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Sous-titre II 

: Les choix du juge de jugement

Chapitre I : Le choix du prononcé d’une peine, du quantum de la peine et du moment du


prononcé de la peine par le juge du jugement

Section I : Libre choix du moment et du prononcé d’une peine

Le juge répressif est libre, sous certaines conditions toutefois, du choix du moment du prononcé de la
peine. Deux mécanismes s’offrent à lui : la dispense et l’ajournement de la peine.

§1 La dispense de peine

A. La notion

Issue de la loi du 11 juillet 1975, l'art 132-58 du CP offre la possibilité au juge du siège de dispenser
du prononcé de la peine, lorsqu'il apparaît que le reclassement du coupable est acquis, que le dommage
causé est réparé et que le trouble résultant de l'infraction a cessé.

« Apparaît » un large pouvoir d’appréciation est laissé au juge. D’autant que la dispense de peine
s’applique à toutes les peines principales. Elle est en revanche exclue pour les mesures de sureté.
Quant à la réparation du dommage exigée par ce mécanisme, elle revient en quelque sorte à consacrer
autrement la notion de repentir actif que nous avons rencontré ailleurs et qui en principe est
indifférent. En outre, selon certains auteurs, avec la dispense de peine, le fondement de la
responsabilité pénale n’est pas le libre arbitre mais la persistance d’un état dangereux.

B. Les effets de la dispense de peine

Aucune peine principale n’est prononcée malgré la déclaration de culpabilité et par une sorte de
réaction en chaine, la dispense de peine exclut en outre l’application des dispositions prévoyant des
interdictions, déchéances ou incapacités de quelque nature qu’elles soient qui résulteraient de plein
droit d’une condamnation (art 469-1 al 2 CPP).

Ainsi, la peine principale entraîne dans son exclusion, avec elle, les peines secondaires. La
dispense de peine ne compte pas pour la récidive, vu que le premier terme d’une récidive est
nécessairement la condamnation à une peine. Toutefois, la dispense de peine figure au casier
judiciaire, ce qui laisse subsister un blâme social selon certains, encore que le juge puisse décider la
non-inscription au casier judiciaire (art 132-59 CP et 768 CPP). Limites : la dispense de peine
n’exclut pas la confiscation des objets dangereux ou nuisibles ( art 132-58 al 1) et le juge doit statuer
sur l’action civile (132-58 al 2).

§2 L’ajournement du prononcé de la peine

Le juge considère ici que les conditions de la dispense de peine ne sont pas acquises mais qu’elles
pourraient l’être dans un avenir relativement proche. Il peut donc ordonner l’ajournement du
prononcé de la peine et renvoie alors sa décision sur le fond à une date ultérieure : on constate ici une
dissociation dans le temps entre la déclaration de culpabilité et la décision sur la peine.

L'ajournement peut être simple (art 132-60 à 132-62 CP) : le juge le prononce lorsqu’il apparaît
que le reclassement du coupable est en voie d’être acquis, que le dommage causé est en voie d’être
réparé et que le trouble résultant de l’infraction va cesser.
L’ajournement peut aussi être assorti d'une mise à l'épreuve (art 132-63 à 132-65 CP) :
l’ajournement est alors alourdi d’une mise à l’épreuve pendant un an au plus (c’est la même mise à
l’épreuve que celle qui s’applique aux prévenus condamnés à un sursis probatoire, voir infra).

L’ajournement peut enfin être assorti d'une injonction (art 132-66 à 132-70 CP) : à la lecture de
ce texte, il faut donc une loi ou un règlement qui réprime un manquement à une obligation déterminée
et qui prévoit cette possibilité d’ajournement.
Le juge impartit alors un délai pour l’exécution de l’ordre qu’il émet et il peut prévoir une astreinte.
La présence de l'intéressé est requise au moment du prononcé de l'ajournement et du prononcé
de la peine (CCass 11 mars 2009, CCass 24 mars 2015).

A l’audience de renvoi, que pourra faire le juge ? Le juge pourra dispenser alors de peine ou
condamner ou ajourner une seconde fois, sauf le cas de l’ajournement avec injonction qui ne peut être
ordonné une deuxième fois. Exception faite de l’ajournement avec injonction pour la raison que nous
venons de dire, la décision sur la peine intervient au plus tard un an après la décision d'ajournement.

La loi du 15 août 2014 a créé de nouvelles formes d’ajournement du prononcé de la peine que nous
avons déjà évoquées. Ce mécanisme peut désormais être également destiné à l’accomplissement de
mesures d’investigation sur la personnalité ou la situation matérielle, familiale ou sociale de l’intéressé
(art 132-70-1 du CP) ou aux fins de consignation d’une somme d’argent (art 132-70-3 du CP).

§3 Le relèvement de la peine

Les lois du 29 décembre 1972 et 11 juillet 1975 ont généralisé cette institution qui figure aujourd’hui
à l’art 132-21 al 2 CP et 702-1 et 703 CPP.

A. Le domaine de relèvement

Le relèvement permet de mettre fin à toutes les peines d’interdiction ou d’incapacités


professionnelles, et cela est d’autant plus utile qu’un certain nombre de textes extérieurs au Code
pénal prévoient l’application automatique de telles peines pouvant alors être non connues du juge lui-
même.

Il existe deux formes de relèvement. Celui qui nous intéresse ici au stade du prononcé de la peine est
le relèvement instantané (au contraire du relèvement différé qui est accordé ultérieurement sur
requête du condamné).

L’art 132-21 al 2 CP permet le relèvement « pour toute interdiction, déchéance ou incapacité


quelconque qui résulte de plein droit, en application de dispositions particulières, d’une
condamnation pénale ».

L’art 702-1 CPP en étend le domaine aux sanctions prononcées « à titre de peine complémentaire ».

Donc le relèvement joue à la fois pour des sanctions résultant de plein droit de la condamnation
(sans avoir été prononcées) et pour des sanctions prononcées à titre secondaire. Il s’applique par
exemple à l’affichage d’une condamnation, à l’incapacité d’exercer une profession commerciale ou
d’exploiter un débit de boissons, à l’interdiction de séjour…

Mais attention : pas de relèvement possible pour des sanctions qui ne sont ni des interdictions, ni des
déchéances, ni des incapacités, ni des mesures de publication comme la confiscation, la reconduite
d’un étranger à la frontière...

Le relèvement ne vaut pas non plus s’agissant d’une peine secondaire qui serait prononcée à titre
principal : l’art 702-1 al 1 CPP n’autorise en effet le relèvement que pour des 13 « interdictions,
déchéances »… résultant de plein droit de la condamnation ou prononcées à titre de peine
complémentaire. De plus, s’agissant des peines principales, c’est l’institution de la dispense de peine
qui a vocation à éventuellement intervenir.

Enfin, la révocation d’un sursis ne saurait être considérée comme une déchéance permettant un
potentiel relèvement. La déchéance prive en effet le condamné d’un droit dont il était titulaire alors
que la révocation du sursis n’est que la cessation d’une faveur conditionnelle.

B. Les effets

Le relèvement peut être octroyé par la juridiction qui prononce la condamnation et au moment même
précisément où elle la prononce : art 132-21 al 2 CP. C’est le relèvement instantané, faisant qu’une
peine complémentaire obligatoire est alors transformée en une peine complémentaire facultative, ce
qui atteste des pouvoirs du juge prononçant la peine.

S’agissant du relèvement instantané, aucun délai d’épreuve n’ayant suivi la condamnation, la mesure
ne peut donc pas dépendre de la bonne conduite du condamné. Le juge de jugement doit donc se
fonder sur son « sentiment » selon lequel il y aurait une disparité entre l’infraction et la sanction et
selon lequel l’intéressé ne présenterait pas d’état dangereux.

S’il s’agit en revanche d’une peine complémentaire prononcée par le juge, l’intéressé ne peut agir en
relèvement qu’au bout d’un délai de 6 mois après la décision initiale de condamnation et non ab initio
(l’idée est de pouvoir apprécier le comportement de l’intéressé dans le temps).

Le relèvement efface les conséquences d’une condamnation en matière d’incapacités, déchéances et


interdictions qu’elles aient ou non été prononcées par le juge. Il y a donc cessation anticipée de
certaines peines complémentaires et accessoires. Mais pour le reste, la condamnation subsiste : elle est
exécutée, compte pour la récidive et fait obstacle à l’octroi d’un sursis ultérieur.

Le relèvement peut être cantonné dans son étendue ou sa durée : relèvement en tout ou partie, y
compris en ce qui concerne la durée de l’interdiction, déchéance ou incapacité : une grande liberté
dans l’individualisation est ici accordée au juge.

De plus, le relèvement n’empêche pas la subsistance de la mention de la condamnation au casier


judiciaire. Mais le tribunal peut exclure cette mention au bulletin n° 2 et cela emporte précisément
relèvement des peines accessoires puisque l’art 775-1 CPP ne vise que les mesures « résultant » de la
condamnation.

Pour le relèvement d’une peine complémentaire, le juge devra appliquer l’art 702-1 al 1 CPP. Si le
juge décide le prononcé d’une peine, le choix qu’il peut opérer porte sur le quantum de ladite peine.

Section II : Le choix du quantum de la peine prononcée

Toutes les peines peuvent être mesurées par le juge, à l’exception de la peine de confiscation qui par
hypothèse ne peut être modulée.

Le juge fixe donc une durée ou un montant en bonne application du principe d’individualisation. Le
juge peut ainsi faire preuve de mansuétude ou pas (je vous rappelle ici la suppression des
circonstances atténuantes qui n’ont plus de raison d’être dès lors que le législateur ne fixe plus que des
maxima). Sur ce choix du quantum, distinguons la matière criminelle des autres.
§1 Les spécificités de la matière criminelle

En matière criminelle, cette affirmation du libre choix du quantum de la peine doit être tempérée en
raison de l’énoncé de maxima et de minima intéressant les peines prononcées.

 Maxima
Le prononcé du maximum de la peine privative de liberté encourue est subordonné à la majorité
absolue des votants à la Cour d’assises (voir art 362, al 2 CPP). Lorsqu’une majorité qualifiée
des deux tiers, (qui est de six voix en premier ressort et de huit voix en appel), n'est pas atteinte,
la juridiction ne peut prononcer :
- Une peine supérieure à 30 ans lorsque la réclusion à perpétuité est encourue
- Une peine supérieure à 20 ans lorsqu'une réclusion de 30 ans au plus est encourue.

 Minima
La juridiction est contrainte par une limite applicable à tous les accusés reconnus coupables, même les
primo-délinquants. Ainsi, l'art 132-18 du CP déjà rencontré, prévoit que la cour d’assises ne peut :
- Lorsque la Réclusion Criminelle à perpétuité est encourue, prononcer une peine
d’emprisonnement d’une durée inférieure à 2 ans
- Lorsqu’une RC à temps est prévue, une peine d’emprisonnement d’une durée inférieure à 1an

Il faut rappeler la suppression des peines-planchers. La loi du 10 août 2007 avait


considérablement modifié les pouvoirs du juge lorsqu'il avait à connaître de récidivistes ou de
multirécidivistes, en créant des peines-planchers. La loi du 15 août 2014 relative à l’individualisation
des peines et renforçant l’efficacité des sanctions pénales, a abrogé l’ensemble des dispositions
relatives aux peines-planchers, à savoir les arts 132-18-1, 132-19-1 et 132-19-2 du CP ainsi que les
dispositions de l’art 20-2 de l’ordonnance du 2 février 1945 s’y rapportant.

§2 En matière correctionnelle : la canalisation des courtes peines d’emprisonnement

La loi du 23 mars 2019 que nous avons tant citée, réduit la place de l’emprisonnement, lequel, selon
l’art 132-19 CP, doit être d’autant plus évité que sa durée fixée par la juridiction de jugement est
moindre. Un système de tranches de temps est mis en place :
- Est exclue totalement et absolument la très courte peine d’emprisonnement ferme entre un
jour et un mois d’emprisonnement. C’est là une mesure drastique prise par le législateur.
- Ensuite, la loi du 23 mars 2019 confère une application très restrictive de la courte peine
d’emprisonnement jusqu’à 1 an. Le législateur distingue entre les vraies courtes peines et les
autres :
 Si la juridiction prononce une peine entre 1 et 6 mois, elle doit aménager la peine
privative de liberté (sauf impossibilité résultat de la personnalité ou de la situation du
condamné) avec les mesures de l’art 132-25 du CP (détention à domicile sous
surveillance électronique, semi-liberté, placement à l’extérieur). En pratique, les juges
prononcent l’emprisonnement ferme en cas de risque de fuite ou de récidive.
 Si la juridiction prononce un emprisonnement compris entre 6 mois et 1 an, elle
doit encore aménager cette peine en principe sauf si la personnalité et la situation du
condamné ne le permettent pas ou impossibilité matérielle.
- Pour la peine d’emprisonnement supérieure à 1 an, la peine privative de liberté sera
exécutée telle quelle à moins que la juridiction n’accorde au prévenu le sursis ou la probation
dès lors que la peine ne dépasse pas 5 ans (arts 132-31 et 132-41 du CP). Bien sûr, le juge a
la possibilité de prononcer une alternative à l’emprisonnement.
Chapitre II : Le choix du mode d’exécution de la peine par le juge du jugement

On peut être surpris que le juge de jugement ait à s’occuper au stade du prononcé de la peine de ses
modalités d’exécution. Cela participe pourtant et là encore, à la mise en œuvre du principe
d’individualisation judiciaire de la peine. La tendance est d’ailleurs celle d’un accroissement des
pouvoirs du juge en ce domaine.

Section I : Les différents aménagement possibles de l’exécution de la peine par le juge du
jugement

§1 La suspension ab initio de l’exécution de la peine : le sursis

La condamnation pénale d'un individu n'est pas nécessairement mise à exécution. Dans certaines
hypothèses, la juridiction pénale peut prononcer une condamnation à l'encontre de l'intéressé et
estimer que la simple menace de la mise à exécution de la peine infligée suffit à sanctionner et à
dissuader le condamné de récidiver.

Elle assortit alors la peine, partiellement ou en totalité, d'un sursis qui dispense, de façon
conditionnelle, le condamné d'exécuter sa peine (art 132-31 CP).

Par l’effet du sursis, le condamné est dispensé provisoirement d’exécuter sa peine et il le sera
définitivement si sa conduite a été satisfaisante pendant un délai d’épreuve. Il s’agit donc d’un
sursis à l’exécution de la sanction, non pas un sursis au prononcé de la condamnation.
Le maintien du sursis dépend du comportement irréprochable du condamné pendant un certain délai.
Pendant ce délai, une mauvaise conduite du condamné peut conduire à la révocation du sursis,
entraînant l'exécution de la peine. En revanche, si le condamné s'est bien comporté à l'issue du délai, la
condamnation prononcée est réputée non avenue.

Actuellement, les sursis se déclinent en trois formes : sursis simple, sursis avec mise à l’épreuve et
sursis assorti de l’obligation d’accomplir un travail d’intérêt général.

La loi du 23 mars 2019 fusionne les deux derniers dans le sursis probatoire . La probation se
déclinera entre un suivi « ordinaire », correspondant aux actuels sursis avec mise à l’épreuve et sursis
TIG, et un suivi renforcé, pluridisciplinaire et évolutif, qui n’est rien d’autre, pour l’essentiel, que la
reprise de l’actuelle contrainte pénale.

La juridiction pourra en effet, dans le cadre du sursis probatoire, décider d’un « sursis renforcé,
pluridisciplinaire et évolutif, faisant l’objet d’évaluations régulières par le service pénitentiaire
d’insertion et de probation » si elle considère que la personnalité et la situation personnelle de
l’intéressé, ainsi que les faits de l’espèce « justifient un accompagnement socio-éducatif
individualisé et soutenu » art 132- 41-1 CP.

Ce sursis probatoire entrera en vigueur le 24 mars 2020. Les textes relatifs au sursis probatoire seront
tous fondus et regroupés aux arts 132-40 à 132-53 du CP, modifiant les textes actuels relatifs au
sursis avec mise à l’épreuve et supprimant ceux ayant trait au sursis assorti de l’obligation d’accomplir
un travail d’intérêt général (art 132-54 à 132-57 CP).

Le juge n’est jamais tenu d’accorder le sursis ! S’il l’accorde, il doit motiver sa décision et avertir le
condamné du caractère conditionnel de la faveur dont il fait l’objet. Cette formalité n’est toutefois pas
prescrite à peine de nullité

A. Le sursis simple
Il date de la loi Béranger du 26 mars 1891. Ses avantages sont de soustraire le condamné aux
influences pernicieuses de la prison et de réduire les risques d’une récidive en faisant planer la menace
d’une révocation.

Ses inconvénients : il laisse le condamné livré à lui-même pendant tout le délai d’épreuve alors que
des mesures de surveillance et d’assistance seraient bienvenues.

 Les personnes physiques


Le sursis simple ne peut bénéficier qu'aux personnes physiques qui n'ont pas été condamnées,
dans les cinq ans précédant les faits, à une peine de réclusion ou d'emprisonnement, avec ou sans
sursis, pour un crime ou un délit de droit commun (art 132-30, al 1er CP ; art 132-33, al 1er CP).

Donc une condamnation précédente à l’amende ou à une peine alternative, signe d’une dangerosité
assez peu caractérisée, n’empêche pas le sursis. Cependant, si le prévenu a déjà été condamné dans les
5 ans précédant les faits à une peine autre que la privation de liberté, seul l’emprisonnement peut être
affecté du sursis (132-31 al 2 CP).

Le sursis peut, en matière criminelle et correctionnelle , assortir une peine d'emprisonnement


n'excédant pas cinq ans, une amende, les peines alternatives, une peine de jours-amende, une peine
privative ou restrictive de droits de l'art 131-6 du CP, à l'exception de la confiscation, et une peine
complémentaire de l'art 131-10, à l'exception de la confiscation, de la fermeture d'établissement et de
l'affichage de la condamnation qui ont un caractère de mesure de sureté.

En matière contraventionnelle, le sursis s’applique aux peines privatives ou restrictives de droits de


l’art 131-14 CP sauf la confiscation, et aux peines complémentaires de l’art 131-16, 1°, 2° et 4° CP
ainsi qu’à la peine complémentaire de l’art 131-17 CP.
Il s’applique aussi à l’amende pour contravention de 5ème classe ( art 132-34 CP) mais pas aux
contraventions des 4 premières classes. Il faut donc distinguer selon les classes de contraventions et la
nature des peines.

 Les Personnes Morales


En matière criminelle ou correctionnelle, le sursis peut être prononcé si la personne morale n’a pas
été condamnée dans les mêmes 5 ans pour crime ou délit de droit commun à une amende supérieure à
60 000 euros et à 15 000 euros en matière contraventionnelle (132-30 et 132-33 CP).
Le sursis est applicable à :
- L’amende
- L’interdiction à titre définitif ou pour une durée de 5 ans au plus d’exercer directement ou
indirectement une ou plusieurs activités professionnelles ou sociales
- L’exclusion des marchés publics à titre définitif ou pour une durée de 5 ans au plus
- L’interdiction définitive ou pour une durée de 5 ans au plus de procéder à une offre au public
de titres financiers ou de faire admettre ses titres financiers aux négociations sur un marché
réglementé
- L’interdiction pour une durée de 5 ans au plus d’émettre des chèques autre que ceux qui
permettent le retrait de fonds par le tireur auprès du tiré ou ceux qui sont certifiés ou d’utiliser
des cartes de paiement 
En matière contraventionnelle, pour les personnes morales, le sursis est envisageable pour la peine
d’interdiction d’émettre ou d’utiliser des cartes de paiement et pour l’amende mais uniquement pour
les contraventions de la 5ème classe.

Si, dans le délai légal d'épreuve à compter de la condamnation définitive, qui est de cinq ans en
matière criminelle ou correctionnelle et de 2 ans en matière contraventionnelle, le sursitaire commet
certaines infractions entraînant une condamnation emportant le prononcé d’une peine ferme
d’emprisonnement, le sursis qui lui avait été accordé peut-être révoqué par la juridiction.
La loi du 15 août 2014 modifie ainsi le régime d’une condamnation assortie d’un sursis simple qui
était, avant le 1er janvier 2015, révoquée de plein droit en cas de nouvelle condamnation pour une
infraction commise pendant le délai d’épreuve (art 132-29 CP). Désormais, c’est donc l’absence de
révocation qui est le principe et toute décision contraire doit être spécialement motivée.

En cas de révocation, le délinquant doit exécuter la peine afférente à l'infraction à l'origine de la


révocation et la peine qui avait été assortie du sursis. En l'absence de révocation, le sursis entraîne non
seulement une dispense d'exécution de la peine mais aussi une disparition de la condamnation
considérée comme non avenue. Toutefois, il est désormais acquis que la condamnation réputée non
avenue, qui demeure inscrite au bulletin n° 1 du casier judiciaire depuis la loi du 5 mars 2007 est
susceptible de constituer le premier terme de la récidive.

B. Le sursis avec mise à l’épreuve appelé à devenir le sursis probatoire

1) Les conditions

Créé en 1958, le sursis avec mise à l'épreuve consiste également dans une suspension
conditionnelle de l'exécution de la peine prononcée par le juge (arts 132-40 à 132-53 CP). À la
différence du sursis simple, cette suspension est assortie de certaines obligations précises. Le passé du
délinquant est en principe indifférent, sauf exceptions prévues par l'art 132-41, dernier alinéa du CP.

Ce sursis n’intéresse pas les personnes morales bien évidemment. Il n'est en revanche applicable
qu'aux peines d'emprisonnement de 5 ans au plus prononcées pour crime ou délit de droit commun ou,
depuis la loi du 12 décembre 2005, de 10 ans au plus pour les récidivistes. Donc si la peine
d’emprisonnement prononcée dépasse ces plafonds, le sursis probatoire n’est plus applicable.

Ici, seule la peine d’emprisonnement est susceptible d’être assortie du sursis probatoire et non les
autres peines au contraire de ce qui se passe pour le sursis simple. De plus, le passé pénal du prévenu
importe peu. C’est là une technique de traitement plus élaboré que le sursis simple. Donc aucune
limite n’est ici prévue concernant le passé pénal, sous réserve du cas de certains récidivistes.

La durée d'épreuve est fixée par le juge, qui doit être comprise entre 12 mois et 3 ans (art 132-
42, al 1er CP). Elle peut être portée à 5 ans pour un récidiviste, voire à 7 ans pour un
multirécidiviste. La juridiction fixe en outre les conditions de l'épreuve, qui peuvent consister dans
des mesures de contrôle visées à l’art 132-44 du CP ou des obligations particulières prévues à l’art
132-45 du CP ; elles peuvent être modifiées par le juge de l'application des peines qui dispose, depuis
la loi du 9 mars 2004, de larges pouvoirs en la matière.

Le juge peut donc individualiser l’exécution du sursis probatoire, aussi en en limitant l’application à
une partie de l’emprisonnement, à charge pour lui d’en déterminer la durée (132-42 al 2 CP).

2) Issue

Si le condamné se comporte de manière satisfaisante pendant toute la durée de l'épreuve, l'exécution


de sa peine d'emprisonnement est suspendue et, à l'expiration du délai d'épreuve, la condamnation sera
considérée comme non avenue. Le juge de l'application des peines peut même déclarer cette
condamnation non avenue avant l'expiration du délai d'épreuve (art. 744 CPP).

Lorsque l'épreuve ne se déroule pas de manière satisfaisante, le juge de l'application des peines peut
procéder à des aménagements de celle-ci dans son contenu ou sa durée.

Le sursis peut également être révoqué, de manière totale ou partielle, soit par le juge de l'application
des peines en raison de l’inobservation des obligations et des mesures de contrôle, soit par la
juridiction de jugement après avis du juge de l’application des peines en raison de la commission
d’une nouvelle infraction (art 132-47 et -48 du CP).

La révocation partielle peut désormais être ordonnée plusieurs fois (art 132-49 CP).

C. Le sursis avec obligation d’accomplir un travail d’IG appelé à être absorbé dans le sursis
probatoire

Le sursis assorti de l'obligation d'accomplir un travail d'intérêt général complète le dispositif du


sursis probatoire depuis une loi du 10 juin 1983. Les textes applicables au sursis avec mise à
l'épreuve sont largement applicables au sursis assorti de l'obligation d'accomplir un travail d'intérêt
général (arts 132-54 à 132-57 CP, lesquels seront abrogés à compter du 24 mars 2020 avec l’entrée en
vigueur du nouveau sursis probatoire).

S'agissant du passé pénal du délinquant et des peines visées, les règles sont les mêmes. En revanche, le
sursis-TIG ne peut être prononcé que de façon totale ( art 132-56 CP) et pour des délinquants âgés de
plus de 16 ans (ordonnance 2 février 1945, art 20-5).

Depuis la loi du 3 juin 2016, il peut être prononcée lorsque le prévenu, absent à l’audience et
représenté par un avocat, a donné son accord par écrit. L'épreuve porte sur l'accomplissement d'un
travail, non rémunéré, d'une durée comprise entre 20 et 280 heures au profit d'une personne morale de
droit public, d’une personne morale de droit privé chargée d’une mission de service public ou d'une
association habilitée (art 132-54 CP). Peuvent s'ajouter à cet objet principal des obligations
particulières ou des mesures de contrôle prévues à l’art 132-45 du CP (art 132-54, al. 2 CP) pour une
durée ne dépassant pas 18 mois. La durée de l'épreuve pour l'exécution du travail d'intérêt général ne
peut excéder 18 mois (art 132-56 CP). Les effets de l'épreuve, qu'elle se soit bien ou mal déroulée,
sont identiques à ceux du sursis avec mise à l'épreuve.

§2 Les aménagements ab initio de l’exécution de la peine autres que la suspension de l’exécution


de la peine

A. La semi-liberté et le placement extérieur

La semi-liberté permet au condamné de passer une partie de son temps à l'extérieur de la prison
en vue de l'accomplissement d'une activité déterminée, dont la liste a été enrichie par la loi du 24
novembre 2009 (arts 132-25 et 132-26 CP).

Le condamné est certes sous écrou mais il ne passe pas en prison tout le temps de sa peine. Le
placement à l'extérieur consiste à employer le condamné, à l'extérieur de l'établissement, à des travaux
contrôlés par l'administration pénitentiaire (arts 132-25 et 132-26 CP).

Le juge peut prononcer la semi-liberté ou le placement extérieur pour les condamnés à une peine
d'emprisonnement de durée inférieure ou égale à deux ans lorsqu’ils sont primodélinquants, à
un an lorsqu’ils sont en état de récidive légale. Cette disposition est également applicable en cas de
« prononcé d'un emprisonnement partiellement assorti du sursis ou du sursis avec mise à l'épreuve,
lorsque la partie ferme de la peine est inférieure ou égale à deux ans, ou, si la personne est en état
de récidive légale, inférieure ou égale à un an » (art 132-25, al 2 CP).

Les intéressés doivent justifier d'une bonne insertion sociale ou professionnelle. La loi
pénitentiaire a précisé que la recherche d’un emploi (art 132-25, 1°CP) ou « l'existence d'efforts
sérieux de réadaptation sociale résultant de son implication durable dans tout autre projet
caractérisé d'insertion ou de réinsertion de nature à prévenir les risques de récidive » (art 132-25,
4°CP) permettait également d’envisager une semi-liberté ou un placement à l’extérieur.
Le condamné doit justifier :
- Soit de l’exercice d’une activité professionnelle, même temporaire, la recherche d’un emploi
étant assimilé à cet examen
- Soit de sa participation essentielle à la vie de sa famille
- Soit de la nécessité de suivre un traitement médical
- Soit de l’existence d’efforts sérieux de réadaptation sociale. C’est au condamné d’apporter la
preuve de ces éléments de fait

Le juge peut également soumettre le condamné aux obligations particulières ou aux mesures de
contrôle résultant de la mise à l'épreuve (art 132-26 CP) ou du suivi socio-judiciaire (art 763-7 CPP).
Les modalités d'exécution sont arrêtées par le juge de l'application des peines, qui peut notamment
décider du retrait de la mesure, dès lors qu’elle est exécutoire, lorsque les conditions de son prononcé
ne sont plus remplies et en cas de mauvaise conduite ou de violation par le condamné de ses
obligations.

B. Le placement sous surveillance électronique fixe et la détention à domicile sous


surveillance électronique

1) Le placement sous surveillance électronique fixe

Le juge de jugement peut décider que l'emprisonnement du condamné sera exécuté sous le régime du
placement sous surveillance électronique (arts 132-26-1 à 132-26-3 CP). Le condamné purge alors
sa peine à son domicile, en étant surveillé à distance au moyen d'un bracelet électronique.

Il s'agit d'une sorte d'assignation à résidence, en dehors des périodes de sorties autorisées par le juge en
fonction de l'activité professionnelle, des impératifs médicaux, de la vie familiale du condamné.

Les conditions du placement sous surveillance électronique sont proches de celles de la semi-liberté ou
du placement extérieur. Ainsi, la peine infligée ne peut excéder deux années pour un primo-
délinquant ou une année pour une personne en état de récidive légale.

De plus, le condamné doit justifier soit de l'exercice d'une activité professionnelle ou de la


recherche d’un emploi, soit de la participation à un stage ou à une formation ou à un cours, soit
encore de la nécessité de suivre un traitement médical.

Il peut également bénéficier de cette mesure lorsque sa participation à la vie de famille apparaît
essentielle. Contrairement à la semi-liberté ou au placement extérieur, le placement sous surveillance
électronique statique suppose le consentement préalable de l'intéressé.

L'exécution de la mesure peut, par la suite, être modifiée par le juge de l'application des peines ( art
712-4 CPP), sous réserve que le principe du contradictoire soit respecté.

Ce placement sous surveillance électronique fixe a vocation à disparaître pour laisser place, à compter
du 24 mars 2020, à une nouvelle peine de détention à domicile sous surveillance électronique. Peine
alternative à l’emprisonnement, cette dernière sera aussi mesure d’aménagement des peines
d’emprisonnement d’un an au plus. À ce titre, son contenu est précisé à l’art 132-26 du CP, dans sa
future rédaction, lequel renvoie à l’art 131-4-1 CP (future version) relatif aux obligations prévues
dans le cadre de la détention à domicile à titre de peine autonome.
2) DDSE( détention à domicile sous surveillance électronique )

Loi du 23 mars 2019 crée la Détention à domicile sous surveillance électronique qui remplace le
placement sous surveillance électronique. La juridiction fixe la durée d’exécution de la Détention à
domicile sous surveillance électronique entre 15 jours et 6 mois. Elle peut autoriser le condamné à
s’absenter de son domicile pendant des périodes qu’elle détermine : cela permet au condamné de
pouvoir continuer à exercer sa profession ou de suivre un enseignement, d’effectuer un stage ou de
subir un traitement médical ou encore de rechercher un emploi, de participer à une vie familiale.

Le juge peut aussi prévoir que le condamné bénéficiera ici de mesures d’aide ayant pour objet de
seconder ses efforts en vue de son reclassement social (131-4-1 CP).

C. Le fractionnement de la peine

Le fractionnement de la peine permet au condamné de purger sa peine, au sein d'un


établissement pénitentiaire, par courtes périodes réparties dans le temps. Il s'agit, là aussi, de
ménager la vie familiale et l'exercice professionnel ou encore les impératifs de traitement médical du
condamné. En matière correctionnelle uniquement, le juge de jugement peut prononcer le
fractionnement d'une peine d'emprisonnement n'excédant pas 2 ans ou, si la personne est en état
de récidive légale, un an (art 132-27 CP).

Il en va de même, en matière correctionnelle ou contraventionnelle, d'une amende, d'une peine


de jours-amende et de la peine de suspension de permis de conduire (art 132-28 CP).

L'ensemble des fractions d'exécution effective de la peine d’emprisonnement doit s'inscrire dans
une période n’excédant pas 4 ans, chaque fraction ne pouvant être inférieure à 2 jours (pour des
raisons tenant à la lourdeur de la procédure d’écrou (art 132-27 CP). Pour les autres peines, la période
est limitée à 3 ans (art 132-28 CP) : s’agissant de l’amende prononcée par le tribunal correctionnel ou
de police (tribunal judiciaire), cette peine peut être exécutée par fractions dans un délai de 3 ans. Il en
est de même pour le jour-amendes et la suspension du permis de conduire. Le juge de l'application des
peines peut également modifier le fractionnement de peine ( art 720-1 CPP).

Section II : L’obstacle à l’aménagement de peine ou la période de sureté

Créée par la loi du 22 novembre 1978 à l’encontre des délinquants particulièrement dangereux.
L’idée est la suivante : pendant une partie de la peine, toutes les techniques libérales ne peuvent
pas s’appliquer. La période de sureté ne concerne pas les mineurs.

Selon la jurisprudence, il s’agit « seulement » d’une modalité d’exécution de la peine. En outre, la


Cour de cassation ne « voit » pas dans la condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité assortie
d’une période de sureté une peine inhumaine et dégradante au sens de l’art 3 de la ConvEDH et des
libertés fondamentales puisqu’au bout de 30 ans, il peut être mis fin à cette mesure en appliquant l’art
720-4 CPP.

Une juridiction pénale peut ou doit, lorsqu'elle prononce une peine privative de liberté, l'assortir
d'une période de sureté (art 132-23 CP) ; le condamné est alors privé de toute possibilité de
bénéficier par la suite de mesures d'aménagement de sa peine privative de liberté dont l'exécution sera
assurée de manière effective pendant la durée de la période de sureté. Cette dernière, qu'elle soit
obligatoire ou facultative, s'oppose donc au bénéfice des dispositions concernant la suspension, le
fractionnement de la peine, le placement à l'extérieur, les permissions de sortir, la semi-liberté et la
libération conditionnelle, CCass 20 janv 2010.
La computation de la période de sureté se trouve au cœur d’une controverse juridique : selon la
chambre criminelle, « si la condamnation qui emporte ou prononce une période de sureté a été
précédée d'une détention provisoire, l'entier temps de celle-ci doit s'imputer sur la durée de la
période de sureté, sans qu'il y ait lieu de tenir compte, pour diminuer d'autant cette durée, du temps
pendant lequel ont été simultanément exécutées une ou plusieurs condamnations à des peines non
assorties d'une période de sureté ». La Haute juridiction admet ainsi l’exécution dissociée de la peine
et de la période de sureté qui l’assortit, cette dernière ne pouvant s’interrompre (CCass 25 juin 2014,
CCass 10 déc. 2014). Elle s’inscrit ainsi dans le droit fil de la jurisprudence de la Cour européenne
des droits de l’homme, CEDH « Del Rio Prada c/. Espagne » (2013).

§1 La période de sureté obligatoire

Aux termes de l'art 132-23, al 1er du CP, le condamné est obligatoirement soumis à une période
de sureté, dont la durée sera déterminée par le juge, lorsque lui est infligée une peine privative
de liberté, non assortie du sursis, dont la durée est égale ou supérieure à 10 ans, prononcée pour
les infractions spécialement prévues par la loi.

Il est donc nécessaire que le texte spécial d'incrimination prévoie expressément le recours à une
période de sureté ; tel est, par exemple et sans souci d'exhaustivité, le cas des crimes contre l'humanité
(art 211-1 à 211-3 CP), des meurtres aggravés et de l'empoisonnement (arts 221-1 à 221-5 CP), des
tortures et actes de barbarie (arts 222-1 et 222-6 CP), du trafic de stupéfiants (arts 222-34 à 222-39-1
CP) et des crimes et délits punis de 10 ans d’emprisonnement à caractère terroriste (art 421-7 CP).
Lorsque la période de sureté est obligatoire, elle s’applique même si la juridiction de jugement ne
statue pas à son sujet. Sa durée est de la moitié de la peine prononcée ou de 18 ans si la peine
prononcée est la réclusion criminelle à perpétuité (art 132-23, al 2 CP).

Cela étant, la cour d'assises peut soit augmenter ces durées, soit les réduire par le biais d'une décision
spéciale, CCass 11 juill. 2012. Elle ne peut alors dépasser les deux tiers de la peine à temps
prononcée ou, en cas de réclusion criminelle à perpétuité, le plafond de 22 ans, CCass 15 mars 2017.

C’est là une individualisation accordée dans le régime de la période de sureté. Toutefois, depuis la loi
du 1er février 1994, la période de sureté peut, aux termes des arts 221-3 et 221-4 du CP , être
appliquée pour la durée totale de la peine de réclusion criminelle à perpétuité, cette dernière étant dès
lors incompressible. Certains y voient un substitut à la peine de mort. Le champ des infractions visées
par une telle période de sureté a, au reste, encore été étendu par la loi du 3 juin 2016.

§2 Période de sureté facultative


Aux termes de l'art 132-23, al 3 du CP, le condamné peut être soumis à une période de sureté,
dont la durée sera déterminée par le juge, lorsque lui est infligée une peine privative de liberté,
non assortie du sursis, dont la durée est égale ou supérieure à 5 ans. Le cas typique est celui du
meurtre simple.La durée de cette période de sureté ne peut excéder les deux tiers de la peine
prononcée ; lorsque la peine prononcée est la réclusion criminelle à perpétuité, cette durée ne peut
dépasser 22 ans.

Conclusion de cette première partie de cours relative au prononcé de la peine : la peine ainsi
prononcée n’a plus qu’à être exécutée. Et durant cette exécution, l’individualisation peut encore
s’exprimer, faisant intervenir d’autres juridictions que vous allez étudier désormais dans la seconde
partie de ce cours. Plus tard, au sortir de l’exécution de la peine, pour les délinquants particulièrement
dangereux, des mesures telles que la rétention de sureté pourra être prononcées si la peine effective est
d’au moins 15 ans de réclusion criminelle (art 706-53-13 al 1 CPP). la rétention de sureté ne pourra
être prononcée que si la cour d’assises a expressément prévu dans sa décision de condamnation que la
personne pourra faire l’objet à la fin de sa peine d’un réexamen de sa situation en vue d’une éventuelle
rétention de sureté