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L'Indépendant (Paris.

1830)

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France


L'Indépendant (Paris. 1830). 21/11/1844.

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REVUE DRAMATIQUE. Mme Lemonnier... Mais àm nouTeau soupçon in- passé, qu'hélas î dans une heure d'égarement, tu as
quiète M. Lemonnier; il (pie, il questionne;la ver- renié comme saint Pierre renia Jésus-Christ, ont es-
SECOND-THÉATRE-FRANÇAIS. tu de sa femme l'emport%* et un noble aveu étant sayé de t'enchaîner,géant, an poteau de ton apostasie
fait, le mari pardonne. Mme Lemonnier écrit la der- politique! comme si le repentir était impossible au
Les Paniers de Mademoiselle, comédie en un acte, nière lettre du roman, et celte lettre prie poliment pécheur. Mais rassure-toi, poète, bien des sympa-
de M. Léon Guillard. M. Gustave de disparaître pour ne plus revenir. La thies te sont restées fidèles; de jeunes et ardens jou-
foi coujugaîe et la morale sont respectées. teurs entrent dans la lice pour rompre des lances en
L'Odéon a eu un succès à enregistrer,samedi, el Ce sujet n'est pas bien neuf; mais il est relevé par ta faveur, et tu peux, en les voyant triompher,
M. Léon Guillard est son heureux complice. Voici un dialoguespirituelet toujours de bon goût, comme l'enorgueillir de leurs palmes, en les rapportant à tèa
le canevas de cette pièce, telle que nous 1l'avons vue, sait l'écrire M. Fournier. Mile Fargueil a joué déli- chefs-d'oeuvres immortels, qui ont servi de modèles
— non de la loge n* 22,
l'administrationse dispense catement le rôle de Mme Lemonnier, et Rhozevil à leur musé enthousiaste. Ecoute-donc, ô poète ! le
maintenant de nous l'envoyer,— mais simplement avec élégance celui de Gustave. Mais.Geoffroy est noble et chaleureux appel de l'un de tes frères en
de l'orchestre. par trop commun et par trop normand dans celui Dieu et en poésie.
-
A l'époque où les dames portaient les immenses du libraire-éditeur.
sousJupes Oudinot en osier, ce qui avantageait les Le Gymnase commence à recueillir le fruit de son
tailles sans hanches,—existaient,comme aujourd'hui, activité. La salie est pleine chaque soir, grâce à une Ainsi donc quand ta chaîne est rompue, ô poète.
des vieilles filles aussi acariâtres que prétentieuses et extrême variété de spectacle. Achard et Mlle Désirée Tu peux te redresser et porter haut la tète,
pimbêches. Mlle Lauret était de ce nombre. Un jour, se font de plus en plus applaudir dans Babiole et
Au camp, comme autrefois, quand tu rentrais yaiqueur
elle fait venir des objets de toilette pour plaire à deux Joblot; Mlle Melcy obtient un juste succès dans
gaîans qui se disputent, en apparence, son coeur, Louise, ou la réparation; Emma, ou VAnge gar- Rentrersûr des bravos de tout hommede coeur.
tandis, qu'au contraire, ils courtisent sa belle-fille, dien, intéresse vivement; on rit à se tordre de la Ne craias plus maintenant le vide à ton approche,
la marquise de ***. Mais le marquis est sur le Famille du Fumiste, si gaîment jouée par Achard, Le dédain du regard ou l'affront du reproche;
point de surprendre les deux rivaux , qui n'ont Delmas et Landroi. Le présent, enfin; est couleur de Si peu qu'ilait vécu, qui de nous ne sait pas
que le temps de se cacher sous les paniers de Mlle rose, et l'avenir se présente sous un aspect magnifi- Qu'à de telles hauteurs, il suffit d'un faux pas,
Lauret, où on les découvre bientôt. Arthur est obligé que. A bientôt Yvan, des frères Gogniard, Rebecca, D'un éblouissement, d'une vaine lumière,
d'épouser une jeune personne qu'il a séduite; et poul- de M. Scribe, et plusieurs autres nouveautés impor-
ie comte de Montezza, îi ne reste plus que Mlle Lau- tantes. D. Dont le rayon fatal glisse sur la paupière,
rel, qu'il accepte, bon gré, malgré. Pour que l'homme planant sur l'abime profond
Cet ouvrage est bien intrigué, bien écrit, bien Soit saisi du vertige et roule jusqu'au fond ?
jèué. Bravo ! THEATRE DU PALAIS-ROYAL; Que plus on monte et plus sous le pied qui vacille,
AMÉDÉEBOUDIN.
Deux papas trè8 bien, vaudeville en un acte, de La pente s'élevant, une chute est facile?
MM. Lefranc et Labiche. Qui de nous, hors celui qu'aveugle
son orgueil,
Peut compter que toujours il bravera l'écueil ?
GYMNASE-DRAMATIQUE. Voici un vaudeville des plus gaillards, des plus
Ne s'est pas ditvingt fois, en pesant faiblesse,
excentriques que je sache. Grassot et Leménily sont sa
Première représentation. — Au bord de l'Abîme, adorables d'originalité ; Grassot surtout a une touche Qu'il lui suffit d'un jour où son Dieu le délaisse,,
vaudeville en un acte, de MM. Fournier et Bié- et un entrain à faire pâmer de rire. Gela se peut-il Pour qu'un souffle du vent terrasse le plus fort,
ville. raconter ? Donnerons-nous bien une idée de ce con- Pour que le vieux pilote aille sombrer port ?
au
traste qui existe entre M. Tourterot, bon rentier de Et s'il faut emprunter un exemple notoire,
M. Lemonnier est libraire ; il a une femm». Deux province, aimant de son fils jusqu'à ses défauts, en Les deux plus grands parmi les grands
chagrins l'obsèdent ; le premier, c'est que sa^ femme prenant les manières qui ne sont ni plus ni moins noms de l'histoire,
éviter de
ne soit pas un bas-bleu,car il pourrait ainsi
lN"ont-ils pas tous les deux une tache de
second, c'est qu'en que celles de la Grande-Chaumière, — et M. Pou- sang,
payer des droits d'auteur ,• le ce
pardin, qui vise à la phrase, fait un usage immodéré Sous les rayons de gloire à peine s'effaçant,
lui
momentauteur et roman manquent ; lefeuilleton
de l'imparfait du subjonctif et de termes extra-tech- Qui poursuit Bonaparte aussi bien qu'Alexandre?
accapare tout... Sa lamentations'appaise, grâce à un niques, au point que, révolté de l'argot de M. Tour- —Quandledemi-dieu tombe, un mortel peut descendre!
jeune littérateur qu'il a rencontré et qu'il entraîne terot, il veut rompre le mariage projeté entre sa fille Poète, sois donc sûr d'être le bienvenu
>
chez lui. Bon gré, malgré, il faut que M. Gustave Camille et César, fils dudit Tourterot, quand il s'aper- ;
lui fasse un livre. Ce livre, dit le jeune auteur, je l'ai Mais que dis-je? mais tous t'ont déjà reconnu!
çoit que son futur gendre, reçu docteur tout récem-
déjà commencé. En effet, il a disposé quelques cha- ment, est un homme de bon ton et de bonnes ma- — Aussi quand le coupable, avec une voix haute,
pitres d'un roman. Mais au roman de l'imagination nières. Fait voir son repentir, par. l'aveu de faute,
sa ;
succède tout à coup le roman de la vie réelle. Mme Le succès a été grand et mérité, et les applaudisse- Avec la eendre au front apparaît le seuil,
Lemonnier el Gustave se sont aimés-, ils se sont écrit; sur
les lettres de l'amant platoniquement heureux sont mens ont accueilli les noms des auteurs. Honte à qui pourrait bien lui refuser accueil,
M. Dubleix a une voix qui écorche les oreilles ; A qui le dédaignant dans
là, dans un vieux meuble que garde avec soin la jeune M. Germain une froideur qui glace le public, et
son coeur téméraire,
femme. Mais ce meuble a déplu à M. Lemonnier, Mlle Juliette une figure plus agréable que son jeu.
Ne voudrait s'empresser au-devant de
son frère !
qui le remplace par un meuble neuf. La serrure et Vois, la joie est au camp
: on t'offre le festin,
la clef sont les mêmes; il ouvre les tiroirs prudem- A. B. Comme on fait au retour d'un voyage lointain.
ment et trouve, quoi...? les lettres de Gustave... Heu- Bien plus tes vieux amis, avec des pleurs d'ivresse,
reusement, l'amant ne perd pas son sang-froid, et il REVUE BIBLIOGRAPHIQUE. N'en croyant pas leurs yeux, délirant de tendresse,
n'a pas de peine à persuader au mari que ces malen-
contreuses missives sont le commencement d'un Dans leurs bras convulsife te pressent longuement
Roman par lettres, convenu entre lui et Mme Le- REVANCHE AU POÈTE DE LA NÉMÉSIS. Comme si tout à coup, comble d'étonnement!
monnier, qui répondait avec exactitude, et qui avait Après l'adieu suprême aux choses de ce monde,
réclamé le secret afin de surprendre M. Lemonnier, Brochure in-8, par BATHÏLDBOUNIOL(1).
Tu surgissais, vivant, de la fosse profonde; \
désireux de publier d'elle un ouvrage... Le bon mari Poète! bien des Et la main dans tes mains, ils semblent avoir peur
ennemis se sont réveillés à ton cri
croit le conte; il est ravi ; il publiera le Roman par de colère! Bien des pygmées,jaloux
lettres, qu'il éditera avec luxe, qu'il fera mousser et de ton glorieux De laisser échapperle fantôme trompeur.
qu'il baptiste de ce titre emphatique : Au bord de
VAbîme ! Effectivement, l'abîme est sous les pas de j (1) Chez Jules Laisné, passage Yéio-Dodat.
** Debout, comme jadis, poète magnanime! MOSAÏQUE. conde scène lyrique possédât des ténèrsjdè'liï^(ï'g9
de MM. Audran et Duvernoy. Le/CVjaM,~qui cèti||
Pour que puissante encor ta verre se ranime,
OPÉRA.— Mlle Monldutaiguy a continué ses as- mençait le spectacle, a été fort Ibien exécutéAparl
Qu'elleéclate es beanx^vers,et débonde à grands flots, Mme Potier, Grard et le nouveauïpensionnaireCar*,!
Jamais sujet plus gWpd t'offrit-il ses tableaux ? sez faibles débuts, dans la Juive, par le rôle de Ra-
chel. Nous en parlons pour mémoire, car celte can- lo.— Le Maçon alterne fructueusement avec Guli$J
On a besoin^ toi. Rentré dans ton domaine, ' tatrice, dont la voix manque malheureusement tout tan, si bien chanté par Masset, Grard etMmeCasji
Justicier souverain de la folie humaine, à fait de jeunesse et d'éclat, ne sera pas engagée. mir, et Fra-Diavolo, toujours exécuté de tous pohîts
Sachant qu'il faut tuer la cause avec l'effet, Mais il paraît qu'on lui fait de brillantes propositions d'une manière charmante par Chollet, Sainte-Foy
Mmes Prévost et Darcier. Grâce à l'excellente coin,
Frappe, sans te lasser, l'erreur ou le méfait ! pour la province. — Le carnaval est excessivement position de ces spectacles, POpéra-Gomiquene COQ.
court cette année. Dans l'intérêt des indigens, dont
Tel qu'un bon journalier, vannant tout à ton crible,
le produit des bals masqués est une des principales naît pas une seule mauvaise soirée.
Sois fort comme autrefois, sois puissant, sois terrible i
Mais pourtant sans gauchir de l'austère équité, ressources, l'autorité a permis de commencer ces
bals en décembre. L'Opéra ouvrira donc la série des OPÉRA-ITALIEN.— Samedi dernier, Don Pas.
Sans que la passion prime ta volonté. siens le samedi x4, par une de ces fêtes que seul il quale (annoncé) aélé, par indisposition de Lablache
Comme à la royauté, rebelle au populaire, peut donner, et que leur luxe, leur éclat et leur ani- remplacé par Semiramide. Quoique pris à l'impro-
Pèse dans ta justice et non dans ta colère! mation rendent sans égales. M. Musard occupera, visté, Fornasari a parfaitement chanté le rôle d'As,
La satire n'est pas l'arme de l'assassin, comme d'habitude, le trône conquis par son talent, sur, et Mme Brambilla a exécuté celui d'Arsace avec
Mais le fer que conduit le doigt du médecin, au milieu d'un orchestre plus nombreux que jamais, cette perfection de méthode qui distingue son ta^
et réunissant, grâce à l'attrait du nom de son auguste lent, et qui la place en première ligne parmi les
Qui blesse pour guérir, et pour sauver le reste, chef, l'élite de nos artistesparisiens. La mode ne pou- cantatricesde notre époque. Corelli s'est fait chuter;
Excise les lambeaux en proie au mal funeste. vait manquer d'exciter sa verve : une centaine de mais Grisi a été admirable, et Morelli convenable. A
Moi qui me sens si faible en face du talent, quadrilles,de valses, de mazurkas et surtout de pol- bientôt ICaiitatrici Villane, deFioraventè, chantées
G maître, et devant toi ne parle qu'en tremblant, kas, composés d'après les ouvrages lyriques en fa- par Lablache, Roneoni, Corelli et Mme Eugénie Gar-
Moi le plus inconnu dés amis du poète, veur, promettentaux amateurs de la danse et de ia cia, dont les brillantesapparitions à l'Opéra-Comiqua
Mais non le moins ardent, mais non le moins en fête,
musique desjouissances nouvelles et faites pour aug- ne sont point oubliées de nos lecteurs, et qui débu-
menter, s'il était possible, la réputation des bals de tera dans cet ouvrage. L'engagement de M. Ron-
Le moins prompt à venir saluer ton réveil, l'Opéra, réputation justifiée, au reste, par les soins eoni, qui expirait avec— la saison actuelle, vient d'être
Oserai-je tout bas hasarder un conseil : prend l'administration pour y conserver la fran- renouvelé plusieurs années. — Le ténor Ojeda
que pour
Ménageantavec soin l'outrage des personnes, che gaîlé et la retenue de bon goût qui les ont tou- débutera dans la BéatriceditTenda, de Bellini. Ron-
jours fait distinguer. — Jouera-t-on, ne jotiera-t-on eoni a, dans cet ouvrage, un rôle important qu'il
Du nom propre, en tes vers, crains les dures consonnes.
En foudroyant le crime, accorde au criminel, pas le Diable à quatre ? Telle est la question que joue et chante d'une manière admirable. — Don
Plus faible qne méchant, un regard fraternel; les amateurs des ballets s'adressaient depuis quelques Giovanni sera aussi remonté cet. hiver, avec Forna-
jours. Nçus apprenons qu'elle vient d'être tranchée sari dans lo principal rôle. Enfin, Mario doit chantée
D'un néfastepassé, racheté par la gloire,
par la direction, qui a fait reprendreles répétitions // Pirata,
Toi seul, au fond dn coeur, dois garder la mémoire,de celte nouvelle oeuvre chorégraphique de M.
Et n'oublier jamais, touchédu repentir, Leuven, imitée d'un opéra de Sédaine, et dont VAUDEVILLE. La nouvelle élucubration sopo-
M. Adam compose la musique. — Une représenta- rifique de Mme Ancelot —
Qu'un illustre coupable est souvent un martyr, sera représentée samedi pro-
Que le Père commun, la pitié nous l'ordonne, tion extraordinaire aura lieu prochainement au bé- chain. Le sujet en est emprunté à Bussy-Rabutin, et
Ne promet le pardon qu'à celui qui pardonne.
néfice de Mlle Pauline Leroux, notre première mi- les plus jolies actrices du Vauderille sont chargées
Morale, diras-tu, qui n'est point de démon, me. — Dimanche, Dora Sébastien, privé de l'appui de soutenir l'ouvrage à l'aide de leur frais minois et
de Mme Stoltz, n'a point fait une chambrée complè- de toilettes resplendissantes d'élégance. Malgré tout
Tout à fait charitable et digne du sermon ! te. Mlle Méquillet, qui s'était déjà essayée une fois à l'éclat de la mise en scène, maigre un supplément
C'est que peut-être aussi, trahi par mon langage, l'improvisté dans le rôle de Zaïda, a reparu une se- \ extraordinaire de claqueurs, de rieurs et do cha-
Le secret de mon coeur dans ces vers, se dégage, conde fois dans ce rôle, et, plus sûre d'elle-même, touilleurs,on ne compte pas sur un grand succès.
Secretd'un coeur bercé dans la foi du chrétien. elle y a produit plus d'effet. Malheureusement, Mlle En tout cas,il y aura réunion de femmes charmantes
Méquillet n'est encore qu'une écolière : elle tâtonne et de bonnes actrices, car Mmes Doche, Juliette,
Oui, dirai-je, pour clore enfin cet entretien,
presque toujours, n'est jamais sûre de ses effets et Maria Brassine, Liévenue, Louise Morel, Âtala Beau-
N'étant pas seulementl'homme au réquisitoire, exagère toujours la simplicité ou la passion. Sa voix chêne, etc., etc., ont des rôles dans cette ancelctade.
Grandis ta mission au rôle de l'histoire, a de belles cordes sympathiques; mais le registre en La nouvelle pièce du Vaudeville est intitulée : Un
Que ta voix solennelle et libre du remords est très limité. Les rôles écrits pour Mme Stoltz per- Jour hors du Cloître.
Soit la vois de celui qui parle sur les morts, dront d'ailleurs toujours beaucoupà être chantés par
Soit la voix du penseurqui gravementraconte,
d'autres cantatrices. Le public a accepté Mlle Mé- PORTE-SAINT-MARTIN. En attendant la pre^
quillet comme double, mais non 'pas comme rem- mière représentation de —
Pour servir de leçon, ou le crime ou la honte ! plaçante. Dans cette soirée, Barroilhet s'est surpassé, tre son nouveau drame, ce théâ-
Soucieux d'éclairerbien plus que de punir, passe revue les ouvrages de son répertoirequi
et Duprez n'a chanté d'une manièreirréprochable que ont joui en naguère de la Nous avons déjà par-
A l'aide du passé, conseille l'avenir : la romance du second acte. Canaple a fait, comnle ié de Lalude. Mathildevogue.
Tâche que bien des fois, ressuscitantTacite, toujours, preuve de zèle et de talent dans un rôle d'éclat. Rauconrt, Jemma, a été reprise avec beaucoup
Clarence, déploient tou-
Tu remplis dignement, sans qu'on t'y sollicite. trop peu important, et Massol, qui n'était point en jours le même talent dans cette oeuvre éminemment
voix, a détonné, à dire d'experts. La danse était bril- intéressante.On aussi
Et puis comme intermède à ces mâles soucis,
lamment représentée par Coralli, Mlles Sophie Du- Familles, de MM. a revu avec plaisir les Deux
De la gloire viendront les splendides récits, Anicet et Dennery, et ici encore
milâtre et Fleury. — Mme Fabrl Brelin vient de le public
Chantsde la muse épique, harmonieuxet graves, s'essayer dans la Sylphide, où elle a parfaitement des.meilleurs a eu l'occasion d'applaudir Raucourt, l'un
et des plus zélés pensionnaires de M.
Qui vibrent jusqu'à l'âme, et font pleurer lesbraves,
échoué.On l'a trouvée peu vaporeuse,peu poéliqne Cogniard.
Que l'on aime à relire aux veilles du combat, et pas du tout Taglionienne. On dit, au reste, que l'impartialité — On lit dans YAudience cette note, que
Mlle Varin est engagée. C'est une bonne mime et nous fait un devoir de reproduire :
Ces poèmes vaillans, oreillerdu soldat, « Des publicistes consciencieux ne doivent jamais
Ou pressés sur son coeur comme un saint viatique, une non moins bonne danseuse. hésiter à reconnaître un tort ou à réparer une er-
Dignes enfin de Toi, qui moulant sur l'antique, reur ; et telle est aujourd'hui notre position envers
Tyrtce et Juvénal des temps contemporains,
COMÉDIE-FRANÇAISE.
— L'auteur du Tisserand les directeurs de la Porte-Saint-Martin : les élémenj
de Sêgovie, M. Hippolyte Lucas, achève, dit-on, des articles que nous avons publiés sur la salle de ce
Promets d'être immortelainsi que tes parrains.
une tragédie dont le sujet est emprunté à YHistoire théâtre nous avaient été fournis par une personne
de Sle-Geneviève, la patrone de Paris, Le principal étrangère, à la vérité, à notre rédaction, mais en qui
Qu'ajouterà la citation de ces quelques vers pleins rôle est destiné à Mlle Rachel. Aujourd'hui,
d'énergie et de vérité? si ce n'est que nous aurions jeudi,en première représentation da — nous avions pleine confiance. Les réclamationséner-
la Femme de giques des directeurs de la Porte-Saint-Martin nous
Toulu tout reproduire; car tout révèle dans l'oeuvre quarante
ans, comédie en trois actes et en vers, sur ont fait un devoir de consulter des documens offi-
de M. Bouniol, un poète à la pensée forte, aux senti- laquelle compte beaucoup.
on ciels, et nous avons reconnu que nous avions été in-
mens généreux, aux allures hardies! Mais déjà des duits en erreur. En effet, tous les procès-verbaux
poésies, où se remarquent les mêmes qualités qui OPÉRA-COMIQUE. — II fallait voir la foule qui se d'expertise déposés, soit à la Préfecture de police,
distinguent celle-ci, promettaient à ia littérature un pressait dimanche soir
écrivain sérieux et d'un grand talent; ce dernier é- aux portes de l'Opéra-Corni- soit à ia Ville, témoignent de la parfaite solidité de
que ! Mais aussi l'attraction était grande : on repré- la-salle Saint-Martin et des précautions tout excep-
crit tient, et au-delà, les promesses de ses aînés. A sentait la Sirène pour la première fois, le jour sanc- tionnelles qui semblent devoir préserver ce théâtre
ton tour,jeune poète, nous te dirons : Courage ! tifié au plaisir et au repos, et tout Paris endimanché, des chances d'un incendie. Nous nous empressonsde
avait pris la route de la place des Italiens. Ajoutons proclamer celte vérité, en réparation du dommage
Avance dans ta force et dans ta liberté i
que l'exécution a été parfaite de la part de Roger, que nous avons pu causer,et nous offrons aux direc-
La gloire est au bout de ta carrière. IGrignou et Piicquier, Mmes Lavoye et Prévost; et teur» de la Porte-Saint-Martin l'expression de nos
que le public industriel et marchand, qui se pique sincères regrets. Nous n'avons pas besoin d'ajouter
AMÉBÉE BOUDIN. souvent de bon goût, a paru étonné que notre se- que nous rompons toute relation avec l'homme qui
nou s a rendus complices de son erreur ou de sa mal- [avoir lieu que le dimanche ies décembre; le public: /Cette c rconstanceétant un aliment de plus à l'envieuse
vei llance. » [ne perdra rien à ce délai, qui donnera le temps de ré- /jalousie dont plusieurs fois elle a été l'objet, Mme Breton
AMBIGU—COMIQUE. Les Orphelines d'Anvers
[ péter plus souvent,
et de mieux exécuter le grand '/invite à réclamer la brochure qui accompagne chaque ap-
— [ouvrage de Kastner, dont le rare mérite mélodique pareil, dont le seul dépôt est chez elle, boulerait SainU
ont hérité d'une partie de la vogue du Miracle des est déjà le sujet de
Roses; mais l'imbroglio dramatique de M. Bouchai-1 artistique. toutes les conversationsdu monde Martin, n° 3, his.
LÉON, DENTISTE, rue de laChaussée-d'Amtin,8.
ày doit une partie de son succès à la brillante mise —
en scène, et surtout au talent d'Albert, de Mélingue, PANORAMANATIONAL.— La foule se porte depuis Nous recommandons cet habile praticien aux personnes
qui ont eu le malheur de perdre leurs dents, comme les
de Chilly et de Mme Guyon. — Un drame eu seize quelque temps au Panorama national de M. Langlois, posant parfaitement, depuis 12 jusqu'à 18 fr. '
tableaux, de M. Frédéric Soulié, succédera aux Or- Champs-Elysées,pour admirer la vue de la Bataille Nétoyage de dents à 3 francs.
phelines d'Anvers, mais dans un mois seulement. d'Eylau. La vérité saisissante de cette magnifique
M. Béraud ne veut pas devenir trop riche, et il a rai- prge de notre histoire militaire, justifie et récom- — Le sirop anti nerveux de M. LAEOZE, pharmacien,
pense cet empressement. rue Neuve-des-Petits-Champs,26, à Paris, continued'ob-
son. tenir les plus heureux résultats dans les affections attri-
CIRQUE-OLYMPIQUE. Toujours affluence à la M. BALFE A LONDRES. — La centième représen- buées à l'aionie de l'estomac et du canal alimentaire, les

Corde de Pendu. II faut que le directeur du Cirque tation de The Bohemian Girl (la Bohémienne) a eu aigreurs, coliques d'estomac, mauvaisesdigestions, ab-
eu ait terriblement daus sa poche.
à Drury-Lane l'effet qu'on en attendait. La salle était absence d'appétit. Il abrège les convalescenees traînantes,
combat organique. Il ne doit pas être con-
comble. M. Balfe, qui conduisait l'orchestre, a été sa- sidéré la délibilation médicament, mais bien comme l'agent
FOLIES-DRAMATIQUES. L'administration de M. lué par les acclamations unanimes comme un
de la
de médecine naturelle, ca-
Mourier est une desplus constamment heureuses que lauriers lui été jetée d'une loge : une couronne pluspuissant
—• hygiénique le
a par une dame ; pabie de régulariser les fonctions de l'organisme, satis-i
nous sachions. Excellent ensemble d'artistes, bon enfin, il a été forcé de paraître sur la scène'au milieu faire ses besoins, réparer ses pertes.
choix de pièces, variété de spectacles, voilà ce qu'elle des principaux interprêtes de
offre, chaque fois, au public qui se presse dans sa forth, Harrisson Borrani. Le son opéra, miss Rain- Il
et service en argente- y a peu de pommade qui soit aussi bonne que celle
trop petitesalle; c'est encore ce qui a été constaté, rie, voté par souscription en faveur du musicien de de Mme Durut pour la crue des cheveux et pour en ar-
mardi: les PremièresArmes du Diable, vaudeville The Bohemian la chute. De tous les points.de la France et de l'é-
Girl, se compose des objets suivans : rêtertranger les demandes se succèdent ; les expéditions ont
fantastique en cinq actes, de MM. Granger et Ger- bouloire richement ciselée en fleurs et fruits, lieu
une exactitude, et les résultats aujourd'hui ne sont
mon, a obtenu du succès, dont une grande part re- une corbeille analogue, une cafetière, une théière, plus avec
vient à Charles Potier^ Palaiseau, Mmes Judith,Le-
douteux ; trois années d'un succès constant ont assu
un sucrier avec pinces, un pot au lait, un beurrier pour toujours la vogue à la Pommade Durât.
gros, Leroux, etc, et deux douzaines de cuillères. Le comité de sous- (Voir aux Annonces.J
THÉÂTRE DE M. COMTE.—Le Flageolet enchanté cription, pour donner plus de solennité à cette ova- —Parmi les inventionsutiles et économiques
retient la foule à ce charmant théâtre. tion, a décidé que M. BaSfe serait mis en possession, public adoptées récemment,ilfaut que le
le jour de la première représentation, de son nouvel a ranger l'Encrier si
phoïdtj, de M. Ghaulin, dont il suffit de dire, pour en
CONSERVATOIRE. — C'est lundi 25 du courant opéra les Chevaliersde Malte, ou le soir de son bé- faire l'éloge,qu'il obvie à
tous les inconvéniensque pré
que les élèves du Conservatoire inaugureront la nou- néfice. Le succès de la Bohémienne n'est, au reste, sentent les encriersordinaires ; c'est-à-dire,que grâce à
velle salle de spectacle du chàieau de Saint-Cloud, pas épuisé, et tout annonce qu'il se prolongera au la manièredontil est disposé,l'air n'a point d'action sur
par la représentation de Raoul de Créquy. Les dé- delà même de la saison actuelle. le liquide,qui conservesa fluidité et sa clarté sans exiger
cors de ce théâtre ont été faits au Garde-meuble de le moindre entretien. M. Chaulin vient défaire fabri-
la Couronne. Toute la semaine qui commence sera quer une nouvelle plume qu'il appelle Siphoïdienne,et
employée à les essayer sur le théâtre du Conserva- — Le jury d'exposition de I844J en décernant la mé- qui convient à tous les genres d'écriture.
toire. Par ces motifs, le beau concert dans lequel l'o- daille d'or à Mme Breton, sage-femme brevete'e pour ses {.Voir aux Annonces.)
biberons et bouts de sein a sanctionné les éloges que
péra biblique, le Dernier roi de Juda, du composi- plusieurs fois
nous avons été, appelés à donner à cet ingé-
teur Georges Kastner, doit être exécuté, ne peut nieux appareille, meilleur qui se soit fait jusqu'à jour. B. DAVONS, directeur-gérant.
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