y est manent dans une conduite cylindrique présentant localement un
constante et égale à la vitesse V de l’écoulement. L’équation (13), rétrécissement (figure 13). On remarque que :
applicable entre N’ et M’, donne : — dans les sections Ω1, Ω2 et Ω 1′ , les trajectoires sont rectilignes
vN 2 PN * vM 2 PM *
′ PN * PM * (au moins sur une faible distance ∆, ), ce qui assure la constance de
--------′ + --------
-′ = --------
-′ + --------- ⇔ --------
-′ = -------
- la hauteur piézométrique dans une section droite ;
2g ϖ 2g ϖ ϖ ϖ
— le fluide étant parfait, la vitesse en tout point d’une section
* ⁄ droite est constante.
Comme la hauteur piézométrique en N est identique à P N ′ ϖ,
puisque dans cette zone les trajectoires sont rectilignes, on peut Ainsi, quels que soient les points considérés, la charge C est cons-
écrire : tante dans une section droite. L’application de la relation de Ber-
noulli (13) permet de généraliser ce résultat à tous les points de
PM * PN * l’écoulement :
---------′ = ------
- (25)
ϖ ϖ
v2 P*
C = ------- + ------ = Cte (28)
Ainsi, la hauteur du niveau dans le tube piézométrique relié à M 2g ϖ
représente bien la hauteur piézométrique relative au point N.
Comme entre P A* ⁄ ϖ et P N* ⁄ ϖ la différence vaut V 2 ⁄ 2 g , la diffé- La conduite constituant un tube de courant particulier, le flux à
rence des niveaux des deux tubes piézométriques permet de con- travers toute section droite est constant (équation de conservation
naître, même dans le cas de fluides réels, la vitesse de de la masse) :
l’écoulement :
vΩ = Vú = Cte
P A* P M *
V2
------- Ð -------- = ------- ⇒ V = 2 g ∆h (26) ce qui implique, comme Ω 1 = Ω 1′ > Ω 2 :
ϖ ϖ 2g
Ω1
si ∆h est la différence de niveau entre les deux tubes piézométri- v 1 = v 1′ et v 2 = ------- v 1 soit v 2 > v 1 (29)
ques. Ω2

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_____________________________________________________________________________________________________________ ÉCOULEMENT DES FLUIDES

Compte tenu de l’équation (28), il vient :

P 2* P*
------ < -----1-
ϖ ϖ
Ainsi, la hauteur atteinte par le liquide dans le tube piézométrique
2 est inférieure à celle atteinte dans le tube 1 d’une valeur ∆h. ∆h
Si on écrit la relation de Bernoulli entre les sections 1 et 2 en y
remplaçant v2 par sa valeur en fonction de v1, on a :
σ
v 12  Ω 12  P 2* Ð P 1* v
-------  1 Ð -------2-  = ------------------- = Ð ∆h
2g  Ω2 ϖ

soit :
Figure 14 – Réaction d’un jet
2 g ∆h
v1 = ----------------- (30)
Ω 12
-------2- Ð 1
Ω2

Le débit est alors donné par la relation :


v1 F v2
2 g ∆h
Vú = Ω 1 Ω 2 -------------------------- (31)
Ω 12 Ð Ω 22

Connaissant les sections Ω1 et Ω2, il suffit de mesurer la différence


des niveaux des tubes piézométriques ∆h pour obtenir la valeur du Figure 15 – Schématisation d’un turboréacteur et de la poussée
débit. Ainsi, ce système, appelé tube de Venturi, est utilisé comme du fluide
débitmètre. Il est également utilisé, du fait de la chute de pression en
2, comme organe déprimogène, par exemple dans les carburateurs
de moteurs alternatifs à combustion interne. à droite de la section Ω’ sur le volume du fluide contenu dans Ω.
Cette action est souvent négligeable. Il est également important de
souligner que l’équation intégrale du bilan de la quantité de mouve-
ment ne faisant pas intervenir la nature visqueuse ou non du fluide,
2.5 Réaction d’un jet le résultat trouvé est valable dans le cas des fluides réels. Dans ce
cas, il faut tenir compte du coefficient de vitesse ϕ qui apparaît dans
l’expression de Torricelli :
Soit un réservoir de grandes dimensions percé d’un orifice par où
s’échappe un jet de liquide (figure 14). Appliquons l’équation inté-
v=ϕ 2 g ∆h
grale de la quantité de mouvement (8) à la surface Ω :
Cette notion de réaction d’un jet est à la base notamment du prin-
R = ∑ Fe = ∫v

d Mú (32) cipe de tous les systèmes propulsifs dits à réaction. On voit, d’après
la relation (34), que la « poussée » est proportionnelle à la masse
volumique du fluide et au carré de la vitesse d’éjection. Ceci montre
l’intérêt d’obtenir des vitesses d’éjection de fluide élevées, notam-
où d Mú > 0 si le fluide sort du volume considéré.
ment dans les moteurs-fusée, où la relation (34) est directement
Le fait d’avoir un réservoir de grandes dimensions permet de con- applicable, ou dans les turboréacteurs. Dans ce dernier cas, la rela-
sidérer que l’écoulement est permanent durant le temps d’observa- tion donnant la poussée doit être modifiée pour tenir compte du
tion. Cette même hypothèse implique un déplacement négligeable débit de quantité de mouvement du fluide entrant dans le turboréac-
de la surface libre. La seule portion de Ω qui soit traversée par le teur (figure 15). L’application de la relation (9) donne, pour la pous-
fluide est alors la section σ liée à Ω’ par la relation σ = Ω’ Cc, où Cc sée et à condition de considérer comme négligeables les actions du
est le coefficient de contraction. Comme, dans la plupart des cas, on fluide extérieur sur le fluide situé dans les sections d’entrée et de
peut considérer que la vitesse du fluide est constante en tout point sortie, la relation suivante :
de σ, en notant par Mú le débit massique à travers l’orifice, on a :
F = Mú ( v 1 Ð v 2 ) = Ð ( ρ 2 v 22 Ω 2 Ð ρ 2 v 12 Ω 1 ) n (35)
Mú v = R (33)
La résultante R, constituée par les forces appliquées au volume de
fluide délimité par la surface Ω, a donc la même direction que celle
du jet. Si le jet est horizontal, la résultante des forces ne peut qu’être
2.6 Action d’un fluide sur un coude
due à l’action du récipient sur le fluide (l’action de la pesanteur étant de conduite
verticale). Réciproquement, le fluide exerce sur les parois du réci-
pient une force F = − R qui est appelée réaction du jet ou encore
poussée du fluide sur le système. Comme Mú = ρσv , on a : Soit un coude de conduite dans lequel s’écoule, en régime perma-
nent, un fluide pesant, parfait, incompressible (figure 16). Les sec-
F = Ð Mú v = Ð ρσ v 2 n (34) tions sont situées dans deux portions rectilignes de la canalisation.
L’équation intégrale du bilan de la quantité de mouvement ne
où n est la normale extérieure à la section de sortie. nécessitant aucune hypothèse sur la nature du fluide (visqueux ou
Cependant, le raisonnement précédent est entaché d’une légère parfait), le fait d’avoir un fluide parfait permet simplement de consi-
erreur car il ne tient pas compte de l’action de l’élément du jet situé dérer que la vitesse est constante en tout point d’une section droite

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La résultante R des forces que le milieu extérieur exerce sur l’élé-


ment de fluide considéré peut être décomposée en :
n — une action à distance : le poids Π du fluide ;
1 n2
v2 — une action de contact au niveau des sections droites Ω1 et Ω2
K1 G1 G2 qui, pour un fluide parfait, se réduit aux forces de pression. Si on fait
Ω1 K2 l’hypothèse que dans une section droite où la hauteur piézométri-
v1 Ω2 que est constante la variation d’altitude a un effet énergétique négli-
geable, les pressions sont constantes. Cette action est alors donnée
par :
− P1 Ω 1 n 1 − P2 Ω 2 n 2
Figure 16 – Écoulement d’un fluide dans un coude de conduite
— une action de contact fluide-paroi de la canalisation. Cette
action est notée par F si on considère l’action du fluide sur la paroi.
et donc d’assimiler la conduite à un filet de courant auquel on peut En utilisant cette décomposition, l’action du fluide sur le coude de
appliquer la relation (9) : la conduite est donnée par l’équation :

R = ∑ Fe = Mú ( v2 Ð v1 ) F = Mú ( v 1 Ð v 2 ) + Π Ð P 1 Ω 1 n 1 Ð P 2 Ω 2 n 2 (36)

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