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CHAPITRE 1 : LA PLACE DE L'ÉCONOMIE DANS LE GRÈCE

ANTIQUE
INTRODUCTION AU CHAPITRE
Première remarque : Les débats de l'époque sont relativement modernes et donc interroger les débats
de cette période nous permet de comprendre ce qu'il se passe aujourd’hui. Il y a des éléments
fondateurs à l'époque qui impacte sur notre façon de penser le monde et notamment dans sa dimension
économique.
Seconde remarque : dans les livres d'HPE la plupart du temps, la seule lecture qu'on peut avoir dans
l'économie de la Grèce antique est liée aux seuls écrits de Platon et d'Aristote : confort intellectuel qui
suggère que les catégories économiques qu'on utilise ajd est qql chose de relativement nouveau dans
l'histoire de l'humanité.
(Dumont, Meda) : dans les sociétés primitives (Sahin : âge de pierre, âge d'abondance) le travail est un
indice d'exclusion de la citoyenneté. Economie chrémastique : fondée sur l'esclavagisme. Les sociétés
prémodernes avaient un imaginaire radicalement différent du nôtre et tout ce qui est individualisme
c'est qql chose de nouveau dans l'histoire de l'humanité. Cela permet de passer d'une société "sans
travail" à un société de travail. Les sociétés où le travail est essentiel sont récentes. Cela permet d'avoir
une lecture linéaire de l'histoire.
Pour certains auteurs libéraux, cela indiquerait que l'histoire de l'humanité est une histoire d'une
rationalité plus poussée (rationalité du travail, des individus...). Ajd en 2018 les seuls travaux qui nous
sont transmis sont les livres de Platon et d'Aristote, pq pcq les autres philosophes ont vu leurs livres
brûlés ou tombés dans l'oublis. La chrétienté a sélectionné les livres qui étaient à lire et ceux qui
n'étaient pas à lire. Tout cela est mythologique pcq la réalité de cette Grèce antique est peut-être plus
compliqué, qu'il y a des enjeux politiques, économiques et les écrits de Platon et d'Aristote côtoie
d'autres écrits, d'autres visions du monde...

Troisième remarque : Démocrite : catégorie de philosophie qui ont été déconsidérés dans l'histoire de la
pensée mais qui annonce des principes qui sont bien plus modernes, émancipateurs que ceux légués par
le duo Platon et Aristote. Ce sont les fameux sophistes dont on a souvent une lecture de
méconnaissance. Débat sur la place du travail, de la monnaie, le pb des échanges, grandes catégories de
l'économie encore actuellement.

I- Eléments d'histoire politique de la Grèce Antique


A l'époque on est confronté à des cités qui sont gouvernées de façon autocratique mais à partir du 5 E
siècle on connaît des séries de crises politiques qui sont dues à la naissance d'une classe moyenne qui
s'est enrichie via le commerce coloniale, cette classe moyenne à de nouvelles revendications : elle
revendique:
1er revendication : isonomie : demande que la loi soit égale pour tous : il faut donc des juges
impartiaux, cette isonomie est la première étape d'une autre étape : une autre revendication qui est la
revendication de la démocratie (demos : le peuple et du terme katros : signifie la force : la force du
peuple). D'où la première expérience démocratique en Europe occidentale, en Asie il y a eu des
expériences aussi démocratiques. En occident : réforme de Clisthène qui va introduire la démocratie,
que va faire Clisthène : découper le territoire de la cité en une centaine de dème : on va réunir ces
dèmes en 10 tribus et dans chaque tribu on va élire 50 représentants au Conseil. Ce conseil des 500
élabore, rédige des décrets qui sont ensuite soumis à l'assemblé du peuple qui elle va voter les textes.
Les auteurs nous disent que ce n'est pas vraiment la démocratie : sur 500 000 habitants il n'y a que 50
000 citoyens sont exclus du vote, les exclaves, les méthèques et les femmes.
Tord cela va créer des débats, il va y avoir des philosophes qui vont accompagner ce mouvement et
d'autres qui vont s'y opposer. On un d'une part les sophistes dans leur très génial majorité sont pour la
démocratie et dans l'autre colonie il y a des nostalgiques d'une société autocratique : Platon ET Aristote
qui n'ont pas de considération pour les esclaves et ils sont contre le démocratie.il se dispute également
sur le primat à donner pour gouverner le société. Nomos/ physique : débat entre ceux qui sont du côté
de la loi, qui défendent une société de l’état et ceux qui font confiance à l'idée de la nature, il faut que la
nature règne. Nomos provient du terme : Nemo qui moyen de dans grec partager. Au sens moderne du
terme Nemo renvoi à une justice distributive. Certes oui au départ on affaire à des philosophes
naturalistes mais les croyances naturalistes commencent à être remises en question notamment par un
philosophe Empédocle d'Agrigente : le nomos nous donne une vue artificialiste du monde, un Etat. Les
quatre éléments naturels posés tout le reste relève du hasard autant dire que selon lui le n'y a pas de
force naturelle dans le monde et il écarte toute idée de processus mécanique qui viendrait constitue
l'univers tout est une question d'association et de vente . il va jusqu'à être plus ferme que l'idée de
nature (physique) est une invention humaine.il était également partisan de la démocratie et d'une
certaine façon le annonce les positions que prendront les sophistes.

Autre philosophe : Democrite : il nous propose une vision matérialiste du monde : ce sont les atomes qui
sont premiers et il a eu comme élève un sophiste Protagoras.

Dernière remarque : Lorsque tout ces penseurs parlent d'économie, cette problématique est englobée
dans des dimensions plus large puisque l'économique est inséré dans des problématiques plus larges qui
sont des problématiques politiques.

II- Artifices et pragmatismes des Sophistes


Quand on parle des sophistes il y a plusieurs types de courant, au de-là des différences il y a qql
convergences sur le statut et la démarche de ces philosophes, lorsqu'on s'intéresse à un auteur
quelconque il n'est pas inintéressant de s'interroger sur sa biographie, et enfin de compte la
biographique d'un auteur permet de mieux comprendre ce qu'il souhaite nous transmettre. Les
sophistes proviennent des couches moyennes ou populaires alors que le cas de Platon est tout autre,
Platon est issue de l'oligarchie. Ils n'ont pas les mêmes intérêts à défendre et quand parfois on entend
l'expression "tout est politique" cela s'applique très bien à la grece Antique, c'est essentiellement les
enjeux politiques qui guident la pensée des uns et des autres. Ces sophistes sont des professeurs
itinérants et leur souhait est de réduire le fossé entre une élite qui est inscrite et la masse des citoyens.
Platon et Aristote vont défendre les institutions démocratiques, c'est formé les citoyens dans le cadre
artificiel de la cité.
Un exemple qui est emblématique : Protagoras : il fut l'élève de Démocrite, il a été conseiller politique
du grand chef réformateur de l'époque Péricles et pour montrer que Protagoras se situe dans cette
démarche il lui avait demandé d'écrire une constitution dans une des colonies grecque Thirium : elle
était démocratique. Protagoras également a été l'ami d'un des grands tragédiens de l'époque Sophocle
qui met en lumière dans ses textes des situations tragiques : les sophistes nous proposent une vision du
monde qui est tragique. Comme pour bcp de philosophes de l'époque on a plus bcp de trace des écrits
de Protagoras, on connaît les positions de Protagoras via ses détracteurs : Platon et Aristote. La vie de
Protagoras n'a pas été de tout repos puisqu'il a écrit des livres qui faisaient preuve d'une méfiance par
rapport à la religion, il était également partie prenante des questions politiques de l'époque, lors de la
fin de l'expérience démocratique quand il y a eu le retour de l'oligarchie au pouvoir Protagoras a été mis
en procès pour athéisme mais ce que l'on lui reprochait été également sa position en faveur de la
démocratie. Tout les livres de Protagoras ont été brûlé et il a été condamné à l'exil, son bateau à fait
naufrage et il meurt ainsi. Brûler les livres à l'époque était qql chose qui était rentrés dans les moeurs.
Platon souhaitait brûler tout les livres de Démocrite puisqu'il n'était pas en accord avec ses idées.

Pour atteindre les significations imaginaires qu'avaient les protagonistes de l'époque : certains nous
proposent une vue très verticale de la société ancienne: Platon nous propose un projet politique
décideraient de la gestion de la cité les esclaves et les ouvrier Irlandais seraient interdit de
citoyenne qui. Il y a une célèbre oraison funèbre Périclès à l'occasion d'une bataille entre Athènes et
Partes (partes). Attaque prémonitoire contre ceux qui écrivaient avec concernant le démocratie
notamment contre Platon. "Notre régime sert les intérêts de la masse des citoyens et pas seulement
une minorité on lui donne le nom de démocratie. Nous sommes tous égaux devant le loi. Nous
gouvernons dans un environnement de liberté." Pour revenir à la pensée des sophistes, qu'est-ce qu'ils
proposent ? Toutes réalités c'est bord aux phénomènes : ce qui compte c'est le monde de l'apparence,
autrement dit contrairement à la pensée naturaliste on ne va pas mobiliser un princeIpe extérieur au
réel (en) pour tenter de lE comprendre. Donc onc on ne Devalue pas le réel avectrairement à Plaiton qui
à tendance à l'écarter. Autre aspect: sur un tisonniernomène nomène sur peut avancer plusieurs
moment de vue, au nRidée des représentations sur est dans un monde d'incertitUde et d'opinions
(nions). sur retrouve les deux gbords (en) principes de l'artificialisme : le principe de la réalité suffisante
et l'incertitude rtitude. sur peut en hautoser cette vision à celle donnerfendue par Platon et à celle
défendue par Aristote, ancien: Platon nous dit le et 7 planètes avec certitude, cela va nous donner les 7
notes de musique. Aristote nous propose une vision du monde basé s (en)ur la certitude, le ne cesse
d'écarter toute idée d'hasard. Il y a l'idée quiZ Aristote d'un ordre naturel qui s'imposer de façon
certaine et cela nourrira le présentation de son projet aprèslitique et économique. Autre Pb: le pb de
l'égAlité les penseurs de l'épquel parlent tous d'égalité mais le façon dont ils envisagent l'égalité eSt bien
différente selon les cnosants l'époque.

Premier sens de l'égalité : sens moderne : l'égalité arithmétique qui suggère que tout les individus sont
égaux.

Autre sens: égalité géométrique : défendue par Platon et Aristote, égalité par rapport au statut des
individus. Il y a des hommes plus égaux que d'autres. Le maître du domaine de l'Oikos peut prétendre à
une autre égalité que celle qui se trouve à la base de l'échelle sociale notamment de l'esclave. Le maitre
et l'esclave n'ont pas les mêmes droits.

Les sophistes proposent une égalité arithmétique

Autre aspect également : conséquence de l'athéisme : les sophistes ne considèrent pas que la loi peut
être divine ou encore naturelle. Ce qui encore ici les opposent à Platon. Chez Platon la loi doit
retranscrire le message du divin et de la nature, pour eux tout cela est une illusion. Dans cet univers
proposé par les sophistes, la condition de l'homme est tragique, puisque l'homme est séparé des dieux,
il est exposés aux incertitudes de la vie. Dans cette univers incertain l'habilité consiste à saisir le moment
opportun. Pourquoi saisir le moment opportun? On est dans le règne du chaos, de l'accident, du hasard.

Conséquence : il faut se débarasser de l'idée de nature et remplacer l'idée de la physis par le nomos par
la loi, notamment par la création de conventions et d'institutions. On peut noter ici une convergence
quelque sois la période de l'histoire dont il est question, tout les penseurs artificialistes montrent
l'importance de la constitution, des institutions pour que les individus puissent se mouvoir dans un
univers incertain. Hocks montre l'importance de la constitution et Keynes qui montrera l'importance de
la régulation politique et économique. Il y a un célèbre phrase de protagoras "l'homme est la mesure de
toute chose". En langage moderne il y a ce que Veber appelera le désenchantement du monde :
protestantisme qui nous offre une vue désanchantée du monde, avec le protestantisme il y a une forme
d'incommunabilité entre la finititude de l'homme et l'infinitude du divin. Dans le protestantisme, les
hommes sont séparés de Dieu.

Oppositions par rapport aux catégories économiques usuelles notamment à propos de la monnaie et du
travail. Il y a une méfiance naturaliste de la part de Platon et d'Aristote par rapport à la monnaie. Elle
permet de facilité les échanges mais la monnaie est un artifice , c'est un objet qui circule et l'importance
de la prétendue richesse est logée à l'intérieur des croyances de tout à chacun. Il y a également une
méfiance par rapport aux échanges or tout autre est la position des sophistes : on admet la monnaie, les
échanges mais également un élément qui est méprisable : le travail.

Le travail selon Platon et Aristote est le meilleur moyen pour s'exclure de la citoyenneté, il en est tout
autre pour les sophistes, le travail exprime le lien social et donc ici il faut comprendre le travail dans sa
dimension symbolique et non pas simplement dans sa fonction marchande. Pour eux le travail est le
moyen pour les citoyens de participer à la constitution de l'idéal démocratique. Pour revenir à Périclès :
sois vous allez vous reposez, sois vous voulez être libres. Et la liberté à un coût : c'est le travail. Plus
globalement on a pas une crainte de la part des sophistes de l'économie. En investissant la sphère
économique les citoyens permettent l'existence du corp social. Ce corp social n'est plus gouverné par la
verticalité mais par l'horizontalité : vision bcp plus individualiste. En effet dans la configuration holiste
d'une part il n'est plus question d'égalité entre les hommes, il y a une hiérarchie de nature ou religieuse
contrairement à ce qu'on pourrait penser ceux qui sont les plus modernes sont les penseurs qui
historiquement ont été maudis : parce qu'ils ne correspondaient pas au canon politique voir religieux de
leur époque.
Selon les sophistes on ne peut plus raisonner en terme de nature, on a donc un discours émancipateur.
On donne aux hommes l'ambition de construire leur institution politique et économique. La philosophie
platonicienne c'est un brusque retour en arrière. C'est le retour de vieilles mythologies que l'on retrouve
dans les lois et la république. Platon emprunte cela à la partie orientale (Iran, Irak actuel), une méfiance
par rapport à l'homme. On ne parlera donc plus de rapport de force mais de rapport naturel et à la
notion du "Nomos" on va préférer celui de la "physis". A l'individualisme on va préférer une vision
holiste et autant les sophistes font un pas faire le modèle de societas autant Platon retourne vers le
modèle de l'universitas.

On se rend compte que chez les sophistes on a tout les éléments de notre modernité : 1er élément :
l'autonomie dans l'action (autonomie/hétéronomie ) 2e élément : individialisme défendu par les
sophistes, 3e élément : le droit à la critique, 4e élément : importance de l'histoire. Il faudra attendre la
Renaissance pour qu'il y est un retour à ces valeurs défendues par les sophistes.

D'une part après la fin de l'expérience démocratique on ne parle plus bcp des sophistes (on brûle leurs
livres, on les met en procès...), d'autre part si l'héritage a été aussi peu important ajd de leurs écrits, les
gardiens du temple (monopôle de l'espace culturel au Moyen-Age) ...

Thomas Hocks : critique de la vision platonicienne du monde

Platon et Aristote vont tenter de dévaloriser les sophistes notamment de façon imperturbable en faisant
référence à la physis (nature). La différence entre ces deux philosophes va être la suivante : chez Platon
le monde est corrompu (on ne peut trouver que des débris de cette nature originelle) alors que chez
Aristote la nature reigne en maître : "La nature ne fait rien en vaint, la démontrer ou la renier est
ridicule".

III- Platon : de la nature perdue à la raison calculatoire


Contrairement aux sophistes issus des milieux populaires on a affaire à qql qui est issue de l'aristocratie,
il voit ses intérêts attaqués par la démocratie. Platon se destine aux affaires publics mais le sort de
Socrate décidera qu'il serait plus intéressant pour lui d'être philosophe. Si Socrate a été condamné c'est
que Socrate avait des visions anti- démocratique. Lettre 6 de Platon : projet qui est avant tout, comment
gérer la cité et plus précisemment la cité Athénienne. On peut faire l'hypothèse que la religion est un
bon moyen pour Platon de faire passer ses idées.

Marx nous dit qu'il veut faire de la philosophie pour transformer le monde, il va se servir de l'économie.
Chez Platon ce n'est pas tant la transformation mais reformer le monde, il recherche un âge perdu. Par
rapport à cet âge perdu on retrouve deux grands thèmes naturalistes qui ne cessent de jaloner l'oeuvre
de Platon :

-1er thème : L'idée de corruption : corruption par une nature originelle, elle est dûe à l'action des
hommes, avec Platon l'homme joue un rôle de perturbateur.

-2e thème : l'idée de finalité, on la retrouve chez plusieurs grands penseurs naturalistes (Aristote, Marx).
Cette idée de corruption, de dégradation apparaît non pas tant comme une déperdition mais comme un
infraction au plan de Dieu. Platon parle d'un Dieu alors que dans la Grèce Antique on mobilisait plusieurs
dieux. C'est Socrate qui était à l'origine de ce changement de point de vue. Ce thème de la corruption
rejoint le thème de la finalité, si cette finalité divine ne s'accomplit pas c'est l'homme qui est ici coupable
de vouloir perturber le monde.

Chez Platon les hommes sont coupables de ne pas respecter le plan de Dieu, mais pas responsable. Le
christianisme ira bcp plus loin puisque les hommes sont coupables et responsables.

Similitudes entre les idées de Platon et la Bible, dans la Bible on mobilise des mythes que l'on retrouve
dans les lois de Platon. On retrouve également le concept de l'âme éternelle chez Platon.

Le plan de Dieu on le trouve dans le "Thimé", Dieu a exclu toutes imperfections, le bonheur de l'homme
va consister à prendre le modèle proposé par Dieu : le cosmos qui transparaît par la création divine.

L'homme est perturbant, chez Platon l'infraction au plan de Dieu c'est d'une part que peu d'hommes ont
l'esprit scientifique, les régimes politiques n'opposent que leur corruption face à la dégradation de ce
monde.

Comment peut-on être scientifique, quelle est la démarche à suivre ? Chez Platon on ne peut pas partir
de l'induction. Peu d'hommes peuvent avoir l'esprit de la comtemplation (cf : mythe de la caverne). Il y a
tout un jeu chez Platon entre le réel des apparences et le monde réel : différence entre l'être et le
paraître. On joue sur le double.

Quelle est la fonction de cela ? Fonction pratique pour Platon c'est une mise à l'écart de ces apparences.
Selon lui c'est toujours la même répétition.

Autre fonction de ce double : une fonction métaphysique, le réel est insatisfaisant il ne correspond pas
à nos attentes. Mais également une fonction fantasmée, le désir de se fixer sur un objet qui n'existe pas
réellement.

L'idée de nature est indémontrable, c'est une histoire de croyance.

Tout cela est un jeu sur la re-présentation : on ne peut rien attendre du présent, selon Platon l'homme
est incapable de création, le présent n'a aucun intérêt. Cette idée sera forte dans la philosophie
occidentale, Kant nous dit que l'homme est finit. Ce que nous dit Platon c'est que la réalité ne peut être
philosophique prise en compte que moyennant le recours à un principe extérieur à cette réalité. Cette
autre réalité c'est l'âme, le monde de l'idée, le monde de l'esprit. Cette idée de recours à un principe
extérieur à la réalité va expliquer la philosophie occidentale.

Politiquement : les philosophes doivent être à la tête de la gestion de la cité. Ils vont s'inspirer de cette
nature magique, providentielle et mathématique. Galilée dit "le monde est écrit en langage
mathématique", cela sera la même chose pour Platon. Comment faire passer le message? c'est pour le
bonheur : Aristote écrit pour le bonheur, Platon c'est pareil.
Platon essaye de résoudre le problème du bonheur, on trouve cette solution dans Protagoras. C'est quoi
le bonheur chez Platon ?

Selon Socrate le bonheur est d'avoir des choses utiles pour répondre à nos be soins. Le modèle
utilitariste : le bonheur c'est de savoir calculer ce qui est bon pour nous. Tout les espoirs naturalistes de
la justice reposent sur le calcul.

Comment gérer la cité : réponse dans la République, les philosophes doivent vivre en communauté,
disposer de loisirs et sont entretenu s par les classes inférieures, et ils ne doivent pas être en contact
avec le travail, le commerce et la monnaie (choses impures)

Chez Platon et chez Aristote on peut être esclave par nature. Dans les lois il écrit : "il n'y a rien de sain
dans une âme d'esclave". Dans les lois, le projet c'est le communisme pour tout le monde, tous les
citoyens de la cité. Le projet est de généraliser l'amitié entre les citoyens. L'Etat intervient à bcp de
niveau : gestion des couples, Platon fixe l'âge au mariage : femme : 16 à 20 et hommes de 25 à 35 ans.
L'état se charge même de vous trouvez un conjoint en cas de divorce. La loi commande à croire aux
dieux. Autre aspect : interdiction de sortie du territoire avant 40 ans.

Pour ce qui est de l'économie elle est fortement contrôlée

IV - La nature, le politique et l'économique chez Aristote


Chez Aristote on ne se livre pas au jeu de la représentation, la nature est là dans toute son évidence,
c'est même ridicule de la démontrer. L'homme est plongé dans cette nature, comment Aristote voit-il le
monde. Différence entre le monde supralunaire et sublunaire (tout ce qui se passe entre la terre et la
lune), on passe de la perfection à l'imperfection. Dans le monde supralunaire c'est le monde des étangs
célestes, le mouvement de ces corps célestes est parfait et il y a une translation circulaire parfaite. Plus
on arrive vers le monde sublunaire plus les étangs sont soumis à des changements. Pourquoi cette
forme de fascination pour le monde supralunaire, tout se déroule de façon excellente, on retrouve
toujours les mêmes étoiles. Deux concepts combattus : idée d'accidents et idée d'hasard.

1ère idée : vision naturaliste du cosmos : on a une vision naturaliste du cosmos qui est tributaire de sa
vision politique, l'état devra reproduire cette hiérarchie de nature. 1er problème : quels sont les critères
de la justice, les critères de la justice sont les mêmes que chez Platon : la cité doit conduire les hommes
au bonheur. Remarque importante : chez Aristote il n'y a pas de différence entre bonheur public et
privé. C'est une des caractéristiques de ce modèle de l'universitas. Tout les individus sont des frères, pas
de séparation entre la sphère public et privé. Si on n'est pas des frères d'une même communauté on est
citoyen.

Chez Aristote on retrouve le calcul à la marge : il faut comme chez Platon agir selon la "droite raison"
toutes décisions réfléchies supposent donc le calcul. on calcule les plaisirs et les peines. Aristote dit qu'il
faut aller vers les plaisirs supérieurs : la réalisation de soi, l'autodétermination et le plaisir de la liberté.
Définition aristoténicienne de la liberté : se déprendre de la nécessité, comment se déprendre : pouvoir
ne pas travailler. Toute une partie de la population est exclue de ce projet, notamment en premier les
esclaves.
Comment Aristote définit l'économie : "l'économie c'est l'art de l'autorité sur ses enfants et plus
généralement sur la maison" donc l'économie pour Aristote est au départ la gestion du domaine. Il y a
une différence entre la gestion de l'oikos et la politique : "le politique est l'art du gouvernement de
plusieurs et l'économique celui de l'administration d'un seul". Ce que l'on peut dire c'est que le politique
chez Aristote prime sur l'économi que