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LE PLAISIR DE LIRE : LE LIVRE TRADITIONNEL ET/OU LE LIVRE

ÉLECTRONIQUE

CHIRIAC ELENA,
Şcoala Gimnazială Solonţ, Bacău

L’écriture et la lecture sont les plus importantes activités qu’un individu déroule pour
développer son intelligence. Écrire c’est une activité complexe qui demande la mise en commun
de plusieurs habilités individuelles telles l’empathie et la capacité de s’exprimer. Pourtant cette
activité ne peut pas être conçue en dehors de la lecture. Car, pour avoir une intuition affective et
savoir exprimer ses sentiments l’individu doit a priori lire.
Lire et écrire sont des étapes qui se réalisent à peu près simultanément dans les écoles
roumaines, mais nous observons que l’écriture a besoin d’une préparation plus attentive. C’est
ainsi que la lecture est incontestablement importante, car l’homme a premièrement besoin
d’assimiler les idées, les comportements des autres et puis d’élaborer ses propres valeurs.
Dans son essai Faits et croyances l’écrivain français Victor Hugo souligne
l’indispensabilité de la lecture en soutenant qu’elle a autant d’importance que les besoins
physiologiques : « Lire, c’est boire et manger. L’esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui
ne mange pas »1. De la même manière pense l’écrivain marocain Tahar Ben Jelloun qui
considère que le manque de la lecture et de l’écriture équivaut à la l’absence de l’un de cinq sens
de l’homme : « Ne pas savoir lire et écrire, c’est comme être aveugle »2. Ainsi, l’auteur
maghrébin tire la conclusion que la lecture et l’écriture sont responsables de l’accès aux
nouveaux horizons.
Jusqu’à ce point, nous avons essayé de mettre en évidence l’importance de la lecture et de
l’écriture, mais nous considérons aussi essentiel le support sur lequel nous déroulons ces
activités. Le plus connu instrument qui assure ces processus est le livre. Dans son Lexicon, Virgil
Olteanu définit le livre en tant qu’un terme conventionnel par lequel on désigne n’importe quel
document publié ou non3.
L’apparition de l’imprimerie au XVème siècle facilite la transmission des messages et
des informations qui auparavant se réalisaient par voie orale. Dorénavant, nous pouvons
retrouver plusieurs exemplaires du même livre et les gens peuvent obtenir, sans délai, la même
information. Grâce à cette invention les gens commencent à collectionner les livres en les
déposant dans des bibliothèques. De même, l’imprimerie conduit à l’apparition d’ « un trend »
parmi les aristocrates- les bibliothèques personnelles- dont les effets se sont propagés jusqu’à nos
jours. Si nous visitions un ami et dans le séjour nous « accueille » une grande bibliothèque
soigneusement organisée, nous changeons brusquement d’impression, elle devenant ainsi le
porte-parole de l’intellectualité de la personne visitée.
Pourtant nous vivons encore des jours plus modernes. Aujourd’hui, il n’est plus à la mode
d’avoir une bibliothèque imposante, mais il est suffisant de posséder une tablette et/ou une
liseuse pour lire la majorité des livres. Grâce au développement de la technologie moderne, le
livre électronique dépasse le livre en papier en le menaçant de disparaître. Toutefois, celui-ci a
1
Victor Hugo, Œuvres complètes, Bouquins, 2002, p.142.
2
Tahar Ben Jelloun, La fiancée de l’eau, suivi de : Entretien avec monsieur Saïd, édition Actes Sud, 1992, p. 30.
3
Cf. Virgil Olteanu, Din istoria şi arta cărţii. Lexicon, Bucureşti, Editura Enciclopedică, 1992, p. 67.
encore beaucoup de choses à offrir. Si nous devons nous pencher sur l’un ou sur l’autre nous
découvrons, de deux côtés, des avantages et des désavantages.
Assurément le livre électronique propose une sérié d’avantages difficilement à refuser. Il
facilite l’accès à l’information pour ceux qui veulent lire dans une langue étrangère. Il est connu
le fait que les livres écrits dans une autre langue que celle du lecteur étaient difficilement à
procurer et ils coûtaient beaucoup d’argent. Maintenant les livres classiques sont à la fois gratuits
et disponibles dans tous les formats électroniques.
Un autre élément avantageux du livre électronique réside dans le fait que nous pouvons
trouver rapidement les mots clés de l’œuvre sans perdre du temps. En plus, si la liseuse a la
possibilité de se connecter à l’Internet, nous pouvons réaliser instantanément la traduction d’un
mot inconnu sans diminuer le plaisir de lire. Dans le cas du livre traditionnel toutes ces étapes
prennent beaucoup de temps et, parfois, finissent par réduire l’exaltation éprouvée pendant la
lecture.
Un autre point fort du livre électronique est l’espace qu’il utilise. Nous n’avons pas
besoin d’une chambre ou d’un salon entier pour entasser les livres, car il est suffisant de disposer
d’une carte mémoire où nous pouvons stocker jusqu’à un million de livres. Imaginons-nous un si
grand nombre de livres dans une maison ! Tout d’un coup, l’idée d’utiliser une tablette et/ou une
liseuse n’est plus si répugnante, surtout que ces dispositifs offrent au lecteur la possibilité de
continuer sa lecture même sans allumer la lumière. S’il dort dans la même chambre avec
quelqu’un d’autre, le lecteur ne dérange pas son voisin et peut continuer tranquillement de se
régaler de son livre. Si nous prenons en considération la possibilité de voyager le livre
électronique est plus convenable, car le support est moins lourd et facile à transporter.
Pourtant, celui-ci présente aussi des désavantages. La durée de la batterie peut devenir un
problème difficile à surmonter si nous nous trouvons dans une région où nous ne pouvons pas
nous connecter à une source de courant électrique. La piraterie prend de l’essor, car la
transmission du livre est plus facile et les utilisateurs ne doivent rien payer.
Vu ces désavantages, nous devons reconnaître que le livre traditionnel ne peut pas être
menacé par le livre électronique, au contraire son statut est bien défini et le ebook ne vient que
souligner son importance. Le livre en papier stimule les sens tels le toucher, la vue, l’odorat pour
ceux qui sont des passionnés, pourtant il peut menacer la vie de ceux qui sont allergiques à la
poussière. Des fois, il peut constituer un cadeau bienvenu et s’il est signé par l’auteur lui-même
la valeur est incontestablement agrandie.
Le livre traditionnel peut devenir la raison d’un voyage. Qu’il s’agit d’un voyage pour le
procurer ou d’un voyage comme suite à sa lecture, le livre en papier déclenche une prise de
position et une foule des événements. Si le livre électronique est acquiert sans peine, le livre en
papier nécessite un peu d’agitation et des déplacements.
Une autre chose que nous devons prendre en considération est le fait que le livre
électronique reste pour toujours une copie fidèle du livre en papier. Un nouveau roman est
premièrement publié en édition papier et après quelques années il apparaît en édition
électronique, donc il est hautement possible que les nouvelles œuvres n’ont pas une variante
ebook.
Somme toute, nous croyons que le livre traditionnel et le livre électronique se complètent
admirablement, ici ne s’agissant pas d’une concurrence, mais plutôt d’une collaboration par
l’intermédiaire de laquelle l’humanité gagne beaucoup. Dans Le dictionnaire des symboles, Jean
Chevalier et Alain Gheerbrant affirment tout simplement que « le livre est le symbole de
l’univers »4 en mettant l’accent sur le fait que chaque livre essaie de transposer dans son canevas
narratif une partie de l’univers. Involontairement ou pas, les auteurs se rapportent toujours aux
événements qui déclenchent une prise de conscience suivie par une acceptation de la réalité.
Finalement, lire se traduit par une expérience unique chaque fois que nous
« rencontrons » un livre. De cette rencontre nous partons toujours enrichis spirituellement quel
que soit le support sur lequel se présente le livre. Alterner le support électronique avec celui en
papier est la modalité la plus efficace qu’un lecteur peut utiliser pour retirer des avantages. Un
vrai lecteur ne fait pas « de discriminations », il ne se range pas d’une côté ou d’une autre, mais
il profite de tous les avantages offerts pour accroître ses connaissances.

BIBLIOGRAPHIE:

HUGO, Victor, Œuvres complètes, Paris, édition Robert Laffont, Bouquins, 2002.
BEN JELLOUN, Tahar, La fiancée de l’eau, suivi de  : Entretien avec monsieur Saïd, édition
Actes Sud, 1992.
OLTEANU, Virgil, Din istoria şi arta cărţii. Lexicon, Bucureşti, Editura Enciclopedică, 1992.
CHEVALIER, Jean, GHEERBRANT, Alain, Dictionnaire des symboles. Mythes, rêves,
coutumes, gestes, formes, figures, couleurs, nombres, Paris, édition Robert Laffont, Bouquins,
1990.

4
Jean Chevalier, Alain Gheerbrant, Dictionnaire des symboles. Mythes, rêves, coutumes, gestes, formes, figures,
couleurs, nombres, Paris, édition Robert Laffont, 1990, p.308.