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L’activité physique comme prise en

charge de la dépression : Quels enjeux,


Quels résultats ?

Ugo Tricarico
BDNS1

Carinne PIANELLI- Psychologie général

Maelle MELINON- Besoins nutritionnels

EDNH D’AIX EN PROVENCE


Table des matières

Introduction .................................................................................................................................. 1

I- Relation entre activité physique et dépression ...................................................................... 2


A. Définition (caractéristiques / symptômes) .......................................................................... 2
B. Quels sports pratiquer, à quelle fréquence, à quelle intensité et dans quel
environnement ? ....................................................................................................................... 4

II- Quels enjeux ? ...................................................................................................................... 6


A. Des enjeux psychologiques ............................................................................................... 6
B. Des enjeux physiologiques ................................................................................................ 6

III- Quels résultats ? ................................................................................................................ 8


A. Preuves scientifiques ......................................................................................................... 8
B. Pourquoi l’activité physique plus qu’un autre traitement ? ................................................. 9

Conclusion ................................................................................................................................. 10
Résumé en anglais .................................................................................................................... 11
Introduction

Selon l'Organisation mondiale de la santé, lors d’un communiqué de presse en mars 2017, « la
dépression est la première cause de morbidité et d’incapacité dans le monde ». On compte plus de 300
millions de personnes souffrant de dépression, soit une augmentation de plus de 18 % de 2005 à 2015.
En France, entre 2 et 3 millions de personnes sont touchées par un épisode dépressif chaque année.

La dépression est un trouble mental se caractérisant par un état de tristesse persistante, une perte
d’intérêt ou de plaisir, des sentiments de culpabilité ou encore une dévalorisation de sois même. A tout
cela peut s’accumuler, une perte de sommeil, un manque d’appétit et des problèmes de concentrations.
Elle se qualifie donc, comme étant une maladie impliquant une prise en charge spécifique.
Depuis peu, de nombreuses études ont montré que l’activité physique jouerait un rôle majeur dans la
prévention et ou le traitement de la dépression. Mais qu’est-ce que l’activité physique ?
L’activité physique se définit comme tout mouvement corporel produit par les muscles squelettiques,
entraînant une dépense énergétique supérieure à celle du métabolisme de repos. L’activité physique
englobe à la fois les activités physique de la vie quotidienne, les exercices physiques et les activités
sportives.

Mais alors : L’activité physique, est- elle un « médicament » sérieux pour traiter la dépression ?

Pour répondre à cette interrogation, nous développerons dans une première partie la relation entre
l’activité physique et la dépression. Dans une seconde partie, nous allons aborder les enjeux bénéfiques
que cela peut nous apporter et enfin nous montrerons si ce nouveau concept permet réellement de
guérir une personne dépressive.

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I- Relation entre activité physique et dépression

Dans cette partie, notre but est de comprendre quelle est la relation entre l’activité physique et la
dépression. Pour cela, nous allons définir précisément ces deux termes puis nous allons nous intéresser
au différèrent types d’activité, à la durée à l’intensité et au cadre environnemental dans lequel il faut
pratiquer pour que ce soit bénéfique.

A. Définition (caractéristiques / symptômes)

Selon l’OMS, on entend par activité physique « tout mouvement produit par les muscles
squelettiques, responsable d'une augmentation de la dépense énergétique ». Plus précisément, il s’agit
des mouvements corporel que l’on va entreprendre grâce à nos muscles, nous permettant d’avoir une
dépense énergétique supérieur à celle du repos. Pratiquer une activité physique, ce n’est pas
uniquement faire du sport, c’est aussi, tout simplement être actif au quotidien. Aujourd’hui nous sommes
entourés de moyens permettant de nous faciliter la vie (voiture, transports motorisés, ascenseur…), ceci
contribue durablement à nous rendre sédentaires. Or, selon l’OMS « la sédentarité est considérée
comme le quatrième facteur de risque de décès dans le monde soit environ 6%. »

L’activité physique, est donc un déterminant majeur de l’état de santé, de la condition physique, de
l’autonomie et de la qualité de vie des populations. De plus, la pratique d’une activé physique permet de
produire certaines hormones comme la dopamine, l’adrénaline, la sérotonine qui ont un effet bénéfique
sur le bien être des individus. L’activité physique ce décri par différents caractéristiques.
Tout d’abord, la fréquence ; elle va permettre de mettre en avant le nombre de sessions ou de séances
par semaine.
Ensuite il y a l’intensité, elle renvoie au niveau d’effort réalisé par un individu lors de sa pratique. Elle ce
mesure en MET (metabolic ecquivalent of task), cela signifie l’équivalent métabolique, et ça ce défini
comme étant le rapport de la dépense énergétique, liée à l’activité physique sur le métabolisme de base.
Lorsque le MET est compris entre 3 et 6, nous sommes sur une activité physique d’intensité modéré
(danser, jardiner, bricoler….). Lorsque qu’il est supérieur à 6, nous sommes sur une activité physique
d’intensité élevée (sport de force, sport d’endurance…).
Autres caractéristiques de l’activité physique, c’est son type, c’est à dire que le type d’activité physique
va se référer aux effets physiologiques attendus en termes d’amélioration de la condition physique. Une
amélioration de la condition physique peut faire référence à la capacité cardio-respiratoire (sport
d’endurance), aux aptitudes musculaires (sport de force, sport d’endurance), à la souplesse musculo-
articulaire (étirement) mais aussi aux aptitudes neuro-motrices (coordination, équilibre).
Nous retrouvons également comme caractéristique, la durée, c’est-à dire le temps pendant lequel
l’individu va pratiquer. Comme vu précédemment il est calculé en fonction du métabolisme de base.
Lorsque l’on multiplie la durée et l’intensité de l’activité physique, nous obtenons son volume. C’est une

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autre caractéristique qui peut-être utilisé pour estimer la dépense énergétique journalière d’un individu
en MET par semaine ou en Kcal par semaine.
Et enfin, la dernière caractéristique de l’activité physique, ça va être sa progression, progresser en ce
sens consiste à améliorer ses performances pour permettre d’atteindre ses objectifs. Ce taux de
progression va dépendre de la condition physique, et de l’état de santé des individus.
L’activité physique jouerait un rôle dans la prévention et ou le traitement de la dépression. Mais qu’est-
ce que réellement la dépression ? Quels sont ces symptômes ?

Selon l’OMS, la dépression est « un trouble mental courant qui touche mondialement plus de 300
millions de personnes, c’est la première cause d’incapacité dans le monde ». Il existe différents grades
c’est-à dire quelle peut-être légère, modéré ou sévère, elle peut perdurer ou devenir récurrente. C’est
une maladie entrainant une grande souffrance car elle peut altérer vie professionnelle, personnelle,
scolaire et familiale. Elle peut toucher toute personne, quel que soit l’âge, le sexe, le niveau social, la
volonté ou le caractère. La dépression est associée à neuf symptômes, ils ont été établis selon des
critères très précis par l’OMS (CIM-10, Classification Statistique Internationale Des Maladies Et Des
Problèmes de Santé) et par l’association américaine de psychiatrie (DSM-5, Manuel Diagnostic Et
Statistique Des Troubles Mentaux). Parmi ces neuf symptômes, nous retrouvons une tristesse quasi-
permanente agrémenté quelques fois de pleurs, une perte d’intérêt et de plaisir à l’égard des activités
quotidiennes, même celle, habituellement, plaisante. Nous retrouvons également un sentiment de
dévalorisation et de culpabilité expressif ou inapproprié, des envies de suicide récurrentes avec le
sentiment que la vie ne vaut plus la peine d’être vécue, un ralentissement psychomoteur c’est-à dire des
lenteur dans la gestuelle (bradykinésie), des lenteurs psychique (bradypsychie) ou encore verbale
(bradyphémie). Mais aussi, une sensation de fatigue permanente (asthénie), une perte d’appétit souvent
associé à une perte de poids, des troubles du sommeil avec insomnie enfin des difficultés
attentionnelles, de concentration et de mémorisation.
Un patient est diagnostiqué « dépressif » lorsqu’il présente au moins cinq de ces symptômes presque
tous les jours depuis au moins deux semaines. Pour les patients qui présentent entre cinq et sept
symptômes, la dépression est considérée comme légère à modérée. Et au-delà de huit symptômes, elle
est dite sévère.

L’activité physique et la dépression peuvent donc être lié puisque nous avons vu que l’activité physique
était un déterminant majeur de l’état de santé, de la condition physique, de l’autonomie et de la qualité
de vie des individus. Nous avons également vu qu’elle permettait de produire certaines hormones ayant
un effet positif sur notre bien être. L’activité physique serait donc un moyen de prendre en charge la
dépression, mais alors quels types d’activités physiques il faut pratiquer, à quelle fréquence, à quelle
intensité et dans quel environnement ?

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B. Quels sports pratiquer, à quelle fréquence, à quelle intensité et dans quel
environnement ?

L’activité physique peut jouer un rôle clé dans la gestion des symptômes de la dépression, car il y a un
réel lien entre la santé physique et la santé mentale.
Selon l’INSERM (institut national de la santé et de la recherche médical) des études scientifiques ont
prouvé que l’activité physique était recommandée de manière systématique et aussi précoce que
possible dans le parcours de soin de la dépression. Pour établir ce parcours de soin, il est essentiel pour
les médecins de déterminer les caractéristiques des programmes les plus efficaces, selon les aptitudes
physiques et les ressources psychosociales des patients. Le but est d’obtenir un maximum de bénéfices
avec un minimum de risques. Les médecins vont donc tout prendre en compte, le type de sport,
l’intensité à laquelle il va être réalisé, la fréquence, mais aussi la carde environnementale.

Concernant le type et la fréquence d’activité physique à réaliser, un groupe d’expert à élaboré des
recommandations spécifiques. Pour lutter contre les symptômes de la dépression ainsi que la récidive, il
est recommandé de pratiquer de l’activité physique en réalisant des programmes combinant, endurance
et renforcement musculaire. Il existe une multitude d’activités physiques type aérobie (endurance), il y a
la pratique de la course, la natation, le vélo, ou encore la marche rapide par exemple. Pour les patients
pour qui il a été prescrit une intensité modérée, il est recommandé de pratiquer une activité physique
d’une durée maximale de 30 minutes, 5 jours sur 7. A l’inverse pour ceux à qui il a été prescrit une
intensité élevée il est recommandé de pratiquer pendant une durée minimale de 20 minutes 3 fois par
semaine en réalisant des activités combinées. Par exemple réalisé de la course à pied 20 minutes deux
fois par semaine puis faire du vélo 40 minutes un autre jour de la semaine. Dans une revue de 2006
publiée dans le «Journal of Psychiatry & Neuroscience », des chercheurs ont découvert que l'exercice
type aérobie pouvait soulager considérablement le trouble dépressif majeur en favorisant la croissance
de nouveaux neurones dans le cerveau. C’est pour cela que cette pratique est fortement utilisée pour
lutter contre les symptômes de la dépression.
Ensuite, toujours selon l’INSERM, il est également préconisé de réaliser des activités de renforcement
musculaire en travaillant les bras, les épaules, les muscles du dos, la sangle abdominale ou encore les
jambes et les fessiers. Cela peut-être par exemple, des pompes, du gainage, des fentes, ou encore des
squats. Ces exercices de renforcement musculaire doivent être pratiqués au moins deux jours non
consécutif par semaine avec un nombre de 8 à 12 répétitions pour chaque exercice et toujours selon
l’intensité prescrite. Il est très important pour les patients de suivre le programme sur un délai minimum
de 8 semaines pour ressentir complètement tous les bienfaits, ils verront une réelle amélioration sur leur
bien être psychique.
Concernant l’intensité de l’activité physique réalisée par le patient, elle est établie selon ces aptitudes
physiques, mais une étude de 2005 réalisé par Madhukar Trivedi, du centre médical Southwestern de
l'université du Texas montre que les patients réalisant de l’activité physique à intensité élevée, auraient
une diminution de leurs symptômes de 47% contre 30% pour les patients avec une faible intensité. Pour
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réaliser cette étude, Madhukar Trivedi et ses collègues ont suivi pendant trois mois la santé de
80 adultes atteints de dépression légère ou modérée. Ils étaient engagés dans un programme de fitness
régulier trois à cinq fois par semaine. La moitié faisait du sport à faible intensité, et l'autre à plus forte
intensité. Cette étude permet donc de montrer que les patients rigoureux, et motivé, en réalisant une
activité sportive à plus forte intensité auraient de meilleurs résultats.
L’intensité, la fréquence, le type d’activité à donc un rôle primordial dans la guérison de l’individu, mais
pas que. L’environnement dans lequel il va exercer son activité physique est important dans le fait de
soulager les symptômes dépressifs. La présence d’un coach, d’un ami, d’un petit groupe de personne
renforce les effets bénéfiques de l’activité physique concernant cette maladie. Il est essentiel pour les
professionnels de santé de proposer des types de pratique ludique et motivante puisque l’engagement
des personnes atteintes de dépression est principalement motivé par le plaisir et l’intérêt qu’ils y
trouvent.

Les professionnels de santé ont donc un rôle primordial dans la prescription de l’activité physique, car la
voie de la guérison n’est pas seulement influencée par l’activité physique en général, mais par le type
d’activités pratiqués, la fréquence et l’intensité à laquelle elle est pratiquée et enfin l’environnement dans
lequel elle est pratiquée. Mais en réalité, quels sont réellement les enjeux de l’activité physique sur les
personnes dépressives ?

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II- Quels enjeux ?

Dans cette seconde partie, nous allons montrer que l’activité physique à de réels enjeux sur le plan
psychologique et physiologique. Pour cela, nous allons montrer ses effets sur le cerveau mais aussi sur
le bien être psychique des individus.

A. Des enjeux psychologiques

Pratiquer de l’activité physique régulière présente de nombreux bénéfices psychologique. Comme nous
l’avons précisé précédemment, les personnes atteintes de dépression sont motivé par le plaisir et
l’intérêt qu’ils y trouvent. La pratique d’activité physique peut potentiellement provoquer un regard, un
jugement, une évaluation positive des autres, un sentiment d’accomplissement et de maitrise lorsque les
objectifs sont atteints, une diminution de l’anxiété lié à l’image de son corps. De plus pratiquer une
activité physique dans un cadre environnemental agréable, avec des amis, avec un groupe de
personne… peut impliquer des interactions sociales qui soulagent le sentiment d’isolement. L’activité
physique est également un moyen pour s’évader, pensée à autre chose, éliminer ses idées noires, ses
ennuis qui rongent la vie quotidienne, il permet de prendre soin de soi, soin de son corps et soin de sa
« tête ». Tout ceci, englobe le bien être psychologique des individus en agissant sur le renforcement des
facteurs de protection individuels. Cela fait référence à l’estime de soi, au sentiment d’efficacité, à
l’image corporelle, à la qualité de vie et à la satisfaction face à la vie. Cela agit également de manière
positive sur les facteurs sociaux. Nous avons l’exemple avec l’intégration sociale, c’est un moyen pour
les personnes souffrantes de dépression d’avoir un sentiment d’appartenance, de sécurité mais aussi de
reconnaissance. C’est un tout, qui contribue considérablement à augmenter la motivation, la
détermination et l’envie de guérir. Des études récentes ont prouvé que l’activité physique lorsqu’elle
était réalisée en groupe, avait d’avantage de bénéfices sur la santé mentale ; réduction du stress,
réduction des symptômes anxieux et dépressifs, allant même jusqu'à réduire le risque suicidaire.

L’activité physique peut donc être considérée comme une aide thérapeutique aux approches
psychothérapeutiques. Que ce soit les facteurs de protections individuels ou les facteurs sociaux, tout
est guidé physiologiquement et en parti par le cerveau, mais quel est le lien entre l’activité physique et le
cerveau ?

B. Des enjeux physiologiques

L’activité physique permet d’agir sur la physiologie de notre corps.


Dans en premier temps, pratiquer une activité physique entraine dans le cerveau la sécrétion de
messagers chimiques liés à la détente et au bien être. Il y a par exemple la dopamine ; production de
plaisir, de joie de vivre, de motivation, mais aussi la sérotonine ; production de bonne humeur,
d’optimisme et irai même jusqu’à favoriser le sommeil. Autre hormone bien plus bénéfique sécrétés par
le cerveau, c’est l’endorphine. Elle à des effets anxiolytiques c’est-à dire qu’elle va permettre d’effacer
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les émotions et les sensations négatives ; des effets antalgiques, elle permet de réduire la sensation de
douleur, et enfin des effets antifatigues, elle permet de limiter l’essoufflement, et l’épuisement à l’effort
en agissant sur les fonctions cardiaques et respiratoires. De plus, l’augmentation des endorphines
circulantes pendant l’activité physique aurait une action médiatrice du fait de leur importance, dans la
régulation des émotions et dans la perception de la douleur. Ces messagers chimiques sont plus
vulgairement des hormones, libérées par le cerveau et plus particulièrement l’hypothalamus et
l’hypophyse. Une fois sécrétées, elles se dispersent dans le système nerveux central, les tissus de
l'organisme et le sang et produisent alors leurs effets bénéfiques. Le lien entre l’activité physique et le
cerveau est donc réel. L’activité physique à la particularité d’entrainer sur le cerveau la sécrétion
d’hormones agissant sur le bien être psychologique des individus.
Dans un second temps, l’activité physique permet d’augmenter la température de notre corps. Lorsque
l’on pratique, le corps produit de la chaleur. C’est l’hypothalamus, une zone située dans le cerveau qui
s’occupe de réguler la température de notre corps, lors d’un exercice type aérobie par exemple, elle va
augmenter. Lorsque la température est supérieure à 37° (valeur de consigne) l’individu transpire. Et
selon un article de La Presse Médicale publié en 2009 la transpiration pourrait-être responsable de la
diminution des symptômes dépressif.

Pratiquer une activité physique régulière peut donc être considéré comme une aide à la fois
psychothérapeutiques, mais aussi pharmacologique de lutte contre la dépression. Elle pourrait être
établie comme un type de traitement avec un réel potentiel, mais est-ce que cela fonctionne vraiment ?

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III- Quels résultats ?

Dans cette dernière partie, notre but est de prouver, si la pratique d’une activité sportive peut vraiment
être considérée comme un traitement de lutte contre les symptômes de la dépression. Pour cela, nous
allons analyser plusieurs études scientifiques, puis nous nous interrogerons sur le fait de privilégier
l’activité physique à un autre traitement.

A. Preuves scientifiques

De nombreux psychologues et cliniciens étudient l'intérêt de l’activité physique comme traitement


alternatif de la dépression depuis plus de trente ans.

James Blumenthal, professeur et science du comportement, en a été l'un des précurseurs. Dans les
années 1980, son équipe a analysé l'impact de l’activité physique chez les patients atteints de
pathologies cardiovasculaires et contre attente ils ont identifié des bénéfices inattendus comme
l'amélioration de l'humeur et la diminution des symptômes de la dépression. Ensuite en 1999, la même
équipe a suivi pendant 16 semaines 156 hommes et femmes dépressifs, dont la prise en charge
comprenait soit une activité physique régulière, soit la consommation d'antidépresseurs, soit les deux.
La conclusion a été que, l'état de tous les patients était quasi identique à la fin de leur thérapie, mais le
risque de récidive était plus faible pour ceux qui avaient pratiqué une activité physique. Dix ans plus tard,
un autre test a été réalisé par les mêmes chercheurs. Ils ont réparti 202 adultes sédentaires atteints de
dépression selon quatre programmes ; soit ils suivaient des activités physiques supervisées, soit ils
pratiquaient de l’activité physique seul à domicile, soit ils prenaient des antidépresseurs (sertraline) ou
alors ils devaient avaler une pilule placebo. Les résultats ont montré que les patients totalement guéris
étaient à 54% les personnes qui ont suivi une activité physique supervisés contre seulement 41% pour
les personnes qui pratiqué de l’activité physique seul à domicile. 51 % des personnes qui ont suivi un
traitement par antidépresseurs étaient totalement guéri contre seulement 38% pour les personnes sous
pilule placebo. En conclusion on peut dire que sur cette étude, les patients totalement guéri son d’abord
ceux qui ont pratiqué de l’activité physique accompagné d’un coach, puis ceux qui ont été traité par
antidépresseur. L’activité physique à domicile seul est donc moins adaptée que les antidépresseurs.

Ces études ont été confirmées en 2015 par des scientifiques suédois. Ils ont demandé à 946 patients
volontaires atteints de dépression légère ou modérée de suivre un programme durant 12 semaines. Les
patients étaient divisés en trois parties, il y avait ceux qui suivaient trois séances de yoga et/ou activité
physique par semaine, ceux qui suivaient une thérapie comportementale cognitive portant sur les
interactions entre pensées, émotions et comportements puis ceux qui suivaient une prise en charge
classique comprenant consultation et antidépresseurs. Les résultats de l’étude ont montré qu’il y a eu
une diminution des symptômes chez tous les patients après leurs traitements, mais le pourcentage des
personnes totalement guéri étaient plus élevé chez ceux qui pratiquaient une activité sportive suivis de
ceux qui étaient traités par thérapie comportementale cognitive.
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Selon des études réalisés par des psychologues ou clinicien, l’activité sportive peut bel est bien être
considéré comme un traitement luttant contre les symptômes de la dépression. Mais est-ce vraiment
possible de « prescrire » de l’activité sportive, est-elle a égalité avec les autres traitements ?

B. Pourquoi l’activité physique plus qu’un autre traitement ?

Aujourd’hui, il existe déjà plusieurs traitements pour guérir de la dépression. Selon l’INSERM, ces
traitements sont déjà efficaces dans près de 70% des cas.

Les patients peuvent être traités par antidépresseurs, ils ciblent en général les neurones à sérotonine,
noradrénaline ou a dopamine (production de bonne humeur, de plaisir, d’optimisme, de motivation et
améliore le sommeil) car ils sont impliqués dans le contrôle de motricité. Or leur efficacité n’est pas
immédiate, on aperçoit une amélioration des symptômes à minimum 3 semaines de traitement. C’est un
traitement sur le long terme puisque, ils doivent être pris régulièrement pendant 6 à 12 semaines pour
surmonter la phase aigue puis être prolongé 4 à 9 mois pour éviter le risque de récidive. L’arrêt des
antidépresseurs est uniquement sur ordre du médecin.
Les patients peuvent également être traités par psychothérapie, elle est recommandée uniquement en
cas de dépression légère ou en association aves les antidépresseurs. Cette méthode permet d’améliorer
les symptômes dépressifs et anxieux et même de diminuer les risques de récidives.
Il existe aussi, pour les personnes atteintes de dépression sévère, dont les antidépresseurs et la
psychothérapie n’ont aucun effet, l’éléctroconvulsivothérapie. L’éléctroconvulsivothérapie est un principe
d’électrochocs, le patient est placé sous anesthésie générale et on va lui appliqué un courant électrique
au niveau de la zone frontale de son cerveau. C’est un mécanisme efficace (80 à 90% de taux de
réponse), avec une amélioration rapide des symptômes.
Et enfin, nous pouvons retrouver de la stimulation magnétique transcrânienne également appelé
stimulation cérébrale profonde. C’est une méthode qui consiste à envoyer un courant électrique de faible
intensité dans des structures spécifiques du cerveau à l’aide d’électrodes. Elle est utilisée uniquement
pour les formes de dépression très résistante, c’est une technique assez efficace puisqu’elle permet de
réduire considérablement la sévérité des symptômes.
Or ces différentes méthodes et traitements, à l’inverse de l’activité physique, présente une multitude
d’effets secondaire. Les antidépresseurs peuvent entrainer maux de tête, vertiges, bouche sèche,
sensation de faiblesse, constipation, étourdissements, perte ou prise de poids, pouvant même aller
jusqu'à des troubles sexuels. La méthode de l’éléctroconvulsivothérapie (ECT), présente également de
nombreux effets secondaires comme la perte de mémoire à court et long terme, des douleurs
musculaires, des nausées, des sauts d’humeur, et tout ça, alimenté par un mal de tête récurrent. Et
enfin concernant la stimulation magnétique transcrânienne (TMS), elle peut entrainer des maux de tête
et beaucoup de fatigue.

L’objectif des cliniciens ou des psychologues est d’utiliser un traitement de lutte contre la dépression le
plus efficace possible, le but étant la réduction des symptômes, mais aussi de leurs répercussions dans
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la vie quotidienne, ainsi que la lutte contre les récidives. Il y a donc plusieurs raisons de « prescrire »
l’activité physique comme traitement, d’une part, comme nous l’avons vu dans l’étude de James
Blumenthal, elle est plus efficace concernant le risque de rechute des patients. L’activité physique est
également plus efficace en termes de guérison si elle est supervisée par un coach. Et enfin lorsqu’elle
est adaptée au patient elle à très peu d’effets secondaires, voir aucun. Selon un article publié en février
2017 dans le journal « Cerveau & Psycho », l’activité physique serait même l'un des traitements les
« plus efficaces, les plus sûrs, les plus pratiques, les plus économiques et les plus agréables qui
soient ». Ceci, à été confirmé par le précurseur de l’activité physique comme traitement de la
dépression, « je crois profondément aux vertus de l'activité physique. Une majorité d'études rapporte
que les bénéfices liés à l'exercice seraient aussi importants, voire plus élevés, que ceux des
médicaments pour certains patients. »

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Conclusion

A travers ce travail de recherche, nous nous sommes posé la question suivante : L’activité physique,
est-elle un « médicament » sérieux pour traiter la dépression ?

Après avoir défini de manière précise, ce qu’était réellement la dépression et comment elle était
diagnostiquée, nous nous sommes intéressés à l’activité physique. Nous avons remarqué que toutes
ses caractéristiques étaient importantes à prendre en compte. Un psychologue ou cliniciens, va
conseiller à un patient de combiné un travail type aérobie (endurance) et renforcement musculaire, selon
une intensité et une fréquence évalué en fonction des aptitudes physique du patient. Puis il va insister
sur le cadre environnemental puisque pratiquer en groupe, avec un ami ou un coach aura des résultats
plus bénéfiques qu’une pratique seul, à domicile. L’activité physique lorsqu’on l’étudie, on s’aperçoit
qu’elle a de réel bienfaits et qu’elle peut-être considéré comme une aide à la fois psychothérapeutiques
mais aussi pharmacologique de lutte contre la dépression, grâce à ces agissements sur le cerveau. Ceci
a été prouvé par des professionnels, l’activité physiqye peut-être un traitement sérieux pour lutter contre
la dépression, d’une part elle a le pourcentage de guérison le plus élevé contrairement aux autres
traitements et d’autres part elle a statistiquement le pourcentage de récidive le moins élevé. C’est un
traitement efficace, et plus agréable que d’autres car les patients sont moins exposés aux risques
d’effets secondaires.

Pour ma part, lorsque l’activité physique est pratiquée de manière régulière, et qu’elle est adaptée
convenablement au patient, elle peut-être que bénéfique. C’est une méthode agissant à la fois sur le
plan physique, mais aussi psychique de l’individu, elle peut le rendre fier, courageux, souriant, mais elle
peut aussi lui redonner l’envie d’être regardé, d’être accompagné et d’être moins isolé. L’activité
physique peut tout simplement améliorer la qualité de vie et la satisfaction face à la vie.

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Résumé en anglais

I chose the subject: Physical activity as management of depression: What issues, what outcomes?

Physical activity is defined as any body movement produced by skeletal muscles, resulting in a higher
energy expenditure than that of resting metabolism. Physical activity includes both physical activities of
daily living, physical activities and sporting activities.
What is important to remember is that it may be linked to depression because of its psychotherapeutic
but also pharmacological benefits, that is to say what acts both physically and psychically of the
individual. Physical activity can be a serious treatment for depression if it is adapted to the patient’s
physical abilities; on the one hand she has the highest percentage of healing compared to other
treatments, and on the other she has the lowest percentage of recidivism statistically. It is an effective
treatment, and more enjoyable than others because patients are less exposed to the risks of side effects
(headaches, dizziness, dry mouth, feeling weak, tired, constipated, dizzy, or weight loss or gain).

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Annexes

A1- Cercle vicieux de la dépression

Source : https://www.futura-sciences.com/sante/dossiers/medecine-depression-deprime-burn-out-1356/page/2/

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A2- Bienfaits psychologiques de l’activité physique pour la santé mentale

Source : https://www.erudit.org/fr/revues/smq/2017-v42-n1-smq03101/1040248ar/

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A3- L’effet antidépresseur du sport

Source : https://coach-nice-3.domicilgym.fr/2018/06/06/leffet-anti-depresseur-du-sport/

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A4- Tableau comparatif des différents traitements de lutte contre la dépression

Source : http://www.centredeladepression.org/pharmacologie/

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Sources

- Organisation mondiale de la santé, 7 avril 2017, Dépression


- https://www.who.int/topics/depression/fr/

- Organisation mondiale de la santé, 22 mars 2018, Dépression, les principaux faits


- https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/depression

- INSERM (salle de presse), 14 février 2019 -12 h00, Activité physique, prévention et traitements
des maladies chroniques-Une expertise collective de l’INSERM, Santé publique
- https://presse.inserm.fr/activite-physique-prevention-et-traitement-des-maladies-chroniques-une-
expertise-collective-de-linserm/33622/

- Organisation mondiale de la santé –Ministère des affaires sociales et de la santé ,s.d,,


classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé édition 2015,
Connexes CIM-10 FR à usage PMSI, www.atih.sante.fr
- https://www.atih.sante.fr/sites/default/files/public/content/2665/cim10_2015_final_0.pdf

- Kathleen Mulpeter, 31 octobre 2017, Les meilleurs exercices pour la santé et la dépression,
Health
- https://www.health.com/depression/these-are-the-best-exercises-for-anxiety-and-depression

- INSERM, s.d, L’activité physique contextes et effets sur la santé, COLLECTION EXPERTISE
COLLECTIVE, Chapitre IV –Activité physique et pathologie 21, p 509 à 537
- http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/97/expcol_2008_activite.pdf?sequence=1

- INSERM, 4 avril 2008, Activité physique : contextes et effets sur la santé des personnes âgées,
Éditions Inserm-mars 2008-832 pages, Collection EXPERTISE COLLECTIVE
- https://www.capgeris.com/actualite-349/etude-inserm-activite-physique-contextes-et-effets-sur-
la-sante-des-personnes-agees-a10073.htm

- Nathalie Sellier, s.d, Les activités physique, Fédération pour la recherche et le cerveau,
frcneurodon.org
- https://www.frcneurodon.org/comprendre-le-cerveau/a-la-decouverte-du-cerveau/les-activites-
physiques/

M. Gaspar de Matos -L.Calmeiro -D. da Fonseca, 23 septembre 2009, Effets de l’activité


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