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L’ACTIVITÉ PHYSIQUE COMME PRISE EN CHARGE DE LA DEPRESSION : QUELS

ENJEUX, QUELS RÉSULTATS ?

Lucie VIALLE

Bachelor Diététique et Nutrition Sportive 1ère année

Travail de recherche présenté à :

Meira BENDENNOUNE - Besoins Nutritionnels

Anais PAPAZIAN - Psychologie générale

EDNH - Marseille

Le 26 Avril 2019
SOMMAIRE

Introduction ……………………………………………………………………………………………3

Partie I : Qu’est ce que la dépression ?……………………………………………………………..4

I.1. Généralité ………………………………………………………………………………………….4

I.2. Cerveau et dépression ……………………………………………………………………………5

Partie II : Les effets du sport sur le cerveau …………………………………………………………6

II.1. La neurogénèse et le sport ……………………………………………………………………….6

II.2. Les effets du sport sur la dépression …………………………………………………………….7

Conclusion ………………………………………………………………………………………………8

Annexes

1. …………………………………………………………………………………………………………9

2. ……………………………………………………………………………………………………….10

Bibliographie …………………………………………………………………………………………..11

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INTRODUCTION

La dépression est un trouble mental qui existe depuis toujours. Les premiers documents

retrouvés qui en parlent, datent de l’ère Égyptienne, 1500 ans avant notre ère. Ce sont des documents

médicaux appelés les Papyrus D’Eber (voir annexe 1). Ce document parle de dépression et de démence

déjà connues dans ces temps.

Au Ier siècle avant notre ère Lucrèce écrit « L’homme est un malade qui ignore la cause de son mal. ».

Dans la mythologie grecque et les textes philosophiques de l’antiquité la dépression et le bien-être

mental sont sans cesse remis en question et sont souvent au coeur des écrits de cette époque. Héraclite

dit « L’homme est fou lorsqu’il se dit heureux ». Alors que pendant l’antiquité la santé mentale était mise

en avant et que différentes solutions pour la maintenir revenait souvent dans les écrits, comme le sport,

la poésie, la nourriture. Au Moyen Age, toute déviance à ce qui était considéré comme une bonne santé

mentale est considérée comme un péché et punit par Dieu, celle-ci est diabolisée par l’église. Ces

éléments historiques nous montrent que non seulement la santé mentale est une préoccupation très

ancienne de l’humanité, mais également qu’elle n’a pas toujours été considérée et appréhendée de la

même façon.

Aujourd’hui, la question des soins à apporter est de nouveau centrale et la recherche scientifique

s’investit également dans ce domaine. C’est ainsi que nous avons désormais les preuves scientifiques

que l’activité physique a un impact sur notre bien-être physique mais également mental.

A travers ce travail de recherche nous nous demanderons si l’activité physique peut être considérée

comme un traitement pour combattre la dépression. Dans un premier temps, nous nous concentrerons

sur la dépression, sur ses caractéristiques générales et les effets qu’elle produit sur le cerveau. Puis en

deuxième partie nous étudierons les effets du sport sur le cerveau et sur la dépression elle même.

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I. Qu’est ce que la dépression ?

1. Généralités sur le dépression

L’organisation Mondiale de la Santé définit la dépression comme un trouble mental courant dans les

populations du monde. La dépression est caractérisée par un sentiment de tristesse, une perte d’intérêt

ou de plaisir de la vie courante, une faible estime de soi et peu occasionner des troubles du sommeil et/

ou de l’appétit et une fatigue. Elle peut être de courte ou de longue durée à des niveaux différents et elle

peut porter atteinte à la vie, comme par exemple au travail ou à l’école. Il y a différents niveaux de

dépression, les plus graves, sans aide peuvent conduire jusqu’au suicide en cas extrêmes.

Toujours selon l’OMS, en France 1 personne sur 5 à souffert ou risque de souffrir de dépression au

cours de sa vie. Elle touche tous les âges et n’a pas de frontière. Dans le monde on compte plus de 300

millions de personnes souffrant de dépression avec une grande partie concernant les femmes, selon

l’OMS sur une étude qui date de 2015.

La dépression est une maladie mentale qui peut être prise en charge et soignée mais à fort risque de

récidive. Il existe différents traitements pour y faire face comme la psychothérapie qui est la plus

courante. La psychothérapie permet, lors de crise de dépression, d’apprendre au patient à mieux gérer

la maladie, de réduire les symptômes afin de voir apparaitre des changements durables. Après la

guérison d’une crise de dépression la psychothérapie permettra de prévenir la venue d’autres crises.

Il existe également des médicaments anti-dépresseurs qui doivent être prescrits par un médecin, ils

limitent les symptômes de la dépression et permettent de retrouver le fonctionnement normal de

l’appétit, du sommeil et à reprendre des initiatives et une perception positive de la vie. Il existe

également d’autre type de thérapies comme l’hypnose, la photothérapie, la stimulation magnétique

transcrânienne, etc,…

La France est le plus gros consommateur de psychotropes du monde avec 150 millions de boites

prescrites par an. Les psychotropes comprennent des anxiolytiques, des anti dépresseurs, des

somnifères et autres médicaments qui agissent sur le cerveau.

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2. Cerveau et dépression

Lors d’un épisode de dépression des

perturbations biologiques se produisent dans le

cerveau et entrainent un déséquilibre du

systèmes cérébral. D’après le livre de Suzy

Soumaille intitulé « J’ai envie de comprendre la

dépression » (2000) cette dernière s’explique par

une baisse des neurotransmetteurs comme la

sérotonine, la dopamine et la noradrénaline, qui

interviennent dans la régulation de l’humeur.

Cette baisse des neurotransmetteurs entraine

une suite de symptômes tel que la baisse de

l’énergie vitale, les troubles de l’attention et de la

concentration, des angoisses et insomnies, tous

symptomatiques de la dépression. Ces neurotransmetteurs qui sont des molécules qui transmettent

l’information d’un neurone à un autre sont déséquilibrés. Plus précisément, la dopamine permet la

régulation de l’humeur et de la motivation, la sérotonine permet l’équilibre du sommeil et de l’appétit et la

noradrénaline gère l’attention.

Des déséquilibres hormonaux pourrait également être associés au déclenchement de la dépression.

Comme tous les troubles mentaux, les causes de la dépression ne sont scientifiquement pas prouvées,

celle-ci pouvant également être dû à des facteurs environnementaux.

Les médicaments antidépresseurs les plus largement utilisés on un effet sur les neurotransmetteurs de

la sérotonine et augmentent la transmission sérotoninergique. Le plus courant est l’Inhibiteur de la

Recapture de la Sérotonine (IRS).

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II. Les effets du sport sur le cerveau

1. La neurogénèse et le sport

La pratique d’une activité physique qu’elle soit régulière ou occasionnelle provoque des effets sur notre

physique mais également sur notre physiologie et notre mental. En effet l’exercice physique augmente la

fréquence cardiaque et permet un meilleur apport en oxygène au cerveau. Ce phénomène est dû grâce

à la stimulation de la circulation qu’engendre le débit cardiaque. L’activité physique permet également la

libération d’hormones qui permettent le développement et la croissance des cellules du cerveau. Ces

phénomènes produits lors d’une activité physique permettent la reproduction de cellules et la

vascularisation des neurones pour garantir un approvisionnement en énergie. Le sport stimule en

grande partie les cellules situées dans l’hippocampe, partie du cerveau qui gère la mémoire et nos

émotions.

La pratique d’une activité physique augmente l’afflux sanguin qui permet l’oxygénation des neurones et

permet une multiplication facilitée des neurones dans la zone de l’hippocampe. C’est la neurogénèse.

Les connaissances des effets du sport sur le cerveau et notamment sur les neurones datent des

années 1960 avec une étude réalisée par une neuroanatomiste Marion Diamond. Depuis, nos

connaissances scientifiques sur les effets du sport sur le cerveau sont plus vastes et plus approfondies.

« Mieux irrigués, les petits vaisseaux augmentent également la vascularisation des neurones, leur

apportant le sang et l’oxygène nécessaires pour les détoxifier. » Florence Solari chercheuse à

L’INSERM.

Ce qui explique le phénomène de « détox » c’est que le sport et l’afflux sanguin mené dans le cerveau

aide celui-ci à éliminer les toxines qui peuvent s’y accumuler. Ce qui permet des effets positifs sur les

performances cognitives comme la prise de décision, les capacités d’apprentissage et de concentration

ou encore la mémoire. L’étude réalisée par Florence Solari propose des astuces pour aider à

« muscler » son cerveau comme privilégier la pratique de sport d’endurance et la régularité de la

pratique sportive.

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2. Les effets du sport sur la dépression

Les avantages de la pratique d’une activité physique sont maintenant reconnus à la fois du point

de vue physiologique que du point de vue psychologique. Des études telles que celle de Margarida

Gaspar de Matos intitulée « L’effet de l’activité physique sur l’anxiété et la dépression » montre que la

pratique du sport est associée à une forte réduction de l’état dépressif. L’avantage qu’apporte le sport

sur la dépression peut être expliqué par des processus physiologiques comme psychologiques.

Le déséquilibre des neurotransmetteurs peut être régulé par la pratique d’une activité physique en

augmentant la quantité de neurone et la qualité de leurs transferts d’information. Ce qui permet de

garder un équilibre de la sérotonine, noradrénaline et dopamine. L’équipe saine créée permet de

maintenir l’humeur, la motivation et les autres performances cognitives telles que la mémoire, la

concentration, afin de prévenir de la dépression. L’activité physique peut être considérée comme une

aide thérapeutique de la dépression et de l’anxiété.

Elle semble donc constituer un type de traitement avec un réel potentiel psychothérapeutique qui

permettrait de prévenir mais aussi de traiter la dépression.

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CONCLUSION

Dans l’antiquité le sport était souvent utilisé comme traitement préventif de certaines maladies et

notamment afin de maintenir un équilibre mental. Aujourd’hui, nous avons les preuves scientifiques que

la pratique d’une activité physique entraine des effets sur le mécanisme du cerveau qui sont préventifs,

voire curatifs, de la dépression. En plus de la reproduction des neurones due à l’afflux sanguin et le

rééquilibre des neurotransmetteurs en charge de la régulation de l’humeur, le sport a un effet positif sur

la confiance en soi, le dépassement et le moral. Pratiquer une activité physique permet de changer d’air,

de sortir de chez soi ou d’être à l’extérieur, selon le sport pratiqué. Il permet également les échanges

sociaux et la création de nouveau challenge afin de se motiver mentalement et physiquement.

Une alimentation saine et équilibrée entre également en jeu et, associée à un sport régulier, ces

pratiques peuvent être considérées comme traitement anti dépressif.

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ANNEXES

Annexe 1 : Le papyrus d’Eber

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Annexe 2 : Effets du sport sur le cerveau

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BIBLIOGRAPHIES

• Michel RIEU, La santé et le sport : une longue histoire médicale, 2010, p.30-35

• Dr. Patrick BACQUAERT, Cerveau et activité physique, les bienfaits sur l’hippocampe

• Erwan DEVEZE, 24 heures dans votre cerveau, éditions Larousse

• Planète santé, Les mécanismes de la dépression, 2015

• Frédéric Rouillon, La dépression, hier, aujourd’hui et demain : évolution historique des concepts, 2005

• The Journal of Neuroscience, Jonathan M. Wong, Long-Term Depression is Independent of GluN2

subunit Composition

• The Journal of Neuroscience, Richard J. Maddock, Acute Modulation of cortical glutamate and GABA

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