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LA SEPARATION DES POUVOIRS

La séparation des pouvoirs est un principe de répartition des différentes fonctions


de l'État, qui sont confiées à différentes composantes de ce dernier. On retient le
plus souvent la classification deMontesquieu dans L'Esprit des Lois, qui inspirera
l'article 16 de la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789,
appelée Trias Politica :

 le pouvoir législatif, confié à un parlement (ou législateur), à savoir, en France,


l'Assemblée Nationale ainsi que le Sénat ;
 le pouvoir exécutif, confié à un gouvernement composé d'un Premier ministre et
des ministres, à la tête duquel se trouve un chef d'État et/ou de gouvernement ;
 le pouvoir judiciaire, confié aux juges, lequel pouvoir judiciaire peut se subdiviser
en ordres juridiques distincts : d'une part l'ordre judiciaire, chargé de trancher les
litiges entre particuliers, d'autre part l'ordre administratif, compétent pour trancher
les litiges opposant l'Administration et les particuliers.

Le pouvoir judiciaire est toujours le « troisième pouvoir », alors que la prééminence


du législatif ou de l'exécutif dépend de la conception constitutionnelle que l'on a
(ainsi, si la Constitution française aborde en premier le pouvoir exécutif, la
Constitution américaine débute par le législatif).

La séparation des pouvoirs a été, pour l'essentiel, théorisée


par Locke et Montesquieu, mais de manière bien différente de ce que l'on
conceptualise aujourd'hui. En effet, les philosophes des Lumières ne concevaient
qu'un simple aménagement entre différentes puissances équilibrées, qui se
partageraient les différentes fonctions de l'État. À partir des
révolutions américaine et française, cependant, les juristes ont déformé cette
théorie pour en faire un modèle juridique où chaque puissance aurait le monopole
d'une des fonctions et ne pourrait être influencée par une autre .

Cette évolution du concept a permis une classification des régimes politiques, où l'on
distingue maintenant entre régime parlementaire (séparation souple des pouvoirs,
comme celle de Locke ou de Montesquieu) et régime
présidentiel (séparation stricte des pouvoirs, telle qu'énoncée par les juristes) .
Ce concept classique a donc souvent été modifié, voire déformé, au cours du temps
pour répondre aux exigences pratiques. On distingue notamment aujourd'hui plus
volontiers entre séparation horizontale (séparation classique) et verticale des
pouvoirs de l'État : il s'agit ici d'une répartition à des échelons territoriaux distincts
(fédéralisme, décentralisation...).

Cependant, l'intérêt principal de cette séparation des pouvoirs (stricte ou souple,


verticale ou horizontale) ne réside pas dans une simple classification juridique des
régimes politiques. L'objectif de cette séparation des pouvoirs est d'avoir des
institutions étatiques qui respecteraient au mieux les libertés des individus . La
séparation des pouvoirs est donc devenue aujourd'hui un élément fondamental des
régimes démocratiques, quoique les deux notions ne se recoupent pas entièrement
(il n'y a pas de séparation des pouvoirs dans une démocratie directe).