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DUOPOLE / MODELE DE BERTRAND

1. Le duopole de Cournot : le premier système d' interdépendance symétrique basé


sur les quantités
1. Les hypothèses du modèle de Cournot : un duopole en quantité
2. La réaction des duopoleurs dans le modèle de Cournot
2. Le duopole `en prix' de Bertrand : une extension du modèle de Cournot qui met
en évidence la `guerre des prix'
1. Les hypothèses du modèle de Bertrand
2. La réaction des duopoleurs
3. Le duopole de Stackelberg : un système asymétrique qui révèle des positions de
`dominant' et de `satellite'
1. Les hypothèses du modèle de Stackelberg
2. La réaction des duopoleurs

Résumé
Le duopole est un cas particulier d'oligopole dans lequel deux entreprises (appelées «
duopoleurs ») produisent un bien semblable « dont elles fournissent la totalité de l'offre, le
reste de l'économie étant organisé selon les règles de la concurrence pure et parfaite. »
(Dictionnaire d'analyse économique, B. Guerrien). Cette configuration particulière d'oligopole
peut être définie comme une « situation de marché résultant de la confrontation de deux
offreurs et de nombreux demandeurs. » (Dictionnaire d'économie et de sciences sociales,
Echaudemaison). Les duopoles sont particulièrement étudiés car il s'agit d'un cas simple
d'oligopole, qui réduit le nombre d'acteurs en présence.

Dès lors, quelles sont les caractéristiques d'un marché où la concurrence est réduite? Quelles
sont les stratégies que les duopoleurs cherchent à mettre en place ? Quels sont les
comportements induits par cette concurrence sur le marché ?

Les duopoleurs sont en mesure d'agir sur deux variables afin de faire des choix et d'élaborer
des stratégies : les prix et les quantités. Les situations de duopoles on été modélisées par
cournot, bertrand ou stackelberg, en mettant en relation ces deux variables.
Nous verrons premièrement que le duopole de cournot est un système de dépendance
symétrique s'appuyant sur les quantités (I), puis le modèle du duopole « en prix » proposé par
bertrand qui prolonge celui de cournot en introduisant le concept de « guerre des prix » (II) ;
pour enfin voir le cas du duopole asymétrique de stackelberg qui étudie des situations de «
dominant » et de « dominé » (III).

http://homepages.vub.ac.be/~mcincera/cours/ecoindus/NC9.PDF
Le modèle meneur-suiveur

C'est l'Allemand Heinrich von Stackelberg (1932) qui introduit l'idée d'une asymétrie entre
firmes, certaines ayant une perception plus fine des stratégies de leurs concurrents. En partant
des hypothèses de Cournot, Stackelberg imagine qu'une des firmes est capable de deviner
comment les autres réagiront à ses actions. Au lieu de supposer qu'elles ne réagissent pas,
comme le fait l'entrepreneur de Cournot, cet entrepreneur intègre ces données dans sa
politique de maximisation du profit; il sera le meneur du marché et celui qui en tire le plus de
profit. Les suiveurs sont des firmes "à la Cournot".

À partir du modèle de Cournot, il suffit de réécrire les équations (1) en remplaçant pour la

firme 1 la conjecture par la fonction vraie q2 = R2(q1). Cela devient:

La première équation ci-dessus qui concerne le profit de 1 ne comporte plus la variable q2,
puisque ce producteur ne se détermine plus par rapport à des conjectures sur cette variable: il
sait comment elle se comporte, et peut décider de son niveau de production en connaissant à
l'avance toutes les conséquences de ses décisions: elles ne dépendent que de q1. La politique
du deuxième producteur est toujours de même type.

Évidemment la solution de ce ``jeu'' - qui est aussi un équilibre de Nash - est très différente de
l'équilibre de Cournot. Elle permet au meneur (1) de réaliser un profit plus élevé qui rend
compte de sa meilleure perception du marché.
Fig 3: L'équilibre de Stackelberg
On le voit sur la figure 3, l'équilibre de Stackelberg, le point S, se trouve sur la fonction de
réaction R2 (comme C, l'équilibre de Cournot). Ce point a aussi la propriété d'être sur la ligne
d'isoprofit la plus élevée de 1.

Une ligne d'isoprofit (de 1) est un ensemble de combinaisons de quantités produites q1 et q2,
c'est-à-dire un ensemble de décisions des deux producteurs qui apportent le même profit à 1.

Sur ce graphique, les lignes , , apportent au producteur1 un profit croissant. Il


existe évidemment d'autres lignes d'isoprofit plus à droite mais elles n'auront aucun point
commun avec R2 et correspondent à des choix que 1 ne pourra donc pas faire.

On voit ici que Stackelberg a su tirer un plus grand parti de l'interaction stratégique, dans sa
compréhension des marchés d'oligopole. La mise en scène d'un agent qui a intégré dans sa
stratégie les stratégies de ses concurrents est très suggestive et préfigure des modèles
modernes comme ceux de la théorie de l'agence.

Théorie des Jeux et Aide à la Décision

Michel BRULEY, Directeur Marketing de Teradata France


La théorie des jeux modélise le comportement d’un agent face à des situations de choix, elle
étudie toute situation dans laquelle des agents rationnels interagissent. On pourrait aussi
l’appeler théorie de la décision interactive, car elle modélise des situations dans lesquelles
plusieurs agents font des choix, ceux des uns affectant les gains des autres. Elle s’intéresse
aux comportements des individus et la rationalité de base prise en compte est une règle de
maximisation du profit individuel. La théorie des jeux permet donc d’expliquer des processus
de vote, de pouvoir, de diplomatie, de marchandage, de négociation, de formation et de
coalition. Dans cette approche, un jeu se caractérise par des règles qui définissent le nombre et
le rôle des acteurs ainsi que les variables qu’un joueur peut contrôler, par exemple les choix,
l’information et la communication entre joueurs : nombre de joueurs (au moins deux) ; types
actions, stratégies possibles des joueurs et informations disponibles pour choisir ;
déroulements et étapes du jeu ; rétributions (gains, pertes) et résultats.

La théorie distingue différents types de jeux suivants qu’ils soient plus ou moins coopératifs,
compétitifs, répétitifs. De façon non limitative la théorie s’intéresse aux jeux suivants : jeux à
intérêt communs ; jeux à somme nulle où les intérêts y sont parfaitement antagonistes ; jeu
type bataille des sexes qui fait intervenir une part de collaboration et de conflit ; jeu type
fureur de vivre (avec faucon et colombe) ; jeu type dilemme du prisonnier qui fait ressortir
une tension entre intérêt individuel et collectif. Le cas emblématique de ce dernier jeu est le
suivant : Deux prisonniers complices sont interrogés séparément. Chacun peut trahir son
partenaire (T) ou rester silencieux (S). Si les deux trahissent, ils vont en prison pour trois ans.
Si l’un trahit et l’autre pas, le traître est libre et sa victime va en prison pour cinq ans. Si
personne ne trahit, ils vont tous les deux en prison pour un an. Il est important de garder en
tête que ces deux prisonniers – bien que complices – ne se connaissent pas bien et sont
interrogés séparément : ils n’ont donc aucune idée de l’attitude de leur complice (va-t-il
coopérer ou privilégier son intérêt personnel ?). La matrice ci-dessous permet de faire
apparaître les différents scénarios :

Silencieux Trahir
Silencieux -1 , -1 -5 , 0
Trahir 0 , -5 -3 , -3

Cette situation se généralise de la façon suivante :

T = tentation de la trahison (le crime peut rapporter gros) = 0 année de prison

R = récompense de la coopération entre prévenu = 1 année de prison

P = punition des jeux personnels = 3 années de prison

S = salaire de la dupe = 5 années de prison


Silencieux Trahir
Silencieux R , R S , T
Trahir T , S P , P
Stratégie dominante : T > R et P > S

L’analyse de la matrice permet de voir aisément que quel que soit le choix de l’autre, un
joueur a toujours intérêt à avouer. Pourtant, si les deux prisonniers n’avaient pas avoué, ils
écoperaient chacun d’une seule année de prison au lieu de trois. C’est là le paradoxe qui a
rendu célèbre le Dilemme du Prisonnier. Ce dilemme fait apparaître la contradiction –
extrêmement répandue – entre intérêt individuel et intérêt collectif. Pour sortir de cette
impasse, on peut considérer que dans de nombreux cas cette confrontation n’est pas un « one
shot », mais est appelée à se renouveler régulièrement. Chaque joueur peut ainsi acquérir, au
fil du temps, des informations sur le comportement de l’autre joueur.

De nombreuses situations présente une structure similaire à celle du dilemme du prisonnier :


achat par internet (envoyer ou pas l’argent ou le colis), course aux armements, collusion et
commission européenne, etc. … Cependant il est difficile de considérer la théorie des jeux
comme un science fournissant des prédictions précises. Plus une situation de jeu devient
complexe moins les enseignements de la théorie des jeux mathématiques deviennent
instrumentaux pour expliquer ou conseiller un choix. Dans certains cas de modélisation il peut
apparaître des solutions d’équilibres multiples sans que l’on puisse choisir entre ceux-ci.
L’analyse de l’interaction des comportements rationnels individuels devient rapidement
inextricable dès que l’on sort du cadre ultra simplifié des présentations habituelles en théorie
des jeux.

Enfin, comme dans la réalité au cœur de tous les jeux se trouvent en particulier l’information,
la communication entre les acteurs et le suivi des résultats, ce qui n’est pas pour me
surprendre moi qui travaille chez Teradata à aider les entreprises à se doter des moyens de
faire la course en tête dans le jeu économique d’aujourd’hui. Pour aller plus loin sur le sujet
de la théorie des jeux vous pouvez utilement consulter les liens ci-dessous :

http://perso.wanadoo.fr/frederic.colard/theojeux/theojeux.htm