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La pharmacie secrète de Dame Nature

n° 15 - Novembre 2018

Édito

Et vous, auriez-vous survécu ?

Ils sont tranquillement assis sur le siège de l’avion, à discuter, plaisanter ou pi- quer un somme. Les Old Christians de Montevideo, équipe amateure de rugby, se rend au Chili pour disputer un match.

Mais rien ne se passe comme prévu. Alors que l’avion survole la Cordillère des Andes, il se retrouve pris dans la tempête…

L’appareil s’écrase à 3600 mètres d’alti- tude, au milieu d’un glacier. Sur 45 passa- gers, 33 survivent au crash. Ils se réfugient dans la carcasse de l’avion en attendant les secours.

Mais huit jours plus tard, les recherches sont abandonnées. Températures ex- trêmes, faibles réserves de nourriture, vê- tements légers… leurs chances de survie sont quasi nulles.

Après deux mois de survie, deux hommes tentent le tout pour le tout et partent à la recherche des secours. En dix jours, ils franchissent les kilomètres de montagne qui les séparent de Los Maitenes, au Chili.

L’armée ainsi prévenue parvient à sauver les 16 personnes encore en vie.

Cette histoire, digne d’un scénario de film d’horreur, s’est réellement produite en 1972. Elle démontre les formidables capa- cités de survie dont nous sommes dotés.

Et vous, auriez-vous survécu ?

Vous trouverez dans ce numéro de pré- cieux conseils pour mettre toutes les chances de votre côté en cas d’accident, en prévision d’un voyage aventureux ou même si vous vous perdez en forêt…

Bonne lecture !

Gabriel Combris

Sommaire

Survivre dans la nature

 

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Le kit de survie de l’aventurier

 

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3 moyens pour trouver le nord sans boussole

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L’ange de la longévité :

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SURVIE

SURVIE

Survivre dans la nature

Conseils pour s’en sortir en cas de catastrophe

Nous sommes en 2039, une météorite s’écrase à 50 kilomètres de Paris. L’Eu- rope est rasée de la carte. Tout n’est plus qu’un tas de ruines. Plus d’eau courante, ni supermarché, aucun endroit pour s’abriter. Les rares survivants sont prêts à tout : ils s’entretuent pour un paquet de chips ou une bouteille d’eau.

Vous êtes au milieu de cet enfer et vous n’avez qu’une idée en tête : survivre.

Seriez-vous capable de vous en sortir pour vous nourrir, vous abriter, vous protéger contre un assaillant affamé… ?

Que feriez-vous sans supermarché?

Bien sûr, tout cela n’est que de la science- fiction.

Mais tout de même, il faut avouer qu’au- jourd’hui nous sommes totalement dé- pendants de notre société : supermar- chés, appartements, smartphones…

Et si un jour, pour une raison ou une autre, les ressources venaient à manquer ou si vous vous perdiez au milieu de la forêt…

Que feriez-vous ?

Dans cet article, vous apprendrez à trou- ver de l’eau potable lorsqu’il n’y a pas de source, à reconnaître les plantes comes- tibles les plus courantes, à allumer un feu sans allumettes, et même à construire un abri de fortune.

Alors suivez le guide !

Tout ce que vous devez savoir pour subvenir à vos besoins…

Ce n’est pas un scoop : pour survivre, un être humain a fondamentalement besoin de s’alimenter, s’abreuver, s’abriter et se chauffer.

L’ordre des priorités dépend grandement du climat et des facteurs environnemen- taux. En montagne, en hiver, l’abri et la chaleur deviennent prioritaires. Dans le désert ou naufragé en pleine mer, ce sera surtout l’eau.

La nourriture passe rarement en premier puisqu’on peut tenir plus ou moins trois semaines sans rien manger, alors qu’il suffit de trois jours pour mourir de soif.

Quoiqu’il en soit, voici les techniques qu’il vous faut connaître pour pouvoir vous débrouiller seul dans la nature.

1. Comment trouver de l’eau potable ?

Sans eau, pas de vie. Nous sommes com- posés d’au moins 75 % d’eau et nous avons absolument besoin de remplacer les 2 à 3 litres que nous perdons chaque jour.

Mais encore faut-il la trouver…

nous perdons chaque jour. Mais encore faut-il la trouver… Le lieu le plus propice pour chercher

Le lieu le plus propice pour chercher est le fond des vallées car l’eau s’y déverse natu- rellement. Si une fois sur place vous ne dé- couvrez rien, vous devrez creuser la terre sous une zone de végétation. Vous pour- riez alors découvrir de l’eau juste sous la surface. Ce conseil vaut également pour les cours d’eau qui semblent totalement à sec.

Si vous cherchez de l’eau en zone côtière, creusez le sable des dunes juste au-dessus de la limite atteinte par la mer. En cet en- droit, le sable filtre l’eau salée qui devient potable sur une profondeur de cinq centi- mètres environ.

La pharmacie secrète de Dame Nature

Eau empoisonnée :

attention danger !

• Si le point d’eau que vous avez repéré est désertique et qu’il y a des carcasses d’animaux à proximité, ne buvez sur- tout pas l’eau ! Ce sont des signes de la présence de pollution chimique. En re- vanche, s’il y a des pierres (minéraux) autour, c’est bon signe, l’eau est alcaline et donc non acide. • Ne buvez jamais votre urine, ni de l’eau salée, sans l’avoir distillée auparavant. • L’eau des mares (eau stagnante) doit toujours être bouillie avant d’être bue.

Et l’eau de pluie ?

Malgré les nombreuses pollutions qui contaminent nos sols et l’air ambiant, l’eau de pluie est potable dans tous les pays. Es- sayez d’en récolter le plus possible dans tous les récipients que vous avez à dispo- sition. Vous pouvez aussi creuser un trou dans la terre et recouvrir le fond d’argile. Mais pensez à recouvrir votre réserve d’eau potable. Si vous n’êtes pas certain qu’elle soit buvable, faites-la bouillir au préalable.

Si la région dans laquelle vous vous trouvez connaît de grandes variations de température entre le jour et la nuit, vous pourrez récolter l’eau de la rosée. Une bonne technique pour en récolter en quantité est la suivante : couvrez vos jambes de vêtements propres et bala- dez-vous dans la végétation. Vous pour- rez ensuite essorer ou sucer le liquide.

Un signe qui ne trompe pas…

• Les mammifères restent très souvent à proximité de points d’eau. Les traces des herbivores ont de bonnes chances de vous conduire vers une source poten- tielle, si les marques convergent. • Les abeilles représentent aussi un très bon indicateur puisqu’elles ne construisent jamais leur ruche à plus de 6 500 mètres d’un point d’eau.

Et s’il ne pleut pas ?

Pas de panique, vous pouvez aussi récolter de l’eau par condensation ! Sélectionnez un arbre, choisissez une branche bien touffue et entourez-là d’un sac. Disposez l’ouver- ture en direction du tronc et les coins vers le bas, pour que la condensation s’y écoule.

Vous pouvez faire de même avec une plante, au sol. Entourez-là d’un sac plas- tique et maintenez-le en position verti- cale soit grâce à un fil, soit en plantant un petit bâton muni d’un rembourrage, à côté de la plante. Il faut que le plastique

surplombe la plante. S’il la touche, de précieuses gouttes se perdent.

Distiller de l’eau sans matériel spécialisé

Pour boire de l’eau de mer ou de l’urine, vous devrez impérativement commen- cer par la distiller. Pour cela, il existe des kits de distillation dans les bateaux de sauvetage. Mais si vous n’en avez pas, il est possible d’en fabriquer un.

Pour cela, il vous faut un récipient que vous fermerez hermétiquement avec une plaque métallique ou un couvercle. Dépo- sez votre liquide à l’intérieur avant de le faire bouillir sur le feu. Incisez le couvercle du récipient et insérez un tube (n’importe lequel fera l’affaire, par exemple le cadre de votre sac). Disposez de l’autre côté du tube un récipient de récupération que vous plongez dans de l’eau froide et que vous fermez également hermétiquement.

Pour ne pas perdre de vapeur, bouchez les ouvertures où passe le tuyau avec de la boue ou du sable mouillé. Le couvercle du second récipient peut être constitué d’une feuille roulée en forme conique pour favo- riser la condensation.

roulée en forme conique pour favo- riser la condensation. 2. Se nourrir de plantes comestibles Certes,

2. Se nourrir de plantes comestibles

Certes, ce n’est pas aussi facile que de déambuler entre les rayons d’un super- marché… mais Dame Nature, dans sa grande générosité, a mis à notre disposi- tion tout ce qu’il nous faut. Et gratuitement en plus ! Voici le mode d’emploi qui rem- placera votre habituelle liste de courses.

L’une des principales sources de nourri- ture présentes dans la nature est constituée des végétaux. Ils apportent à l’organisme des vitamines, des sels minéraux, des pro- téines, des glucides et même des lipides dans certains cas. Mais attention, certaines espèces sont toxiques ! Il est donc primor- dial d’apprendre à les différencier…

Que faire face à une plante inconnue ?

Quand vous trouvez une plante que vous ne connaissez pas, le mieux est de procéder par étape :

1.  Observez la plante en détail et évitez celles mangées par les vers ou pleines de mucus, ainsi que d’autres signes de vieillissement. Certaines espèces peuvent devenir toxiques.

2.  Sentez-la après l’avoir écrasée. Soyez vigilant si vous sentez ces deux odeurs suspectes : celles d’amande ou de pêche. C’est le signe que la plante contient de l’acide cyanhydrique, un poison mortel à faible dose (1 à 5 mg par kilo de masse corporelle). Dans ce cas, jetez-la et gardez-la en mémoire afin de l’éviter.

3.  Frottez-la dans le pli de votre coude et débarrassez-vous en si cela vous démange ou qu’une réaction allergique se produit.

4.  Faites le test « lèvre-bouche-langue » : si les autres étapes sont passées avec succès, vous pouvez, à cinq secondes d’intervalle, poser la plante sur vos lèvres, puis sur le coin des lèvres, ensuite sur le bout de la langue, puis sous la langue, avant d’en mâcher un extrait. Si le moindre dérangement apparaît en cours de test (brûlure, démangeaison, mal de gorge, etc.), jetez-la !

5.  Ingestion : avalez-en une petite quantité et attendez cinq heures avant de boire ou de manger quelque chose d’autre. En l’absence de symptômes inquiétants (douleurs, vomissements, irritation, etc.), vous pouvez la considérer comme une plante comestible.

Et si la plante est toxique ?

En cas de troubles digestifs à la suite du test, buvez de grandes quantités d’eau chaude et n’ingérez rien avant que les douleurs aient disparu. Si le problème est plus grave, il faut faire vomir la per- sonne intoxiquée en lui mettant les doigts dans la gorge ou en lui faisant in- gérer du charbon de bois. Ce dernier protège également les organes du poi- son. Les crampes d’estomac peuvent d’ailleurs être soulagées à l’aide d’un mélange de cendres de bois et d’eau.

5 plantes que vous pouvez manger sans modération

En Europe, ce n’est pas le choix qui manque puisqu’on recense environ 10 000 espèces comestibles ! Encore faut- il savoir les reconnaître… Ce petit guide est fait pour vous y aider.

Une fleur jaune au goût poivré

est fait pour vous y aider. Une fleur jaune au goût poivré La moutarde blanche se

La moutarde blanche se trouve dans nos pâtu- rages européens mais aus- si en Asie. Vous la recon- naîtrez grâce à la couleur

jaune de ses sommités fleuries, sa tige re- couverte d’un duvet et longue de 60 cm. Les feuilles, quant à elles, sont dentelées et fripées. Le goût des fleurs vous rappellera le poivre et sont comestibles crues. Mieux vaut par contre cuire le reste de la plante. Les graines, de couleur jaune également, fa- vorisent la production de sucres pancréa- tiques et contribuent à désinfecter l’intestin.

Des feuilles pour remplacer vos choux

l’intestin. Des feuilles pour remplacer vos choux La capselle est une petite plante de 30 cm

La capselle est une petite plante de 30 cm de haut qui foisonne dans les prairies et les pâturages. Ses feuilles sont disposées en rosette. Au centre, on perçoit la tige ornée de quelques petites feuilles, puis, en été, un bouquet de petites fleurs blanches. Cette plante est très utile contre les hémorragies et peut être utilisée pour soulager la cystite ou lutter contre la diarrhée. Une fois cuites, ses feuilles ont le goût du chou.

La plante préférée des Suédois

La primevère colonise de nombreux endroits comme les lisières des forêts, les prés et les pâturages. Elle mesure entre 10 et 30 cm de hauteur. Ses feuilles s’étalent en rosette, ont la pointe arrondie et la surface un peu gaufrée. La tige pousse au centre et s’orne au printemps de petites couronnes de cinq fleurs jaunes, en forme de clochettes. Les racines dégagent une odeur d’anis.La primevère

En décoction, les racines favorisent l’ex- pectoration. En infusion, les fleurs per- mettent de lutter contre les migraines. Toute la plante est bonne pour la consom- mation, mais surtout ses feuilles vert-clair et encore tendres. Les Suédois utilisent les fleurs de primevère pour parfumer la bière et pour l’empêcher de tourner.

L’endive des prés

et pour l’empêcher de tourner. L’endive des prés On trouve la chicorée sau- vage dans les

On trouve la chicorée sau- vage dans les prés et au bord des chemins. Elle peut atteindre jusqu’à un mètre de hauteur. Ses feuilles ressemblent à celles du pissen- lit. Ses fleurs bleu pâle sortent à la fin de l’été. Les feuilles sont très riches en vita- mines et sels minéraux alors que ses ra- cines sont pleines d’inuline (sucre consi- déré comme prébiotique).

Elle a un léger goût amer qui fait penser aux endives. Les jeunes pousses feront d’ailleurs une délicieuse salade. Toute la plante tonifie le foie et le système diges- tif. Elle est conseillée pour lutter contre les rhumatismes et la goutte.

Une « huître végétale » en pleine forêt

et la goutte. Une « huître végétale » en pleine forêt La bourrache pousse dans les

La bourrache pousse dans les prés ou dans les décombres, en particu- lier dans le Bassin médi- terranéen. Elle mesure entre 30 et 50 cm de hauteur. Elle pos- sède des feuilles charnues et une tige poi- lue. Elle est reconnaissable surtout grâce à ses fleurs bleu foncé (parfois roses ou blanches), en forme d’étoile et à la couleur un peu rouge de sa tige. Toute la plante est comestible crue ou cuite. Les feuilles ont une saveur de concombre et, éton- namment, les fleurs rappellent le goût des huîtres. L’infusion apaise la fièvre et la cuisson des tiges fournit du sel.

Quelles plantes mettre dans ma pharmacie ?

• Pour désinfecter une plaie (interne et

externe) : jus d’ail, infusion des feuilles et fleurs de mauve, décoction de racine de raifort, feuilles et fleurs de thym.

• Pour

feuilles et fleurs de camomille, infusion des fleurs et fruits de sureau, décoction d’écorce d’orme, infusion des fleurs de tilleul.

• En cas de refroidissement : infusion

d’aigremoine (sans racines), infusion des feuilles et fruits de myrtille, infu- sion de bourrache (sans racines), infu- sion des fleurs de tussilage, infusion de la fleur de consoude, infusion de la men- the (sans racines), infusion de feuilles d’ortie, infusion de feuilles et tiges de plantain, décoction de cynorrhodon.

• En cas de troubles digestifs : infusion

des

diminuer

la

fièvre :

infusion

de feuilles de mélisse, infusion de feuilles de fougères, infusion de feuilles de mûres, décoction de la fleur de pissenlit, infusion de fleurs et de feuilles d’achillée.

• En cas de saignements : jus de brunelle,

décoction et jus de géranium mou, jus ou infusion de sanicle d’Europe, jus de grande pervenche (en application externe).

2 plantes toxiques à connaître absolument !

En Europe, il existe peu de plantes toxiques par rapport à toutes celles qui sont comes- tibles. Il est néanmoins fondamental de sa- voir les reconnaître. Les deux plus répan- dues sont la ciguë et la ciguë d’eau.

plus répan- dues sont la ciguë et la ciguë d’eau . La première peut mesurer jusqu’à

La première peut mesurer jusqu’à deux mètres. La tige est mouchetée de taches rouges et creusées comme celles de la rhubarbe. Les feuilles sont dentelées et les fleurs forment une ombelle de couleur blanche. Elle pousse dans les prés et dégage une odeur désa- gréable. Sa consommation provoque des

troubles

peuvent entraîner la mort.

nerveux

et

respiratoires

qui

peuvent entraîner la mort. nerveux et respiratoires qui La seconde ressemble à sa cousine mais pousse

La seconde ressemble à sa cousine mais pousse toujours à proximité de points d’eau ; elle mesure quelques centimètres de moins. Les fruits de la plante dégagent une odeur repoussante. Une seule bou- chée peut être mortelle. Les symptômes sont les suivants : nausées, confusions, convulsions, puis coma.

Le lexique des plantes vénéneuses

• Les plantes qui provoquent l’empoi- sonnement par contact : le sumac véné- neux, le toxicodendron à feuille de chêne, le toxicondendron radican, l’impatience. • Les plantes qui provoquent l’empoison- nement par ingestion : le ziganède véné- neux, la stramoine, la digitale, l’aconit, l’herbe de Saint-Christophe, la belladone, le bouton d’or, les lupins, les astragales, le vératre et la jusquiame noire.

3. Apprenez les rudiments de la chasse

Quand on n’a jamais chassé de sa vie, cela peut paraître un peu laborieux, sur- tout sans chien ni fusil. Mais vous ver- rez que cela ne demande que quelques connaissances, comme construire ses propres pièges et débusquer les traces de ses proies. Vous aurez donc besoin de découvrir les habitudes des animaux qui vous entourent : où se reposent-ils ? Quel est leur point d’eau et leur régime alimentaire ? Eh oui, les animaux aussi ont leurs habitudes !

Les traces qui les trahissent

Commencez par déterminer l’ancienne- té du passage en observant les marques de pattes laissées : sont-elles nettes et sèches ou humides et effacées ? Plus elles sont nettes et plus elles ont de chance d’être récentes. Si elles sont remplies d’eau, il faut vous demander la prove- nance. Est-ce la profondeur du sol ou à cause de la pluie ?

Tôt le matin, vous chercherez ces traces au niveau du sol : voyez-vous des toiles d’araignées brisées ? Des branches cas- sées encore vertes et flexibles ? Tous ces signes indiquent que le passage est ré- cent. Il vous faut aussi examiner les traces de nourrissage (écorce arrachée du tronc, coquilles grignotées, restes de proies dévorées ou de fruits entamés). Puis examinez les excréments qui sont très importants pour définir l’espèce.

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Attraper un renard

Avec lui, rien ne sert de jouer au plus fin. Ne tentez pas de le chasser à l’affût (en at- tendant qu’il passe à côté de vous), ses sens sont beaucoup plus développés que les vôtres. Mieux vaut tenter de l’attraper au collet, en disposant des appâts de manière échelonnée. Tentez de cacher votre odeur le mieux possible à l’endroit où vous avez dé- posé votre piège. Leur chair est coriace et il faut absolument supprimer les glandes an- nales avant la consommation.

Vous reconnaîtrez sa présence grâce aux signes suivants :

•  Empreintes : Il marche sur la pointe des pattes. Vous le reconnaîtrez grâce à l’empreinte de quatre petits coussinets et des griffes à l’avant, et d’un gros coussi- net juste derrière. •  Excréments : Ils dégagent une odeur âcre, sont fuselés et contiennent des restes de nourriture comme les os ou la fourrure de leur proie.

de nourriture comme les os ou la fourrure de leur proie. Et pour le poisson ?
de nourriture comme les os ou la fourrure de leur proie. Et pour le poisson ?

Et pour le poisson ?

Le poisson peut être une source très im- portante de nourriture en condition de survie puisqu’il apporte protéines, vi- tamines et graisses. La méthode la plus simple, bien qu’elle ne soit pas la plus rentable, est celle de la pêche à la ligne. Si vous avez du fil et un hameçon (voir kit de survie), vous avez tout ce qu’il vous faut. Sinon, vous pouvez accrocher quelques vers au bout d’une corde (les anguilles et les poissons-chats gobent sans mordre). Pour les autres espèces, il est possible de camoufler une épine en bois, le long de l’appât. Elle se logera dans le poisson lorsqu’il l’avalera.

Le premier gibier à chasser

On parle du lapin ou du lièvre bien sûr ! On les rencontre dans tous les endroits de la planète et ils sont relativement fa- ciles à piéger. Les plus jeunes spécimens restent d’ailleurs tétanisés par la pré- sence humaine et se laissent capturer. Un piège à lacet suffira à l’attraper mais vous pouvez créer un piège à ressort pour protéger votre prise du vol par d’autres prédateurs. Leur chair a bon goût, mais attention aux carences alimentaires. Il manque de certaines vitamines essen- tielles et de matière grasse ! Complétez donc vos repas par des plantes !

Vous reconnaîtrez sa présence grâce à ces signes :

•  Empreintes : On distingue aisément la présence de lapins aux marques laissées par les pattes avant et arrière. Celles de l’arrière plus longues, suivies des petits trous, légèrement plus centraux, laissés par les pattes avant. •  Excréments : Ils sont constitués de pe- tites boules rondes, dures et nombreuses. •  Nourrissage : Les marques des inci- sives à la base des troncs d’arbre marquent leur présence.

à la base des troncs d’arbre marquent leur présence. Une source de protéines inépuisable Les insectes
à la base des troncs d’arbre marquent leur présence. Une source de protéines inépuisable Les insectes

Une source de protéines inépuisable

Les insectes sont une nourriture de choix pour une personne en situation de survie. Ils sont beaucoup plus nutritifs que les plantes, à poids égal, et sont pré- sents partout en grande quantité. • Les plus nutritifs : termites, fourmis, co- léoptères, sauterelles, criquets, abeilles, chenilles et insectes aquatiques. • Où les chercher ? Sous les écorces, dans les troncs creux, dans les endroits ombragés et humides. • Comment les préparer : Ils apportent plus de nutriments crus mais vous pa- raîtront moins repoussants cuits sur une pierre, à la broche ou bouillis. • À éviter : les insectes morts, les insectes aux couleurs vives (venimeux), les in- sectes qui se nourrissent de charogne (transmission d’infections), les larves qui vivent sous les feuilles d’arbre (toxiques).

Le piège le plus simple et le plus efficace

Il existe plusieurs types de pièges diffé- rents, plus ou moins complexes à utili- ser. Le plus simple et efficace est le piège à collet. Il s’agit d’un fil en métal muni d’une boucle coulissante à l’une de ses extrémités. L’autre partie se fixe à un arbre ou une pierre. Si l’on ne possède pas ce dispositif, il est possible d’utiliser de la corde ou du filin pour le rempla- cer. Il vous faut ensuite penser aux carac- téristiques de l’animal que vous souhai- tez capturer.

Pour le lapin par exemple, il faudrait le placer sur le chemin qu’il parcourt habi- tuellement, à environ 20 centimètres d’un obstacle qu’il devrait éviter. Il sauterait donc dans le collet et resterait prisonnier.

4 règles pour réussir votre piège

Un chasseur en herbe respecte au mini- mum les 4 règles suivantes :

1. Respectez l’environnement : N’em- pruntez pas les chemins habituelle- ment utilisés par les animaux et effa- cez toujours les traces qui pourraient trahir votre présence.

2. Supprimez votre odeur du piège :

utilisez des gants lorsque vous le construisez. Sinon, masquez-la avec la fumée de votre feu de camp. Les animaux craignent cet élément mais ils sont habitués à l’odeur de fumée.

3. Cachez-le dans la nature : Après avoir posé votre collet, dissimulez-le avec de la boue, des épines de pin ou des feuilles mortes.

4. Fixez-le solidement : Se sentant pris au piège, l’animal tirera de toutes ses forces et risque de s’échapper.

4. Faire du feu (sans briquet ni allumettes)

Après l’hydratation et l’alimentation, le troisième point fondamental lorsqu’on se trouve en situation de survie, c’est le feu. Ce dernier remplit de nombreuses fonctions comme : la cuisson de la nour- riture, la désinfection de l’eau, le chauf- fage d’un abri, le séchage de vêtements humides, la protection contre les préda- teurs et les insectes nuisibles.

Pour réussir à en allumer un, il vous faut connaître la règle de base du triangle de feu :

•  La ventilation qui attise les flammes •  Le combustible qui permet de nourrir le feu •  Une source de chaleur pour pouvoir créer la première étincelle

Si l’un de ces éléments manque, le feu ne prendra pas. Si le feu que vous avez al- lumé produit trop de fumée, il vous faut augmenter la ventilation pour améliorer la combustion.

Vous devez ensuite créer un foyer, en dé- gageant toutes les brindilles ou feuilles sus- ceptibles de s’embraser. Si le sol n’est pas sec, allumez le foyer sur des rondins de bois vert recouverts de terre ou sur un petit monticule de pierres. N’utilisez pas de cail- loux humides car ils peuvent exploser avec la chaleur. Faites un petit tas d’amadou au centre et disposez un tipi d’allume-feu et de petit bois par-dessus (voir encadré ci-des- sous). Une fois que le petit bois a pris feu, ajoutez des bûches plus grosses.

Quel combustible utiliser ?

Pour faire démarrer votre feu, vous avez besoin :

• D’amadou : c’est un matériau inflam- mable avec une seule étincelle comme l’écorce de bouleau, l’herbe sèche, les copeaux de bois, le duvet d’oiseau, les morceaux de coton des habits, les ai- guilles de pin, les champignons séchés et écrasés et les excréments d’oiseaux. • D’allume-feu : il sert à nourrir la flamme, vous pouvez utiliser du petit bois sec dé- taché des branches mortes. Évitez celui à terre qui est trop humide. Dans les zones où il y a peu de bois, vous pouvez le rem- placer par des fientes d’animaux ou de la tourbe séchée au soleil. • Du combustible : il permet d’alimenter le feu une fois qu’il a pris. Choisissez du bois mort, puis quand le feu a bien démarré, vous pouvez mettre du bois plus vert. Sé- lectionnez l’espèce en fonction du résultat voulu : plus le bois est lourd et plus il brûle longtemps. C’est le cas du hêtre ou du chêne par exemple. Les bois tendres qui brûlent rapidement sont le cèdre, l’aulne, l’épicéa, le pin, le châtaignier et le saule.

3 techniques pour allumer un feu sans allumettes

Bien sûr, le plus pratique serait de vous servir des allumettes et de la bougie du kit de survie (lire la suite du numéro). Mais ça peut être utile d’apprendre à al- lumer un feu par vos propres moyens, au cas où vous n’auriez pas d’allumettes.

La technique du détective

n’auriez pas d’allumettes. La technique du détective Vous pouvez utiliser une loupe , des ju- melles

Vous pouvez utiliser une loupe, des ju- melles ou encore un objectif d’appareil photo pour faire converger les rayons du soleil en direction de l’allume-feu. Pour cela, vous devez protéger votre foyer du vent et essayer de concentrer le plus fortement possible les rayons. La tache blanche de lumière doit être nette et toute petite. Ne bougez pas et soufflez doucement dès que l’amadou rougit.

La technique du tailleur de pierre

que l’amadou rougit. La technique du tailleur de pierre Il est temps d’utiliser le silex de

Il est temps d’utiliser le silex de la trousse de survie (lire la suite du numéro). Si vous la frappez contre l’acier d’un cou- teau, vous produirez des étincelles suf- fisantes pour débuter un feu. Une lame en dents de scie en produit davantage encore. Il vous suffit de frotter le dos du couteau sur la pierre à silex ou les dents de la scie sur le silex cranté. Il faut vous placer très proche de l’amadou.

La technique de l’aventurier aguerri

proche de l’amadou. La technique de l’aventurier aguerri La technique de l’allumage manuel de- mande une

La technique de l’allumage manuel de- mande une grande maîtrise et beaucoup de patience.

•  Munissez-vous d’un bloc de bois dur et entaillez l’extrémité en forme de V. •  Déposez l’amadou dans cette anfrac- tuosité et creusez un petit trou rond dans le bloc de bois. •  Sélectionnez une branchette de bois tendre pour servir de bâtonnet. •  Faites tourner le bâton dans le trou, en frottant vos paumes l’une contre l’autre, le bâton entre vos deux mains. •  Suite au frottement, le bout du bâton rougeoie, soufflez doucement pour allu- mer l’amadou. •  Conseil : vous pouvez ajouter du sable dans le petit trou pour qu’il y ait plus de frottement.

5. Construire un abri de fortune

Suite à un accident d’avion ou de voiture et si vous êtes blessé ou qu’il fait nuit, la meil- leure solution est encore d’employer les dé- combres pour s’abriter. Dans la mesure où les risque d’explosion du réservoir ont été écartés, bien sûr. Si vous êtes totalement dé- muni, il vous faudra exploiter au mieux les dispositions naturelles du terrain comme une grotte, une paroi rocheuse ou une dé- pression de terrain. Vous pouvez d’ailleurs la renforcer en empilant des cailloux les uns par-dessus les autres. Assurez-vous que votre construction est stable.

Quel terrain privilégier ?

Si vous vous trouvez :

• Sur une montagne ou une colline (su- rélevée et exposée) : descendez pour trouver un coin abrité. • Dans une vallée (sol humide) : Montez pour trouver un terrain plus sec. Comme l’air chaud monte et l’air froid descend,

les vallées sont plus souvent sujettes au brouillard ou à la gelée matinale.

• Idéalement, installez-vous à proximité

d’un cours d’eau mais pas trop, pour évi- ter les moustiques.

N’installez jamais votre campement :

• Dans le lit d’anciens cours d’eau

• Sur les pistes des animaux qui mènent vers un point d’eau.

Se protéger dans une forêt

mènent vers un point d’eau. Se protéger dans une forêt Pour un abri temporaire et de

Pour un abri temporaire et de fortune, vous pouvez le constituer avec les branches envi- ronnantes. Choisissez de préférence une es- pèce touffue comme les sapins par exemple. Prenez une branche qui penche en direction du sol ou coupez-en une de manière à ce qu’elle s’incline. Il ne faut cependant pas la détacher complètement du tronc.

Installez-vous dessous, elle vous protègera efficacement du vent et un peu de la pluie. Pour plus d’efficacité, tressez les branches sur les côtés pour densifier la paroi. Si vous trouvez une branche touffue au sol, vous pouvez aussi l’utiliser et la lier à une branche du tronc, à l’aide de ficelle.

Si vous êtes entouré de jeunes arbres souples

de ficelle. Si vous êtes entouré de jeunes arbres souples Choisissez une rangée d’arbres et liez

Choisissez une rangée d’arbres et liez leurs têtes entre elles de manière à for- mer une charpente d’arceaux, capable de supporter une toile par exemple. Éten- dez ensuite la toile par-dessus et em- pêchez-la de s’envoler en déposant de grosses pierres ou des bûches par-des- sus, à l’endroit où elle touche le sol.

Si vous ne possédez pas de toile, vous pouvez ajouter des arceaux d’arbre à votre construction pour que l’arma- ture soit plus serrée. Tressez ensuite des branches entre ces différents points. Ren- forcez la construction en ajoutant des fougères et des mottes d’herbes.

Trouver un abri dans une prairie

Dans ce cas, le mieux est de profiter des dépressions naturelles qu’offre le terrain. Utilisez un trou de la taille d’une personne

La pharmacie secrète de Dame Nature

couchée pour vous protéger du vent ou pour servir de base à la construction d’un abri de longue durée. Recouvrez ce trou de gros morceaux de bois, posés de manière horizontale. Couchez, sur ce toit plat, une poutre à la verticale et recouvrez les deux côtés de bâtons de bois. Renforcez la struc- ture par des mottes d’herbe et de terre. Il est important d’incliner votre toit à l’aide de la poutre pour ne pas vous retrouver dans une mare, en cas de pluie.

Il est conseillé de construire une rigole au- tour de l’abri pour dévier les eaux de pluie, et de laisser des trous pour l’aération.

Pour un abri plus solide

Vous pouvez construire un mur avec des rondins de bois. Pour cela, commencez

par planter deux paires de pieux dans la terre, l’un en face de l’autre, aux deux ex- trémités de votre mur. Liez-les par le haut. Empilez ensuite, entre ces structures, des rondins de bois les uns par-dessus les autres et de manière horizontale. Pour vous protéger des intempéries, bouchez l’espace interstitiel avec des fougères, de la boue et de l’herbe. Pour renforcer l’iso- lement et la solidité, vous pouvez planter les deux paires de pieux, à une distance légèrement plus grande. Construisez en- suite deux murs de rondins parallèles et remplissez l’espace entre ces deux struc- tures de terre et de cailloux.

Vous pouvez utiliser un mur de ce type pour fermer l’accès d’un abri naturel ou pour fabriquer un réflecteur de chaleur. Vous pouvez ainsi le placer derrière le feu,

pour que celui-ci renvoie cette chaleur en direction de votre abri. Un réflecteur per- met également de diriger la fumée vers le haut et non pas dans vos yeux.

La rédaction

Pour aller plus loin

Article réalisé à partir du livre de John Wi- seman, un ancien soldat du Special Air Ser- vice britannnique (SAS) et instructeur de survie. C’est un ouvrage très complet et fa- cile d’accès : Wiseman John, Aventure et Survie. Le guide pratique de l’extrême, Paris :

Hachette, 2016.

S’ÉQUIPER

S’ÉQUIPER

Le kit de survie de l’aventurier

Si vous vous perdez au milieu de la fo- rêt, votre meilleur atout pour survivre sera votre volonté, votre détermination à vous en sortir.

Mais cela ne suffit pas toujours.

Et quelques objets bien choisis peuvent vous permettre de vous sortir de bien des situations.

Voici donc une liste de matériel 1 de base qui devrait constituer la trousse de survie de toute personne qui part en expédition…

•  Des allumettes (étanches si possible) ; elles demeurent le moyen le plus simple d’allumer un feu.

•  Une bougie, utile pour faire démarrer un feu ou pour s’éclairer lorsque les piles de votre lampe torche sont vides. •  Une pierre à feu, indispensable si vos al- lumettes s’humidifient ou que vous avez vidé votre stock. Mieux vaut en sélection- ner une munie d’un grattoir à scie. •  Une loupe pour allumer le feu ou retirer des échardes. •  Du fil solide et des aiguilles, qui peuvent servir à coudre des tissus ou des bâches pour vous habiller ou vous abriter. •  Du matériel de pêche, prenez plusieurs tailles d’hameçons et des fils de pêche. •  Une boussole pour trouver le nord. •  Un éclairage phosphorescent, petite pierre lumineuse qui permet de lire dans le noir et qui peut servir d’appât pour la pêche.

•  Un fil à collet et un fil à scier. Choisis- sez le premier en cuivre pour chasser le pe- tit gibier et le second pour couper du bois. •  Une trousse médicale. Son contenu dé- pend de vos connaissances et de votre des- tination mais les antidiarrhéiques, les an- tibiotiques, les antihistaminiques et les purificateurs d’eau pourraient vous être utiles. •  Des lames de scalpel qui sont très tran- chantes et peuvent être fixées sur un bâton. •  Des sutures cutanées (de type sté- ri-strips) et des sparadraps en cas de bles- sures. •  Des préservatifs, récipients capables de contenir un litre d’eau.

L’équipe de Dame Nature

1. La liste de matériel est tirée de : Wiseman John, Aventure et Survie. Le guide pratique de l’extrême, Paris : Hachette, 2016.

S’ORIENTER

S’ORIENTER

3 moyens pour trouver le nord sans boussole

Savez-vous trouver le nord sans carte et sans boussole ? Non ? Et si vous vous perdez, comment ferez-vous pour re- trouver votre campement et éviter de tourner en rond ?

Heureusement, même sans boussole, il est possible de trouver le nord… à condition de connaître ces trois techniques simples.

Hémisphère nord ou hémisphère sud ?

Dans l’hémisphère nord, le soleil se lève à l’est et se couche à l’ouest. La direction peut varier légèrement en fonction des saisons. À midi, l’astre indique le sud. L’ombre se déplace donc dans le sens des aiguilles d’une montre. En réussissant à

1. Wiseman John, Aventure et Survie. Le guide pratique de l’extrême, Paris : Hachette, 2016.

mesurer le parcours de l’ombre, il de- vient possible de connaître l’orientation du nord et du sud mais aussi l’heure 1.

Suivez le bâton !

Pour trouver le nord, par un jour enso- leillé, un simple bâton d’un mètre vous suffira. Plantez-le dans le sol, à la ver-

ticale. Marquez l’extrémité atteinte par son ombre, à l’aide d’une pierre. Recom- mencez le même

ticale. Marquez l’extrémité atteinte par son ombre, à l’aide d’une pierre. Recom- mencez le même processus, au minimum quinze minutes plus tard. Tracez ensuite un trait entre les deux cailloux. Vous avez la direction est-ouest. La première marque indique l’ouest. La ligne perpendiculaire à cet axe indique donc la direction nord- sud. Cette méthode est très facile à utili- ser, et aucun matériel n’est requis. Seul problème, si le ciel est couvert…

Créez votre boussole avec… une aiguille

Vous pouvez utiliser une aiguille ou un morceau de fer pour la remplacer. Frot- tez-la plusieurs fois dans le même sens sur un morceau de soie. Ainsi magnéti- sée, il vous restera à l’accrocher au bout d’un fil pour qu’elle indique le nord. Cette méthode est plus efficace si vous remplacez la soie par un aimant… On peut remplacer l’aiguille par une lame de rasoir. Vous pouvez l’aimanter juste en la frottant doucement sur votre paume. Il est aussi possible d’utiliser le même procédé, tout en déposant l’aiguille sur un morceau de bois flottant dans l’eau.

L’avantage de cette technique est de fonctionner aussi par mauvais temps.

La meilleure manière de s’orienter la nuit…

Dans l’hémisphère nord, au cours d’une nuit, on peut observer les étoiles se dépla- cer autour de la seule étoile immobile et peu brillante : l’étoile polaire (Polaris) ! Pour la situer, au milieu de la myriade d’étoiles ta- pissant le ciel, il est utile de savoir repérer la Grande Ourse et Cassiopée. Toutes les étoiles, à l’exception de l’étoile polaire, par- courent un cercle similaire à celui du soleil :

elles se lèvent à l’est et se couchent à l’ouest.

elles se lèvent à l’est et se couchent à l’ouest. La Grande Ourse ressemble beaucoup à

La Grande Ourse ressemble beaucoup à une casserole. Les deux étoiles qui forment le bout du récipient (Dubhé et Mérak) in- diquent la direction de l’étoile polaire, si l’on trace une ligne droite les reliant. Elle se situe à une distance représentant cinq fois la distance entre les deux étoiles de la Grande Ourse. Polaris est aussi la dernière étoile du manche de la petite Ourse.

Cassiopée a, quant à elle, la forme d’un W. Elle se situe à l’opposé de la Grande Ourse,

à la même distance de l’étoile polaire. C’est

l’étoile centrale de cette constellation qui nous indique la position de l’étoile polaire.

Comment s’orienter ?

la position de l’étoile polaire. Comment s’orienter ? Une fois l’étoile polaire repérée, vous pouvez tracer

Une fois l’étoile polaire repérée, vous pouvez tracer une ligne droite descen- dant directement vers la terre. Cet en- droit indique la direction nord.

Vous pouvez aussi planter deux bâtons de taille inégale dans le sol, l’un derrière l’autre. Le but de la démarche est de vi- ser ainsi l’une des constellations connues et d’en repérer le mouvement apparent :

•  Si elle semble se lever, vous êtes face à l’est.

•  Si elle semble se coucher, vous êtes face

à l’ouest.

•  Si elle se déplace vers la droite, vous êtes face au sud •  Si elle se déplace à gauche, vous êtes face au nord.

La rédaction

CUEILLETTE

CUEILLETTE

L’ange de la longévité :

Il aurait vécu jusqu’à 121 ans grâce à cette plante

En me promenant dans les bois aux alentours de chez moi, j’ai souvent le plaisir d’admirer une grande plante majestueuse, l’an- gélique des bois. Sa taille humaine et ses belles fleurs blanches lui donnent l’allure d’un ange couronné, l’ange du sous-bois.

Nom : angélique des bois, herbe à fièvre Nom latin : Angelica sylvestris Famille :

Nom : angélique des bois, herbe à fièvre Nom latin : Angelica sylvestris Famille : apiacées (ombellifères) Cueillette : fruits de septembre à novembre, racines en automne et hiver Parties utilisées : racines, tiges, feuilles, fruits Milieux : forêts, haies, lisières, lieux humides, bas marais Floraison : septembre, octobre. Altitude : jusqu’à 2 300 m

On raconte qu’Annibal Camoux (ancien soldat marseillais) serait mort à l’âge ho- norable de 121 ans, en 1759.

Son secret ? Il mâchait de la racine d’an- gélique tous les jours.

Son exceptionnelle longévité n’est peut- être pas attestée historiquement… Mais même si ce n’est qu’une légende, cela montre bien que l’angélique est considé- rée comme une grande plante médicinale !

La plante venue des anges

Plusieurs plantes font partie du genre bota- nique Angelica. La plus connue est l’angé-

lique archangélique, utilisée dès le Moyen Âge. Elle est néanmoins très peu courante naturellement en Suisse et en France.

Celle qui nous intéresse ici est l’angélique des bois, beaucoup plus commune. La lé- gende raconte que c’est un ange (dans certaines histoires il s’agit de l’archange Raphaël) qui aurait révélé les propriétés de ces plantes à un ermite ou à un moine. Le nom angelica remonterait au X e siècle.

Les angéliques, principalement l’es- pèce archangélique, sont connues dès le Moyen Âge et cultivées en Scandina- vie. Au XIV e siècle, elle est plantée dans les monastères à travers toute l’Europe et utilisée en prévention de la peste. Son usage médicinal est courant jusqu’au

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XVIII e siècle, pour faire place peu à peu

à la confection de liqueur.

Les anges aiment la lumière…

Il y a beaucoup d’angélique autour de

chez moi. Je la cherche dans les forêts

fraîches et humides composées de hêtres et d’épicéas. Elle affectionne également les abords de marais. Mais attention !

Les anges aiment la lumière, ne la cher-

chez donc pas en milieu de forêt où il fait

en général trop sombre, visez plutôt les bords de chemins forestiers larges, où les rayons du soleil caressent le sol.

C’est une plante de grande taille, dont la

tige cylindrique, creuse et pourpre à l’âge adulte peut faire jusqu’à deux mètres de hauteur. Ses petites fleurs blanches sont disposées en de grandes ombelles, tout comme la berce des prés, dont j’ai déjà parlé, et ses feuilles sont découpées en de nombreuses folioles ovales et dentées.

Un tonique en cas de convalescence

Les propriétés de l’angélique des bois

sont les mêmes que celle de l’angélique

archangélique, bien qu’un peu moins prononcées. Les deux sont amères et aro- matiques, elles stimulent les organes di- gestifs, ouvrant l’appétit si elles sont prises avant un repas (apéritive) ou di-

gestives si elles sont prises après. Elle est

ainsi utilisée en cas de fatigue générale,

d’anémie ou de convalescence pour re- lancer l’appétit et la machine digestive.

L’amie des femmes…

Ses propriétés sudorifiques et expecto- rantes en font aussi un remède de choix en cas de bronchites chroniques ou d’asthme nerveux. De plus, l’angélique est également emménagogue, c’est-à- dire qu’elle peut provoquer les règles chez les femmes.

Le meilleur moyen de bénéficier de ses arômes

Les racines récoltées à l’automne ou les fruits sur les ombelles doivent être uti- lisés en infusion et non en décoction comme c’est d’usage pour les racines. Étant donné qu’elles contiennent des molécules aromatiques, une décoction risquerait de les détruire.

Infusez 40 g de racine sèche par litre d’eau. Boire 1 tasse après les repas.

Une recette de vin apéritif et/ou digestif

•  Faites macérer 40 g de racines ou de fruits séchés dans 1 litre de vin blanc. •  Ajoutez 4 g de cannelle en bâton. •  Faites macérer durant 2 semaines, fil- trez et ajoutez 40 g de miel.

•  Mettez en bouteille et dégustez un verre à liqueur avant le repas pour l’effet apéritif, ou après pour l’effet digestif.

Ce vin se garde environ 6 mois au frais.

Évitez l’angélique si…

Comme pour beaucoup de plantes, les femmes qui allaitent doivent la proscrire. Elle aurait également un effet photosen- sibilisant et elle doit être évitée si vous prenez des anticoagulants.

Quelle angélique utiliser?

Si vous désirez partir en cueillette, c’est l’an- gélique des bois que vous trouverez dans nos régions (sauf dans le midi) alors que si vous préférez l’acheter en herboristerie c’est l’archangélique qu’on vous vendra.

1 conseil capital pour ne pas vous intoxiquer

De nombreuses plantes toxiques font partie de la même famille que les angé- liques. Si vous restez en milieu forestier, il n’y a pas d’autre plante aussi impo- sante que l’angélique des bois. Comme pour la plupart des plantes, il est plus fa- cile de commencer par la chercher lors- qu’elle est en fleur afin d’apprendre à re- connaître ses feuilles (en septembre et octobre). Vous saurez alors la trouver à n’importe quelle saison.

Michaël Berthoud

L’infirmerie des lecteurs de Dame Nature

Tayeb a guéri du diabète

En septembre 2013, on m’a diagnostiqué diabétique de type 2 (avec une glycémie à jeun 4,0 g/l et un Hb1ac de 8.7 %). J’ai pris le glucophage (850 mg) 3 fois par jour. À l’époque, je faisais 90 kg. Mais j’ai décidé de changer ma vie : perdre du poids, modi- fier mon hygiène de vie (choix des aliments et répartition des re- pas), prendre des tisanes (à base d’armoise, de gingembre et de citron), faire des activités physiques (marche et sport 2 fois par semaine), jeûner 2 fois par semaine. Au bout d’un mois, j’ai arrê- té tout traitement médical, mon poids actuel est de 75 kg (taille 1,76 m) et je me sens en bonne santé (ma glycémie est d’environ 1.05 et mon hb1ac de 5.7 %).

Tayeb

La tisane qui a vaincu l’ostéoporose

Souffrant d’une importante ostéoporose, ainsi que d’une LMMC, j’avais beaucoup de mal à marcher et surtout monter les marches, enfiler chaussettes et chaussures. Jusqu’au jour où j’ai découvert un bocal rangé avec des épices lors d’un déménagement ; Il y avait un sachet d’écorces de racines de « Griffe de chat » « uncaria tomentosa » que mon fils avait, probablement, rapporté du Pé- rou. Après visite sur internet, j’ai tenté l’infusion. Au bout de 3 se- maines, je montai normalement l’escalier, me chaussai, etc. une renaissance ! Depuis, j’en prends chaque jour, j’en achète sur in- ternet, soit en écorce, poudre ou gélules. Merci le chat.

Lacoste

À vous la parole ! Partagez vous aussi vos meilleures recettes de santé sur : dame-nature. info/contactez-nous/ !

La pharmacie secrète de Dame Nature n° 15 - Novembre 2018 • Directeur de la publication : Vincent Laarman • Rédacteur en chef : Florent Muehlemann • Éditeur : Alizée Brun • Rédaction : Michaël Berthoud et Alizée Brun • Adresse : SNI Éditions - Am Bach 3, 6072 Sachseln – Suisse ISSN : 2504-4575 (print) - 2624-702X (web) • Service client : +33 (0)1 58 83 50 73 - SNI Éditions - CS 70074 - 59963 Croix Cedex - France Mise en garde : Les conseils et informations donnés ici par les auteurs ne remplacent pas une consultation chez un médecin ou autre praticien de santé. En cas d’élément manquant (problème de santé, grossesse, etc) ils peuvent ne plus être valables.

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