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« La Nuit étoilée » est une peinture de l'artiste peintre postimpressionniste néerlandais

Vincent van Gogh, qui a été réalisé en 1889.


La date est importante parce qu’elle s’inscrit dans une période difficile de la vie du
peintre. Ce paysage, bien qu’il soit parsemé d’étoiles et propice à une atmosphère douce et sereine
révèle-t-il en réalité un profond sentiment de désarroi ? Quelques mois plus tôt, Van Gogh, dont
les pensées suicidaires s’intensifient radicalement, prend la décision de se faire interner dans l'asile
du monastère Saint-Paul-de-Mausole à Saint-Rémy-de-Provence.
Le tableau représente ce que Van Gogh pouvait voir et extrapoler de la chambre qu'il
occupait la.
Sa maladie influe sur son œuvre, comme en témoigne le tumulte de cette nuit
mouvementée qu’il aurait peinte depuis sa cellule. Le peintre éprouve un grand intérêt pour les
ciels nocturnes.
D’ailleurs, ce n’est pas la première fois qu’il observe les astres. À l’automne 1888, il peint
la « Nuit Étoilée sur le Rhône », dévoilant la douceur d’une nuit, propice à la beauté et à la rêverie.

Nuit étoilée, Van Gogh, 1889, conservé au Musée d’Art Moderne de New York
Souvent présenté comme son grand œuvre, le tableau a été reproduit à de très nombreuses
reprises. Il est conservé au Musée d’Art Moderne (Museum of Modern Art - MoMA) à New York
depuis 1941.
Genèse de l'œuvre
À l'automne 1888, alors que Van Gogh réside à Arles, il réalise une peinture connue sous
le nom de Nuit étoilée sur le Rhône. Presque un an après, en juin 1889, il annonce « une nouvelle
étude d'un ciel étoilé ».
En mi-septembre 1889, après avoir été admis dans l'asile du monastère Saint-Paul-de-Mausole dû
à une crise de nerfs qui a duré de mi-juillet jusqu'à fin août, il inclut cette nuit étoilée dans un des
travaux qu'il envoie à son frère, Théo, à Paris.
Pour le peintre, « la nuit est beaucoup plus vivante et richement colorée que le jour ».
L'astrophysicien Jean-Pierre Luminet, a reconstitué que le ciel représenté dans le tableau
correspondait à la configuration céleste visible à Saint-Rémy-de-Provence, le 25 mai 1889, à 4:40
précisément.

Sujet de l’œuvre
L'œuvre rassemble à la fois une observation directe du sujet, et l'ajout d'éléments pour la
composition.
Le ciel occupe la majorité du tableau et est composé de volutes et de tourbillons rappelant
des nébuleuses. Les étoiles et la lune sont entourées par des touches de peinture créant ainsi un
halo. La Lune est visible en haut à droite, Vénus étant représentée à droite du cyprès.
La partie centrale du tableau représente le village de Saint-Rémy-de-Provence vu depuis la
chambre de Van Gogh dans l'asile du monastère Saint-Paul-de-Mausole, en direction du nord.
Cependant le clocher de l'église est de style hollandais.
Les Alpilles apparaissent au loin à droite de la toile. Les collines intermédiaires ne
correspondent toutefois pas à la vue réelle depuis l'asile et semblent avoir été rapportées d'un autre
point de vue, en direction du sud.
Le cyprès, au premier plan dans la partie gauche de la toile, a été ajouté pour la
composition.
L'air dans ce tableau est représenté par les nuages qui suivent le chemin des étoiles.

Pour Jean-Pierre Luminet, le tourbillon figuré dans le ciel du tableau, pourrait aussi avoir
été inspiré par Van Gogh par les nébuleuses dont, en 1845, William Parsons découvrit qu'il
s'agissait de galaxies spirales et dont on donnait, à l'époque de la genèse du tableau, les premières
représentations picturales dans les revues d'astronomie. Luminet évoque en particulier la galaxie
dite du Tourbillon.
Technique
Le tableau est une huile sur toile et on peut observer 4 détails à la loupe.

1. Le ciel étoilé

Aussi lumineuse qu’un soleil, la lune est éblouissante. On remarque cependant qu’elle
garde cette lumière dans un espace assez restreint. Van Gogh privilégie ici l’aspiration et non la
projection de cet éclat nocturne. Le ciel s’anime dans un camaïeu de bleus à la fois grandiose et
terrifiant. Voilà qui contraste fortement avec le jaune doré des étoiles et de la lune. Au total, ce
sont 11 étoiles qui composent ce ciel saint-rémois. « Certaines étoiles sont citronnées, d’autres ont
des feux roses, verts, bleus, myosotis » écrit le peintre à sa sœur.
2. La spirale infernale

Parmi toutes les arabesques qui composent cette Nuit, Van Gogh a concentré toute la
circularité au centre de son tableau. La plus importante des spirales paraît traduire et retranscrire
l’apogée de sa pathologie.
Pathologie ou accès de créativité sans précédent ? Car Van Gogh était particulièrement
inspiré par l’art japonais et notamment les estampes dans lesquelles on retrouve régulièrement des
spirales refermées sur elles-mêmes et des aplats de couleur.
3. Le cyprès déchaîné

La torpeur s’empare de cet arbre typique du Midi de la France. Les branches se meuvent
comme des vagues. Loin de toute quiétude, elles agissent en écho à tout cet environnement torturé
et sinueux. Ce cyprès, que l’on apparenterait à des flammes, est un ajout personnel de Van Gogh.
4. Le petit village

Malgré l’heure supposée tardive, des sources lumineuses apparaissent en provenance des
habitations. Derrière les maisons se trouve une église dont le clocher subit les mêmes affres que
les autres éléments de la toile. La pointe du clocher semble être aspirée par les volutes célestes.
Par-delà le village représentant Saint-Rémy-de-Provence – créé par Van Gogh – se dessinent les
Alpilles, massif montagneux qu’il aperçoit depuis sa fenêtre.

Folie de la nuit étoilée ?


Bien que tous les éléments de cette toile laissent supposer que ce mouvement infatigable
serait l’expression du mal être de Van Gogh, nous pourrions l’envisager autrement. À l’image du
bleu, symbolisant la force de l’esprit et la sérénité, et du jaune, emblème de la gaieté et de la douce
chaleur, cette toile ne serait-elle pas plutôt caractéristique d’une libération pour le peintre ?
Il écrit au peintre Émile Bernard : « Mais quand donc ferai-je le Ciel étoilé, ce tableau qui,
toujours, me préoccupe ». Au-delà de folie, c’est bel et bien une maîtrise évidente qui émane du
tableau. Tout y est calculé, dans les moindres détails.
Historique des propriétaires
 Juin - Septembre 1889, Vincent van Gogh, Saint-Rémy-de-Provence.
 Septembre 1889 - Janvier 1891, Theo van Gogh (1857-1891), Paris, frère de Vincent van
Gogh.
 Janvier 1891 - Décembre 1900 : Johanna van Gogh-Bonger, Amsterdam, hérité de Theo
van Gogh.
 Décembre 1900 - Février 1901, Julien Leclercq, Paris, acheté grâce à Jo van Gogh-
Bonger.
 Février 1901 - avant juillet 1905, Claude-Émile Schuffenecker, Paris, acquis par échange
avec Julien Leclercq.
 Après juillet 1905 - Mars 1906, Johanna van Gogh-Bonger, Amsterdam, acheté à Claude-
Emile Schuffenecker.
 Possiblement propriété de la Oldenzeel Gallery à Rotterdam
 1906 - 1938, Georgette P. van Stolk (1867-1963), Rotterdam, acheté grâce à la Oldenzeel
Gallery.
 1938 - 1941, Paul Rosenberg Gallery, New York, acheté à Georgette P. van Stolk grâce
à Jacob-Baart de la Faille.
 1941, The Museum of Modern Art, New York, acquis par échange avec Paul Rosenberg
Gallery.