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Champignon

Ce taxon est aujourd'hui obsolète. Dénomination actuelle : Fungi (ou Mycota),


Oomycota, Chytridiomycota et Mycetozoa.

Les champignons sont des eucaryotes pluricellulaires ou


unicellulaires. Le terme « champignon » est devenu ambigu Champignon
car il désigne un taxon obsolète. Ce terme englobe à la fois les
Fungi (ou mycètes), les oomycètes, les chytridiomycètes et les Nom vulgaire ou nom vernaculaire ambigu :
mycétozoaires. Leurs cellules, pourvues d'une paroi chitineuse l'appellation « Champignon » s'applique en français à
ou cellulosique, sont immobiles et se nourrissent par plusieurs taxons distincts.
l’absorption des molécules organiques directement dans le
milieu. La cellule ou les cellules sont dépourvues de
chlorophylles et/ou de plastes car ces organismes sont
hétérotrophes vis-à-vis du carbone. Leur appareil végétatif est
un thalle : ce sont donc des thallophytes. L'étude de ces
champignons, la mycologie, est pratiquée par des
mycologues.

Tous les véritables champignons appartiennent au groupe des


eumycètes et se répartissent au sein des basidiomycètes,
comme les amanites ou, pour quelques-uns, parmi les
ascomycètes, à l'exemple des morilles ou des truffes. Deux
groupes sont communément appelés « champignons » mais
n'en sont pas au sens strict du terme : les oomycètes (plus
proches génétiquement des algues brunes) et les
myxomycètes.
Illustration tirée du Larousse médical de 1912
Présents dans le registre fossile depuis 450 millions d'années,
Taxons concernés
soit le Silurien, ils ont colonisé presque tous les milieux
terrestres et même aquatiques en eaux douce, saumâtre et Domaine Eukaryota
même marine (1500 espèces au moins, qui ont un rôle
1 dans le règne des Opisthokonta :
écologique important ; via des symbioses avec des algues
parfois). Sous-règne des Eumycota
Les premiers champignons mycorhiziens de type Embranchement des Archemycota
gloméromycètes ont vraisemblablement aidé les premières
2 Classe des Chytridiomycetes
plantes terrestres à coloniser les terres émergées .
Classe des Zygomycetes
Ce qu'on appelle couramment « champignon » n'est en fait Embranchement des Ascomycota
que la « fructification » temporaire et visible, le sporophore
Classe des Ascomycetes
(autrefois appelé « carpophore »), d'un organisme à caractère
plus durable et plus discret, le macromycète, dont la structure Embranchement des Basidiomycota
habituellement filamenteuse constitue le mycélium, formés de Classe des Basidiomycetes
filaments généralement invisibles à l’œil nu lorsqu'ils sont Incertae sedis
isolés. Le sporophore se présente souvent sous forme d'un
Embranchement des Microsporidia
pied (le stipe) portant un chapeau. D'autres silhouettes de
Chromista
sporophores sont bien connues : en forme de petits buissons
comme les clavaires, de langues sur le tronc des arbres dans le sous-règne des Stramenopiles ou
comme les fistulines, de coupes comme les pézizes, de Heterokonta
sphères comme les vesses-de-loup, etc.
Incertae sedis

Classe des Labyrinthulomycetes


Classe des Oomycetes
Sommaire Classe des Hyphochytriomycetes
Étymologie
dans le sous-règne des Amoebozoa
Éléments d'histoire de la nomenclature
Mycetozoa
Classifications

Organisme
En médecine
En écologie
Principe écologique du parasitisme des arbres
par les champignons
Type de parasite fongique des arbres
Impact écologique des champignons
lignivores
Cueillette et législation
Symbolique et aspects culturels
Attitude ambivalente envers les champignons
Champignons géants
Dans l'art
Expressions francophones
Calendrier républicain
Bibliographie
Articles connexes
Clés de détermination en ligne
Liens externes
Notes
Références

Étymologie
Il existe une grande dispersion étymologique pour désigner les champignons, ce qui peut
laisser penser que les hommes pré- et protohistoriques consommaient rarement ces
3
organismes . Cependant, la découverte en 1991 d'Ötzi révèle que cet homme, vivant
vers 2500 av. J.-C., transportait dans son sac deux champignons, des polypores du
bouleau, probablement à usage médicinal et de l'amadou, probable allume-feu, ce qui
suggère que les hommes de cette époque qui vivaient de chasse et de cueillette, ont
récolté des champignons pour leur consommation, comme le font encore de nos jours
Agaricus arvensis. 4
maintes peuplades exploitant la nature .
e
Le terme champignon vient de l'ancien français du XIII siècle champignuel (par substitution du suffixe -on*) du bas latin
5
campinolius « petits produits des campagnes » ou « qui pousse dans les champs » (dérivé en -ŏlu de campania), lui-même issu
6
de la racine latine campus, « campagne », qui donne le champ , la plaine.

Le mousseron, perçu comme poussant dans la mousse, a donné en anglais le nom générique du champignon, mushroom. La
racine de ce mot semble être la mousse, mais est plus probablement l'indo-européen *meu qui l’apparente au latin muscus
(« mousse »), mucus (« morve »), mucor (« moisissure ») et au grec mykès (d'où les Mycètes) désignant d'abord les champignons
7
en général . Les termes grec et latin sont ainsi une allusion possible aux champignons qui se protègent contre la dessication par
une couche de mucus qui recouvre leur chapeau et parfois aussi leur pied, ou à la mycophobie ancestrale, les champignons étant
7
associés aux mucosités nasales repoussantes .

Selon une étymologie populaire, fungus et fongus sont la contraction du latin funus, « funérailles » et d'ago, « produire »,
8
rappelant les nombreux décès provoqués par les champignons toxiques . Une origine plus probable de ce terme serait une
allusion à l'aspect poreux ou spongieux des champignons : les mots espagnol (hongo) et italien (fungo) remontent en effet à une
9
racine méditerranéenne , *sfong-/*fung-, qui a donné en grec spongos et en anglais sponge, signifiant « éponge », et en latin
10
fungus qui signifie en même temps « champignon » et « éponge » .

Éléments d'histoire de la nomenclature


Dans la langue commune, le terme « champignon » désigne un organisme vivant charnu, constitué généralement d'un pied
e
surmonté d'un chapeau, à l'image du champignon de Paris ou du bolet. Le mot vient de l'ancien français du XIII siècle
5
champignuel (par substitution du suffixe -on*) du bas latin campinolius « petits produits des campagnes » (dérivé en -ŏlu de
campania).

Aussi loin que remontent les sources documentaires, les champignons ont attiré les hommes pour leurs propriétés comestibles ou
hallucinogènes. Ils les ont aussi effrayés par leur toxicité. Les premières descriptions en langues européennes datent du Grec
Théophraste (-371, -288) qui observe que les champignons (mykès) sortent des racines des chênes et que les Grecs savent les faire
11
croître sur les fumiers . On trouve de nombreuses mentions chez les auteurs gréco-latins de divers fungus (mykès) : Nicandre
12
rapporte les noms de champignons mortels de l'olivier, du grenadier et de l’yeuse, Pline l'Ancien et Dioscoride, décrivent
N1 13 14
l'agaricum (ou en grec agaricon , ἀγαρικόν) et Athénée comme ses prédécesseurs, distingue les champignons, la truffe et
le pezis. La classification des champignons parmi les plantes vient des Grecs et perdurera jusqu'au XXe siècle.

e
Il faut attendre l'invention du microscope et son perfectionnement au XVII siècle pour découvrir les parties invisibles des
15
champignons (nommées actuellement les "spores" et les "hyphes"), sans que l'on connaisse encore leurs rôles . Au siècle des
Lumières, les premières cultures de laboratoire permettent au botaniste Italien Pier Antonio Micheli de décrire et dessiner les
spores (qu'il appelle graines) de tous les grands groupes de champignons. Il est le premier à établir le cycle de développement
partant de la spore, passant par le mycélium et donnant l'appareil reproducteur charnu (le sporophore). Mais comme ses
contemporains, Michelli classe les champignons parmi les plantes et utilise les termes de graines, de fruits et même de fleurs pour
16
désigner les parties qu'il dessine pourtant correctement (Nova plantarum genera (1729) Michelli ). Linné ne sait que faire de ces
17
êtres vivants qu'il classe comme Fungi dans les Cryptogamia regroupant « les plantes dont les noces ne sont pas publiques »
(Species plantarum, 1753).

e e
La croyance en une génération spontanée a longtemps persisté même parmi les savants. Au cours des XVII et XVIII siècles, les
travaux sur la multiplication des champignons comme ceux de Micheli ou de Della Porta, Malpighi et Spallanzani ont eu beau
réfuter cette croyance tenace, certains (comme le botaniste Medicus, directeur de l'université de Heidelberg) continuaient à penser
16
que les champignons provenaient de la gelée issue de la décomposition des feuilles mortes .

Plusieurs mycologues sont considérés comme les pères de la classification mycologique moderne : Christiaan Hendrik Persoon
qui publie deux volumes du Synopsis methodica fungorum en 1801, Elias Magnus Fries qui publie entre 1821 et 1832 les trois
volumes de son Systema Mycologicum…, Lewis David von Schweinitz « père de la mycologie américaine » qui publie Synopsis
Fungorum Carolinæ Superioris en 1822 et Miles Joseph Berkeley « père de la
18
mycologie britannique » pour son apport dans la British Flora en 1836 .

En 1827, J. J. Schilling décrit comment le mycélium naît de graines (samen) et comment


il a suivi au microscope la germination d' Aspergillus niger. Schilling eut beau, lui aussi,
publier des dessins soignés de ses observations, rien n'y fit : ceux qui considéraient les
champignons comme le produit de la génération spontanée restaient toujours nombreux.
On peut citer de grands noms des débuts de la mycologie comme Persoon, Rudolphi
16
(1807), Link, Nees, Unger (1833) et même Naegeli (1842) et E.M. Fries . Pourtant ce
fut ce même Elias Magnus Fries (1794-1878), surnommé le « Linné des champignons »,
qui donna la première classification systématique des champignons dans Systema
mycologicum (1821-1832) et marqua ainsi le début de la mycologie moderne. Ce n'est
qu'avec le développement de la théorie cellulaire et de la théorie de l'évolution, dans la
e Les critères morphologiques
seconde moitié du XIX siècle, que les botanistes cessent de croire dans la génération
externes font partie de ceux
spontanée des champignons et qu'ils commencent à les détacher des plantes vasculaires.
qui sont utilisés pour classer
Ainsi, le botaniste autrichien Endlicher proposa de séparer le règne des Plantae en et reconnaitre les
Cormophytes et Thallophytes ("plantes inférieures", non vascularisées), ces derniers champignons (avec l'odeur, le
N2
regroupant les champignons, les algues et les lichens . goût..), des indicateurs
colorés, etc.
e
Les champignons sont considérés jusqu'au milieu du XX siècle comme des plantes
imparfaites en raison de leur immobilité mais leur inclusion dans le règne végétal tel
qu'il a été défini par Linné a souvent été plus ou moins controversée. Comme celles des végétaux, leurs cellules possèdent une
paroi et une vacuole mais, à la différence des plantes, leur paroi n'est pas constituée de cellulose mais de chitine, molécule que
e
l'on trouve aussi chez les insectes et les crustacés. Jusqu'au milieu du XX siècle, les naturalistes les considèrent comme des
19
plantes primitives ou dégénérées (des thallophytes cryptogames) . En 1969, Robert H. Whittaker les individualise enfin dans un
15 20
règne particulier, les Fungi , le botaniste proposant une division en cinq règnes : les procaryotes (ou bactéries, à cellules sans
noyau), les protistes (eucaryotes unicellulaires), les végétaux Plantae (eucaryotes pluricellulaires photosynthétiques), les animaux
Animalia (eucaryotes pluricellulaires hétérotrophes) et les champignons Fungi (eucaryotes pluricellulaires non-
photosynthétiques). Les champignons avaient enfin leur règne et on aurait pu attendre un répit dans les remaniements incessants
des siècles passés. La coupure avec les plantes et les animaux semblait bien établie mais c'était sans compter sur les avancées
techniques dans le séquençage des gènes.

La comparaison des séquences de gènes permet de reconstruire l'histoire évolutive des êtres vivants en suivant les modifications
15
de leur génome. Ces nouvelles méthodes de phylogénie moléculaire vont alors faire voler en éclats la division en cinq règnes :
finie la division en procaryotes et eucaryotes, finie la division entre règne animal et règne végétal, finie l'unité des Fungi, etc.
L'évolution des eucaryotes a donné naissance à deux grandes lignées de champignons : les eumycètes ou « vrais champignons »
et les pseudomycètes ou « pseudochampignons » (comme les mildious). Les vrais champignons sont de proches parents des
animaux alors que les pseudochampignons sont plus proches des plantes. Les pseudochampignons Oomycètes (hétérotrophes
filamenteux comme les mildious) qui par certains caractères semblent proches des vrais champignons (Eumycètes) ne sont
pourtant pas monophylétiques avec ces derniers : leur ressemblance est le fruit d'une convergence évolutive car de leur ancêtre
commun (le plus proche), descendent aussi d'autres lignées.

Après avoir considéré les champignons comme des plantes primitives ou dégénérées (des thallophytes cryptogames, Endlicher
1840), puis comme des organismes formant un règne à part (le règne fongique parmi les cinq règnes, Whittaker 1969) et
actuellement en 2013, comme un ensemble artificiel, polyphylétique, d'organismes présentant des caractères communs par
convergence évolutive, le progrès des connaissances va certainement continuer à nous obliger à toujours revoir et perfectionner
les classifications. Les études phylogéniques se poursuivent toujours car la place de plusieurs groupes de champignons est encore
15
incertaine .
Classifications
La classification des champignons relève de la mycologie. Elle évolue, notamment en raison des progrès de la génétique, y
compris pour des organismes symbiotes (ex. : les lichens ont un temps été classés hors du monde fongique, et y ont récemment
21
été réintroduits). Les listes et classifications sont donc régulièrement mises à jour . Deux classifications sont actuellement
proposées: la classification classique et la classification phylogénétique.

e
Les champignons ont été considérés jusqu'au milieu du XX siècle comme des végétaux, en raison de leur immobilité et de la
présence d'une paroi cellulaire épaissie, végétaux dits « cryptogames » car ne produisant pas de fleurs.

Mais les champignons constituent un règne à part car ils se différencient des
22, 23
plantes et des algues par plusieurs caractères :

1. Ils sont hétérotrophes vis-à-vis du carbone : leur incapacité à


synthétiser des sucres à partir de simples ressources minérales les
distingue fortement des végétaux qui eux sont autotrophes grâce à
la chlorophylle et à la photosynthèse. Les champignons doivent
extraire de leur environnement des composés organiques déjà
constitués. Ils doivent « s'alimenter » comme le font les animaux, ce
qu'ils font soit en décomposant de la matière morte (ils sont alors
saprophytes), soit au détriment d'organismes vivants (ils sont alors Champignons des bois
parasites), soit en s'associant avec un organisme chlorophyllien (ils
sont alors symbiotiques) ; Plusieurs de ces stratégies pouvant être
combinées chez certaines espèces. Les recherches récentes sur
l'évolution des espèces vivantes placent d'ailleurs la plupart des champignons plus près des animaux que des
végétaux.
2. Ils sont absorbotrophes ;
3. Leur appareil végétatif est ramifié, diffus et tubulaire ;
4. Ils se reproduisent via des spores ;
5. Leur paroi cellulaire est chitineuse (comme l'exosquelette des arthropodes et des crustacés, ce qui est un
24
exemple de convergence évolutive) .
Le botaniste Robert H. Whittaker a donc logiquement créé pour les champignons, en 1969, le règne spécifique des Fungi (du latin
littéraire fungus, le champignon) pour y placer ces êtres particuliers, non seulement ceux produisant des sporophores, mais
également dans les définitions les plus larges qui ont pu exister toutes sortes d'organismes eucaryotes multicellulaires ni végétaux,
ni animaux, comme les moisissures, les rouilles, le mildiou, les saprolègnes, etc. et même parfois unicellulaires comme les
levures.

L'usage du mot champignon s'est alors étendu dans le langage commun à des formes biologiques très diverses. Ainsi le terme de
champignon est utilisé parfois extensivement pour désigner aussi bien des agents responsables de dermatophytoses (types
d'affections rencontrées fréquemment sous les ongles des pieds), les feutrages des oïdiums qui parasitent le feuillage des
végétaux, l'ergot de seigle, des plasmodes coloniaux comme les fleurs de tan, les Penicillium du fromage de Roquefort, etc. À
l'analyse, il s'avère que certains de ces « champignons inférieurs » sont effectivement apparentés de manière très proche aux
champignons à sporophores, alors que d'autres appartiennent à des groupes très distants. Les définitions des différents taxons
scientifiques ont alors été précisées, mais l'emploi élargi du mot champignon est resté.

Il y a de très nombreuses espèces de champignons, dont épiphytes, endogés ou aquatiques, et il en reste beaucoup à découvrir. Sur
25
les 100 000 espèces de champignons répertoriées en 2015 (sur un nombre total estimé de cinq millions, voire de 10 millions
26
d'espèces ), « près de 10 000 produisent des fructifications à l'œil nu, un peu plus de 1 100 sont comestibles et consommés
comme aliments, et environ 500 sont utilisés comme remèdes dans la médecine traditionnelle de tous les pays en
27
développement » .

La classification des champignons a été totalement revue :


le sous-règne des Eumycota rassemble les Ascomycota, les
Basidiomycota, les Zygomycota et les Chytridiomycota (les
Deuteromycota, un groupe qui rassemblait les champignons sans
stade de reproduction sexuelle connue, n'existe plus et ces
champignons sont aujourd'hui pour la plupart classés parmi les
Ascomycota). Ce sont des opisthokontes, comme les animaux
dont ils sont phylogénétiquement les plus proches parents ;
les Microsporidia sont aussi des opisthokontes mais différentes
des Eumycota ;
les Oomycota (dont le Mildiou), les Labyrinthulomycetes et les
Hyphochytriomycetes sont des hétérokontés, plus proches de
divers groupes d'unicellulaires et d'algues brunes que des autres
Champignons blancs à la Forêt
champignons ;
Sacrée de Kpassè, Bénin
les Mycetozoa (anciennement appelés : Mycétozoaires) sont
classés dans les Amoebozoa.

Organisme
La fructification chez les Eumycètes, appelée précisément sporophore (organe portant les spores permettant d'accomplir le cycle
de vie, terme aujourd'hui préféré à « carpophore ») est particulièrement développée pour certaines espèces, le reste de l'organisme
appelé le mycélium étant souterrain et donc invisible. Certains Eumycètes disposent de sporophores en surface tandis que
d'autres, par exemple ceux des truffes, sont souterrains.

Il existe cependant bien d'autres espèces appelées champignons, qu'elles soient uni- ou pluri-cellulaire, tels que les rouilles, les
levures, les moisissures ou encore certains parasites de l'homme . Bien qu'ayant été par le passé regroupées au sein d'un même
groupe, elles peuvent n'avoir que peu de rapport entre elles. Les actuels taxons des Fungi / Mycota, des Oomycota, des
Hyphochytriomycota, des Labyrinthulomycota, et des Mycetozoa ont été classés ensemble dans le passé comme faisant partie du
règne végétal du fait de la présence d'une paroi cellulaire, et de plusieurs similitudes entre leurs cycles de vie et ceux des algues
avec lesquelles ils formaient les thallophytes. Les Mycetozoa, souvent décrits comme des champignons-animaux ou amiboïdes,
n'ont en fait en commun qu'une ressemblance externe de leur appareil sporifère et sont assez proches des amibes. Des découvertes
ont montré que les Oomycota n'étaient en revanche pas des champignons, mais plutôt des cousins des algues et des diatomées.
C'est par exemple pour cela que les traitements antifongiques contre le mildiou n'ont jamais été efficaces.

Transporté dans les sciences naturelles, le mystère demeura en partie, comme le montrent les premières classifications botaniques
qui les laissèrent longtemps placées dans les cryptogames ou végétaux à reproduction cachée, principalement en raison de la
discrétion et de la complexité de leur mode de reproduction.
Fungi - Basidiomycota, Fungi - Basidiomycota, Fungi - Fungi - Ascomycota,
espèce Boletus espèce Clavaria zollingeri Basidiomycot espèce Tuber
chrysenteron (un Bolet) (un clavaire) a, espèce melanosporum (une
Armillaria Truffe)
mellea

Fungi - Fungi - Ascomycota, espèce Fungi - Fungi - Chytridiomycota,


Ascomycota, Trichophyton rubrum (donne Ascomycota, espèce Cladochytrium
espèce une mycose) espèce menyanthis
Penicillium Claviceps
roqueforti purpurea
(donne
l'ergotisme ou
mal des
ardents)

Chromalveolata - Oomycetes, Amoebozoa - Basidiomycota - Agaric des trottoirs


espèce Phytophthora infestans Mycetozoa, espèce Meruliaceae, espèce perçant à travers le
(donne un mildiou) Fuligo septica Chondrostereum macadam en juin en
purpureum région parisienne

En médecine
Certains champignons microscopiques sont responsables de pathologies humaines infectieuses.

Certains champignons peuvent également se révéler pathogènes d'un point de vue toxique en cas d'ingestion.

En France, les pharmaciens jadis formés à identifier les principaux champignons comestibles et vénéneux, le sont de moins en
28
moins depuis les années 2000 .
En écologie
Plusieurs espèces de champignon sont utilisées pour épurer un milieu (eau, air, sol) ou un substrat de culture d'un ou plusieurs
polluants ou éléments chimiques indésirables : c'est la technique de mycoremédiation.
29
Un des critères permettant d'identifier les champignons peut être l'odeur qu'ils dégagent . Les fonges émettent des composés
organiques volatils montrant une grande diversité de structures chimiques : composés aromatiques, terpènes, dérivés d’acides gras
(notamment l'octène-1-ol-3 que l'on retrouve chez de nombreuses espèces telles que les champignons de couche, les cèpes ou les
30
girolles) . Le ratio bactérie/champignon dépend du pH. Le ratio odeur de champignon (principalement l'octénol) / odeur de terre
(due à la géosmine produite par des bactéries) permet à un écologue d'évaluer la richesse d'un sol par son odeur. Plus un sol sent
l'octénol, plus il est riche en champignon et est acide (exemple : mor, moder de landes ou de forêts de résineux issues de la
dégradation lente d'une litière acidifiante). Plus un sol sent l'odeur de terre, plus il est riche en bactéries qui traduisent un
recyclage rapide de la matière organique avec des vers de terre (surnommés par Aristote "les intestins de la terre")
31
consommateurs de ces bactéries (exemple : mull de pelouse, d'agrosystème, de forêt productive) .

Principe écologique du parasitisme des arbres par les


champignons

Type de parasite fongique des arbres


Il existe principalement deux grandes catégories de champignons parasitant les
32
arbres , soit les champignons saprophytes qui se nourrissent d’arbres en
décomposition et les champignons lignivores qui se nourrissent de matière
organique vivante, c'est-à-dire la cellulose et la lignine des arbres

Impact écologique des champignons lignivores


Ces champignons sont des parasites véritables des arbres, puisqu'ils s'attaquent à
La Pézize turquoise, champignon
de la matière végétale vivante causant leur dépérissement jusqu'à leur mort après
saprophage.
quelques années dans certains cas, selon la virulence du champignon en
question.

Le parasitisme par les champignons se produit quelquefois en réponse à un stress important que l’arbre a subi. Par exemple : le
bris d'une branche, l'écorce détériorée par les mammifères s'en nourrissant et même un accident de voiture ayant partiellement
33
altéré son écorce . Ainsi, l'arbre ayant perdu sa couche de protection externe est exposée à plusieurs parasites dont les spores des
champignons. De plus, dans ces cas, l'impact écologique sur l’abondance d’une espèce d’arbre dans nos forêts est souvent
minime, puisque le phénomène se produit à petite échelle, à l’exception de tous les phénomènes naturels causant des stress
beaucoup plus importants. Il faut noter qu’une perte en matière végétale vivante (arbre dans ce cas) ne peut qu’être bénéfique
pour les organismes décomposeurs qui ont besoin de cette matière morte afin d’assurer leur survie et le maintien des réseaux
trophique de l’écosystème.

Par contre, certains champignons n’ont pas besoin de profiter de ces altérations majeures. Effectivement, les champignons ayant
34
pour hôte une famille ou espèce d’arbres en particulier réussiront à trouver une petite faille dans la défense de ceux-ci et
pourront, par un simple contact, le parasiter et causer sa mort à court ou long terme. Ainsi, un champignon pourrait avoir comme
hôte primaire, par exemple, un insecte, qui lui permettra de passer à travers la barrière végétale d’un arbre et d’y implanter ledit
parasite mycologique. C'est ce type de champignon qui aura un plus grand impact sur la diversité forestière, surtout si aucune
mesure de protection n’est prise et que l’espèce de champignon est une espèce exotique, c’est-à-dire qu’elle s’est répandue dans
une région ou sur un continent où elle n’était pas présente auparavant.
35
D'un point de vue écologique, une espèce envahissante va créer un déséquilibre naturel dans les écosystèmes déjà en place dans
une région donnée. Ainsi, une espèce de champignon envahissante fera compétition à d’autres espèces animales et végétales,
dites indigène, afin d’obtenir des ressources nécessaires pour assurer sa survie, ce qui finira par dégrader l’habitat de plusieurs
autres espèces, altérer les ressources en eau et minéraux disponibles et même causer la quasi-disparition d’espèces locales qui
n’auront pas pu compétitionner avec la nouvelle espèce. On peut nommer comme exemple la maladie hollandaise de l’orme.

Cueillette et législation
La cueillette de champignons correspond principalement à la collecte de
champignons comestibles à usage domestique ou dans un but commercial, plus
rarement de champignons hallucinogènes ou aux médicinaux. La récolte
concerne également les mycologues qui déterminent les espèces au cours
d'excursions mycologiques, ou encore la prospection pour la mise en marché de
champignons dans des domaines innovants (cosméceutique (en),
pharmaceutique, nutraceutique, etc.).

Les prélèvements en grande quantité, voire la « sur-récolte », entraînent des


atteintes à la biodiversité forestière, des troubles à l’ordre public, voire des Cueillette de champignons.
infractions plus graves (destruction, dégradation …). La cueillette des
champignons, qu'elle soit familiale ou commerciale, peut ainsi être
36
réglementée .

Symbolique et aspects culturels

Attitude ambivalente envers les champignons


L'utilisation des champignons remonte probablement aux temps les plus reculés. Ainsi Ötzi qui vivait au Chalcolithique (4 546 ±
15 ans BP) portait sur lui deux types de champignons, un morceau d'Amadouvier sur lequel étaient fixés des cristaux de
marcassite (associé à un silex, il était utilisé pour la production du feu) et des morceaux de polypores du bouleau enfilés sur une
37
lanière de cuir, à usage probablement médicinal (vermifuge) .

Toutes les mythologies ont en commun de considérer les champignons comme étant les produits d'une réaction mystérieuse entre
la terre humide et un élément surnaturel. Ainsi dans la mythologie nordique, le premier homme Odin chevauche Sleipnir dans une
forêt ou dans le ciel par des nuits orageuses, poursuivi par des démons. Des gouttes d'écume ensanglantée tombant de la bouche
38
de son cheval Sleipnir donnent naissance à l'amanite tue-mouches dont la poussée est stimulée par la foudre .

Les différentes dénominations des champignons rappellent leur rôle néfaste. Sénèque les appelle voluptuarium venenum, « poison
voluptueux », et Pline anceps cibus, « mets suspect ». Encore appelés Mycètes ou Fungi, ils ont une étymologie en lien avec leur
rôle funeste. Mycète vient du grec mykes, « mucus » apparenté à de la moisissure et pourriture. Une étymologie populaire de
Fungi en fait la contraction du latin funus, « funérailles » et d'ago, « produire », rappelant les nombreux décès provoqués par les
39
champignons . Ainsi selon Pline, la quatrième femme de l'empereur romain Claude aurait empoisonné son mari en remplaçant
son mets favori, l'Amanite des Césars, par l'Amanite phalloïde, champignon probablement responsable aussi de la mort de
40
l’empereur du Saint-Empire Romain Germanique Charles VI .
Au Moyen Âge, les champignons sont classés au plus bas de l'« échelle des êtres ». À l'exception des champignons comestibles
(moins de 0,1 % de l'ensemble des espèces fongiques), ils sont associés à la mort et la putréfaction, considérés comme pervers
(forme du pied de champignons phalliques). Considérés comme des « excréments de la terre », diaboliques et démoniaques, les
41
adeptes de la magie noire les utilisent dans leurs élixirs . Selon la théorie enthéogène des religions, certains champignons
hallucinogènes sont à l'origine du phénomène magique et religieux : sorciers, chamanes et autres grands prêtres de différentes
ethnies, souvent très éloignées géographiquement les unes des autres, utilisent ces substances sacrées accompagnant le
surgissement des civilisations (tels les chamanes Paléo-Sibériens avec l'Amanita muscaria, ou le língzhī, « champignon divin » de
42
la Chine) . Il est ainsi possible que les autorités religieuses du Moyen Âge aient fait du champignon un élément chtonien
43
maléfique pour empêcher la diffusion de ce savoir millénaire chamanique devenu ésotérique . Les épidémies de mal des ardents
qui s'abattent sur des régions au Moyen Âge, tuent des dizaines de milliers de personnes et provoquent des ravages jusqu'au
e 44
XVII siècle .

En Asie, le champignon est symbole de longévité, par exemple, pour les Coréens le champignon magique est l'un des dix
45
symboles de longévité et aussi un symbole de fertilité . Dans la peinture chinoise c'est le cerf qui apporte le champignon, tous
deux sont des symboles de longue vie, la croyance chinoise voulant que le cerf vive très vieux et soit donc le seul animal capable
46, 47
de trouver le champignon sacré de l’immortalité .
48
« Autant de sons nés du même instrument, autant de champignons nés d'une même humidité . » Ainsi Zhuangzi explique-t-il
que les êtres sont l'émanation fugitive d'une seule et même essence.
49
En Pologne, consommer des champignons à Noël facilitait les contacts avec les morts .
50
En héraldique le champignon est également le symbole de la fertilité ainsi que de la puissance sexuelle .

Champignons géants
La rapidité de croissance des champignons fascine. Ils sont présents dans l'imagerie populaire sous forme de champignons géants,
thème qui intéresse encore les journalistes : en juillet 2006 sur l'île taïwanaise de Taitung on aurait découvert deux champignons
51
plats de 60 cm de diamètre et pesant chacun environ 20 kg . En juillet 2007 un champignon géant de plus de 70 cm de haut et
52
pesant plus de 20 kg aurait été découvert au Mexique, dans la forêt de Tapachula (Chiapas), à la frontière du Guatemala .

L'armillaire d'Ostoya (Armillaria ostoyae) est particulièrement connu pour détenir le titre du plus grand organisme vivant, un
53
individu couvrant une surface de 8,9 km2 ayant été trouvé en Oregon, dans l'ouest des États-Unis .

Termitomyces titanicus est le plus grand champignon comestible sur terre avec un « chapeau » atteignant un diamètre d'un
54
mètre .

Dans son roman Voyage au centre de la Terre, Jules Verne évoque une forêt de champignons géants. Dans la bande dessinée
L'Étoile mystérieuse, le héros Tintin est confronté à des champignons géants à la croissance instantanée. On retrouve le même
thème dans le jeu de société pour enfants Spirou et les champignons géants.

Dans l'art
L'artiste chrétien médiéval représente rarement les champignons, considérés comme maléfiques, si ce n'est pour évoquer leur
symbolisme démoniaque. Un bolet à pied rouge et une amanite tue-mouches figurent au centre du triptyque Le Jardin des délices
55
de Jérôme Bosch . Tout comme dans les aventures d'Alice au pays des merveilles, le champignon évoquerait plutôt les effets
56
hallucinogènes de certains champignons, dits magiques, modifiant la perception de la réalité .

Les artistes contemporains s'intéressent eux aussi aux champignons, fascinants parce qu'ils poussent dans la pourriture et
57
prolifèrent sur des organismes morts .
Par exemple un artiste comme Michel Blazy travaille, entre autres, sur les
moisissures et pourrissements microscopiques générés par les altérations
biologiques sur des installations éphémères. La prolifération incontrôlée de
micro-organismes dont les transformations et changements d’état sont autant de
moments nécessaires à l’activation de ce type d'œuvre et à son développement,
58
au sens propre du terme .

Expressions francophones
Pousser comme un champignon : grandir très vite ;
Une ville champignon : une ville nouvelle qui s'est développée très
rapidement, à l'instar des sporophores ;
Appuyer sur le champignon : accélérer en actionnant la pédale
d'accélérateur d'un véhicule à moteur ;
Un champignon atomique : nuage formé lors d'une explosion
nucléaire ;
Né comme un champignon : (ironique) né apparemment de nulle Dans Le Chariot de foin de Jérôme
part, comme un champignon, c'est-à-dire de père inconnu ; Bosch, un bolet Satan géant garde
Un accessoire de type "butée de porte" s'appelle un champignon ; l'entrée de la grotte du diable.
les butées mécaniques qui renvoient la boule au flipper sont les
bumpers ou champignons en français.

Calendrier républicain
Dans le calendrier républicain, le Champignon était le nom
59
attribué au 8e jour du mois de floréal .

Bibliographie Alice in Wonderland, sculpture par


Jose de Creeftin dans Central Park,
Jacques Delmas, Les champignons et leur culture, Flammarion, New York.
1989, 969 p.
Philippe Silar, Fabienne Malagnac, Les champignons
redécouverts, Belin, 2013, 232 p.
Régis Courtecuisse, Bernard Duhem, Guide des champignons de France et d’Europe, pour reconnaître plus
de 3 000 champignons(mis à jour et augmenté d'environ 1 750 espèces décrites et illustrées, soit la presque-
totalité des espèces identifiables à l’œil nu en Europe, avec clefs de détermination macroscopique, Delachaux
et Niestlé, 544 pages, 2011/08/18.
Philippe Bouchet, Yves François Pouchus, Jean Villard, Jean-louis Guignard, Les champignons, Paris,
Masson, 2005, 2e éd. (ISBN 978-2-294-02116-9, OCLC 70811760 (https://worldcat.org/oclc/70811760&lang=fr), lire en ligne (h
ttps://books.google.com/books?id=vwV4FCG1HiMC&hl=fr))
Michel Lagarde, Le droit du champignon forestier, 2008., 132 p. (ISBN 978-2-9504-2775-5, lire en ligne (https://books.g
oogle.be/books?id=cmux6cEPmyQC&pg=PA31&lpg=PA31&dq=Le+droit+du+champignon+forestier&source=bl&ots=zo6-ub37J2&s
ig=qoTN9v8Egr2us_US17AX5wixuXw&hl=fr&sa=X&ei=K3LdUfrpDorLhAfL7oH4Cw&ved=0CDkQ6AEwAg=fr))
Francis Martin, Tous les champignons portent-ils un chapeau ? : 90 clés pour comprendre les champignons,
Quae, mai 2014, 184 p. (ISBN 9782759221745)
Francis Martin, Sous la forêt. Pour survivre il faut des alliés, Humensis, 2019, 240 p. (lire en ligne (https://books.goo
gle.com/books?id=W-aCDwAAQBAJ))

Articles connexes
Catégorie:Champignon (nom vernaculaire)
Microchampignon Sur les autres projets Wikimedia :
Liste des champignons toxiques Champignons en héraldique (https://commons.wiki
Moisissure media.org/wiki/Category:Mushrooms_in_heraldry?
Mycose
uselang=fr), sur Wikimedia Commons
Parasitologie
Mycorhize Champignons dans l'art (https://commons.wikimedi
Champignon hallucinogène a.org/wiki/Category:Mushrooms_in_art?
Champignon phytopathogène uselang=fr), sur Wikimedia Commons
Champignons filamenteux
champignon, sur le Wiktionnaire (thésaurus)

Clés de détermination en ligne


Myco DB Clé basique de détermination des champignons "classiques" (pied + chapeau), avec illustrations
photographiques (http://www.mycodb.fr/searchfam.php?id=classique), ou par familles (http://www.mycodb.fr/se
archfam.php)
Mycokey, Clé Mycokey en ligne (http://www.mycokey.com/newMycoKeySite/MycoKeyIdentQuick.html)
identifier-les-champignons.com (http://www.identifier-les-champignons.com)

Liens externes
« Champignons : sous la forêt, les spores » (https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-
methode-scientifique-du-lundi-14-janvier-2019), sur La Méthode Scientifique, sur France Culture,
14 janvier 2019.

Notes
1. Pline H.N., livre XVI, &33, « Ce sont surtout les arbres à glands des Gaules qui produisent l'agaric (agaricum).
C'est un champignon blanc (est autem fungus candidus), odorant, bon comme antidote, poussant au sommet des
arbres et phosphorescent la nuit » il pourrait s'agir d'après Jacques André, de armillaire couleur de miel
(Armillaria mellea), un champignon lignicole dont le mycélium est luminescent (Mihail, Bruhn, Dynamic of
bioluminescence… Mycologia, 99, 2007) ou du pleurote de l'olivier (Omphalotus olearius) dont la chair jaune
safran est luminescente la nuit (J. André parle de Cantharellus olearius). Dans le livre XXV, &103, Pline indique
« L'agaric (agaricum), comme un champignon, croît sur les arbres aux environs du Bosphore ; il est de couleur
blanche… ». Pour J. André, on pourrait y voir un amadouvier (Polyporus igniarius) ou l'agaric blanc (Agaricus
laricis).
2. dans son ouvrage Genera plantarum secundum ordines naturales disposita (1836-1840)

Références
1. (en) K.D. Hyde, E.G. Jones, E. Leaño, S.B. Pointing, A.D. Poonyth et L.L.P. Vrijmoed, « Role of fungi in marine
ecosystems », Biodiversity & Conservation, vol. 7, no 9, 1998, p. 1147-1161 (lire en ligne (http://s3.amazonaws.co
m/academia.edu.documents/46139810/a_3A100882351515720160601-22434-c1u3aw.pdf?AWSAccessKeyId=A
KIAJ56TQJRTWSMTNPEA&Expires=1474822221&Signature=qLAbzRw%2BPrH2kNlGFg7fX2GsPKw%3D&resp
onse-content-disposition=inline%3B%20filename%3DRole_of_fungi_in_marine_ecosystems.pdf) [PDF])
2. (en) Marc-André Selosse et François Le Tacon, « The land flora : a phototroph–fungus partnership ? », Trends in
Ecology and Evolution, vol. 13, no 1, 1998, p. 15
3. Louis-Jean Calvet, Histoires de mots : étymologies européennes, Éditions Payot, 1993, p. 137
4. (en) Philip G. Miles, Shu-Ting Chang, Mushrooms. Cultivation, Nutritional Value, Medicinal Effect, and
Environmental Impact, CRC Press, 2004, p. 1
5. Définitions lexicographiques (http://www.cnrtl.fr/lexicographie/Champignon/0) et étymologiques (http://www.cnrtl.f
r/etymologie/Champignon/0) de « Champignon » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du
Centre national de ressources textuelles et lexicales
6. On trouve la trace du vieux verbe eschamper, « fuir » dans l'expression figée « prendre la poudre d'escampette »
et dont témoigne aussi l'italien scampo, « fuite ».
7. René Pomerleau, Flore des champignons au Québec et régions limitrophes, Éditions la presse, 1980, p. 87.
8. Philippe Bouchet, Jean-Louis Guignard, Yves-François Pouchus, Les champignons. Mycologie fondamentale et
appliquée, Elsevier Masson, 2005, p. 2
9. Mot d'origine très ancienne dont la filiation remonte, selon Robert Gordon Wasson, aux appellations
paléosibériennes Ponk, Pongas, Hango. Cf. René Pomerleau, Flore des champignons au Québec et régions
limitrophes, Éditions la presse, 1980, p. 87.
10. Louis-Jean Calvet, Histoires de mots : étymologies européennes, Éditions Payot, 1993, p. 138.
11. THEOPHRASTE (S. Amigues), Recherche sur les plantes, À l'origine de la botanique, Belin, 2010
12. Pline l'Ancien (trad. J. André), Histoire Naturelle, Les Belles Lettres, bilingue, Livre XVI, Livre XXV, 2003
13. Dioscoride, Matière Medicale, gr. 3, 1, BIU (http://www2.biusante.parisdescartes.fr/livanc/?cote=00818&p=184&d
o=page)
14. Banquet des Savants (https://archive.org/stream/banquetdessavan03villgoog#page/n238/mode/2up/search/cham
pignon)
15. Philippe Silar, Fabienne Malagnac, Les champignons redécouverts, Belin, 2013, 232 p.
16. Hendrik C. D. de Wit, Histoire du développement de la biologie, vol. 3, Lausanne, Presses Polytechniques et
Universitaires Romandes, 1994 (ISBN 2880742641 et 9782880742645).
17. BNF (http://visualiseur.bnf.fr/CadresFenetre?O=NUMM-096633&M=tdm)
18. (en) R. S. Mehrotra, K. R. Aneja, An Introduction to Mycology, New Age International, 1990, p. 68-69
19. Stephan Ladislaus Endlicher, Genera plantarum secundum ordines naturales disposita , 1840
20. (en) R. H. Whittaker, « New Concepts of Kingdoms of Organisms », Science, vol. 163, no 3863, 10 janvier 1969,
p. 150-160 (DOI 10.1126/science.163.3863.150 (https://dx.doi.org/10.1126%2Fscience.163.3863.150), lire en
ligne (http://www.ib.usp.br/inter/0410113/downloads/Whittaker_1969.pdf) [PDF])
21. Par exemple en France, Inventaire national (http://www.mycofrance.org/) des champignons
22. H. des Abbayes, M. Chadefaud, Y. de Ferré, J. Feldmann, H. Gaussen, P.-P. Grassé, M.C. Leredde, P. Ozenda,
A.R. Prévot, Botanique, anatomie - cycles évolutifs - systématique, Paris, Masson et Cie, coll. « Précis de
Sciences Biologiques publiés sous la direction du Pr Pierre-P. Grassé », 1963, 1039 p., Les champignons., p. 252
à 403
23. Paul Ozenda, Les végétaux - Organisation et diversité biologique, Paris, Dunod, coll. « Sciences Sup »,
avril 2000, 516 p. (ISBN 2-10-004684-5)
2e édition

24. Francis Martin, Tous les champignons portent-ils un chapeau ?, Éditions Quae, 2014, p. 16
25. La précédente estimation d'un million, basée sur le fait que pour une espèce de plante, on dénombre 6 espèces
de champignons, ne tenait pas compte que de nombreux champignons vivent de manière spécifique avec des
sous-espèces d'insectes. Source :(en) D.L. Hawksworth, « The fungal dimension of biodiversity : magnitude,
significance, and conservation », Mycological Research, vol. 95, no 6, 1991, p. 641–655
(DOI 10.1016/S0953-7562(09)80810-1 (https://dx.doi.org/10.1016%2FS0953-7562%2809%2980810-1)).
26. (en) Meredith Blackwell, « The Fungi ; 2, 3 … 5,1 Million species ? », American Journal of Botany, vol. 98, no 3,
2 mars 2011, p. 426–438 (DOI 10.3732/ajb.1000298 (https://dx.doi.org/10.3732%2Fajb.1000298))
27. Francis Martin, Tous les champignons portent-ils un chapeau ?, Éditions Quae, 2014, p. 41
28. Elisabeth Denys, « Peut-on encore apporter ses champignons chez le pharmacien ? » (https://france3-regions.fra
ncetvinfo.fr/bretagne/2014/09/09/faut-il-encore-apporter-ses-champignons-chez-le-pharmacien-547032.html),
Bretagne, sur Franceinfo (https://france3-regions.francetvinfo.fr/), 9 septembre 2014 (consulté le 23 février 2018)
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50. La symbolique (http://www.grand-armorial.net/symboliqueHeraldique.htm) sur grand-armorial.net
51. Insolite : une taïwanaise trouve deux champignons géants (http://www.chine-informations.com/actualite/insolite-u
ne-taiwanaise-trouve-deux-champignons-geants_4970.html)
52. Un champignon géant découvert au Mexique (http://www.parismatch.com/parismatch/dans-l-oeil-de-match/actuali
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53. Kevin Robert Grazier, The Science of Dune: An Unauthorized Exploration Into the Real Science Behind Frank
Herbert's Fictional Universe, Édition BenBella Books, 2008. (ISBN 1933771283 et 9781933771281). Lire en ligne
(https://books.google.fr/books?id=4kbYExSCa6oC&pg=PT54&lpg=PT54&dq=armillaria+ostoyae+890+hectares&s
ource=bl&ots=NxBqaJ0i_B&sig=YIv6fpTot17eqZIcdIjlNzbXiC8&hl=fr&sa=X&ei=QO9ZT_-CL9Sn8gOB5t2ADw&ve
d=0CGkQ6AEwCTgK#v=onepage&q=armillaria%20ostoyae%20890%20hectares&f=false) page 43.
54. E. R. Boa, Champignons comestibles sauvages, Food & Agriculture Org., 2006, p. 12
55. Roger Jean Heim, « Les champignons sataniques sur les toiles de Bush », Collecta Botanica, vol. VII, 1968,
p. 551 à 557
56. Annick Drevet-Tvermoès, États modifiés de conscience, art et rêve. Le jardin des délices de Jérôme Bosch Lire le
document (http://florence.ghibellini.free.fr/EMC/tvermoes1.html)
57. Marie Lechner, « Anticiper la ville de demain », Libération.fr, 28 septembre 2007 (lire en ligne (http://www.ecrans.f
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58. Michel Blazy, "Post Patman" (http://www.palaisdetokyo.com/index2002.php?npage=fr/prog/expo/blazy2.html)
Exposition au Palais de Tokyo. à Paris. 1er février 2007 - 6 mai 2007
59. Ph. Fr. Na. Fabre d'Églantine, Rapport fait à la Convention nationale dans la séance du 3 du second mois de la
seconde année de la République Française (https://books.google.fr/books?id=vVtWj-W-KP8C&printsec=frontcove
r&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false), p. 26.

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