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Terreur et haine, jamais le Salthar ne connu tel fléau, rien ne semblait pouvoir arrêter cette

créature, car d'humain, elle n'avait plus rien. Aucun roi ni chef de guerre n'avait pu contenir la
soif dévorante de cet être et les cités tombaient une à une devant sa force. Il était décrit
comme immense, portant une lourde armure noire et un heaume orné d'une couronne de fer
sombre dissimulait totalement son visage. Mais derrière cette caricature revenait le
témoignage des quelques personnes ayant pu le croiser sur le champs de bataille et y
survivre... un homme au visage doux, sa chevelure rouge sauvage et ses mouvements
gracieux laissant penser à quelque héros mythique envoyé des douces mains de Sunie, cela
était bien sûr sans compter sur son regard emprunt de folie, miroir d'une mort proche et
douloureuse, le rictus qu'il affichait au combat effrayant même jusqu'au plus fier des nain...

Paladine et Krönberg étaient tombées et dans leur sillon la majorité des villes et villages de
moindres importance, et bientôt les terres paisibles de Havre seraient envahi à leur tour. Mais
le cœur des hommes, chassant toute fierté fit appelle à ses voisins et aux races non
humaines, risquant leurs messagers jusqu'aux ténébreuses terres des elfes noirs et aux
territoires sauvages des orcs et comme une traînée de poudre, l'appelle se répandit puis
s'embrasa, la dernière défense face à ce mal improbable serait tenu ou succomberait dans
une ultime bataille. Les orcs ne rendirent aucune réponse et celle des elfes noirs suggérait
qu'ils n'avaient bien entendu, rien à craindre et qu'aucun ne prendrait jamais ce qui était leur.

Mais dans son antre, le Fléau, comme il se plaisait à se faire appeler, ne restait pas inactif, et
bien qu'il ne voyait pas l'utilité d'empêcher le rassemblement des forces qui restaient à ce
monde pour s'opposer à lui, il n'en restait pas moins avide de pouvoir et longtemps il chercha
celle qu'il désirait le plus ardemment, une âme sœur pour sa soif de sang et de conquête. Et
c'est aux mains d'un solide guerrier nain qu'il la trouva, puissante et avide ; le duel fut âpre,
le nain dominé par l'arme ne faisait plus qu'un avec elle, et ses forces décuplées manquèrent
de peu à elles seules de mettre fin au règne de l'un des plus grand mal ayant eu pied sur ce
continent. L'épée nommée Méréveyne fut cependant prise sur le cadavre du nain et un duel
d'une autre nature prit forme alors pour l'arme et son nouveau porteur, celui de la
domination, de qui prendrait le pas sur l'autre... et pendant que les armées se réunissaient à
Havre, un mal plus sombre et plus imposant que tout ce à quoi ils s'étaient préparés prenait
forme au dessus du cadavre du seul mortel, si petit soit-il, ayant jamais pu blesser réellement
le Fléau.

Sous terre cependant, plus loin à l'ouest, avait lieu une autre bataille, sans arme, mais non
moins tragique pour ses acteurs... les nouvelles de Havre s'étaient frayées un chemin
jusqu'au peuple elfe noir qui à nouveau se divisait. Les matrones, sûres d'elles et de leur force
avaient repoussé l'invitation des seigneurs humains et préféraient laisser le monde s'effondrer
loin d'eux pour ensuite y prendre le pouvoir après avoir abattu la créature qui aurait fait la
majorité du travail pour eux. Une autre voix s'était toutefois levée au cœur de la cité noire,
celle de celui que l'on appelait alors le prince déchu, ancien capitaine des sentinelles dont le
conseil terni le nom jusqu'à ce que seul ce titre ne reste dans les mémoires. Le prince en
appela au courage et à la force de son peuple, car si les autres races étaient abattues, alors
eux, seuls, malgré leur savoir, leur magie et leur puissance seraient simplement balayés
comme des fétus de paille... le peuple se divisa. Certains prirent les armes tandis que ceux
fidèles aux matrones commencèrent à préparer la défense au village sombre. Le prince noir,
monté sur son grand destrier sombre, brillait de milles feux à la tête de son armée, son
armure était de nacre et d'or et la tiare à son front, symbole de son pouvoir, semblait comme
une étoile au cœur de l'un des plus grand rassemblement d'elfe noir que l'histoire ait connu
jusqu'alors. Ils étaient beaux et terribles, leurs armes et leurs visages donnant écho à un âge
lointain où la races la plus ancienne régissait l'ensemble du continent. Aucune bête ni aucun
adversaire ne leur barra la route, les serviteurs même de leur ennemi s'écartèrent, se drapant
de pierres et de ténèbres pour échapper à la terrible marche des seigneurs sombres jusqu'à
l'est pour rejoindre Havre.

Néanmoins, les elfes noirs avaient déjà perdu beaucoup trop de temps et le Fléau tomba sur
Havre comme la foudre. Humains et Hauts-elfes étaient prêt cette fois-ci, et le bataille fit
rage, un véritable maelström de violence s'éleva dans les champs de Havre, le métal contre le
métal, le sang, les cris, tout se succédait à un rythme effréné. Cependant, les forces
engagées n'étaient pas complète et c'est d'un nouveau bruit de tonnerre que des tribus
entières de créatures sauvages, dominées par leur ennemi, se lancèrent sur les flancs des
défenseurs. Le Fléau riait au milieu de tout ce carnage, Méréveyne traçant des sillons
sanglants au cœur de ses ennemis, ses orcs approchaient et il sentait la victoire qui
approchait à grand pas... une détonation retentit alors... et son rire devint alors frénétique,
car il savait alors que la victoire n'était pas encore sienne et que toute sa force lui serait
requise tandis que, projetant des monceaux de terre parmi toutes les armées, des guerriers
de rouages et de métal se dressaient face à son armée, déversant des tunnels qui venaient de
s'ouvrir des phalanges entières de petits guerriers maniant haches et lances et chargeant à
leur tour, interrompant l'armée du Fléau dans sa course.

Le fracas des armes, les explosions magiques, le goût âcre de la poudre à canon... la terre
elle-même semblait vouloir ployer et se fendre sous les combattants, le poids de leur haine,
de leur terreur et de leur désespoir rendant l'air lourd... l'ivresse de la bataille bouillonnait
autant dans les veines froides des assaillants que dans celles des défenseurs qui lentement,
malgré leur hargne et leur courage cédait petit à petit du terrain face à la marée semblant
infinie de leurs agresseurs...

Cependant, comme répondant aux prières des défenseurs, tempêtes et flammes s'abattirent
soudain sur les assaillants tandis que par le même chemin par lequel était arrivée l'écrasante
force du Fléau se profilait une nouvelle armée semblant s'étendre sur tout l'horizon. Elfes
noirs et Orcs avaient finalement rejoint le champs de bataille, hurlant leur défi à la face du
Fléau. Le Prince Déchu et le seigneur des flammes, c'est ainsi que se faisait appeler le chef de
guerre orc, exhortaient leur troupe au nom de Lloth et de Gruumsh, faisant résonner le
champs de bataille d'un chant de guerre puissant et embrasant les cœurs de tous ceux venus
combattre cette engeance sortie de nul part... Les nains furent les premiers à répondre au
chœur des nouveaux arrivants, frappant leur armes contre leurs plastron et leurs boucliers,
rapidement suivi par les voix tantôt grave, tantôt mélodieuses des seigneurs humains et
hauts-elfes.

Le temps se figea en même temps que tous les acteurs de cette épopée sanglante, comme si,
dans l’œil du cyclone, ceux-ci se préparaient au pire du tumulte, sachant tous, au fond de leur
cœur, que ce jour risquait sans doute d'être leur dernier dans le Salthar. C'est alors que
rompant le silence, un cor sonna a l'arrière des troupes elfes noires tandis que les rangs de
ceux-ci grossissaient de renforts menés par celle qui se faisait appeler l'impératrice des
ombres... elle se plaça, sans un mot, aux côtés du prince déchu et c'est le moment que choisit
le Fléau pour relancer son assaut tandis que sur un seul ordre, les armées orcs et sombres se
jetèrent à leur tour dans la mêlée.

La force conjuguée des cinq races était phénoménale, cependant le Fléau maniait Méréveyne
et à eux seuls, comblaient les brèches que les défenseurs ouvraient dans ses troupes... le
combat semblait ne jamais pouvoir se terminer ou alors ne resterait-il que cette créature,
seule au milieu d'un monceau de cadavres éparses... Les seigneurs des hommes décidèrent
alors d'abattre leur ultime carte... le ciel se voila un instant au milieu de cris stridents tandis
que le vole des drakes de bataille s'abattit sur leurs ennemis dans un maelström de flammes
et de griffes, déchirant les armées du Fléau comme des épouvantails à leur passage...

Enfin... le Fléau se retrouva isolé, son armée décimée par cette alliance improbable qui
l'encerclait à présent pour lui donner le coup de grâce... mais rien n'y fit... la magie semblait
ricocher sur lui et les cadavres s'amoncelaient autour de tandem invulnérable... il se riait
d'eux et les défiait, pointant Méréveyne tour à tour sur chacun des généraux survivants pour
se figer, ébahit alors que sept silhouettes venaient d'apparaitre tout autour de lui, les
archimages les plus puissants du Salthar l'encerclaient totalement, ils incantaient à voix basse
autour de lui... et il savaient qu'il ne devait pas les laisser faire. Une sphère de ténèbres
s'abattit sur lui, semblant concentrer l'énergie de ces sorciers venus de nul part.

Un rugissement terrible s’échappa de la sphère, Vitraell hurla un ordre en direction des


généraux. Le Prince Déchu, le Haut Roi Cernd, Kyrinja la Maitresses des Runes, Prax le
Seigneur des Flammes et Tiaiel la Grande Prêtresse de Sehanine plongèrent ensemble dans la
sphère où était enfermé le Fléau, décuplant la force du rugissement devant le regard trouble
des survivants agars et encore à moitié ivre de leur lutte, puis soudain, plus rien, les
archimages disparurent comme ils étaient arrivés, ne laissant plus qu'une pierre rougeâtre à
la place où se trouvait le Fléau. Le prince déchu seul étendu aux côtés de la pierre,
inconscient, sans aucune trace de ses compagnons ayant menés avec lui cette lutte dont ils
ne pouvaient ressortir vainqueur, ne cessait de répéter la même phrase, le même mantra
“Des cendres du monstre s'élèvera une Aube Ardente, des cendres du monstre s'élèveront les
plus grands héros”.