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Formation loi de

finances 2011
1

ACTUALITÉ FISCALE

- LOI DE FINANCES
RECTIFICATIVE 2010
- LOI DE FINANCES 2011
- LOI DE FINANCEMENT DE LA
SÉCURITÉ SOCIALE
- LA REFORME DE LA TVA
IMMOBILIÈRE

Stanislas Lhéritier
Introduction
2

 Bilan de l’année 2010:


- Plan de relance en 2008, 2009 et 2010

- Fin des mesures fiscales de faveur pour permettre de


soutenir le pouvoir d’achat et l’activité économique.

Stanislas Lhéritier
Introduction
3

 Problématique de 2010:
.

Stanislas Lhéritier
Introduction
4

 Crise de la dette souveraine:


 La Grèce (mai 2010)

Stanislas Lhéritier
Introduction
5

 Crise de la dette souveraine:


 Irlande (nov. 2010)

Stanislas Lhéritier
Introduction
6

 Solution: augmentation des prélèvements


obligatoires/ réductions des salaires ( essentiellement
fonction publique)

Stanislas Lhéritier
Introduction
7

 Les réactions

Stanislas Lhéritier
Introduction : graphiques
8

Stanislas Lhéritier
graphiques
9

Stanislas Lhéritier
Introduction
10

 La question de l’harmonisation fiscale


européenne:

« Au cours de son audition par la commission des Affaires


européennes, mardi 5 octobre 2010, le commissaire européen à la
Fiscalité Algirdas Semeta et les députés présents ont reconnu les
risques que représente une concurrence fiscale trop élevée
pour l’unité européenne. Face à la crise les Etats cherchent à
relancer la croissance et l’emploi sur leur territoire tout en
essayant de contenir leur budget. Outre la réduction des
dépenses publiques, les pays s’efforcent d’attirer de nouveaux
capitaux en jouant sur la concurrence fiscale. Une concurrence
appliquée au sein même de l’UE. Selon Algirdas Semeta, la crise
financière a néanmoins permis aux Etats membres de prendre
conscience de l’importance d’une harmonisation fiscale. La France
et l’Allemagne ont d’ailleurs commencé à réfléchir sur un
projet de convergence fiscale bilatéral. A l'image de cette
initiative, le commissaire et les députés ont abordé les questions du
calcul d’une assiette commune pour l’impôt sur les sociétés
(IS) et d'une plus grande cohérence des taux de TVA. La
proposition de taxer le secteur financier a elle aussi été
abordée. Le commissaire a souligné que l’aboutissement de ces
projets dépendait en grande partie de « la volonté des Etats
membres ».

Stanislas Lhéritier
Introduction
11

 Le choix du gouvernement français :


on laisse augmenter le déficit en 2011
compte tenu des risques de
ralentissement économique en cas
d’augmentation significative des
prélèvements obligatoires (économie
basée sur la consommation).

 Réforme de la fiscalité en 2011, en ce


qui concerne la fiscalité patrimoniale.

 Le parlement: durcissement des


dispositifs, augmentation significative
de certaines impositions.

Stanislas Lhéritier
Introduction : les nouvelles taxes
« politiques »
12

 Instauration de la taxe bancaire sur


les risques systémiques : il s’agit
du risque lié à la répercussion de la
faillite d’une banque sur le système
financier et sur l’économie.

 Les banques sont assujetties à cette


taxe (cad- entreprises soumises au
régime L 612-2, I-A du CMF) et qui
doivent avoir au moins 500 M€ de
fonds propres. Les succursales des
banques étrangères sont soumises à la
taxe.

Stanislas Lhéritier
Introduction : les nouvelles taxes
« politiques »
13

Définition de l’assiette de la taxe par


rapport au ratio de Bale
Le montant des risques que doivent couvrir
les fonds propres globaux, donc le
dénominateur du ratio de solvabilité. Les
établissements sont tenus de respecter en
permanence un ratio de solvabilité au
moins égal à 8 % entre leurs fonds propres
globaux

Taux de la taxe: 0,25%

Elle est déductible de l’IS. En outre, un


crédit d’impôt est octroyé pour les risques
étrangers couverts dans le bilan français

Stanislas Lhéritier
Introduction : les nouvelles taxes
« politiques »
14

La taxe « google »

 L'idée qui guide cette taxe "google" est très


simple : il s'agit de taxer en France la richesse
procurée par google qui lui-même tire
l''essentiel de ses profits grâce aux
investissements de publicité sur internet.

 La solution retenue dans le cadre de la "taxe


google" consiste à contourner les règles de
territorialité de l'IS et de la TVA: puisque la
fiscalité nous interdit de taxer google, le
législateur français a eu la bonne idée
de taxer les clients de google. Il s'agit de
taxer les entreprises qui achètent les espaces
publicitaires sur internet pour un montant
proportionnel à leur budget publicitaire

Stanislas Lhéritier
Introduction: les nouvelles taxes
« politiques »
15

 La taxe doit s’appliquer à compter du


1er juillet 2011, sous réserve d’une
modification d’ici là….

 Sont redevables de la taxe les preneurs


de service de publicité en ligne (les
annonceurs) qui sont assujettis à la
TVA en France.

 Elle s’applique aux achats de service de


publicité en ligne cad dont l’objet est
de promouvoir l’image, les produits ou
les services du preneur.

Stanislas Lhéritier
Introduction: les nouvelles taxes
« politiques »
16

 La taxe sera liquidée dans la


déclaration de TVA….et son
contentieux sera celui de la TVA….

? Pb de compatibilité avec les


directives TVA

Stanislas Lhéritier
Lois de finances 2011 (LF
2011 et LFR 2010) et loi
de financement de la
sécurité sociale
17

LES DISPOSITIONS TECHNIQUES


IMPORTANTES

Stanislas Lhéritier
Les lois de finances
18

 Principales dispositions patrimoniales


(1/4):
 Augmentation rétroactive du taux de la tranche
maximale de l’impôt sur le revenu (de 40% à
41%);

 Augmentation rétroactive, mais mesurée, de la


CSG sur les revenus de patrimoine (de 12,1% à
12,3%)

 Augmentation du taux d’imposition des plus-


values immobilières : de 16% à 19%. Les plus-
values immobilières réalisées à compter du 1er
janvier 2011 sont imposées au taux de 31,3%);

 Alignement du taux d’imposition des plus-values


mobilières sur les plus-values immobilières: de
18% à 19%. Les plus-values mobilières (sur les
actions) sont désormais imposées au taux de
31,3% dès le 1er euro de cession;

Stanislas Lhéritier
Introduction : lois de finances
19

 Principales dispositions patrimoniales


(2/4):

 Durcissement des règle de plafonnement des


niches fiscales;

 Rabot des niches fiscales

 TVA sur les services de téléphonie et internet


(LF 2011);

Stanislas Lhéritier
Introduction: loi de finances
20

 Principales dispositions patrimoniales


(3/4):

 Les cessions d’actions entre les membres d’une


même famille sont désormais assujetties aux
contributions sociales (LF 2011);

 L’année du mariage: une optimisation ratée?


(LF 2011);

Stanislas Lhéritier
Introduction: loi de finances
21

 Principales dispositions patrimoniales


(4/4):

 Adaptation du régime « directive épargne »


(LFR 2010);

 Plan d’épargne logement (LFR 2010);

 La question de la majoration du quotient


familial pour les contribuables vivant seuls
ayant élevés des enfants (LFR 2010);

 Non-résidents : la réduction d’impôt sur la


première cession;

 Non-résidents installés en France : la taxation


du capital de retraite;

Stanislas Lhéritier
Introduction : loi de finances
22

 Principales dispositions qui touchent les


salariés et les employeurs (1/2):

 PERCO (LFR 2010);

 BSPCE (LFR 2010);

 Retraites « chapeaux » (LFSS 2011);

 Actions gratuites et stock-options (LFSS 2011) ;

 Non résidents: taxation des gains de stock-option


(LFR 2010);

 Forfait social (LFSS 2011);

 Indemnités de rupture du contrat de travail (LFSS


2011);

Stanislas Lhéritier
Introduction: loi de finances
23

 Principales dispositions qui touchent


les salariés et les employeurs (2/2):

 La taxation de la réparation des préjudices


moraux prononcés par une décision de justice
(LF 2011);

 La non déductibilité des indemnités de


licenciement qui excèdent 1M€;

 Ne pas oublier: les réductions de charge


« Fillon » sont annualisées (LFSS 2011);

 Instauration d’un crédit d’impôt en faveur de


l’intéressement (LF 2011);

Stanislas Lhéritier
Introduction: loi de finances
24

 Modifications concernant les dirigeants


de PME

 Refonte du régime des réductions d’impôt (IR et


IS) dans le cadre de la souscription au capital des
PME (LF 2011);

 Redéfinition pour les SUV en matière de TVTS;

 Adaptation de l’exonération de la plus-value


réalisée par l’entrepreneur à la réforme des
retraites (LFR 2010);

 Abattement sur la rémunération versée pendant 3


mois à l’ancien exploitant (LFR 2010);

 Auto-entreprise et théorie du bilan (LFR 2010);

Stanislas Lhéritier
Introduction: loi de finances
25

 Modifications concernant les


entreprises

 CIR: remboursement immédiat pérennisé pour


les PME; diminution de l’aide (LF 2011);

 Modification de la règle d’imputation des


crédits d’impôts sur les dividendes versées par
des sociétés étrangères ( « butoir ») (LF 2011);

 Aménagement des modalités de taxation de la


plus-value générée par la cession de
l’immobilier d’entreprise à une foncière (LFR
2010)

Stanislas Lhéritier
Introduction : loi de finances
26

 Modifications concernant les groupes de


sociétés
 Instauration d’un régime de consolidation fiscale en
matière de TVA (application le 1er janvier 2012);

 Sous-capitalisation (LF 2011)

 Neutralisation des cessions de participations et


opérations de distribution-absorption réalisées dans les
deux ans de l’acquisition (LF 2011);

 Extension du long-terme dans les régime des concession


de brevets intra-groupes (LF 2011);

 Modification de la règle d’imputation des crédits


d’impôts sur les dividendes versées par des sociétés
étrangères ( « butoir ») (LF 2011);

 Aménagement des modalités de taxation de la plus-


value générée par la cession de l’immobilier d’entreprise
à une foncière (LFR 2010)

Stanislas Lhéritier
FISCALITE DU
PATRIMOINE
27

AUGME?NTATION DES CHAGES


FISCALES

Stanislas Lhéritier
Barème de l’impôt sur le revenu
28

Ce qui était Ce qui a été voté en


applicable en 2009 décembre 2010 (LF
(LF 2010) 2011)

Fraction du Fraction du
revenu revenu
Taux Taux
imposable imposable (une
(une part) part)

N'excédant N'excédant pas


0% 0%
pas 5 875 € 5 963 €

De 5 875 € à De 5 963 € à 11
5,5 % 5,5 %
11 720 € 896 €

De 11 720 € à De 11 896 € à 26
14 % 14 %
26 030 € 420 €

De 26 030 € à De 26 420 € à
30 % 30 %
69 783 € 70 830 €

Supérieure à Supérieure à 70
40 % 41 %
69 783 € 830 €

Stanislas Lhéritier
Barème de l’impôt sur le revenu :
explications
29

La majoration d’un point du taux de la


tranche d’imposition la plus élevée est
destinée au financement des retraites.
Elle ne se limite pas à 2010 mais
s’appliquera pour l’avenir.

La fraction d’impôt résultant de cette


augmentation de taux ne sera pas prise
en compte pour le calcul du bouclier
fiscal: l’idée est que même les personnes
bénéficiaires du bouclier fiscal doivent
contribuer à cette augmentation
d’impôt.

Stanislas Lhéritier
Barème des cotisations sociales sur
les revenus de patrimoine de 2010
30

Ce qui a été voté en


Ce qui était prévu
décembre 2010 (LF
en 2009 (LF 2010)
2011)

12,1% 12,3%
(art. 6 –VI de la LF 2011 relève de
2% à 2,2% le taux du prélèvement
social visé à l’article L245-16 du CSS
sur les revenus de patrimoine et sur
les produits de placement. Cette
augmentation s’applique pour les
revenus de patrimoine perçus à
compter du 1er janvier 2010 et pour
les produits de placements à
compter de 2011)

Stanislas Lhéritier
31

 IPP (impôt sur les plus-


values)
Impôt sur  Augmentation et alignement
le revenu des taux d’imposition des
plus-value réalisées par les
Revenus du
capital
particuliers mobilières et
immobilières

19% (+12,3%)=
31,3%

Le seuil de taxation des plus-values est


supprimé : taxation des plus-values sur les
actions dès le 1er euro de cession à compter
du 1er janvier r2011.

Fini le seuil de cession de 25 810 €

Stanislas Lhéritier
32

 Prélèvements
libératoires sur les
Impôt sur dividendes et les
le revenu produits de placement à
Revenus du revenu fixe
capital
 Augmentation des taux

19% (+12,3%)=
31,3%

Concerne les produits d’obligation, les titres


de créances négociables, les comptes sur
livrets qui ne sont pas exonérés, les intérêts
sur les fonds salariés, les comptes courants
d’associés.

Stanislas Lhéritier
33

 il y a un abattement de 40%
puis un abattement
forfaitaire de 3 050 € et 1
Impôt sur 525 €. La réforme ne vise pas
le revenu à supprimer l'abattement
forfaitaire, mais le crédit
Revenu du d'impôt qui s'applique
capital :
dividendes
lorsque l'abattement est
dépassé.

Suppression
du crédit  Donc, avec un portefeuille
d’impôt un peu plus important qui
procure plus de 8 000 € ou
4 000 €, c'est-à-dire avec des
dividendes après abattement
de 40% supérieurs à 3 050 €
(couple) ou 1525 €, vous
aviez droit à un crédit
d'impôt plafonné à 230
€(couple) ou 115 € (personne
seule). C'est ce crédit
d'impôt qui est supprimé

Stanislas Lhéritier
34
Suppression de la réduction
d’impôt pour les intérêts
d’emprunt afférents à
Impôt sur l’acquisition de la résidence
principale (Article 90)
le revenu
Suppression de la Le crédit d’impôt accordé au titre
réduction des intérêts d’emprunt contractés
d’impôt sur les
intérêts des
pour l’acquisition de la résidence
emprunts principale est supprimé:
« résidence
principale » Pour les opérations pour lesquelles
l’offre de prêt est émise à compter
du 1er janvier 2011

Pour les offres de prêt émises avant


Première le 1er janvier 2011 lorsque
mesure l’acquisition du logement (logement
issue de la achevé ou en l’état futur
loi TEPA d’achèvement) ou la déclaration
remise en d’ouverture de chantier (logement
cause que le contribuable fait construire)
intervient après le 30 septembre
2011.

Stanislas Lhéritier
35

Suppression de la
condition de ressource
Impôt sur pour l’obtention du prêt
le revenu
à taux zéro en vue de
Résidence
principale
financer l’acquisition ou
la construction d’une
résidence principale pour
les personnes physiques
qualifiées de primo-
accédants (Article 90).

Stanislas Lhéritier
36

Dépenses
d’équipement dans
Impôt sur l’habitation principale
le revenu (Article 36)
Résidence
principale
Le crédit d’impôt sur le
revenu accordé au titre des
dépenses d’équipements de
production d’électricité
utilisant l’énergie radiative
du soleil (panneaux
photovoltaïques) est
ramené de 50 à 25%
Trop pour les dépenses payées à
couteux compter du 29 septembre
2010 (sauf si devis accepté
et versement acompte avant
cette date).

Stanislas Lhéritier
37
 Suite à une censure d’un premier
dispositif de plafonnement par le
conseil constitutionnel, un nouveau
Impôt sur dispositif a été mis en place et s’est
appliqué à compter des revenus
le revenu 2009
Durcissement
de la règle  Revenus 2010: plafond des
concernant le
avantages fiscaux à 20 000 € +
plafonnement
des niches 8% du revenu imposable
fiscales.

 Revenus 2011: plafond des


avantages fiscaux à 18 000 €+
6% du revenu imposable

Le nouveau plafonnement ne
s’applique pas à certains
investissements ultramarins.
En outre, les investissements
LMNP et Scellier ne sont pas
concernés si les promesses ont
été signées en 2010

Stanislas Lhéritier
38

 Réduction globale de 10%


pour les réductions et crédits
d’impôt compris dans le champ
Impôt sur du plafonnement global, à
le revenu l’exclusion des trois avantages
suivants:
Le coup de
rabot sur les  - aide fiscale pour l’emploi
niches fiscales d’un salarié à domicile
(LF 2011)
 - crédit d’impôt au titre des
frais de garde des jeunes
enfants
 - réduction d’impôt pour
l’investissement locatif dans
le logement social outre-mer

Dispositif applicable à compter de


l’imposition des revenus 2011 pour
les dépenses payées à compter du
1er janvier 2011.

Stanislas Lhéritier
39
 Liste des réductions et crédits d’impôt
concernés:
• Réduction d’impôt au titre des investissements
immobiliers locatifs dans le secteur du tourisme
Impôt sur • Réduction d’impôt au titre des
investissements dans le secteur forestier
le revenu • Réduction d’impôt au titre de certains
investissements outre-mer réalisés par les
Le coup de particuliers ou dans le cadre d’une entreprise
rabot sur les relevant de l’impôt sur le revenu
niches fiscales • Réduction d’impôt au titre des
souscriptions au capital de PME, de parts
de FCPI et de FIP
• Réduction d’impôt au titre des souscriptions au
capital de Sofica et Sofipêche
• Réduction d’impôt au titre des dépenses de
conservation ou de restauration d’objets
mobiliers classés
• Réduction d’impôt au titre des opérations de
restauration immobilière « Malraux »
• Réduction d’impôt au titre des
investissements immobiliers « Scellier »
• Réduction d’impôt au titre des
investissements locatifs dans des
résidences meublées
• Réduction d’impôt au titre des dépenses de
préservation du patrimoine naturel
• Crédit d’impôt au titre des équipements
de l’habitation principale en faveur du
développement durable
• Crédit d’impôt au titre des primes d’assurance
pour garantir les loyers impayés

Stanislas Lhéritier
40
Mesure transitoire pour les investissements
immobiliers:
Pour les engagements de réaliser un investissement
Impôt sur immobilier pris avant le 31 décembre 2010, la
les réduction de 10% n’est pas applicable si:
 Le contrat de réservation a été enregistré
revenus avant le 31 décembre 2010
 L’acte authentique translatif de propriété
Le coup de rabot a été signé avant le 31 mars 2011
sur les niches
fiscales
 Détermination de la réduction :
Les taux et plafonds actuels seront multipliés par
un coefficient de 0,9 et le résultat obtenu sera
arrondi à l’unité inférieure.

Exemple: pour les réductions ou crédits d’impôt


dont le taux est actuellement de 25%, le nouveau
taux sera 22% (25% X 0,9 = 22,5%, arrondi à
l’unité inférieure, soit 22%)

Stanislas Lhéritier
41
 Particularité du marché français: en
même temps que la libéralisation du
marché des télécom, développement
des offres « triple play » par des
opérateurs titulaires de licences.
Tva Tarifs peu élevés. Nouveaux
Application du entrants.
taux normal
sur les
prestations de
téléphonie + tv
+ internet

 Fiscalité attractive: article 279, b


octies CGI TVA à 5,5% (taux réduit)

Stanislas Lhéritier
42
 Commission européenne: pas de
réaction lorsque le faible taux de
TVA aide les nouveaux entrants sur
le marché des télécom….18 mars
2010: mise en demeure d’appliquer
Tva le taux normal de TVA (services
Application du fournis par voie électronique)
taux normal
sur les
 Loi nouvelle : taux normal de TVA
prestations de
téléphonie + tv
+ internet  Taux réduit pour les abonnements
aux service de télévision mais
suppression de l’assiette forfaitaire
du taux réduit de TVA.

 Il faut désormais distinguer les


services de télévision sur les chaines
gratuites (taux normal) et sur les
chaines payantes (c’est-à-dire
lorsque le fournisseur paye pour
accéder aux chaines) qui restent
soumises au taux normal.

Stanislas Lhéritier
43
Tva/  Commission européenne: pas de
augmentat réaction lorsque le faible taux de
ion des TVA aide les nouveaux entrants sur
recettes le marché des télécom….18 mars
2010: mise en demeure d’appliquer
fiscales le taux normal de TVA (services
Application du fournis par voie électronique)
taux normal
sur les
 Loi nouvelle : taux normal de
prestations de
téléphonie + tv TVA
+ internet
 Taux réduit pour les abonnements
aux service de télévision mais
suppression de l’assiette forfaitaire
du taux réduit de TVA.

 Il faut désormais distinguer les


services de télévision sur les chaines
gratuites (taux normal) et sur les
chaines payantes (c’est-à-dire
lorsque le fournisseur paye pour
accéder aux chaines) qui restent
soumises au taux normal.

Stanislas Lhéritier
44

Augmentation des tarifs


des abonnement (recette
fiscale estimée : 1 milliard)
Tva
Conséquence:
Application du
taux normal aux
restructuration des offres
services de commerciales +
téléphonie +
internet + télé communication sur
« optimisation fiscale »

Free: va dissocier les services


qui composent ses offres
triple. La télévision est
désormais un service
optionnel qui sera facturé
1,99 euros par mois aux
abonnés dégroupés qui le
souhaitent.

Stanislas Lhéritier
45

 Les cessions de participations


supérieures à 25% au sein d’un
groupe familial sont exonérées
Particuliers d’impôt sur le revenu
Cotisations
sociales sur les
cessions
« intrafamilial  Elles sont admises pour les
es » (LFR société de l’UE ou EEE (LFR
2010) 2010 art.18)

 Nouveauté: 1er janvier 2011. Elles


sont soumises aux prélèvements
sociaux (12,3%) et intégrées au
revenu de référence.

Stanislas Lhéritier
Fiscalité des particuliers: les événements
familiaux Mariage et divorce
46

Avant 2011 Depuis 2011

MARIAGE
 Les contribuables sont
soumis au titre de  Principe: imposition
commune pour l’année
l’année du entière
changement de  Option: possibilité
situation d’imposition distincte des
revenus dont chacun a
matrimoniale à trois personnellement disposé
impositions pendant l’année
considérée.
(impositions distincte
pour chaque DIVORCE
contribuable et
imposition commune). Déclaration unique
distincte pour
chacun des ex époux.

Stanislas Lhéritier
47

 Il existe une directive


communautaire
Fiscalité « épargne »
des
(2003/48/CE) qui prévoit
particuliers
la transmission
Adaptation de la automatique
directive épargne
paiements d’informations entre les
d’intérêts Etats membres de l’Union.

 Pour mémoire avec la


suisse, il existe un accord
bilatéral entre l’UE et la
suisse qui prévoit une
retenue à la source pour
les intérêts versés aux
résidents de l’UE (20%
actuellement puis 35%
à compter du 1er juillet
2011)

Stanislas Lhéritier
48

 Obligation pour les


établissements payeurs
Fiscalité
des
(banques)
particuliers d’individualiser les
Adaptation du
intérêts payés à des
droit français à la bénéficiaires domiciliés
directive épargne
hors de France au sein
de l’UE.

 Pour les résidents


français qui reçoivent
des intérêts du
Luxembourg, il est
désormais possible
d’imputer le retenue à la
source pratiquée au
Luxembourg (idem pour
Autriche)

Stanislas Lhéritier
49

 A noter: fini le « secret


Fiscalité bancaire » Belgique:
des depuis 2010,
particuliers échange
Adaptation du automatique des
droit français à la
directive épargne informations. Il n’y a
plus de retenue à la
source « directive » donc
plus rien à se faire
rembourser en France
(si déclaré…)

Stanislas Lhéritier
Fiscalité des « impatriés » : les
pensions de retraites
50

Avant 2011 A partir de 2011

 Lorsqu'on cotise à un Les non résidents qui viennent


système complémentaire toucher leur capital de retraite en
France, ne goûteront plus aux
facultatif de retraite en charmes d'un paradis fiscal "peu
Belgique ou en Suisse et connu" : ces prestations seront en
qu'on décide de prendre principe imposables en France à
sa retraite à l'étranger, il l'impôt sur le revenu, même
est possible d'opter pour versées sous forme de capital (la
convention franco-suisse précise
un capital au lieu d'une à cet égard que si c'est taxé en
rente. Pour celui France, ça ne l'est pas en suisse).
s'installe en France pour Deux régimes:
y percevoir sa retraite, - soit les sommes allouées à la
les choses sont loin d'être compagnie d'assurance-vieillesse
neutres. En l'absence complémentaire étaient
d'option, la rente versée déductibles lorsqu'elle étaient
par l'organisme étranger versées: le capital remboursé est
intégralement imposé en France
est qualifiée de revenu, avec, sur option un système de
et est taxable en France. quotient (sur quinze ans).
Mais l'option il n'y a pas - soit ces sommes n'étaient pas
de taxation de cette déductibles à l'étranger
retraite en France. lorsqu'elles étaient versées: dans
ce cas la France ne taxe "que" la
part des produits attachés aux
prestations de retraite imposé.

Stanislas Lhéritier
51

Fiscalité  Les PEL ouverts à


des compter du 11 mars
particulier 2011 sont soumis aux
s prélèvements fiscaux
Les PEL « au fil de l’eau » chaque
année lors de
l’inscription en compte.
Tendance :
suppressio
n des  On rappelle que pour les
régimes de plans conclus avant, il
faveur en
matière de faut distinguer les plans
prélèveme de moins de 10 ans
nts
sociaux: (prélèvement à la fin) et
taxer les de plus de 10 ans (au fil
revenus du
capital de l’eau)

Stanislas Lhéritier
52

 Disposition
Fiscalité
des traditionnelle d’aide au
particulier maintient du niveau de
s vie des veufs et veuves
La question de
ayant eu des enfants:
la majoration majoration d’une demi-
du
pour
quotient
les
part
contribuables
ayant élevé des
enfants vivant  LF 2009 réserve
seul
l’application de la
majoration « aux
contribuables ayant
supporté à titre exclusif
la charge de leurs
enfants pendant au
moins cinq années au
cours desquelles ils
vivaient seuls »

Stanislas Lhéritier
53

Fiscalité  La loi prévoyait un


des dispositif transitoire.
particulier
s
 LF 2011: proroge d’une
LA question de
la majoration année le dispositif et
du quotient
familial aménage les
conséquences de la
dégressivité.

Stanislas Lhéritier
54

Fiscalité  Le traitement fiscal du fonds en


euro des contrats multisupports
des (contrats combinant euros et
actions) est aligné sur celui des
particulier contrats monosupport.
s
 Ainsi, les produits du
Les contrats
compartiment euro de ces
contrats sont soumis aux
d’assurance- prélèvements sociaux (12,3%) dès
vie leur inscription en compte et non
plus lors du rachat ou du
dénouement du contrat ou lors
du décès de l’assuré.
 Modification du bouclier fiscal
en conséquence: les produits des
Attention !
fonds en euros des contrats
multisupport nouvellement
Concerne assujettis aux prélèvements
les
sociaux se trouvent ainsi inclus
parmi les revenus du bouclier, au
patrimoine même titre que les produits des
s
contrats monosupport.
importants  Une procédure de régularisation
/ remise est prévue en cas de moins-value
en cause globale lors du dénouement ou
du décès de l’assuré.
de
stratégies  Entrée en vigueur: 1er juillet 2011
boucliers

Stanislas Lhéritier
55

Fiscalité  Dans les « tuyaux » à


des Bercy (avec les
particulier compagnies
s d’assurance):
Contrat construction d’un
d’assurance-vie
nouveau régime fiscal
pour certains contrats
d’assurance-vie investis
en actions (12%?)

Stanislas Lhéritier
56
Rappel : ce qu’est une donation
partage

Fiscalité
patrimoin Exception au principe de la
e prohibition des pactes sur successions
futures. Par ce contrat, l’ascendant
Donations- donateur opère de son vivant la
partage rans- donation et le partage de sa
succession.
générationnell
es
Plusieurs avantages dont notamment
- Les donation-partages ne sont
jamais rapportables
- Possibilité de réincorporer une
donation dans une donation
partage (égalisation des lots,
modification des charges et
conditions)

Avant 2006, il n’était pas possible de


faire des donation-partages au profit
des petits-enfants.

Pourquoi? Parce qu’ils n’étaient pas


héritiers.

La loi de 2006 pose la principe du


partage par souche.

Stanislas Lhéritier
57
 Régime antérieur :
En cas de donation-partage portant sur des
biens ayant déjà fait l’objet d’une donation,
Fiscalité que le premier donataire soit celui de la
seconde donation ou non, seuls les droits de
patrimoin partage étaient dus, l’opération étant ainsi
exonérée de droits de mutation.
e
Donations-  Nouveau régime :
partage rans- Modification du principe, mais uniquement
en ce qui concerne les donations-partages
générationnell consenties à des descendants de degrés
es différents (donations-partages
transgénérationnelles) lorsque la convention
prévoit la réattribution du bien initialement
donné au profit d’un descendant du premier
donataire :
• Lorsqu’elle est opérée depuis moins de
six ans, l’opération est soumise aux
Possibili droits de mutation.
• Lorsqu’elle est opérée depuis plus de
té de six ans, seuls les droits de partage sont
réintégr dus.
er les
donatio  Entrée en vigueur du nouveau régime
pour les donations-partages ayant eu lieu
ns faites depuis le 1er janvier 2007.
aux Toutefois, la dérogation concernant les
petits- donations consenties depuis moins de six
ans n’est applicable qu’aux donations-
enfants partages réalisées depuis le 15 décembre
2010.

Stanislas Lhéritier
58
 Plus-value s immobilières
Fiscalité
 L’article 244bis du CGI instaure un
des prélèvement sur les plus-values
particulier immobilières réalisées par les non-
résidents au taux de 16% (UE-AELE,
s sauf paradis fiscaux), 33% (reste du
monde), 50% (ETNC).
Résidence en
France des  Toutefois, l’article 150 U-II du CGI
non résidents prévoit une exonération d’impôt sur la
plus-value réalisée à condition :

- d’être une personne physique, non-


résidente et ressortissante de la
Communauté européenne ou d'un autre
État partie à l'accord sur l'Espace
économique européen ayant conclu avec
la France une convention fiscale qui
contient une clause d'assistance
administrative en vue de lutter contre la
fraude ou l'évasion fiscale ;
- avoir été fiscalement domicilié en France
de manière continue pendant au moins
deux ans à un moment quelconque
antérieurement à la cession ;
- et avoir la libre disposition du bien cédé
au moins depuis le 1er janvier de l'année
précédant celle de la cession.

Stanislas Lhéritier
59

 Nouveauté: la loi de
Fiscalité finances 2011 supprime
des l’exonération lors de la
particulier seconde cession de
s l’habitation en France des
non-résidents.
Fiscalité des non
résidents
 Le dispositif ne fonctionne
plus que pour une seule
cession

Réforme de  Durcissement? Le
la fiscalité dispositif s’applique pour
des les cessions intervenues à
particuliers compter du 1er janvier
en 2011: vers 2011 :les cessions
une
suppression
intervenues à compter du
de 1er janvier 2011 ne
l’exonération devraient pas être prises
résidence en compte.
principale?

Stanislas Lhéritier
60

 La réforme des retraites


(L 9 novembre 2010)
autorise les salariés qui
salariés n’ont pas de CET
PERCO (FR LF (compte épargne temps)
2011 p. 45)
à verser les sommes
correspondant à des
jours de repos non pris
sur le Perco (limite 5
jour par an)

 Les sommes affectées au


Perco sont exonérées et
sont déductibles du
salaires imposables

Stanislas Lhéritier
La fiscalité du contrat
de travail
61

LA TENDANCE: MODIFICATIONS
APPORTÉES SUITE À LA
RÉFORME DES RETRAITES

Stanislas Lhéritier
62

 Les BSPCE sont les


« stock-options » pour
les PME
BSPCE
Participation au
capital des  La loi de finances 2011
salariés
pérennise les
assouplissement de la loi
LME qui devaient
prendre fin en juin 2011

BSPCE: un
nouveau  25% du capital détenu
réflexe directement ou
pour les indirectement par des
entreprises personnes physiques ;
déjà
importante  Capitalisation boursière 150
s M€ (3 ans de seuil)

Stanislas Lhéritier
Salariés : les retraites chapeaux
63

Avant 2011:
cotisations Après 2011
patronales
 Soit à l’entrée, au taux de Dans les deux cas, un
24% sur les primes prélèvement de 30 %
s’appliquera sur la
versées par l’organisme part de la rente qui
gestionnaire ou 12% en dépasse 8 fois le
cas de dotation aux montant du plafond
provisions, annuel de la sécurité
sociale.(soit 282 816 €
 Soit à la sortie au taux de pour 2011)
16% sur une base de la
rente excédant un tiers Pour le paiement de la
du plafond de la sécurité contribution en cas de
sociale (11 784 € pour sortie, l’abattement
2011). forfaitaire est supprimé, la
rente est imposée sur la
totalité de son montant.

L’option pour l’imposition


à l’entrée ou à la sortie
devient irrévocable.
Cependant, pour les
montages déjà mis en
place au 1er janvier 2011,
il sera possible de
changer de régime au
cours de l’année 2011.

Stanislas Lhéritier
64

 Les bénéficiaires devront


Salariés : s’acquitter, pour les rentes versées
les au titre des retraites liquidées
retraites avant le 1er janvier 2011, d’un
chapeaux prélèvement qui est fixé à :

Création  0% si la rente mensuelle est


d’une inférieure à 500 €
cotisation
 7 % si la rente mensuelle est
spécifique
comprise entre 500 et 1000 €
pour les
créanciers de  14 % si la rente mensuelle est
la retraite supérieure à 1000 €.
chapeau
 Les bénéficiaires devront
s’acquitter, pour les rentes versées
au titre des retraites liquidées
après le 1er janvier 2011, d’un
prélèvement qui est fixé à :

 0% si la rente mensuelle est


inférieure à 400 €
 7 % si la rente mensuelle est
comprise entre 400 et 600 €
 14 % si la rente mensuelle est
supérieure 600 €.

Stanislas Lhéritier
65

Actions  Passage de 40% à 41%


gratuites du taux applicable à
et stock- l’avantage tiré de la
option levée d’options sur
Augmentation actions pour la fraction
des taux
excédant 152 500 €.

 Applicable en 2011

Stanislas Lhéritier
66
Le droit fiscal interne est muet sur la délicate
Actions question de la taxation des plus-values
d'acquisition dans les situation internationales.
gratuites
et stock- L'article 26 bis de la loi de finances
rectificative 2010, issu d'un amendement du
options gouvernement vise à "combler cette lacune",
et à préciser le régime fiscal applicable au gain
Pour les non résultant de la levée de stocks-options lorsqu'il
résidents/ est réalisé par un non résident.
situation de
mobilité Le gain est soumis, de la même manière que
internationale les revenus salariaux versés aux non-résidents,
à un mécanisme de prélèvement à la source en
France. La retenue à la source n'évite pas la
difficile qualification du revenu au regard des
stipulations des conventions internationales.
Mais, il est bien possible qu'en instituant un
mécanisme spécifique, Bercy souhaite
rattacher ces gains aux stipulations régissant
les revenus du travail (principe de taxation
dans le pays de l'exercice de l'activité salariée)
et non celles du revenu du capital (principe de
taxation dans le pays de résidence).

Entrée en vigueur : pour les avantages


et gains réalisés à compter du 1er avril
2011.

Stanislas Lhéritier
67
 Base de la retenue: différence entre le
Actions cours ou la valeur réelle des titres
à la date de la levée de l’option et le
gratuites prix de l’option
et stock-
• Sauf option pour les règles des
options traitements et salaires et si les conditions
pour bénéficier des régimes particuliers
Pour les non s’appliquent: le taux de la RAS :
résidents  30 % s’agissant de la fraction
n’excédant pas 152 200 € ;
 41 % pour la part excédentaire.
• En cas de délai de portage
supplémentaire de 2 ans:
 18% s’agissant de la fraction
n’excédant pas 152 200 € ;
 30% pour la part excédentaire.

 La RAS devra être ultérieurement


régularisée. La RAS n’est pas libératoire.
 Taux portés à 50% pour les personnes
domiciliées dans un Etat ou territoire
non coopératif
 Redevable de la RAS: Personne qui
effectue le versement des sommes issues
de la cession des titres.
 Versement de la RAS au plus tard le 15
du mois suivant le paiement à l’aide de la
déclaration n°2494.

Stanislas Lhéritier
68
Stock options:

Bénéficiaire : 2% (+12,1%) 8%
(+12,3%)
Employeur: 10% 14%
Forfait
social Actions gratuites: Hausse des taux pour la
fraction des gains supérieure à la moitié du
Hausse des plafond annuel de la sécurité sociale (17 676
contribution € pour 2011)
sociales
employeur
 Pour la fraction des gains inférieure à
17 676 €

Bénéficiaire : 2% (+ 12,1%)
2% (+12,3%)
Employeur: 10% 10%

 Pour la fraction des gains supérieure à


17 676 €

Bénéficiaire : 2% (+ 12,1%)
8% (+12,3%)
Employeur: 10% 14%

Entrée en vigueur: pour les stock-options


et actions gratuites attribuées à compter du
21 décembre 2010.

Stanislas Lhéritier
69

 Amendement « tapie »
(applicable à compter de
Gains 2011)
salariaux
Indemnité de
licenciement  Les indemnités pour
préjudice moral fixées
par des décisions de
justice sont imposable
dans la catégorie des
traitements et salaires
au-delà d’un million
d’euros

Stanislas Lhéritier
70

L’exonération de
cotisations de sécurité
sociale prévue en faveur
Gains
des indemnités de rupture
salariaux
du contrat de travail et
Indemnités de cessation forcée des
licenciement
fonctions de mandataires
sociaux et de dirigeants est
désormais soumise à un
plafond supplémentaire:
l’exonération ne peut
pas dépasser un
montant équivalent à
trois fois le montant
annuel du plafond de la
sécurité sociale (106 056
€ pour 2011)
Un régime transitoire est
prévu pour les indemnités
versées en 2011.

Stanislas Lhéritier
71
Rappel: indemnité supérieures
à 1 M€

Gains
Suppression des avantages fiscaux
salariaux liés aux indemnités de départ
volontaire versées dans le cadre d’un
Indemnités de accord collectif de gestion
licenciement prévisionnelle des emplois et des
compétences (GPEC)

PSE: toujours exonérée

 Sinon:
- soit le minimum légal ou
conventionnel,
- soit 2 fois le montant de la
rémunération annuelle brute perçue
par le salarié au cours de l'année
civile précédant la rupture de son
contrat de travail, ou 50 % du
montant de l'indemnité si ce seuil est
supérieur, dans la limite du montant
de 205 848 € en cas de
versement des indemnités en
2009

Stanislas Lhéritier
72

Les modalités de calcul de la


Cotisation réduction de cotisations Fillon
sociales seraient modifiées de façon à prendre
en compte la rémunération
Exonérations
fillon
globalement versée sur l'année. Ce
nouveau mode de calcul impliquera
des régularisations en cas de
variation de la rémunération.
Rappelons qu'à l'heure actuelle, la
réduction Fillon se calcule mois par
mois Si les primes qui « tombent »
certains mois peuvent priver
l'employeur de la réduction sur le
mois en cause, elles n'ont aucune
incidence sur les autres mois Prendre
pour référence le salaire annuel
permettrait de lisser les effets sur
l'année du versement d'éléments de
rémunération exceptionnels (primes,
13e mois, etc.).

Stanislas Lhéritier
Les dirigeants de PME
73

LES NOUVELLES BARRIÈRES


D’ENTREE POUR DISTINGUER LES
« VRAIS » ENTREPRISES

Stanislas Lhéritier
74
Redéfinition des PME bénéficiaires dans
le cadre de la réduction d’IR et d’ISF

 Nature de l’activité de la PME

Dirigeants
Rappel : la PME doit exercer une activité
de PME commerciale, industrielle, artisanale, libérale,
agricole ou financière à l’exception de la gestion
Souscription au de son propre patrimoine mobilier ou
immobilier.
capital des PME
Nouveau dispositif: Sont désormais exclues
du régime, les PME ayant :
 une activité financière (prêts, crédits)
 une activité immobilière (activité de
gestion ou de location immobilière, de
promotion immobilière, de marchand de
biens, d’administrateur immobilier,…)
 une activité dont les revenus sont
garantis par un tarif réglementé de
rachat de la production.

 « Les actifs de la société ne sont pas


constitués de façon prépondérante
de métaux précieux, œuvre d’art,
d’objet de collection, d’antiquités, de
chevaux de course ou de concours,
sauf si l’objet même de son activité
consiste en leur consommation ou en
leur vente au détail de vins ou
d’alcool »

Stanislas Lhéritier
75

Définition légale de la
holding animatrice: « Une
Dirigeants société qui, outre la gestion
de PME d’un portefeuille de
participations, participe
Souscription au activement à la conduite de la
capital des PME politique du groupe et au
contrôle des filiales et rend le
cas échéant et à titre
purement interne des services
spécifiques, administratifs,
juridiques, comptables,
financiers et immobiliers ».
(reprise des positions
doctrinales et jurisprudences
et conforme aux règles ISF);

Nouvelle condition pour


le bénéfice de l’avantage
fiscal : la société doit être
constituée et contrôler au
moins une filiale depuis au
moins 12 mois.

Stanislas Lhéritier
76

Nombre de salariés de
la PME
Dirigeants
de PME Nouveau dispositif: la
Souscription au société bénéficiaire des
capital souscriptions doit
compter au moins 2
salariés à la clôture de
son premier exercice ou
un seul salarié si elle est
soumise à l’obligation de
s’inscrire à la chambre de
métiers et de l’artisanat.
Cette nouvelle condition
est applicable aux
souscriptions effectuées à
compter du 1er janvier
2011.

Stanislas Lhéritier
77
Obligations d’information des
investisseurs à la charge des
sociétés holdings dans le cadre
de la réduction d’IR
Dirigeants
de PME Nouveau dispositif: en cas de
souscription indirecte via une société
Souscription au
holding: la société holding doit
fournir aux investisseurs un
capital des PME: document d’information avant la
HOLDING PME souscription des titres. (alignement
sur le dispositif prévu pour l’ISF).

Sanction: amende de 10% du


montant des souscriptions.

En outre, à des fins statistiques, la


société holding doit adresser au titre
de chaque année un état récapitulatif
des sociétés financées, des titres
détenus ainsi que des montants
investis durant l’année.

Sanction dans les deux cas:


amende de 10% du montant des
souscriptions.

Stanislas Lhéritier
78

Modification du taux
et du plafond de la
réduction d’ISF
Dirigeants
de PME
 Le taux de réduction de
Souscription au l’ISF en cas de
capital des PME
souscription au capital
dans les PME est réduit à
50% du montant des
versements au lieu de
75%.

 De même, le plafond de
la réduction est abaissé à
45 000 € (au lieu de 50
000 €).

 Entrée en vigueur: les


souscriptions à compter
du 13 octobre 2010

Stanislas Lhéritier
Souscription au capital des PME
79

Avant 2011 Depuis 2011

 Remboursement  Désormais le
des apports en délai est de 10
numéraire avant ans (sauf
l’expiration de la liquidation
cinquième année
suivant celle au judiciaire)
cours de laquelle
la souscription a
été réalisée
entraîne la
reprise de la
réduction d’IR
(et d’ISF)
Stanislas Lhéritier
80

 Nouveau dispositif:
La réduction d’impôt
Dirigeant sur le revenu en cas de
de PME
souscription au capital
Souscription au
capital des PME de PME ou de fonds
d’investissement est
désormais, comme le
dispositif prévu pour
les réductions d’ISF,
soumise à
l’encadrement
communautaire des
aides d’Etat.

Stanislas Lhéritier
81
Ne sont pas concernées les
souscriptions dans les sociétés
remplissant les conditions suivantes:
Dirigeants  La société doit être en phase

de PME d’amorçage, de démarrage ou


d’expansion
Souscription  La société ne doit pas être en
au capital des difficulté ni relever de certains
PME
secteurs d’activité
Encadrement  Le montant des versements reçus
communautair par la société ne doit pas excéder
e un montant fixé par décret au
maximum à 1,5 million d’euros
par période de douze mois.
Si ces conditions ne sont pas
cumulativement remplies, le bénéfice
des aides reçues par la société à raison
des souscriptions est subordonné au
respect de la règlementation relative
aux aides de minimis (revenu à 200 K€
depuis 2011)

Stanislas Lhéritier
82

 Prolongation du
Dirigeants régime d’allègement
de PME
d’impôt sur les
bénéfices en faveur
Création- société des entreprises
nouvelle
nouvelles créées dans
les zones d’aide à
finalité régionale
jusqu’au 31 décembre
2013.

 Nouveau dispositif
d’exonération pour les
entreprises créées ou
reprises entre le 1er
janvier 2011 et le 31
décembre 2013 dans les
zones de
revitalisation rurale.

Stanislas Lhéritier
83

 Règlementation
communautaire
2007/46/CE sur les
Dirigeants
véhicules à moteur. La
de PME
directive a ouvert la
TVTS possibilité d’homologuer
les voitures (SUV) dans la
catégorie N1 « véhicules à
usage multiples » en tant
que véhicules utilitaires.

 Désormais les « N1 »
sont considérés
comme des véhicules
de sociétés. La TVTS
s’applique à la période
d’imposition qui
débute le 1er octobre
2010

Stanislas Lhéritier
84

 Adaptation du dispositif
de l’abattement pour
Dirigeants durée de détention aux
de PME dirigeants qui partent à
Durée de
la retraite.
détention des
titres/ Plus-value
de cession  La condition de départ à
la retraite dans les deux
ans est prolongée
jusqu’à la date à laquelle
le droit à pension de
retraite est ouvert si la
cession est intervenue
entre juillet et novembre
2009 ou si le cédant
aurait pu faire valoir ses
droits à la retraite avant
la réforme des retraites.

Stanislas Lhéritier
85

 Dispositif prévu en
faveur du cédant d’une
Dirigeants entreprise individuelle
de PME qui exerce son activité
Exploitant d’un au profit du cessionnaire
fonds de
commerce pendant les trois mois
suivant la cession

 Revenus taxés au titres


de BNC avec un
Abattement de 1 550 €

 Suppression de la
condition d’âge

Stanislas Lhéritier
86

 Mise en place, en 2011


d’un nouveau statut
Dirigeants juridique,
de PME l’Entrepreneur
EIRL et théorie
Individuel à
du bilan Responsabilité
Limitée: en cas de
faillite de
l’entrepreneur seul
Attention ce
régime à
le patrimoine
vocation à « professionnel » est
devenir le le gage des
régime
« normal »
créanciers
pour les professionnels
commerçant
s surtout
mariés sous  Modification corrélative
un régime de
communauté
de la théorie du bilan

Stanislas Lhéritier
87

Principe de la théorie du bilan


Les entrepreneurs individuels relevant
des BIC et BA disposent aujourd’hui de
Dirigeants la liberté pour déterminer la nature des
de PME biens figurant à l’actif de leur bilan.
Ainsi, cette théorie permet d’incorporer
Théorie du bilan au patrimoine professionnel des biens
purement patrimoniaux, comme des
immeubles ou des titres de sociétés qui
ne sont pas nécessaires ni même utiles
à l’activité professionnelle.

Neutralisation des effets de la


théorie du bilan
Les entrepreneurs individuels relevant
des BIC et BA peuvent toujours inscrire
comptablement l’ensemble de ses biens
à l’actif de son bilan.
Toutefois, les charges et les produits
sans lien avec l’exercice de l’activité
professionnelle seront écartés pour la
détermination du résultat
professionnel.
NB: ce régime est déjà appliqué aux
redevables de BNC

Stanislas Lhéritier
88

Exception au principe de
neutralisation des effets de la
Dirigeants théorie du bilan
Maintien de la règle des activités
de PME accessoires
Entrepreneurs
individuels et Imposition des produits et des
théorie du bilan charges extournés du résultat
professionnel
Les charges et les produits relatifs à des
biens qui ne concourent pas à l’exercice
de l’activité professionnelle seront taxés
selon la nature des revenus concernés
(par exemple revenus fonciers ou
revenus de capitaux mobiliers)

Régime d’imposition des plus


et moins values de cessions
d’actifs
Ventilation entre la période où le bien a
concouru à l’activité professionnelle
(PV professionnelle) et la période
pendant laquelle le bien n’a pas
concouru à l’activité professionnelle
(PV particulier)

Stanislas Lhéritier
Les entreprises
89

GROUPE DE SOCIÉTÉS: LA
REMISE EN CAUSE DES
STRATÉGIES « COURT-
TERMISTES » ET UN RÉGIME
D’INTÉGRATION FISCALE EN TVA
À ÉTUDIER EN 2011
CET: UNE MISE EN PLACE
DIFFICILE!

Stanislas Lhéritier
Les groupes : régime mère-fille
90

rappel Nouveau régime

 Nouveau dispositif:
 Rappel: les produits  Suppression du
des filiales ouvrant
droit au régime mère- plafonnement selon
fille sont exonérés, les frais réels
sous réserve de la  la quote-part que la
réintégration d’une
quote-part de frais et société mère doit
charges fixée réintégrer est égale
forfaitairement à 5%. au montant
Toutefois, cette quote- forfaitaire de 5%.
part est plafonnée aux
frais et charges
réellement exposés  Entrée en vigueur:
par la société
bénéficiaire des à compter des
produits. exercices clos à
compter du 31
décembre 2010.

Stanislas Lhéritier
Les groupes : la sous-capitalisation
91

Dispositif existant Nouveau dispositif

 Nouveau dispositif
La déductibilité des intérêts : extension du
servis entre entreprises liées est
limitée lorsque les trois ratios
dispositif aux intérêts
suivants sont dépassés: servis à des
 Le ratio d’endettement entreprises non liées
(endettement du groupe lorsque l’emprunt est
ne peut pas excéder 1,5 garanti par une
fois les capitaux propres
ou le capital social)
entreprise liée à la
 Le ratio de couverture
société emprunteuse.
des intérêts (25% du
résultat courant avant
impôts)  Entrée en vigueur :
 Le ratio d’intérêts servis
à compter des
par les entreprises liées exercices clos à
compter du 31
décembre 2010

Stanislas Lhéritier
92
 Exclusion de certains emprunts:
Prise en compte de toutes les sommes mises à
disposition du débiteur, à l’exclusion:
 Des obligations émises en France ou à
Groupe de l’étranger dans le cadre d’une offre publique au
sens de l’article L.411-1 du Code Monétaire et
société Financier
 Des emprunts souscrits pour le refinancement
Sous d’une dette préalable consécutif à un
capitalisation changement de contrôle de l’emprunteur, sous
réserve que le refinancement soit obligatoire et
seulement à hauteur du principal remboursé
(majoré des intérêts échus, le cas échéant)
 Des emprunts garantis par certains
nantissements (nantissement par la société
mère des titres de l’emprunteur, nantissement
de créances détenues par la société mère sur
l’emprunteur,…)
 Des emprunts contractés avant le 1er janvier
2011 pour l’acquisition des titres ou de ceux
contractés après cette date mais en vue du
refinancement d’emprunts souscrits avant le 1er
janvier 2011.

 Quotité des intérêts pris en compte


pour la sous-capitalisation:
• Prise en compte des seuls intérêts
afférents aux sommes qui sont garanties
• Fraction des intérêts pris en compte
calculée en proportion de la fraction
garanties des sommes prêtées.

Stanislas Lhéritier
93

 Distribution de dividendes
suivie de l’absorption de la
filiale
Groupe de
sociétés  Dispositif actuel du régime mère-fille :
Les dividendes perçus par une société
Organisations de mère en provenance des filiales dont elle
groupe pour détient au moins 5% sont exonérés d’IS,
sous réserve d’une quote-part de frais et
optimiser le charges de 5%. En cas d’opérations
bénéfice du court d’échanges de titres, les titres sont
terme réputés détenus jusqu’à la cession des
titres reçus en échange. Il n’est pas
expressément exigé que les opérations
soient effectivement placées sous ce
régime de sursis
 Schéma mis en place afin de
bénéficier d’un régime fiscal
avantageux:
 Acquisition par une société M d’une
société cible A
 Distribution de dividendes par la société
cible A à la société M: dividendes
exonérés d’IS sous réserve de la quote-
part de frais et charges de 5% en
application du régime mère-fille
 Fusion-absorption de la société cible A
par une société sœur B: moins value
d’échange des titres déductible par la
société M selon le régime de droit
commun (pas d’option pour le sursis
d’imposition)

Stanislas Lhéritier
94
 Nouveau dispositif:
La règle selon laquelle les titres
échangés lors de certaines
Groupe de opérations de restructuration sont
société réputés détenus jusqu’à la cession
des titres reçus en échange est
Acquisition, désormais subordonnée à ce que
distribution, l’opération soit effectivement placée
fusion sous un régime de sursis
d’imposition.

 Conséquences:
 En cas d’option pour le sursis
d’imposition: pas de déduction
de la moins value d’échange et
pas de remise en cause de
l’exonération d’IS sur les
dividendes
 En l’absence d’option pour le
sursis d’imposition: remise en
cause de l’exonération d’IS sur
les dividendes et déduction de
la moins value d’échange.

Stanislas Lhéritier
95
 Dispositif actuel du régime
d’intégration fiscale:

Groupe de  Les produits des filiales membres


du groupe sont neutralisés pour la
société détermination du résultat
Organisations d’ensemble.
pour bénéficier  La MV réalisée à l’occasion de la
du régime du cession des titres détenus depuis
court terme
moins de deux ans constituent
une MV à court terme,
immédiatement déductible du
résultat imposable au taux d’IS de
droit commun.
 En cas de cession intragroupe, la
PV ou MV est neutralisée pour la
détermination du résultat
d’ensemble.

Stanislas Lhéritier
96
 Schéma mis en place afin de
bénéficier d’un régime fiscal
avantageux
 Acquisition par une société M d’une
Groupe de société cible A
Distribution de dividendes par la société
sociétés 
cible A à la société M: dividendes
exonérés d’IS sous réserve de la quote-
Schéma mis en part de frais et charges de 5% en
place pour application du régime mère-fille et
bénéficier du neutralisation de cette quote-part au
règime du court niveau du résultat d’ensemble
terme  Cas n°1: Cession intra-groupe de la
filiale puis fusion-absorption de la
filiale par la société cessionnaire
• Cession intra-groupe des titres de la
société cible A: régime d’intégration
fiscale: neutralisation de la déchéance
de l’exonération d’IS des dividendes
et neutralisation de la MV de cession
• Fusion-absorption de la société cible
A par la société cessionnaire dans le
délai de deux ans: déneutralisation et
déduction de la MV de cession.
 Cas n°2: Fusion-absorption de la
société cible A par une société sœur:
Régime d’intégration fiscale et
neutralisation de la déchéance de
l’exonération d’IS des dividendes et
réalisation d’une MV de cession

Stanislas Lhéritier
97

 Nouveau dispositif:

Groupe de Dans un groupe intégré, lorsque les


titres d’une filiale distributrice n’ont
sociétés pas été conservés pendant un délai d’au
moins deux ans avant la cession/fusion
Schéma pour intra-groupe:
bénéficier du
régime du court  Minoration du prix de revient des
terme titres du montant des dividendes
perçus qui ont été neutralisés pour le
calcul de la MV de cession (cas n°1)

 Minoration du prix de revient des


titres du montant des dividendes
perçus qui ont été neutralisés pour le
calcul de la MV d’échange de titres
(cas n°2)

 Entrée en vigueur: ces


nouvelles mesures sont applicables
pour la détermination de résultat des
exercices clos au 31 décembre 2010.

Stanislas Lhéritier
98
 Rappel: La cession de titres du
portefeuille détenus depuis moins de
deux ans relève dans tous les cas du
régime du court terme.
Groupe de
 Opérations visées:
sociétés
• Acquisition de titres de participation
Schémas mis en • Cessions des titres à une société liée
œuvre pour moins de deux ans après son
bénéficier du acquisition et constatation d’une
régime du court- moins value à court terme déductible.
terme
 Nouveau dispositif
 A compter des exercices clos à compter
du 31 décembre 2010, en cas de
cession de titres de participation
(autres que ceux détenus dans une
société à prépondérance immobilière
non cotée) détenus depuis moins de
deux ans, la plus ou moins-value est
placée en report d’imposition en cas de
cession entre des sociétés qui
entretiennent des liens de
dépendance.

 Il s’agit d’un report et non d’un sursis: la


plus ou moins-value est déterminée à la date
de cession. Seule l’imposition de la plus-
value ou la déduction de la moins-value est
reportée.

Stanislas Lhéritier
99
 Fin du report d’imposition
dans les hypothèses
suivantes:
1. La société cédante cesse d’être
Groupe de soumise à l’IS ou est absorbée par
sociétés une entreprise qui n’est pas liée à la
cessionnaire
Organisation 2. Les titres cédés cessent d’être
pour bénéficier détenus par une entreprise liée à la
du régime du société cédante
court terme 3. Expiration du délai de deux ans à
compter du jour où l’entreprise
cédante a acquis les titres

 Traitement fiscal de la fin du


report:
Si les hypothèses 1 ou 2 interviennent
dans un délai de deux ans alors la plus
ou moins values relèvera du régime
court terme.
Dans tous les autres cas, le régime
applicable sera celui du long terme.

 Entrée en vigueur: ces


nouvelles mesures sont applicables
pour la détermination de résultat des
exercices clos au 31 décembre 2010.

Stanislas Lhéritier
10
0
 Régime antérieur:
Les sociétés membres d’un même groupe
devaient déclarer et régler leur TVA
individuellement, sans que la notion de
Groupe de groupe soit entendue.
sociétés
 Nouveau dispositif:
Création d’un
régime de Option possible pour un régime de
consolidation de consolidation du paiement de la TVA au sein
TVA d’un groupe de sociétés à compter du 1er
janvier 2012.

 Champ d’application de l’option:


 Condition de détention directe ou
indirecte, continue sur toute la durée
de l’option, de plus de 50% du capital
ou des droits de vote de la société
membre par la société mère.
 Caractéristiques des sociétés
susceptibles d’opter:
 Doivent être soumises à l’obligation de
transmission de leurs déclarations de
résultat par voie électronique auprès de
la DGE
 Dates d’ouverture et de clôture de leurs
exercices comptables aux mêmes dates
 Relever du régime réel normal en
matière de TVA

Stanislas Lhéritier
10
1
• Modalités d’option:
 Option doit être formulée par la société mère tête de
groupe auprès de la DGE
 Effet de l’option à compter du 1er jour du premier
exercice comptable suivant celui au cous duquel
Groupe de l’option est exercée.

sociétés  Nécessité de l'accord des sociétés membres du


groupe (possibilité de prévoir une convention
réglant notamment la répartition des crédits de
Création d’un TVA des filiales)
régime de  Possibilité de dénonciation de l’option par la société
mère :
consolidation
 Uniquement à compter du troisième exercice
TVA comptable suivant celui de la prise d’effet de
l’option
 Dans un délai d’un mois à compter de la clôture
de l’exercice précédent
 Prise d’effet à compter du 1er jour de l’exercice
qu’elle vise

 Exemple:
Une société tête de groupe dont les membres ont des
exercices comptables coïncidant avec l’année civile
formule l’option le 15 mars 2012.
Cette option s’appliquera à compter du 1er janvier
2013 et pourra être dénoncé entre le 1er et le 31
janvier 2015, avec effet au 1er janvier 2015.

NB: En cas de manquement aux conditions posées en


matière de durée d’exercice, de régime d’imposition,
et de mode de déclaration de la TVA, le régime
cessera pour le membre du groupe concerné dès le
premier jour du mois suivant la déchéance du
régime.

Stanislas Lhéritier
10
2
 Conséquences de l’option
 Déclarations de TVA:
 Sociétés membres du Groupe: dépôt
mensuel de leur déclaration CA3
Société mère: dépôt mensuel d’une
Groupe de

déclaration récapitulative
sociétés  Les dates de dépôt devraient être fixées
prochainement

Création d’un  Paiement de la TVA:


régime de  Redevable unique: la société mère
consolidation  Montant de la TVA à payer = taxes nettes
TVA dues + sommes des crédits de taxe
résultant des déclarations CA3 de
chaque société membre
 En cas de solde négatif, la société mère
pourra soit en demander le
remboursement, soit le reporter sur la
déclaration récapitulative suivante

 Solidarité de paiement : chaque société


membre est tenue solidairement avec la
société mère au paiement de la TVA à
hauteur des droits dont elle serait redevable
en l’absence d’option.

 Crédit de TVA:
 Avant l’option: remboursement à la
société membre du groupe concernée
 Pendant l’option, remboursement à la
société mère
 Après la dénonciation de l’option:
restitution à la société mère du crédit de
TVA existant à l’issue de la période
couverte par l’option

Stanislas Lhéritier
10
3
 Cotisation foncière des
entreprises (CFE)

 Taxation des activités de location et


CET de sous-location immobilière:
 La limite d’assujettissement de ces activités
à la CFE est 100 000 € HT. Auparavant, la
le « rendez- limite était 100 000 € de recettes brutes
vous d’où une imprécision si le montant devait
législatif » s’entendre HT ou TTC. Ce seuil de 100 000
pour corriger € correspond à une année pleine et doit
donc être corrigé si la période de référence
les anomalies ne correspond pas à une période de 12 mois.
constatées…  Précision: les parties communes des
immeubles dont disposent les entreprises
qui exercent une activité de location ou de
sous-location d’immeubles sont en outre
expressément exclues des bases imposables
à la CFE.

 Exonérations facultatives dont le


montant est plafonné:
 Correction à la baisse du plafond des
exonérations prévues dans les zones
urbaines: les plafonds des exonérations sont
fixés à 20% des anciens plafonds calculés
sur les anciennes bases de la taxe
professionnelle.
 Cette diminution tient compte de la
diminution de l’assiette de la CFE par
rapport à l’assiette de la taxe
professionnelle.

Stanislas Lhéritier
10
4
 .

 Appréciation du chiffre d’affaires


dans le cadre d’un groupe intégré:
CET  Pour déterminer si une société est
assujettie à la CVAE dans le cadre d’un
le « rendez- groupe intégré, il convient de tenir
vous compte du chiffre d’affaires de
législatif » l’ensemble des sociétés membres.
pour corriger  Toutefois, si la somme des chiffres
les anomalies d’affaires des sociétés membres est
constatées… inférieure à
7 630 000 €, absence de consolidation
du CA de l’ensemble des sociétés.
 Attention, dans tous les cas, chaque
société est redevable de sa propre
CVAE. Il n’existe pas de CVAE groupe.

Stanislas Lhéritier
10
5
 Obligations déclaratives :
 On distingue désormais:
 La déclaration des effectifs salariés et le
montant de la valeur ajoutée, à laquelle est
uniquement dédiée l’imprimé n°1330-CVAE
La déclaration de liquidation du solde sur le
CET 
bordereau n°1329-DEF
 A priori, ces deux déclarations devront être
le « rendez- souscrites au plus tard le deuxième jour ouvré
vous suivant le 1er mai.
 Auparavant, il y avait une seule déclaration
législatif » pour l’ensemble de ces éléments.
pour corriger
les anomalies
constatées…  Obligation de télédéclaration étendue
aux entreprises relevant de la DGE
quel que soit le montant de leur CA.

 Réclamation :Modification du délai


de réclamation et application des
mêmes règles que celles applicables à
la CFE au lieu de la TVA.
Ainsi le délai de réclamation est un délai d’un
an et non plus un délai de trois ans. Le point de
départ du délai devrait être précisé
ultérieurement.
.

Stanislas Lhéritier
10
6

 Extension du régime des plus


values long terme aux opérations
portant sur les perfectionnements
Groupe de apportés aux brevets et inventions
sociétés brevetables (auparavant régime
limité aux brevets et inventions
Produits de brevetables)
propriété
industrielle
 Extension du régime des plus-
values à long terme aux
opérations de sous-concessions de
brevets, d’inventions brevetables,
de leurs perfectionnements et des
procédés de fabrication industriels
Favoriser
la  Déduction en intégralité des
détention redevances de concessions par
/ gestion l’entreprise concessionnaire
des même si celle-ci est liée à
l’entreprise concédante (régime
brevets
antérieur: déduction uniquement
par des d’une fraction égale au rapport
entreprise existant entre le taux réduit des
s plus-values à long terme et le taux
françaises normal de l’IS)

Stanislas Lhéritier
10
7

 Dépenses à retenir:
 Modification du mode d’évaluation des
dépenses de fonctionnement: elles sont
entreprise désormais prises en compte en retenant 50%
des dépenses de personnel auxquelles
s s’ajoutent 75% de la dotation aux
amortissements pratiquée sur les biens affectés
Crédit d’impôt à la recherche (au lieu d’une évaluation
recherche forfaitaire globale de 75% auparavant)

 Plafonnement des dépenses confiées à


des organismes de recherches privés:
elles sont désormais retenues dans la limite de
3 fois le montant total des autres dépenses de
recherche ouvrant droit au crédit d’impôt.

 Détermination du crédit d’impôt:


 Déduction des sommes versées à des
intermédiaires: elles sont exclues de la base
de calcul du crédit d’impôt lorsque ces
rémunérations sont fixées proportionnellement
au montant de l’avantage obtenu par
l’entreprise (« success fees »). Il est de même
s’agissant de certaines rémunérations
forfaitaires.
 Taux majorés applicables au cours des
deux premières années: L’avantage accordé
au titre des deux premières années
d’application du régime est réduit:
 1ère année: le taux majoré du crédit d’impôt est
ramené de 50% à 40%
 2e année: le taux majoré est abaissé de 40% à 35%

Stanislas Lhéritier
10
8
 Remboursement
immédiat du crédit
d’impôt recherche:
entreprise La faculté de remboursement
immédiat de la créance de crédit
s d’impôt recherche est maintenue en
faveur :
Crédit d’impôt
recherche  des entreprises répondant à
la définition communautaire
des PME (Cette mesure n’a pas
un caractère temporaire
contrairement aux dispositifs de
remboursement immédiat mis en
place précédemment)
 des entreprises nouvelles (cette
possibilité est offerte au titre de
l’année de la création et des
quatre années suivantes)
 des jeunes entreprises
innovantes (cette possibilité est
offerte au titre de l’année de la
création et des quatre années
suivantes)
 des entreprises en difficulté
financière

Stanislas Lhéritier
10
9

L’IFA n’est pas supprimé

entreprise
s
IFA

Stanislas Lhéritier
11
0
 Lease-back d’immeuble (Article 9) :

Prorogation pour deux ans du régime optionnel


d’étalement applicable aux plus-values réalisées à
Mesures l’occasion d’opérations de lease-back d’immeubles
(étalement sur la durée couverte par le contrat de
diverses crédit-bail ou sur une période de 15 ans si le contrat
est conclu pour une durée supérieure).

 TVA : suppression du taux réduit


pour les prestations des avocats
dans le cadre de l’aide
juridictionnelle (Article 70)

 Outre mer:
 Modifications du régime des Zones franches
d’activités : extension du régime
d’allègement sur les bénéfices aux sociétés
appartenant à un groupe fiscal. (Article 51)
 Investissement outre-mer dans le secteur
locatif : les sociétés d’habitations à loyers
modérés peuvent désormais prendre des
parts dans les sociétés de portage créées par
les investisseurs pour les besoins de la
défiscalisation, quelque soit la forme de ces
structures intermédiaires. (Article 78)

Stanislas Lhéritier
11
1
 Loi de finances
Également rectificative pour 2010 :
cette réforme de la TVA
année immobilière. En fin
La réforme de la d’année publication du
TVA immobilière
BOI 3 A-9-10,
l’instruction de
référence en la matière.

Stanislas Lhéritier
11
2
La
réforme
de la TVA  Les opérations portant
immobiliè sur les immeubles sont
re
désormais régies par le
La nouvelle
philosophie
droit commun de la TVA

Toutes les opérations


relatives à un immeuble
effectuées par un assujetti
agissant en tant que tel
sont placés dans le champ
d’application de la TVA

Stanislas Lhéritier
11
3
La
réforme  Certaines opérations
de la TVA sont soumises de plein
immobiliè droit à la TVA
re  Vente d’immeubles achevés
Opération depuis moins de 5 ans (ou
immobilière par rénovation lourde)
un assujetti
 Livraison d’un terrain à
bâtir
 Livraison à soi-même
d’immeuble non vendu dans
les 2 ans de l’achèvement

Stanislas Lhéritier
11
4
La
réforme  D’autres opérations sont
de la TVA exonérées, mais peuvent
immobiliè être soumises à la taxe
re sur option, exercée par
Opération le vendeur:
immobilière par
un assujetti  Vente d’immeuble achevé
depuis plus de cinq ans
 Vente de terrains (autre
qu’à bâtir)

Stanislas Lhéritier
11
5
 Les opérations réalisées
Le par une personne non
réforme assujettis sont en
de la TVA principe en dehors du
Opération champ d’application de
effectuée par un
non assujetti la Tva sauf:
 Vente d’immeubles
neufs acquis en VEFA
 Livraison à soi même
de logements visés aux
9 et 11 du I de l’article
278 sexies

Stanislas Lhéritier
11
6
 La qualité d’assujetti est
Le également importante
réforme pour l’acquéreur. Elle
de la TVA ouvre droit aux régimes
assujetti de faveur en droit de
mutation:
 Exonération si engagement
de construire (CGI art. 1594
OG)
 Réduction de droit si
marchand de biens
(engagement de revendre)

Stanislas Lhéritier
11
7
 Pas de régime particulier
Le pour les promoteurs
réforme constructeurs: au même
de la TVA titre que tout assujetti,
assujetti ils doivent faire la
déclaration spéciale
d’achévement (nouvelle
obligation) : ils ne seront
tenus de taxer leurs
livraisons à eux-mêmes
que si les immeubles ne
sont pas vendus dans les
deux ans.

Stanislas Lhéritier
11
8
La
réforme  Les droits portant sur les
de la TVA immeubles sont
Immobiliè assimilés à des
re immeubles et suivent le
Qu’est-ce qu’un régime immobilier:
immeuble?
 Droit réels immobiliers
 Droits relatifs aux
promesses de ventes
(important pour le CBI)
 SCI d’attribution
 Droits sur un contrat de
fiducie portant sur un
immeuble

Stanislas Lhéritier
11
9
 La base d’imposition est
La toujours constituée par
réforme le prix total pour:
de la TVA  Les ventes d’immeubles
Base achevés depuis moins de
d’imposition: cinq ans
prix total ou
marge? 266  Les ventes de terrains (hors
TAB) lorsque l’opération a
fait l’objet d’une option
pour la TVA

Stanislas Lhéritier
12
0
 Pour déterminer la base
La d’imposition, il convient
réforme de se référer au régime
de la TVA de l’acquisition
Base préalable du bien par le
d’imposition:
prix total ou cédant (art. 268 CGI):
marge?

 Soit l’acquisition a ouvert


droit à déduction: la base
d’imposition est alors le
prix total

 Soit l’acquisition n’a pas


ouvert droit à déduction: la
base d’imposition est la
marge: le BOI précise les
hypothèses visées.

Stanislas Lhéritier
12
1
 La définition du terrain
La à bâtir est devenue
réforme objective, c’est-à-dire
de la TVA non plus liée à
Qu’est-ce qu’un l’intention de construire,
terrain à bâtir
mais liée au statut du
terrain au cadastre

Stanislas Lhéritier
12
2
La
réforme  1er cas : immeuble
de la TVA achevé depuis moins de
immobiliè cinq ans
re
Marchands de
biens  La taxe qui grève
l’acquisition est déductible
immédiatement
 La sortie du délai de 5 ans
n’a plus d’incidence sauf
régularisations annuelles en
cas d’assimilation de
l’immeuble en stock à une
immobilisation du fait
d’une utilisation pour
activité n’ouvrant pas droit
à déduction (location par
exemple)

Stanislas Lhéritier
12
3
La
réforme  1er cas : immeuble
de la TVA achevé depuis plus de
immobiliè cinq ans
re
Marchands de
biens  Revente de l’immeuble
exonérée sauf option
pour la taxation
exprimée par le vendeur.

Stanislas Lhéritier