Sunteți pe pagina 1din 9

LES GRANDS PHILOSOPHES DU XXI SIÈCLE

23 Mai 2006

Karl Marx
Et l’Idéologie Communiste
Par Anne Laret et Julien Houbrechts

Sa vie
Karl Heinrich Mordechai Marx (1818-1883) Philosophe politique, économiste
et révolutionnaire allemand, cofondateur avec Friedrich Engels du socialisme scienti-
fique et, à ce titre, initiateur du mouvement ouvrier international contemporain. Sa
théorie fut à l'origine de l'établissement de régimes politiques communistes dans de
très nombreux pays et il demeure l'un des penseurs qui a le plus fortement marqué le
XXe siècle de son empreinte.
Issu d'une famille de la bourgeoisie d'origine juive convertie au protestantisme, Karl
Marx naquit à Trèves le 5 mai 1818 et fit ses études de philosophie et de droit. Marx
devint rédacteur en chef de la Gazette rhénane. Membre d’un groupe qui herche à
tirer des conclusions esthétiques et révolutionnaires de la philosophie de Georg Hegel ,
ses opinions politiques étaient alors plutôt radicales, mais il n'était pas encore commu-
niste. Ses critiques sur les conditions politiques et sociales de l'époque, publiées dans
Rheinische Zeitung, lui valurent les foudres des autorités prussiennes, qui firent interdire
le journal et poussèrent Marx à quitter le pays. Il partit alors pour Paris où, après avoir
étudié de manière approfondie la philosophie, l'histoire et les sciences politiques, il
adopta l'idéologie communiste. lors d'une visite de Engels (Paris 1844), les deux hom-

1
mes se rendirent compte qu'ils étaient tous deux arrivés à la même conclusion sur la
nature des problèmes révolutionnaires : le communisme, forme la plus radicale de
l'idéologie révolutionnaire leur apparut alors non plus comme un idéal d'égalitarisme
mais comme «la forme nécessaire et le principe énergétique du futur prochain». Marx
et Engels marquaient ainsi une rupture avec l'idéalisme hégélien de gauche et plus lar-
gement l'idéalisme de Hegel lui-même. Marx écrivait : « Les philosophes n'ont fait
qu'interpréter le monde de différentes manières, ce qui compte c'est de le changer ».
Au milieu des années 1840, Marx et Engels prennent une part active dans la vie alors
bouillonnante des groupes révolutionnaires parisiens. Marx, considéré comme un
dangereux révolutionnaire, est chassé de Paris en 1845. Il arrive alors à Bruxelles.
Au printemps 1847, Marx et Engels rejoignent un groupe politique clandestin, la Li-
gue des Communistes. Ils y prennent une place prépondérante lors de son second
congrès à Londres en novembre 1847. A cette occasion, on leur demande de rédiger le
Manifeste de la Ligue, connu sous le nom de Manifeste du Parti communiste, qui paraît en fé-
vrier 1848.

Exil politique
Peu après la parution du Manifeste, des révolutions éclatèrent en France et en Alle-
magne. Le gouvernement belge, craignant que cette vague de révolutions ne déferle
sur la Belgique, chassa Karl Marx. Il gagna alors Paris puis la Rhénanie. Il s'installa
enfin à Cologne où il fonda et édita un journal communiste, la Nouvelle Gazette
rhénane. Après l'échec des révolutions en France et en Europe, il s'exila alors à Lon-
dres, où il passa le reste de sa vie.
En Angleterre, Karl Marx se consacra à l'étude et à l'écriture. Il travailla également à
la construction d'un mouvement communiste international. Il rédigea à cette période
plusieurs ouvrages considérés comme des grands classiques de la théorie communiste
(ou marxiste). Parmi ces ouvrages, citons le Capital. Il fit l'analyse systématique et his-
torique de l'économie du système capitaliste et développa la théorie de l'exploitation
par les capitalistes de la classe ouvrière à travers l'appropriation par les premiers de
la «plus-value» produite par le prolétariat.

Dernières années
La Ligue communiste fut dissoute en 1852 mais Karl Marx continua à correspondre
avec des centaines de révolutionnaires dans le but de former une autre organisation
révolutionnaire : l'Association internationale des travailleurs (AIT) connue sous le
nom de Ire Internationale. Elle rassemblait des organisations ouvrières d'inspirations
idéologiques diverses.
L'AIT ( Ie internationale) fut dissoute en 1876.
Les huit dernières années de sa vie furent marquées par une lutte incessante contre
des douleurs physiques qui l'empêchèrent de mener à bien ses travaux politiques.
Karl Marx se consacre ensuite essentiellement à l'achèvement du Capital. Malheu-
reusement, sa santé déclinante l'empêche d'achever les deux derniers volumes du
Capital. Engels se chargera par la suite de rassembler et mettre en forme ses notes
afin de les publier.

2
Ses idées
La pensée de Marx peut être vue à la fois comme une philosophie, une sociologie,
une analyse économique du capitalisme, et un projet communiste révolutionnaire.

Matérialisme historique
«  Le mode de production et des rapports sociaux qui en découlent, en un
mot, la structure économique de la société est la base réelle sur laquelle en-
suite l’édifice juridique et politique se construit de telle sorte que le mode de
production de la vie matérielle domine en général le développement de la vie
sociale, politique et intellectuelle. » Marx - Le Capital –
L’infrastructure détermine la superstructure ( évolution sociale, intellectuelle et
politique)
Le matérialisme historique est une théorie qui constitue à la fois une rupture philoso-
phique et politique, explique qu'à chaque époque (Antiquité, féodalisme, capitalisme
bourgeois) le système économique dominant (infrastructure) donnant naissance à des
besoins vitaux détermine la forme de l'organisation politique et juridique de la société
(la «superstructure») et conditionne le processus de la vie politique, sociale, culturelle et
intellectuelle de cette même époque.
Les hommes font leur propre histoire, mais sur la base de conditions données, héri-
tées du passé. Parmi celles-ci, les conditions de la reproduction matérielle de la so-
ciété sont déterminantes.

D'autre part, pour Marx, l'histoire humaine ne suit pas comme dans le positivisme
comtien un déroulement linéaire vers le progrès. Marx s'inspire de Hegel, qui con-
sidère que le devenir de toute réalité se comprend dans la triade suivante : l'affir-
mation (la thèse), la négation (l'antithèse), et la négation de la négation (la syn-
thèse). Toutefois, si pour Hegel cette évolution se déduit de la nature de l'Esprit,
pour Marx elle s'inscrit dans l’évolution de l’activité humaine. Aussi est-il amené à
penser que les conditions économiques et matérielles déterminent l'anatomie d'une
société. Et ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine la réalité, mais
c'est la réalité sociale qui détermine leur conscience.

Lutte des classes (principe d’exploitation)


«  L’histoire de toute société jusqu’à nos jours est l’histoire de la lutte des
classes (…) Oppresseurs et opprimés, en opposition constante, ont mené une
guerre ininterrompue (…) La société bourgeoise moderne, issue de l’effon-
drement de la société féodale, n’a pas aboli les oppositions de classes. Marx
et Engels – extraits du Manifeste du parti communiste
Cette lutte des classes est donc ramenée à un duel.
C'est ainsi que se sont mises en place des classes sociales et dès lors l'histoire de la so-
ciété est devenue une histoire de luttes entre les dirigeants et les exécutants, dominants
et dominés, exploitants et exploités, c'est-à-dire un rapport de force entre ceux qui

3
louent leur force de travail (les classes sociales opprimées) et les propriétaires des
moyens de production, détenteurs du capital (la classe dominante, la bourgeoisie).

Théorie du prolétariat

Chez Marx, les prolétaires ne sont pas que les pauvres.

Les prolétaires sont le résultat de la dynamique du système capitaliste, et d'un


mouvement historique irréversible. C'est un individu qui est obligé de se salarier
pour répondre à ses besoins, dont le travail est de plus en plus réduit à une seule
tâche. Un ouvrier qui visse un boulon sur une chaîne de montage de voiture est un
prolétaire. Un trader en salle de marché qui vend des options sur indices du
CAC40 est aussi un prolétaire (on remarquera que le deuxième est en général très
bien payé).

La religion
Marx critique fortement le rôle de la religion. Il critique les aspects philosophiques
et sociaux de la religion. Marx est athée et s’en revendique, sans faire de l'athéisme
une nouvelle « religion ».
Marx s'intéresse surtout à la religion à cause du rôle qu'elle exerce sur la société.
Pour Marx, la religion est une structure créée par la classe dominante, et qui évolue
selon ses besoins. La religion et les hommes qui la font (prêtres, évêques, etc) sont
des alliés objectifs de la classe dominante (et, pour ce qui est du haut clergé, en est
directement membre).
Ce que récuse avant tout Marx, c'est l’effet anesthésiant, aliénant et mystifiant des
religions sur la mentalité collective. De là son expression célèbre : "La religion est
l'opium du peuple"

La valeur-travail
«  Ce capitalisme a acheté la force de travail à sa valeur journalière… Mais
qu’est-ce qu’un jour de travail ? …. En tant que capitaliste, il n’est que capital
personnifié… or, le capital n’a aucun penchant naturel à s’accroître, à créer
une plus-value, à absorber, au moyen de sa partie constante, les moyens de
production, la plus grande masse possible de travail extra. Le capital est du
travail mort qui, semblable au Vampire, ne s’anime qu’en suçant le travail
vivant et sa vie est d’autant plus allègre qu’il en pompe davantage… Le capi-
talisme en appelle donc à la loi de l’échange de marchandises. Il cherche, lui,
comme tout autre acheteur, à tirer de la valeur d’usage sa marchandise, le
plus grand parti possible. » Marx – Le Capital
Marx considère que la valeur d’un bien équivaut à la quantité de travail néces-
saire à la fabrication de ce bien.il n’est donc pas seulement la transformation d’une
donnée naturelle (car on pourrait alors le trouver également chez les animaux), il
implique avant tout une faculté de représentation. Le travail est donc tel que
l’individu s’identifie et se reconnaît dans ce qu’il a fait : en agissant, en travaillant,
l’homme met en œuvre les facultés qui lui sont propres, découvre son pouvoir de
conceptualisation et peut améliorer par là sa capacité de production. e travail
participe à l’identité de l’individu, on peut bien dire que le travail est non
seulement de l’avoir (i.e. du produire) mais également de l’être, en cela il y a donc

4
bien une dimension proprement ontologique au travail. C’est pour cela que Marx
porte l’accusation au mode de production industriel et capitaliste d’aliéner les
travailleurs. En effet, le travailleur n’a plus, dans ce cas là, de représentation
compréhensive de ce qu’il fait puisqu’il en ignore le produit final et donc le pour-
quoi de son activité. L’enjeu identificatoire est donc ici annulé puisque le seul enjeu
est celui de la rémunération.

La plus value
Marx considère que les capitaux engagés A se décomposent en deux parts : le capi-
tal constant c (les machines) et le capital variable v (les salaires). La valeur de A est
donc A = c + v.

Il suppose de plus que le capital constant ne fournit aucun surplus au capitaliste, ce


n'est que le capital variable qui est source de valeur, et cette valeur est proportion-
née au temps de travail social nécessaire à la production de la marchandise. Celui-ci
comprend le travail indirect et le travail direct.

L'exploitation des capitalistes s'exprime alors dans le fait que la force de travail uti-
lisée n'est pas payée par le capitaliste au prorata de sa valeur. Le travailleur est
payé, dans la logique de l'économie classique, au minimum vital qui permet sa sub-
sistance. Sous la pression d'un chômage permanent, les salaires seront toujours ra-
menés à long terme vers le salaire minimum. Le capitaliste récupère donc une dif-
férence : la plus-value, notée pl. On a donc : A' = c + v + pl.

La démocratie
Dans le Manifeste communiste, Marx considère que la première nécessité pour le
prolétariat est « la conquête de la démocratie » (chapitre 2).

La démocratie réelle est selon Marx un des buts et des moyens essentiels de l’action
du prolétariat. Cela est illustré par sa célèbre formule de 1864 : « L’émancipation
des travailleurs doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ».

Détruire les objets de l'aliénation


Pour sortir de ce système, Marx préconise la destruction des objets de l'aliénation,
c'est-à-dire la destruction de l'Etat, de la religion, de l'argent, du travail.

Cette destruction est en partie idéologique : aucune violence n'est à craindre. Il


suffit d'une prise de conscience. Un jour, les hommes peuvent décider d'arrêter de
croire à l'état, ils peuvent décider de ne plus croire à la religion, ils peuvent décider
que la monnaie n'a plus de valeur et refuser de s'en servir comme moyen
d'échange, et ils peuvent décider d'arrêter de travailler en tant que marchandise.
Cela ne signifie pas l'arrêt du travail, bien sûr, mais l'arrêt de l'idée qu'il faut le faire
contre un salaire.

A cette prise de conscience doit s’associer un changement radical des institutions


et structures de la société, pour dépasser le stade capitaliste et créer le commu-

5
nisme.

« A la place de l'ancienne société bourgeoise, avec ses classes et ses antagonismes
de classes, surgit une association où le libre développement de chacun est la condi-
tion du libre développement de tous »

Résumé

Marx prédit le destin du capitalisme


Marx perçoit l’évolution du capitalisme de la seconde moitié du XIX e s comme suit :
- le développement de la bourgeoisie entraîne celui du prolétariat
- le mouvement de concentration provoque des crises
- la paupérisation croissante des travailleurs (les travailleurs deviennent d eplus
en plus pauvres)
Le tout menant à la révolution.

Comment modifier l’ordre social existant ?
Selon Marx, les prolétaires doivent, pour renverser l’ordre social existant :
- s’unir internationalement pour mieux s’opposer à l’internationale du capita-
lisme
- s’emparer du pouvoir
- former la nouvelle société, société communiste, sans classe

Ses œuvres
Marx a été un philosophe et un journaliste avant d'être un révolutionnaire. Mais
tous ses écrits sont marqués par la volonté de combattre toutes les injustices et les
tyrannies. On parle de socialisme scientifique car, les méthodes d'analyse de Karl
Marx se basent sur des descriptions approfondies de l'Histoire économique et so-
ciale.

Le manifeste du parti communiste


Il organisa et dirigea un réseau de groupes révolutionnaires qui prit le nom de Ligue
communiste. Le Manifeste du Parti communiste, fut le premier écrit systématique de la doc-
trine socialiste moderne et fut rédigé par Karl Marx, en partie d'après des brouillons
d'Engels. Ils y substituèrent à la première devise des communistes «Tous les hommes
sont frères» le mot d'ordre et de ralliement «Prolétaires de tous les pays, unissez-vous».
À partir de son analyse dialectique de l'histoire, Karl Marx tira dans le Manifeste la
conclusion que la classe capitaliste devrait être renversée et supprimée à travers une
révolution réalisée par les classes ouvrières du monde entier (le prolétariat). En deve-
nant la propriété collective de tous, le capital (ou les moyens de production) ne permet-
trait plus l'émergence d'un nouvel antagonisme de classe et disparaîtrait au profit d'une
société sans classes dans laquelle tous les hommes seraient réellement égaux. À comp-

6
ter de la publication de ce Manifeste, toute la littérature communiste ainsi que la pensée
révolutionnaire s'en trouva profondément modifiée et renouvelée.

Le Capital
En Angleterre, Karl Marx se consacra à l'étude et à l'écriture. Il travailla également à
la construction d'un mouvement communiste international. Il rédigea à cette période
plusieurs ouvrages considérés comme des grands classiques de la théorie communiste.
Dans le Capital, il fit l'analyse systématique et historique de l'économie du système ca-
pitaliste et développa la théorie de l'exploitation par les capitalistes de la classe ou-
vrière à travers l'appropriation par les premiers de la «plus-value» produite par le pro-
létariat. L'ouvrage porte comme sous-titre «Critique de l'économie politique». L'éco-
nomie politique c'est, pour Marx, une demi-science, c'est-à-dire une science qui s'est
transformée en idéologie. Elle s'est arrêtée dans son développement et a dévié de la
voie scientifique parce qu'elle est restée prisonnière de préjugés et concepts de la classe
dominante de son époque, la classe bourgeoise.
En effectuant la critique de l'économie politique, Marx doit donc combiner simulta-
nément trois démarches. Il doit analyser le fonctionnement de l'économie capitaliste,
en dévoiler les contradictions et montrer combien la science économique officielle est
incapable de rendre compte de celles-là et de les expliquer. Il doit analyser les théories
des économistes bourgeois, montrer les contradictions, insuffisances et bévues de ces
théories et en retracer les racines dans leur fonction idéologique, c'est-à-dire apologéti-
que par rapport à la société bourgeoise. Et il doit analyser la lutte de classe entre capi-
talistes et travailleurs, qui permet de réincarner l'évolution économique et idéologique
dans des hommes vivants, qui font leur propre histoire, en dernière analyse à travers la
lutte de classes.

Influence
L'influence de Karl Marx sur ses contemporains ne fut pas très grande de son vivant,
mais elle s'accrut considérablement après sa mort avec l'importance que prit le mou-
vement ouvrier. Comme praticien de la politique, Marx ne rencontra guère de suc-
cès. Il n'a exercé une influence sur le mouvement ouvrier que pendant la dernière
partie de sa vie. Marx conçut sa théorie comme une synthèse de la philosophie alle-
mande (Hegel), de l'économie politique anglaise (Adam Smith, Ricardo) et des théo-
ries socialistes françaises, mêlant en permanence la théorie et la pratique, l'action
politique et la réflexion intellectuelle. Ses analyses sont devenues le fondement des
doctrines socialistes au XXe siècle. Ses théories sur la nature de l'État capitaliste, la
route vers le pouvoir et la dictature du prolétariat sont d'une importance capitale.

Les mises en œuvre


Le passage d'une société non communiste à une société communiste constitue un
moment délicat : les moyens divergent selon les tendances existantes au sein du
mouvement communiste, néanmoins la période révolutionnaire (avec toutes les
conséquences d'une révolution) est une base commune, même si les moyens pour la
réaliser ne le sont pas.

Des expériences, notamment en Espagne en 1936 dans une période révolution-


naire, dans des collectivités (il existera aux alentours de 3000 collectivités dans
toute l'Espagne) aragonaises ou catalanes (et dans d'autres régions), ont effectué des

7
réalisations partiellement communistes (en laissant, et de manières diverses selon la
situation de chaque collectivité, aux petits propriétaires, lorsque cela ne gênait en
rien les moyens de réaliser la subsistance des collectivités, la liberté de garder leurs
biens ou de s'associer ou non aux collectivités).

Le Léninisme (incluant le trotskisme), partant de l'idée de Karl Marx que l'Etat


est une machine au service de la classe dominante, conçoit le passage de la société
capitaliste à la société communiste comme la destruction de l'appareil d'Etat de la
bourgeoisie dans une révolution mobilisant de larges couches de la population et
emmenée par la classe ouvrière, et de la construction d'un Etat ouvrier, au service
de la majorité de la population. Cet Etat doit s'approprier les grands moyens de
production et organiser l'activité économique en vue de la satisfaction des besoins
de la population. Cette période historique, appelée dictature du prolétariat, doit
être selon le mot de Lénine "un million de fois plus démocratique que n'importe
quelle démocratie bourgeoise". Cette période de transition doit conduire à la cons-
titution d'une société sans classes, dans laquelle l'Etat sera amené à disparaitre, à
"s'éteindre" (Engels), afin de conduire au communisme.

Le maoïsme est une idéologie développée au xxe siècle par Mao Zedong, leader
du Parti communiste chinois,. Fondé en théorie sur les écrits des « pères » du
communisme (Marx et Engels), héritier chinois du stalinisme, le maoïsme présente
cependant certaines caractéristiques qui le relient à la pensée, à la culture et à l'his-
toire de la Chine. le maoïsme est une forme très dure de léninisme qui réprimait
l'ambition et interdisait même toute velléité d'améliorer l'ordinaire puisque toutes
les récoltes étaient mutualisées pour être redistribuées. Il impose à tous une grande
abnégation.

Citations marquantes
« Avant tout, nous constatons que les droits dits de l’homme, les droits de l’homme
par opposition aux droits du citoyen, ne sont rien d’autre que les droits du membre de
la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme
et de la collectivité. »  (Sur la question juive)
« Les philosophes ont seulement interprété différemment le monde, ce qui importe, c'est
de le changer. » 
« Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au con-
traire leur existence sociale qui détermine leur conscience. » 
« La religion, c'est l'opium du peuple !  » 
« Un spectre hante l'Europe, le spectre du communisme. » 

8
Conclusion
Marx est avec le Marxisme, est à la base du communisme moderne. Aujourd'hui,
et depuis plus d'un siècle, des mouvements divers et contradictoires se revendiquent
de ce mouvement.

Le Communisme a été une des idéologies/pratiques majeures répandue au cours


du XXe siècle, à la fois dans les luttes ouvrières et dans l'inspiration revendiquée
par divers mouvements politiques, mais les régimes s'étant déclarés communistes
ou "vers le communisme" n'ont été au cours de l'Histoire que des régimes dictato-
riaux et souvent criminels : l'URSS, ses pays satellites, la Chine, Cuba, le Cam-
bodge, l'Albanie, le Vietnam, l'Afghanistan et la Corée du Nord.

Sources:
Wikipédia, l’encyclopédie libre.
fr.wikipedia.org