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1

INTRODUCTION.

Il síagit de prÈsenter les inÈgalitÈs classiques que doit connaÓtre tout candi- dat aux compÈtitions de MathÈmatiques de niveau national ou international. Elles sont accompagnÈes díexemples díapplications corrigÈs, et de divers ex- ercices díentrainement tirÈs en gÈnÈral des di§Èrentes compÈtitions qui ont lieu de par le monde, et regroupÈs par thËmes. Attention, mÍme síil y a souvent plusieurs faÁons possibles de prouver une inÈgalitÈ, ce regroupement est une aide importante dans la recherche de la solution

Pour la plupart, ces inÈgalitÈs níapparaÓssent pas dans les programmes díenseignement au LycÈe. Le choix fait ici est de se placer en complÈment de ces programmes. Nous nous limiterons donc ‡ prÈsenter des mÈthodes de

rÈsolution díinÈgalitÈs qui sont spÈciÖquement algÈbriques. Et cíest pourquoi nous faisons le choix de ne pas mentionner deux autres types díapproches fondamentales :

- Utilisation de líoutil analytique (Ètude de fonctions, dÈrivÈes

- Le raisonnement par rÈcurrence.

)

Et, si le bagage nÈcessaire est Önalement assez limitÈ, le sujet reste tout de mÍme su¢ samment vaste.

Il est Èvident que ce qui suit ne remplacera pas les livres de rÈfÈrences sur le sujet (par exemple [1],[2],[3]), mais jíespËre que chacun y trouvera de líintÈrÍt.

Pierre Bornsztein. (Octobre 2001)

2

Chapter 1 Facile mais toujours utile.

I - LíinÈgalitÈ triangulaire.

ThÈorËme 1. Pour tous points A; B; C de líespace, on a : AB AC + CB; avec ÈgalitÈ si et seulement si C 2 [ AB ] :

Application 1.

Soient a; b; c les longueurs des cÙtÈs díun triangle.

Prouver que :

b+ c + c + a +

a

b

a + b < 2: (Autriche/Pologne )

c

Solution.

1) On a :

b+ c + c + a + a + b = ( b+ c )+(b+ c ) + ( c + a )+(c + a ) + ( a + b)+(a + b)

a

b

c

2

a

2

b

2

c

< a +( b+ c ) + b+( c + a ) + c +( a + b)

2

a

2

b

2

c

2( a + b+ c )

a + b+ c

=

= 2:

Application 2.

a) Prouver que, pour tous points O; A 1 ; A 2 de líespace, on a :

k OA ! 1 k + k OA 2 k k OA ! 1 + OA ! 2 k + k OA ! 1 OA ! 2 k :

!

b)

Prouver que, pour tous points O; A 1 ; A 2 ; A 3 ; A 4 ; de líespace, on a :

4

P

i=1 k

OA ! i k

P

1 i<j 4 k

OA ! i + OA ! j k : (DíaprËs Concours gÈnÈral 1986)

Solution.

3

4

CHAPTER 1. FACILE MAIS TOUJOURS UTILE.

a) On a :

!

k OA 1 k =k

1

2 (

OA ! 1 + OA ! 2 ) +

1

2 (

OA ! 1 OA ! 2 ) k

1 2 (k OA ! 1 + OA ! 2 k + k OA ! 1 OA ! 2 k) De mÍme k OA ! 2 k 2 (k OA ! 1 + OA ! 2 k + k OA ! 1 OA ! 2 k) Et ainsi : k OA ! 1 k + k OA ! 2 k k OA ! 1 + OA ! 2 k + k OA ! 1 OA ! 2 k :

1

Remarque. Cela signiÖe que, dans un parallËlogramme, la somme des

longueurs de deux cÙtÈs consÈcutifs ne dÈpasse pas la somme des longueurs des diagonales.

b)

DíaprËs a), il vient :

4

P i=1 k

OA ! i k k OA ! 1 + OA ! 2 k + k OA ! 1 OA ! 2 k !

+

k OA 3 + OA ! 4 k + k OA ! 3 OA ! 4 k

ainsi que :

k OA ! 1 OA ! 2 k + k

OA ! 3 OA ! 4 k k

OA ! 1 OA ! 2 + OA ! 3 OA ! 4 k

+ k OA ! 1 OA ! 2 OA ! 3 + OA ! 4 k

k OA ! 1 + OA ! 3 k + k OA ! 2 + OA ! 4 k !

+

k OA 1 + OA ! 4 k + k OA ! 2 + OA ! 3 k

Dío˘ :

4

i=1 k

P

OA ! i k

1 i<j 4 k

P

OA ! i + OA ! j k :

II - Un carrÈ est toujours positif !

Cette Èvidence va nous servir ‡ Ètablir quelques rÈsultats fort utiles.

ThÈorËme 2.

- Pour tous rÈels a; b; on a :

a 2 + b 2 2ab et 4ab (a + b ) 2 avec ÈgalitÈ(s) si et seulement si a = b:

-

Pout tout rÈel x > 0; on a : x + x 2; avec ÈgalitÈ si et seulement si x = 1:

1

Application 3.

Soient a; b deux rÈels non nuls. DÈterminer le minimum de a 6 + a 4 + a

b

6

b

4

2

b 2 + a 6 + a 4 + a 2 :

b

6

b

4

b

2

5

Solution.

On a :

a

b

6

6

+ a 4 + a

b

4

b

2

2 +

a 6 + a 4 +

b

6

b

4

b

2

a

2

= ( a

b

6

6 +

6 ) + ( a 2 + 2 + 2

a

b

6

4

b 4 +

4 ) + ( a

a

b

2

b

4

2

+ 2 )

a

b

2

avec ÈgalitÈ si et seulement si a = b:

Application 4.

Prouver que pour tous rÈels x; y > 0 :

x 4 + y 2 + x 2 + y 4

x

y

Solution.

xy 1 : (Russie 1995).

On a :

x 4 + y 2 + x 2 + y 4

x

y

y

p
2

= 1

x

x

x 4 y 2 + 2 p x 2 y 4

y

2 x 2 y + 2 xy 2

xy :

ThÈorËme 3 (InÈgalitÈ de Cauchy-Schwarz).

Soient a 1 ; :::; a n ; b 1 ; :::; b n des rÈels. Alors :

(a 2 + ::: + a n )(b 2 + ::: + b n )

avec ÈgalitÈ si et seulement si les vecteurs (a 1 ; :::; a n ) et (b 1 ; :::; b n ) sont colinÈaires.

2

2

(a 1 b 1 + ::: + a n b n ) 2 ;

1

1

Preuve.

On pose A = (

n

P

i=1

n

n

P

i=1

n

a )(

i

P

i=1

2 2

2

b ) et B = (

i

2 2

j

n

P

i=1

i

i

2

i=1 a i b i ) 2 :

P

2 2

a b 2

Alors A B =

a b + P a b

i

i

i

i6= j

=

=

0:

1

1

P

i<j

P

i<j

n

n

(a

(a i b j a j b i ) 2

2 2

i

j

b + a b 2a i a j b i b j )

j

i

2 2

Dío˘ la conclusion.

P

1 i<j n a i a j b i b j

Remarque.

Cette inÈgalitÈ peut síinterprÈter gÈomÈtriquement. PlaÁons-nous dans líespace euclidien usuel. Si ! u (a 1 ; a 2 ; a 3 ) et ! v (b 1 ; b 2 ; b 3 ) sont non nuls, alors líinÈgalitÈ de Cauchy-Schwarz traduit simplement que :

6

CHAPTER 1. FACILE MAIS TOUJOURS UTILE.

k ! u k 2 k ! v k 2 k ! u k 2 k ! v k 2 cos 2 ( ! u ; ! v ) = ( ! u ! v ) 2

avec ÈgalitÈ ssi ! u et ! v sont colinÈaires.

Application 5.

Prouver que, pour tous x 1 ; x 2 ; :::; x n > 0; on a :

(x 1 + x 2 + ::: + x n )(

1

1 +

x

x

2 + ::: + n ) n 2 :

x

1

1

Solution.

DíaprËs Cauchy-Schwarz :

(x 1 + x 2 + ::: + x n )(

1 +

x

1

1

x 2

1

+ ::: + n ) (

x

n

P

i=1

1 p x i p x i ) 2
1
p x i
p
x i ) 2

= n 2 :

Application 6.

Soient a; b; c; d; e des rÈels tels que a + b + c + d + e = 8 et a 2 + b 2 + c 2 + d 2 + e 2 = 16:

Quelle est la valeur maximale de e? (USA 1978)

Solution.

DíaprËs Cauchy-Schwarz :

(a + b + c + d) 2 (1 + 1 + 1 + 1)(a 2 + b 2 + c 2 + d 2 ) = 4(a 2 + b 2 + c 2 + d 2 )

Dío˘ : (8 e) 2 4(16 e 2 ) c.‡.d. e(5e 16) 0:

C.‡.d. 0 e 16

a = b = c = d

La valeur 16 Ètant atteinte pour

c.‡.d. a = b = c = d = 6

5

:

5

a + b + c + d = 24

5

5 :

;

PROBL»MES. 1) Prouver que, pour tous rÈels x; y; on a :

x 2 + y 2 + 1 > x p y 2 + 1 + y p x 2 + 1: (Estonie 1996/1997)

2) Prouver que si a; b; c sont les longueurs des cÙtÈs díun triangle, on a :

(a + b )(b + c )(c + a ) 8(a + b c )(b + c a )(c + a b ):

7

3) Soit n 2 un entier, et a 1 ; a 2 ; :::; a n des rÈels tels que

n

Prouver que : i<j j a i a j j n i=1 j a i j :

P

2

P

n

P

i=1

a i = 0:

4) Soient n > 1 un entier, a 1 ; a 2 ; :::; a n > 0; et s = a 1 + a 2 + ::: + a n :

Prouver que :

(DíaprËs Australie 1993)

n

P

i=1

s

s

a i

n 2

n 1 ;

n

P

i=1

n

P

i=1

s a i

a i

n (n 1); et que

a i

s

a i

n

n 1 :

5) Soient x; y; z > 0:

Prouver que : x 2 + y

2

y

2

z 2 +

2

2 x

z

x

y

+ y +

z

z

x :

6) Soient a; b; c les longueurs des cÙtÈs díun triangle.

Prouver que : 3(ab + bc + ca ) (a + b + c ) 2 < 4(ab + bc + ca ):

7) Soient a; b; c les longueurs des cÙtÈs díun triangle.

Prouver que : p a + b c + p b + c a + p c + a b p a + p b + p c:

(Olympiade du PaciÖque asiatique 1996)

8) Soient x; y; z dans R + :

Prouver que : x 2 z 2

+ y 2 x 2 + z 2 y 2

z

+ x

x

+ y

y

+ z

0; et dÈterminer les cas díÈgalitÈ.

9) Soient a; b; c > 0 tels que abc = 1:

Prouver que : (a 1 + 1 b )(b 1 + 1 c )(c 1 + a ) 1: (OIM 2000)

1

10) Soient a 1 ; a 2 ; :::; a n > 0: On pose S 1 =

Prouver que

n

P

k =1

S 2 a 2

k

S 1 a k

S 1 :

n

P

i=1

a i et S 2 =

n

P

i=1

a

2

i :

11)a) Soient a 1 ; a 2 ; a 3 > 0;

Prouver que a 1 ; a 2 ; a 3 sont les longueurs des cÙtÈs díun triangle.

b) Soient n 3 un entier, et a 1 ; a 2 ; :::; a n > 0; tels que :

tels que (a 2 + a 2 2 + a 3 ) 2 > 2(a 4 + a 4 + a 4 ):

1

2

1

2

3

(a 2 + a 2 2 + ::: + a n ) 2 > (n 1)( a 4 + a 4 + ::: + a n 4 ):

1

2

1

2

Prouver que, pour tous i; j; k deux ‡ deux distincts, les nombres a i ; a j ; a k sont les longueurs des cÙtÈs díun triangle. (Chine 1987/1988)

8

CHAPTER 1. FACILE MAIS TOUJOURS UTILE.

12) Soient a; b; c; d > 0 tels que

Prouver que : c 3 + d 3 1: (Singapour 2000)

a 2 + b 2 = ( c 2 + d 2 ) 3 :

a

b

13) Soient x; y; z > 1 tels que

Prouver que : p x + y + z (proposÈ OIM 1992)

z = 2:

p x 1 + p y 1 + p z 1:

x + y +

1

1

1

14) Soient x; y; z > 0; tels que xyz xy + yz + zx:

Prouver que : xyz 3(x + y + z ): (Inde 2001)

Chapter 2 RÈordonnement.

I - LíinÈgalitÈ du rÈordonnement.

Cette inÈgalitÈ est une Èvidence commerciale : On gagne plus díargent lorsque líon vend cher la plus grande partie de nos produits, et peu ‡ bon marchÈ, plutÙt que le contraire!

ThÈorËme 4.

Soient a 1 a 2 ::: a n et b 1 b 2 ::: b n deux suites croissantes de rÈels. Alors, parmi toutes les permutations de f 1; 2; :::; n g; la somme

n

S = i=1 a i b ( i) est maximale lorsque = Id et minimale lorsque

(i ) = n i pour tout i:

Cíest-‡-dire S est maximale lorsque les suites sont rangÈes dans le mÍme ordre, et minimal lorsquíelles sont rangÈes dans líordre contraire.

P

Preuve. Comme il níy a quíun nombre Öni (n ! ) de permutations possibles, il y en

a une pour laquelle S est maximale (resp. minimale).

Soient i < j deux indices, une permutation de f1; 2; :::; n g et supposons que (i ) > (j ): Alors b ( j ) b ( i) car (b k ) est croissante. Soit 0 la permutation qui coÔncide partout avec sauf pour i; j 0 (j ) = (i ) et 0 (i ) = (j ) (on Èchange les valeurs en i et j ):

Alors : S 0 S = ( a j a i )(b ( i) b ( j ) ):

- si a i < a j et b ( j ) < b ( i) ; alors S 0 > S ; ce qui assure que S níest pas maximale.

9

10

CHAPTER 2. R…ORDONNEMENT.

- si a i = a j ou b ( j ) = b ( i) ; on a S 0 = S :

Ainsi, remplacer par 0 ne fait pas diminuer la somme. Si (1) 6= 1 alors, en utilisant ce rÈsultat pour i = 1 et j tel que (j ) = 1; on se ramËne ‡ une permutation 0 telle que 0 (1) = 1; tout en ne faisant pas diminuer la somme. On rÈpËte alors cette opÈration pour i = 2; 3; ::; n 1 jusquí‡ atteindre Id; et avec des majorations successives des sommes correspondantes. On en dÈduit que le maximum est atteint pour = Id:

On raisonne de mÍme pour le minimum.

Remarque.

A des lourdeurs prËs dans la dÈmonstration, ce thÈorËme peut síÈcrire de

faÁon plus maniable sous la forme : La somme

lorsque les deux suites sont rangÈes dans le mÍme ordre (mÍme si ce níest pas toujours croissant, ou toujours dÈcroissant), et minimal lorsquíelles sont rangÈes dans líordre contraire líune de líautre.

n

P a i b i est maximale

i=1

Application 1.

DÈterminer le minimum de f (x 7! sin 3 x

cos x + cos 3 x

sin x

)

sur ]0; [ :

2

Solution. Soit x 2]0; [. Les suites (sin 3 x; cos 3 x ) et (

2

1

cos x ;

1

sin x ) sont monotones

de mÍme sens. Donc, díaprËs líinÈgalitÈ du rÈordonnement :

f (x ) sin 3 x sin x + cos 3 x cos x = sin 2 x + cos 2 x = 1:

Díautre part, f ( ) = 1: Donc, le minimum cherchÈ est 1:

1

1

4

Application 2.

Prouver que, pour tous rÈels a; b; c 0; on a :

a 3 + b 3 + c 3 a 2 b + b 2 c + c 2 a 3abc:

Solution.

Par symÈtrie des rÙles, on peut supposer que a b c:

Alors a 2 b 2 c 2 et ab ac bc:

DíaprËs líinÈgalitÈ du rÈordonnement (deux fois) :

a 3 + b 3 + c 3 = a 2 a + b 2 b + c 2 c

a 2 b + b 2 c + c 2 a

= ( ab )a + (ac )c + (bc )b abc + acb + bca

= 3abc:

11

II - LíinÈgalitÈ de Chebyshev.

ThÈorËme 5. Soient a 1 a 2 ::: a n et b 1 b 2 ::: b n deux suites croissantes de rÈels.

Alors : a 1 + a 2 + ::: + a n b 1 + b 2 + ::: + b n a 1 b 1 + a 2 b 2 + ::: + a n b n

n

n

n

:

Si, par contre, b 1 b 2 ::: b n alors :

a 1 + a 2 + ::: + a n b 1 + b 2 + ::: + b n a 1 b 1 + a 2 b 2 + ::: + a n b n

n

n

n

:

Preuve. DíaprËs líinÈgalitÈ du rÈordonnement, si les suites sont rangÈes dans le mÍme ordre, on a :

a 1 b 1 + a 2 b 2 + ::: + a n b n

=

a 1 b 1 + a 2 b 2 + ::: + a n b n

a 1 b 1 + a 2 b 2 + ::: + a n b n :::

a 1 b 2 + a 2 b 3 + ::: + a n b 1

a 1 b 1 + a 2 b 2 + ::: + a n b n

a 1 b n + a 2 b 1 + ::: + a n b n 1

en sommant, il vient :

n (a 1 b 1 + a 2 b 2 + ::: + a n b n ) (a 1 + a 2 + ::: + a n )(b 1 + b 2 + ::: + b n ) dío˘ le rÈsultat. On procËde de mÍme dans le cas o˘ les suites ne sont pas rangÈes dans le mÍme ordre.

Application 3.

Soient a; b; c > 0:

Prouver que :

b

b+ c + c + a + a + b 3

a

c

2 :

Solution. PremiËre mÈthode.

Par symÈtrie des rÙles, on peut supposer que a b c:

Alors :

DíaprËs líinÈgalitÈ de Chebyshev, il vient alors :

a + b a + c b+ c :

1

1

1

b+ c + c + a +

a

b

a + b 1

c

3 (a + b + c )( 1

b+ c + a + c + a + b )

1

1

Or : ( c.‡.d.

Et Önalement :

b+ c + a + c +

1

1

1

1

a

a + b )((b + c ) + (c + a ) + (a + b )) 9

1

9

1

3 (a + b + c )

9

1

b+ c + a + c + a + b 2( a + b+ c ) :

b+ c + c + a + a + b

b

c

2( a + b+ c ) = 3

2 :

DeuxiËme mÈthode. Par symÈtrie des rÙles, on peut supposer que a b c:

12

CHAPTER 2. R…ORDONNEMENT.

Alors :

DíaprËs líinÈgalitÈ du rÈordonnement (deux fois) :

b+ c a + c a + b :

1

1

1

b+ c + c + a + a + b c + a + a + b + b+ c

a

b

c

a

b

c

et

en sommant, il vient :

2(

b+ c + c + a + a + b a + b + b+ c + a + c

b

b

a

b

c

a

b

c

b+ c + c + a + a + b ) c + a + a + c + a + b + a + b + b+ c + b+ c

a

c

a

c

a

c

b

a

+ c

c

+ a

=

= 3:

+

b+ a b + c + b

a

c

+

b+

Dío˘ la conclusion.

Application 4.

Soient a; b; c; d 0; avec ab + bc + cd + da = 1:

Prouver que :

b+ c + d + c + d+ a + d+ a + b + a +

a

3

b

3

c

3

d

3

b+ c 1 3 : (ProposÈ OIM 1990)

Solution. Posons S =

et x = b + c + d; y = c + d + a; z = d + a + b; t = a + b + c:

Par symÈtrie des rÙles, on peut supposer que a b c d:

Alors : a n b n c n d n pour n 2 N ; et

De plus, díaprËs líinÈgalitÈ du rÈordonnement :

a 2 + b 2 + c 2 + d 2 ab + bc + cd + da = 1:

LíinÈgalitÈ de Chebyshev conduit alors ‡ :

S 1 4 (a 3 + b 3 + c 3 + d 3 )(

La mÍme inÈgalitÈ donne aussi :

a 3 + b 3 + c 3 + d 3 1 4 (a 2 + b 2 + c 2 + d 2 )(a + b + c + d)

Or : a 2 + b 2 + c 2 + d 2 1 et 3(a + b + c + d) = x + y + z + t

b+ c + d + c + d+ a + d+ a + b + a + b+ c

1

a

3

b

3

c

3

d

3

x y

1

1

z 1

t :

x + y +

1

1

1

z + 1 t

):

1

Donc S 48 (x + y + z

+ t)(

x + y +

1

1

1

z + 1 t

)

16

48 = 1

3 :

PROBL»MES. 1) Soient x 1 x 2 ::: x n ; et y 1 y 2 ::: y n des rÈels.

On considËre une permutation (z 1 ; z 2 ; :::; z n ) de ( y 1 ; y 2 ; :::; y n ):

n

n

Prouver que : i=1 (x i y i ) 2 i=1 (x i z i ) 2 : (OIM 1975)

P

P

2) Soit (a k ) k 2 N une suite díentiers naturels non nuls et deux ‡ deux distincts. Prouver que, pour tout n 1 :

13

n

P

k

=1

a

k

k

2

n

P

k

=1

1

k : (OIM 1978)

3) Soient a 1 ; a 2 ; :::; a n > 0:

2

Prouver que : a a 2 +

1

3 + ::: + a

a

2

a

2

2

n

1

+ a a 1 + a 2 + ::: + a n : (Chine 1984/1985)

a

n

2

a

n

1

4) Soient a; b; c > 0 et n 2 N :

Prouver que :

n

a

b

b+ c + c + a + a +

n

c

n

b

a n 1 + b n 1 + c n 1

2

:

5) Soient x 1 ; x 2 ; :::; x n > 0:

Prouver que : x x 1 x x 2 :::x

x

n

n

1

2

(x 1 x 2 :::x n ) x 1 + x 2 + n :::+ x n

:

6) Soient x; y; z > 0 tels que xyz = 1:

Prouver que :

(1+y )(1+ z ) + (1+z )(1+ x ) + (1+ x )(1+ y )

x

3

y

3

z

3

4 3 : (ProposÈ OIM 1998)

14

CHAPTER 2. R…ORDONNEMENT.

Chapter 3 Lissage vers la moyenne.

LíidÈe fondamentale est que, lorsquíune expression de la forme f (x 1 )+ f (x 2 )+ ::: + f (x n ) devient plus grande (resp. plus petite) lorsque deux des variables sont rendues plus proches, tout en prÈservant les contraintes Èventuelles qui

portent sur líensemble de

ces variables, alors f (x 1 )+ f (x 2 )+ ::: + f (x n ) atteint

son maximum (resp. son minimum) quand x 1 = x 2 = ::: = x n :

ThÈorËme 6 (I.A.G.)

Soient x 1 ; x 2 ; :::; x n dans R + : On a :

(

x 1 + x 2 + ::: + x n

n

) n x 1 x 2 :::x n ;

avec ÈgalitÈ si et seulement si x 1 = x 2 = ::: = x n :

Preuve.

Nous allons e§ectuer une suite díopÈrations qui laissera le membre de gauche invariant (la contrainte) et augmentera le membre de droite :

On note a = x 1 + x 2 + ::: + x n

n

la moyenne arithmÈtique de x 1 ; x 2 ; :::; x n :

Si tous les x i ne sont pas Ègaux alors, puisque min x i a max x i ; il existe i; j tels que x i < a < x j :

On remplace alors x i par x 0 i = a; et x j par x j = x i + x j a:

Cette opÈration laisse inchangÈ le membre de gauche (et donc la valeur de a ); tandis que le membre de droite augmente :

En e§et, on a x 0 x j = a (x i + x j a ) = x i x j + (x j a )(a x i ) > x i x j ; les autres termes restant les mÍmes. Or, par cette opÈration, le nombre de x i Ègaux ‡ a augmente díune unitÈ.

0

0

i

15

16

CHAPTER 3. LISSAGE VERS LA MOYENNE.

On ne pourra donc la rÈpÈter indÈÖniment. Comme le seul ìtest díarrÍtî est díavoir tous les x i Ègaux, et que dans ce cas líinÈgalitÈ est clairement une ÈgalitÈ, on a notre rÈsultat. Et dans tous les autres cas, líinÈgalitÈ est stricte.

Remarques.

a)

se poserait un problËme de convergence qui, mÍme síil peut Ítre rÈsolu ici, conduirait ‡ des complications inutiles. NÈanmoins, cette transformation reste trËs intÈressante pour rÈduire le nombre de variables.

b) Bien entendu, le mÍme principe peut Ítre utilisÈ avec díautres moyennes.

On pourrait aussi choisir de remplacer x i et x j par x i + x j : Mais alors

2

Application 1.

Prouver que, pour tous x 1 ; x 2 ; :::; x n > 0; on a :

(x 1 + x 2 + ::: + x n )(

1

1 +

x

x

2 + ::: + n ) n 2 :

x

1

1

Solution.

DíaprËs IAG : i=1 x i n (

n

P

n

Q

i=1 x i )

Ainsi : (

n

n

i=1 x i )( i=1

P

P

1 i ) n 2 :

x

1

n et

n

P

i=1

1

i n (

x

n

Q

i=1

Application 2.

1

i )

x

1

n = n

1

(

n

Q i=1 x i )

1

n

:

Soient x; y; z 2 R + ; avec xyz = 1:

Prouver x 2 + y 2 + z 2 + x + y + z 2(xy + yz + zx ): (Moscou 2000)

Solution. Par symÈtrie, on peut supposer que x y z:

Posons f (x; y; z ) = x 2 + y 2 + z 2 + x + y + z 2(xy + yz + zx ):

On a :

f (x; y; z ) f (x; p yz; p yz ) = y 2 + z 2 + y + z 2(xy + yz + zx ) 2 p yz +4x p