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La démocrature en Russie

INTRO :
Bonjour à tous, nous allons vous présenter notre exposé sur la démocrature en Russie.
Le droit de vote est un droit récent en Russie.
En effet, de 1922 à 1991, l’URSS comprenait 15 républiques soviétiques et un président
Mikhaïl Gorbatchev, qui les dirigeait, puis Mikhaïl Gorbatchev démissionne et donne ses
pouvoirs à Boris Eltsine. l’URSS est dissoute.
Boris Eltsine devient président de la Fédération de Russie, qui représente la Russie actuelle.
La Russie est donc sous un régime républicain: Un président élu par le peuple pour un
mandat de 4 ans, renouvelable une fois.
Boris Eltsine démissionne en 1999 ,durant son deuxième mandat, donc son premier ministre
Vladimir Poutine lui succède. Poutine est un ancien membre du KGB, service de
renseignement russe. Il n’y a pas eu de vote pour élire Vladimir Poutine.

Poutine devient alors le dirigeant d’un régime autoritaire, entre la démocratie et la dictature :
la démocrature.
C’est un régime d’apparence démocratique mais où le pouvoir est conservé par les élites.
Une constitution est en place, des élections ont lieu régulièrement, la liberté d'expression est
garantie dans les textes. Ce n’est qu’une apparence car l’on peut être emprisonné pour des
raisons politiques, et les médias sont uniquement en faveur du gouvernement. L’opposition
n’est pas tolérée.
Dans le cas de la Russie, on peut aussi parler de kleptocratie. Le pouvoir aux voleurs, qui
fait surtout allusion aux très nombreuses corruptions en Russie comme la réélection de
Boris Eltsine en 1996, qui a probablement été truquée, car il n'avait que très peu d’opinions
favorables d’après les sondages.

Nous nous demanderons pour quelles raisons le régime politique Russe peut être
qualifié de démocrature.
Nous parlerons en premier lieu de son apparence démocratique, puis des raisons pour
lesquelles il peut être qualifié de régime autoritaire.

I/ Une apparente démocratie


A)Le système démocratique :

Le système démocratique de Russie est semblable à la France sur beaucoup d’aspects.


Il y a une assemblée: la douma, et un sénat: le conseil de la fédération, ainsi qu’une
constitution.

Le président russe reste au pouvoir pendant 6 ans depuis 2012, la présidence étant de 4
ans auparavant ,le mandat est resté renouvelable un fois. Pour être président il faut avoir au
moins 35 ans et avoir résidé de manière permanente en Russie pendant au moins 25 ans.
Pour que Vladimir Poutine puisse rester au pouvoir depuis les années 2000 jusqu’à
aujourd’hui, Dmitri Medvedev a été élu président de 2008 à 2012, à la fin du deuxième
mandat de Vladimir Poutine. Durant la présidence de Dmitri Medvedev, Poutine est devenu
chef du gouvernement. Il a retrouvé ses fonctions de président en 2012, et réalise à ce jour
pour la deuxième fois son deuxième mandat consécutif.
Le président a plus de pouvoir qu’en France .Il peut intervenir dans tous les domaines
politiques.

La douma est représentée par 450 députés, élus par le peuple.


Le Conseil de la Fédération est composé de 170 représentants. Ils représentent et sont élus
par les régions de Russie.
Le conseil de la Fédération et la Douma proposent et votent les lois.
[changement de diapo]
La douma est composée de 450 députés élus au suffrage universel direct pour 5 ans.
Différents partis siègent à la Douma, cependant, il n’y a qu’un seul parti considéré comme
l’opposition de Vladimir poutine, le parti communiste, qui est en minorité.
La douma a la possibilité de voter la défiance à l’encontre du gouvernement mais si cette
procédure est répétée dans une période de trois mois, le président peut alors la dissoudre.
Pour éviter l’abus, il y a une période où l'assemblée ne peut pas voter la défiance à chaque
nouvelle présidence.
Le président peut aussi dissoudre la douma si elle rejette trois propositions de 1ers
ministres.
Ainsi, la douma est plus fragile qu’en France, le président a le pouvoir de la dissoudre sous
certaines conditions.

Dans la constitution, les libertés fondamentales sont respectées. Les droits humains sont
explicitement présents dans la constitution russe, comme on peut le remarquer dans le
préambule.

B/Un pouvoir politique légitime :


Comme on l’a vu dans l’introduction, Poutine n’a pas été élu par la population, mais il
est quand même arrivé au pouvoir démocratiquement, comme le prévoyait la constitution
russe.
[montrer le graphique] De plus, Poutine a le soutien de la population. Depuis qu’il
est au pouvoir, le régime est stable en Russie, le niveau de vie s’est grandement amélioré,
Poutine a également lutté contre les oligarques (les personnes qui se sont enrichies lors de
la dislocation de l’URSS). L’annexion de la Crimée par la Russie en mars 2014 a beaucoup
plu aux Russes, ce qui lui a encore fait remonter sa popularité. Globalement on remarque
avec ce graphique qu’il y a entre 60 et 90% des Russes qui soutiennent les actions de
Poutine. A plus court terme, la popularité de Poutine est en baisse à cause du recul de l’âge
de départ à la retraite. Je précise que cette source est assez fiable, elle a été utilisée sur
France culture.
[schéma popularité poutine] Poutine a joué sur l’annexion de la Crimée, qui a été
très populaire en Russie. En effet, la date de l’élection présidentielle de 2018 n’a pas été
choisie au hasard ; elle a été réalisée le 18 mars, ce qui correspond à l’anniversaire de
l’annexion de la Crimée, officiellement annoncée au Kremlin par Vladimir Poutine le 18 mars
2014.
Nous allons voir plus tard qu’il est difficile de s’opposer à la politique de Poutine en
Russie, mais un certain pluralisme politique existe malgré tout : en septembre 2020, des
élections régionales ont eu lieu, et des partisans d’Alexeï Navalny, candidat de l’opposition,
ont été élus aux parlements municipaux de deux grandes villes : à Tomsk et à Novossibirsk,
en Sibérie.
Poutine accepte donc un peu d’opposition et quelques critiques pour avoir une bonne
image sur la scène internationale, et faire apparaître la Russie comme une démocratie.
Si l’on s’en tient au terme de son mandat actuel, Vladimir Poutine, réélu à près de
77% le 18 mars 2018, aura bouclé près d’un quart de siècle au pouvoir. Une durée
raisonnable à l’échelle des autocrates, un temps très long à l’échelle des démocraties
représentatives.

II/Un régime autoritaire


A/ Un pouvoir politique confisqué :

Vous l’aurez compris, Poutine enchaîne les mandats, un à un [clics diapo caricature]
quitte à changer la constitution pour avoir le pouvoir plus longtemps. Les Russes le ré-
élisent parce qu’il est populaire, mais aussi parce qu’il n’ont pas trop le choix…

En effet, depuis l'arrivée de Vladimir Poutine au pouvoir en décembre 1999, il faut un


courage certain pour oser exprimer son désaccord publiquement avec le gouvernement.
De nombreux opposants politiques de Poutine ont été mis hors d’état de nuire ces dernières
années. Alexeï Navalny, opposant n°1 de Poutine, n’a pas pu se présenter aux élections
présidentielles de 2018 en raison d’une condamnation pénale qu’il estime orchestrée par le
Kremlin. Plus récemment, le 20 août 2020, Alexeï Navalny a été empoisonné (il n’est pas
mort). L’union européenne a confirmé qu’il s’agissait bien d’une manœuvre organisée par le
Kremlin, pour tenter de mettre l’opposant hors d’état de nuire.
Plus grave encore, Boris Nemstov, 55 ans, a été tué de 4 balles dans le dos en 2015
alors qu’il marchait à deux pas du Kremlin. Il était devenu une figure de la contestation anti-
Poutine. Mis sur écoute et menacé physiquement, il avait déjà exprimé dans la presse sa
crainte d’être assassiné.
On peut aussi parler d’Alexandre Nivitnenko, ancien agent des services britanniques
et opposant à Poutine. En 2004, trois semaines avant son décès, il avait été invité à boire un
thé par des hommes d’affaires et d’anciens agents du KGB. Le breuvage contenait une
substance hautement radioactive, le polonium 10. Son meutre a été “approuvé” par le
Kremlin, selon les juges.
Lors des dernières élections de 2018, de nombreuses fraudes électorales ont été
déclarées. Près de 3000 irrégularités ont été constatées. Ces fraudes avaient pour objectif
de booster les chiffres de la participation. Il y avait plusieurs façons d’augmenter la
participation : il y a eu des bourrages d’urnes, filmés par des caméras-surveillances, des bus
ont été affrétés pour amener les électeurs dans les bureaux de vote. Dans certains cas, les
électeurs ont carrément été soudoyés. A Iakoutsk, en Extrême-Orient, on a même promis
aux électeurs des poulets en échange de leur vote, a rapporté le juriste de l’opposant Alexeï
Navalny.

Si la démocratie va mal en Russie, c’est aussi à cause de la corruption. Corruption


observable dans l’accès à la santé, l’éducation, mais aussi dans l’organisation du pouvoir.
En effet la Russie est classée au rang 137 sur 180 pour l’indice de perception de la
corruption, allant du pays le moins corrompu au plus corrompu. A titre de comparaison, la
France est classée 23e.
B/ Des libertés fondamentales bafouées :

Même si les droits de l'homme sont accordés par la constitution de la fédération de Russie
adoptée en 1993, la Russie n'est pas un état de droit, ce qui signifie que le peuple russe est
soumis aux lois mais l’État n'est pas soumis à des règles supérieures. Le peuple ne peut
pas contester juridiquement les actions de l’État.

La fédération de Russie prétend respecter les libertés fondamentales telles que la liberté
politique mais aussi la liberté d'expression, de penser et d'association mais on peut
constater une tout autre réalité.

Tout d'abord, la liberté politique est bafouée. Le système politique russe a toutes les
apparences du pluralisme, au sens où à chaque élection, différents partis politiques sont
présents. Cependant, l'opposition est considérée comme une façade démocratique. Vladimir
Poutine a besoin d'une diversité des partis et d'une opposition pour que les élections
paraissent légitimes. Néanmoins, les opposants directs du régime sont emprisonnés ou
même torturés, comme on l’a vu dans la partie A du grand 2. Par exemple, Alexeï Navalny,
un avocat et militant politique russe, a été arrêté en mars 2017 lors d'une manifestation
contre la corruption.

De plus, les journalistes subissent une censure qui va à l'encontre de leur liberté de presse.
Par exemple, Anna Politkovskaïa, une journaliste russe fut assassinée devant son immeuble.
Elle écrivait pour un journal d'opposition particulièrement critique envers le pouvoir et était
une fervente défenseure des droits. La Russie ne laisse pas vraiment la place à la liberté de
presse puisqu'elle est 149ème sur 180 selon le classement des pays pour la liberté de presse
de Reporters sans frontières en 2020. D'après la carte, on peut constater que dans la plupart
des régions de Russie la presse n'est pas libre de critiquer ou d'émettre leurs opinions sur le
pouvoir politique.

Les manifestations sont aussi sévèrement réprimées par le gouvernement russe. En 2012,
plusieurs personnes se sont mobilisés dans une manifestation «anti-poutine» afin de dénoncer
les fraudes électorales lors de l'élection de Vladimir Poutine pour son troisième mandat. Par
la suite, plusieurs opposants ont été arrêtés.

En plus des atteintes à la liberté politique, de presse et de réunion : la liberté d'expression est
aussi visée. La communauté LGBT est aujourd'hui persécutée par l’État et Vladimir Poutine
mène une politique très répressive contre celle-ci . En effet, de nouvelles lois interdisent à la
communauté LGBT de militer publiquement. Vladimir Poutine souhaite également inscrire
dans la constitution l'interdiction du mariage gay.

En Russie, les libertés fondamentales sont inscrites dans la constitution mais servent de
façade démocratique pour Vladimir Poutine qui étouffe de plus en plus les droits humains.

L'utilisation de la torture, les multiples emprisonnements des défenseurs des droits,


l'acharnement contre la communauté LGBT mais aussi la manipulation du pouvoir judiciaire
par les autorités politiques font de la Russie un pays où les droits humains ne sont pas
respectés.

CONCLUSION :
Pour finir, la Russie n'est pas une véritable démocratie ni une véritable dictature, on peut
qualifier ce régime d'autoritarisme compétitif c'est à dire un régime autoritaire mais qui va
introduire un certain degré de pluralisme et de compétition dans son fonctionnement.