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CHAPITRE 8

La modulation par impulsions et codage (PCM, MIC)

8.1

Principe

La modulation par impulsion et codage PCM est une modula- tion numérique. Par opposition aux modulations analogiques, où l’on essaie de transmettre une image aussi fidèle que possible de l’infor- mation source, les modulations numériques commencent par générer une approximation du signal à transmettre.

La transmission se fait ensuite sous la forme de caractères dis- crets (nombres entiers) que l’on peut aisément coder dans une repré- sentation facile à transmettre à destination du récepteur.

On fait donc une correspondance entre une grandeur physique (signal à transmettre) et une série de nombres entiers sans réalité phy- sique. Cette conversion nécessite trois opérations :

Un échantillonnage du signal à transmettre. Seule la valeur du signal à certains instants nous intéresse, en vertu du théorème d’échantillonnage qui dit qu’un signal peut être entièrement reconstitué à l’aide d’un nombre d’échantillons choisi de manière adéquate.

Une quantification des échantillons, qui consiste à faire corres- pondre à l’amplitude de l’échantillon prélevé un nombre choisi parmi un ensemble fini. La quantification est l’opération fonda- mentale de toutes les modulations numériques: elle introduit une approximation systématique qui, bien que minime sous réserve d’un choix judicieux des paramètres de quantification, ne peut jamais être éliminée.

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Un codage des valeurs transmises, qui permettront au récepteur d’interpréter correcte- ment les valeurs reçues, et d’en tirer à nouveau le signal original, ou du moins une approximation satisfaisante).

Il est possible, par le biais des modulations numériques, de transmettre un signal analo- gique sous forme numérique, et d’utiliser ainsi les mêmes canaux de transmission que les équipements de transmission de données. Le Réseau Numérique à Intégration de Services (RNIS, Integrated Services Digital Network ISDN) est ainsi rendu possible. Il s’agit là d’une véritable révolution dans les télécommunications, dont toutes les implications n’ont pas encore été réalisées.

Historiquement, on doit à A.H. Reeves (1938) le principe de la modulation PCM, prin- cipale variété de modulation numérique. Il faut signaler que Reeves a breveté cette invention 10 ans avant l’énoncé de la théorie de l’information par Shannon, et 10 ans aussi avant l’invention du transistor! De fait, il a fallu attendre l’apparition des circuits intégrés, bien plus tard, pour que le PCM puisse être réalisé techniquement et de manière économiquement intéressante. Actuellement, le réseau numérique à intégration de services s’est imposé large- ment dans les pays occidentaux, tant pour la commutation que pour la transmission, souvent jusque vers le poste d’abonné.

Les modulations différentielles codent la différence entre deux échantillons plutôt que les échantillons eux-même. Ces modulations sont utilisées en pratique, notamment dans la téléphonie mobile domestique (DECT). Parmi elles on trouve la modulation PCM différen- tielle (Differential Pulse Code Modulation DPCM) qui, sous sa forme la plus élémentaire, se

réduit à la modulation

D (Delta Modulation).

Il existe également toute une famille de modulations numériques dites adaptatives. Ces modulations tirent parti du comportement du signal à transmettre (parole, musique,

etc

compte de l’histoire pour déterminer la manière de coder l’échantillon suivant.

pour optimiser le débit binaire nécessaire à la transmission, généralement en tenant

)

Enfin, diverses techniques de compression de la parole et de la musique permettent de réduire le débit nécessaire dans les cas où l›on ne dispose pas aisément de la largeur de bande nécessaire (GSM).

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8.2

Quantification

La quantification (quantizing, Quantisieren) consiste en l’approximation de la valeur instantanée d’un signal par une approximation tirée d’un ensemble fini de q valeurs discrè- tes, désignables chacune par un nombre entier. Chacune de ces q valeurs discrètes se substi- tue ainsi à une plage de valeurs analogiques appelée pas de quantification. D’une manière générale, les pas de quantification peuvent être différents les uns des autres. Dans le cadre de ce que l’on appelle communément la conversion analogique-numérique (ou analogique-digi- tale), les pas de quantification sont généralement égaux, alors que dans le cas de la transmis- sion d’informations analogiques sous forme numérique, il n’en est pas toujours de même.

La plage dynamique de signal pouvant être quantifiée est limitée par le nombre d’échantillons disponible, ainsi que par le pas de quantification. Si un signal trop grand est appliqué à une quantification, il y aura écrêtage.

8.2.1 Distorsion et bruit de quantification

Du fait de l’approximation introduite par la quantification, le signal reconstitué u 1 * (t)

sera entaché d’une erreur, dont l’amplitude quantification:

u

q (t)

=

u

1

u q (t)

(t)

u

sera au plus égale à la moitié du pas de

1

*

(t)

[8.1]

Cette erreur est appelée distorsion de quantification (quantization distorsion, Quanti- sierungsverzerrung) et se manifeste comme un bruit superposé au signal, appelé bruit de quantification (quantization noise, Quantisierungsrauschen).

, il n’y a pas de distorsion de quantification,

contrairement au bruit de fond qui est lui, toujours présent. Le rapport signal-sur-bruit de

quantification exprime quantitativement cette perturbation par le rapport de la puissance

qu’aurait le signal original

en l’absence de distorsion de quantification et celle de la

distorsion de quantification

En l’absence de signal modulant

u 1 (t)

P s

u 1 (t)

u

q (t) , désignée par

P q

:

x

=

P s

-----

P q

[8.2]

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FIGURE 8.1 Processus de quantification

mjn / crt FIGURE 8.1 Processus de quantification 8.2.2 Quantification et échantillonnage Dans le cas de

8.2.2 Quantification et échantillonnage

Dans le cas de figure8.1, page124, l’instant des transitions d’un niveau i vers le

lui-même, soit par

l’instant où ce signal franchit l’une ou l’autre des limites de l’intervalle de quantification cor-

, et de ce fait est

aléatoire, puisque

niveau i+1 suivant ou i-1 précédent est déterminé par le signal

u 1 (t)

u 1 (t)

respondant au niveau i. L’échantillonnage est fonction du signal

u 1 (t)

est lui-même aléatoire.

De fait, on ne pratique presque jamais de cette manière; on préfère prélever des échan-

) et effectuer

la quantification sur ces échantillons. Il y a plusieurs raisons pour préférer ce mode opéra-

toire: les échantillons étant prélevés à intervalles fixes, le débit binaire de sortie après quanti-

). Ensuite,

pour diverses raisons techniques, les circuits de conversion analogique-numérique nécessi- tent un signal constant pendant la durée de la conversion; Pour ce faire, on utilise, avant la conversion proprement dire, un circuit échantillonneur-bloqueur (Sample&Hold), ce qui revient à échantillonner le signal à une fréquence fixe.

fication est constant et déterministe, ce qui permet le multiplexage temporel (cf

tillons à des instants bien déterminés (fréquence d’échantillonnage

f e

=

1

§

T

e

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FIGURE 8.2 Quantification uniforme d’un signal échantillonné

8.2 Quantification uniforme d’un signal échantillonné Après reconstitution (démodulation), le signal

Après reconstitution (démodulation), le signal échantillonné et quantifié se présente

sous la forme d’une tension en escalier

u 1 * (t)

qui présente les caractéristiques suivantes :

La durée des marches est régulière, alors que la hauteur des marches est un multiple entier du pas de quantification.

La valeur exacte des échantillons est un multiple du pas de quantification : donc, la valeur originale de l’échantillon est perdue.

On définit logiquement la distorsion de quantification par la différence entre le signal

qu’on obtiendrait par échantillonnage avec maintien du signal original et le

en escalier u 2 (t)

signal quantifié reconstitué

u 1 * (t) .

u

q (t)

=

u

2

(t)

u

1

*

(t)

[8.3]

Théoriquement, on pourrait intervertir les opérations d’échantillonnage et de quantifi- cation. Pratiquement, on effectue toujours ces deux opérations dans l’ordre échantillonnage - quantification, ceci essentiellement pour des raisons techniques liées à la réalisation de la quantification (conversion analogique-numérique).

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Pour respecter le théorème de l’échantillonnage, on doit limiter par filtrage la bande

passante du signal modulant (message) entre 0 et

la reconstitution, de bande passante identique, permet de lisser le signal quantifié de limiter son spectre en bande de base.

f e § 2

. Inversement, un filtrage passe-bas à

et

u

1 * (t)

Il faut néanmoins tenir compte de la distorsion d’affaiblissement introduite par le

f) ) qu’il faut

, c’est-à-dire une

spectre du signal en escalier (enveloppe de forme

(sin(

p

T

e

f) )

§ (

p

T

e

u 1 '(t)

impérativement compenser avant d’obtenir le signal démodulé

approximation utilisable du signal original.

La différence entre

lissage, appelée

u' q (t)

:

u

1 (t)

et

u 1 '(t)

représente la distorsion de quantification après

u' q (t)

=

u

1

(t)

u

1

'(t)

[8.4]

Cette expression résulte de

[8.3] après lissage du signal et restitution. Les opérations

de lissage sont toutes des opérations linéaires.

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8.3

Quantification uniforme

8.3.1

Définition

La quantification est dite uniforme (ou parfois «linéaire») si la largeur

D de tous les

intervalles de quantification est la même. Ceci implique que les niveaux de quantification sont équidistants, comme représenté à la figure8.3, page127.

D

= cste

[8.5]

Ce cas correspond à une conversion analogique-numérique conventionnelle.

FIGURE 8.3 Caractéristique de quantification uniforme

FIGURE 8.3 Caractéristique de quantification uniforme au signal primaire par l’intermédiaire de q nombres

au signal primaire

par l’intermédiaire de q nombres représentant les divers niveaux et intervalles de

quantification. Un exemple de caractéristique est donnée en figure8.3, page127 pour une quantification à q = 8 niveaux. Le domaine défini par cette caractéristique est symétrique par

(ce n’est pas mandatoire, mais c’est usuellement le cas). La dyna-

mique du signal quantifié est limitée à

rapport à l’origine

La caractéristique de quantification lie le signal quantifié

u 1 * (t)

u 1 (t)

u 1

=

0

U

±

1max

=

± Ê Ë

D

q ---

2

ˆ

¯

[8.6]

soit

D

=

2

----------------------

q

U

1max

[8.7]

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Si le message sort du domaine défini par quantification:

2

u 1 * (t)

=

Ê

± Ë

1

--- (q – 1) D

2

ˆ

¯

= cons tante

U 1max

si

, il y a écrêtage du signal après

u 1 (t)

>

U 1max

[8.8]

8.3.2 Distorsion de quantification pour une loi uniforme

La distorsion de quantification a, indépendamment de l’amplitude instantanée du mes-

sage et en l’absence d’écrêtage, une amplitude limitée à

u q (t)

1

£ ---

2

D

Ê

Ë

1

±---

2

ˆ

¯

D

.

[8.9]

Son allure est approximativement en dents de scie, comme suggéré à la figure8.1,

page124.

8.3.3 Caractéristiques spectrales du bruit de quantification

Le spectre du bruit de quantification peut être calculé théoriquement, mais ce calcul long et fastidieux se révèle pratiquement d’un intérêt limité. Dans le cas particulier et fré- quent d’une quantification avec échantillonnage, avec un message purement aléatoire, on

peut admettre que les valeurs successives de

u q (t)

ne sont pas corrélées entre elles. De ceci,

on déduit que la fonction d’autocorrélation

j q (t)

est une impulsion triangulaire de durée

2T e . Par transformation de Fourier, on obtient la densité spectrale de puissance bruit de quantification:

j q (t)

Æ

Fourier

Æ

F

q

(f)

=

D 2 T e

------------

12

Ê

Ë

sin

pT

e

f ˆ

-------------------

pT

e

f

¯

F q (f)

du

[8.10]

par filtrage

passe-bas, et compenser la distorsion d’affaiblissement due à l’échantillonnage. Nous obte-

nons ainsi une densité spectrale de puissance résultante c’est-à-dire dans la bande de base.

,

D’autre part, on doit limiter la bande passante du signal de sortie à

F' q (f)

f e § 2

constante entre 0 et

f e § 2

Le bruit de quantification après démodulation est donc un bruit blanc dans le domaine fréquentiel considéré. Ce bruit n’est en revanche pas gaussien, puisque limité en amplitude

entre

(D) § 2

et

D § 2

.

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FIGURE 8.4 Fonction d’autocorrélation et densité spectrale de puissance du bruit de quantification

densité spectrale de puissance du bruit de quantification 8.3.4 Rapport signal/bruit de quantification uniforme La

8.3.4 Rapport signal/bruit de quantification uniforme

La puissance de la distorsion de quantification est fonction de sa densité de probabilité selon la relation :

avec

P

q

=

1

----

R

D § 2

2

Ú u q

D § 2

p

( u

q ) d

u q

[8.11]

D § 2

Ú

D § 2

p

(

u

q

) d

u q

=

1

[8.12]

Pour une quantification très fine (q >> 2), le signal

u 1 (t)

a une distribution approxi-

mativement uniforme à l’intérieur d’un intervalle de quantification. Cette distribution n’est en revanche probablement pas la même d’un intervalle à l’autre. Mais à l’intérieur d’un inter- valle, on peut admettre sans problèmes que la distorsion de quantification est uniformément

distribuée entre

D § 2

et

D § 2

. On a ainsi :

p

(

u

q

) @ cste

=

1

---

D

[8.13]

P q

=

1

----

R

D § 2

Ú

D § 2

u

2

q

p

(

u

q

) d

u

q

@

1

----

R

1

---

D

D § 2

Ú

D § 2

u

2

q

d

u

q

=

1

----

R

D

------

2

12

[8.14]

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R étant la résistance sur laquelle est mesurée la puissance. Le signal primaire a égale-

ment une certaine densité de probabilité dont dépend sa puissance:

P

s

=

1

----

R

ˆ

U

1

Ú

ˆ

– U

1

u

2

1 p

(

u

1 )

d u

1 =

---- 1 U

R

2

1eff

[8.15]

D’où l’on tire le rapport signal-sur bruit de quantification (pour des pas de quantifica- tion suffisamment petits) :

x q

=

P s

-----

P

q

=

12

U

2

1eff

------------

D 2

[8.16]

8.3.5 Cas particulier d’un signal sinusoïdal

Soit les hypothèses suivantes :

ˆ

U

1

=

signal sinusoïdal Soit les hypothèses suivantes : ˆ U 1 = 2 U 1eff [8.17] (signal

2U 1eff

[8.17]

(signal sinusoïdal, pas de quantification très petit, q>>2) la relation [8.16] devient

x q

=

ˆ

U

2

1

12 ---------

2D 2

=

3

---

2

Ê

Ë

ˆ

U

1

1max

ˆ

¯

---------------

U

2 q 2

[8.18]

correspondant à l’amplitude maximale couverte par la quantification sans écrê-

tage du signal. En particulier, si le signal primaire couvre toute la dynamique du domaine de quantification, on aura :

U 1max

ˆ

U 1

=

U 1max

[8.19]

x

q

=

3

--- q 2

2

[8.20]

On définit également un taux de distorsion de quantification sous la forme suivante:

d q

P q ----- P s
P
q
-----
P s

= =

1 ----- x q
1
-----
x q

@ ------------ 0, 82

q

[8.21]

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8.3.6 Rapport signal-sur-bruit de quantification instantané

On définit le rapport signal-sur-bruit de quantification instantané

P q (t)

:

p s (t)

comme étant le

avec la puissance moyenne de la distorsion de

x q (t)

rapport de la puissance instantanée

quantification

par [8.7], on obtient

10

log (

x

q

p s (t)

-----------

P q

u 2 (t) ------------ D 2

1

x q (t)

=

=

12

 

[8.22]

[8.23]

ˆ

¯

+ 4, 7

[8.24]

3

Ê

Ë

u

1

(t)

---------------

U

1max

+

20

ˆ

¯

2 q 2

log

Ê

Ë

x q (t)

=

=

u 1 (t)

---------------

( t))

20log (q)

U 1max

Cette égalité est représentée à la figure8.5, page131. Le paramètre q est le nombre de pas de quantification.

FIGURE 8.5 Rapport signal-sur-bruit en fonction de q

FIGURE 8.5 Rapport signal-sur-bruit en fonction de q 8.3.7 Constatations Les relations [8.18] et [8.23]

8.3.7 Constatations

Les relations [8.18] et [8.23] permettent de tirer les conclusions suivantes:

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Le rapport signal-sur-bruit est proportionnel au carré du nombre d’intervalles q. Doubler q améliore le rapport signal-sur-bruit de 6 dB.

Le rapport signal-sur-bruit est inversement proportionnel au carré de l’amplitude du signal (rapporté à la plage de quantification) Les faibles amplitudes instantanées sont de ce fait fortement pénalisées, comme l’indique la pente très raide de la figure 8.5, page131.

On n’a tenu compte à aucun moment de la possibilité d’écrêtage du signal, dû à un éven- tuel dépassement de la dynamique donnée par la plage de quantification. Cette distorsion vient s’ajouter à la distorsion de quantification dès que le signal modulant (message) dépasse l’amplitude maximale possible. Il en résulte une rapide dégradation du rapport signal-sur-bruit, représentée à la figure8.6, page132, pour un signal sinusoïdal.

FIGURE 8.6 Quantification et écrêtage

signal sinusoïdal. FIGURE 8.6 Quantification et écrêtage Si les perturbations s’ajoutent, les effets ressentis

Si les perturbations s’ajoutent, les effets ressentis subjectivement par l’auditeur ne sont pas équivalents. L’écrêtage est une distorsion harmonique, alors que la distorsion de quantifi- cation est une distorsion non harmonique.

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8.4 Quantification non uniforme

Les figure8.5, page131 et figure8.6, page132 montrent la décroissance très rapide du rapport signal-sur-bruit avec l’amplitude instantanée du signal modulant. Cette décroissance est extrêmement gênante: en téléphonie, plus une personne parle doucement et plus sa parole est perturbée. Idéalement, on préférerait que ce rapport signal-sur bruit reste constant, indé-

pendant du niveau du signal modulant

u 1 (t)

.

Ceci signifierait maintenir constante l’erreur relative de quantification. La quantifica- tion uniforme entraîne une erreur constante, indépendante du signal. Il faudrait donc faire

dépendre l’amplitude du pas de quantification du signal modulant, soit

de quantification où le pas de quantification dépend de l’amplitude est appelée non uni- forme.

) . Une loi

D

f

(

u

1

=

8.4.1 Quantification non uniforme idéale

Si l’on désire, conformément à [8.21]

x q

= cste

Il faut faire varier le pas de quantification

"

u

1

(t)

D proportionnellement à

( -------------- = cste

D

u

u 1

1

)

u 1 (t)

[8.25]

[8.26]

Malheureusement, cette condition est irréalisable, puisque pour de très faibles amplitu-

également. Il faudrait donc une infinité de pas de quantification autour

de l’origine, ce qui est incompatible avec la nécessité de couvrir la plage de quantification avec un nombre fini de niveaux de quantification. Comme on le voit, il sera nécessaire de faire un compromis.

des (

u 1 Æ

0

),

D

Æ

0

8.4.2 Compression et extension

Au lieu de chercher à contrôler la dimension du pas de quantification, on peut aussi considérer une quantification non uniforme comme une quantification uniforme précédée d’une compression de la dynamique du signal. L’effet de cette compression est de favoriser

,

les faibles amplitudes relativement aux grandes. Au lieu d’agir sur toujours dans le but de garder leur quotient constant.

D

(

u

1

) , on agit sur

u

1

Il est évident qu’il faudra faire subir au signal démodulé une caractéristique inverse (expansion) de manière à le rétablir aussi fidèlement que possible.

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Une quantification non uniforme peut ainsi être représentée comme la combinaison de trois opérations :

compression du signal échantillonné :

u 1c

=

f

1

(

u

1

)

quantification uniforme à q intervalles de largeur identique

extension :

u 1 *

=

–1

f

1

(

u 1c

* )

D 0

u 1c *

=

Le résultat est une caractéristique de quantification non uniforme figure8.7, page135).

u 1 *

f 2

=

(

u

f 3

1c

)

(

u

1

)

(cf

1 (t)

u

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FIGURE 8.7 Caractéristique de quantification non uniforme

Expansion
Expansion
Quantification uniforme Compression
Quantification
uniforme
Compression
u’ 1 (t)
u’ 1 (t)
Quantification non uniforme
Quantification
non uniforme
non uniforme Expansion Quantification uniforme Compression u’ 1 (t) Quantification non uniforme Modulations 135

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La variation du pas de quantification en fonction de l’amplitude instantanée du signal modulant est donnée par la dérivée de la caractéristique de compression

D(

--------------

u

1

)

D

0

=

du 1

d

u

1C

[8.27]

Inversement, pour la décompression, on doit impérativement satisfaire à la relation

du 1C

=

D

-------------- du 1

D(

0

u

1

)

[8.28]

pour une caractéristique de quantification donnée.

8.4.3 Caractéristique de compression idéale

Pour remplir la condition idéale (cf [8.26]), la relation [8.28] devient

du 1C

=

k

D

0

du

--------

1

u

1

avec

k

= cste

[8.29]

Cette équation différentielle se résout en une caractéristique de compression logarith-

mique. Avec la condition que la limite d’écrêtage ne soit pas affectée par la compres-

sion, cette caractéristique prend la forme :

U 1max

u 1C

=

U

1max

+

kD

0

u

1

log---------------

U

1max

[8.30]

Cette caractéristique est représentée à la figure8.8, page137; comme prévu, elle est

irréalisable en raison de son asymptote verticale pour

u 1

=

0 .

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FIGURE 8.8 Compression idéale

mjn / crt FIGURE 8.8 Compression idéale En pratique, on essaiera donc de se rapprocher de

En pratique, on essaiera donc de se rapprocher de cette caractéristique idéale par des approximations.

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8.5 Modulation par impulsions et codage

La modulation par impulsions et codage (MIC, Pulse Code Modulation PCM, Pulsco- demodulation) consiste en la combinaison des trois opérations suivantes :

échantillonnage

quantification, non uniforme en téléphonie, à q niveaux.

codage des q nombres correspondant aux intervalles de quantification. La codage se fait le plus souvent sous forme binaire, ce qui signifie qu’à un échantillon vont correspondre

log 2 (q)

bit.

La figure figure8.9, page139 illustre cette suite d’opérations pour le cas où q = 8, avec une caractéristique de quantification uniforme, et un codage binaire à 3 bit.

Le résultat de la modulation PCM est un signal purement numérique, indiscernable d’une transmission de données entre ordinateurs. C’est là que réside l’intérêt fondamental de cette forme de transmission: la transmission de la parole et la transmission de données sont devenues identiques par la forme, et peuvent donc être véhiculées par un media commun. La modulation PCM est à la base du réseau numérique à intégration de services à bande étroite (RNIS-E, N-ISDN, Narrowband Integrated Services Digital Network)

eivd Télécommunications mjn / crt FIGURE 8.9 Les étapes de la modulation PCM T e
eivd
Télécommunications
mjn / crt
FIGURE 8.9 Les étapes de la modulation PCM
T e
t
Echantillonage
7
111
+U max
6
110
5
101
4
100
t
3
011
2
010
1
001
0
000
-U max
Quantification
2
5
7
2
2
5
Codage
010
101
111
010
010
101

8.5.1 La modulation PCM pour la téléphonie

On a vu que la fréquence d’échantillonnage en téléphonie devait impérativement être limitée à 8 kHz. Des tests subjectifs ont conduit à imposer un rapport signal-sur-bruit de quantification supérieur à 35 dB.

10

log

x

q

35dB

[8.31]

Ceci doit garantir une qualité suffisante de la parole, et rendre la transmission numéri- que au moins comparable à la transmission analogique.

Toutefois, il convient de respecter certaines caractéristiques statistiques de la parole. Ainsi :

La dispersion statistique du niveau moyen de la parole est important selon les personnes.

Les faibles amplitudes de la parole sont normalement prépondérantes dans la distribution statistique.

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Les modifications du niveau d’entrée du modulateur PCM dues aux différences de trajet entre l’abonné et le modulateur au travers du réseau (parfois encore commuté) ne doit pas influencer outre mesure le rapport signal-sur-bruit en bout de trajet.

De fait, [8.31] doit être respectée non seulement pour un niveau de signal maximum, mais dans un vaste domaine dynamique, estimé à 40 dB au-dessous de ce niveau maximal. Cette exigence rend prohibitive l’utilisation d’une quantification uniforme. On peut en effet calculer que le respect de ces exigences à l’aide d’une quantification uniforme coûte un codage à 12 bit par échantillon (figure8.5, page131). Pour une fréquence d’échantillonnage de 8 kHz, on obtient un débit nécessaire, pour chaque sens de transmission, de 96 kbit/s; de plus, ce débit est très mal utilisé, puisque l’on va obtenir ainsi un rapport signal-sur-bruit excessivement bon pour les grandes amplitudes du signal modulant: on favorise donc les gens qui, de toutes façons, parlent déjà à voix forte.

En conséquence, la Conférence Européenne des Postes et Télécommunications (CEPT) approuvée ensuite par l’Union Internationale des Télécommunications (ITU-T) a défini une caractéristique de codage non uniforme appelée loi A. Cette caractéristique de quantification est représentée à la figure8.10, page141.

8.5.2 Caractéristique de compression selon la loi A

La loi A fait l’objet d’un Avis de normalisation (Avis G 711) de ITU-T. Cette loi définit une quantification logarithmique approchée selon le compromis suivant :

segment logarithmique pour les amplitudes relatives 1/A et A

segment linéaire à l’origine pour

x

=

u

1

§

U 1max

se trouvant entre

x < 1 § A

, tangent au segment logarithmique

Son expression, exprimée relativement à l’amplitude maximale tolérable du signal

d’entrée

U 1max

, est la suivante :

 

Ax

 

y

=

-------------------

1 + lnA

 

1 + lnAx

y

=

----------------------

1

+ ln A

pour

pour

1

x £ ----

A

1

----

A

£

x £ 1

[8.32]

[8.33]

eivd

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mjn / crt

FIGURE 8.10 Loi A

eivd Télécommunications mjn / crt FIGURE 8.10 Loi A La pente du segment linéaire à l’origine

La pente du segment linéaire à l’origine est appelée taux de compression C. Il a été choisi égal à 16

D 0

=

C

=

A

-------------------

1

+ ln A

=

16

Ce

(

qui

définit

A

=

87,6.

Par

rapport

à

une

quantification

uniforme

2U 1max

) § q , d’après [8.7], on peut calculer le pas de quantification par [8.27]

D(x)

=

D

dx

------

0 dy

de

[8.34]

pas

[8.35]

soit, en tenant compte des relations définies auparavant :

D(x)

D(x)

=

=

1

---- D

C

A

---- D

C

0

0

= cste

(lineaire)

x

(log arithmique )

[8.36]

[8.37]

8.5.3 Rapport signal-sur bruit de quantification avec la loi A

Les valeurs de

D tirées des relations

[8.37] et [8.36] peuvent être introduites dans la

relation [8.23] pour obtenir la valeur du rapport signal-sur-bruit de quantification instantané:

dans la partie linéaire (

x £ 1 § A )

x q (x)

=

3q

2

C

2

2

x

ª

x 2

[8.38]

eivd

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mjn / crt

Relativement à une quantification uniforme avec le même nombre de niveaux q, le rapport

signal-sur-bruit

sage sont donc quantifiées avec une qualité équivalente à celle d’une quantification 16 fois plus fine, soit avec 16q niveaux (puisque C vaut 16 près de l’origine).

x q

se trouve amélioré d’un facteur C 2

. Les faibles amplitudes du mes-

dans la partie logarithmique (

1 § A £ x £ 1 )

x q (x)

=

3q

2C ------

A

2

2

= cste

[8.39]

de

x

q

Ainsi, on a obtenu que, pour tout

x

> 1 § A ,

x

q

est constant. Ceci implique la baisse

d’un facteur A 2 § C 2

par rapport à une quantification uniforme à q niveaux.

Pour satisfaire aux conditions imposées au départ (en particulier la condition donnée

(soit une dynamique de 40 dB) et obte-

nir un nombre de niveaux compatible avec un codage binaire (donc, une puissance de 2), il a été fixé par les instances de normalisation (ITU-T, Avis G 711) :

par la relation [8.31]) pour l’intervalle

0, 01 < x < 1

q

=

2

8

= 256

niveaux

FIGURE 8.11 Rapport signal / bruit selon la loi A

[8.40]

FIGURE 8.11 Rapport signal / bruit selon la loi A [8.40] 8.5.4 Mise en parallèle avec

8.5.4 Mise en parallèle avec la loi µ

La loi A est une loi de compression adoptée en Europe; il existe une loi de compression logarithmique antérieure à la loi A : la loi µ, utilisée en Amérique, et dont l’expression mathématique est :

eivd

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mjn / crt

y

=

-------------------------- ln(1 + mx)

ln ( 1 + m)

[8.41]

Cette caractéristique de compression (voir figure8.12, page 143) comporte une asymp-

tote linéaire, pour

politiques et économiques, la loi µ fait également l’objet d’un avis de normalisation de ITU- T, avec µ = 255. Ceci entraîne un taux de compression à l’origine de

x « 1 § m

, et logarithmique pour

1 §

m « x £

1

. Pour des raisons historiques,

FIGURE 8.12 Loi µ

C

m

= ----------------------- @ 46

ln (1 + m )

[8.42]

----------------------- @ 4 6 ln ( 1 + m ) [8.42] Le taux de compression à

Le taux de compression à l’origine est différent entre les lois A et µ. Ceci implique, selon les relations [8.34] et [8.42], un meilleur rapport signal-sur-bruit de quantification pour la loi µ en présence de très faibles signaux. (figure8.13, page144).

x

q

Hormis cette différence, les deux lois de compression s’avèrent très semblables. Néan- moins, elles sont suffisamment différentes pour rendre le compresseur de la loi A incompati- ble avec l’extenseur de la loi µ, et réciproquement. Mélanger les deux lois introduit des distorsions non linéaires et des variations de niveau.

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FIGURE 8.13 Différences entre les rapports signal / bruit pour la loi A et la loi µ

entre les rapports signal / bruit pour la loi A et la loi µ 8.5.5 Codage

8.5.5 Codage des échantillons quantifiés

Le codage (coding, Codierung) fait correspondre à un niveau de quantification donné, déterminé par l’approximation de la valeur exacte de l’échantillon par la loi de quantifica- tion, une expression numérique, généralement binaire, appelée mot PCM. La tabelle de cor- respondance entre les q intervalles numérotés et leurs expressions binaires définit le code. Le

format des mots PCM est de 8 bits pour q = 256 niveaux, soit

lg 2 q .

Le codage n’a aucune influence sur la qualité de la transmission proprement dite. Les arguments en faveur de tel ou tel code sont plutôt dictés par les arguments suivants :

avantages technologiques pour la réalisation du codage

facilité de réalisation du décodeur

bonne teneur en information d’horloge (code riche en transitions), faible composante con- tinue (idéalement nulle), faible largeur de bande occupée, etc

Dans le cas de la largeur de bande occupée, il faut également tenir compte du mode de transmission (en plus du code).

8.5.6 Types de codeurs

Généralement, la quantification et le codage sont effectués dans un même dispositif appelé codeur, qui effectue la comparaison entre une valeur analogique (celle de l’échantillon à coder) et des combinaisons de valeurs discrètes (ou étalons ) jusqu’à l’obtention de la meilleure approximation possible. Le mot binaire est déduit de la combinaison de valeurs discrètes ayant conduit à l’approximation choisie.

On distingue trois types de codeurs, qui comportent tous des avantages et des inconvé- nients.

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Le codeur sériel. Il s’agit d’un codage par comptage. On totalise N fois une même quan- tité (équivalente à un niveau de quantification élémentaire), et on obtient le code désiré lorsqu’il y a la meilleure équivalence possible entre N * étalon et le signal analogique à coder. Cette méthode est lente, et rarement utilisée pour la modulation PCM, en raison des hautes fréquences de comptage qu’elle implique, et par la non-trivialité d’implémentation d’une caractéristique de compression non uniforme.

Le codeur parallèle. On compare d’un seul coup l’échantillon à coder avec les q valeurs possibles. On dispose donc de q étalons. Cette méthode, parfois appelée flash converter, est extrêmement rapide, et permet d’implémenter simplement des lois de compression non uniformes. Elle est en revanche coûteuse du fait de la précision nécessaire à la détermina- tion des q étalons.

Le codeur itératif. La valeur de l’échantillon est comparée par des approximations suc-

étalons

avec lesquels on effectue

successive approximation converter. Ce type de codeur représente un bon compromis entre les deux types de codeurs précédents. Il pose néanmoins quelques problèmes de réa- lisation pour une caractéristique non uniforme.

q comparaisons. Ce type de codeur est également appelé

cessives à des combinaisons d’étalons différents. En principe, on utilise

log

2

q

log

2

L’opération de conversion prend du temps. C’est, -comme déjà mentionné plus haut- pourquoi on préfère effectuer d’abord un échantillonnage avec maintien avant la quantifica- tion.

8.5.7 Choix du code

Le code utilisé doit répondre à un certain nombre de critères que nous avons déjà énu- mérés plus haut. En téléphonie, on a opté pour un code possédant les caractéristiques suivan- tes:

Code binaire replié. Les signaux à transmettre sont symétriques, si bien que l’on peut se contenter de ne coder que la valeur absolue de l’échantillon, et de transmettre le signe dans un bit séparé (conversion à 7 bit + signe).

Inversion des bit de rang pair. La réception PCM demande un maximum d’information d’horloge pour se faire correctement. Le codage binaire replié a le défaut d’être très pau- vre en transitions en l’absence de signal, donc de ne véhiculer que très peu d’informations d’horloge. C’est pourquoi on inverse systématiquement les bits de rang pair dans le mot PCM transmis.

L’argument de facilité de décodage n’a actuellement plus d’influence prépondérante.

8.5.8 Codage non uniforme

L’électronique classique n’utilise que rarement des caractéristiques de quantification non uniformes. Il existe trois manières de s’y prendre :

eivd

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Compression analogique. Les échantillons sont comprimés analogiquement avant d’être quantifiés par une caractéristique uniforme. Cette solution a été la première utilisée. Prati- quement, elle n’est aujourd’hui plus appliquée, en raison de la difficulté de reproduire la caractéristique au niveau du décodeur.

Compression numérique. Les échantillons sont quantifiés de manière uniforme avec un nombre de niveaux Cq correspondant à la partie linéaire de la compression (en pratique, avec 12 bit au lieu de 8). On effectue ensuite une compression au niveau numérique (transcodage) pour reproduire la loi A en passant de 12 à 8 bits. Cette manière de faire a été longtemps appliquée, et est également utilisée dans les maquettes de laboratoire de l’EINEV (plus pour des raisons didactiques que pratiques). Elle n’est plus utilisée actuel- lement pour les nouveaux développements.

Codage non uniforme. La caractéristique de compression non uniforme est intégrée au codeur. Logiquement la meilleure, cette manière de faire a été rendue économiquement intéressante grâce aux progrès dans le développement des circuits intégrés. Pratiquement tous les codeurs sur le marché adoptent cette technique actuellement, et intègrent un codeur, un décodeur et les circuits nécessaires à l’interfacage avec la ligne d’abonné d’une part, et avec le réseau de connexion du central d’autre part (SLIC, Subscriber Line Inter- face Circuit). Dans le cas de postes de téléphone numériques (ISDN), ces circuits spéciali- sés intègrent également l’implémentation du protocole de canal D.

FIGURE 8.14 Schéma-bloc d’un SLIC (raccordement analogique)

téléalimentation,

sonnerie,

taxation, etc

adaptation de débit

A Mém. D 4 kHz 1/sinc A Mém. D 4 kHz Interfacage ligne d’abonné Interfacage
A
Mém.
D
4
kHz
1/sinc
A
Mém.
D
4
kHz
Interfacage
ligne
d’abonné
Interfacage
réseau
de connexion

f e = 8kHz

X

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8.5.9 Approximation de la loi A par des segments de droite

Le fait d’utiliser une compression numérique impose une approximation de la caracté- ristique logarithmique par une caractéristique polygonale. Pour simplifier, on a soin de choi- sir cette caractéristique polygonale de manière à simplifier au maximum l’implémentation.

Cette caractéristique (figure8.15, page148) comporte 13 segments linéaires dont l’un, de pente 16 et correspondant au taux de compression C passe par l’origine. Les pentes res- pectives de ces segments sont en progression géométrique de raison 1/2. Chacun des seg- ments comporte 16 niveaux, hormis le segment central qui en comporte 64.

Le pas de quantification augmente donc d’un facteur 2 en passant d’un segment au sui-

vant.

La loi µ implémente une caractéristique semblable pour coder la loi de compression sous forme numérique. Dans ce cas, la loi µ utilise une caractéristique à 15 segments.

eivd

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FIGURE 8.15 Réalisation de la loi A

eivd Télécommunications mjn / crt FIGURE 8.15 Réalisation de la loi A 148 Modulations

eivd

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8.5.10 Rapport signal-sur-bruit avec caractéristique à 13 segments

L’approximation par une ligne polygonale a des répercussion sur le rapport signal-sur-

.Au lieu de rester constant dans la partie logarithmique

de la loi de compression, il sera, pour chaque segment, équivalent au résultat d’une quantifi- cation uniforme avec un nombre de niveaux égal au produit de q par la pente du segment. (cf figure8.16, page 149).

bruit de quantification instantané

x q

FIGURE 8.16 Rapport signal-sur-bruit de quantification avec compression numérique

de quantification avec compression numérique Pour des signaux aléatoires, l’effet de ces

Pour des signaux aléatoires, l’effet de ces discontinuités n’est guère perceptible et dis- paraît dans le bruit de quantification global.

8.5.11 La modulation PCM pour la téléphonie

Par convention, on a défini les valeurs suivantes pour la téléphonie :

fréquence d’échantillonnage :

quantification non uniforme à q = 256 niveaux

longueur du mot PCM :

2

q

f e

=

=

8 kHz

8 bits

log

 

·

débit de décision résultant pour une voie :

D

=

f e

log

2

q

=

64

kbit/s

loi de codage européenne : compression numérique selon la loi A approchée à 13 seg- ments, code binaire replié avec inversion des bits de rang pair.

eivd

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loi de codage américaine : compression numérique selon la loi µ approchée à 15 seg- ments, code binaire replié avec inversion de tous les bits hormis le premier (bit de signe)

8.5.12 PCM pour d’autres signaux

La modulation PCM, originellement développée pour la téléphonie uniquement, a depuis largement dépassé le cadre de cette utilisation. Elle est actuellement couramment uti- lisée pour le codage numérique de la musique. Plusieurs normes existent de manière concur- rente.

eivd

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FIGURE 8.17 Réalisation de la loi A

eivd Télécommunications mjn / crt FIGURE 8.17 Réalisation de la loi A Modulations 151

eivd

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8.6

Mesure du bruit de quantification

8.6.1

Problème

Comme nous l’avons vu, le bruit de quantification n’est présent qu’en présence du

signal, contrairement au bruit thermique que l’on peut mesurer à volonté en l’absence de tout

[8.1] définit en principe le bruit de quantification, mais cette relation

impose, en pratique, de disposer du signal original et du signal démodulé en phase, ce qui n’est guère réalisable, du fait des retards introduits par la chaîne de codage - décodage et les filtres.

signal. La relation

D’autre part, toujours en pratique, on cherche à mesurer ce rapport signal-sur-bruit sur une ligne de transmission réelle, donc installée. Il n’est pas toujours évident de disposer du signal original dans ce cas, le codeur et le décodeur pouvant se trouver éloignés l’un de l’autre. Il faut donc recourir à une méthode de mesure plus sophistiquée, ne nécessitant que le signal reçu.

8.6.2 Méthode de mesure

L’idée est de quantifier un signal limité à une bande étroite, et de mesurer les compo- santes spectrales de la distorsion de quantification en dehors de la bande occupée par le

signal. On peut alors extrapoler la puissance totale du bruit de quantification

P q

.

Le signal de test peut être :

un signal sinusoïdal dont la fréquence ne doit en aucun cas être un sous-multiple de la fré- quence d’échantillonnage (sans quoi, la perturbation n’est plus aléatoire !).

un signal aléatoire ou pseudo-aléatoire à densité spectrale de puissance uniforme et limitée (bruit blanc à bande étroite). En pratique, on dispose plus facilement d’un signal pseudo-aléatoire qu’aléatoire.

Le résultat des mesures est forcément (comme dans toute mesure impliquant des signaux aléatoires) soumis à des variations statistiques. La distribution propre du signal de test se reflétera presque certainement dans la distribution des résultats de la mesure.

La figure8.18, page153 donne un exemple de montage utilisable à cet effet. On mesure la puissance du bruit de quantification avec un voltmètre de valeur efficace (vraie valeur efficace!) dans la bande de 800 Hz à 3400 Hz (largeur de bande 2600 Hz), et on extra- pole (par simple multiplication par 31/26 du résultat) le bruit dans la bande téléphonique de 300 à 3400 Hz (largeur de bande 3100 Hz).

La puissance du signal est également mesurée à la sortie du décodeur, ce qui élimine la possibilité de différences de niveau entre l’entrée du codeur et la sortie du décodeur. Le rap- port signal-sur-bruit est alors :

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10

log

x

q

=

x q

=

P

s

10 log-----

P

q

P

-----

s

P q

=

=

Ê

Ë

U

------

s

U

q

ˆ 2

¯

U

'

20 log -------------

U

qeff

1eff

FIGURE 8.18 Mesure du bruit de quantification

 

[8.43]

10

log --------- 3, 2, 1 6

[8.44]

Mesure du bruit de quantification   [8.43] – 10 log --------- 3 , 2 , 1

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8.7

Effets d’erreurs de transmission en PCM

8.7.1

Contexte

Malgré le caractère numérique de la transmission et la possibilité de régénération, cer- taines perturbations de transmission peuvent rendre la régénération des signaux impossible,

e ) peut être

et conduisent de ce fait à des erreurs. La probabilité d’apparition de ces erreurs ( évaluée connaissant :

le rapport signal-sur perturbation

la valeur efficace des perturbations relativement à l’amplitude des signaux

x R '

après transmission et égalisation.

U' Neff

U BR '

élémentaires de base reçus et égalisés. Cette information peut remplacer la précédente, ou ne pas être nécessaire du fait de la connaissance de la précédente.

la distribution statistique (densité de probabilité) des perturbations

Une transmission est généralement composée de plusieurs segments, chacun d’eux pouvant contribuer aux erreurs de régénération. Ainsi, la valeur numérique reçue après trans- mission peut être différente de la valeur émise. La difficulté provient du fait que selon le bit perturbé, la perturbation peut avoir un effet fort différent, ce qui rend l’effet d’erreurs dépen- dant de l’ordre du bit perturbé dans le mot PCM : une erreur sur le bit de signe n’a pas le même effet qu’une erreur sur le bit de poids le plus faible (LSB, Least Significant Bit).

Dans le cas d’erreurs isolées, l’effet d’une perturbation peut s’étendre de l’inaudible (erreur sur le bit de poids le plus faible) à un craquement isolé (erreur sur le bit de signe, ou éventuellement sur le bit de poids le plus fort). Pour de grandes probabilités d’erreur, en revanche, ces perturbations se manifestent comme un bruit discontinu à la sortie.

La puissance

P Ne '

de ce bruit s’additionne à celle de la distorsion de quantification

P

q

.

Ces deux perturbations définissent ensemble le rapport signal-sur-bruit après démodulation x 1 ' . C’est ce rapport qui détermine la qualité de transmission par modulation PCM dans un

canal perturbé.

x 1 '

10

=

P 1S '

'

P

----------

1N

log

x

1

'

=

=

P

1S '

----------------------

P

+

P

Ne

q

'

=

1

---

d

x

10

log

x

q

– 10log d

q

[8.45]

[8.46]

d représente le facteur de détérioration du rapport signal-sur-bruit primaire.Il est

défini relativement au cas idéal d’une transmission sans erreur où le seul bruit présent est le

bruit de quantification. elle-même fonction de :

selon une loi qui est

d

est fonction de la probabilité d’erreur par bit

e

de la loi de quantification

du code utilisé

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de la distribution statistique des erreurs dans le temps.

8.7.2 Cas de la quantification uniforme

Le calcul de

d peut être réalisé moyennant les hypothèses simplificatrices suivantes :

quantification uniforme avec

code binaire replié (binaire symétrique avec bit de signe)

est suffisamment faible pour admettre qu’il n’y a au plus qu’une erreur par échantillon codé 1 .

chaque bit a la même probabilité

2 b

q

=

niveaux (q >> 2).

e

e d’être perturbé.

Le signal d’erreur e(t) représente la différence entre le signal primaire reconstitué sans

. C’est une variable aléatoire dont les

u 1 * (t)

erreur

valeurs possibles sont énumérées ci-après :

et le signal effectivement décodé

u 1 * '(t)

TABLEAU 3. Valeurs de l’erreur en fonction du bit perturbé

Rang du

bit

perturbé

Poids du

bit

Valeur cor-

respon-

dante de

e(t)

Probabilité

correspon-

dante

b

(bit de

signe)

+/-

2u 1 * (t)

e

b - 1

2

b – 2

1

---U 1max

2

±

e

……

e

i

2 i – 1

2

i

± ----U 1max

q

e

……

e

1

2 0

2

---U 1max

q

±

e

Pas

d’erreur

0

1 – be

La puissance de la distorsion additionnelle due aux erreurs de transmission peut être

obtenue par l’intermédiaire de la moyenne statistique de

e 2 (t)

P Ne '

=

1

2

----e

R

(t) =

Ê

----

R Ë

Á

e

4u

ou, de façon approchée :

1

*

2 U

2

1max

+ ---------------

2

q

b

– 1

Â

i

= 1

2

ˆ

2i

˜

¯

=

e

----

R

Ê

Á

Ë

P Ne '

@

Ê

----

R Ë

Á

e

4u

1

*

2

+

U

---------------

3

2 ˆ

˜

1max

¯

4u

1

*

:

2 U

+

2 2b

1max

2

– 4

---------------

2

q

-----------------

3

ˆ

˜

 

[8.47]

¯

 

[8.48]

1. Cette hypothèse est optimiste. En fait, en transmission numérique, les erreurs se produisent souvent par paquets (burst errors) ce qui entraîne généralement des erreurs groupées, et donc plusieurs erreurs par mot PCM.

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Par la relation [8.45], on obtient le facteur de détérioration d

d

=

x

q

------

x

P Ne '

----------

=

1

+

1 ' P q

[8.49]

Par la relation [8.47], et en utilisant l’expression de tenu également de [8.7], le facteur de détérioration devient:

P

q

calculée en

[8.14], compte

d

=

1

+

e

* 2

1

1

+ ---U

3

4u

---------------------------------------

2

1max

U

---------------

3q 2

2

1max

=

1

+

q 2 e

Ê

Á

Ë

*

12 --------------- + 1

2

u

1

U

2

1max

ˆ

˜

¯

[8.50]

La figure8.18, page130 montre l’évolution du rapport signal-sur-bruit après démodu-

en valeur instantanée, comme fonction de la probabilité d’erreurs de transmission

e pour le cas où le nombre de niveaux de quantification q = 256 (quantification à l’aide de 8 bit).

lation

x

1 '

FIGURE 8.19 Effets d’erreurs en quantification uniforme à 8 bits

Effets d’erreurs en quantification uniforme à 8 bits 8.7.3 Cas d’une quantification non uniforme

8.7.3 Cas d’une quantification non uniforme

L’évaluation d’effets d’erreurs de transmission dans le cas d’une quantification non uniforme est beaucoup plus complexe, puisqu’il dépend fortement de l’amplitude relative du signal primaire, ainsi que de ses propriétés statistiques. De fait, ce calcul s’avère si complexe que l’on préfère recourir à des simulations pour prévoir ces effets. Les résultats d’une telle

eivd

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simulation sont donnés à la figure8.20, page 157. La statistique du signal primaire est suppo- sée exponentielle, et la loi de quantification correspond à la loi A.

FIGURE 8.20 Effet d’erreurs en quantification non uniforme à 8 bits

correspond à la loi A. FIGURE 8.20 Effet d’erreurs en quantification non uniforme à 8 bits

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8.8

Codage d’un PCM

8.8.1

Code AMI

Du signal binaire on produit le signal bipolaire alternant AMI (Alternate Mark Inver- sion). Les valeurs “1” du code binaire sont représentées alternativement par des impulsions de tension positive et négative et les valeurs binaires “0” par la tension 0.

1

1

0

1

1

1

0

0

1

 

0

binaire

           

0

AMI

Il s’agit donc d’un mode antipolaire et ternaire (m=3), en ce sens que chaque moment peut prendre trois valeurs : a k = -1, 0, +1. Toutefois la loi séquentielle d’alternance de pola- rité interdit que deux moments successifs aient le même signe (+1 +1 ou -1 -1) d’où le quali-

ficatif de pseudo-ternaire. Le débit de moments

·

reste égal au débit de décision net

M

·

malgré m=3, puisqu’a chaque bit correspond un moment pseudo-ternaire.

D

8.8.2 Code HDB3

Le code HDB3 (third order high density bipolar code) est un code AMI modifié. Les signaux binaires ou les signaux en code AMI peuvent contenir de longues séries de “0”. Cel- les-ci rendent difficile la collecte de cadence dans les récepteurs. Le code HDB3 permet d’éliminer les séries de “0” qui comprennent plus de 3 “0”. Les règles suivantes sont appli- quées lors de la conversion du code binaire en un code HDB3:

Règle 1) Lorsque 4 éléments de signaux “0” sont adjacents, le quatrième “0” de la séquence est remplacé par un élément de signal V pour obtenir la forme 000V. L’élément de signal V prend la même polarité que l’élément de signal “1” qui le précédait. Un é1ément de signal V provoque une violation de la règle AMI.

Règle 2) Lorsqu’un nombre pair d’éléments de signaux “1” est présent entre l’élément de signal V précédent et le nouvel élément de signal V généré selon les dispositions de la règle 1, le premier des quatre éléments de signaux “0” doit être remplacé par un élément de signal A (= élément de signal “1”). La polarité de l’élément de signal A correspond à la règle AMI. Le dernier des quatre élé- ments sera à nouveau remplacé par un élément de signal V (A00V). Dans ce cas, les éléments de signal A et V sont de même polarité. Cette deuxième règle est nécessaire pour éviter une composante continue.

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-Exemple 1: Utilisation de la règle 1

0 0 1 1 1 0 0 0 0 1 1 1 0 binaire V
0
0
1
1
1
0
0
0
0
1
1
1
0
binaire
V
0
HBD3
V
Exemple 2: Utilisation de la règle une et deux.
0
0
1
1
0 0
0
0
0
1
1
1
0
binaire
A V
0
HBD3
V

Le code HBD3 est couramment utilisé en Europe pour les PCM30 connectés aux cen- traux téléphoniques numériques.

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