Sunteți pe pagina 1din 5

Analyse dimensionnelle : Méthode de Rayleigh L3S5 Année 2009-2010

LICENCE LPAI L3S5 2009-2010


Mécanique des Fluides

Analyse Dimensionnelle

Allée de von Karman derrière un Dany Huilier – 2 novembre 2009


cylindre-Image équipe ITD-IMFS

Analyse Dimensionnelle appliquée à la Mécanique des Fluides

2 buts principaux :
- donner des indications sur les relations existant entre les Grandeurs Mesurables intervenant
dans les phénomènes physiques étudiés
- regrouper les grandeurs en produits sans dimension, l’idée étant d’exprimer les résultats
expérimentaux par des relations entre ces produits
- choix des grandeurs fondamentales , exemple : système international , masse M, longueur L,
temps T, mais le choix est arbitraire.

Méthode de Rayleigh (1899)


- dresser l’inventaire de toutes les variables indépendantes qui interviennent dans le
phénomène étudié
- écrire la loi (algébrique) reliant les variables sous forme de produit de puissances de
ces variables
- écrire les dimensions des variables par rapport au système des grandeurs
fondamentales
- les combiner dans une relation homogène sur le plan dimensionnel

Exemple 1 : Perte de charge dans une conduite éventuellement rugueuse

a) Inventaire des variables et de leurs dimensions

Variable Symbole Dimension


Perte de charge par unité de longueur Δp/l (Pa/m) ML-2T-2
Diamètre de la conduite D (m) L
Masse volumique du fluide ρ (kg/m3) ML-3
Viscosité dynamique μ (Pa.s) ML-1T-1
Vitesse moyenne de l’écoulement U (m/s) LT-1
Rugosité absolue de surface de la conduite ε (m) L

Δp
b) Loi algébrique = f ( D, ρ , μ , U , ε ) = kD X U Y ρ Z μ α ε β
l
c) Relation dimensionnelle homogène :

ML-2 T -2 = LX ( LT −1 ) Y ( ML−3 ) Z ( ML−1T −1 ) α Lβ

d) Egalité des exposants des grandeurs fondamentales

1
Analyse dimensionnelle : Méthode de Rayleigh L3S5 Année 2009-2010

Pour L -2 = x + y -3z – α + β x = -1 – α - β
Pour M : 1=z+α y=2 –α
Pour T : -2 = -y - α z=1 –α
3 équations pour 5 inconnues 2 paramètres α et β

Δp
La relation devient : = f ( D, ρ , μ , U , ε ) = kD −1−α − β U 2 −α ρ 1−α μ α ε β ,
l
Soit encore

−α β
Δp kρU 2 ⎛ UDρ ⎞ ⎛ ε ⎞
= f ( D, ρ , μ , U , ε ) = ⎜ ⎟ .⎜ ⎟
l D ⎜⎝ μ ⎟⎠ ⎝ D ⎠

ρLU 2
On sait que : Δp = ρgΔh = λ.
2.D
Δp 2 D
Le coefficient de perte de charge est donné par : λ = . et d’après la relation
l ρU 2
précédente :

Δp 2 D ⎡⎛ UD ⎞ ⎛ ε ⎞⎤
λ= . = f ⎢⎜ ⎟, ⎜ ⎟⎥
l ρU ⎣⎝ ν ⎠ ⎝ D ⎠⎦
2

On a une relation entre 3 nombres sans dimension :


UDρ UD
- le nombre de Reynolds Re = =
μ ν
- la rugosité relative ε/D
- le coefficient de perte de charge λ

Commentaires :
La Méthode de Rayleigh fournit la forme de la loi qui régit le phénomène physique (mais rien
ne prouve que la loi physique correspondante existe, c’est l’expérience qui le confirmera).
D’autres regroupements sans dimension sont possibles et cela peut donner d’autres produits
sans dimension, les plus commodes/adéquats seront suggérés par l’expérience.

Exemple 2 : Traînée (résistance) exercée sur un objet en mouvement par un fluide


compressible

a) Inventaire des variables et de leurs dimensions

Variable Symbole Dimension


Force de Traînée F (N) MLT-2
Longueur caractéristique de l’objet L (m) L
Masse volumique du fluide ρ (kg/m3) ML-3

2
Analyse dimensionnelle : Méthode de Rayleigh L3S5 Année 2009-2010

Viscosité dynamique μ (Pa.s) ML-1T-1


Vitesse moyenne de l’objet U (m/s) LT-1
Enthalpie (Energie par unité de volume) E (Joule/m3) ML-1T-2

b) Loi algébrique F = f ( L,U , ρ , μ , E ) = kD aU b ρ c μ d E e


c) Relation dimensionnelle homogène :

MLT -2 = La ( LT −1 ) b ( ML−3 ) c ( ML−1T −1 ) d ( ML−1T −2 ) e

d) Egalité des exposants des grandeurs fondamentales

Pour L 1 = a + b - 3c – d - e c=1 –d-e


Pour M : 1=c+d+e b = 2 – d - 2e
Pour T : -2 = - b – d – 2e a=2 –d
3 équations pour 5 inconnues 2 paramètres d et e

La relation devient : F = f ( L, U , ρ , μ , E ) = kL2− d U 2− d − 2 e ρ 1− d −e μ d E e ,


Soit encore
−d −e
⎛ ULρ ⎞ ⎛ ρU 2 ⎞
F = f ( L, U , ρ , μ , E ) = k ( L ρU )⎜⎜ 2
⎟⎟ .⎜⎜
2
⎟⎟
⎝ μ ⎠ ⎝ E ⎠
On a 2 nombres sans dimension :

ULρ UL
- le nombre de Reynolds Re = =
μ ν
ρU 2
- le nombre de Mach, donné ici par son carré : M 2 =
E

La résistance est donnée par : F = f ( L, U , ρ , μ , E ) = k ( L2 ρU 2 ) f (Re, M )

Si on décompose la résistance en traînée (composante horizontale) et en portance


(composante verticale) et si on prend une surface caractéristique de l’objet S = L2 ou S = 2L2,
il vient :

1
FD = ρU 2 S .C D (Re, M )
2
1
FL = ρU 2 S .C L (Re, M )
2

Les coefficients de traînée C D et de portance C L sans dimension sont fonctions du nombre de


Reynolds et du nombre de Mach.

Exercice : faire le même développement avec un fluide incompressible


Méthode du PI ou Théorème de Vaschy-Buckingham (1914)

3
Analyse dimensionnelle : Méthode de Rayleigh L3S5 Année 2009-2010

(d’après l’un des polycopiés de Marc Rabaud, laboratoire FAST-Orsay)

Traduit de l’article de Bernard CASTAING [ An introduction to hydrodynamics, pages 25–79.


Cambridge University Press, 1998], pages 62-64.

Il semble que l’analyse dimensionnelle ait été utilisée au moins depuis Galilée. Elle est
utilisée depuis longtemps pour résoudre des problèmes de mécanique des fluides, et c’est
maintenant un outil courant en physique. [. . .]
L’idée de base est bien connue. Imaginons qu’une expérience ait été réalisée avec des
conditions aux limites particulières et que tout ait été exprimé dans le Système International
(SI ou MKSA). Pour l’exprimer en CGS nous multiplions simplement les nombres
représentants les longueurs par 102, les masses par 103, les densités par 10-3. Mais imaginons
que nous oublions de le faire et changions simplement le nom des unités. Notre résultat serait
celui d’un nouveau problème où les longueurs seraient 102 fois plus petites, les masses 103
fois plus petites et les densités 103 fois trop grandes. En résolvant notre problème, nous avons
donc résolu toute une classe de problèmes équivalents. En réalité ce n’est peut-être pas très
utile car peu de liquides ont des densités 103 fois supérieures à celle de l’eau par exemple !
Certaines quantités doivent être maintenues constantes (la vitesse de la lumière par exemple)
si elles ont quelques importances.
Formalisons cela en utilisant les travaux de Edgar BUCKINGHAM (Phys. Rev., 14, 345
(1914)). Soit y1 ,......, y n les paramètres (conditions aux limites, quantités importantes) et y la
quantité inconnue.

Nous recherchons une relation mathématique :

y = f ( y1 ,......, y n )

Soit A1 , A2 ,..., Am les m dimensions indépendantes (M pour la masse, T pour le temps, · · · ).


Nous verrons que le nombre de dimensions indépendantes n’est pas déterminé de façon
évidente mais supposons qu’il le soit. Alors les dimensions des yi s’expriment en fonction
des A j :

[ y i ] = A1α 1i ,..., A1αmi

L’expression y1x1 y 2x 2 ... y nxn sera sans dimension si les m équations suivantes sont vérifiées :.

∑α
i =1
ji .xi = 0

Nous pouvons alors former (n – m) quantités sans dimensions ”indépendantes” :

π 1 , π 2 ,..., π n−m .
Prenons ces quantités comme nouveaux paramètres, et appelons y1' , y 2' ,..., y m' les paramètres restants.
Ces y i' ont des dimensions indépendantes et il existe des exposants βi tels que :

[ y ] = [y1' ]β 1 [y 2' ]β 2 ...[y m' ]βm

4
Analyse dimensionnelle : Méthode de Rayleigh L3S5 Année 2009-2010

Alors l’expression

−β1 −β 2 − βm
π = y.( y1' y 2' ... y m' )

est sans dimension et est une fonction de tous les paramètres :

π = y.( y1' y 2' ... y m' , π 1 , π 2 ,..., π n − m )

Ni π , ni les valeurs de π i ne dépendent du système d’unité. Nous pouvons donc choisir ces unités
pour que tous les et :

π = h.(1,1,...1, π 1 , π 2 ,..., π n − m ) = g (π 1 , π 2 ,..., π n − m )

Ceci est le théorème de Buckingham : une quantité inconnue sans dimension peut uniquement
dépendre des nombres sans dimension formés à partir des paramètres. Le cas le plus intéressant
correspond au cas où on ne peut former aucun paramètre sans dimension. Alors la fonction g est une
constante g0 et le problème est entièrement résolu à cette constante multiplicative près :

β1 β2 βm
y = g 0 . y1' y 2' ... y m'
[. . .]
On peut choisir autant de dimensions indépendantes que l’on veut. Cela introduit simplement des
facteurs de conversion qui agissent comme de nouveaux paramètres. Cela n’a pas d’intéerêt sauf si
l’on sait que ces facteurs ne peuvent pas intervenir dans le problème. Par exemple, on considère
habituellement que le temps et une longueur ont des dimensions différentes. Pourtant, à cause de la
théorie de la relativité, c’est artificiel et cela introduit un « facteur de conversion » qui est la vitesse de
la lumière. En mécanique classique, nous savons que ce paramètre ne va pas intervenir, ce qui donne
tout son intérêt à distinguer le temps et l’espace.

• Attention, l’analyse dimensionnelle est un outil extrêmement puissant, mais aussi très dangereux! Si
l’on oublie ou si l’on se trompe sur le choix des variables physiques à considérer le résultat devient
faux. Le « sens physique » doit permettre de sélectionner les variables indépendantes pertinentes.

+ cours du MIT (2007), pages suivantes