Sunteți pe pagina 1din 3

MPSI 1 DM no 9 – Le théorème de Šarkovskiĭ - corrigé 2009-2010

Exercice 1 – Un équivalent 6. On a
 
π 1 1 1
tn − nπ − = − arctan =− +o
1. On a arctan(0) = 0 et arctan0 (0) = 1. Donc d’après le cours, arctan x ∼ x en 2 tn tn tn
1 1 1 1

1

0. De même, la dérivée de x 7→ vaut −1 en 0, donc − ∼ −x, = − +o
1+x 1+x 1+0 nπ + π/2 + o(1) nπ + π/2 + o(1)
1
i.e. − 1 = −x + o(x). 1

1

1

1+x = − +o
nπ 1 + 1/2n + o(1/n) 1 + 1/2n + o(1/n)
2. La fonction φ : x 7→ tan x − x définie sur [nπ, nπ + π/2[ est continue. Puisque
   
1 1 1
φ(nπ) = −nπ < 0 et lim − φ(t) = +∞, φ s’annule dans ]nπ, nπ + π/2[ = − 1− +o + o(1)
t→nπ+π/2
nπ 2n n
 
d’après le théorème des valeurs intermédiaires. De plus φ0 (t) = 1+tan2 t−1 = = −
1
+o
1
.
tan2 t > 0 donc φ est strictement croissante. Donc φ s’annule en un unique nπ n
point tn .
Donc α existe et vaut −1/π.
π tn 1
De nπ < tn < nπ + , on tire 1 < <1+ . Par le théorème d’encadre-
2 nπ 2n
tn
ment, lim

= 1, i.e. tn ∼ nπ. Problème – Le théorème de Šarkovskiĭ
3. On a 1. On considère la fonction x 7→ f (x) − x sur I de bornes a, b avec a < b. Puisque
f (a), f (b) ∈ [a, b], on a f (a)−a > 0 et f (b)−b 6 0. Par le théorème des valeurs
intermédiaires, cette fonction s’annule et f admet un point fixe.
arctan tn = arctan(tan tn ) = arctan(tan(tn − nπ)) = tn − nπ 2. (a) K = {x} ⊂ f (J) donc x admet un antécédent a par f . Le singleton
L = {a} convient.

car tn − nπ ∈] − π/2, π/2[. (b) Puisque α et β appartiennent à f (J), ils ont des antécédents dans J.
(c) L’ensemble A est non vide car contient b et il est minoré par a. Donc
4. D’après la question précédente, tn − nπ = arctan tn . Or lim tn = +∞ par le il admet une borne inférieure. D’après la caractérisation de la borne
π
théorème d’encadrement et donc lim arctan tn = . Donc lim(tn − nπ) = .
π inférieure, pour tout n ∈ N∗ , il existe vn ∈ A tel que v 6 vn < v + 1/n.
2 2 Donc lim vn = v. Par continuité de f , f (v) = f (lim vn ) = lim f (vn ) = β.
Donc v ∈ A est est bien un minimum.
1
5. On peut procéder de plusieurs manières. Déjà arctan x et arctan appar- (d) Pour l’existence de u = max B, on raisonne comme à la question
x
1 précédente. (B est non vide car a < b.) Montrons que le segment L =
tiennent à ]0, π/2[ car x > 0. Donc arctan x + arctan ∈]0, π[. Montrons [u, v] convient, i.e. f (L) = [α, β]. Déjà, f (L) contient f (u) et f (v) donc
x
1 π 1 [f (u), f (v)] = [α, β] par le théorème des valeurs intermédiaires. Mon-
par l’absurde que arctan x + arctan = . Sinon, tan(arctan x + arctan )
x 2 x trons par l’absurde que f (L) ⊂ [α, β]. Supposons qu’il existe c ∈ [u, v]
tan(arctan x) + tan(arctan x1 ) tel que f (c) > β. Alors par le théorème des valeurs intermédiaires, il
est bien définie et vaut . C’est absurde car le
1 − tan(arctan x) tan(arctan x1 ) existe x ∈ [u, c] tel que f (x) = β. Ce qui contredit la minimalité de v.
dénominateur est nul. De même, f (c) < α est impossible.

1
MPSI 1 DM no 9 – Le théorème de Šarkovskiĭ - corrigé 2009-2010

3. Soit K = [α, β] et f (K) = [a, b]. Par hypothèse, a 6 α et β 6 b. Soit u un dans S1 . Or f 2 (c) ∈ S3 . Puique S1 ∩ S3 = ∅, f 2 (c) 6= c et a fortiori f (c) 6= c.
antécédent de α par f et v un antécédent de β par f avec u, v ∈ [α, β]. Donc Donc c est bien 3-périodique.
f (u) − u = α − u 6 0 car u ∈ [α, β] et f (v) − v = β − v > 0 car v ∈ [α, β].
Par le théorème des valeurs intermédiaires, la fonction x 7→ g(x) = f (x) − x Pour conclure, énonçons le théorème de Šarkovskiĭ : l’ordre de Šarkovskiĭ sur N∗
s’annule sur [α, β]. Donc f admet un point fixe dans ce segment. est l’ordre total  défini comme suit :

4. On construit les segments Jk par récurrence descendante grâce à la question 2. 3  5  7  9  ···  2 · 3  2 · 5  2 · 7  2 · 9  ···
Puisque f (In−1 ) ⊃ In , il existe un segment Jn−1 ⊂ In−1 tel que f (Jn−1 ) = In .
Puisque f (In−2 ) ⊃ Jn−1 , il existe Jn2 ⊂ In−2 tel que f (Jn−2 ) = Jn−1 , et ainsi · · ·  2n · 3  2n · 5  · · ·  2n+1 · 3  2n+1 · 5  · · ·  2n  2n−1  · · · 4  2  1.
de suite.
Si x0 ∈ J0 alors f k (x0 ) ∈ Jk car f k (J0 ) = Jk . Théorème de Šarkovskiĭ Soit I un segment et f : I → I une application conti-
5. La fonction f admet un point fixe d’après la première question. Montrons nue ayant un point n-périodique. Alors il existe un point p-périodique pour tout
qu’il existe un point 2-périodique. On suppose tout d’abord x0 < x1 < x2 . On entier p tel que n  p.
pose S1 = [x1 , x2 ] et S2 = [x0 , x1 ]. Par le théorème des valeurs intermédiaires,
f (S1 ) ⊃ S1 ∪ S2 et f (S2 ) ⊃ S1 . Donc on a bien S1 → S1 et S1 → S2 → S1 . 8. On convertit d’abord l’entier a en un couple (k, u) tel que a = 2k u avec u
impair.
D’après la question précédente appliquée avec S1 → S2 → S1 , il existe un
> conversion := proc (a)
segment J0 ⊂ S1 tel que f (J0 ) ⊂ S2 et f 2 (J0 ) = S1 . Donc f 2 admet un point
> local k, u;
fixe c ∈ J0 . Ce point ne peux pas être un point fixe de f car sinon on aurait
> u := a; k := 0;
f (c) = c et on aurait c ∈ S1 ∩ S2 , i.e. c = x1 , absurde car x1 est 3-périodique.
> while irem(u, 2) = 0 do
Si x0 < x2 < x1 , on pose S1 = [x0 , x2 ] et S2 = [x2 , x1 ]. On a encore S1 → S1 > u := (1/2)*u; k := k+1
et S1 → S2 → S1 et on conclut de la même manière. > od;
6. On garde les notations de la question précédente. D’après la question > [k, u]
précédente et l’hypothèse, il existe des points de période 1, 2 et 3. Soit > end;
n > 4. Si x0 < x1 < x2 , on pose S1 = [x1 , x2 ] et S2 = [x0 , x1 ]. On a alors On peut ensuite comparer les termes.
S2 → S1 → S1 → · · · → S1 → S2 (avec n − 1 termes S2 ). D’après la question
> ordre := proc (a, b)
4, il existe des segments Jk tels que J0 ⊂ S1 , Jk ⊂ S2 pour k ∈ [[1, n − 1]], > local A, B;
f (Jk ) = Jk+1 et f (Jn−1 ) = S1 . Donc f n (J0 ) = S1 ⊃ J0 et f n admet un point > A := conversion(a); B := conversion(b);
fixe c dans J0 . > if A[2] = 1 and B[2] = 1 then evalb(B[1] <= A[1])
Montrons que c est un point n-périodique. Si f p (c) = c avec p ∈ [[1, n − 1]], > elif A[1] = B[1] then evalb(A[2] <= B[2])
alors c = f p (c) ∈ Jp ∈ S2 donc c ∈ S1 ∩ S2 donc c = x1 . Mais f 2 (c) = > elif A[1] < B[1] then true
f 2 (x1 ) = x0 ∈
/ S2 , contradiction. > else false
Si x0 < x2 < x1 , on pose S1 = [x0 , x2 ] et S2 = [x2 , x1 ]. On a encore S1 → S1 > fi
et S1 → S2 → S2 → · · · → S2 → S1 et le raisonnement est le même. > end;

7. On réinvestit l’idée précédente avec cette fois les trois segments S1 = [0, 1/2],
S2 = [1/2, 3/4] et S3 = [3/4, 1]. Puique f (0) = 0, f (1/2) = 1, f (3/4) = 3/4 et Exercice – Exercice facultatif (difficile)
f (1) = 0, on a S1 → S1 , S1 → S2 , S1 → S3 , S2 → S3 , S3 → S1 et S3 → S2 .
D’après le théorème que l’on vient de prouver, il suffit de trouver un point Montrons d’abord par l’absurde que λ est bornée. Par continuité de λ en tout
3-périodique. Grâce à la suite S1 → S2 → S3 → S1 , f 3 admet un point fixe c point de ]0, 1], elle est bornée sauf au voisinage de 0. Donc il existe une suite (un )n

2
MPSI 1 DM no 9 – Le théorème de Šarkovskiĭ - corrigé 2009-2010

telle que un ∈]0, 1], lim un = 0 et lim |λ(un )| = +∞. Mais alors
n
Pt (λ(t)) X an−k (t)
0= = 1 +
λ(t)n λ(t)k
k=1

et le dernier terme tend vers 1, contradiction.


Montrons maintenant que λ est séquentiellement continue (et donc continue
d’après le cours), i.e. il existe un réel l tel que pour toute suite (un ) tendant vers
0, λ(un ) converge vers l. Or d’après le théorème de Bolzano-Weierstrass, il existe
une suite (vn ) d’éléments de ]0, 1] telle que λ(vn ) converge. Soit l la limite. Il suffit
de montrer que si (un ) est une suite dans ]0, 1] convergente vers 0, toute sous-suite
convergente (λ(tn )) de (λ(un )) converge vers l. En effet, si c’est le cas, pour tout
ε > 0, il existe un N ∈ N tel que pour n > N , on a |λ(tn ) − l| 6 ε. (Sinon,
il existerait une infinité d’entiers n pour lesquels on aurait |λ(tn ) − l| > ε. En
extrayant une sous-suite convergente, on aurait une sous-suite qui ne converge pas
vers l, ce qui est contraire à l’hypothèse.)
Soient donc (tn ) une sous-suite de (un ) telles que lim λ(tn ) = l0 . On va montrer
que l0 = l. Déjà, l (et l0 par symétrie) sont des racines de P0 car
n−1
!
X
0 = lim Puk (λ(uk )) = lim λ(uk )n + ap (uk )λ(uk )p = P0 (l)
k→∞ k→∞
p=0

par continuité des ap et de λ. Supposons par l’absurde que l 6= l0 . On peut supposer


pour fixer les idées (et par symétrie) que l < l0 . Il existe donc ε > 0 tel que
l + ε < l0 − ε. Soit maintenant N ∈ N assez grand tel que n > N implique que
λ(un ) 6 l +ε et λ(tn ) > l0 −ε. Mais alors tout point de [l +ε, l0 −ε] est dans l’image
par λ de l’intervalle d’extrémités un et tn (théorème des valeurs intermédiaires).
Donc pour tout x ∈ [l + ε, l0 − ε], il existe une suite (sn ) tendant vers 0 telle que
lim λ(sn ) = x. Comme on l’a vu, x est alors racine de P0 . Donc P0 admet une
infinité de racines. Contradiction finale.