Sunteți pe pagina 1din 2

La mendicité infantile est un fléau répandu dans le monde entier aux conséquences néfastes

pour ses jeunes victimes. Mais qui sont donc ces victimes obligées de mendier dans la rue dès
leur plus jeune âge ? D’où viennent-ils et pourquoi ce sont-ils retrouvés dans une telle
situation ? Finalement existe-il un profil unique d’enfant mendiant ?

Les premiers éléments de réponses qui seront détaillés par la suite proviennent des institutions
spécialisées. Ces dernières qui tentent d’empêcher la mendicité et viennent en aide à ses
différentes victimes ont mis en avant certains facteurs qui conduisent bien souvent à la
mendicité des enfants : pauvreté, échec au sein de la famille, appartenance à une minorité
ethnique spécifique, expériences traumatisantes ou faible niveau d’éducation [2] [7].

3.1 Situation

Mise à part les enfants abandonnés qui vivent réellement dans les rues, la mendicité des
enfants devient un mode de vie entièrement influencé par les parents.

En règle générale, la grande majorité des enfants qui mendient sont issus de familles
reconstituées et extrêmement nombreuses marquées par de nombreux maux telles que [7] :
o les échecs scolaires : il s’agit de famille déscolarisé où les enfants n’ont pas accès à
l’éducation. Il reste ainsi enfermé dans cette sphère de violence et de contraintes où il
ne peuvent entrevoir la lumière.
o les échecs professionnels : le manque de travail et d’argent est le premier déclencheur
de ce phénomène. Afin de gagner de quoi survivre et compenser leur manque de
revenu, les parents sont prêts à utiliser leurs enfants pour mendier en les confiant ou les
forçant eux-mêmes.
o des comportements violents : la mendicité infantile s’accompagne de violence,
l’exemple donné précédemment des six enfants battus par leurs parents à Delhi
lorsqu'ils ne rapportaient pas assez d'argent n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. En
Chine ou en Afrique, cette habitude de battre les enfants n’est que trop présente.
o une forte consommation d’alcool : cette consommation n’est que le reflet de la
pauvreté du monde où vivent ces enfants. Et c’est bien souvent l’alcool et la drogue les
premiers responsables des comportements violents des parents et parfois même des
enfants.
o un fort manque de soutien affectif : il n’existe pas de modèle parental dans ces familles,
pas de soutien affectif ni d’attentions particulières mais seulement des négligences.
L’enfant n’est pas vu comme un être à chérir mais comme une source de revenu, u
travailleur et un défouloir.

Pour comprendre ce phénomène de la mendicité infantile, avoir la bonne représentation d’un


enfant est essentielle. En effet les mineurs représentent une population plus fragile à la fois
physiquement et mentalement. Ils constituent la catégorie la plus courante de victimes forcées
à mendier de par leur incapacité à anticiper et réagir aux actions des leurs agresseurs.
3.2 Âge

Les études menées sur la mendicité constatée en Afrique, en Asie et en Europe du Sud-Est [2]
ont relevé une tendance à l’extrême jeunesse de cette mendicité infantile. Beaucoup de ces
jeunes mendiants commencent à l’âge de quatre ou cinq ans environ alors que le nombre
d’enfants impliqués semble diminuer lorsque les garçons et les filles atteignent la puberté.
Cette tendance flagrante à plusieurs explications qui se complètent.

Premièrement la vision d’un enfant en bas-âge dans la rue est susceptibles de susciter beaucoup
plus de pitié que celle d’un adolescent. Dès lors il semble bien plus rentable pour les trafiquants
(parents, tierces personnes ou autres) de n’utiliser que des enfants extrêmement jeunes s’ils
rapportent plus. Deuxièmement, bien qu’un adolescent soit toujours une source de revenu il
peut également devenir une source de problème. La puberté marque l’entrée de l’adolescent
dans le monde des hommes, dans un monde où il a honte de faire partie. Ainsi, en grandissant,
ces enfants mendiants prennent conscience de leur situation et veulent s’en échapper. Par
conséquent, nombre de ces jeunes adultes de la rue préfèrent fuir s’ils le peuvent, où bien
essayent d’aller au conflit avec leur possesseur pour cesser cette relation de soumission
insupportable.

3.3 Genre

Au vu des différentes études menées, que ce soit à Delhi et en Albanie, en Grèce ou au Sénégal
[2], il apparait que les formes les plus extrêmes de mendicité forcée d’enfants touchent
principalement les garçons. Par exemple, dans les recherches menées à Delhi la mendicité
associée à la toxicomanie semble être quasi exclusivement un problème lié au sexe masculin. De
même au Sénégal, les talibés sont presque toujours des hommes.

3.4 Ethnicité

Évidemment l’ethnicité en elle-même n’est pas une vulnérabilité. Cependant elle s’associe bien
souvent à des faiblesses économiques et sociales et devient de ce point de vu là responsable de
la misère de certains enfants. En effet comme nous avons pu le voir, les trafiquants s’adressant
à des personnes issues de milieux défavorisés confrontés à des difficultés économiques et à un
faible niveau d’éducation qui se laissent facilement convaincre de vendre leurs enfants comme
main d’œuvre. Ainsi, les enfants impliqués dans des activités de mendicité appartiennent
souvent à une minorité ethnique en proie à des difficultés socio-économiques. L’article
Signalling Child Trafficking and Exploitation by Begging in Romania : on Public Traits, Victims
Traffic and Societal Reaction [1] fait notamment références à la communauté des Roms à
laquelle de nombreux enfants mendiants appartiennent dans les pays riches d’Europe.