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Fiche Méthodologie

Nº : 011001 PHILOSOPHIE Séries L-ES-S LE TALENT C’EST D’AVOIR ENVIE

La dissertation en question !

Plan de la fiche
I - Des questions, des problèmes...
II - Mise en situation et analyse du problème
III - Élaborez un plan
IV - Les types de plan

La dissertation est un enchaînement serré d’arguments où tout se tient d’un bout à l’autre, depuis l’introduction jusqu’à la
conclusion.
À ce modèle formel, la philosophie ajoute l’idée que l’ensemble doit répondre à un problème de nature philosophique. D’où la
question suivante, à la fois philosophique et méthodologique : qu’est-ce qu’un problème philosophique ? Mise au point...

I - Des questions, des problèmes...

Il est possible de confondre, en apparence, une simple question et un problème. Il convient de les distinguer pour deux raisons. En
premier lieu, on pose une question pour obtenir une réponse, du moins est-ce ainsi en général, tandis que l’on pose un problème
afin d’essayer de le résoudre. Voilà pourquoi on ne répond pas à un problème, de même qu’inversement on ne résout pas une
question.

En second lieu, il se trouve qu’une question posée recouvre le plus souvent un problème différent, que la réflexion a pour
tâche d’élaborer en vue de remplacer l’interrogation initiale. En ce sens, la moindre question soulève un ou plusieurs problèmes,
inapparents, auxquels s’intéresse justement celui qui ne se contente pas de répondre à la question posée.

Que l’être humain se pose des problèmes et pas uniquement des questions, voilà ce qu’exprime l’étonnement philosophique. Tel
le problème qui sert de fondement, selon Heidegger, à l’interrogation métaphysique : « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que
rien ? ». Il ne s’agit pas ici de répondre à la question, mais de s’engager dans une méditation sur l’existence et le néant.
Il convient donc, dans un premier temps, de partir de la question initiale pour comprendre le problème qu’elle soulève.

II - Mise en situation et analyse du problème

Trouver une situation qui « colle » parfaitement à la question ne suffit pas à déterminer la nature du problème. Encore faut-il
l’analyser en s’interrogeant. Quels sont les éléments que comporte cette situation ? Comment se situent-ils les uns à l’égard des
autres ?

Vous devez ensuite poursuivre cette analyse jusqu’au moment où toute sa complexité est mise en évidence. En vérité, plus on
pousse loin l’analyse, plus on prend conscience des difficultés insoupçonnées qu’elle révèle. L’objectif : formuler un problème tenant
compte de tous les éléments mis en relation par l’analyse.

La position du problème
Poser un problème revient d’une façon ou d’une autre à se demander pourquoi et comment on arrive, à partir de tels ou tels
éléments, à se poser telle ou telle question. Il existe divers problèmes, et non un problème unique, selon la manière que l’on a de
rapporter les éléments de la situation. On appelle « juger », l’acte par lequel on relie entre eux les moments de l’analyse pour
formuler le problème.
Cela signifie qu’aucune méthode de dissertation ne peut se dispenser de parler du bon usage du jugement. Il faut bien faire appel à
sa faculté de juger pour établir qu’il existe tel ou tel problème en fonction des résultats fournis par l’analyse.

Poser un problème revient, également, à se demander pourquoi c’est telle ou telle question qui se pose dans telle ou telle situation.
Si l’on demande, par exemple, « Peut-on définir l’homme ? », il convient de rechercher pourquoi cette question précise, et pas une

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autre, se pose dans certaines situations et pas n’importe lesquelles. Que ces situations soient à leur tour hautement problématiques
(étude scientifique, différence d’avec l’animal, nature humaine) suffit déjà à montrer que c’est bien l’homme qui est problématique
pour lui-même.
On peut estimer que la meilleure façon de poser le problème dépend de l’analyse de la question initiale.

III - Élaborez un plan

Le principe cardinal de tout plan est la progressivité : aller du simple au complexe, du sens commun à la réflexion philosophique (à
supposer que le sens commun soit simple), afin d’exposer la solution choisie par rapport au problème.

La dissertation philosophique telle qu’elle existe aujourd’hui doit sa forme autant que son fond au philosophe allemand Hegel, via
Victor Cousin, son introducteur en France.
Son schéma, pour le simplifier, est compréhensible : on pense d’abord avec les opinions du sens commun, que l’on doit réfuter
ensuite, avant de pouvoir enfin penser (ou du moins essayer de penser) par soi-même.

Trois parties se dégagent naturellement de ce type de plan.


Ces dernières respectent un ordre quasi immuable que l’on doit à la dialectique hégélienne : thèse, antithèse, synthèse. Cette
organisation peut se représenter dans le tableau suivant :

Contenu des parties

Exposé de la thèse
Thèse
Critique de certains points, faibles, de la thèse

Exposé d’une deuxième thèse qui tient compte des points critiqués
Antithèse
Critique des points faibles de cette deuxième thèse

Synthèse de toutes les critiques et exposé d’une troisième thèse


Synthèse
capable de les réconcilier

Il faut donc répartir les connaissances accumulées sur le brouillon dans ce schéma. Mieux même, il convient de prévoir, au moment
consacré à l’accumulation des connaissances, que trois parties doivent être alimentées pour atteindre une taille quasi-équivalente.
Le travail critique peut être le fait de l’analyse personnelle. Mais il ne faut pas oublier que la critique prépare la partie suivante qui
doit l’intégrer. Elle est donc orientée et elle doit être cohérente avec ce qui la suit.

Il faut garder à l’esprit que le plan éclaire la position du problème au sens où il indique une solution envisagée face aux difficultés
soulevées par le problème. L’essentiel est donc la lisibilité de la réflexion personnelle, sa logique, sa cohérence, ses objections
possibles, son ouverture à des questionnements différents, et enfin, son humilité, face à l’infinie complexité d’un problème.

IV - Les types de plan

Bien qu’il n’existe aucune formule toute faite susceptible de vous guider dans la composition du plan, l’énoncé par soi-même peut
indiquer une voie à suivre, en particulier dans deux cas.

Lorsque la formule « peut-on » ou une variante sont utilisées, il est possible de concevoir le plan ainsi : la première et la dernière
parties consistent à expliciter les deux significations de la formule à savoir la capacité physique, la faculté, puis la permission, le droit
de... Il ne vous reste plus qu’à introduire dans la seconde partie le moment « dialectique » où vous formulerez des objections à la
partie précédente.

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On a donc le schéma suivant :

Partie I : « Il est possible de... »


Partie II : « Or... » (objections et critiques)
Partie III : « Donc, il est permis de... »

Un principe analogue vaut quand l’énoncé « faut-il » ou une de ses variantes remplacent le premier, en utilisant les deux sens
possibles de la formule.

Dans ce cas, on propose le plan suivant :

Partie I : « Il est nécessaire de... »


Partie II : « Or... » (objections)
Partie III : « Donc, on a le devoir moral de... »

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