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LA PROCRASTINATION :

causes et solutions
par Jordan Chénard
Le procrastinateur chronique est un peu comme
la caricature de l’alcoolique mélancolique :
Il boit pour oublier ses problèmes, mais le lendemain matin c’est le mal de tête assuré et de
plus, rien n’est réglé et tout a probablement empiré.

Pourquoi cette attitude nous prend-elle


et comment pouvons-nous la corriger?
Tout d'abord, il vous faudra mettre le doigt sur le bobo. Peu importe ce qu’il en est, pour
combattre la procrastination, il faut identifier la cause de cette attitude.

Pas de sources, pas de solutions. C’est seulement après ce cheminement personnel que
vous serez en position de combattre ce mal et en venir à bout.

C’est un travail constant qui nécessite beaucoup de discipline et de motivation, car personne
ne peut changer votre mentalité à part vous-même.

Les débuts ne seront pas parfaits, mais ces efforts quotidiens seront un pas de plus vers une
capacité d’accomplissement égal à vous-même. Vous ne vous en porterez que mieux à
chaque moment de votre vie.
Perfectionnisme peut rimer avec immobilisme :
Le perfectionnisme, c’est l’art de se fixer des buts inatteignables.

Tant et aussi longtemps que le perfectionniste ne sera pas bien certain que la tâche ne sera pas
accomplie de façon irréprochable, il ne la commence tout simplement pas.

Les critères de perfections sont impossibles à rejoindre et bien souvent le perfectionniste le sait
d’avance. D’où la nature de sa procrastination. Pourtant, il ne fera pas mieux demain
ou dans six jours.

Mais l’excuse de bien des perfectionnistes c’est: «Ouais, mais je travaille mieux sous pression!».
Je connais bien cette excuse, je l’utilisais auparavant.

SOLUTIONS :
Il est impératif de comprendre que dans aucun cas la tâche ne sera pas mieux faite demain.

Mieux encore, la commencer maintenant permettra d’avoir plus de temps pour corriger
les imperfections.

Et puis non, la pression n’arrangera rien. Cette pression ne fait pas mieux réaliser la tâche, elle oblige
tout simplement à la faire. Coupant ainsi de toute culpabilité son auteur face aux erreurs :
« Je n’ai pas réussi à faire mieux, je n’avais pas le temps ».

En une phrase :

Plus de temps passé à accomplir la tâche, mieux elle sera faite. POINT FINAL!
Plusieurs peurs pour un même sujet :
La plus commune des peurs est celle de l’échec. Cette peur de mettre tant d’effort sur une tâche et
de voir que nous avons échoué. De devoir admettre s’être donné à fond et que cela n’a pas
fonctionné du tout.

Quelle honte... Quel manque de talent! On croit que cet échec nous collera à la peau toute notre vie.
« Personne ayant accompli de grandes choses a vécu l’échec... Je suis damné. »

La procrastination devient donc un bon moyen pour ne pas échouer : « Pourquoi me donner à fond tout
de suite... De toute façon, c’est une belle excuse d’avoir manquéde temps. Il n’y a pas de véritable
échec, car il n’y a pas de façon de prouver que j’aurais échoué si j’avais mis l’effort. » Cette pensée est
inconsciente, mais réfléchissez-y bien, c’est un peu ce que l’on pense quand
nous débitons notre excuse.

Il y a aussi, de façon inverse, la peur du succès. Certaines personnes ont du mal à gérer le succès,
la réussite. Pour beaucoup, dans leur éducation, on punissait ceux qui avaient du succès : les bolés
à l’école primaire se faisant ridiculiser par les cools-idiots. Il y a aussi les fameuses répliques de
maman, papa et autres proches rabrouant toujours les gens qui ont du succès populaire (surtout les
riches) : « Oui, mais tu sais les — millionnaires — le président des États-Unis — les vedettes de sport
— les mannequins — les stars du cinéma —, etc. — sont des gens très malheureux. — Le succès au
travail ne te rendra pas plus heureux mon garçon (ma fille). Etc.». Se faire casser les oreilles avec l’idée
que nos idoles de jeunesse sont malheureuses dans leur succès ne nous pousse pas beaucoup à
vouloir réussir. Ce conditionnement dirige automatiquement l’esprit à se dire : « Alors, si je me donne
trop au boulot — études — sports — je ne serai pas plus heureux. Peut-être même malheureux...
Pourquoi m’y donner autant. Je ferai ça demain».

SOLUTIONS :
Oubliez ce que l’on vous a appris!!!! Le succès rend heureux! Je ne parle pas d’argent ici, je parle de
réussir! Travailler fort plusieurs jours avant un examen et le réussir à 60 % ce n’est pas un échec,
C’EST RÉUSSIR, CAR VOUS AVEZ TRAVAILLÉ FORT! La note aurait été pire sans ce travail, mais vous
auriez eu l’excuse: «Bah, je n’ai pas eu l’temps d’étudier »... Cela fera un 60 % à l’examen, mais la
notion du cour, vous l’aurez appris mieux que celle qui a obtenu une note de 90 % pour 20 minutes
d’étude, car vous vous y serez plongé pleinement.

L’échec en est un seulement si on le personnifie ainsi. Toute tâche accomplie après un immense
travail est une réussite. Apprenez à être fier de réussir grâce à vos efforts. Les gens ne sont pas
malheureux de leur succès. Personne ne l’est. Il n’y a que l’amertume d’avoir bâclé notre travail à la
dernière minute parce qu’on a décidé de s’y donner la veille.

Lisez toutes les biographies de gens à succès et vous verrez que derrière chaque succès il y a des
dizaines d’échecs. On apprend à marcher en tombant et on fait des omelettes en cassant des oeufs.
L’échec c’est s’approcher de la réussite!
Distraction... distraction? De quoi on parlait déjà? :
C’est lundi, la journée s’annonce très bien! Certains dossiers d’extrême urgence sont à régler pour
midi, mais ils ne sont pas très longs à gérer. Une demi-heure maximum et le tour sera joué.

Le premier dossier avance rondement quand tout d’un coup la comptabilité arrive et demande de
vérifier 2-3 comptes de la semaine dernière. Bah, puisque les dossiers actuels ne seront pas très
longs à faire, la priorité est transférée au désagrément de la comptabilité. Surtout que le responsable
de ce département énerve particulièrement. Plus vite cela sera fait, plus vite il lâchera prise.

Bon, c’est fait, mais ç’a été plus long que prévu... C’est maintenant le moment du petit café avec
Pierre car, en effet, c’est la pause. Au retour, Isabelle demande si c’est possible de lui corriger son
texte de présentation. Il ne reste qu’une heure trente pour régler les papiers du début de journée,
mais le souvenir revient qu’ils ne nécessiteront pas plus d’une heure. D’accord on rend ce petit
service.

Il reste 45 minutes à l’échéance. Bon, enfin, c’est parti pour les dossiers et cela sera terminé
vite fait bien fait!

Oups... Il manque une facture du département des comptes. Oups! Pierre n’a pas signé le formulaire
obligatoire... Oups! il manque carrément le formulaire prioritaire! À l’heure actuelle, Pierre est à l’autre
bout de la ville pour une présentation client, le département des comptes est débordé alors ils ne
répondent pas et le formulaire manquant ne pourra être faxé que dans une heure!!!! MERDE!!!

C’était sensé ne prendre que 30 minutes!!! Foutu lundi!!

SOLUTIONS :
Il y aura toujours quelque chose de mieux à faire ailleurs. Il y aura toujours d’autres tâches qui
s’ajouteront à la liste. Des gens se considèreront toujours plus importants que ce que vous avez à
faire de votre journée. Ce qui est important, c’est ce qu’il y a à faire maintenant. Voilà tout!

Faites d’avance (en rentrant le matin ou même mieux, la veille) une bonne gestion des priorités et
faites en premier lieu ce qui est le plus important par rapport à cette liste. Ce n’est pas long à faire?
Eh bien faites-le quand même immédiatement, vous en serez débarrassé sans soucis!

Tout est toujours plus long que prévu, alors ne tardez pas à vous y mettre.
C’est plate!!!
Évidemment, le manque de motivation engendre directement la procrastination.

Mais le pire, c'est lorsque l'on justifie ce manque de motivation. Cela semble alors logique de ne pas
faire qu'il y a à faire, éliminant ainsi tout sentiment de culpabilité. En plus, nos pairs appuient
fréquemment nos arguments. Ceci nous permettant de croire nos mensonges : ce projet est plate,
pourquoi faire ça cela ne me servira à rien, ce client me rapporte tellement peu que je ne vois pas
pourquoi je le prioriserais, etc.

SOLUTIONS :
Ne vous créez pas d'échelle d'intérêt face aux tâches à accomplir. Il n'y a que la liste de priorités qui
compte. Si cela figure sur la liste, c'est alors important.

Ce qui doit être fait en ce moment est ce qui doit être considéré comme étant primordial et digne
d'intérêt même si ce n'est qu'un petit détail de votre journée.

Et le plus important de tous: Il n'y a pas de petits clients! Chacun d'entre eux vaut votre passion.
Souvenez que l'effet viral est un concept qui s'applique aussi à votre réputation.
Wo là, minute... Je suis trop crevé moi là !
L'énergie! Le point de départ de tout c'est évidemment d'avoir l'énergie d'accomplir nos tâches.

On a beau avoir la passion, la motivation, être capable de passer par-dessus notre perfectionnisme
et d'être plus fort que nos peurs, si nous n'avons pas la force de nous lever et d'agir,
tout cela ne sert à rien.

Voici donc 5 petits trucs TOUT SIMPLES, qui ne demandent que de la bonne volonté, pour avoir toute
l'énergie nécessaire afin d'éviter la procrastination :

SOLUTIONS :
1- Éviter le café:
Essayez le plus possible d'éviter le café. De mon côté, j'adore le café, mais je me confine à 2 tasses
d'environs 240-250ml par jour maximum. Un le matin et un autre le midi. Et attention aux petits futés
: 2 gobelets de 1 litre ne constituent pas 2 cafés dans votre journée.

Le café est un bon stimulant et un anti-oxydant (à condition de ne par mettre de lait, car celui-ci
coupe cette fonction), mais il est difficile à digérer et à trop grande consommation, peut entraîner des
troubles de sommeil. Beaucoup d'accros au café n'atteignent pas le stade du sommeil profond
nécessaire à un bon repos.

2- Buvez beaucoup beaucoup d'eau.


L'eau élimine les toxines, nettoie les reins et aide à la digestion. Cela hydrate le sang et le cerveau
permettant ainsi un état de concentration et d'éveil beaucoup plus stable et de longue durée que le
café.

8 gros verres d'eau (ça, cela peut être des gobelets de 1 litre) est une bonne dose de santé ingérée
chaque jour. Et souvenez-vous qu'avoir soif est déjà un signe de déshydratation, donc n'attendez
pas d'en avoir envie. Buvez constamment.

3- De l'activité physique.
Je n'étais pas un gros sportif, mais depuis 2 ans, je m'entraine 3-4 fois par semaine. Mon horaire ne
me permet qu'un « rush » de 30 minutes sur l'heure du midi, mais tout de même, c'est extrêmement
bénéfique.

C'est dans ces moments que l'on expulse le stress et que l'on brûle notre énergie. Faire une activité
physique intensive quotidienne développe la santé, les muscles, le cardio et nous permet aussi de
mieux dormir la nuit.

Si le corps n'a pas fait d'effort intense pendant la journée, cela peut entraîner de l'insomnie. Je sais,
je l'ai vécu!
4- Bonne dose de vitamine.
De mon côté, j'ai énormément de difficulté à consommer beaucoup de fruits et légumes durant mes
journées (il faut reconnaître nos défauts). Ce qui, en fin de compte, me rendait malade fréquemment
et m'épuisait rapidement de mes journées. En m'informant chez des médecins, ils m'ont conseillé de
consommer des multivitamines (mais de m'informer auprès de mon pharmacien avant l'achat).

Ce n'est pas l'idéal, mais c'est une solution pour les gens comme moi. Autrement, si vous en êtes
capable, manger le plus de fruits et légumes de façon à faire le plein de vitamines.

5- DORMEZ!!!!!!!!!
Couchez-vous!! Il est faux de croire que l'on est productif quand l'on travaille de 7 h à minuit tous les
jours de la semaine! Même Steve Job, dans les moments difficiles d'Apple, faisait en sorte de
terminer ses journées à 22 h pour pouvoir se coucher et recommencer le lendemain à 7 h.

Deux heures de plus de sommeil peuvent vous rendre 2 fois plus productif le lendemain pour toute la
journée. Le calcul n'est pas difficile: 2 h de moins de travail pour 8 h de plus de productivité.

De mon côté, suivre ces 5 petites étapes m'a rendu mieux de jour en jour. Si vous entreprenez ces
trucs, vous verrez des changements de semaine en semaine, mais les plus gros changements se
verront après 2 mois : plus alerte, plus patient, le bonheur est plus facilement accessible, les mau-
vaises nouvelles ne nous démolissent plus le moral, etc.

La patience, l'arme ultime du changement! Il suffit de commencer aujourd'hui!


Remerciements:
Ma procrastination a maintenant pris fin. Grâce à vous, lecteurs et fidèles, j’ai réalisé que de partager
mes changements et améliorations personnels ne tenait pas de l’individualisme, mais du partage
d’expérience.

Un gros merci particulièrement à Ange et Cyril. Votre participation vous paraît peut-être toute simple,
mais elle est pour moi un encouragement quotidien.

Références :
M. Grohol, John. Psy.D. — Learn About Procrastination, January 10, 2005
http://psychcentral.com/library/procrastination.html

Place, John. — 11 Causes and Cures for Procrastination


http://johnplaceonline.com/stress-management/11-causes-and-cures-for-procrastination/

Godin, Seth. — The Dip: A Little Book That Teaches You When to Quit (and When to Stick)
Publisher: Portfolio Hardcover (May 10, 2007)

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