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Rapport de présentation

Mariam ZERKTI EL AYADI


Youssef AMAZIANE
Zakariae Ahmed AIT CHAOUI
Mustapha HOUMIRAT
8 juin 2018

Table des matières


1 Introduction 2
1.1 Eurocodes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Objectifs des Eurocodes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3 Familles des Eurocodes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.4 Historique des Eurocodes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

2 Réglementation actuelle : l’Eurocode 3 3

3 Les constructions concernées 4

4 Les dangers de la construction métallique 5

5 Notations générales 6

6 Bases de calculs de l’Eurocode 3 12


6.1 Notions de sécurité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
6.2 Actions et combinaisons d’actions . . . . . . . . . . . . . . . . 14
6.3 Classification des sections transversales . . . . . . . . . . . . . 16

Résumé
Résumé du contenu du document.

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1 Introduction
1.1 Eurocodes
Les Eurocodes constituent un ensemble de 58 normes européennes, d’ap-
plication volontaire, harmonisant les méthodes de calcul utilisables pour véri- fier
la stabilité et le dimensionnement des différents éléments constituant des bâtiments
ou ouvrages de génie civil, quels que soient les types d’ouvrages ou de matériaux
(structures en béton, en métal, structures mixtes acier/béton, maçonnerie, bois,
aluminium, règles de calcul pour les ouvrages de géotech- nique et règles
parasismiques).
Les Eurocodes sont des codes européens de conception et de calcul des ou- vrages,
se substituant aux codes nationaux et permettant aux entreprises de travaux
ou bureaux d’études, d’accéder aux marchés des autres pays membres.

1.2 Objectifs des Eurocodes


— Ils visent à harmoniser les techniques de construction en Europe, et à
faciliter le libre accès des entreprises (travaux publics, bureaux d’études
techniques..) aux marchés des autres États membres.
— Ils permettent de concevoir des ouvrages et de contrôler la conformité aux
exigences essentielles,
— Ils seront le principal moyen de conception des structures de bâti-
ments et ouvrages de Génie Civil, pour le secteur de la conception
des ouvrages et pour l’industrie du bâtiment et des Travaux Publics. Les
différentes parties des Eurocodes et leurs dates de publication
deviennent des références devant être connus des praticiens.

1.3 Familles des Eurocodes


On compte 58 Eurocodes, regroupés en 10 familles
— Eurocode 0 : Bases de calcul des structures (EN 1990)
— Eurocode 1 : Actions sur les structures (EN 1991)
— Eurocode 2 : Calcul des structures en béton (EN 1992)
— Eurocode 3 : Calcul des structures en acier (EN 1993)
— Eurocode 4 : Calcul des structures mixtes acier-béton (EN 1994)
— Eurocode 5 : Conception et calcul des structures en bois (EN 1995)

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— Eurocode 6 : Calcul des ouvrages en maçonnerie(EN 1996)
— Eurocode 7 : Calcul géotechnique (EN 1997)
— Eurocode 8 : Calcul des structures pour leur résistance aux séismes
(EN 1998)
— Eurocode 9 : Calcul des structures en aluminium (EN 1999)
Chaque famille est constituée d’une partie générale (partie 1-1), d’une partie
concernant l’incendie (partie 1-2), d’une partie 2 concernant les ponts (si
d’application) et d’autres parties spécifiques. Les Eurocodes sont publiés par les
instituts de normalisation nationaux (AFNOR( Association Française de
NORmalisation), NBN (Bureau de Normalisation Belge), NEN (Institut de
Normalisation Néerlandais)...) avec l’indicatif national devant le numéro de la
norme. Exemple : NBN EN 1991-1-1 (norme belge).

1.4 Historique des Eurocodes


1971 : directive Marchés publics de travaux
1976 : lancement des premiers Eurocodes
1980 : mise à l’enquête des Eurocodes
1989 : directive Produits de Construction
1989 : transfert des Eurocodes au CEN et début ENV (normes expérimen- tales
provisoires)
1991-1998 : publication des ENV (normes expérimentales provisoires)
1998 : début de la transformation des ENV en EN (EN : norme au stade
définitif )
2005 : achèvement du programme des Eurocodes
2004-2007 : publication des Eurocodes en France et de leurs annexes natio- nales
mars 2010 : fin des normes nationales en contradiction avec les Euro- codes
(marchés publics seulement ; période de transition pour les marchés privés)

2 Réglementation actuelle : l’Eurocode 3


Avant 1993, la conception et le calcul des constructions métalliques étaient
régis par diverses réglementations :
— "les règles de calcul des constructions en acier", dites "règles CM 66", qui
réglementaient tous les bâtiments en acier,

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— le titre V du fascicule 61 du cahier des prescriptions ecommunes, in- titulé
"conception et calcul des ponts et constructions métalliques en acier", qui
réglementaient tous les ponts et ouvrages d’art,
— des normes NF, qui régissaient les calculs des assemblages et des élé- ments
à parois minces,
— l’additif 80, qui introduisait les notions de plasticité de l’acier et
d’états-limites, ce qui permettait de tirer parti des propriétés élasto-
plastiques de l’acier d’alléger ainsi les structures.
Depuis 1993, une nouvelle réglementation européenne est entrée en vi-
gueur et impose, en remplaçant de ces divers et précédents textes, un code unique
: l’Eurocode 3.
L’Eurocode 3 est un règlement très novateur, qui fixe des règles très dé-
taillées, desnotions et des classifications très pertinentes (classes de section
par exemple), et qui propose diverses alternatives de dimensionnement au
calculateur, selon la stratégie et la finalité retenues. Le tout étant pensé se- lon une
approche de sécurité semi-probabiliste, qui conduit à une calibration de très
nombreuses formules de calculs de résistance.
En revanche, l’Eurocode 3 est un ouvrage mal rédigé, peu clair, empli de
redondances, dont les calculs et les formules sont truffés d’indices, qui les
rendent difficilement compréhensibles. C’est un traité beaucoup trop théo-
rique, qui vient s’appuyer sur des logiciels de calculs et qui ignore ou sous- estime
les imperfections, les approximations et les réalités quotidiennes qui affectent les
bureaux d’études, les usines et les chantiers.

3 Les constructions concernées


Les ouvrages métalliques peuvent être de conception différente et compo- sées
des ossatures 1 réalisées en :
— poutrelles laminées courantes,
— profils reconstitués soudés,
— profilés creux soudés, en treillis, bi-dimensionnels ou en nappes tri-
dimensionnelles,
— etc.
En outre, ces ossatures peuvent être de faible hauteur et de grande surface au sol
(usines, entrepôts...), de grande hauteur et de faible surface au sol ou de dimensions
intermédiaires (immenses de logements, de bureaux).
1. Charpente, ensemble des parties solides qui tiennent un tout

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4 Les dangers de la construction métallique
En comparaison avec des constructions en béton, armé ou précontraint,les
constructions métalliques exigent qu’une attention toute particulière soit por- tée
sur certains points "névralgiques", notamment :
— les assemblages (boulonnages, soudages), afin de se prémunir contre
leurs risques de rupture brutale, qui conduiraient à la ruine de l’ou-
vrage par effondrement,
— les phénomènes d’instabilité élastique qui amplifient considérablement les
contraintes dans les pièces, et qui sont particulièrement redoutables en
construction métallique, du fiat de l’utilisation de pièces de faible épaisseur
et de grand élancement.

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5 Notations générales

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6 Bases de calculs de l’Eurocode 3
Tout calcul de dimensionnement ou de vérification de structure repose
sur de nombreuses hypothèses mathématiques ou physiques, généralement
modélisées, et parfaitement théoriques.
Ces hypothèses correspondent assez mal à la réalité, du fait du grad nombre
d’imprécisions, d’imperfections, voire d’erreurs, qui affectent les calculs, la
fabrication, lemontage et l’utilisation des structures concernées, et qui pré-
sentent un caractère très variable et parfaitement aléatoire.
Cet ensemble d’imprécisions et d’imperfections peuvent affecter :

6.1 Notions de sécurité


LA CONCEPTION D’UNE STRUCTURE
— sous-estimation des charges, permanentes mais surtout variables,
— conditions de liaison aux noeuds erronées,
— assemblages mal conçus,
— effets dus à la dilatation des aciers non pris en compte,
— etc.

LA FABRICATION DES ELEMENTS


— la limité élastique fy d’un acier n’est pas précisément détérminée,
— les contraintes résiduelles de laminage, que l’on connaît mal, faussent
les calculs des contraintes résultantes,
— le module d’élasticité de l’acier E n’est pas constant dans une section,
— l’acier n’est pas, comme on le considère en résistance des matériaux, un
matériau parfaitement élastique, homogène et isotrope,

LA TRANSFORMATION DES PIECES en usine, du fait d’erreurs sur les


plans d’exécution ou en atelier, de cotations erronées, de perçages trop importants,
de soudures défectueuses, etc.

LE MONTAGE SUR SITE


— Les modes de calcul prennent en compte les structures en phase défi-
nitive, et rarement en phase de montage,
— serrage de boulons incorrect, diamètre et nuance d’aciers des boulons non
conformes, coefficient de frottement des platines insuffisant, etc.

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L’EXPLOITATION PAR LE MAITRE D’OUVRAGE
— modification de destination des locaux, d’où charge bien supérieure
sur les planchers,
— adjonction de charges initialement non prévues,
— absence de maintenance et d’entretien (corrosion des aciers, oxydation,
perte de section résistante,etc.)
Considérons enfin, contrairement aux hypothèses de la RDM, que les charges ne
sont jamais centrées, que les poteaux ne sont que rarement verticaux, que les
poutres sont également rarement rectilignes, que les sollicitations ne sont pas
nécessairement confinées dans les plans principaux d’inertie, nous pouvons
être certains, que pendant sa durée de vie, un ouvrage sera soumis à des
sollicitations supérieures à celles prises en compte dans les calculs.
De ce fait, pour s’assurer la sécurité d’une construction, deux démarches sont
possibles :
— la première, qui est un calcul en "contrainte admissible", dans lequel il s’agit
de vérifier que la contrainte de service reste inférieure à une fraction de la
contrainte utile du matériau,
Il s’agit d’une méthode de calcul de type "déterministe", qui suppose les
paramètres de calcul connus, donc non-aléatoires.
— la seconde, qui est un calcul en "états limites", dans lequel il faut
cérifier que la contrainte en service, majorée (ou pondérée), reste in-
férieure à la contrainte ultime du matériau.
Il s’agit cette fois d’une méthode de calcul de type "probabiliste" qui
introduit des coefficients de pondération variables, donc aléatoires.

Il semble que la tendance actuelle et à venir des réglements et normes en


cours d’élaboration aille vers des méthodes de calcul "semi-probabiliste", ce qui
est la cas pour l’Eurocode 3.

ETATS-LIMITES Un état-limite est un état particulier, au delà duquel une


structure ne satisfait plus aux exigences pour lesquelles elle a été conçue et
dimensionée.
On distingue deux types d’états-limites :
— l’Etat-limite de sevice (E.L.S), qui correspond à l’utilisation courante et
quotidienne de l’ouvrage et qui limite les déformations de la struc- ture, afin
d’éviter des désordres secondaires et garantir la pérennité té de l’ouvrage
(limitation des flèches, de la fissuration du béton ... ) ;

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— l’Etat-limite ultime (E.L.U), qui correspond à un cas de charge excep-
tionnel, ultime (par exemple : neige trentenaire, crue centenaire ... ), pour
lequel la stabilité de l’ouvrage doit être garantie, bien qu’étant à la limite de
la ruine. Un E.L.U est atteint lorsque l’on constate une perte d’équilibre,
une instabilité de forme, une rupture d’élément, une déformation plastique
exagérée, etc.

6.2 Actions et combinaisons d’actions


Les actions agissant sur une structure sont de trois types :
— les actions permanentes G
— poids propres,
— action de la précontrainte,
— déplacement différentiel des appuis,
— déformation imposée à la construction ;
— les actions variables Q
— charges d’exploitation,
— action du vent,
— action de la neige,
— action des gradients thermiques ;
— les actions accidentelle A
— explosion,
— chocs de véhicules ;

COMBINAISONS D’ACTIONS A L’E.L.U


— Les charges d’exploitation peuvent être estimées avec la norme NF.P.06.001,
— Les charges de neige sont définies par le D.T.U.06.002(règles N.84),
— Les charges de vent sont définies par le D.T.U.06.006(règles NV 65).
— Action des gradients thermiques : variation relative de longueur−4.10−4
à 3.10−4.
Les combinaisons d’actions sont :
— avec une action variable :
1, 35G max + G min + 1, 50Q
Gmax = action permanente défavorable
Gmin = action permanente favorable
Q = action variable défavorable
— avec plusieurs actions variables :
P
1, 35G max + G min + 1, 35 Qi

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COMBINAISONS D’ACTIONS A L’E.L.S. Elles servent exclusive- ment
pour le calcul ou la vérification des déformations (flèches et déplace- ments).
Les combinaisons d’actions sont :

— avec une action variable : G + Q


P
— avec plusieurs actions variables : G + 0, 9 Qi

VALEURS LIMITES DES DEFORMATIONS Les valeurs limites des


déformations des structures métalliques ne sont pas imposées réglementai- rement,
brutalement, car elles dépendent de divers critères, propres à chaque construction
( installation de ponts roulants, d’ascenseurs, de façades vi- trées, etc.) ; exigera
des déformations très limitées et une grande rigidité des structures, afin de garantir
le bon fonctionnement des dites installations. En revanche, un simple entrepôt
tolérera des déformations nettement plus im- portantes).
Les choix incombent donc aux concepteurs, aux maîtres d’ouvrage ou aux
utilisateurs finaux, qui sont censés connaître les contraintes diverses affec-
tant la construction proprement dite que sont l’utilisation ou sa destination finale.
Si ces choix n’ont pas été exprimés au niveau des cahiers des charges, le ré-
glement Eurocode 3 recommande des limites, qui sont les suivantes, et qui
restent approximatives :

— toitures en général :f < l/200 ,


— planchers en général : f < l/250
— planchers supportant des poteaux :f < l/400,
— poteaux de portiques en général : ∆< l/300 ,
— poteaux de portiques avec pont roulant : ∆< l/500.

EFFETS DYNAMIQUES Les effets dynamiques à prendre en compte à


l’Etat-limite de service doivent vérifier que les fréquences (ou périodes)
propres des structures sont suffisamment différentes de celles de la source
d’excitation, afin de se prémunir contre tout phénomène de mise en réso-
nance.
Il s’agit donc de calculer la fréquence propre f (en cycle par seconde) ou la période
propre T (en seconde) de la structure et de vérifier qu’elle(s) reste(nt)

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inférieur(s) à certaines bornes :

— pour les planchers cournats de logements, de bureaux ... :


f>3 cycles/seconde ce qui est évrifié si la flèche instantanée du plan- cher
reste inférieure à 28 mm.

— pour les planchers moins courants de gymnases, discothèques ...


f>5 cycles par seconde ce qui est vérifié si la flèche instantanée du
plancher reste inférieure à 10 mm.

6.3 Classification des sections transversales


L’Eurocode 3 a instauré une classification des sections transversales, en
fonction de critères divers :

— élancements des parois,


— résistance de calcul,
— capacité de rotation classique,
— risque de voilement local,
— etc.
Quatre classes de sections ont été définies, allant de la section 1 (la plus
performante) à la section 4 (la plus fragile), soit :
— Classe 1 : sections transversales pouvant atteindre leur résistance plas-
tique, sans risque de voilement local, et possédant une capacité de
rotation importante pour former une rotule plastique.
— Classe 2 : sections transversales pouvant atteindre leur résistance plas-
tique, sans risque de voilement local, mais avec une capacité de rota- tion
imitée.
— Classe 3 : sections transversales pouvant atteindre leur résistance élas- tique
en fibre ectrême, mais non leur résistance plastique, du fait des risques de
voilement local.
— Classe 4 : sections transversales pouvant atteindre leur résistance élas- tique
du fait du risque de voilement local.

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