Sunteți pe pagina 1din 6

Resistencia 2019-09

L’euthanasie, un projet mondial

La mort cruelle de Vincent Lambert, ce cérébrolésé mis à mort en juillet dernier par la volonté des
autorités hospitalières et de l’Etat, aura eu pour conséquence de remettre sur le tapis en France la
question de la légalisation de l’euthanasie. C’est ainsi qu’avance la culture de mort : en prenant une
affaire emblématique et en jouant sur les sentiments afin de promouvoir une nouvelle transgression.
Cette marche vers le néant dépasse largement le cadre des quelques pays où l’euthanasie est déjà
légale, et elle se réalise d’une double manière, en visant à la fois la légalisation de l’euthanasie
proprement dite et la mise en place de protocoles médicaux qui en réalité aboutissent au même
résultat.
Pour comprendre où en est le monde à cet égard il faut d’abord poser que la légalisation de
l’euthanasie est en réalité inséparable de celle du suicide médicalement assisté, malgré des différences
de réalisation de ces deux gestes. L’euthanasie proprement dite consiste pour le médecin à poser
délibérément un acte qui donne la mort : le plus souvent, l’administration par intraveineuse d’une
substance létale comparable à celle utilisée pour les condamnés à mort aux États-Unis, par exemple.
Le suicide assisté, en revanche, consiste en la fourniture d’une potion, un poison mortel que le candidat
se verra remettre soit par un médecin, soit par un pharmacien, soit dans une clinique spécialisée
comme il en existe en Suisse : à lui de l’absorber par ses propres moyens. Cela ôte un peu de la
responsabilité de celui qui lui aura donné les moyens de se tuer mais il ne s’agit pas moins d’une
manière d’administrer la mort. Elle est évidemment impossible pour les personnes impotentes ou
inconscientes, mais ayant laissé des directives anticipées en vue de leur fin de vie « choisie ».

La cruel muerte de Vincent Lambert, la lesión cerebral herida en julio pasado por la voluntad de las
autoridades hospitalarias y el Estado, ha tenido el efecto de volver a poner sobre la mesa la cuestión de
la legalización de la eutanasia en Francia. Así es como avanza la cultura de la muerte: tomando un
caso emblemático y jugando con sentimientos para promover una nueva transgresión. Esta marcha a la
nada va mucho más allá de los pocos países donde la eutanasia ya es legal, y se lleva a cabo de una
manera de dos propensas, con el objetivo tanto de la legalización de la eutanasia misma como el
establecimiento de protocolos médicos realidad da como resultado el mismo resultado.
Para entender el estado del mundo en este sentido, primero debemos afirmar que la legalización de la
eutanasia es en realidad inseparable de la del suicidio asistido médicamente, a pesar de las diferencias
en la realización de estos dos actos. La eutanasia en sí es para que el médico realice deliberadamente
un acto que resulta en la muerte: más a menudo que no, la administración intravenosa de una
sustancia letal comparable a la utilizada para los reclusos condenados a muerte en los Estados Unidos,
por ejemplo.
El suicidio asistido, por otro lado, consiste en la provisión de una poción, un veneno mortal que el
candidato le dará ya sea por un médico, un farmacéutico o en una clínica especializada como en Suiza:
depende de él absorberlo por su cuenta Significa. Esto quita parte de la responsabilidad de quien le dio
los medios para suicidarse, pero no es menos una forma de administrar la muerte. Obviamente es
imposible para las personas que son impotentes o inconscientes, pero que han dejado directivas
anticipadas para su final "elegido" de la vida.

Le dénominateur commun reste la volonté du patient de passer de vie à trépas sans avoir à choisir un
moyen par trop désagréable, douloureux ou pesant pour son entourage. C’est ainsi qu’aux Pays-Bas on
a pu médiatiquement justifier l’euthanasie pour les malades mentaux en affirmant qu’il valait mieux cela
que de les voir se jeter sous un train – mort violente, sale, traumatisante pour les proches et qui en
outre perturbe la ponctualité des transports publics.

1
On sait que la volonté du patient n’est pas toujours au rendez-vous: plusieurs rapports aussi bien en
Belgique qu’aux Pays-Bas ont mise en évidence des cas d’euthanasie sans le consentement expresse
du patient, ou encore des euthanasies sur des personnes en phase avancée de démence. Tant il est
vrai que là où l’euthanasie a été rendue légale, les dérives annoncées par les opposants se sont bel et
bien installées.
Ainsi, en septembre, un tribunal néerlandais a acquitté une femme médecin qui a pratiqué l’euthanasie
sur une personne profondément démente, incapable d’exprimer sa volonté, mais qui s’était débattue au
moment de recevoir la piqûre mortelle, au motif qu’elle avait correctement jugé de l’état de souffrance
de cette patiente et que celle-ci avait laissé des directives anticipées.

El denominador común sigue siendo la voluntad del paciente de pasar de la vida a la muerte sin tener
que elegir una manera demasiado desagradable, dolorosa o gravosa para quienes lo rodean. En los
Países Bajos, por ejemplo, la eutanasia para los enfermos mentales se utilizó para justificar la
eutanasia diciendo que era mejor que verlos lanzarse bajo un tren - muerte violenta, sucia, traumática
para los parientes y que también interrumpe la puntualidad transporte público.
Sabemos que la voluntad del paciente no siempre está ahí: varios informes en Bélgica y los Países
Bajos han puesto de relieve casos de eutanasia sin el consentimiento expreso del paciente, o
eutanasia en personas en fase Demencia. Es tan cierto que cuando la eutanasia se ha hecho legal, los
excesos anunciados por los oponentes se han resuelto.
Por ejemplo, en septiembre, un tribunal holandés absolvió a una doctora que realizó la eutanasia a una
persona profundamente demente, incapaz de expresar su voluntad, pero que había luchado en el
momento de recibir la picadura fatal, con el argumento de que debidamente juzgó el estado de
sufrimiento del paciente y que había dejado instrucciones anticipadas.
Pour l’heure, un nombre relativement limité de pays autorise l’euthanasie ou le suicide médicalement
assisté (voire les deux dans un certain nombre d’entre eux) proprement dits. Les Pays-Bas et la
Belgique, déjà cités, auront été pionniers en autorisant expressément l’administration d’une piqûre
mortelle respectivement en 2001 et 2002 ; les Pays-Bas permettent également le suicide assisté.
S’y est ajouté récemment le Canada, dont la législation particulièrement « avancée » comporte des
dispositions défavorables au droit d’objection de conscience des médecins : actuellement, la bataille
autour de la mise à mort volontaire des patients a déjà poussé dans leurs retranchements les médecins
pro-vie qui en sont à lutter pour leurs droits de ne pas donner la mort ni de participer d’une façon ou
d’une autre à cette procédure, puisque les tribunaux les obligent à aider leurs patients à trouver un
médecin plus complaisant qui accédera à leur demande.
La Suisse interprète depuis les années 1980 sa législation sur le suicide assisté, qui ne doit pas profiter
matériellement à celui qui assiste, comme un droit de l’assistance médicale – désintéressée en quelque
sorte – au suicide, proposé aussi bien aux citoyens suisses comme aux « touristes » étrangers qui
viennent faire leur dernier voyage sans retour dans une clinique comme Dignitas ou LifeCircle. Un vrai
business !
En la actualidad, un número relativamente pequeño de países permiten la eutanasia o el suicidio
asistido médicamente (o ambos en un número de ellos) per se. Los Países Bajos y Bélgica, ya
mencionados, fueron pioneros en autorizar expresamente la administración de una picadura letal en
2001 y 2002, respectivamente; los Países Bajos también permite el suicidio asistido.
Canadá se ha unido recientemente a una legislación "avanzada" particular que incluye disposiciones
contra el derecho de conciencia de los médicos: actualmente, la batalla por el asesinato voluntario de
pacientes ya se ha agriado médicos pro-vida que están luchando por sus derechos a no dar la muerte o
participar de ninguna manera en este procedimiento, ya que los tribunales les exigen ayudar a sus
pacientes a encontrar un médico más complaciente que accederán a su solicitud.
Desde la década de 1980, Suiza ha interpretado su legislación sobre el suicidio asistido, que no
debería beneficiar materialmente a quienes asisten, como derecho de asistencia médica -desinteresado
de alguna manera- al suicidio, ofrecido a los ciudadanos, así como suizos, así como "turistas"

2
extranjeros que vienen a hacer su último viaje sin volver a una clínica como Dignitas o LifeCircle. ¡Es un
verdadero negocio!
Le Luxembourg a lui aussi légalisé l’euthanasie en 2009, sans que cette loi soit beaucoup utilisée dans
la pratique.
Aux États-Unis, l’Oregon a ouvert la voie en 1997 en autorisant le suicide assisté pour les patients
crédités d’une espérance de vie de six mois au plus. Depuis lors, les États du Washington, du Vermont,
la Californie, du Colorado, de Hawaï, du New Jersey, du Maine et du Montana, ainsi que du District
fédéral de Washington ont adopté des lois similaires qui autorisent le médecin à prescrire un
« médicament » – terme préféré à celui de poison – létal.
À côté de ces pays qui s’inscrivent plutôt dans un contexte libéral et fortement teinté de protestantisme,
on note aussi la présence de la Colombie, pays latin de tradition catholique, au contraire. Là, c’est une
décision de la Cour constitutionnelle qui a rendu possible l’accès à l’euthanasie en 1997, sous réserve
de l’approbation d’un comité indépendant au cas par cas. Le premier cas concret a été enregistré en
2015.
Un nouveau bastion est tombé en 2019 en Australie, avec l’approbation du suicide assisté pour les
personnes souffrant d’une maladie en face terminale avec une espérance de vie de six mois ou moins,
voire 12 mois ou moins pour les personnes souffrant d’une infection neuro-dégénérative. Le réseau des
pharmaciens de l’État s’y voit contraint de fournir des kits de suicide assisté à livrer à domicile
accompagnés d’une petite séance d’information sur leur utilisation. L’intéressé obtient au passage la
clef du mini coffre-fort où se trouve le poison proprement dit, avec un avertissement : « Attention, cette
substance provoque la mort »… Glaçant.

Luxemburgo también legalizó la eutanasia en 2009, pero esta ley no se utiliza ampliamente en la
práctica.
En los Estados Unidos, Oregón lideró el camino en 1997 al permitir el suicidio asistido para pacientes
acreditados con una esperanza de vida de hasta seis meses. Desde entonces, los estados de
Washington, Vermont, California, Colorado, Hawái, Nueva Jersey, Maine y Montana, así como el
Distrito Federal de Washington, D.C., han aprobado leyes similares que permiten al médico prescribir
un "medicamento" - un término preferido a la del veneno - letal.
Aparte de estos países, que son más bien parte de un contexto liberal y fuertemente temitos con el
protestantismo, también observamos la presencia de Colombia, un país latino con una tradición
católica, por el contrario. Allí, fue una decisión del Tribunal Constitucional que hizo posible el acceso a
la eutanasia en 1997, con sujeción a la aprobación de un comité independiente caso por caso. El
primer caso concreto se registró en 2015.
Un nuevo bastión ha caído en 2019 en Australia, con la aprobación del suicidio asistido para las
personas que sufren una enfermedad terminal con una esperanza de vida de seis meses o menos, o
incluso 12 meses o menos para las personas con una infección Neurodegenerativas. La red de
farmacéuticos estatales se ve obligada a proporcionar kits de suicidio asistido para entregar en casa
acompañados de una pequeña sesión de información sobre su uso. El interesado obtiene la llave de la
mini caja fuerte donde se encuentra el veneno en sí, con una advertencia: "Cuidado, esta sustancia
causa la muerte"... Escalofriante.

Au Chili, la pression s’exerce un peu différemment : les militants de la mort choisie ont mis en avant les
cas dramatiques de jeunes, d’adolescentes souffrant de maladies terribles, ce qui fait que l’on s’y
achemine vers la légalisation de l’euthanasie pour les mineurs alors même qu’elle est interdite par
ailleurs. La commission de la santé de la chambre des députés du Chili à en tout cas approuvé cette
innovation en mai 2019 par sept voix contre six.
Au Portugal, un ponte de la bioéthique – qui s’est vu débarquer récemment de l’Académie pontificale
pour la vie nouvelle manière, son militantisme étant décidément trop voyant – a proposé au début du
mois la tenue d’un référendum sur la légalisation de l’euthanasie. Le Pr Rui Nunes est par ailleurs

3
spécialiste des directives anticipées et dirige le panel bioéthique de l’UNESCO. Il continuera de
« dialoguer » à ce propos avec l’Académie pontificale pour la vie.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, qui est en train de mettre la barre très à gauche en
essayant de trouver un accord de gouvernement entre les socialistes de son parti et les populistes de
Podemos, a fait de la légalisation de l’euthanasie un de ses axes de campagne.

En Chile, la presión se ejerce de manera un poco diferente: los activistas de la muerte elegida han
puesto de relieve los dramáticos casos de jóvenes, adolescentes que sufren de terribles enfermedades,
lo que permite legalizar la eutanasia menores de edad, aunque de lo contrario está prohibido. El Comité
de Salud de la Cámara de Diputados de Chile aprobó la innovación en mayo de 2019 por una votación
de siete a seis.
En Portugal, un campo de desove de bioética -que recientemente fue dado de baja de la Academia
Pontificia para la Nueva Vida, su activismo es decididamente demasiado visible- propuso a principios
de este mes la celebración de un referéndum sobre la legalización de la eutanasia. El profesor Rui
Nunes es también un experto en directivas anticipadas y dirige el panel de bioética de la UNESCO.
Continuará "dialogando" con la Academia Pontificia para la Vida.
El primer ministro español Pedro Sánchez, que está fijando el listón a la izquierda tratando de llegar a
un acuerdo de gobierno entre los socialistas de su partido y los pobladores pueden, ha hecho de la
legalización de la eutanasia una de sus principales líneas de Campo.
D’autres pays de culture catholique sont en proie à des manœuvres similaires, depuis l’Italie où elles
semblent devoir être rejetées à l’Argentine ou le Sénat a déjà approuvé en 2012 une loi d’euthanasie.
Mais en réalité, cette bataille contre le respect de la vie se joue aussi sur un autre registre : celui du
refus des soins ordinaires que sont l’alimentation et l’hydratation et de la mise en place d’une « sédation
palliative », donnant tout un éventail de situations plus ou moins « grises » qui vont de l’arrêt de la
nourriture pour les patients qui ne peuvent plus l’assimiler en raison de leur mort très proche à la mise à
mort par déshydratation comme cela s’est produit pour Vincent Lambert en France.
Zone grise parce que selon les circonstances et les intentions des médecins, une telle démarche peut
constituer un protocole adéquat pour une personne en toute fin de vie dont il s’agit avant tout de
soulager les souffrances au risque de hâter un peu son décès, ou alors consister en une volonté
délibérée de faire mourir. On peut parler alors d’euthanasie lente – et non d’« euthanasie passive » qui
dilue par le vocabulaire la violence de l’acte qui est posé.
Par le biais de la sédation palliative – qui vise à empêcher les souffrances mais aussi dans de
nombreux cas à donner la mort – et la cessation de nourriture et d’hydratation qui pourtant pourraient
continuer de profiter aux malades ou aux grands handicapés, l’euthanasie a déjà fait son entrée dans
de nombreux pays par la petite porte. On sait que c’est le cas pour la France, où la loi Leonetti dès sa
première version de 2005 autorisait une mise à mort délibérée d’une personne sans qu’elle soit en fin
de vie par arrêt de l’alimentation. La loi Leonetti-Claeys de 2016 qui lui a fait suite a aggravé la situation
en donnant aux médecins la possibilité de prendre l’initiative d’un tel protocole, associer à l’arrêt de
l’hydratation, pour un patient incapable d’exprimer sa volonté, et en donnant aux patients lucides la
possibilité d’en exiger l’exécution.

Otros países de la cultura católica están bajo una presión similar, desde Italia, donde parecen tener que
ser rechazados a Argentina, donde el Senado ya ha aprobado una ley de eutanasia en 2012.
Pero en realidad, esta batalla contra el respeto a la vida también se desarrolla en otro registro: el de
rechazar el cuidado ordinario de la alimentación y la hidratación y el establecimiento de una "sedación
paliativa", dando a toda una gama de situaciones más o menos "gris" que van desde detener los
alimentos para los pacientes que ya no pueden asimilarlos debido a su muerte muy cercana a la muerte
por deshidratación como sucedió para Vincent Lambert en Francia.
Zona gris porque, dependiendo de las circunstancias e intenciones de los médicos, tal enfoque puede
constituir un protocolo apropiado para una persona al final de la vida cuyo objetivo principal es aliviar el

4
sufrimiento a riesgo de acelerar un poco su muerte, o de lo contrario una voluntad deliberada de matar.
Esto puede denominarse eutanasia lenta, no "eutanasia pasiva", que diluye por vocabulario la violencia
del acto que se está cometiendo.
A través de la sedación paliativa, que tiene como objetivo prevenir el sufrimiento, pero también en
muchos casos para causar la muerte, y el cese de la alimentación y la hidratación, que podría seguir
beneficiando a los enfermos o discapacitados, la eutanasia ya ha entrado en muchos países a través
de la pequeña puerta. Sabemos que este es el caso de Francia, donde la ley Leonetti de su primera
versión de 2005 autorizó el asesinato deliberado de una persona sin estar al final de la vida deteniendo
la comida. La Ley Leonetti-Claeys de 2016, que le siguió, agravó la situación dando a los médicos la
oportunidad de tomar la iniciativa de dicho protocolo, asociarse con el cese de la hidratación, para un
paciente que no podía expresar su voluntad, y dando a pacientes lúcidos la posibilidad de requerir su
ejecución.
Aux Pays-Bas, où l’on compte désormais environ 6 000 euthanasies par an, la sédation palliative a
connu un essor inouï : elle concerne aujourd’hui 35 000 décès par an, soit un quart du total, suscitant
d’ailleurs de plus en plus d’interrogations de la part des médecins et des spécialistes de l’éthique
médicale qui y voient une manière de multiplier les euthanasies déguisées. En outre, les personnes de
plus de 65 ans peuvent la demander de plein droit, avec une assistance médicale pour les aider à
moins souffrir des effets de l’arrêt de la nourriture et de l’hydratation.
On l’applique également en Inde, puisqu’une jurisprudence de la Cour Suprême de mars 2018, l’au
autorisée pour les personnes en état de conscience minimale, ou de l’autre côté du globe, en Argentine.
Celle-ci a eu elle aussi il y a quelques années son affaire Vincent Lambert : Marcelo Diez, patient en
état de conscience minimale mort finalement de mort naturelle en 2015, cinq heures après qu’une
décision de justice eut autorisé l’arrêt de sa nourriture et de son hydratation, cette fois à la demande de
sa famille alors que le corps médical désirait poursuivre les soins.
Mais c’est aussi de cette manière qu’on procède au Royaume-Uni, où la pratique a pu être légèrement
tempérée après que des parlementaires sont montés au créneau pour dénoncer le meurtre discret de
vieillards et de malades qui avaient « bénéficié » d’un protocole de fin de vie très actif, en définitive.
Comme pour l’avortement, le maître mot de la sédation palliative est l’autonomie du patient et son droit
de « choisir » une mort douce. Il s’agit en fait d’une sorte de sous-traitance de la mort qui est certes
donnée ou facilitée par des médecins, et notamment par des médecins rémunérés par l’État, mais qui
est présenté comme relevant de la volonté des victimes, ou celles qu’elles auraient eue si elles avaient
pu l’exprimer.
C’est tout l’art de la tyrannie bienveillante qui nous oppresse aujourd’hui : faire reposer la responsabilité
du mal et du crime sur les opprimés eux-mêmes, tout en fabriquant au moyen des lois des morts à la
chaîne.
En los Países Bajos, donde actualmente hay unas 6.000 eutanasias al año, la sedación paliativa ha
crecido en una medida sin precedentes: ahora afecta a 35.000 muertes al año, o una cuarta parte del
total, lo que provoca cada vez más preguntas de los médicos y expertos en ética médica que lo ven
como una manera de aumentar el número de eutanasias encubiertas. Además, las personas mayores
de 65 años pueden solicitarlo a partir de un derecho, con asistencia médica para ayudarles a sufrir
menos de los efectos de detener los alimentos y la hidratación.
También se aplica en la India, ya que una jurisprudencia de la Corte Suprema de marzo de 2018, el
autorizado para personas en un estado de mínima conciencia, o en el otro lado del mundo, en
Argentina. Este último también tuvo hace unos años su caso Vincent Lambert: Marcelo Diez, un
paciente en un estado de mínima conciencia que murió de muerte natural en 2015, cinco horas
después de que una orden judicial permitiera el final de su comida y hidratación, esta vez a petición de
su familia, mientras que la profesión médica deseaba continuar la atención.
Pero también es de esta manera que la práctica se lleva a cabo en el Reino Unido, donde la práctica
puede haber sido ligeramente atemperada después de que los parlamentarios salieran al escenario

5
para denunciar el discreto asesinato de ancianos y enfermos que se habían "beneficiado" de un
protocolo final. vida muy activa, al final.
Al igual que con el aborto, la palabra clave de sedación paliativa es la autonomía del paciente y el
derecho a "elegir" una muerte leve. De hecho, se trata de una especie de subcontratación de la muerte
que ciertamente es dada o facilitada por los médicos, y en particular por los médicos pagados por el
Estado, pero que se presenta como la voluntad de las víctimas, o las que habrían tenido si había sido
capaz de expresarlo.
Es el arte de la tiranía benevolente lo que nos oprime hoy: retener la responsabilidad del mal y del
crimen sobre los mismos oprimidos, mientras se hace a través de las leyes de los muertos
encadenados.
Jeanne Smits